pour Isa
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(ceci dit, ya pas grand chose pour les chats à la télé)(c'est fou ça !
à quoi pensent les programmateurs ??)
Réalisme
Sans être pessimiste, je demeure réaliste =
plus le temps passe...ben, heu, plus le temps passe !!
Froide
Il y a un moment où on est obligé de se résoudre à se blinder, même si ce n’est pas dans notre nature, même si on a toujours eu du mal à comprendre les personnes qui se mettent une carapace plutôt que de se laisser atteindre, au sens propre et au sens figuré. Leur choix : se durcir pour continuer à avancer quand même.
Juste avant, je vous disais que lorsque je jette un regard en arrière, je réalise que j’ai eu une vie très compliquée. Or, je crois que ma vie a toujours été compliquée parce que l’amour, enfin plus généralement l’affectif, y tient une place qui occulte toutes les autres. Par exemple, au nom de l’amour j’ai laissé tomber mon épanouissement professionnel et personnel. Vous allez me dire que ce n'est pas parce qu'on aime qu'il faut laisser tomber le reste ! Certes. Seulement voilà, l’amour est une chose compliquée. D’abord, il fait intervenir les trois choses les plus incontrôlables de notre statut d’humains : notre corps, avec ses désirs, nos pensées (+ celles qui nous ont été inculquées plus ou moins consciemment), et nos émotions propres, qui nous viennent de notre cerveau reptilien, le plus archaïque.
Et ce n’est pas tout : notre façon d’aimer, et j’oserais dire, d’être aimé, est le résultat d’une longue histoire, la Grande, avec tout le contexte culturel et sociétal de l'endroit où l'on vient au monde, et la Petite, c’est-à-dire la notre, celle de chacun et de chacune. On n’aime pas de la même façon si on a été adoré ou rejeté. On n’aime pas de la même façon si nos parents ont divorcé ou s’ils s'aimaient passionnément. On n’aime pas de la même façon si on a des frères et sœurs, si on est enfant unique, si on est l’aîné ou le benjamin. L’amour, c’est la somme des interactions affectives et conflictuelles qui ont présidé notre naissance, pour ne pas dire précédé, puis notre enfance, notre vie d’adulte, et qui un jour croise une autre somme d’interactions affectives et conflictuelles. C’est ça l’amour, ça n’a rien de simple.
Sans compter à quel point la notion d’amour est éminemment personnelle. J’ai pu le constater maintes fois en me penchant sur mon histoire familiale. Et sans aller si loin, par exemple entre ma sœur et moi : placées dans la même famille, avec exactement les mêmes doses d’amour (ou de non-amour), enfin en tout cas, les mêmes doses de ce qu’était "l’amour" chez nous, on a réagi complètement différemment, on s’est construites de façon diamétralement opposée. Parce qu'on a tous et toutes la capacité de choisir : on peut choisir d’être heureux, on peut aussi choisir d’être malheureux – je ne dis pas que c’est conscient. On peut courir à sa perte, se laisser bouffer en étant persuadé de faire le juste choix, on peut même être conscient qu’on est sur le mauvais chemin et y aller quand même. On peut choisir de se soumettre, on peut aussi choisir de se battre, et pour cela se blinder, revêtir une carapace qui nous permettra d'avancer.
J’aime bien ce qu’Elsa a répondu à Reynald dans un des commentaires précédents.
Reynald disait : "Ca me désole de voir le nombre de quinquas qui choisissent le vide une fois passé la porte. Entre le macho prédateur et le vide, il y a d'autres voies possibles."
Et Elsa lui a répondu :
"Ce n'est pas forcément choisir le vide que de choisir la vie sans "autre". Le vide est avant tout (ou pas) en soi, et parfois, c'est vivre avec la mauvaise personne qui crée le/s vide/s..."
C’est pour ça que pour ma part, c’est décidé :
1) j’arrête de me faire des grimaces chaque fois que je me croise devant un miroir. Je me souris – c’est ma sœur qui m’a dit de faire ça, il y a longtemps ! il est temps que je m’y mette ! je me souris parce que "je le vaux bien" !
2) je danse. Je reprends ma danse excentrique, tant pis si mon fils me critique, qu’il a la te-hon, etc. JE DANSE, na !
3) j’attends avec impatience mon cadeau de Noël, celui que ma sœur vient de me finir. Vous voudriez bien savoir ce que c’est, hein ? nin nin nère ! eh bien je vous laisse deviner ! le premier qui trouve aura un cadeau !
Je vous souhaite à tous une excellente journée, pleine d'amour et de paix !
suì suì píng ān
岁 岁 平 安
(comme disent les Chinois)
La clé
Il y a des jours où j’aimerais que ma vie soit un cahier. Elle serait écrite noir sur blanc et mes erreurs me sauteraient tout de suite aux yeux. J’arracherais les pages ratées et je recommencerais tout au propre avant qu’il ne reste presque plus de pages.
Seulement voilà, ma vie n’est pas un cahier, même si .. "les écrits restent" !
Je ne suis pas très zen ce matin, je vous l’accorde. J’ai tellement envie de légèreté, de simplicité ! je jette un regard en arrière et je réalise que j’ai eu une vie d’une complication sans nom. Banale, certes, mais compliquée.
Certains diront qu’on a toujours le choix. C’est d’ailleurs ce qu’on m’a seriné toute ma vie.
Quand on naît dans une famille comme la mienne où l’on doit subir et résoudre de nombreux conflits liés à la violence, déjà, ce n’est pas simple.
Quand ensuite on se rebelle contre son père alors qu’on est encore étudiante, que ledit père qui n’a jamais toléré aucune rébellion vous met à la porte, on a effectivement le choix : la rue, ou vivre chez les parents d’un jeune homme (17 ans !) qu’on n’aurait certainement pas épousé autrement. Mais on est un petit Cancer ascendant Câlin, et on préfère la chaleur d’une famille, d’une mère surtout, de substitution. C’est très vilain ça Ambre. Tu aurais dû rester dans la rue, ou plutôt, retourner chez ton père, puisque c’est ce qu’il espérait : et encore plus docile qu’avant, s’il te plaît.
Quand finalement on prend son courage à deux mains pour arracher la page d’un coup sec, malgré la peur, la précarité, on ne se rend même pas compte à quel point on est vulnérable encore, et si peu lucide. On est jeune, on est pressée. On se croit libre !
Si bien que le jour où, presque par hasard, on trouve une clé, on se demande : à quoi ça sert ?
Soigner par l'amour
" De nombreuses femmes se marient alors qu'elles sont encore naïves au sujet des prédateurs et elles choisissent un homme qui va se révéler destructeur pour elles. Elles sont déterminées à le "soigner" par l'amour.
Plus tard, elles vont voir l'espoir d'une vie décente pour elles et leurs enfants s'amenuiser de plus en plus. Elles sont captives durant une période de leur existence qui devait être épanouissement. Au lieu de vivre librement, elles vivent dans l'erreur. Le prédateur leur a fait une promesse qu'il ne tiendra pas, la promesse qu'elles vont devenir une reine, alors qu'en fait leur meurtre est programmé.
Il faut espérer qu'elles finiront par ouvrir la porte de la pièce où gît tout ce qui a été détruit de leur vie. Si leur compagnon peut être responsable de ces destructions, il n'en reste pas moins que le prédateur naturel dans leur propre psyché y joue aussi un rôle. "
Clarissa Pinkola Estés
"Femmes qui courent avec les loups"
J'ai surligné exprès la dernière phrase car je la trouve presque plus importante que tout ce qui précède. Aucun changement n'est possible tant qu'une femme est forcée de croire qu'elle est impuissante parce qu'on lui a appris à ne pas prendre conscience de ce qui se passe.
Merci à toi, Khayaa, de m'avoir fait découvrir ce livre ! (clic-clic ici)
Nana SuperLolo
(pour saisir toute la portée intellectuelle de ce post, il faut d'abord aller faire un tour ici : là. Merci)
Je vais d'autant moins critiquer les personnes qui se font "retoucher", disais-je, que j'ai toujours rêvé d'avoir des gros seins ! comme le témoigne cette image inédite, à une époque où j'étais encore jeune et pleine d'illusions. D'ailleurs ça me rappelle un truc, à un moment où j'étais encore plus jeune que sur la photo, j'avais fait une rencontre, un homme pas mal de sa personne sauf qu'il était un peu, comment dire : enveloppé (je crois que c'est la formule consacrée). Bon moi j'ai rien contre les enveloppés, ça a un net avantage : en général ils enveloppent. Et justement à cette époque, c'est exactement ce dont j'avais besoin.
Et donc, je ne sais pas trop comment, je me retrouve lui sur moi, enfin moi sous lui, .. ouaouh, qu'il est lourd ! ou alors c'est moi, je suis trop menue, je sais pas, ya quelque chose.
Au bout de pas longtemps, j'ai la nette impression d'être littéralement aplatie. Finir comme ça, c'est quand même bête, si jeune ! Et voilà qu'il me fait :
- Qu'est-ce que t'as ? t'es cramoisie !
(moi) non non c'est rien, c'est l'émotion !
(C'était dans une période où ma vie affective était désertique alors j'allais pas faire la difficile en plus).
Oui alors donc, alors que je suis en train de mourir asphyxiée, sauvée par le gong dites-donc ! enfin je veux dire, par le miroir de ma chambre ! ben oui, mon enveloppé était en train de s'admirer au lieu de se concentrer sur ce qu'il faisait ! et voilà qu'il rugit : "Ooooooooooh non ! c'est pas vrai !!!"
(moi, in petto) Quoi ? qu'est-ce qu'est pas vrai ? il vient de s'apercevoir que non seulement j'ai des seins rikikis, mais qu'en plus à force de les écrabouiller comme ça ils ont disparu totalement, que c'est foutu, il va pas s'en remettre (et moi non plus d'ailleurs) ?
Il se soulève pour se rapprocher de la glace (j'en profite pour respirer un peu d'air) et il me sort d'une voix hyper grave :
"J'ai un cheveu blanc !"
(moi) Un cheveu blanc ? nan mais t'es malade ! tu m'as fait une frayeur pareille pour un cheveu blanc ! moi qui croyais que c'est parce que t'avais aplati mes seins !
(lui) Tes seins ? quels seins ?
Super cool le mec. J'ai pas regretté ma soirée, croyez-moi ! après ça, j'ai passé mon temps à essayer d'upgrader mon estime de moi qu'était dégringolée sous terre !
Comme quoi hein, faut jamais se fier aux apparences. Les enveloppés n'enveloppent pas toujours !
Enfin, depuis, tout va bien, je me suis fait une raison !
Éducation
Mon fils sert des croquettes à "ma chatte" qui attend près de la gamelle. Or je sais qu'elle les boude, elle préfère la viande !
" Si elle a vraiment faim elle mangera des croquettes ! " me dit mon fils. "Un chat c'est comme un homme : ça s'éduque ! "
Nouveau
La Befana
Mes chers amis,
j’ai décidé de partager avec vous un grand moment de culture italienne. Je sais, je suis trop bonne, ne me remerciez pas, mes qualités surnaturelles sont naturelles (tout soudain, je pense à un truc .. l’article sur l’humilité que vient d’écrire Khayaa .. je ne serais pas visée, quand même ?).
Bien alors. Qui est la Befana ? eh bien c’est un mélange de reine mage déchue, de sorcière d’Halloween et de Mère Noël (j’espère que je n’ai aucun lecteur italien sinon il va me lyncher direct).
En fait au départ, elle s’appelait Epiphania (logique, puisqu’elle se manifeste la nuit du 6 janvier)(mais comme le 6 janvier, ma fille a fêté l’Epiphanie russe (Babouchka), on n’a fait la Befana qu’hier). Oui donc, un jour, un bambino a mal prononcé le nom Epiphania, il a dit Befana et le surnom est resté.
Lorsqu’elle s’appelait encore Epiphania, qu’elle était jeune et belle et super brune et tout, la Befana fut avertie de la naissance de Jésus par les Rois Mages qui lui proposèrent de les accompagner pour leur préparer la bouff pour suivre l’Etoile qui allait les mener à l’Enfant-Roi. Seulement voilà, vous connaissez les femmes : le temps qu’elle trouve quelle robe elle allait mettre, quel chapeau elle allait porter, etc, les Rois Mages était partis depuis un bail.
Si bien que quand Epiphania enfourcha son balai volant, avec sur le dos un grand sac plein de cadeaux (en l’occurrence des sucreries, ce qui, il faut bien le reconnaître, est nettement plus approprié pour un petit enfant que de l’encens et de la myrrhe) les Rois Mages étaient déjà arrivés. Depuis, la Befana vole de maison en maison dans l’espoir de trouver le petit Jésus. Dans le doute, elle laisse quelque chose à chaque enfant endormi, au cas où ce serait l’enfant-Dieu (des gâteaux ou des bonbons pour les enfants sages, et du charbon pour les autres).
Bien alors maintenant, je vous décris notre repas de Befana : lasagnes italiennes avec du chèvre (italien), du parmesan (italien) et des noisettes (en fait normalement c'est des noix, mais les noisettes ça coûte moins cher, dixit ma fille). Franchement c'était super bon ! (juste dommage que la pâte des lasagnes était carbonisée, mais bon, c'est moi qui les ai faites, ceci expliquant cela) et en dessert il y avait des gremlins - non c'est pas ce nom là : des GRESSINS ! faits aussi par moi. Ben oui, j’ai préparé le repas, vu que ma fille était en train de faire ingurgiter à ses enfants le dico d'italien pour leur permettre de s’exprimer dans cette langue le soir même au moment du passage de la Befana (joué et interprété par ma fille elle-même).
Alors le passage de la Befana, un grand moment ! avec la discrétion qui la caractérise (qualité indubitablement héritée de son père), ma cadette s’éclipse à l’étage au moment où ses enfants dégustent les gressins super extra bons et même pas brûlés !(je suis très fière de moi). Une fois là-haut, ma fille se colle un nez de sorcière en pleine face, une longue chevelure de jais sur la tête et un balai entre les jambes, et la voilà qui comme qui dirait, surgit de nulle part devant ses aînés qui lui tombent dessus comme la faim sur le monde pour avoir les bonbons qu’ils savent qu’elle a dans son sac vu qu’ils ont fouillé dedans juste avant. Quant au plus jeune, il se demande pourquoi sa mère s’est collé cette horrible perruque noire sur la tête et ce nez épouvantable, et il n’arrête pas de pleurer en essayant de lui arracher les cheveux.
Bref, une soirée inoubliable, et quand tout ce petit monde est reparti sur le coup des 22 heures vu qu'il y a école demain (l'école, franchement, quelle merveilleuse invention !), comme qui dirait : un silence, le silence qui suit la tempête, qu'en moins d'une après-midi mes loustics arrivent à me faire oublier jusqu'à ce que c'est ..
L'homme idéal
Sylvie a raison : pour obtenir ce qu’on veut il faut déjà savoir ce qu’on cherche. Alors voilà : mon homme idéal devra remplir les conditions suivantes :
- être de sexe masculin (impératif).
- physiquement grand, en tout cas plus que moi - une tête de plus me paraît raisonnable – et tant qu’à faire, qu’elle soit bien pleine.
- je le veux polyglotte (j’ai toujours adoré les langues) et célibataire, c’est-à-dire libre de tout engagement et monogame dans l’âme, sinon, c’est même pas la peine de postuler. De toutes façons c’est bien simple, il n’aura qu’une déesse : moi. Je l’autoriserai à me rendre un culte tous les matins en m’amenant mon thé au lit. Heu.. c’est complètement idiot ce que j’écris, j’ai horreur de traîner au lit quand je suis réveillée ! donc tous les matins, il se prosternera sur mon passage entre le lit et la salle de bains.
Bien alors, quoi d’autre ? il sera tendre et affectueux, cela va sans dire. Mais pas trop. Etant moi-même tendre et affectueuse, je vois bien à la tronche des autres ce que ça leur fait quand je les colle, quelle plaie ! mon homme idéal devra donc être capable de me témoigner sa tendresse sans m’asphyxier. Comme ça en plus il me montrera comment on fait.
Faudra aussi qu’il sache me parler de sa vie, de ce qu’il ressent, mais sans me saouler. Les hommes avec une soi-disant "part féminine" exacerbée, merci, j’ai déjà donné. Et puis s’il n’a pas réglé son Œdipe, qu’il passe son chemin !
Ah ! j’allais oublier : je le veux à mon goût, évidemment. Ceci dit, "à mon goût" n’est pas facile à décrire, parce que quand quelqu’un me plaît ça me surprend toujours. Par exemple, j’ai toujours pensé que je n’aimais pas les blonds. Or, si je fais le compte des hommes blonds avec qui j’ai.. enfin qui ont.. enfin bref, et notamment un dont le prénom commence par un P et finit par un E, purée il était.. rien que de me souvenir j’en ai le tournis ! allons bon. J’ai perdu le début de ma phrase ! je disais quoi ? ah oui ! mon homme idéal est un homme à mon goût. C’est-à-dire que même s’il est magnifique, avec des traits réguliers et des yeux de braise, eh bien s’il n’est pas à mon goût il ne sera pas mon homme idéal !
D’ailleurs, la perfection physique ne m’a jamais séduite (si on omet celui dont le prénom commence par un P). En tout cas, pas que cela. Disons que si le prétendant est à mon goût et qu’en plus, il est formidablement beau, je ne dis pas que je ferai la difficile. On verra.
Bien alors maintenant abordons un autre point. Le quotidien. Alors j’aimerais bien que nous puissions vivre confortablement. Oui parce que je suis une bonne ménagère, une amante hors-pair (ce qui compense le fait que je cuisine comme un pied) alors bon, en échange j’estime avoir droit à quelques compensations matérielles. Je ne demande pas la lune, et tant mieux parce que personne ne me l’a jamais décrochée, mais j’aimerais assez bien un petit nid douillet avec environ dix chambres pour pouvoir recevoir tous ceux que j’aime sans être obligée de déménager toute la baraque à chaque fois.
Bon eh bien voilà. Le casting commence tout de suite. Pour me joindre c’est facile, vous cliquez sur "Contactez l'auteur" en bas à droite.
Peu de chose
2011 a été pour moi une année extrêmement riche.
Grâce à et accompagnée par une personne que je ne nommerai pas parce que je la sais d'une discrétion extrême et d'une délicieuse pudeur, j'ai pris conscience de quelque chose qui depuis, change radicalement ma vie : avant, je choisissais toujours de faire compliqué au lieu de faire simple (oui, je sais, ça doit vous surprendre), ce qui m’assurait de rester dans la souffrance. Par exemple, je tombais amoureuse d’hommes épris d’une autre et ayant pour moi des égards aussi fréquents qu'une éclipse solaire. Pourtant, il y avait toujours dans les parages un homme gentil, mature et surtout complètement libre à qui je plaisais fortement (ce qui est normal vu que je suis particulièrement canon malgré mon manque cruel de seins) (notez que quand même, ils sont deux, faut que j'arrête de me plaindre !).
Chaque fois que je me retrouvais dans une galère histoire d’amour, mes copines me disaient que j’étais géniale. Enfin, exactement, elles disaient que j’étais complètement dingue de me fourrer dans un truc pareil, ce qui selon moi, signifie qu’elles n’avaient jamais connu une nana aussi audacieuse que moi.
2012 verra donc une ère affective nouvelle s’ouvrir devant moi : choix élaborés par filtrage des tocards, décision, puis acquisition éventuelle d’un nouvel homme. Je ne suis pas pressée. J’apprécie beaucoup ma compagnie, je suis celle avec qui je suis le plus souvent d’accord.
Et qui dit accord dit sérénité, pas vrai ?
2012
Mes amies qui me donnez tant,
sans oublier Alain, Reynald, Marie, Pimette, Bulle, Khayaa,
mon fidèle Marc,
Mutti et Virginie qui ont déserté le net (snif), Frédéric, Sélène,
et vous tous, mes chers anonymes,
(¯`*´¯)
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comédie
Je ne suis pas franchement téléphile (je préfère lire), il m’arrive néanmoins d’avoir envie de me mettre devant le petit écran (comme on disait dans les temps préhistoriques, c’est-à-dire "à mon époque", dixit mes enfants) pour regarder un film qui est susceptible de me faire rire. C’est en tout cas ce que j’espère. C’est pour ça que l’autre soir, après avoir repéré sur le programme télé du net une comédie, 20h40, j’allume la télé.
Un couple dans une voiture déambule lentement dans une ruelle louche, il fait nuit et il pleut, une fille en mini-jupe surgit de nulle part, elle court en hurlant, poursuivie par plusieurs types aussi louches que la ruelle, elle cogne à la vitre de la voiture dans l’espoir que les occupants vont la secourir, tu parles Charles : les types à l’extérieur lui éclatent la tête à coups de pied, ya du sang partout une horreur, j’ai beau savoir que c’est de la peinture rouge, je trouve que pour une comédie, ça commence très fort. Là-dessus, le conducteur (qui s’était barricadé dans sa voiture pendant que la pauvre fille prenait sa râclée) réclame un Kleenex à sa femme, je me dis que c’est pour essuyer le visage de la nana ensanglantée, ben non, c’est parce que le sang a giclé sur son pare-brise. Tout s’explique, c’est de l’humour noir.
J’ai quand même regardé le film parce que les scènes s'enchaînent et donnent envie de connaître l’histoire de cette fille, même si là aussi, niveau humour, y aurait beaucoup à redire, jugez plutôt : lorsqu'elle avait 16 ans, son père a voulu l’obliger à épouser un vieux de 50 à qui il l’a vendue, alors elle s’enfuit mais évidemment elle se retrouve sans rien. Heureusement, un prince charmant qui n’en est pas vraiment un lui accorde le gîte et le couvert, le temps de la ferrer et c’est comme ça qu’en toute confiance elle le suit dans une baraque où on va la violer, la battre et la rendre accro à l’héro. Là aussi question humour j’ai dû rater quelque chose, m’enfin bref. Après un mois de ce régime pur club Méd, on la met sur le trottoir en échange de sa dose de came. Bref, tous les ingrédients d’une comédie classique.
Alors là je m’interroge : si ça c’est classé comédie, qu’est-ce qu’on case dans "violence" ??
surprise de Noël
Habituellement, ma fille et ses enfants viennent passer les vacances de Noël à la maison. Cette année cela ne s’est pas fait à cause des "douleurs de paroi" qui ont eu la bonne idée de s'installer dans mon joli thorax. Pour tout dire, hier encore je me sentais épuisée d’avance à l’idée de préparer le réveillon, ce que j’ai dit à ma fille au téléphone. Elle m'a répondu que ce n’était pas grave, que de toutes façons il est hors de question qu'ils passent le Noël sans moi, les courses sont faites, elle amène la nappe, préparera les repas, fera la vaisselle, en fait elle était de mèche avec son frère depuis au moins une semaine (alors mon fils, pour les secrets pas de problème ya jamais rien qui s’échappe !). "Tu n’auras qu’une chose à faire", conclut ma fille, "te faire belle pour réveillonner".
Franchement comment je fais pour avoir autant de chance ? nos enfants sont géniaux, non ???!!
Et vous mes amis,
comment passez-vous votre Noël ??
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la patte
(ma fille qui vient de rentrer chez elle, au téléphone) Môman j'ai "crié" mes chats ! i'font que des bêtises !! tu te rends compte ils ont renversé tout le pot de graines des poissons rouges plein la moquette !! ppfff chui sûre que c’est Gaïa !! c’est elle qui entraîne mon Doudou à faire des bêtises !!!
(moi) et comment tu peux être sûre que c’est elle vu que t’es pas là pour le voir ?
(ma fille) Ben comment t’expliques que quand je n’avais que Doudou il n’y avait jamais de bêtises à la maison ? hein mon Doudou ? c’est le Doudou à sa maman ça, hein mon Doudou ? (puis se tournant vers la petite chatte) vilaine va ! (se retournant vers son chat) elle est où la boîte des poissons mon Doudou ? allez donne à maman, apporte ! aaaaaaaaaaah ! tu vois il l'a trouvée ! c’est une tête mon Doudou, il l'a trouvée !
(moi) ton chat t’a ramené la boîte ?
(Adeline) parfaitement ! elle est là, entre ses petites pattes ! c’est une tête mon Doudou ! ah merci mon chat !! t’es mignon toi ! (puis à moi) Gaïa elle est dans son coin, elle me sourit avec ses yeux.. la pauvre, je lui ai fait de la peine .. (à sa chatte) on fait la paix Gaïa ? allez, maman n’est plus fâchée .. tu donnes la patte ?
la vie en rose
Mes chers amis,
Je vais encore une fois partager avec vous un pan entier de mon intimité, enfin plus exactement de celui de ma sœur (c’est quasi la même chose, elle est aussi blonde que je suis brune, aussi grande que je suis rabougrie svelte, aussi élancée que je suis bedonnée).
Or donc, un jour que je me languissais au coin du feu avec mon châle rapiécé sur les épaules (oui, parce que c’est bien joli que ma sœur me fabriquasse un plateau pour mon thé, une table pour poser le plateau et un tabouret pour mes petits pieds, mais croyez-vous qu’elle prendrait le temps de me tricoter quelque chose ? que nenni !), oui alors donc, je me languissais en chocolatant quand mon regard aussi innocent qu’un moinillon (le petit du moineau) se posa sur une commode qui appartenait à ma soeur.
Alors que je vous explique : c’est une commode, genre normal pour une commode, avec quatre tiroirs. Mais cette commode a une particularité : elle est rose. Pas rose d’origine, oh que non ! non, non ! elle est rose repeinte.
En effet, en des temps anciens où ma sœur était toute jeune, elle a eu, comme qui dirait, une attaque de rosite aigüe. Elle avait donc repeint en rose cette commode (qui m’échût lors d’un de ses multiples déménagements), mais aussi tout ce qui lui tombait sous la main (autant dire la quasi-totalité de son mobilier). Que s’était-il passé ? avait-elle reçu par erreur un stock de plusieurs dizaines de pots de peinture rose fluo ? avait-elle gagné à un jeu "Comment voir la vie en rose" ? enfin toujours est-il que tout était rose chez elle, y compris sa (première) voiture, une Duduche qui passait d’autant moins inaperçue que, comme Brie, elle en était aux balbutiements de la conduite automobile. Si bien qu'un soir que nous avions décidé de sortir à Paris, ma soeur et sa Duche rose bonbon avaient pris la place de la Concorde à contre-sens. Ce qui n’avait pas manqué de surprendre les automobilistes à qui Brie faisait de grands sourires joyeux en réponse à leurs petits signes qu’elle croyait amicaux (et qui en réalité, tentaient de lui faire comprendre qu’elle était bonne pour une cession de rattrapage de permis).
C'est avec une émotion certaine que je me remémore ces instants en regardant la commode rose. Depuis, ma soeur a mûri. Sa rosite lui est passée pour laisser place aux couleurs de l'arc-en-ciel dont elle agrémente la totalité de son mobilier (entièrement réalisé par ses petits doigts agiles). Je trouve ça magnifique. Alors, puisque nous sommes à quelques jours de Noël, je chipe un peu de l'arc-en-ciel à ma soeur pour vous souhaiter ..
(¯`*´¯)
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clin d'oeil pour la synchro avec Sylvinette
Oh la la la vie en rose
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
Il se dégage
De ces cartons d'emballage
Des gens lavés, hors d'usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu'on est né
Pour des cons alors qu'on est
Des
Foules sentimentales
Avec soif d'idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
promenade à Marly
Un petit tour à Marly ?
c'est par ici !
le plus dur
Il a raison mon chat, non ? souvent, dans l’euphorie et l’ignorance de notre jeunesse, on bâtit sa vie suivant un cadre qui nous semble être celui qui nous mènera direct au bonheur. On se voit déjà avec une longue barbe blanche, les mains croisées sur le bidon, satisfait de notre existence bien remplie, entouré de notre descendance couronnée d’auréoles sur la tête tellement on les a bien élevés et rendus heureux (car c’est sûr que nous, on va réussir ce que nos parents ont raté). Mais au bout du compte, qui d’entre nous arrive à la fin de sa vie avec une telle satisfaction ? parce que franchement, c’est facile de se marier, d’avoir beaucoup d’enfants, et patati patata.. seulement après, quand il s’agit de se mettre à l’écoute, de ne pas lâcher devant l’adversité, devant l’ennui, la lassitude (et Dieu sait que le quotidien s’y connaît pour nous donner envie de baisser les bras), et d’aimer, d’aimer, d’aimer infiniment, inlassablement, envers et contre tout, au point d’oublier tout ce qui est moche, les petites vacheries, les mesquineries, et tout le reste ..
Vous, vous êtes satisfait de ce que vous avez fait de votre vie ?
jouissance
Un beau matin, et même pour tout dire le dernier d’une série de beaux matins (en fait, un matin ne peut être qualifié de beau que rétrospectivement, vu qu'on ne se rend compte qu'il l'est, ou plutôt qu'il l'était, que quand il ne l'est plus) oui alors donc, un beau matin, je me réveille avec l’impression d’avoir reçu un coup dans les côtes.
Je cours aussitôt chez mon médecin bien-aimé :
- Docteur, j’ai mal ! là !!
- Là ???? qu'il fait en appuyant comme un malade à l’endroit que je lui indique.
- Ouaaaaaaaaaaaah !!!!!!! mais ça va pas ! ça fait mal !
- Ah bah oui, ça fait très mal. Bon, ben vous allez commencer par arrêter la piscine. Vous avez dû vous déchirer un muscle en nageant.
(moi, montant sur mes grands chevaux :)
- Me déchirer un muscle ? c’est à moi, la championne toutes catégories de nage en piscine, que vous supputez que j’ai pu me déchirer un muscle ????? comme si c’était mon genre de faire des mouvements aquatiques inconsidérés !! dites que je suis pas souple !
- Je dis juste qu’il va falloir vous calmer ! déjà, pour commencer, arrêtez de gesticuler dès qu’on vous dit quelque chose ! donc la seule chose que je vous prescris c’est : rien ! vous ne faites plus rien !!!!!!!
(De retour à la maison, à mon fils :)
- Le docteur dit que j’ai mal dans les côtes parce que je vais trop à la piscine !!!!!!!! vraiment n’importe quoi !!!!!
- A mon avis il a plus d’expérience que toi en médecine !" rétorque la chair de ma chair sans la moindre compassion.
Gnin gnin gnin ! c’est bien les mecs ça, à se soutenir même quand ils ont tort ! hein, franchement, est-ce qu’on peut se faire du mal en nageant ???????? pffft.
Bref. Donc, j’ai mal. Ca fait trois semaines que je me traîne comme une petite vieille en me tenant les côtes. Je vous avoue que je commence à déprimer sérieux ! ceci dit ne croyez pas que je vous dis ça pour me plaindre ! je suis pas Clo ! Oui, parce que Clo, figurez-vous qu’elle est balade. C’est en tout cas ce qu’elle m’a annoncé hier en se mouchant bruyamment dans mes oreilles, alors que je m’enquerrai de ses nouvelles. Elle en éprouve, dit-elle, une sorte de satisfaction jubilatoire, presque une jouissance.
Une jouissance de tousser et de se moucher bruyamment dans l’oreille des copines ??? Clo, dis-moi vite ce que c'est, tes remèdes naturels ! ça a l'air drôlement efficace !!





























