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le blog de Ambreneige
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15 décembre 2009

desperate yoga course

Depuis quelques temps, j’ai des cours de yoga à rebondissements. Tout a commencé le jour où, sur la respiration profonde, je me suis mise à verser des torrents de larmes. La chose m’ayant pris de court, je me suis tout d’abord contentée d’éponger. Les fois suivantes, j’ai essayé de faire ce que je faisais pendant les cours de yoga avant, c’est-à-dire résoudre de tête des exercices d’algèbre. Je voulais rembobiner le temps, revenir au moment de mes croyances sécurisantes (mais limitantes), de mes convictions Superrempart Antibobos.

Mais en moins de trois équations, je me suis fait mourir d’ennui. En plus j’étais aussi détendue qu’une pizza surgelée.

Il y a peu, quelqu'un en qui j’ai confiance m’a dit "les adversaires c’est ce qui nous déchire de nous-mêmes et des autres, ce qui nous fait vivre renfermés au lieu de nous permettre d’être spacieux".

"déchire" est un terme tout à fait approprié.

En ce moment j’ai l’impression de me craqueler, ce qui est très moyennement fabuleux.

Pour en revenir à mon cours, après le départ des autres élèves ma prof est venue me demander pourquoi mon visage avait cette couleur bleue si seyante ? Aurais-je par hasard un problème avec la respiration ?? A ces mots les miens ne se sentent plus de joie et se mettent à jaillir, entraînant les siens, elle me conte un peu son parcours, un peu sa vie, et voilà qu’elle prononce le mot " émotion". Non pitiéééé ! pas les émotions ! Pas ces saletés d’impulsivité, impatience, colère !!! pas d’engouement, de folie, d’affinité, de sympathie, de confiance !!! pas de curiosité, d’émerveillement, de bouillonnement intérieur, d’allégresse !!!! pas d‘explosion de joie ! pas d‘explosion de tristesse !

Pitiééééééééé non !!

Interloquée elle me regarde avec son doux sourire, " quelle chance tu as !!" ( ma prof a une notion très personnelle de la chance) (point de vue humour j‘en vois un avec qui elle s’entendrait bien)

" Puisque tu te mets en colère.." poursuit-elle " cela t’évite d’être furieuse contre toi d’avoir contenu ta colère, penses au nombre de gens qui n’extériorisent pas, qui ne bougent pas, jamais ! Toi, tu évacues tes émotions et cela t’empêche de les subir."

Ah non, je ne suis pas d’accord ! je ne maîtrise rien ! je ne gère pas ! je fais n’importe quoi ! " bien sûr que non tu ne fais pas n’importe quoi, tout ce qui nous arrive nous l’avons choisi."

Choisi ? Tu crois vraiment que j’ai choisi de passer mon temps à commettre des maladresses ou à exploser de rire comme une demeurée ????? " Même si tu exploses de rire comme une demeurée, comme tu dis, c’est ton moi émotionnel, c’est-à-dire ton moi le plus profond qui s’exprime." Rire comme une demeurée c’est mon moi le plus profond ? waouh, comment ça me réconforte !

"Nos émotions sont ce qu’il y a de plus vrai, de plus authentique en nous. Il ne faut pas retenir ses émotions, il faut vivre ce que l’on a à vivre "

Qui peut m’expliquer pourquoi le mot " vivre" m’a déclenché un fou rire ????

"je préfère que tu pleures pendant mes cours ça fait moins de bruit "

Plus compréhensive, comme prof, tu meurs.

yoga_1

et après, on se demande pourquoi chui bleue

1er février 2007

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20 octobre 2009

quelque chose de beau

Mes amies, mes sœurs,

et vous les quelques Messieurs à vous être risqués nous avoir rejoints dans ce magnifique univers de la zénitude,

bonjour !

Je vous narrais hier comment de visite chez ma sœur me vint l’idée merveilleuse d’agrémenter ce blog génial d’une bannière qui ne l‘est pas moins.

Certes, direz-vous, Ambre est un modèle de spiritualité (dans tous les sens du terme), complaisante, pleine de bonne volonté, mais de là à installer une bannière ? Ahaha. Laissez nous rire.

Souaaaaaaate. Je reconnais que la partie était loin d’être gagnée, puisque, pour installer une bannière, ya un premier point qui a son importance :

savoir faire les bannières.

Or, sous mes dehors particulièrement zen je cache - et j’ose le dire - un terriiiiiiiiible secret :

je ne sais pas faire les bannières.

Et c’est là qu’Isa entre en jeu.

Isa, Isa, c‘est mon Amérique à moi. De tout son cœur, de toute son âme, de tous ses doigts, elle m’a préparé une bannière. Rien que pour moi.

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah Isa !!!!!!!!! Pourquoi tant d’amour ? Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ??? Pourquoi ????? Ah ! Dans mes bras !!!

Bon.

Alors.

‘’pour l’installation c’est hyper simple !‘’

Hyper simple !!!!!!!

Alléluïa !!!

Voyons la suite.

‘’ deux manips seulement‘’

Hm. Que c’est prometteur !

‘’ tu cliques sur apparence (case située à côté de nouveau message) (je me demande pourquoi elle écrit des trucs en rouge ???) puis dans ta page tu cliques sur style (voir photo)’’

blog1

Mon fils qui passait par là

blog2

s’ enquit des photos d’Isa ..

‘’ ça sert à rien Môman ssssssk’elle a fait ta copine ! Elle peut pas savoir que t’es la seule à être comme ça et que ton cerveau n’est pas le même que celui des autres humains !!!‘’

Merci mon fils.

T’as toujours su trouver les mots qui font chaud au cœur.

Bon ceci dit, vaillamment j’ai repris mon bâton et j’ai continué, parce que la bave de la blanche colombe n’atteint pas la Super Nounoune que je suis devenue (c’est la zénitude qui fait ça).

Enfin, quand je dis Super Nounoune, je parle bien entendu du concept ! de l’abstraction ! car de la même manière que l’Homme ne correspond à rien de ce que l’on peut rencontrer réellement, on ne peut voir la qualité universelle du nounounisme (encore moins du Super Nounounisme) que lorsqu’on rencontre des nounounes (par souci de clarté, je parlerai des nounounes zen une autre fois).

Alors bon. Vous allez me rétorquer aussi sec qu’on peut quand même évoquer le concept de nounounisme.

J’en conviens.

Mais le nounounisme existerait-il en dehors des nounounes ? ne pourrait on pas plutôt affirmer que le nounounisme est une illusion et que la nounoune n’est pas le nounounisme ? hein ? il me semble que la question mérite qu’on s’y arrête. Tout autant que celle de la Vacuité, que j’ai essayé dans ma grande quoique relativement récente Sagesse de vous faire appréhender dans toutes ses dimensions en vous proposant une bannière pas complètement dilatée.

PICT2660_vide

Las !

c'était compter sans mon lectorat de Nounounes et de Nono en Chef qui n‘y a vu que du Vide.

Alors que fais je ?

Vous montre-je quand même cette superbe bannière, synthèse merveilleuse d’infini et de fini, voire d’indéfini pas vraiment fini puisque représentative de la nounoune que je suis, intemporelle, éternelle, universelle,

bref, cette œuvre d’Isanoune à ses heures,

vous voulez la voir ?

27 juillet 2009

symphonie d'amour

Comme le savent celles zé ceux qui blog-trottent avec moi depuis le début,

j'aimej'aimej'aime danser !

En ce moment, je danse (dans ma cuisine, oui oui, toujours) en écoutant cela..

Pourquoi est-ce si difficile d'admettre que la seule chose pour laquelle nous sommes faits,  c'est d' aimer, infiniment ??

3 août 2009

partir loin

Lorsque j’étais enfant, j’avais une rêverie, toujours la même. Je quittais mes parents,

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j’abandonnais tout, mes affaires, mes poupées, mon nounours,

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et même mes cahiers..

et je marchaismarchaismarchais, le long des champs,

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dans ma rêverie c’était jamais une ville, j’étais en pleine nature, pas un être humain à l’horizon. Je m’enfonçais dans la forêt,

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et là, je glanais ce que je pouvais pour me construire un abri, il était petit, chiche, mais j’y étais bien.

J’y étais seule.

J’y étais moi.

Cette rêverie, elle a grandi avec moi. Elle a mûri. À dix huit ans, je voulais partir en stop en Inde. Ou au Cap Nord.

Au lieu de ça je suis tombée amoureuse..

Nad_et_Fab_1957

tombée ! hélas. Le mot est juste. Après c’était fichu, forcément. Comme je voulais beaucoup d’enfants, avoir un homme sous la main, ça aide.

L'homme est resté.

Et je ne suis pas partie.

Mais ma rêverie non plus .. .. d’où certainement, cette formidable résonnance avec mon amie Sylvie ( <== clic clic pour voir la vidéo)

27 mai 2009

la gomme

Mamy16_ansLe passé a toujours beaucoup compté pour moi. Je n’étais encore qu’une petite fille que je me languissais déjà devant les photos jaunies, essayant de leur faire livrer leurs secrets.

Je sais, ça peut paraître saugrenu de chercher des informations sur des situations qui se sont déroulées tellement d’années avant que je naisse. Mais appréhender l’histoire de l’autre permet de rentrer en contact avec lui, même (surtout ?) quand "rien n’est dit". 1DSCN5589Cela génère des émotions, et les émotions sont un langage universel qui nous relie soit de manière superficielle (par exemple, une naissance a lieu et on se réjouit) soit de façon beaucoup plus intime (on est "rentré" dans la personnalité de l’autre et l’on sent tout ce que cette naissance recouvre, comme si on était "à sa place" ).

Tout ce qui nous arrive, on a besoin de l’expliquer, de le contrôler, que ce soit de manière consciente ou inconsciente. Et parce qu'on a ce besoin, on ne peut pas concevoir un développement purement individuel. On est toujours pris dans des relations avec les autres, quelque soit le contexte dans lequel on vit.

Par exemple, la violence dont ma sœur et moi avons été l’objet n’était pas qu’une simple perception des sens. Il y a eu production d’images, d’émotions, d’expressions non verbales. En lien avec cette violence et avec le sens que nous lui avons donné s'est mise en place toute une symbolisation qui a généré des croyances (je prends l'exemple de la violence mais c’est pareil dans n’importe quelle autre situation, donc aussi dans les situations où l’on ressent du plaisir).

Par ailleurs, je suis intimement persuadée que nous venons au monde avec une "mémoire" de situations vécues à une autre époque dans les générations précédentes. D’ailleurs je pense que c’est cette conviction intime qui m’a poussée très jeune à me pencher sur mon histoire généalogique. J’en suis d’autant plus persuadée que la naissance de chacun de mes enfants a réveillé des symptômes corporels et des comportements en relation avec des situations que mes recherches généalogiques avaient révélées (malgré les non-dits et les secrets de famille) et qui pourtant s'étaient déroulées parfois trois ou quatre générations avant.

Aujourd’hui néanmoins, je m’interroge sur la place qu’a toujours occupé le passé dans ma vie.

Je me demande si pour moi ne serait pas venu le moment d’ouvrir un "cahier neuf" ?

ecrire

N.B. première photo : ma grand mère

       deuxième photo : ma fille

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25 mai 2009

La rubrique à mots (2)

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GASTRO-INTERNITE, n.f.: inflammation interne de la muqueuse de l’estomac, et des intestins.

DOIDUPEDES, adj.: caractéristique des animaux qui marchent en appuyant seulement les doigts sur le sol (ceux qui s’la pètent disent’digitigrades‘)

SULFUREUSE, adj.: dangereuse, inquiétante, difficile: Comment i' se sont retrouvés dans une situation sulfureuse quand la tente des chefs scouts s’est écroulée sur eux ! 

GLINGUÉ, adj.: se dit de quelque chose qui vient d’être réparé : Super, môman ! Ma fermeture éclair est glinguée !

SPERMATOTOZIDE, n.m. : gamète mâle, formé d’une tête et d’un flagelle qui assure son déplacement : Môman, les spermatotozides qui n’arrivent pas à rentrer dans l’ovaire, ils sont tristes ??

GRATINAGE, n.m.: décollage de papier peint à l’aide d’une spatule: as-tu fini de gratiner ?

HIPPOPOCAMPE, n.m.: poisson marin dont la tête rappelle celle d’un cheval, et qui est devenu énorme à force d’engloutir toutes les algues qui passent par là.

HAMSTER, n.m.: fromage affiné à pâte molle, fabriqué avec du lait de nos vaches à nous : un gratin de pommes de terre au Hamster.

RÉFLÉCHISSATION, n.f.: action de l’esprit qui réfléchit, qui examine ses pensées; transformation physique qui en résulte ( front ridé, naseaux fumants, air déprimé): arrête de réfléchissassier comme ça, tu vas faire tourner la mayonnaise.

DU BALAI, Joachim, poète français du XVIe siècle, auteur du célèbre :

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,

Ou comme cestui-là qui conquit la toison

Et puis est retourné, plein d’usage et raison,

Vivre entre ses parents le reste de son âge !

 

Pour le paragraphe 1, veuillez je vous prie vous transporter ici : CLIC.

30 mars 2013

La bonne hauteur

oeil

 

Mmmmmhhh… je pense à toi et rien que cela me met l’eau à la bouche… En moi déjà je sens monter un irrésistible appel, ma volonté n’a plus aucun pouvoir. Oooooooh, toi !!! Toi toi toi, et plus rien n’existe dans l’univers ! Le désir monte ... sentir ton goût si tendre.. me délecter de ta suavité.. Avant même que mes doigts te touchent, je sais que va survenir un moment de divine sensualité. Les préliminaires font déjà partie du plaisir : te regarder, te sentir, humer ton parfum délicat. Je veux être la première à dévoiler ta nudité, à t’ouvrir comme une lettre qu’on déchire, qu’on dévore...

A partir de là, tout va très vite. Furtif et délicieux, le goût de toi lorsque tu fonds dans la chaleur de ma bouche, tandis que ton odeur parfumée se répand dans mes narines. Tu es ma drogue !! je te reprends, je te reprends, je ne peux pas m’arrêter !! Me priver de toi confine à l’héroïsme !! Je te déguste, je te savoure, je te sublime, je te succule…

Tu es si divin que je trouve quand même en toi la volupté de te partager avec ceux que j’aime. Quoi de plus beau en effet, quoi de plus attendrissant que les joues barbouillées de mes petits-fils, cher chocolat ?

 

chocolat

Bon alors je connais un truc sympa et qui plaît beaucoup aux enfants (recette que j'ai vu faire par une de mes copines qui est Américaine, ce qui m'a donné une idée de génie). En fait sa recette c’est de faire fondre des chamallows dans du beurre puis d’ajouter des crispees dedans et ensuite couper la pâte en barres lorsqu’elle est refroidie. Je l’ai adaptée de la façon suivante (je l'appelle très pompeusement fondue américaine) :

- je fais fondre à feu doux 60g de beurre avec 2 c soupe de sucre de canne

- hors du feu j’ajoute 60g de chocolat pâtissier fondu et 100g de riz soufflé

- je forme des petites boulettes genre truffes au chocolat (mmmmh ça aussi c’est bon) et je laisse tout cela bien refroidir

- à feu doux de nouveau (c’est bizarre j’entends des ricanements d’ici) (anecdote : mon fils a faim… moi : "C’est pas encore prêt !" Mon fils : "Tu veux dire que C'EST PAS ENCORE CRAMÉ !!!") oui bon je reprends, à feu doux il faut délayer 6c café de maïzena (j‘aime bien la Maïzena, plus légère que la farine) ds 50 cl de crème fleurette.

Quand c’est bien homogène (et avant que ce soit carbonisé) j’ajoute mon paquet de guimauve.

Après ya plus qu’à tremper les boulettes de chocolat et de riz dedans.

Gourmande, Ambre ? Meuh non ..  Comme disait ma grand-mère maternelle (la Suissesse) : "La gourmandise est une qualité !!! "

 

♪♫♥••☼*´¨`*•.☼•♪♫♥••

 

Le ciel est haut, la terre est basse;
 
il n'y a que la table et le lit
 
qui sont à la bonne hauteur.
 
(proverbe français)

 

24 mars 2008

j'ai 1000 ans !

Depuis quelques temps, je marche.

Quand je ne marche pas, je fais comme Clo, je range mon PC (d‘ailleurs, je voudrais bien savoir pourquoi plus je range, plus c’est la pagaille ?)

c’est comme ça que j’ai retrouvé un commentaire que j’avais écrit sur le blog de Lung Ta, ici.

Je vous le livrillico (le comm, pas Lung Ta)

(Ambre): Vous ne trouverez pas mauvaise, s'il vous plaît, la curiosité que j'ai eue de vous rencontrer, car votre réputation, qui s'étend partout, peut excuser la liberté que j'ai prise.
(Lung Ta) : Madame, je suis votre serviteur.
(Ambre): Je vois, Monsieur, que vous me regardez fixement. Quel âge croyez-vous bien que j'aie?
(Lung Ta): Je crois que tout au plus vous pouvez avoir 50 ou 51 ans.
(Ambre): Aahahahahhahahha!!! j'en ai 1000!!!
(Lung Ta): MILLE ?????
(Ambre): Oui. Vous voyez un effet des secrets de mon art, de me conserver ainsi fraîche et vigoureuse.
(Lung Ta) : Par ma foi ! voilà une belle jeune mamy pour 1000 ans !!
(Ambre): (belle et jeune? C’est tout? T’aurais pu trouver mieux! Bon enfin. Continuons) Pour exercer mon grand et beau secret, je cherche un individu digne de m’occuper. Et je voudrais, Monsieur, que vous fussiez encore plus vieux que vous n’y paraissez, désespéré, à l’agonie, pour vous montrer l’excellence de mon remède, et l’envie que j’ai de vous rendre service.
(Lung Ta) eh bien précisément j’ai des douleurs de tête
(Ambre) ne serait-ce pas que vous réfléchissez trop ?
(Lung Ta) il me semble parfois que j’ai un voile devant les yeux.
(Ambre) vous réfléchissez trop, vous dis-je !
(Lung Ta) J’ai quelquefois des maux de cœur.
(Ambre) et en réfléchissant, vous lévitez trop haut.
(Lung Ta) je me sens parfois des lassitudes.
(Ambre) quand je vois les titres de vos livres j’en suis pas étonnée.
(Lung Ta) et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre.
(Ambre). Appuyez sur pause, çà urge. Choisissez un lieu calme et fermez les yeux s’il y a trop de lumière. Si c’est impossible, fixez un objet posé sur votre bureau. Respirez amplement quelques secondes, puis répétez les paroles magiques que vous avez l’habitude de dire lorsque vous méditez (par exemple : Ambre n‘est pas une nounoune). Votre esprit va automatiquement se laisser aller et se vider.Vous aimez à boire un peu de vin ?
(Lung Ta) Un ptit St Nico, c’est pas de refus.
(Ambre) çà embrouille les pensées ! Détoxifiez ! Un jus de citron ou du thé vert serait mieux ! Que prenez-vous pour votre nourriture ?
(Lung Ta) un repas bien équilibré, avec des légumes et des fruits frais.
(Ambre) que diantre faites-vous de ce régime là ? Il vous faut de la bouillie d’orties. En plus çà vous fera pas de mal vu que vous n’avez plus un seul cheveu. Et n’oubliez pas la vitamine du zen, le seul légume qui fait sourire : la carotte ! Et puis pour faire couler tout çà, chantez ! Riez ! Faites la danse du ventre ! Déhanchez-vous au son du houla-hop ! Ya rien de meilleur pour la circulation de l’énergie et l’ouverture des chakras !
(Lung Ta) je vous suis obligé, Madame, des bontés que vous avez pour moi.
(Ambre) adieu ! Croyez bien que j’m’ennuie point, mais la sérénité n’attend pas le nombre des années !

24_mars08

(comme vous constatez, la photo n’a aucun rapport avec le texte. Je voulais photographier le métro à Barbès, seulement voilà, j’avais le soleil dans l’œil, alors forcément, jvoyais rien! Pff)

24_mars_2008_2

27 octobre 2013

Derrière la face de clown

 coeur

 

Ça m'est arrivé tellement souvent de crier ici ma solitude et mon chagrin. Mes "plus vieux" ne démentiront pas. Derrière la face de clown, vous ne vous y trompiez guère, pas vrai ? Pitoyable, la nana ! J'ai été pitoyable, je sais, pitoyable comme on l'est quand on n'a plus que ça. "Que ça" : le virtuel. Oui mais, "que ça", on l'a. Vraiment. D'accord, ya pas de présence physique. Et alors? ceux qui sont physiquement à côté de nous sont + présents, peut-être ?? Quand c'est le cas, tant mieux !!!!!! Je voudrais bien qu'on m'explique d'où vient cette croyance que les relations via internet c'est du faux, du toc, de l'irréel. Parce que je vais vous dire un truc. Si j'ai sorti la tête hors de l'eau, c'est grâce, et uniquement grâce, à "que ça". Ce "que ça" qui ont toujours été là pour moi, qui m'ont jamais lâchée. Ce "que ça" et tous les autres qui sont venus grossir le chemin au passage avec leur petite lumière, un signe d'amitié, un bisou, une réflexion inspirante. OK on ne peut pas se voir, pour la majorité. Et alors ? Qui dit que ce n'est pas plus mal ? Vous imaginez si vous aviez pu être à mes côtés dans la détresse où je me trouvais à la mort de ma mère ? Vous imaginez si vous aviez pu VENIR ME VOIR, réellement ? Bonjour le super pied, je passais mes nuits à revivre mon enfance en rêve (les coups, la souffrance, le manque d'amour ou ce que je considérais comme tel), tout ce qui était en moi comme du pus ressortait ainsi et le jour je me traînais complètement lessivée, à la masse, désespérée, tellement tellement petite que c'en était pitoyable, à me raccrocher à du rien, à du pire, enfin comme on est quand on est quand on est vraiment au fond du fond. Sincèrement, vous seriez pas parti en courant?? Il est des choses que l'on doit affronter seul, c'est ainsi. Ali li pona.

Mais comme je le fais toujours, je suis partie sur pas du tout ce que je voulais vous dire. Je voulais juste vous dire trois mots : je vous aime. Je vous aime vraiment. Je m'en suis rendu compte cette nuit, à la lumière d'un événement que je garde pour moi, un bouleversement je devrais dire, mais qui m'a fait réaliser cette vérité : nous sommes loin les uns des autres, géographiquement parlant veux-je dire, la moitié d'entre vous je ne vous ai jamais vus, peut-être même on se rencontrera jamais, et pourtant je vous aime. Vous pour qui je ressens des choses bizarres venues d'ailleurs, sixième sens, rêves prémonitoires j'en passe et des moins bonnes, vous qui êtes seul comme j'ai pu l'être, dans la détresse, que ça m'en empêche de dormir purée ! vous à qui je pense, vous pour qui je me fais du souci, vous pour qui je me mets à prier ... oui ! je prie maintenant !!!

C'est pas du blabla. Je tiens à vous.

Voilà c'est dit.

30 octobre 2012

Le souffre-douleur

 
Coucou les amis !!!

Bon je mets ma pause en pause cinq minutes parce que ça ne va pas du tout : je ne suis absolument pas ni en spleen ni soucieuse ni rien. Je vais très bien !! (j’ai hâte de pouvoir vous dire en italien tout ce qui précède, vu que je viens de me découvrir des talents super bien cachés pour parler cette langue, même si pour l’heure il faudra vous contenter de "Andiamo a fare colazione")(qui n’a aucun rapport avec la choucroute).

Oui alors donc, où en étais-je ?

La vie. Ma vie.

Ma vie va bien. Bon Ok, je suis pas dans une passe matérielle sensationnelle.

En même temps je n’y ai jamais été. Peut-être en partie parce que ça n’a jamais été ma priorité.

Avoir des enfants (j’en n’ai que trois, la vie est cruelle, moi qui en voulais plein, des millions, de toutes les couleurs, et arrivée là, qu’est-ce que j’ai ?? rien !!) oui alors donc, je voulais faire de ma vie une pleine mère, voilà qu’elle était ma priorité.

Bon on peut pas dire que ce soit un succès. En fait de Super Mère Adulée, mon plus jeune me sort des trucs aussi sympa que "c’est quand même un truc de dingue d’avoir une mère de ton âge qu’a un cerveau d’ado" ou encore "ma parole t'as lumourinné !!"

Vous êtes comme moi hein, vous vous demandez ce que ça peut bien être d'avoir lumourinné ???

Je ne cherche plus, je suis une mère martyrisée. Le pire c'est qu'il l’avoue !! "Tu sais bien que je suis super gentil.." qu’il me fait, " .. enfin.. sauf avec toi ! si on garde tout pour soi on explose, alors faut bien que j’ai un souffre-douleur quand même !"

Cher petit.

Toujours à se dévouer pour me faire me sentir utile.

Enfin tout ça pour dire que malgré mes priorités discutables et le fait que je ne serais jamais millionnaire ni même milliaire (je me suis fait une raison), je ne dors pas dans la rue. Je ne crève pas de froid. J’ai un toit sur la tête, de l’eau chaude pour me laver et je me demande ce que je vais préparer à manger, ce qui prouve que j’ai le choix. Aucun ouragan n’est venu dévaster ma maison cette nuit et j’ai dormi du sommeil de la juste.

Alors oui, je vais bien, j’ai juste besoin de faire une petite pause.

Voilà mes chéris. Sur ce,

andate a lavarvi i denti !

 

oh

28 septembre 2012

Bleu marine

jupefleur2

 

Bien alors, aujourd’hui je vais vous raconter comment mes seins sont entrés dans ma vie.

J’étais au collège et j’avais à peu près treize ans lorsque je tombais folle amoureuse d’un "vieux" qui en avait seize. Il avait une allure nonchalante, un peu languide, mais à moins qu’il ne soit complètement demeuré il aurait été impossible qu'il ne remarque pas les appels éplorés que mes yeux lui lançaient.

Et puis un jour c’est arrivé. Je me suis retrouvée chez lui, enfin chez ses parents, un jour où ils n’y étaient pas.

D’une timidité maladive à cette époque, j’étais plantée au milieu de la chambre, raide comme un piquet. Il m’avait invitée à m’asseoir près de lui sur son lit. Je n’avais jamais embrassé ni d’ailleurs fait quoi que ce soit avec un garçon. En plus, j’avais des tas d’idées toutes plus farfelues les unes que les autres sur ces choses. La séance promettait d’être coton. Bref. Il a zappé la case baiser. C’est très dommage, car comme je sais maintenant l’effet qu’un baiser a sur moi, je me dis que j’ai raté quelque chose. Enfin surtout lui. Bien fait !

Jean-Paul avait été intéressé par mes rondeurs complaisamment sculptées par ma culotte consciencieuse. On peut donc considérer comme un notable progrès le fait que cette fois, le garçon visait la partie de mon anatomie située entre le cou et les genoux. D’un geste ferme et doux mais néanmoins très décidé, il avait soulevé ma petite jupe bleue, ultra-courte (c’était la mode des minis), je la redescendais en tirant dessus, il la remontait de nouveau, et ce petit jeu a duré un bon moment. Il me disait de me détendre, ce qui faisait que je me crispais encore plus, il me demandait si je voulais, si je voulais quoi ? J’en avais aucune idée.. voulais-je qu’il continue à remonter ma jupe ? Bof.. Voulais-je rester à ses côtés ? Ça oui, ça me plaisait bien.

Puis d’un coup il a retiré son pull et son tricot sans autre forme de procès et m’a invitée à en faire autant.

Gasp.

Finalement, ôter mon pull ne m’a pas posé de problème existentiel insurmontable. Nous en étions donc au chemisier, avec sa kyrielle de boutons. Quelle idée d’avoir mis un truc plein de boutons. Pour finir, c’est lui qui s’y est collé. Il a bien vu que sinon, on y était encore dans six mois. J’avais souvent pensé au jour où ce moment arriverait, à vrai dire je ne rêvais plus que de cela depuis que j’étais tombée amoureuse de lui. Je voyais la chose façon tremblement de terre, les cieux qui s’ouvrent et tout ça. Finalement, ça a été plutôt discret. Je n’ai pas eu de choc, contrairement à lui sûrement quand il a détaché mon soutien-gorge, une ravissante petite chose bleu marine tout en dentelles, découvrant ainsi mes tout petits seins. Mais il a eu la délicatesse de n’en rien laisser paraître, et même de s’extasier dessus comme si c’était la huitième merveille du monde, avant de passer à un examen un peu plus minutieux...

Eh bien, Yvon (puisque c'était son nom), je te remercie. Tu aurais pu te comporter comme un plouc, d'autant que je me souviens très bien que ce ne sont pas les petites amies qui te manquaient, et qui étaient drôlement mieux loties que moi. Ben pas du tout, malgré mon manque cruel de seins, tu as été très doux, délicat et tu ne t'es même pas moqué de moi. Bon, OK, on ne s'est jamais revus après cet épisode. Faut dire que c'était juste avant mai 68 et que t'avais profité des "événements" (comme dira Coluche plus tard) pour ne plus jamais remettre les pieds au bahut.

N'empêche, Yvon, je te le dis comme je pense :

Respect !

3 octobre 2012

L'ombre de ton chien

femm arbre

J’ai trouvé ce matin un commentaire de Fazou, la femme-qui-aimait-les-parapluies :

‘s'il y a des choses qui clochent dans nos vies -et il y a des périodes parfois très longues où ça cloche!- donc c'est qu'on doit s'en occuper, chercher de l'aide ou changer des choses ..Se projeter dans l'échec ne nous aide pas, il me semble, c'est une idée à virer car elle nous ôte toute force..'

Oui, Fazou, si des choses clochent dans notre vie, c’est qu’on doit s’en occuper et changer des choses.

Sauf que, ben oui, trop pas, s’en occuper et changer des choses, ce n’est pas forcément possible d’un claquement de doigts : on est englué dans la mélasse, comme un pauvre insecte qui aurait les pattes collées au miel, ou comme dans ces rêves affreux où on veut courir à tout prix mais les jambes refusent de répondre.

Pourtant, l’adulte qu’on est se sent super bien, il aime rire et danser, mais il fait parfois le choix inconscient d’aller dans la "dépression" de l’Enfant qu’il était pour retrouver les sensations corporelles et les émotions d’une toute petite fille. Pourquoi aller rechercher tout ça, tous ces trucs du passé ? on est maso ?? ben non on n’est pas maso, on ne le sait pas encore mais le contact émotionnel avec les souffrances passées nous servira à construire un lien nouveau avec l’adulte qu’on deviendra. Le passé est un matériau, il va servir à transformer fondamentalement la relation avec soi, à ne plus refouler la part rejetée depuis toujours mais au contraire lui donner toute sa place, lui permettre d’exister.

Tu sais, parfois, on est vide, ôôôôô si vide au-dedans, même si on ne le sait pas. On essaie de combler avec n’importe quoi, le corps d’un amant, le corps d’un enfant, on cherche à se remplir, c’est une quête sans fin qui laisse encore plus exsangue la part tellement avide d’amour en soi qu’on en perd tout sens de la mesure et de la réalité. On ne le sait pas, d’ailleurs, on croit sincèrement "aimer passionnément" car on a aucune conscience de ce besoin immense et lancinant qui n’est qu’un appel intérieur à accueillir et reconnaître notre insoutenable détresse.

Et si on est une nounoune et qu’on met toute une vie à le comprendre, on a forcément la sensation de l’avoir ratée, sa ive, puisqu’on fait "tout le contraire" de ce qu’on rêvait de faire : on passe son temps à se brader, on se vautre dans des histoires improbables, on reste l’ombre de ton ombre l’ombre de ton chien ..

Et puis un jour, peut-être, on se permet enfin de vivre ..

24 octobre 2011

sur le nez

PA233753

 

le bonheur c'est comme les lunettes


on les cherche alors qu'on les a sur le nez

 

◠‿◠)˙·٠•●♥❤

 

(Rajout de 13h23 après avoir lu les comms)

Marc, oh toi mon si fidèle, que puis-je te refuser ?

voici donc la photo à laquelle tu fais allusion (purée, moi qui espérais que tout le monde l'aurait oubliée !!) ..

 

MVC-556S

date : été 2000

lieu : de perdition, sous une chaleur de plomb

(comme en témoigne mon air enjoué)

garçon moqueur : mon fils, toujours aussi moqueur,

sauf que maintenant il a une tête de + que moi et pèse deux fois mon poids,

alors je ne peux plus l'obliger à ce qu'on marche comme des dingues sous un soleil de fou

27 octobre 2010

mari et femme

Mari_et_femmJe l’ai lu hier soir en une heure. Bon, Ok, je lis vite, mais quand même, c’est un ptit pocket book qui se laisse lire facilement ..

Je vous l’accorde, le scénario est un peu loufoque : c’est l’histoire d’un mari qui se réveille un beau jour dans le corps de sa femme (et réciproquement). De plus, ils sont prêts à se séparer. Mais franchement, c’est bien écrit, bien rythmé, et aussi super honnête de la part de ce jeune mec (ben quoi, il a à peine + que l’âge de ma fille) de reconnaître que la plupart des hommes s’enlisent dans leur mariage sans faire le moindre effort pour le sauver, au contraire des femmes ! (ce qui est chouette avec mon blog c‘est que personne va me contredire, vu que j’ai un lectorat majoritairement féminin ;-))

Bon, allez, une petite pour la route :

Le mariage est un bateau dont il est idiot de sauter une fois qu’on est en mer, et qu’il est encore plus idiot de couler alors qu’on est à bord.

(Bien entendu, l’auteur met ces paroles dans la bouche de "l’épouse")

bonne_nuit

PS à propos de livre, je tiens à vous informer, chers admirateurs et admiratrices qui vous apprêtiez à acheter mon chef-d’œuvre littéraire, que c’est même plus la peine d‘y penser. J‘ai eu l’idée merveilleuse (toutes les idées que j’ai sont merveilleuses, mais alors celle-là, vous l’allez voir, l’est particulièrement) oui donc, j’ai eu l’envie sublime de modifier mon œuvre (comme i’disent sur Book Éditions). Ce qu’ils ont omis de dire, c’est que ça allait me mettre une pagaille du tonnerre de Dieu me bloquer my chef-d‘œuvre !

On ne peut plus y accéder !! (enfin surtout moi. Ça doit être ça d’être un génie. J’écris trop bien pour moi. Je suis au dessus de mon niveau.) (tout de même, j'aimerais bien qu'on m'explique comment ça se fait que chaque fois que j'essaie de faire un truc, c'est mille fois pire que si j'avais touché à rien ??)

Alors donc voilà, soyez pas tristes, je vous en écrirai d’autres, enfin dès que j’aurai réussi à me sortir de celui-là. En attendant je vais retourner m’arracher les quelques cheveux qu’il me reste, histoire de ne pas rester chauve que d’un côté.

29 juin 2010

Kiritéa

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Il y a quelques mois, neuf pour être précise, j’ai vu une belle chatte blanche assise au bout de mon jardin. Cela a retenu mon attention. Je me suis alors rendue compte qu’elle vient comme cela très régulièrement, elle s’assoit, elle me regarde, mais dès que je m’approche, pff ! elle se sauve, pour réapparaître trois secondes après (elle me nargue, en fait ;-)).

Eh bien aujourd’hui, Kiritéa (puisque c’est comme ça que je l’appelle) a accepté que je puisse l’approcher pour vous la présenter ..

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PS voici à l'instant mon fils qui arrive avec son ami, lui parlant de "mon chat" ..

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je lui montre les photos que je viens de faire de Kiritéa et le copain de mon fils m'annonce : "oh, mais c'est Neige, une de mes chattes !"

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sacré farceur, le hasard, non ?

En tout cas, quand elle vient me voir, je continue de l'appeler Kiritéa :-)

22 mai 2010

la boîte magique

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J’ai trois ans. Je "réclame" à ma mamy (la mère de mon père) un des fruits magiques que Papa a ramenés d’Algérie.

Mamy soulève le couvercle d’une jolie boîte ornée. De plaisir anticipé les battements de mon cœur s’accélèrent légèrement. Elle saisit délicatement un des petits fruits bruns, (elle ne m'en donnait toujours qu'un seul à la fois), elle l’ouvre en deux pour en extraire avec précaution le noyau. Elle me le glisse entre les lèvres : c’est une explosion en bouche, sucrée, fondante, d’une suavité inouïe..

Jamais, jamais depuis, je n’ai retrouvé ce goût exquis qu’avaient les dattes de ma petite enfance..

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11 juin 2009

avec un rire et une larme

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Lorsque le premier convoi est passé entre nos mains, nous avons cru un moment ne plus pouvoir jamais rire ou être gai, nous nous sommes sentis changés en d'autres êtres, soudain vieillis, étrangers à toutes nos anciennes amitiés.

Mais ensuite, lorsquon revient parmi les hommes, il y a de la vie et la vie est toujours là dans ses innombrables nuances,

" avec un rire et une larme"

Etty

2 mars 2008

my new MAP's pensée

si vous allez lire ceci , vous verrez que je vous avais déjà parlé de mon Maître à Penser..

je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ses mots que j'ai glané deci delà(sa modestie naturelle va encore en prendre un coup, alors svp, restez discrets)(merci pour elle)

Le plus difficile, c'est de ne pas se mentir à soi-même ...Prendre comme étant la réalité ce que les autres disent de nous, c'est pourtant bien comme ça que nous commençons tous notre vie. Nous sommes jugés par nos parents, nos frères, nos soeurs, nos institutrices, nos professeurs, etc.

L'image que nous avons de nous-mêmes est souvent celles que les autres ont de nous.

C'est très difficile ensuite de se dépatouiller avec tout ça. Il y en a qui en deviennent fous...

d'où l'importance du silence intérieur...

Posté par G. de B., dimanche 2 mars 2008 à 15:52

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© photo de Clo

18 mai 2013

Des jeunes filles sexy

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Pendant des années, j'ai donné des cours à domicile. Avec mes élèves, j’avais de super relations (sûrement parce qu'on n'avait pas tant d’écart d’âge que ça - ça ne peut évidemment pas être une question relationnelle, vu que j'avais déjà une personnalité super calme, posée et mature).

Avec mes élèves, enfin, .. sauf un. Il s’appelait Rodolphe. Il arrivait systématiquement en retard, s’affalait comme seuls les ados savent le faire sur la première chaise qu’il trouvait sur sa trajectoire, attendait une dizaine de minutes et décrétait que le cours était fini. Autant avec tous les autres, j’avais toujours réussi à trouver quelque chose pour les motiver (misant au besoin pour les garçons sur des tactiques de séduction visant à proposer leurs connaissances en maths à des filles éblouies, et aux filles, de faire croire à iceux qu'elles étaient nulles mais de la nécessité de bien maîtriser leur sujet pour savoir à qui elles avaient affaire), autant celui-ci, ça me paraissait vraiment mission impossible. Tant et si bien qu’assez rapidement, je m’étais résignée à aller annoncer à sa mère qu’elle fichait son argent par les fenêtres, que son fils avait sûrement des dons mais certainement pas pour les études et encore moins pour les maths (la matière que j’étais censée lui enseigner). Cette dame avait eu une réaction qui n’avait pas manqué de me surprendre : elle m’avait supplié de continuer à lui "donner des cours", au moins pendant ce temps elle savait où il était et que ce n’était pas grave s’il ne travaillait pas, et qu’elle me payait double même, si je voulais ! et que je vous en suppliiiiiiiiiiiiiie gardez Rodolphe avec vous !

C’est comme ça que je me retrouvais avec l’unique élève au monde qui arrivait pour ses cours de maths avec un grand sourire, me balançait ses devoirs à faire et jouait pendant ce temps avec ma fille aînée qui devait avoir à l’époque 8 ou 9 ans. Je le conduisis comme ça péniblement jusqu’à sa fin de troisième. Après, l’école n’étant plus obligatoire, je le perdis de vue.

Jusqu’au jour où nous nous sommes retrouvés par hasard dans le train qui nous ramenait tous deux de Paris. Finalement, il avait trouvé une place de pâtissier dans une grande maison de Paris, et il était super content de sa vie. Comme quoi, hein.

Parfois, je repense à lui, comme d’ailleurs à tous mes élèves pour lesquels j’avais une réelle tendresse.

Il n’y a pas longtemps, alors que j’évoquais Rodolphe encore une fois – un élève unique en son genre ! -, mon fils me fait :

"Pourquoi tu redonnes pas des cours ? à des jeunes filles sexy ? comme ça je pourrai jouer avec !! "

27 avril 2013

Tant d'injustice

4-21 av 2013

 

C'est bizarre, je n'arrête pas de rêver des jumeaux de ma soeur. Enfin, je veux dire, des jumeaux qu'attend la fille de ma soeur.

C'est vrai quoi. Avoir des jumeaux, quand on veut beaucoup d'enfants comme c'était mon cas, c'est super comme plan : 9 mois de grossesse et un seul accouchement pour deux bébés d'un coup !

En + à quoi ça a servi que je m'entraîne toutes ces années hein ??

- arpentage de la salle à manger tous les soirs entre 19h à 22 heures avec un sac humide de 4 kgs dans chaque bras. Posage des sacs à 22h01, réglage du réveil à minuit et dodo. Relevage à minuit et re-arpentage dans la salle à manger pendant une heure. Re-posage et re-réglage du réveil à 3h. Mangeage de tout ce qui traîne dans le frigo vu que mon cycle de sommeil est passé. Couchage à 2h45 dans l'espoir de dormir un peu. Endormage très profond juste au moment où le réveil sonne à 3h. Re-levage et chantage de berceuses jusqu’à 4h. Réglage du réveil à 5 heures pour me lever dans la joie et la bonne humeur (rhm).

- évidage de deux melons et perçage dans iceux d'un trou de la taille d’une balle. Suspendage des melons au plafond et balançage de ces derniers de gauche à droite. Avec mon bol de blédine bien liquide, nourrissage des melons en mouvement en jouant à l’avion avec la cuillère. Renversage du reste du bol sur mes genoux.

- étalage de confiture sur le canapé et les rideaux. Cachage de bâton de poisson surgelé derrière les meubles. Enfonçage d'un stylo dans le lecteur de DVD. Ecrasage d'un paquet entier de biscuits au chocolat sur les chaises de la salle à manger. Rayage de la porte du frigo à l’aide d’une fourchette (bon, là j'avoue, mon entraînement était largement insuffisant, quand je vois tout ce qu'a fait mon fils à lui tout seul !)

- Promenade : attendrage d'une demi-heure à la porte des toilettes. Sortage de la maison. Rentrage. Ressortage. Rerentrage. Reressortage. Rererentrage. Revenage sur mes pas. Marchage sur le trottoir très très lentement. Rerevenage sur mes pas. Répétage cinq fois minimum de tout ce que j'ai à leur dire. Criage que je n'en peux plus de ne plus avancer jusqu'à ce que tous les voisins aient mis le nez à la fenêtre.

Alors ???? j'étais pas prête à avoir des jumeaux, peut-être ????

Alors pourquoi j'en ai jamais eu ?

Pourquoi tant d'injustice !!!??????

 

lionn

 

ÔôôôÔÔ pourquoi !!!??????

 

12 mars 2013

Binôme

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Franchement, c’était bien la peine de nous faire miroiter de superbes journées sous un ciel bleu azur si c’était pour nous assener une pareille surprise ce matin ! eh, les gars des cieux !  vous êtes au courant que c’est le printemps la semaine prochaine ? j’ai pas l’impression, parce que ce matin je me suis acharnée comme une malade sur mes volets pour les ouvrir, vu qu’ils étaient congelés, autant que moi quand je me suis pris une rafale de neige dans la tronche pour commencer la journée.

Bon je vous rassure tout de suite, je n’ai pas l’intention de vous saoûler avec la météo francilienne. Vous me connaissez, je suis une vraie amie. D'autres que moi se lamenteraient sur leur séance de natation ensevelie sous dix centimètres de neige. Moi, non. A la place, mes pensées se sont immédiatement tournées vers vous, prêtes à vous faire une merveilleuse surprise. C'est comme ça que je me suis dit que j’allais plutôt créer une nouvelle catégorie, une catégorie rien que pour vous, une catégorie qui aura ceci de merveilleux, de formidablement ingénieux qu’elle va contenir une présentation de vous-même écrite par vous-même et que vous aurez eu soin d’envoyer au préalable dans ma boîte mail *. Hein que vous êtes contents ?

Dans ma grande mansuétude et pour que les personnes choisies se soutiennent moralement partagent leur joie d’avoir été élues, je ferai à chaque fois par binôme.

Alors, le premier duo qui a l’immense privilège d’inaugurer cette catégorie géniale est (roulement de tambour) :

 

Violette

http://pointsdecerise.canalblog.com/

et
 
 
Reynald
 
http://www.geobiologie-masini.org
 

Voilà.

Je vous laisse deux jours pour rendre vos copies !

 

 

75614545

 

 * ambreneige@orange.fr

27 janvier 2014

Toute l'histoire de ma vie

bleu

 

Chères lectrices, mes amies, mes sœurs, et chers lecteurs,

Comment vous exprimer ma joie, mon enthousiasme, mon délire, lorsqu’innocemment je me promenai chez Célestine, confiante - et même, il m’en souvient, je chantonnais, c’est vous dire si j’y étais les doigts dans le nez - comment, disais-je, traduire l’ineffable bonheur, en cliquant sur l’un de ses liens (et même, je n’ai pas honte de le dire, sur une de ses liennes), de voir se dérouler devant mes yeux ébahis un questionnaire !!!! Un ques-tion-naire !!! Ce truc épatant, si utile quant on est en panne d’inspi et qu’histoire de noyer le poisson on a rebaptisé "tag" !!!! Ah mes amis, un questionnaire ! Je m’enivre du mot, je le suce, je le suçote, je le déguste ! Je ne me sens plus de joie : les bras me manquent et les mots m’en tombent. Pourquoi tant d’amour ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi les pantalons patte d’éph reviennent à la mode ? Pourquoi? Ah !

Bon. Allons-y.

Alors : Quatre emplois que vous avez faits dans votre vie.

Quelle question merveilleuse ! Comment ai-je pu vivre jusqu’à maintenant sans répondre à cette question ?

Bon alors, d’abord, j’ai été institutrice en école primaire. Ensuite, bouchère sur les marchés (enfin plus exactement, caissière de mon boucher) (ça se dit, ça, caissière de son boucher ??). Après, serveuse dans un café. J’avais d’ailleurs un très vif succès, malheureusement ma carrière de serveuse adulée s’est éteinte aussi vite qu’elle avait commencé car le père de mes filles m’a plaquée et qu’il m’a fallu trouver vite fait un truc super lucratif et c’est comme ça que je me suis lancée dans l’animation sur minitel – vous vous demanderez peut-être, à juste titre, comment l’on peut, d’institutrice, passer à animatrice sur minitel, eh bien je vous répondrai sur le même ton que ça mes amis, c’est toute l’histoire de ma vie !!

Bon alors ensuite : Quatre films que vous regarderiez encore et encore.

On peut pas faire les livres plutôt ?

Bon enfin. Alors, le dernier que j'ai adoré car il m’a fait hurler de rire c’est "Un bonheur n’arrive jamais seul".  Et encore, c’était même pas le film que j’avais prévu de voir, je suis tombée dessus par hasard ! non pas que je me sois trompée de salle (comme si c'était mon genre d'être tête en l'air). Non-non !!! I’z’ont déprogrammé sans prévenir !! Enfin peu importe, c’était très drôle ! Alors, comme autres que j’ai aimés, dans le désordre : Le double de ma moitié, Corned-beef, Charlemagne, Attila, Braveheart, Gandhi, L'allée du roi, Les amants du Nouveau Monde ...

Ah bah oui, yen a plus de quatre. Ben comme ça vous vous servez !

Quatre lieux où vous êtes allé(e) en vacances.

- L’Italie

- L'Espagne (en passant par l’Italie)

- L’Autriche (en passant par l’Italie)

- La Hollande (en passant par l’Italie)

Quatre endroits où vous avez vécu. Oh mon Dieu celle-là qu’elle est belle ! Bon alors :

- Un p’tit logement aménagé tout en haut d’une bâtisse qui avait été occupée par la Kommandantur pendant la dernière guerre. Franchement, c’est pas que je sois superstitieuse (encore que ..) mais je trouvais qu’il y avait de très mauvaises vibrations dans cette baraque.. J’ai quand même attendu de faillir y brûler vive avant d’aller voir ailleurs si j’y étais !

- Une piaule dans un internat uniquement féminin (ouh ouh !). Très très bonne période, yeesss !!! (enfin, si on exclut les bizutages)

- Une chambre chez mes ex-beaux-parents que je partageais (la chambre, pas mes ex beaux-parents) avec 1) mon mari, 2) le meilleur pote de mon mari, 3) ma sœur qui dormait par terre et 4) mes trois chats, dont une femelle qu’on avait pris pour un mâle ;

- Un superbe quatre pièces alors qu’à l’époque on n’avait que ma fille aînée ; du coup ma sœur elle s’est dit comme ça qu’elle allait revenir vivre avec nous, ainsi qu'un pote à mon mari (enfin un autre, je parle du pote, pas du mari)

Quatre choses que vous faites chaque fois que vous allez sur le net.

Cette question ne me concerne absolument pas. Je ne vais jamais sur le net.

Quatre endroits où vous aimeriez être en ce moment.

- face à la mer, sur la plage de.. Quend, tiens ..

- attablée dans un p'tit café devant mon ami François (perdu de vue depuis un million d'années)

- sur le sexe opposé

- propulsée dans le passé (1850, pour être précise) pour découvrir le visage qu'avait mon ancêtre Julie dont je porte le nom. Pourquoi 1850 ? parce qu'alors elle avait 18 ans et qu'elle était enceinte de son premier fils (mon ascendant direct) et rayonnante car elle était follement amoureuse. Oh oui, j'aurais tellement aimé savoir comment était Julie ...

Quatre personnes à qui vous allez refiler le bébé :

- Marie K : prem's ! ici

- Édith : par ici pour lire la suite !

- Andiamo : mais oui, il l'a fait !!!!! Yeeeeeeeessss !!!!

- Catherine (Pénélope) (pas encore mis sur mon blog, oui ben on fait ce qu'on peut hein!!)

- Passion (idem)

- Karl

- Saoul-Fifre : c'est par ici

- Chipsa : les réponses de Khayaa, ici

- Mamalilou

- Célestine : Célestine, elle boude !

- Reynald : depuis que les regards de Môssieu sont tournés vers d'autres horizons, mes tags, hein .........

- Le Rônin : ses réponses ici

(non, je n'ai ab-so-lu-ment aucun problème avec le chiffre 4 !)

Et même des que je n'avais pas listés ............

- Claire : ici

- et peut-être ... Françoise ?

Aaaaallez Françoise, allez Françoise, allez Françoise !!!!!!!!!!!!

17 novembre 2013

Le psychiatre boulanger

bleue

 

"On ne peut pas toujours avoir le pain et les miches de la boulangère."

Ambre's Son

 

Aaaaaaaah ! si j'étais psychiatre, à l'instar de celui de Clo, je ferais du pain. Le pain en effet n'est pas un aliment que l'on saisit bêtement avec la fourchette pour le porter tout aussi bêtement à la bouche. Non ! Le pain est espiègle et vivant, bien que toujours posé (sur la table).

Voyez-vous mes amis, la dégustation du pain, ce n'est pas rien. Cela renvoie l'homme d'aujourd'hui, bêtement modelé par des moeurs doucereuses forgées au fil de siècles de galanterie, à sa violence originelle. Croquer dans les miches ravive son instinct carnassier et fait ressortir en lui l'homo sapiens obsedins et parfois même le chasseur cruel des premiers âges de l'humanité.

Je vous suggère, si vous le voulez bien, une petite expérience. Il vous faut une belle miche et quatre mâles en pleine croissance.

Posez la miche sur la table et attendez, tapie derrière une porte tel le lynx à l’affût. Vous verrez le moins haut des quatre - celui qui par voie de conséquence est encore le moins atteint par la perversité de la société actuelle - tourner autour de la table, hésiter, tâtonner, tourner en rond en lançant des petits regards inquiets dans l'angoisse que quelqu'un le surprenne. Mais vous êtes cachée et bien cachée et le petit être encore si pur et si proche de la nature ne vous voit pas. Il bondit sur la miche et plante ses petits crocs dedans avec délectation. Puis l'air de rien, il retourne à ses petites voitures.

Après lui ce sera le tour de ses frères (de 115 à 145 cm au garrot). On a peine à croire, lorsqu’on observe ces deux chenilles se convulser vers la miche convoitée, rampant presque sur la table, s’arrachant au passage quelques lambeaux de chair, on a peine à croire disais-je, qu’elles se transformeront un jour en deux magnifiques papillons radieux voletant avec allégresse.

A ce stade de l’expérience, la miche n’est déjà plus qu’un lamentable bouillamini torturé. Le plus stupéfiant quand on y pense, c’est que cela n’arrêtera pas le quatrième larron, le même qui il n’y a pas si longtemps mesurait 51 cm pour 3kgs5 et qui aujourd’hui vous dépasse allégrement d’une tête et demi qu’il pose délicatement sur la vôtre quand il vous fait un câlin en faisant deux tours de ses beaux bras musclés. Muscles dont tout le mérite revient, justement, à la miche convoitée qu’il engloutit en une bouchée en s’insurgeant contre le fait que ses neveux soient passés avant lui..

Ne nous le cachons pas, mes amis, nous vivons une époque dramatique et sur ce point tous les démographes sont unanimes : jamais encore il n’y a eu autant d’enfants sur la planète. Ce qui signifie que jamais encore le pain n’a couru autant de périls. Et le pire, c’est qu’en dépit de la présence permanente de ces enfants (et plus précisément d’enfants mâles, je tiens à le souligner), du tohu-bohu infernal qu’ils ne cessent de faire depuis des millénaires dès qu’il s’agit de miches, de toutes leurs âneries accumulées dans le but d’y planter les dents et de leur refus obstiné à manger des légumes bios, l’humanité ait pu survivre ; il y a là quelque chose de quasi miraculeux qui me fait louer tous les saints car tel est bien le merveilleux miracle qui se produit sans discontinuer depuis la nuit des temps : les enfants existent depuis toujours, il est même permis de penser qu’ils précèdent les adultes sur terre. Vision vertigineuse ! Imaginez : le machin à peine fini vautré sur votre canapé deviendra immanquablement un ou une adulte au profil impérieux, au fin sourire, un être harmonieusement bâti, responsable, spirituel, conscient de ses droits et de ses devoirs, autrement dit un type comme vous et moi !! (enfin, surtout moi).

Voilà pourquoi, mes chers amis, je n’ai pas hésité un instant à rédiger pour vous cet article si dru en faveur de la défense du pain fabriqué par les psys.

 

12 février 2014

Préférence

doudou doudette

 

 

Suite à l'épisode désastreux du jour où ma cadette a débarqué avec ses trois loustics chez sa soeur (dans 15 m2, donc...), ma fille aînée a décidé de prendre ses neveux chez elle, mais par lot de un.

Le prochain invité aurait dû être le plus jeune de mes petits-fils qui a un problème d'élocution. 

<< Je suis traqueuse de le prendre un week-end >> me dit Adeline, << car je ne comprends rien à ce qu’il dit ! Du coup il s’énerve ! Je le dis à ma sœur et tu sais pas ce qu’elle me répond ? qu’il s’énerve que si on ne le comprend pas ! Mais je-le-comprends-pas !!!!!!! Elle me rétorque que si, je le comprends ! Je sais si je le comprends ou si je le comprends pas, kô même ! Alors je lui dis Mais non je le comprends pas ! Alors ma sœur : "J’en ai marre !! Tout le monde le rejette et en plus on me dit que je fais des préférences !!" Mais c’est vrai qu’elle fait des préférences !! Elle le surcouve ! Est-ce que moi je fais des préférences avec mes chats ? Hein ???? Doudou et Doudette ils ont le même nombre de croquettes, ils ont le même nombre de souris-jouets, et même des fois Doudette elle a un peu plus de baballes pour pas qu’elle sache que je préfère Doudou ! Alors hein !! >>

2 juillet 2013

Une journée de +

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Une journée de plus qui commence, une journée semblable à toutes les autres, "métro-boulot-dodo" pour ceux qui ont la chance d'avoir du travail, et pour les autres souvent un grand ras-le-bol, parce qu'ya pas de soleil parce que ceci parce que cela.. Et pourtant... une journée de plus avec un corps en parfait état de marche, en tout cas c'est ce que je vous souhaite de tout mon coeur ! et pour ceux, je le sais, dont ce n'est pas le cas, des pensées toutes douces de mon coeur volant  fleurs(expression de ma fille aînée ;-))

Vous vous rappelez peut-être que je me suis cassée la margoulette il y a un peu plus de deux mois et que je m'étais ouvert la main, un truc bénin même si casse-pied parce que c'est la main droite, mais ça m'a permis de prendre conscience de tout ce que ma main droite me permet de faire chaque jour que Dieu fait ! et le petit bobo, toujours visible sur ma paume puisqu'il manque encore une ou deux couches de derme, cette petite cicatrice me rappelle tous les jours ce que nos membres valides nous permettent de faire, et tout notre corps qui est pour moi une machine merveilleusement magique ! (surtout quant elle fonctionne bien !)

Une leçon de zénitude de mes petits-fils ce week-end (c'est de famille ;-)):

(l'aîné) ça doit être trop bien de voyager dans le temps !!!!!!

(moi) ah, tu aimerais aller à quelle période ??

(le cadet) à aujourd'hui !!!!!!!

 

❤♥●•٠·˙ Je vous souhaite un très bon aujourd'hui ! ˙·٠•●♥❤

 

P1030339

 

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