silence
Existe-t-il un monde où nous puissions vivre heureux,
un monde entre le monde du silence et celui du bruit .. ?
.
du film "Les enfants du silence"
vu en 1987
Existe-t-il un monde où nous puissions vivre heureux,
un monde entre le monde du silence et celui du bruit .. ?
.
du film "Les enfants du silence"
vu en 1987
Il paraît qu’il faut s’aimer soi-même et rien attendre des autres, c’est très laid, c’est vilain, c’est de l’exploitation de l’altérité, on a tout ce qu’il faut en soi pour être heureux et même archi comblé. Alors après évidemment c’est pas la peine de venir se plaindre qu’on aime en recevant pas grand-chose en retour, même pas le minimum syndical, (on croyait que l’amour c’était ça : un partage), vu que même si on a l’impression d’aimer plein de gens, et/ou d’aimer de tout son petit coeur, ben on s’illusionne, c’est pas du bon amour, puisque ce qu’il faut c’est s’aimer soi, soi ôôôôôô rien que soi.
D’ailleurs si on s’aime pas soi paraît il qu’on peut pas aimer les autres. C’est dire si on se leurre !
Bon le truc, c’est que ce genre de questions, on ne se les pose que quand on ne se sent pas aimé.
Quand on est aimé, on s’en fiche pas mal de s’aimer soi même, puisqu’on est déjà aimé.
Bien. Récapitulons :
- on ne peut aimer les autres que si on s’aime soi-même.
- on s’aime soi-même que si on est aimé.
- on est aimé que si les gens qui nous aiment ont été aimés eux aussi.
- les gens qui nous aiment n’ont été aimés que s’ils s’aimaient eux mêmes.
- ces gens s’aimaient eux-mêmes que s’ils avaient été aimés.
Bon. Tout cela me semble bien aléatoire, et je préfère encore dire comme Jacques Brel,
aimer,
même trop,
même mal,
tenter,
sans force
et sans armure,
d’atteindre
l’inaccessible étoile ..
Toutes les catastrophes procèdent de nous mêmes. Et pourquoi est-ce la guerre ? Peut-être parce que j'ai parfois tendance à enguirlander mes semblables. Parce que nous n'avons pas assez d'amour en nous, moi-même, mon voisin, tout le monde. Et l'on peut combattre la guerre et toutes ses séquelles en libérant en soi l'amour, chaque jour, à chaque instant, et lui donner une chance de vivre. On ne saurait être trop relatif dans ce que l'on exige des autres, ni trop absolu dans les exigences que l'on s'impose à soi-même.
Etty, 28 mars 1942
ceci en réponse au comm de Clo, ici.
Je vous laisse, faut que je me mette aux fourneaux
(j'ai entendu un ricanement, ou bien ?) .. car aujourd'hui seulement mes petits fils viennent voir ce que le Père Noël a apporté ici, vu que la semaine dernière Mamy Noël était very malade (152° de fièvre).
(ça, c'est la tête de mon gendre qui, comme dit mon fils,
n'est toujours pas habitué à ma manière de cuisiner)
Gros bisous à tous et à toutes
et passez une belle semaine !
Il me dit : " pot dcolle, exquise enquiquineuse, mitrailleuse qui me harcèle de remarques désobligeantes !"
Il me dit : "je t’aime bien mais alors tu fais rien pour !"
Il me dit : "tu es si vivante que tu mérites d’être heureuse, quand la vie fait mal, ne sois pas timide, appelle moi .."
Elle me dit : " tu sais écouter, rassurer, prendre du recul. Tu es une mère géniale ! "
Elle me dit :" accepte-toi, élimine le bruit, accepte le silence, va au fond de toi, trop de sécurité tue, trop d’angoisse disperse"
Elle me dit :" tu te laisses trop faire "
Il me dit :"le bisou que tu m’as donné hier, il est resté au fond de ma poche, il est encore tout chaud, j’aime bien"
Il me dit :"je me suis perdu au fond de tes yeux, je ne trouve plus la sortie"
Il me dit :"Tu es trop gentille"
Elle me dit :" Tu es trop gentille"
Il me dit :"Tu es imbattable dans la distribution des bisous !"
Elle me dit :" pourquoi tu ne dis jamais rien ??"
Elle me dit :"tu te juges drôlement sévèrement. Maintenant faut que t’arrêtes !"
Il me dit :"J’aime tes yeux qui disent oui quand toi tu dis non"
Il me dit :"ton erreur est peut être de te diriger vers des personnes qui ne peuvent recevoir, par peur, et alors ton amour pour ces personnes te détruit"
Il me dit :"tu es ma musicienne des sens, du rythme et de la démesure"
Il me dit :"Nad au singulier tellement singulière"
Il me dit :"Tu sautes sur tout ce qui bouge"
Elle me dit : "tu aimes le passé intensité et le futur compliqué"
Il me dit : " t'es vraiment spéciale, comme mère"
Elle me dit: "C’est souvent sur l’aînée que pèsent les souffrances"
Elle me dit : " il faut que tu acceptes que tu écris dans un style particulier qui n’appartient qu’à toi, oui oui ! Et que tu danses en faisant ta vaisselle, c’est pas très intellectuel mais de toutes façons il faut que la vaisselle soit faite ! "
Il me dit : " pour l’impulsivité de son aîné, ta fille devrait t’attaquer en justice, ce serait plus rentable ! "
Il me dit : "Toi si discrète, si passionnée, à qui tout se raconte ou bien se pleure"
Elle me dit : "tu es givrée ! ma Neige est givrée !"
Elle me dit : "tu as fait sortir de ma mémoire des images oubliées, tu m’as rendu une part de moi, je m’étais desséchée et tu me rends l’imagination "
Il me dit : "j’aime tes yeux"
Il me dit : "je les aime parce qu’on dirait toujours que tu es perdue"
Il me dit :" tu as toujours une pensée pour tes amis ! "
Il me dit : "tu as l’humour de la désespérance"
Elle me dit :"tu n’as pas l’air trop bien dans tes pompes toi aussi, on pourrait former un club ?? "
Il me dit : "tu me fais penser à un François Villon moderne"
Il me dit :" tu me parais meurtrie par tant de choses, dommage que tu me prennes pour un cinglé .. ya des gens qu’on ne devrait pas rencontrer sous peine de craquer "
Elle me dit : "tu pars ailleurs avec des mots, ils sont puissants tes mots "
Il me dit : " ça sentait la vanille et cette odeur m’a fait penser à toi "
Il me dit : " Tu n’arrêtes jamais de poser des questions ? "
Elle me dit : " aurait pu être le titre du dernier poème de Prévert, qu’on aurait lu avant de fermer les yeux sur un visage attendrissant "
Et à vous,
que disent-ils ??
j'ai fermé les yeux ... .. longtemps longtemps j’ai fermé les yeux comme si j’étais aveugle et quand je les ai ouvert je vous ai vu vous qui êtes seul ce soir alors que c’est Noël ATTENDEZ ! ne partez pas .. prenez un rire ! prenez au moins un sourire ! une brassée d’amour ? un peu d’horizon ?
je vous en prie
attendez au moins que je vous fasse
un gros câlin ..
Chers amis nonos et nounounes,
j’évoquais hier une amie qui me surnommait Neige. Elle ajoutait même que sa Neige était givrée. C’est vous dire si elle était lucide affectueuse. D’ailleurs, ça me rappelle un truc : un jour, (quand j’étais encore jeune et belle) je lisais un ouvrage dont le titre vous dira sans doute quelque chose : les Kâma Soutrâ.
Les Kâma Soutrâ, tout le monde le sait, sont une œuvre à vocation éducative.
Sauf que d’après l’auteur, les femmes n‘ont pas à les étudier (faut dire qu‘elles ont déjà fort à faire avec l’apprentissage des soixante quatre arts qui feront d’elles d’exemplaires épouses - et je vous cite au hasard et dans le désordre : la calligraphie, la numismatique, les tours de magie et la stratégie militaire).
J’avais décidé ce jour là de tester un morceau de Kâma Soutrâ. J‘en avais donc pris un au hasard :
"Il existe quatre étreintes de l’union sexuelle : la première, l‘enlacement de la liane, consiste pour une femme à étreindre l’homme ainsi qu’une liane s’enroule autour d’un shâl, à approcher sa bouche de la sienne pour lui donner un baiser en prononçant le petit son "sît" et à l’embrasser en le regardant amoureusement."
Je m’étais donc mise en position : debout, les pieds fermement posés sur le sol, écartés à la hauteur des hanches. J’avais placé mes mains l’une contre l’autre dans la position de prière, les pouces touchant mon sternum au milieu de ma divine poitrine.
Après quoi j’avais puraka (inspiré), ensuite antar-kumbhaka (retenu ma respiration), puis recaka (expiré) et enfin bahya-kumbhaka (re-retenu ma respiration).
Pff, allez vous dire, ça se voit que c’est pas des trucs de chez nous !
Que je vous explique : le diaphragme ressemble comme qui dirait à un couvercle sous lequel on emmagasine les émotions. Bilan : au lieu d’être super cool pour faire des papouilles à notre homme, si on purakait pas on se contracterait et on racrapoterait.
Ce qui serait navrant, vous en conviendrez.
Donc cette respiration aide à restaurer la souplesse du diaphragme et supprime les obstacles à la circulation de l’énergie.
C’est cette force vitale circulant enfin qui permet qu’en plein ananda on puisse s’écrier :
encore encore encoooooooooreeeeee !!
ouiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!
Heu.
Pardon.
Je voulais dire, c’est cette énergie vitale qui permet de s’écrier : sîîît !! et même, dans certains cas extrêmes : Doïïïïng Doïïïïng Doïïïïng Doïïïïng !!

C’est marrant comme jeu, isn’t it ?
Bien.
Poursuivons.
"..la femme pose un pied sur les pieds de son amant, le deuxième sur une de ses cuisses, enroule les deux bras, l’un dans son dos, l’autre autour de ses épaules, se penche en roucoulant et murmure le son " sît" comme si elle désirait grimper à lui pour recevoir un baiser."
Alors là, je vous l’avoue sans détour, une question m’avait taraudée :
doit-on aller jusqu’à roucouler ?
Après tout, nous le savons de source sûre, rien ne s’arrête. Chaque moment est unique, avec ou sans roucoulement. Notre mental est en fluctuation continuelle (je ne rentrerai pas aujourd’hui dans le détail de la fluctuation continuelle du mental des nounounes, voire des nounounes en manque (N.E.M.) qui est une situation bien spécifique).
Donc, qu’avions nous en ce merveilleux jour de testage de Kâma Sûtra ?
une femme debout (moi), les mains jointes, les pieds écartés, les paupières délicieusement baissées, les émotions relâchées, ce qui permettait à cette femme de se laisser aller à émettre quelques soupirs d’anticipation, suscitant aussitôt chez son homme qui venait de rentrer de sa dure journée de labeur, le même à qui elle prévoyait de faire des papouilles qui ne figuraient même pas encore dans les Kâma Sûtra parce qu‘elle avait bien l‘intention de les inaugurer, oui cet homme donc, attiré par des Doïïïïng Doïïïïng Doïïïïng Doïïïïng !! extrêmement prometteurs, son hooooooomme, son chou à la crème - chou à la crème étant utilisé ici de manière représentative toute relative puisque n’ayant que peu de rapport avec la réalité (quoique même la réalité soit relative puisque tout l’est) (purée, toulèèèèèèèèèè, alors là je suis définitivement perdue ! où est le début de la phrase ??) enfin bref, le cher chou, comme saisi d’une mini-attaque, était resté accroché à la poignée de la porte, les yeux écarquillés et la bouche itou.
Sans pouvoir bouger.
De stupeur.
Que dis-je, de stupeur :
d’émerveillement.
L’espace d’une seconde, il m’avait semblé lire dans ses yeux ..
Elle. Est. Complètement.
Givrée.
mon ami est comme l'écorce autour d'un arbre il me réchauffe comme le soleil un jour d'hiver il me rafraichit comme l'eau dans la chaleur de midi sa voix est vive comme un oiseau de printemps il est mon ami et je suis son amie Emily Hearn * ya quelques années, j'ai eu une amie qui m'appelait Neige. J'ose espérer que c'était en rapport avec mon prénom et pas parce qu'elle me trouvait froide :-) (en fait je sais bien que c'était un surnom affectueux, c'est juste qu'elle devait avoir le même genre de logique que Fazou (tu sais que j'ai toujours pas compris ce que tu m'as dit quant on était dans le Sacré Choeur ? mais je désespère pas de comprendre un jour..l'année prochaine peut être ?) Bon, pour finir, une photo pour Clo : il est vraiment pas content, on lui a fait un tatouage sur la tempe !
Pour changer un peu des Père Noël et autres Saint Nicolas, ma fille a proposé à ses garçons de les emmener voir Olentzero. Sans doute vous demandez-vous avec un intérêt non feint qui est Olentzero ? Je vous aurais bien mis la vidéo racontant la légende de ce personnage que j’ai trouvée sur le net, mais c’est tout en basque .. Alors je vais vous narrer les grandes lignes. Il y a très longtemps vivait dans les profondes forêts du Pays Basque une très belle et très blonde fée. Un jour qu’elle se promenait comme ça dans les montagnes, elle s’arrêta pour brosser ses longs cheveux (ben oui quoi, toutes les fées font des pauses pour se coiffer pendant leurs balades, surtout les fées basques, c‘est bien connu) lorsque soudain, elle vit quelque chose bouger dans les buissons. Elle se pencha avec grâce (parce que non contente d’être belle et blonde elle était aussi gracieuse, le monde est vraiment d’une injustice !) et vit que c’était un bébé homme.. Elle se demanda ce qui pouvait bien pousser les humains parfois à commettre des actes aussi cruels que d’abandonner leur bébé.. elle le prit alors dans ses bras et l’emmena jusqu’à une maison à l’orée de la forêt où vivait un couple sans enfants. "ils seront très heureux de voir cet enfant et prendront bien soin de lui" dit la fée, et elle laissa le petit garçon devant leur porte, non sans l’avoir auparavant généreusement oint des dons de Force, de Courage et d’Amour. Et c’est ainsi qu’Olentzero grandit dans ces magnifiques montagnes, choyé par le vieux couple qui, comme l’avait prédit la fée, l’aima comme si c’était son fils. Hélas hélas tout a une fin et un jour ses parents moururent, le laissant seul et triste.. C’est comme ça qu’il se dit, tiens et si j’aidais plutôt les autres au lieu de me lamenter ? Comme il était super doué, il s’est mis à fabriquer des joujoux en bois pour les orphelins, et c’est ainsi que petit à petit il se tailla une super réputation de mec hyper sympa qui distribue des jouets et raconte des histoires aux enfants. Las ! Un jour, une tempête terrible s’abattit sur les montagnes et sur la ville, et notamment un éclair vint embraser une maison. N’écoutant que son bon cœur, (je vous rappelle qu’il avait les dons de Force, Courage et Amour) Olentzero entra sans hésiter dans la maison en flammes pour sauver les enfants qui y étaient, terrifiés. Mais juste au moment où il les sortit du brasier, pas de bol il se prit une poutre sur la tronche. Il en vit trente six chandelles et son cœur beau et fort s’arrêta. Tout le monde se mit à pleurer, un truc de folie et tout ça aurait été d’une tristesse sans nom si brusquement, de la fournaise n’avait jailli la fée qui avait trouvé Olentzero bébé. Elle se pencha sur lui et de sa voix douce (eh oui.. elle a aussi la voix douce. Vous êtes comme moi, consternés par tant d’injustice) elle lui dit : "Olentzero ! Olentzero ! Tu as été un homme bon, loyal et aimant, tu as passé ton existence au service des autres et tu as même donné ta vie pour sauver ton prochain. Je ne veux pas que tu meures. À partir de maintenant tu fabriqueras des jouets pour les enfants de cette ville et de tout le Pays Basque " Et c’est ainsi que chaque fin d’année, Olentzero visite chaque ville du Pays Basque pour apporter cadeaux et jouets.. PS. Certaines personnes ne croient pas en l’existence d’Olentzero. Mais un vieux proverbe basque dit : "tout ce qui a un nom existe, si nous croyons en son existence". et toc ! Bon, alors c'est ici que ça se passe, à la Maison Basque de Paris (qui en fait n'est pas à Paris mais à St Ouen dans le 93) après des jeux, des chansons, des contes, de généreuses distributions de bonbons, voici Olentzero !!! le dessin que l'aîné de mes petits fils a fait d'Olentzero .. .. et le mot que le cadet a signé (c'est ma fille qui l'a écrit, comme elle dit pour parler basque c'est pas dur faut juste mettre des x partout :-)))
L’âme nous emporte parfois comme les flots d’une cascade. Elle subit les effets de la météo ambiante, les influences de nos courants sous-marins, invisibles et profonds, tantôt le calme plat, tantôt la tempête qui gronde. Elle subit nos marasmes, à l’origine mystérieuse.
Quel est cet abattement ? Pour qui, pourquoi ce gémissement intérieur ? Les raisons semblent énigmatiques.
La réponse au "pourquoi ?" de l’âme n’est souvent qu’un autre "pourquoi ?"
Et si, au lieu que la vie nous conduise, nous conduisions notre vie ?
Si au lieu de chercher la réponse au "pourquoi" de l’abattement, nous la cherchions au "pourquoi" de l‘attachement ?
Si nous posions notre regard, et que notre regard pausé nous apporte la paix ?
alors la paix, peut être, nous conduirait-elle à la Joie ?
28 mars 2007
Certaines de mes nouvelles visitrices pas encore familiarisées avec Aaaaaaaaaaaaaaaaah. Comment dire ça avec des pincettes (vu le nombre de nounounes qui lit ce blog). En fait je crois que la principale caractéristique de la Nounoune, c’est sa grande, son incommensurable Le drame, c’est qu’on apprend à la Nounoune tout à rebours de sa nature. On commence par vouloir lui fourrer dans la tête une foule d’idées totalement abstraites et inutiles, comme la vacuité, le vide et le remplissage du vide. Alors que la voie douce de sa Nature toute entière l’appelle, (la Nounoune est par définition d’une extrême gentillesse), on l’occupe de concepts qui n’ont aucun sens, puisque les sens ne viennent qu’avec les idées, et que les idées ne viennent qu’en partant des objets si touchants qu‘on les touche. "le réel", explique Dickou, "est une projection de l’intérieur vers l’extérieur. Par exemple, c’est la main qui donne sa forme au gant, et non pas le gant qui donne sa forme à la main. Le gant n’existe que parce qu’une main l’a désiré. Est-ce que tu peux imaginer une seule seconde un Univers où il y aurait des gants (flottants dans l’espace) mais pas de main ?" Ainsi parlait Dickou du gant. Du gain pour nos amies québécoises. Et là je m’insurge. Ce n’est pas la main qui donne sa forme au gain, c’est l’amant ! et encore ! à condition de le désirer souvent ! Un gain flottant sans amant, impensable en effet. Mais comment remplir le vide ? Avons-nous, pauvres nounounes, l’expérience du polyremplissage ? C’est en tout cas la question que se pose Mifa, comme en témoigne la photo ci-dessus que j’ai l’honneur et l’avantage de vous présenter en exclusivité.les échanges de fou la convivialité qui règne ici, me demandent ce que c’est qu’une nounoune.naïveté fraîcheur d’esprit.
Sa bouche près de mon oreille, ses chuchotements,
ses chuchotements me rassasient, me donnent des forces,
me forcent à cheminer avec joie
cette joie de sa voix qui me garde, me regarde et me rejoint
sa voix tient les commandes
sa voix ma compagne m’accompagne
sa voix me nourrit de ce qui me fait vivre
me met debout m‘aide à marcher et je me mets en route sur le chemin
sa voix grave se grave en moi, elle m’imprègne et me préoccupe,
elle m’occupe et ses mots s’occupent de mon âme
et sa voix à lui qui glisse forcément, inévitablement
autour de mon cœur prisonnier
Dis-moi mon cœur ce qui te fait battre
dis-moi ce qui te fait vivre et je te dirai pourquoi tu frémis
tu frémis comme ma peau lorsque ses mains la touchent
ses chuchotements je les ai gravés sur mon âme
26 février 2007

J’ai l’honneur et l’avantage, mes chers amis, de vous annoncer qu’il y a une nouvelle photo dans mon album, il s’agit de
tadaaaaaaaaaaam (roulement de tambour)
Oui, je sais ! Mamalilou, Isa, Fazou, Youyou, Mifa, vous en pouvez plus d’impatience d’y figurer aussi ! ou encore ! voire les deux !
mais je vous en conjure mes amies ! ne poussez pas ! un peu de tenue zen, que diable ! yaura de la place pour tout le monde !
PS Bérangère, comme je ne voudrais surtout pas te traumatiser gravement avec le clip sur le yoga que j’ai mis hier soir, je t’invite à lire ce qui suit (c’est-à-dire ce qui précède) pour que tu puisses constater à quel point je ne suis qu’une yoggueuse- (yoggui ?..) comme toi et moi ..
Depuis quelques temps, j’ai des cours de yoga à rebondissements. Tout a commencé le jour où, sur la respiration profonde, je me suis mise à verser des torrents de larmes. La chose m’ayant pris de court, je me suis tout d’abord contentée d’éponger. Les fois suivantes, j’ai essayé de faire ce que je faisais pendant les cours de yoga avant, c’est-à-dire résoudre de tête des exercices d’algèbre. Je voulais rembobiner le temps, revenir au moment de mes croyances sécurisantes (mais limitantes), de mes convictions Superrempart Antibobos. Mais en moins de trois équations, je me suis fait mourir d’ennui. En plus j’étais aussi détendue qu’une pizza surgelée. Il y a peu, quelqu'un en qui j’ai confiance m’a dit "les adversaires c’est ce qui nous déchire de nous-mêmes et des autres, ce qui nous fait vivre renfermés au lieu de nous permettre d’être spacieux". "déchire" est un terme tout à fait approprié. En ce moment j’ai l’impression de me craqueler, ce qui est très moyennement fabuleux. Pour en revenir à mon cours, après le départ des autres élèves ma prof est venue me demander pourquoi mon visage avait cette couleur bleue si seyante ? Aurais-je par hasard un problème avec la respiration ?? A ces mots les miens ne se sentent plus de joie et se mettent à jaillir, entraînant les siens, elle me conte un peu son parcours, un peu sa vie, et voilà qu’elle prononce le mot " émotion". Non pitiéééé ! pas les émotions ! Pas ces saletés d’impulsivité, impatience, colère !!! pas d’engouement, de folie, d’affinité, de sympathie, de confiance !!! pas de curiosité, d’émerveillement, de bouillonnement intérieur, d’allégresse !!!! pas d‘explosion de joie ! pas d‘explosion de tristesse ! Pitiééééééééé non !! Interloquée elle me regarde avec son doux sourire, " quelle chance tu as !!" ( ma prof a une notion très personnelle de la chance) (point de vue humour j‘en vois un avec qui elle s’entendrait bien) " Puisque tu te mets en colère.." poursuit-elle " cela t’évite d’être furieuse contre toi d’avoir contenu ta colère, penses au nombre de gens qui n’extériorisent pas, qui ne bougent pas, jamais ! Toi, tu évacues tes émotions et cela t’empêche de les subir." Ah non, je ne suis pas d’accord ! je ne maîtrise rien ! je ne gère pas ! je fais n’importe quoi ! " bien sûr que non tu ne fais pas n’importe quoi, tout ce qui nous arrive nous l’avons choisi." Choisi ? Tu crois vraiment que j’ai choisi de passer mon temps à commettre des maladresses ou à exploser de rire comme une demeurée ????? " Même si tu exploses de rire comme une demeurée, comme tu dis, c’est ton moi émotionnel, c’est-à-dire ton moi le plus profond qui s’exprime." Rire comme une demeurée c’est mon moi le plus profond ? waouh, comment ça me réconforte ! "Nos émotions sont ce qu’il y a de plus vrai, de plus authentique en nous. Il ne faut pas retenir ses émotions, il faut vivre ce que l’on a à vivre " Qui peut m’expliquer pourquoi le mot " vivre" m’a déclenché un fou rire ???? "je préfère que tu pleures pendant mes cours ça fait moins de bruit " Plus compréhensive, comme prof, tu meurs. et après, on se demande pourquoi chui bleue 1er février 2007
J’allais vous parler d’Olentzero, où je suis allée avec ma fille et ses fils hier, quand j’ai lu cela :
"Trop souvent, ici et là, regardant le monde tel qu’il nous apparaît, nous refusons de croire qu’en tout être réside, fondamentalement, LA BONTE."
Ah..
Jme rappelle d’un soir où mon fils m’a demandé de bien vouloir relire les réponses au devoir qu’il venait de faire, qui portait sur les tortures pratiquées sur des enfants pendant la dernière guerre mondiale.
J’ai d’abord lu l’article sur lequel devait travailler mon fils, et je n’ai pas réussi à la première lecture à lire jusqu’au bout tellement je pleurais.
Je m’y suis repris le lendemain, ou le surlendemain peut être je ne sais plus, pour lire que ces enfants étaient utilisés pour des expériences, et ensuite on les accrochait à des crochets de boucher où ils finissaient de mourir.
Alors moi je veux bien qu’en tout être réside de la bonté.
Mais cette bonté n’est peut être pas celle à laquelle je pense.
Et je ne parlerai pas plus de tous les autres points qui me font douter de la bonté humaine.
À commencer par mon attitude, bien entendu - je peux être un havre de tendresse autant que violente, intolérante et jugeante (la preuve).
Moi ce que je me pose plutôt comme question, c’est POURQUOI il faudrait absolument trouver de la bonté là où il n’y en a pas ?
Où c’est bon de violer un enfant par exemple ?
Où c’est bon de découper quelqu’un (ou des animaux) en rondelles pour faire des expériences sadiques ?
À quel titre faudrait il y trouver des circonstances atténuantes ?
C’est comme quand jme disais "mon père me tapait dessus, mais c’est pas de sa faute, (alors là, je listais intérieurement tous ses malheurs) et puis, il pensait bien faire ..c’était pour mon bien" (enfin, en supposant que c’est pour le bien d’une petite fille de vivre dans la terreur de se prendre des volées de baffes sur la figure pour des raisons totalement incohérentes).
Ah non décidément, je ne suis pas bonne..
Chers amis, chères nounounes,
et vous qui êtes ici avec le secret espoir d’atteindre la zénitude,
mille pardons bonjour !
Depuis environ trois ans que je blog trotte, force m’est de constater que je croise régulièrement des nounounes mais que - tenez vous bien - elles ne savent pas qu’elles en sont !
C’est pourquoi il m’a paru urgent et même quasiment indispensable de partager avec vous une étude hautement scientifique (le sujet étudié c’est moi-même, c’est vous dire si l’étude est fiable !) que certaines d’entre vous connaissent déjà pour y avoir activement participé (je dirais même qu’elles y ont donné le meilleur d’elles mêmes, et Dieu sait que le meilleur de la nounoune, c’est pas rien !)
Bien.
Alors avant tout, je tiens à rappeler à l’intention des sceptiques et des persifleurs que l’homme est le produit le plus abouti de l’évolution, et que ce qui fait l’homme, c’est la femme. C’est comme ça, c’est une vérité qu’il convient d’admettre, même si c’est vrai.
En même temps, c’est un peu le principe de la vérité.
Bon maintenant je lève le voile sur les innombrables mystères de la nounoune, qui partage indiscutablement avec la femme des similitudes troublantes. Faut dire qu’à la base, la nounoune est une femme. Ceci explique cela.
1) comment reconnaît-on la nounoune ?
On la reconnaît, parait il,
.. à son allure vaguement abandonnée, comme si elle était appuyée sur quelqu’un ou comme si, plutôt, elle pouvait prendre n’importe quelle position (attention, cette particularité ne s’applique pas à son cerveau, qui au-delà d’une certaine dilatation, fait splash ! )
.. à son allure, disais je, de "bab cool" des années 2000, de "post soixante huitarde" très très post (voire de Whiskas en gelée quand elle vient de lire un truc sur la vacuité)
.. à son visage qui a l’air crétin gentil, d’ailleurs elle sourit tout le temps, à tout le monde, les femmes trouvent ça louche et les hommes se méprennent, trop bonne trop .. heu, enfin, nounoune quoi !
.. à son regard rêveur, un peu absent, oui enfin bon, en ce qui me concerne disons les choses comme elles sont : carrément barré ailleurs, d’où des insinuations aussi injustes qu’inexplicables, il va vraiment falloir que t’arrêtes de boire, qu’est-ce que t’as encore fumé ? et patati patata alors que je ne bois jamais d’alcool, rien, que couic, je ne fume jamais d’orties séchées, tout chez moi est naturel, on pourrait même dire, inné, méminé ! ceci dit, pas la peine d’en faire tout un plat ! que la méchanceté et la laideur restent dans le flou !!! que mon regard reste tourné vers l’intérieur !!!!! (faut dire aussi qu’à l’intérieur ya vraiment de quoi faire)
2) vacuité, impermanence et lungtisme : la nounoune à la limite de l’extrême.
La particularité de la nounoune est de ne rien comprendre. Ou de comprendre, mais on ne sait pas quoi. Et pas tout de suite. Et on ne sait pas pourquoi. En tout cas ça n’a aucun rapport. Elle-même ne sait pas ce qu’elle a compris. Les autres non plus. À vrai dire, c’est l’ampleur du décalage entre vision, interprétation et compréhension qui fait la nounoune. Chez moi, ce décalage relève du gouffre et dans certains cas, il empire.
Oui, c’est possible !
Avec la nounoune, tout est possible !! c’est ça qui est beau !!!
3) la nounoune et la vacuité : une complicité de longue date.
La nounoune a un autre signe distinctif : personne ne la comprend. Même pas elle. Normal, puisqu’elle ne comprend rien. Cela génère un sentiment de solitude absolu (pourquoi moi ?? pourquoi maintenant ??? pourquoi la vacuité est elle si vacui ?? pourquoi, ôôôôô pourquoi ?????)
Ce qui fait que les nounounes ont tendance à se rassembler.
On pourrait aussi dire qu’elles s’attirent, comme la puce vers le chien.
***
Dans le post suivant (c’est-à-dire le précédent) quelques illustrations issues de mon album personnel.
(moi)
Là sur cette photo on m’a parlé de rien de spécial, donc je suis zen de chez zen. Cool. On voit d‘ailleurs bien mon air enjoué mais néanmoins paisible, dans l’innocence totale de ce qu’est la vacuité, et mes superbes cheveux. N’est-ce pas fabuleux ?

(encore moi)
Alors sur celle là, Lung Ta vient de me parler de l’impermanence. Du coup, ça m’ ébranle, évidemment. Je soupçonne un fond de cruauté qui sommeille en lui.
(Diane du Québec)
Portrait réalisé par son joint, un jour qu’il a essayé de lui expliquer la vacuité. D’ailleurs, on voit bien le questionnement qui l’agite :"la vacuité ? C’est tsu résolumint tellmint kèkchoèz, mais kouaèè ?? "
(Brie)
Par solidarité sororale parce qu’en vrai ma sœur n’en est pas une ! (nounoune, pas sœur). Elle est même l’exact contraire (pas sœur, nounoune) ! Mais on lui pardonne (elle amène la bière)
(Clo)
Je la suppute d’avoir profité de la débandade générale qui sévit par ici pour s’être glissée parmi les nounounes, l’air de rien. Jvoudrais bien être une nounoune aussi fine qu’elle !!
Mais bon, admettons.
Alors, nous avons aussi :
la nounoune à ses heures
Sylvie, nounoune de yourte
Isanoune
Fazounette
Youyou
Ariaga
N.B. il peut arriver que la nounoune ne soit pas une femme !!!!! C’est assez exceptionnel, mais ça s’trouve !
Dans ce cas, la plupart du temps, c’est un homme (finement qualifié de "nono").
J’en ai trouvé un exemplaire :
(quoique jme demande s’il ne joue pas les nonos uniquement pour s’immiscer (arf arf) entre les nounounes ?)
Bon, je plaisante ! Faudrait vraiment être nono pour faire ça !!
En fait il veut juste appréhender la nounoune de façon ludique. À moins qu’il ait décidé de tester définitivement son aptitude à rester zen ????
PS du NB : maintenant que cet article vous a ouvert les yeux, mes amies, je sais que vous vous languissez de figurer in my personal alboum, et je vois trépigner plus particulièrement Mifa, Mutti, Mamalilou, Isanoune (sans le masque de plongée), Ariaga (de face), Fazou (sans paraplou)..
et maintenant : Édith et Éléna !!!
alors, ôôôôô mes sœurs en nounounisme, sachez que cet espace est le vôtre !!! vous pouvez donc sans craindre de faillir m’envoyer vos images !
J’adore prendre le train. D’abord, le train, c’est zen. C’est pas un moyen de transport qui nous fait nous énerver, on n’est pas là à jurer comme un charretier parce que l’autre devant n’avance pas ou n’a pas mis son clignotant, remarquez moi je ne jure jamais et en + je conduis pas ..;-) Alors voilà, je suis là, assise, bien tranquille. Le train s’arrête et absorbe le flot des personnes qui montent. C’est quelque chose d’infiniment coloré et enrichissant. J’adore ça. Les gens arrivent, je les observe pendant qu’ils tournent la tête d’un côté, de l’autre pour choisir la place où ils vont s’asseoir. Je n’ai pas autant que mes filles la faculté de parler avec aisance à des inconnus, alors je souris, tout simplement, et quand je reçois en retour un sourire cela me fait du bien. J’aime regarder, humer les senteurs, l’eau de toilette du monsieur, les effluves délicieusement parfumées de la dame, l‘odeur de "frais " que dégagent les ados. J’aime bien les ados, leur air fatigué, leur nonchalance, comme s’ils n’avaient pas envie d’être montés dans ce train, comme s’ils n’avaient pas non plus envie de s’asseoir, pas plus envie de se lever une fois qu‘ils sont assis, en somme pas envie d’être là et pas envie d’être ailleurs, ils sont dans leur bulle.Témoin une conversation (on dirait qu’ils sont seuls dans le wagon): (la fille) je suis une championne de sport ! (le garçon) t’es trop une tasse-pé toi de dire que t’es une championne de sport en bre-cham, ouaich ! (la fille) comment tu me vénères !j’ai pas dit en bre-cham t’es ouf toi ou quoi ? (le garçon) ah bon parce que les keums i’vont dire c’est che-lou celle là qui dit qu’elle est championne de sport en bre-cham ! Lorsque j’étais toute jeune, ma curiosité étant déjà intarissable, j’observais à loisir, sans égard pour l‘autre. Et puis petit à petit j’ai compris à quel point être observé peut mettre mal à l’aise, voire prêter à confusion. Une fois, alors que je descendais du train, un homme m‘emboîte le pas et me propose un café. Il ne voulait plus me lâcher. C’était flatteur sans doute, à moins que. Bon. Ça m’a fait réfléchir. J’ai appris à décoder les gestes, les postures, bon ceci dit je n’ai aucun mérite, je suis née "chez ces gens là" (vous savez, ces gens là chez qui on cause pas mossieu, on cause pas ..). Je regarde la femme qui s’est assise en face de moi, sa bouche est enduite d’un rouge à lèvres auburn et luisant, elle porte une jupe très courte, elle a des jambes superbes. Elle est belle, j’ai envie de la regarder. On échange un sourire, quelques mots, puis d‘un coup, elle recule son buste contre la banquette, elle baisse la tête, cherche son portable, le trifouille, n’appelle personne, repose son portable, se mord la bouche, regarde le sol.. Je sais à ce moment que mon regard est devenu pesant. Je fixe alors mon attention sur la voie ferrée qui défile, je me concentre sur elle et comme me l’a expliqué quelqu'une que je ne citerai pas, j’essaie de me vider l’esprit. J’ai lu récemment dans un bouquin que ce petit exercice hypnotique s’apparente à la méditation. Or, je le fais tout le temps quand je suis dans le train. Donc, sans le savoir JE MÉDITE !!!!!!!!! Waouh !! Oui, vraiment, le train, c’est zen. Eh, les gens ! Je vous aime ! (Mifa, c’est de ce texte dont je te parlais dans la réponse à ton comm) c'est le grand chambardement dans ma gare en ce moment, ils font des travaux et yen a encore pour des mois.. mais bon après ça sera super chouette et surtout super pratique pour les handicapés !