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le blog de Ambreneige
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30 mai 2009

les cats

Lorsque mes enfants partent en vacances, nous avons l'immense privilège de garder leurs deux chats.

(mon fils) Big Mama ??? c'est quand qu'on garde les cat ?

(moi) quels 4 ???

(mon fils qui hausse le ton, pensant sans doute que mon grand âge m'a rendue sourde) c'est quand qu'on garde les CAT ????

(moi) aaaaaaaaah !!! les catS !!!!

(JB, consterné d'avoir une mère aussi bornée) t'es trop che-lou Big Mama !

c'est quand qu'on garde les DEUX ?????

les_chats

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27 mai 2009

la gomme

Mamy16_ansLe passé a toujours beaucoup compté pour moi. Je n’étais encore qu’une petite fille que je me languissais déjà devant les photos jaunies, essayant de leur faire livrer leurs secrets.

Je sais, ça peut paraître saugrenu de chercher des informations sur des situations qui se sont déroulées tellement d’années avant que je naisse. Mais appréhender l’histoire de l’autre permet de rentrer en contact avec lui, même (surtout ?) quand "rien n’est dit". 1DSCN5589Cela génère des émotions, et les émotions sont un langage universel qui nous relie soit de manière superficielle (par exemple, une naissance a lieu et on se réjouit) soit de façon beaucoup plus intime (on est "rentré" dans la personnalité de l’autre et l’on sent tout ce que cette naissance recouvre, comme si on était "à sa place" ).

Tout ce qui nous arrive, on a besoin de l’expliquer, de le contrôler, que ce soit de manière consciente ou inconsciente. Et parce qu'on a ce besoin, on ne peut pas concevoir un développement purement individuel. On est toujours pris dans des relations avec les autres, quelque soit le contexte dans lequel on vit.

Par exemple, la violence dont ma sœur et moi avons été l’objet n’était pas qu’une simple perception des sens. Il y a eu production d’images, d’émotions, d’expressions non verbales. En lien avec cette violence et avec le sens que nous lui avons donné s'est mise en place toute une symbolisation qui a généré des croyances (je prends l'exemple de la violence mais c’est pareil dans n’importe quelle autre situation, donc aussi dans les situations où l’on ressent du plaisir).

Par ailleurs, je suis intimement persuadée que nous venons au monde avec une "mémoire" de situations vécues à une autre époque dans les générations précédentes. D’ailleurs je pense que c’est cette conviction intime qui m’a poussée très jeune à me pencher sur mon histoire généalogique. J’en suis d’autant plus persuadée que la naissance de chacun de mes enfants a réveillé des symptômes corporels et des comportements en relation avec des situations que mes recherches généalogiques avaient révélées (malgré les non-dits et les secrets de famille) et qui pourtant s'étaient déroulées parfois trois ou quatre générations avant.

Aujourd’hui néanmoins, je m’interroge sur la place qu’a toujours occupé le passé dans ma vie.

Je me demande si pour moi ne serait pas venu le moment d’ouvrir un "cahier neuf" ?

ecrire

N.B. première photo : ma grand mère

       deuxième photo : ma fille

25 mai 2009

La rubrique à mots (2)

14932692_p

 

GASTRO-INTERNITE, n.f.: inflammation interne de la muqueuse de l’estomac, et des intestins.

DOIDUPEDES, adj.: caractéristique des animaux qui marchent en appuyant seulement les doigts sur le sol (ceux qui s’la pètent disent’digitigrades‘)

SULFUREUSE, adj.: dangereuse, inquiétante, difficile: Comment i' se sont retrouvés dans une situation sulfureuse quand la tente des chefs scouts s’est écroulée sur eux ! 

GLINGUÉ, adj.: se dit de quelque chose qui vient d’être réparé : Super, môman ! Ma fermeture éclair est glinguée !

SPERMATOTOZIDE, n.m. : gamète mâle, formé d’une tête et d’un flagelle qui assure son déplacement : Môman, les spermatotozides qui n’arrivent pas à rentrer dans l’ovaire, ils sont tristes ??

GRATINAGE, n.m.: décollage de papier peint à l’aide d’une spatule: as-tu fini de gratiner ?

HIPPOPOCAMPE, n.m.: poisson marin dont la tête rappelle celle d’un cheval, et qui est devenu énorme à force d’engloutir toutes les algues qui passent par là.

HAMSTER, n.m.: fromage affiné à pâte molle, fabriqué avec du lait de nos vaches à nous : un gratin de pommes de terre au Hamster.

RÉFLÉCHISSATION, n.f.: action de l’esprit qui réfléchit, qui examine ses pensées; transformation physique qui en résulte ( front ridé, naseaux fumants, air déprimé): arrête de réfléchissassier comme ça, tu vas faire tourner la mayonnaise.

DU BALAI, Joachim, poète français du XVIe siècle, auteur du célèbre :

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,

Ou comme cestui-là qui conquit la toison

Et puis est retourné, plein d’usage et raison,

Vivre entre ses parents le reste de son âge !

 

Pour le paragraphe 1, veuillez je vous prie vous transporter ici : CLIC.

24 mai 2009

tendresse

L'aîné de mes petits fils est un petit garçon tendre et affectueux. Plus d'une fois je le vois passer son bras autour des épaules de son petit frère, lui caresser les cheveux, poser sa main sur son crâne juste pour en sentir le contact, et souvent je lui réclame un bizou en ouvrant les bras, pas un bisou de bonjour ou un bisou de merci ! non, un bizou "pour rien", alors il laisse tout en l'état, son coloriage, son livre, son jeu, pour accourir me faire un bizou, puisque je le lui réclame ! (j'ai déjà essayé avec le cadet.. ça ne marche pas !)

Et puis en feuilletant l'album familial je me suis aperçue de quelque chose ...

1

là, au "bain", je tiens la main de ma petite soeur qui n'a que quatorze mois

2

du haut de mes trois ans et demi, un bras protecteur sur les épaules de ma petite soeur de 22 mois

3

4

et sur cette photo là Brie, avec ton costume de petit alsacien, tu allais sur tes 4 ans, tu n'as pas l'impression de voir ton propre fils ????

il_deserto_aout_1964

quelque part dans le nord de l'Italie

ma main droite est sur l'épaule de Brie

PICT4579vesuve_1964_1

assis au bord du cratère du Vésuve

une main sur le genou de Maman, l'autre sur le genou de ma soeur

(nota bene pour Clo : un bisou pour rien, chez moi ça s'écrit biZou)(pluriel bizouX)  ;-)

21 mai 2009

la face cachée de Brie

Elle est arrivée ..

1Brie_et_papa_sept_57

.. comme arriverait en plein hiver un pimpant rayon de soleil. Gaie, heureuse de vivre et douée d'une immense curiosité, elle était toujours en mouvement et crapahutait dans tous les sens.

1

Dans la ville où nous habitions, il y avait peu de circulation à lépoque, voire pas du tout, et Maman nous a raconté quà peine stable sur ses jambes potelées, elle partait vivre sa vie sans rien demander à personne. Si bien que haute comme trois pommes, elle avait déjà la vedette : quand Maman courait partout pour la retrouver, la boulangère ou lépicier disait : "ah vous cherchez votre petite ? Elle est partie par là"

2

Facétieuse, joueuse, malicieuse, elle adorait nous faire rire, être entourée de bruits divers qui sont le symbole de cette vie quelle aime tant sentir vibrer autour delle.

3

Tous les sens en alerte, ma soeur captait les messages et les décodait à toute vitesse. Son éveil et son développement étaient si rapides quon sest longtemps demandé si elle nétait pas le fruit du facteur (qui n était pas Suisse).

4Brie

En perpétuel devenir, en constante évolution, elle ne cesse de vouloir tout voir et de tout expérimenter. Ca fait belle lurette que jai renoncé à ahaner derrière elle : je nai jamais réussi à la suivre. Je ne note plus non plus sa nouvelle adresse - il maurait fallu un calepin rien que pour elle.

Aucune attache, aucun lien pesant, aucune lourde tutelle ne lui ont jamais convenus. Elle a toujours eu besoin dair, au propre et au figuré.

PICT5559Bri_juin_1975

Pendant plusieurs années, elle a travaillé dans une entreprise où lurgence était devenue un art de vivre. Il lui fallait se cloner en trois exemplaires pour ne pas céder à l'hystérie.

PICT4985bri_grimace

Après sa journée de travail, sa délicieuse petite famille navait quune idée : se reposer sur elle pour se détendre de sa rude journée.

Un jour, elle a commencé à manifester une tendance inquiétante à se poser des questions métaphysiques du genre :

en quoi la mauvaise herbe est-elle une mauvaise herbe et qui a décidé ça ? Du coup, elle a décidé d’aller planter elle-même ses légumes dans lair vivifiant du Gard.

Cétait il y a dix sept ans.

HPIM1282

Depuis, elle est aussi heureuse qu'un escargot qui ne serait né quavec des cornes et qui découvrirait lusage de la coquille. Elle vit sa vision de la vie, hors habitudes et hors horaires, jalonnée dune succession de bulles de bonheur. Et même si daucuns, perplexes, appellent cette façon de vivre du "nimporte quoi",

BRIE_mas_de_Bouzigues_12_07_07

ça lui est bien égal !

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20 mai 2009

Le pouvoir des maux

Je vous racontais ici que je devais baisser les yeux quand mon père me parlait.

Mais mon père ne m’a pas appris que ça. Lorsqu’il demandait quelque chose, il n’y avait pas d’autre alternative que d’obéir sans délai, sinon la sanction tombait immédiatement. Ce qui fait que la demande de l’autre, et notamment, de l’homme s’est imprimée très tôt dans mon esprit comme étant une commande.

J’ai donc appris très tôt à monopoliser l’énergie qui n’était pas bouffée par la peur au service de ce qui était autorisé et reconnu par mon père, et qui tient en quelques mots : "tu n’as qu’un droit, celui de te taire"

J’ai toujours vécu en fonction des autres, de leurs réactions, de leurs exigences, de leurs sentiments, de leurs valeurs. Je me suis soumise pour survivre, j’ai subi la domination et l’humiliation sans rien dire, rencontrant à l’âge adulte le délicieux paradoxe que ma mère sape le peu d’estime de moi que j’arrivais à glaner en me croyant utile à ceux dont je "m‘occupais".

Je suis d’un naturel plutôt optimiste, quoique pas toujours réaliste il est vrai. Faut dire à ma décharge que la réalité n’a pas toujours été sympa avec moi ;-)

Je vous raconte cela sans amertume. Je ne me torture pas avec mon passé, c’est quelque chose qui a eu lieu, c’est mon histoire, c’est tout.

Mon souci aujourd’hui, c’est de savoir si je me déferai un jour des croyances désastreuses qui m’entraînent inlassablement dans des relations mortifères.

Car ce qu’il y a de terrible avec les croyances, c’est qu’on y croit.

Pff.

Décidément, c’est pas mon jour.

Nad_et_Maman_juil_57

ma moman et moi

j'avais deux ans (c'est à cet âge là que mon père m'a appris à lire et à écrire)

Maman_et_ns_3_Mt_St_Michel_1961

Maman, mon petit frère, ma pitite soeur Brie

et le petit soldat au garde-à-vous, c'est moi

sur fond de Mont Saint Michel :-)

18 mai 2009

qui va sano va charmento

Mes proches ont pu le constater : mon existence a pris depuis quelques temps une dimension étonnamment spirituelle. Spiritualité qui est diversement appréciée par mes proches.

Auxquels je propose du kéfir à la place du Coca.

Et du tofu (je retrouve mon fils caché dans la cuisine en train de lancer des regards éplorés au sachet de frites surgelées).

Ah ça, ils ne sont pas contents.

Malgré tout, je m’efforce d’affirmer ma force intérieure (et mes formes extérieures).

Depuis quelques mois, mon humeur connaît des bonds et des plongeons qui ne sont pas sans entraîner au sein du foyer une très légère tension. Dans cette quête de la conscience de ma corporalité, j’apprends à réactiver l’énergie qui circule en moi (phénomène diversement apprécié comme déjà mentionné plus haut). Comme je débute dans cet exercice de présence à moi, toutes mes émotions sortent en vrac, me mettant dans un état quasi permanent de symptôme pré-menstruel aigü.

Autant dire qu’à la maison, on s’ennuie encore moins qu’avant.

Tant pis pour l’industrie des frites. Il y a des moments où il faut savoir affirmer ses choix d’envie. Pardon, de vie.

Je suis, ici et maintenant, plus attentive à mon intériorité, à ma présence dans l’espace et parmi les Autres.

Je participe au Présent du Monde !!!!

( eeeeeeeh, on se calme !)

heu..oui, pardon.

Où en étais-je ?

Je disais donc que l’harmonie entre le corps et l’esprit commence par la recherche du plaisir de s’occuper de soi. C’est ainsi que me sont revenus les secrets de beauté que m’avait confié ma fille aînée.

Je les partage derechef avec vous :

1- pour que la peau de son visage reste douce, ma fille la badigeonne de banane écrasée. Pour privilégier la texture bien lisse de sa peau, elle s’applique un masque fait avec de la laitue cuite.

1PICT3704

==> mon conseil : évitez d’appliquer les deux masques le même jour.

2- pour conserver son regard brun et velouté, Adeline s‘applique sur les yeux un sachet de thé infusé.

2_1353

==> mon conseil : éviter la menthe poivrée qui pulse un peu trop.

Variante : elle pose sur chaque paupière une cuillère qui sort du frigo.

==> mon conseil : cette variante est à utiliser de préférence avec le masque à la salade; ça fait bien ressortir la couleur de la laitue.

3- pendant que la laitue séche et que les cuillères collent, ma fille s’étale un masque d’argile sur les cheveux, pour en enlever tout le sébum. Cette méthode est à privilégier le jour du masque à la salade (toujours pour l‘harmonie des couleurs).

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ma fille regarde si ma lavande "est née"

Variante : quand le tube d’argile est vide, Adeline se frotte le cuir chevelu avec une gousse d’ail.

==> mon conseil : à prévoir le jour où on a décidé de changer les draps.

4- ma fille n’aime pas avoir les coudes rugueux. Pour éviter ce désagrément, elle se badigeonne les coudes avec le café qui vient de passer.

4PICT3740

Elle en profite pour refaire du café pour 12 personnes et mélanger le marc ainsi obtenu avec de la crème hydratante. Épatant pour la culotte de cheval ! À appliquer à l’endroit sus-mentionné, bien faire tenir avec du film alimentaire et garder une demi-journée !

5PICT3696

==> mon conseil : profiter de l’occasion pour réviser toutes ses postures de relaxation de yoga, vu qu’avec des cuillères sur les yeux, de la laitue sur les joues et du café sur les cuisses, les activités restent assez limitées.

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Ma fille faisant un câlin à un arbre

(ben oui quoi.. c’est ma fille ..)

PS pour Marie Claire : si avec tout ça, ton Prince Charmant, c’est pas dans la poche .. !

15 mai 2009

la théorie du mouton

Je suis heureuse.

Je suis la plus heureuse du monde entier de tout l’univers intersidéral.

La plupart de nous, on cherche sans arrêt du bonheur. A force de le chercher, on voit même pas qu’on en a.

C’est incroyable. Ya un peu plus de deux ans, j’étais dans des délires de comment faire pour être zen, comment devenir moi-même et accessoirement tous les autres moi, et des trucs comme ça. J’en profite pour vous dire que c’est une escroquerie : le sens de la vie est un sens interdit.

Un sens sans issue.

Faut pas chercher de sens.

Et quand on le cherche pas, il vient tout seul. Un peu comme le Prince Charmant.

Chaque matin que Dieu fait - chui pas spécialement croyante, mais j‘aime bien dire "chaque matin que Dieu fait "- or donc, chaque matin que Dieu fait, j‘ouvre les yeux et j‘ai le sourire.

Même, même, quand je nage à la piscine ou quand je marche, dehors (j’ai repris mes grandes marches de malade mentale) des fois jme mets à rire. Je sais que ça ne se fait pas, de rire toute seule dehors pendant qu’on marche, et que les gens que je croise me prennent pour une cinglée.

Je m‘en fous.

De toutes façons quand je pleure (l’autre matin dans le train je pleurais, puisque j’étais triste) (logique) - oui donc de toutes façons quand je pleure, ça ne leur convient pas plus. Ils retournent leur nez comme si que quoi. Qu’ils allaient attraper ma tristesse ?

Oui, parce que c’est pas parce qu’on est heureux qu’on n’est jamais triste.

La preuve.

Oui alors donc, je suis heureuse. Je me sens mal, purée qu’est-ce que je me sens mal ! Mais je n’ai jamais été aussi bien de toute ma vie.

J’ai une pêche comme jamais j’ai eue. Je sais ce que je veux, peut être même que c’est la première fois de toute mon existence, il était temps, j’avoue, mais c’est pas grave, ça aussi je m’en fous.

Je suis tellement heureuse que j’y crois à mort, et que plus j’y crois, plus je suis heureuse. C’est magique. Le soir je suis heureuse et le lendemain je suis encore plus heureuse que la veille.

Et puis j'ai décidé que je suis la plus belle du monde entier de tout l'univers. Bon j‘avoue, là c‘est n‘importe quoi. Mais je m‘en fous aussi.

Je vous jure de jure de jure que j‘ai rien fumé comme substance illicite. Je ne me suis même pas remis à boire, pour la bonne raison que j‘ai jamais commencé.

En fait, c’est à cause des moutons.

Oui, parce que figurez-vous que les moutons, ça ne se déplace qu’à la vitesse du mouton le plus lent. Ce qui veut dire que quand ils sont pourchassés, ce sont les plus lents et les plus faibles qui sont attaqués les premiers. Autrement dit, au fur et à mesure que les plus lents sont éliminés, la vitesse du troupeau augmente.

C’est mathématique.

C’est pareil pour le cerveau humain. Il ne peut fonctionner plus vite que ses cellules les plus lentes.

Or, on le sait maintenant, l’alcool (par exemple) détruit les cellules du cerveau. Ce sont donc les plus lentes qui sont bousillées en premier (c’est d’ailleurs pour ça qu’on se sent plus intelligent au bout de 4 ou 5 apéros).

Seulement moi je ne bois pas.

Donc rien ne me détruit les cellules de la cervelle. Je sais pas si ya de quoi se réjouir, mais les faits sont là.

Par conséquent, mes cellules lentes restent aux premières loges, mon cerveau rame et moi je plane.

16_mars

14 mai 2009

le goûter des garçons

JB et Mehdi entrent dans la cuisine. Ouvrent le frigo. Méditent devant la porte grande ouverte. Qu’est-ce qui pourrait bien assouvir leur faim? (c’est vrai que ça ne fait que deux heures qu’ils sont sortis de table)

Une petite compote ? Non.. Pas assez consistant.

Un yaourt bien crémeux? C’est mieux.

Se servent. Veulent le parfum que l’autre a (n’ont QUE 14 ans, quand même. Faut pas trop en demander)

S’affalent sur les tabourets de la cuisine. D’un mouvement lent enlèvent l’opercule de leur yaourt (jouer au ballon les a tués, ils sont morts) et portent la petite cuillère à leur bouche dans le geste du malade en phase terminale.

Mettent leur CD de rap sur MA chaîne.

A fond. (heu, ça va, j’vous dérange pas?)

Se traînent péniblement de la cuisine à la salle. Allument la télé sans le son pour suivre le match de foot tout en écoutant leur musique.(surtout, si je vous gêne, je monte à l’étage)

Se répandent sur les chaises de manière à être à mi-chemin de la télé et de la chaîne.(même assis, ne tiennent pas debout).

" Mamaaaaaaaaaaaan????????? Tu nous fais des tartines?? "

Oui parce que, prendre une cuillère et ouvrir un yaourt, ça va encore, mais préparer une tartine ! Vous n’y pensez pas ! !

Sur la table de la cuisine, les pots de yaourt et les cuillères font la distance du Paris Dakar.

J’essaie d’expliquer à mon fils avec tendresse et un zest de pédagogie que, puisque ici, tout est nul (à commencer par ses parents), il me parait opportun qu’il acquiert tout de suite un minumum d’autonomie.

Et que "autonomie" ça s’appelle "préparer ses tartines soi-même".

JB me demande ce que veut dire "opportun".

Et me ressert son laïus sur la mère de Mehdi qui elle, est COOL. Jeune. Belle. Compréhensive. Généreuse.

Qui leur paie le Mac Do, elle.

Qui laisse Mehdi sortir autant qu’il veut.

Faire ce qu’il veut.

Elle.

Loin de moi l’idée d’étouffer l’épanouissement de la personnalité de mon fils bien-aîmé.

Inspire. Expire. Beurre les tartines.

M’inscrire à un groupe de Respiration par le Ventre à la rentrée.

gouter_des_garcons

quand JB savait encore lire et écrire ..

13 mai 2009

l'amour

L'amour,

c'est la seule chose au monde avec laquelle

plus on en donne,

plus on en a.

PICT2046

voilà !

(ya pas que Clo qui a une belle lune)

12 mai 2009

La rubrique à mots (1)

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai souvent l’impression qu’il me serait plus facile de communiquer avec un lézard géant plutôt qu’avec ma propre progéniture..

C’est pourquoi j’ai eu l’idée de me faire un petit lexique des mots utilisés par mes enfants, que je m’en vais partager avec vous ..

On sait jamais, ça pourrait peut-être vous servir ? ;-)

 

TIERCÉ, n.m. : partie de la société française qui, sous l’Ancien régime, n’appartenait ni à la Noblesse, ni au Clergé.

LÉGITUDE, n.f. : qualité de ce qui est léger et tranquille : La légitude de l’enfance.

SEPTAINE, n.f. : ensemble de sept objets : Une septaine d’œufs.

METTRE EN BOUTADE : faire de quelqu'un un objet de plaisanterie : Ça me gave qu’on me mette tout le temps en boutade !

PATOIS, n.m. : une des provinces récupérées par Louis XIV, en même temps que le Roussillon.

DRAGUS, n.m. (mot latin) : le moins gros des deux os de l’avant-bras. Joliment musclé, le bras peut être un atout de drague (d’où son nom) : Les os de l’avant-bras sont le cubitus et le dragus.

AMADOUER, v.t.: flatter quelqu’un de manière à obtenir ce qu’on désire : C’est pas la peine de m’amadouer ! - Mais Môôman, j’essaie pas du tout de t’atadouer !

CACHTORASSIQUE, n.f. : partie du corps des vertébrés limitée par les côtes, le sternum et le diaphragme : Les poumons et le cœur sont contenus dans la cachtorassique.

GONZALES : mathématicien et philosophe grec (VIe siècle avant JC), ayant rapporté d’Égypte les fondements de la géométrie (dont le célèbre théorème de Gonzalès)

HUITRAIN, n.m. : vers de 8 syllabes : Ma belle, allons voir si la rose ..

 

Pour le paragraphe suivant, veuillez cliquer ici.

 

 

11 mai 2009

mon MADF

Depuis que Fazou l’y a posé s’élève des profondeurs de mon blog une plainte lancinante et sourde : qu’est-ce qu’un MAP ? (et subsidiairement, qui est mon MAP ?)

Oui, Fazou s’interroge, et elle a raison ! Que se passe-t-il ici ? Où vous entraîne-je ? Comment tout cela finira-t-il ?

C’est sur ces cruciales questions que j’ai décidé de lever enfin le voile pour vous, chers amis nonos et nounounes de Frince et de Québec.

Alors voilà, un MAP peut être un Maître à Peindre. C‘est le cas de Fazou.

Il peut être aussi un Monet à Photographier. C‘est le Carré Ciproque.

Enfin, pour le Kaki Nouzintéresse, c’est un Maître à Penser, et je vais même vous dévoiler l’identité du mien : c‘est G de B.

Bien.

Je vois que personne ne suit, c’est parfait.

Je reprends donc.

Alors pour commencer, il faut que vous sachiez que je suis anti maître, anti gourous et anti tout ça. Quand j’ai ouvert ce blog, succursale de LungTaZen, c’était uniquement par compassion pour nous tous et surtout pour moi devant la stratégie diabolique que Lung Ta déploie à nous emmêler les pinceaux avec sa vacuité pas vide et son présent qui passe. Bon ceci dit, chacun a le droit de s’exprimer. L’expression est formidable. Si si c’est formidable. Et cela, bien que Lung Ta soit un homme ! C’est même encore plus formidable ! Car les mots d’un homme sont par définition les mots d’un homme. Ils veulent donc dire ce qu’un homme veut dire, qui n’est absolument pas ce qu’une femme veut dire. D’où quelques menues difficultés de communication.

Prenons par exemple un mot tout simple : " NON".

Un homme qui dit " non", est-ce qu’il veut dire " non" ? Eh bien oui, il veut dire non ! contrairement à nous les femmes, qui sommes normales et voulons dire "oui" en disant "non" ! Alors si déjà, ya un léger malentendu au sujet d’un mot aussi petit et simple que "non", faut pas s’étonner d’avoir le sentiment que quelque chose de lourd nous est tombé sur le crâne quand on découvre que plus on cherche à être zen, moins on y arrive !!! et que de toutes façons, si par le plus grand des hasards on y arrive, c’est même pas le but recherché !!!

Et après ça faut rester zen.

Alors imaginez ma joie, mon euphorie, lorsqu’un beau jour de janvier (c’était le 3, il m’en souvient, les cieux se sont mis à chanter et les oiseaux rayonnaient) Clo que je connaissais à peine de sa voix douce me dit " il faut arrêter les pensées en se concentrant sur sa respiration" 

Cela m’avait laissée perplexe.

Et je pèse mes mots.

Arrêter de respirer, je veux bien.

Me concentrer sur mes pensées, passe encore.

Mais arrêter de penser ???

Comment cela se peut-ce ??

Quid ??

Veni vedi vici ?

Bon.

Ceci dit, comme le souligne Diane, je n‘hésite pas à m'garocher dins l'vide avec ferveur (en français nous dirions : me jeter de manière très légèrement inconsciente du haut d‘un building de trente étages sans avoir auparavant vérifié qu'il y avait un filet en bas pour me réceptionner).

Donc, depuis vingt huit mois mois, (soit vingt mille cent soixante heures trois minutes dix sept secondes), je m’entraîne au petit exercice proposé par mon MAP.

C’est trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès douloureux.

Oui, douloureux.

Parce que maintenant, je sais.

Je sais que je suis l’otage de mes pensées, et plus particulièrement de ce que j’appelle mes pensées toxiques. J’ai réalisé, (avec effroi je l’avoue) la place démesurée qu’occupent toutes les croyances qui me permett(ai)ent de filtrer la réalité, m’apportant ainsi une illusion d’équilibre et de sécurité.

Vous doutez de la puissance des croyances dans notre vie ?

Voyez ce qu’on peut lire dans le Nouveau Testament :

Deux aveugles se mirent à suivre Jésus en criant : "Fils de David, aie pitié de nous ! "

Jésus leur dit :

- Croyez vous que j’ai le pouvoir de faire ce que vous me demandez ?

- oui, Seigneur," répondirent-ils.

Alors Jésus leur toucha les yeux en disant:

- qu’il soit fait selon ce que vous avez cru ! "

Et aussitôt, leurs yeux s’ouvrirent.

Voilà. A aucun moment Jésus ne dit qu’il a le pouvoir de guérir. Mais bon, Jésus était capable de méditer trente jours de suite !!

alors les pensées toxiques, pour lui pffff c’est d'la gnognote !

Oui alors donc, comment en suis-je arrivée là ? pourquoi ai-je perdu le goût des choses simples ? Où en étais je ?

Ah oui, mon maître à penser.

Qui dit maître à penser dit " expert en la transmission de pensée".

Il s’agirait donc bien pour le MAP d’apprendre à quelqu’un à penser.

Or, le principe de la pensée, c’est de penser.

Alors là, je m’interroge.

La pensée transmise est-elle toujours pensée pensée?

Ne deviendrait-elle pas plutôt pensée dépensée ?

Si je reprends la pensée d’une autre, quand bien même ce serait une nounoune comme elle et moi, pense-je toujours ?

La conscience de la pensée dépensée est-elle réellement l ‘abandon de la pensée ? Une telle pensée, qui se rapporte à elle-même, ne peut elle avoir été pensée que par mon MAP ? Si je me détache de cette pensée, ce détachement est-il pensé ? Ne serait-ce pas plutôt une fuite de la pensée ?

Mais si je fuis ma pensée, même si elle est dépensée, ne risque-je pas de tomber dans le désespoir ? Or si je désespère, puis-je encore penser ? Ne voudrais-je pas plutôt me débarrasser de moi, quoique dépensée ??

Arg.

Dépensée, je réaliserai que je dépends de mes pensées, donc que j’y suis attachée. Sans compter que je me demande ce que je dois penser d’un Maître à Penser qui enseignerait à ne pas penser ?

Bon.

Il semblerait que je vienne de vous faire une contre-démonstration.

Clo n’est pas mon maître à penser : je plaisantais !!

A partir de maintenant, je vais l’appeler mon MADF (Maître à Devenir Folle).

10 mai 2009

Une question de vocabulaire

cbjwk8pt

 

L'autre soir, j’étais là, bien tranquille en train de repasser, zen, je dirais - yen a beaucoup qui prétendent que je ne le peux. Pourtant, si, c’est cela : j’étais zen. ... quand j’entends mon fils meugler :

 

MÔÔÔMAN !!!! J’ME SUIS FAIT UNE MEUF !!!!

 

Brutal, mais clair.

(moi, après moult difficultés pour déglutir) Ah oui ?

Quelque chose me dit que le bombardement de questions façon interrogatoire : à oublier !

(moi) rhm. Et,  heu, comment .. comment ...

(mon fils, atterré) MÔÔÔMAN !!!! ME DIS PAS QUE TU SAIS PLUS COMMENT ON FAIT ??????????

(le fer) SSSHHHHHHH !!

(mon fils) Ça crame !

(moi) Oh c’est rien, de toutes façons elle commençait à être usée (le chiffon calciné qui fut une chemise atterrit en boule dans le panier)

(mon fils) tu veux savoir ce que c’est comme RACE ?

(moi, consternée mais faisant mon possible pour n'en rien laisser paraître) tu veux parler de ta nouvelle amie?

(mon fils, les yeux brillants) c’est une BLONDE !

(Il aurait pu tomber plus mal !!)

(moi) elle est dans ta classe ?

(mon fils) non, un de ses profs était absent. Alors on l’a répartie dans les autres classes.

(moi)  hin hin ..et heu, hm, bien sûr, elle prend la.... Enfin, vous avez des.. des ..mrng .. ..

(mon fils) aaaaaaah, j'ai compris ! Tu veux savoir si tu es la seule mère qui a des problèmes avec son fils ! J'te rassure tout de suite : ma meuf aussi, ses parents l’énervent !

(le fer) SSSSSSSSSSSSHHHHHHHHHHHHHH !!

(mon fils) Môman, il est très très aplati le pantalon, là. Tu devrais arrêter de le repasser...

(moi, n’y tenant plus) et donc, cette petite blonde, tu l’as embrassée ?

(mon fils) EMBRASSÉE ?!!? BEUAÂÂRK !! Mais c’est DÉGOÛTANT !!!!

(moi, anéantie) mmmêêêemmêêêmmêêêAlors tu as fait quoi ??

(mon fils, tout fier) j'lui ai dit  "T’ T’ASSOIS A CÔTÉ DE MOI, OU KÔÔÔAA ?? "

 

Moralité :

Plus le jeune est bavard,

moins y en a à savoir !!

 

❤♥●•٠·˙. ˙·٠•●♥❤

 

9 mai 2009

petite chinoise

1

Maman m'appelait "petite chinoise"

 

Et maintenant

(roulements de tambour..)

8_mai_09re

je vous présente Éva, deux jours, la petite-fille de ma soeur !

Je vous souhaite une bonne journée à tous et à toutes  !

8 mai 2009

Big Tata

Figurez vous qu'il m'arrive un truc profondément injuste :

j'ai pris 5 kgs !!!

Où ça ? allezvousdemanderimmédiatementcommesic'étaitl'informationlapluscapitale du monde.

Ben évidemment là où aucune femme ne veut jamais les prendre et où ils se collent immanquablement !

Si bien que mon fils, - vous savez, le même pour qui j‘ai souffert pendant neuf mois et quelques heures, pour qui je me suis sa-cri-fiée-toute-ma-vie - mon fils, tout plein de la compassion extrême dont il sait si bien faire preuve depuis quelques temps, ne m’appelle plus autrement que

Big Mama.

Ça vous scie les chakras non ?

Mais j’m’en fiche.

Je suis devenue un modèle de zénitude et la bave de la colombe n’atteint plus le crapaud blanc que je suis maintenant.(D’ailleurs j’ai remarqué un truc curieux : plus je deviens zen, moins les autres le sont. Quid ? Veni vedi zeni ? )

Enfin bon, quand je dis, plus rien ne m’atteint, ça dépend quoi 'videmment !

Ainsi, quand ma sœur

la_mere

me téléphone pour me dire que son fils

le_fils

(la photo n'est pas récente)

qu’est-ce que j’raconte ? pas son fils ! (chui zémue)

pour me dire que sa fille,

virgi_juin06_camp1

qui est maintenant une grande et belle jeune femme - vient d’accoucher d’une merveilleuse petite fille,

ben jme dis ...ben jme dis ...

yeeeeeeeeeeepeeeeeeeeeeee !!!!!

je suis Big Tata !!!!

coeurs_Jia

6 mai 2009

Néoréalisme Abstrait

(mon Maître à Penser) J'arrête la peinture, ma vocation ayant été étouffée dans l'œuf ..

(Fazou) c‘ est ce qui arrive à trop d‘artistes ! Tiens, moi par exemple ..

(mon MAP)  .. mais je continue la photographie et même je crée le mouvement photographique qui fera parler de lui très bientôt : le Néoréalisme Abstrait. Mais qu'est-ce que le Néoréalisme Abstrait ? C'est un concept très simple qui consiste à photographier quelque chose de réel mais dont le résultat final ne ressemble à rien de concret mais en fait l'est complètement, concret.

(moi, à Clo) oui bah à propos de concret, il me semble comprendre que ton Néoréalisme Abstrait provient directement du NTC (Néoréalisme Tout Court). En effet, le NTC ne constitue pas la création du réel, mais il est lié au réel, comme, pourrions nous dire, la photo l’est à ton APN. Certes, tu viens de lancer un mot d’ordre : "le Néoréalisme Abstrait descendra dans la rue !" Toutefois, nous autres humbles membres de ta non-élite, posons un regard innocent sur cette photo terrifiante et nous interrogeons : où commence le réel ? où finit la création ? Est-il essentiel que le concret prenne conscience qu’il n’est plus concret, mais bien Objet Néoréaliste Abstrait ? Comprend il la situation ? le photographe est-il le seul à en avoir conscience ? Il me semble que la question mérite d’être posée. Que ce soit à ton élite ou à tous ceux qui comme moi se prennent la non-ouverture des fenêtres de commentaires en pleine face.

(mon MAP) je reconnais que mon blog est particulièrement fermé. Y'a que l'élite qui vient chez moi !

(Dicky) c’est parce que nous attachons de l’importance à ton blog, plus exactement à la Réalité de ton blog, qui entre parenthèse ne l’est pas, réel. Nous devons ré-apprendre le chaos, le hasard, la contingence. Nous perdre pour enfin émerger !!!

(moi) émerger ? Le mot n’est pas trop fort !!! Je voudrais bien connaître les critères de sélection pour faire partie de l’élite !!?

(Dicky) je ne sais pas si je vais réussir à te faire toucher du doigt ..

(moi) réussir ? C’est quoi ces insinuations ?

(Dicky) je n’insinue pas, j’essaie de rééquilibrer en toi la pression de l’extérieur et la frustration de l’intérieur dont je sens le combat ardent.

(Isa, à Dick) moi ce que je sens comme combat ardent, c’est plutôt ta consommation massive de fumage de loukoums et le résultat sur ton pauvre cerveau !

(Dicky) je m’insurge ! Je ne mange que du chocolat ! Les légumes, je ne dis pas. Hier, j’ai abusé du chou-fleur. J’adore le chou-fleur ! Mais je me méfie de certains légumes. Par exemple les choux de Bruxelles. Ils sont petits, sournois, ils vous regardent en coin avec leur petit visage fermé et malingre. Rien à voir avec l’allure franche, débonnaire, et amicale d’un bon chou-fleur.

(Fazou) Isa n’a pas tort, t’as dû abuser de quelque chose ...

(Dicky) je disais donc qu’il faut s’ouvrir. Toute faille, toute rupture offre la possibilité d’une recomposition de sa perception. Face à une "faille" du réel, c’est alors la possibilité pour l’observateur d’exprimer, expulser, projeter son paysage intérieur. Ce phénomène naturel est le plus souvent nié et réprimé par l’observateur.

(Ariaga) et c’est bien normal, puisque notre paysage intérieur est le résultat d'une intuition et non la conclusion d'une pensée raisonnante, et que c'est afin de lui donner un fondement logique que les prémisses sont puisées dans la relativité. Mais en stricte logique, il y a un fossé entre notre paysage intérieur et l’Extérieur.

(mon MAP) eh bien c’est exactement ça que je viens de vous dire ! Et je vous ai même donné le nom : le Néoréalisme Abstrait !

(moi, complètement abasourdie) et, heu ..c’est quoi le rapport exact avec le fait que parfois je n’arrive à accéder aux commentaires sur OB ?

(mon MAP) Ce que Ambre vient de déclarer donne un certain poids aux dires des membres de ma non-élite depuis un certain temps...en effet, il se passe de drôles de choses sur les blogs, les phénomènes paranormaux s'étendent un peu partout.

(Dicky) les phénomènes paranormaux ne s’étendent pas, ils sont ! Tout comme les Soucoupes Volantes, les Chupacabras, les maisons hantées, le monstre du Loch Ness, les enlèvements extraterrestres et les Poltergeist !

(Sylvie) c’est évident ! Il faut savoir reconnaître que nous sommes dans un cercle, et que, par conséquent, en sortir pour en voir son aspect tout entier, présuppose que nous l'ayons dépassé !

(Isa) c’est à se demander si ça vaut le coup de prévoir ce qu’on va faire demain. Tout est tellement fluctuant..

(Dicky) tout à fait. C’ est ce que je me tue à dire à Ambre : dès que nous nous immergeons dans le futur, notre regard sur aujourd'hui change, enfin sur hier, sur le passé, sur le futur du passé. Le Paléo-Futur est un monde étrange car il raconte ce que hier ne sera pas.

(moi) en gros, au moment où je veux accéder aux comm, j’accède en fait au futur du passé ?

(Dicky) ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! C’est cela !!!!!!!!!!!!!!!!! Car devant ce "ajouter un commentaire" qui semble connu et reconnu, ta tentation est grande de ne pas voir, pas regarder, pas expérimenter. A ceux qui osent cliquer, le bonheur d’Etre un membre de l’élite s'offre spontanément. Le corps se détend. L’esprit se met à babiller. Le "ajouter un commentaire" devient alors magie sous l’influence combinée d’une "zone" instable et d’un monde intérieur qui coule enfin à la lumière. J’insiste sur le fait que l’expérimentation du cliquage est une brève thérapie du Réel car c’est enfin le moment où l’individu devient l’égal des conditions dans lesquelles il baigne !!!!

(moi, complètement déprimée) bah mazette ! Si j’avais pensé une seule seconde que ce serait aussi compliqué d‘écrire un comm !

(mon MAP, à moi) c’est d’ailleurs pour ça que l’autre fois, mon commentaire sur ton blog a disparu...Mais il a été remplacé par neuf autres ! Il se passe des choses bizarres aussi sur ton blog. Ce qui ne m'étonne guère étant donné la teneur de tes articles, et particulièrement celui ci. On ne prend pas à partie les tables de cette façon sans craindre des manifestations paranormales. Tu sais que les esprits les apprécient particulièrement, les font tourner (en bourrique) et sont leur moyen de communication privilégié .. Donc, il faut s'attendre à tout maintenant et même à n'importe quoi !!!

ombreschinoises_redim

© Madone de la Source

Pour tout savoir sur le Néoréalisme Abstrait, je vous invite à vous rendre ici (n’oubliez pas votre masque de plongée, et un tube d’aspirine)

5 mai 2009

petite suisse

Maman_en_petite_suisse

ma moman avec son costume de petite suissesse :-)

Ma fille apprend des rudiments d'anglais et d'italien à ses deux fils aînés.

(mon fils) ben moi je ne connais que deux mots en "suisse" :

      bonjour c'est ââââââdieeeeeeeuuuuuuuuu !

et au revoir c'est ââââââdieeeeeeeuuuuuuuuu !

4 mai 2009

Baisser les yeux

lesreves350

Lorsque j’étais enfant, mon père exigeait qu’on garde les yeux baissés lorsqu’on s’adressait à lui. Ma sœur, qui a toujours été rebelle, le tançait parfois du regard, ce qui générait des représailles immédiates car ça le rendait fou de colère. Malgré ça, et bien qu’elle était très jeune, autant qu’il m’en souvienne elle ne "cédait" pas.

Je me suis toujours dit que notre père se servait de cela dans un but plus ou moins conscient de nous "dominer", de nous "humilier", d‘autant que le contexte "éducatif" dont nous étions l’objet entérine tout à fait cette hypothèse. (je mets sciemment entre guillemets les mots domination, humiliation, éducation)

Il n’y avait qu’un seul cas où mon père exigeait qu’on le regarde droit dans les yeux : quand on avait fait quelque chose de mal et qu’on allait être punies ("regarde moi quand je te parle !").

Or, le regard est un outil de communication très subtil.

Que se serait il passé si, n’exigeant pas que je baisse les yeux, il avait lu dans mon regard toute la terreur qu’il inspirait à la petite fille que j’étais ?

Et si, plutôt que "tu ne vaux rien", cet ordre disait "je ne veux pas que tu saches ce que je ressens" ? ou encore : " j’ai peur de ce que ton regard va me dire sur moi " ?

Qui, alors, de la fille ou du père, détenait le plus de pouvoir ?

Sables_d_Olonne_1956_Nad_et_Papa

avec mon père aux Sables d'Olonne,

quand j'avais encore le droit de garder ouverts mes yeux de ptite chinoise ;-)

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