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le blog de Ambreneige
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31 août 2011

concentration

pieds

 

Il m’arrive parfois de nager en osmose parfaite avec l’élément eau. Cela n’a rien à voir avec rien : même s’il y a plein de jeunes dans la piscine, et par conséquent plein de bruit, même s’il fait froid, je nage, dans un état de quiétude et de sérénité quasi irréel. Je suis dans l’eau, je suis dans les mouvements qui me portent, je ne sens plus mon corps, je suis bien, je suis là.

Mais la plupart du temps, ça ne se passe pas du tout comme ça. Parce que la plupart du temps, je pense.

Je pense à ce que j’ai fait avant, à ce que je vais faire après. Je pense à mes amis, à ceux qui me font du bien, à ceux qui ont des soucis. Je pense à ma vie, je pense à mon fils. Bref ! Je pense, donc je ne suis pas. Je nage sans nager. Je ne suis plus dans l’élément eau, je suis dans mes pensées.

Pour l’instant, le seul truc que j’ai trouvé pour essayer d’arrêter de penser, c’est de répéter quelques mots aux syllabes courtes, les répéter inlassablement comme un mantra. Si je me fixe suffisamment sur ces mots, j’arrive à revenir à ce que je fais (nager).

Mais le bien-être n’est pas le même.

Evidemment, je pourrais aussi comme ma sœur me l’a suggéré tenter une petite séance de rigolothérapie. J’imagine bien l’effet de mes éclats de rire qui résonneraient dans toute la piscine .. ça serait d’un chic ! bon ceci dit c’est arrivé une fois. Enfin, pas des éclats de rire, mais un anniversaire. Je nageais tranquillement, avec concentration (comme tout ce que je fais n’est-ce pas) quand j’entends soudain : "joyeux anni-ver-sèèèèèèèèèèèèèèère !" 

Dans une piscine ça surprend ! l’air a été repris par tous et a résonné dans toute la piscine ! c’était bôôôo ! c’était chouette !

Mais bon, ya pas toujours des anniversaires pour vous distraire de vos pensées ..

Vous, vous faites comment pour penser à rien ?

PS J’ai bien conscience que je mets ma vie en péril à dévoiler ainsi cette part intime de ma cervelle. Quand Clo va lire ça, sûr qu’elle va me fusiller, avec le mal qu'elle s'est donné pour m’apprendre à penser à rien ..

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28 août 2011

logique familiale

 

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(vendredi soir, ma fille) Allo Môman ? tu sais pas ce qui m’arrive ?? chui amoureuuuuuzzzzz alors que j’m’étais jurée de pas m’attacher, pffff !!! j’ai des papillons dans le ventre !!!!! c'est hallucinant, j’souris bêtement toute la journée ! en plus, j’ai envie de rien ! j’ai pas envie de travailler !! j’ai pas envie de sortir avec mes copines, en + ce soir on doit aller draguer, bouuuuuuuuuuuh !!! j’ai pas enviiiiiie !!

(moi) ben sors pas ma chérie ! tu vas quand même pas aller draguer alors que t’es amoureuse !!

(ma fille) bah ouais mais c’est pas cool ! j’vais pas les laisser tomber kô même, ça s’fait pas !! mais pfffff qu’est-ce que ça m’dit rien ! chui à ramasser à la p’tite cuillère, c’est vraiment pas marrant ! le mec qu’a inventé l’amour, franchement il aurait pu s’abstenir hein !!.. pffff ! bon Môman, j’te rappelle lundi ! p’têtre que ch’rai plus amoureuse !!

(moi) ma chérie j'voudrais pas te démoraliser mais ça m’étonnerait que tu sois plus amoureuse lundi alors que votre relation vient de commencer !

(ma fille) ben ça veut rien dire ! ça te tombe dessus d’un seul coup ce truc-là, alors je vois pas pourquoi ça s’en irait pas aussi d’un seul coup !!!

Logique.

26 août 2011

la nausée

 

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Qui l’eût cru ? moi la romantalité faite femme, moi qui ai toujours été une grande Amoureuse devant l’Eternel, une fille qui accorde une importance sans borne à ce sentiment-là, avec son sel, avec ses larmes, avec son trop de tout, toujours trop .. j’ai la nausée de l’Amour.

Pourtant, j’ai toujours fait partie des grandes adoratrices de cette secte. C’était toute ma vie, j’y puisais ma force, au besoin en redonnant un petit coup de fraîcheur aux histoires passionnelles qui me tombaient sous la main.  Celle de Julie, par exemple, ma chère Julie dont je porte le nom, cette nounoune qui a passé sa courte existence à se languir d’un homme qui se moquait pas mal de son p’tit cœur. Un p’tit cœur qui, comme le mien, fonctionnait pourtant à merveille : il battait fort, faisait des envolées, ding dong, c’était toujours la fête sur la planète.  

Ben moi c’était pareil : l’Amour venait, me donnait l’impression folle de gonfler de partout, balayait toutes mes résistances, toutes mes réticences. Je me retrouvais ondoyée, baignée d’un fleuve neuf, le fleuve de l’amour qui me faisait sentir instantanément comme ça allait être fort, comme ça allait être bon, alors on s’embrassait, on se jurait, on se reconnaissait, on n’avait plus jamais froid. On était deux. Des fois on se mariait et on avait beaucoup d’enfants, on partageait une maison bleue accrochée à la colline, on se regardait .. mais on ne se voyait plus.

J’y ai cru. Un demi-siècle, j’y ai cru. J’y ai cru sincèrement et je ne peux même pas me moquer de ma propre naïveté. Je respecte cette fille que j’ai été, cette digne descendante de Julie, je la comprends, elle était friable et tendre comme de la craie.

D’ailleurs, il m’arrive parfois, l’espace d’une seconde, de repenser à cette décharge électrique qui me comblait, qui m’emplissait jusqu’à la folie de plaisir et d‘amour, du bonheur d‘être moi, du bonheur d‘être à lui, qui me rendait pleine, indulgente et docile. Qui me rendait Vivante. Mais il n’y a plus la pureté, il n’y a plus la naïveté, juste le souvenir de la souffrance qui va avec. Peut-être que c’est triste, peut-être que c’est bien, j’en sais rien.

Toujours est-il qu’aujourd’hui, j’ai la nausée.

25 août 2011

sous le masque de clown

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F r a n ç o i s e

 

Douce et agréable de contact, Françoise est sociable à un point qu’elle fréquente parfois un peu n’importe qui et n’importe quoi. Ce n’est pas manque de sélectivité mais abondance de curiosité : l’être humain est, selon elle, un passionnant terrain d’expériences, alors, c’est bien normal, il lui faut beaucoup d’échantillons pour se faire une opinion.

Elle témoigne de la même disponibilité mentale en ce qui concerne les idées, l’action et les situations, capable de faire plusieurs choses à la fois, de pirouetter avec une maestria qui la fait traiter de papillon par les moins doués qu’elle. Très artiste, fort adroite de ses mains, Françoise sait tout faire. Mais son habileté et son adaptabilité sont à la fois sa force et sa fragilité.

Sa force parce que ces qualités lui permettent de toujours retomber sur ses pieds, de trouver dans le pire des tunnels sa "place au soleil".

Sa fragilité parce qu’en étant ainsi elle aiguise la jalousie d’un tas de gens malveillants et devient la cible inconsciente de leurs critiques. C’est ainsi qu’on peut la qualifier de superficielle, d’insouciante, d’insensible, d’irresponsable, et j’en passe !

Elle qui peut être bavarde, persuasive, brillante dans une conversation devient fuyante dès qu’on essaie d’entrer dans son intimité. En effet, l’émotivité et la sensibilité épidermique de Françoise sont telles qu’elles la rendent infiniment vulnérable au traumatisme affectif. Elle tend donc à se préserver en restant plutôt introvertie, ce qui ne l'empêche pas d'être généreuse et très facilement concernée par les autres, notamment par sa famille et les responsabilités qui en découlent.

Françoise a toujours besoin de mouvement, de changement, elle fuit les habitudes et recherche les sollicitations nouvelles. Elle aime le jeu, la fantaisie, mais sous le masque de clown il y a toujours une femme qui s’observe elle-même, se critiquant ou s’approuvant suivant le cas, et sous le maquillage blanc peut surgir l’amertume de se sentir incomprise..

25 août 2011

Kiritéa a les crocs

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youyouuuuuuuuuuuuh ???

ya kelkun ????

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pffffffffff, ya du laisser aller dans cette maison !

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oui, là ! devant ta cuisine !

t'es miro ou quoi ??

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t'attends peut-être que je tombe d'inanition ??

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ça commence à bien faire !!!!

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je te préviens  : je vais aller manger ailleurs !

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meeeeeeeeeeuh non, va !!!

j'plaisante !!!!!!!!!!

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ah tout de même !

c'est pas trop tôt !

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je peux manger en paix, oui ?

et le respect de mon intimité alors ?

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21 août 2011

pur et chaste

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Au début était le Chaos. De cette masse informe jaillit Gaïa, la Terre-Mère (ce qui, entre nous, prouve la supériorité depuis toujours de la féminitude sur l’homminitude).

Comme elle se sentait un peu seule, Gaïa se fit un fils : Ouranos, le ciel. En ces temps anciens, il était super beau et toujours bleu.

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Seulement voilà : même à deux, Gaïa continuait de s’ennuyer ferme. Alors, après s’être ointe d’ambroisie comme plus tard le ferait Héra pour séduire Zeus, elle s’approcha d’Ouranos en ondulant des hanches et elle lui dit : "Ouranou, oh mon Ouranou, ne vois-tu rien venir ?"

Ouranos ne voyait rien venir, car il était pur et chaste ; c’est comme ça qu’il se retrouva le père de ses frères, à savoir la bagatelle de dix-huit enfants, car Gaïa s’ennuyait vraiment beaucoup.

Quand il vit leur tronche, Ouranos éprouva un moment d’accablement bien compréhensible. Faut dire que les six Titans et les six Titanides géants, les trois Cent-Bras avec leur cinquante têtes attachées à leur dos et les trois Cyclopes avec leur œil en plein milieu du front étaient particulièrement moches.

Il jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus et décida d’expédier tout ce petit monde dans le Tartare, une charmante villégiature souterraine si profonde que si on y jetait une enclume, elle mettrait neuf jours pour atteindre le fond.

Gaïa se mit en pétard. Ah, Ouranos était bien un homme tiens ! elle le revoyait encore, la langue pendant jusqu'à terre, les yeux hors des orbites, poussant des hurlements inarticulés en bondissant partout avant de lui sauter dessus (on peut être pur et chaste et vite comprendre ce qu'on attend de vous, surtout quand on est du sexe opposé). Et voilà qu'à présent il voulait mettre sa ribambelle à la poubelle sous le prétexte fallacieux qu'elle s'était un peu embrouillée dans l'assemblage ?

Elle tourna les talons en levant le menton d'un air digne et partit méditer un jour ou deux histoire de trouver l'inspiration sur la suite à donner aux événements. Et voici ce que sa divine méditation lui souffla : qu'elle remette aux Titans (ses fils), une serpe en silex en les sommant de faire à leur père le supplice qu'Abélard rendit célèbre.

Les chers petits en plus d’être moches étaient des couards : plutôt que de s’attirer les foudres du ciel (ahahah le jeu de mots !)(ben oui, quoi : Ouranos, le ciel) (oui, bon..), ils prirent leurs jambes à leur cou.

Seul le plus jeune des sept, Chronos, accepta d’accomplir le sale boulot : s’approchant une nuit d’Ouranos pendant son sommeil, il lui assena un coup de serpe bien placé et s’emparant des délicieuses petites choses sanguinolentes sans lesquelles il n’aurait pas pu faire ce qu’il était en train de faire, il les jeta dans la mer, où elles donnèrent naissance à Aphrodite, la Déesse de l’Amour.

Au passage, une pluie de sang tiède tomba en Gaïa qui surveillait les opérations, et elle se retrouva enceinte des trois Erinnyes, les déesses de la vengeance.

Comme quoi, ya une justice, même au pays des Dieux.

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Naissance d'Aphrodite (Vénus pour les Romains)

Alexandre Cabanel - Musée d'Orsay

 

écrit à la demande de ma fille aînée qui voulait savoir qui est Gaïa

20 août 2011

le stress du Pokémon

rentrée scolaire

 

Et que je te parle du stress de la rentrée scolaire, et que je t'estime ce que les foyers vont dépenser en fournitures diverses, et que heureusement que "l'allocation de rentrée scolaire existe", et patati patata. Choisir entre un agenda de textes "Spiderman" ou un "Pokémon", quel stress, tu m'étonnes ! et les crayons, stylos, cahiers, accessoires divers..

Alors me reviennent ..

- le beau pupitre en bois odorant fabriqué par mon grand-père - qui était ébéniste, il est vrai - pour mon père, et dont j'ai "hérité" à mon tour .. il était solide, fonctionnel, je soulevais le "dessus" pour ranger à l'intérieur tous mes cahiers, il y avait une rainure pour poser les crayons et un "trou" pour glisser le flacon d'encre pour le stylo-plume. Justement, aux infos, une autre maman était toute joyeuse d'avoir acquis un bureau en kit, qui allait lui durer quoi .. deux ans maxi ? enfin disons le temps qu'elle puisse en racheter un pour son deuxième. Consommation oblige !

- ce que me disait mon père, qui enfant écrivait au crayon sur son cahier, de manière à pouvoir le gommer intégralement et le ré-utiliser ensuite ..

Sans tomber dans cet excès (contexte bien particulier puisque c'était la guerre), en quoi cette orgie de fournitures est-elle indispensable à chaque nouvelle rentrée ?????? Écrit-on moins bien avec des crayons retaillés ? mais après tout, pourquoi en prendre soin, pourquoi utiliser les gommes jusqu'au bout, alors qu'on peut les dépiauter pour en avoir une toute neuve ! Pourquoi faire attention ? dès que c'est abîmé, on jette et on rachète !!!! et pendant ce temps, des enfants illettrés meurent de faim. Aucun rapport, direz-vous .. est-ce si sûr ????

Quand notre monde arrêtera-t-il de marcher sur la tête ????????????

18 août 2011

macho des chaumières

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En réalité, ya pas tant que ça d'hommes qui osent. Qui expriment ce qu'ils ressentent, qui se lâchent, quoi. En fait, j'en ai connu qu'un, ya longtemps. J'étais folle de lui : ben il avait même pas peur !! (ceci dit, ça l'a pas empêché de sauter sur tout ce qui bouge)(et de me le narrer par le menu).

Alors je sais pas, ça vient peut-être de moi. Peut-être que je vis trop "dans la Lune", comme on disait lorsque j'étais petite .. Peut-être que je suis trop ? à me dire que ça soit bien être possible, de se parler vraiment .. Si je peux même pas dire trois mots sans que le mec prenne la tangente, autant faire du tricot !

Ou alors c'est les femmes en général ? on sait pas ce qu'on veut ? vous savez comment on est, on rêve d'un type sensible, tout friable tout doux, et on voudrait le même capable de nous épingler contre un mur avec une telle violence qu'à peine il a pris possession des lieux on se met à hurler "oh-mon-Dieu-oh-mon-Dieu" (j'imagine que Dieu a eu le temps de s'habituer à être invoqué dans ce genre de situation).

Un bon vieux macho des chaumières tout pétri d'émotions, quoi ..

14 août 2011

dance in the kitchen

danse fenetre

 

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé danser. C’est sans doute grâce à mon père. Le dimanche, sur son pick-up il passait des 33t de Brel, d'Aznavour, de Piaf, avec tous leurs tremolos dans la voix, il mettait le volume très fort et déjà à ce moment, haute comme trois pommes, j’avais la peau parcourue de frissons. Mon père ne chantait pas, il sifflait, il sifflait très très juste d’ailleurs. Et puis surtout il aimait danser et le faisait merveilleusement bien. C’est lui qui m’a appris toutes les « danses de vieux » (dixit mon fils) et notamment la valse. Oh lala ! La valse ! Se sentir portée, transportée en toute légitimité dans les bras d’un homme !!! D’aucuns vont dire que je me traîne un vieux complexe d’Œdipe. Tant pis. La valse, c‘est beau.

On était une grande famille et on se réunissait tous les samedis. On mangeait, on riait toute la nuit, on buvait, enfin surtout les autres, moi je ne bois pas, enfin si à un moment je buvais un peu. Mais j’ai vite compris qu’il serait déraisonnable d’aggraver l’état dans lequel je suis sans même avoir bu.

Et donc, on dansait toujours beaucoup.

J’ai appris le tango avec mon cousin germain, celui que je voulais épouser. Pour finir on s’ est pas mariés, enfin si, mais pas ensemble.

Le tango, c’est bien. On se touche les mains, on se touche les joues, on se cramponne l’un à l’autre, d’ailleurs avez-vous remarqué que de nos jours les gens ne se touchent plus ? Pour une personne aussi tactile que moi, c’est triste. J’aime toucher l’autre. Il m’arrive souvent, tout en discutant avec quelqu’un, de lui toucher le bras, la main. Et quand je fais la bise, j’embrasse vraiment (je prends dans les bras). Oh ! Ne vous méprenez pas ! Il n’y a là aucune connotation sexuelle, d’ailleurs je touche autant les hommes que les femmes. Et puis j’ai appris avec le temps à reconnaître ceux que je peux toucher tout mon saoûl, sans ambiguïté, et puis les touche-moi-pas.

Quant aux hommes, pas d’équivoque possible : vous savez bien qu’un homme qu’on touche en discutant au troquet du coin, c’est pas un homme qu’on a envie de toucher.

Celui-là, il nous laisse tétanisée, asphyxiée, retour à la case gaga. On le toucherait qu’on ne pourrait plus se décoller. La seule option pour se lâcher serait de se trouver seuls tous les deux dans un petit coin loin des regards, mais qu’est-ce que je raconte encore.

Bon, revenons à notre danse.

J’ai eu ma période discothèque (maintenant je n’y vais plus, je suis une mémé calme et posée) (posée n‘importe où mais bon) (je me contente de danser avec mes assiettes, en sautant comme une déchaînée avec le rap à fond la caisse).

Pour en revenir à la discothèque, c’est quelque chose de GÉANT. Comme les concerts. Quoique, les concerts, depuis que le festival en plein air sur l’île de Wight est dépassé, c’est plus ce que c’était pour danser, faire l’amour et toutes ces sortes de choses. Mais je m’égare encore.

Aller en boîte, disais-je, c’est hallucinant. La musique me pénètre de haut en bas, elle se répand dans tous les petits creux de mon corps, et si je ferme les yeux, c’est encore meilleur. Je dois être une des rares personnes qui ne va en boîte que pour danser. Je ne bois pas (voir plus haut), je ne parle pas (faut crier, c’est relou), je ne drague pas (ou alors sans faire exprès) (quand ya des slows par exemple) ( or, yen n’a plus beaucoup). Non, moi, je bouge mon corps dans la musique, ça m’excite et ça me détend tout à la fois, ça me réconcilie avec la vie, celle qui est laide, celle qui fait mal, ça me donne envie de hurler, comme Lavilliers lorsqu’il dit que la musique est un cri qui vient de l’intérieur,

Je danse et je ne suis plus une petite chose perdue, je danse et enfin, enfin, enfin, je me rassemble, je danse écrasée dans trois millimètres carrés entre deux cent personnes, mais je danse

et j’oublie le regard des autres, je me libère enfin ..

D’ailleurs ça me fait penser à une scène merveilleuse du film « Les enfants du silence », lorsque cette jeune femme sourde et muette se met à danser, son mouvement est langoureux, sensuel, bien sûr elle n’entend pas, mais elle ressent, elle ressent sur le sol et autour d’elle les vibrations émises par la musique,

"existe-t-il un monde où nous puissions vivre heureux, un monde entre le monde du silence et celui du bruit ?"

.. celui de la musique peut-être ..?

C’est fou quand même. Je me rends compte qu’en vieillissant, insidieusement, j’ai enfermé et retenu tout ce qui est ma raison d’être : les gestes, les mots, les éclats du cœur, les crises de larmes, les bouche-touche-cherche, les enroulades de l’autre ..

Ambre Neige, 18 janvier 2007

13 août 2011

joie ménagère

(mon fils, qui vient de faire la vaisselle)

c'est qui qu'a re-sali la table que j'avais essuyé avec amour ???

coeur Poussiere d etoile

 

11 août 2011

soutien moral

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Mon fils, à qui je viens de demander qu'il m'aide à râtisser le jardin que je viens de tondre ..

 

" je peux te soutenir moralement

en te regardant par la fenêtre ?? "

.

9 août 2011

avant

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.

Une vie après la mort ? je ne sais pas.

Je me demande surtout s'il y en a une avant !


Woody Allen

2 août 2011

pensée du mardi

 Sylvie danse

.

Ne sous-estime jamais ce dont une femme est capable
.
.
pour obtenir ce qu'elle désire.

 

(¯`*´¯)
`*.¸.*
  ¸.*¨ ¸.*¨)
 (¸. .´ ¸¸.`¨
 *

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