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le blog de Ambreneige
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18 décembre 2013

En plein dans la vie

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Main dans la main, en plein dans la vie

Violette, Juin 2013

 

Si j'ai choisi ces mots de Violette semés je n'sais plus où (mais soigneusement récoltés, comme vous voyez), c'est que j'aspire plus que jamais en cette fin d'année à la quiétude entre humains. Quiétude que je ne trouve pas, que je ne vois nulle part, autour de moi tout le monde se hait, se déchire, s'agresse pour une place dans une file d'attente, se "fait la tête" à mort, pourquoi ? Mais pourquoi, dès qu'on place deux humains côte à côte, y a-t-il un risque pour qu'ils se battent ?? Impossible à comprendre pour quelqu'un comme moi incapable d'en vouloir à qui que ce soit !!! (bon OK, c'est pas forcément une qualité !)

Dire qu'on approche de Noël .. où est l'amour ????

Purée, où est passé l'amour ????

Je suis triste. Je suis dans une tristesse infinie.

Heureusement, aujourd'hui je vois ma fille. Elle va encore dire des choses comme "J'adore ma mère ! Maman je suis fane de toi !" ou encore "Je suis heureuse quand je te vois tu fais BOUM-BOUM dans mon coeur !!" et ça va me faire fondre ou rire ou les deux à la fois ! Ma fille, c'est de la joie de vivre sur patte, elle va sourire à tout le monde, avoir un mot gentil pour la caissière du supermarché et pour la dame de la piscine, elle n'invectivera personne même si on la bouscule, elle mettra plein de soleil dans le jour et l'espace d'une après-midi, ma tristesse va s'envoler !!

Finalement, j'suis une sacrée vernie !!!!

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29 novembre 2013

Pauvresse

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C'est quoi, ça ?

Eh bien ça, voyez-vous, c'est ma fille qui se décommande, abandonnant sa pauvre mère à une triste séance de natation toute seule comme une pauvresse, tout ça parce que la chair de ma chair a fait la java toute la nuit au lieu de dormir comme les vieux tout le monde.

Et comme je narrais la chose à ma frangine, histoire de me faire plaindre un peu par tant de cruauté filiale, elle commence à me faire toute une démonstration comme quoi c'était bien pire ce qu'il lui était arrivé la fois où elle devait retrouver son fils pour déjeuner et qu'en fait de déjeuner elle avait attendu une plombe pour rien avant de rentrer furax chez elle vu que le garçon ne s'était pas réveillé (*). Bilan, nos gosses sont des ingrats, et des ingrats illettrés, par-dessus le marché ! Enfin pour mon neveu je ne sais pas, mais ma fille, elle aurait bien besoin de réviser ses conjugaisons !!!

(*) Pour rappel, midi pour nos jeunes c'est le milieu de la nuit !

25 novembre 2013

Du lait dans les veines

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Mes amis, bonjour à vous. En cette fin de matinée de 25 novembre, le soleil se frêle un passage laborieux entre deux nuages qui ne demandent qu'à pleuvoir et les oiseaux chantent pour saluer l'arrivée dans votre boîte mail des millions de posts que je n'arrête pas de vous envoyer tellement je vous aime.

Pour ce troisième de cette journée qui vient à peine d'éclore - non, ne vous arrachez pas déjà les cheveux, il reste encore toute l'après-midi - je me disais comme ça qu'il vous serait immensément plaisant que je vous racontâs l'histoire de Ste Catherine, que vous vous en cogneriez probablement de joie contre la première porte venue en entendant le petit gling-gling de notif de nouveau message (et, pour ceux qui ne sont pas abonnés, que vous bondiriez d'un plaisir non feint en découvrant un nouveau post sur cette page).

Mais laissons là, mes chers, et suivez-moi je vous prie en l’an 290 de notre ère.

En ces temps lointains et sans que vous vous en doutiez une seconde avant ce jour, vivait Constus, un puissant et noble seigneur d’Alexandrie en Egypte. Pour occuper ses longues nuits d'hiver, il décida de faire à sa femme ce que font bien des hommes pour se réchauffer la nuit, et il en résulta une petite fille au teint si clair et aux yeux si bleus qu’il la prénomma Catherine, ce qui en grec signifie "pure". Après quoi, épuisé par tant d’efforts, il mourut.

Catherine grandit en grâce et en beauté, car en effet elle était fort belle, et beaucoup de garçons voulaient la mettre dans leur lit, sauf que Catherine, elle, ce qu’elle voulait, c’était un homme qui les surpasserait tous en sagesse, richesse, noblesse et surtout luxure beauté. Seulement voilà, c’est pas beau d’être trop gourmande, comme son avenir n'allait pas tarder à le lui montrer [C'est bizarre d'utiliser l'imparfait pour parler de l'avenir. Enfin bref.]

La mère de Catherine, soucieuse d’avoir une fille aussi exigeante, l’envoya se faire gourmander par un saint ascète qui vivait dans une grotte. Cet homme avait converti la mère de Catherine au Christianisme alors que Catherine en était toujours aux anecdotes racontées par les bardes et au culte des saisons, de la fécondité et des ancêtres, toutes choses qui, comme l'on sait, ne font pas avancer le schmilliliblic.

Au cours de leur entretien ponctué de quelques thés sans sucre, le Saint Homme parla à Catherine de Celui dont la beauté surpassait celle du soleil et de la lune. "Il règne", lui dit-il, "sur toute la création et sa sagesse n’a pas de limites ! Il est le plus beau des hommes !"

"Yeeeeeesssssss !" s'écria Catherine, "l’Homme Idéal n’est pas mort !".

Aussi, à peine eût-elle quitté le saint homme qu'elle se rua sur son portable afin de prier Marie de lui réserver son fils pour époux. La sainte Mère de Dieu sortant de ses gonds lui tînt à peu près ce langage : "Point de pigeon pour une obole !"

Catherine perplexe reprit le chemin de la grotte pour demander conseil au vieil ascète qui la plongeât tête la première et sans autre forme de procès dans un petit rû afin de la baptiser.

La nuit suivante, Jésus se manifesta enfin auprès de Catherine et cette fois, il l’accepta comme fiancée (comme quoi, hein, ça tient des fois à peu de choses), mais il lui fit jurer de ne pas accepter d’autre époux sur terre (ce qu’elle n’avait de toutes façons pas l’intention de faire, tellement elle le trouvait trop canon).

Tout aurait pu aller comme ça pour le mieux dans le meilleur des mondes si un jour, l’empereur Maximinus qui régnait alors au nom de Rome sur Alexandrie n'avait organisé une grande fête païenne à laquelle Catherine fut conviée en qualité de nana de noble lignée.

Lorsque Maximinus vit cette fille sublime, il manqua en renverser son verre de vin au miel et se retrouva vite fait tout congestionné. Quand il retrouva la parole, ce fut pour demander à Catherine si elle voulait bien l’épouser. Bien entendu, elle qui avait déjà le plus beau des maris refusa aussi sec.

L’empereur en prit ombrage, surtout que la belle venait de lui filer la te-hon de sa vie en tenant tête aux cinquante des plus grands savants de l’époque, démontant une à une toutes leurs belles théories philosophiques. Pour les punir d’avoir été aussi crétins, Maximinus les flanqua tous au bûcher, ce qui égaya la fin de son banquet.

"Décidément", se dit-il, "on ne doit pas s’ennuyer avec cette fille !" et il lui demanda une fois encore de l’épouser. Catherine continua de refuser, alors il la fit jeter dans un cachot avec interdiction de lui donner à manger. Elle s’en fichait pas mal vu que son mari (sous forme d’une colombe blanche) lui apportait chaque jour de quoi se sustenter.

Faustina, impératrice de son état, fort curieuse de voir de plus près celle qui tenait tête à son mari, décida de rendre visite à la jeune fille. Au moment où elle pénètra dans le cachot, elle fut éblouie par le visage resplendissant comme un soleil de Catherine. Le coeur de Faustina se brisa en mille morceaux devant tant de splendeur et elle alla crier grâce chez l’empereur son époux.

Las ! le bougre avait un caractère de cochon et en guise de réponse, il l'envoya se faire décapiter, après quoi il ordonna qu’on fasse subir à Catherine le supplice de la roue, joyeuseté consistant à faire rouler ladite roue garnie de pointes de fer sur le corps tendre de la jeune fille.

"Même pas mal !" s’exclama Catherine en faisant exploser la machine par toute la force qui était en elle.

Fort contrit, l’empereur lui fit couper la tête, et de la blessure, à la place de sang, jaillit du lait.

"Je l'ai échappé belle !", se dit Maximinus en se demandant quel genre de petits Maximachins lui aurait fait une fille ayant du lait qui lui coulait dans les veines ..

9 août 2013

La faute à l'ex

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Ma grande vient d'emménager dans.. 15 m2 (oui oui vous avez bien lu, 15 m2 ! on ne trouve ça qu'à Paris je crois !), ce qui lui pose un très léger problème vu qu'elle a deux chats .. Oubliant qu'à son âge, moi j'en avais trois, je lui fais : "Quelle idée, aussi, d'avoir deux chats !"

(ma fille ) Je te rappelle que c'est à cause de mon ex !!!!!!

(moi) ????????

(ma fille) Ben oui, je lui avais dit "Soit tu me fais un bébé, soit on prend un animal". Et tu sais ce qu'il m'a répondu ? "Tu veux quoi comme animal ?"

 

29 octobre 2013

Devinette

Eh bien le grand gagnant est

Reynald !

suivi de très près par Célestine !

 

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>>>>>>> CLAP CLAP CLAP !!!! <<<<<<

 

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Pour tout dire il y avait même deux taboubous ! (je suis devenue taboubrirophile depuis que j'ai vu les p'tits tabourets que ma soeur confectionne !)

Yeeeeeeessssssssssssssss !!!!!!!!!!!!!

 

¸.•´¸.•´¨) ¸.•*¨)

(¸.•´ (¸.•´ (¸.•*´¯`*•.¸

 

 

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Tadadaaaaaaaaaaaammmmmmm !!!!!!!!!!

Le cadeau d'anniv de ma soeur est arrivé !

fabriqué des pieds à la tête par ma soeur !!!!!!!!

Kesskecééé kesskeucéééé kessskeucééééé ????

À votre avis ?

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30 septembre 2013

Comme des dieux las

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Le paysage silencieux, presque mélancolique, d’un petit bois à l’orée du village où, pendant les vacances scolaires, je loge chez ma correspondante allemande .. je marche dans la nuit, ivre d‘exaltation parce que jamais au grand jamais, mes parents ne me laissent sortir ainsi le soir, et encore moins au milieu d’une bande joyeuse où les garçons comme des dieux las avancent à grandes enjambées tranquilles, offrant aux filles un bras théâtralement désabusé. Sauf à moi. Parce que moi, je me serre contre Gabi. Ou plus exactement, Gabi se serre contre moi, son bras glissé sur mes reins qui me tient par la taille. Ô Gabi, Gabi ma sœur, mon Amérique à moi, j’aurais tellement aimé que le hasard des échanges épistolaires me dirigeât vers toi plutôt que vers Jutta dont je suis si différente ! Mais c‘est ainsi, et nous avançons dans un désordre solennel, conquis par une saine joie de vivre. Ça chahute un peu, je cherche en vain à comprendre ce qui se dit - c‘est mon premier séjour et je n’ai encore que quelques bribes d’allemand, insuffisantes en tout cas pour tenir une conversation. Dans mon cou, la bouche de mon amie déroule des rubans de confidences, elle chante, elle bavarde, je finis par comprendre qu’elle veut un bébé, elle veut que Bruno lui fasse un bébé, elle l’appellera Uwe.. Et la voilà qui renverse à ma rencontre son merveilleux regard clair que le plaisir allume de paillettes dorées. Elle rit, son souffle halète un peu. Nous nous posons sur un banc, des couples se forment, Bruno n’est pas loin. Il se sait sollicité par Gabi, il rit lui aussi, s’approche, s’assied de l’autre côté. Entre nos deux corps, celui de Gabi irradie une chaleur enchanteresse. Qu‘elle est belle, toute en crinière d’or, hallucinante de gaieté !

Quelle tendresse j’éprouvais pour Gabi ! Gabi qui voulait avoir un-bébé-toute-seule. Comme moi.

Jamais, avant de faire remonter pour vous ces souvenirs, jamais je n’avais fait le rapprochement entre cette affinité qui nous unissait et ce désir commun que nous avions, un désir qui nous aurait probablement soignées si seulement ..

Mais revenons à cette soirée, à ce banc où je suis assise, timide.. La cloche du village sonne au loin. Je regarde le ciel, suis avidement des yeux la gracieuse nuée d’oiseaux qui virevolte dans la nuit, petites taches brunes qui dansent aux cieux avec une grâce surnaturelle.. Et là, Bruno se penche, il se penche vers moi. Je me rappelle encore de ma surprise lorsque soudain j‘ai vu surgir son visage devant le mien, je me rappelle de ses yeux d’un bleu si tendre, de la porcelaine pure, plus claire encore que la chicorée sauvage.. Bruno est là, il m’offre sa main douce et chaude. Je me tourne vers Gabi, incrédule, mais mon amie s’éloigne en riant après avoir eu, d’un geste large des bras, un mouvement comme pour nous rassembler.

Bruno m’entraîne à l’écart du petit groupe. Nous franchissons un ponton en bois qui évite de s’enliser dans la tourbe.. Il se place en face de moi et je sens que quelque chose d’important va se passer.. .. par-dessus son épaule, je repère des myrtilles et une petite araignée dolomède cachée entre deux herbes, les sphaignes imprégnées d’eau que jamais plus je n‘oublierai..

Puis d’un seul coup, c’est là. Il pose ses lèvres sur les miennes. Elles sont moelleuses et tièdes. Le souffle court, je ferme les yeux, avec l’impression d’avoir le tournis. Il va se passer quelque chose, c’est sûr, quelque chose que je ne connais pas, quelque chose qu’aucun garçon ne m’a jamais fait. Sur ma taille, ses mains s’occupent à une besogne mystérieuse lorsque soudain je sens, au creux de ma bouche, une pointe serpentine qui se faufile, m‘emprisonne, remonte tout doucement, repart en tournant .. Tout mon corps, réceptif à hurler, se met à frissonner. Jamais on ne m’a fait un truc aussi bon, jamais. Et le voilà qui disparaît de nouveau tout au fond, le voilà qui s’éloigne, à peine, pour me réinvestir encore plus profond, encore plus gourmet .. J’ose à peine bouger tellement j’ai peur, si je fais le moindre mouvement, que la magie s’arrête. Bruno déguste mes lèvres à petits lapements fébriles, descend légèrement sur mon cou pour le saccager de suçons désordonnés et revient à ma bouche pour l’investir de sa langue impudique et experte. Je suis terrassée de volupté.. je veux que ça ne s’arrête jamais-jamais-jamais ! je ronronne, je gémis, je plie, je ploie, je tombe, je suis ivre .. la houle du plaisir me fait danser comme un bateau perdu.. Tu le sens, n’est-ce pas Bruno que tu le sens ?? Sinon, comment expliquer que ton baiser, mon premier baiser, fut le plus long de tous ceux que j’ai reçus ?

 

22 septembre 2013

Tous mes gâteaux

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Je me rappelle, ya longtemps, je faisais des gâteaux. Je faisais des gâteaux avec les fruits du jardin, des clafoutis juteux des cerises dont le jus me coulait sur les doigts et au coin des lèvres pendant qu’assise sur une branche je les cueillais au soleil. Des clafoutis aux fraises, aux framboises, et même aux groseilles à maquereaux. Avec les abricots, c’était des confitures. Mes filles n’attendaient jamais que la pâte passe au four, leurs cousins qui étaient plus vieux encore moins. Oui, parce que je m’étais "fabriquée" la vie que je n’avais pas eue. J’avais pris sous mon aile mes neveux abandonnés. Mon rêve c’était des enfants, beaucoup d’enfants, alors je les ai pris où je les ai trouvés. D’abord quatre, puis six, mes filles et leurs cousins. Et je me pavanais, fière, avec mon lot d’enfants qui n’étaient pas de moi.

Je me rappelle, ils étaient ma chaleur, mes rires et mes chansons. J’étais toujours là pour eux, pour réparer les cœurs avec tous mes gâteaux. Je faisais le pain aussi, et des bisous, et des câlins. Des batailles d’oreillers et des jeux de ballons. Des roudoudous avec du jus de fraises. Parce que je voulais qu’ils sachent, mes enfants, qu’il y avait une nana parmi les "grands" qui serait toujours là pour eux. Une qui ne les jugerait pas, ne les disputerait pas, une nana qu’ils pourraient toujours venir voir et à qui ils pourraient tout raconter. De toutes façons, j’ai jamais su crier ..  ça les faisait bien rire ! Quand je pense à ce que j’ai passé avec mon fils.. avec ma fille aînée .. mais aujourd’hui, qu’est-ce que ça fait ? Pourquoi y repenser ?

Et puis un jour, on s’est séparés. Lui et moi, on s’est séparés. On était d’accord, on avait parlé, on l’avait dit aux filles.

Et puis il est parti.

C’est après que ça s’est corsé, quand il a agité les vagues. Ça le regarde, sans doute, ça le regarde. Mais les vagues qu’il a secouées, elles ont dressé un mur. Il m’interdisait de voir sa famille, il m’interdisait de voir "mes" garçons. Le plus vieux venait en cachette.

Il a "pris" ma grande. Après c’était fini. Entre elle et moi, c’était fini. C’est pas qu’il n’y a plus d’amour, non, c’est pas ça.

C’est juste qu’on sait qu’un jour, moi j’ai été sa mère, elle, elle était ma fille.

13 septembre 2013

Parfaite

parfaite

 

Tiens, aujourd’hui ce n’est pas mon échographe habituel mais une petite brunette qui semble n’avoir guère plus de 20 ans. Je lui rends son sourire mais j’avoue que je ne suis pas franchement rassurée. C’est pas elle qui va faire l’examen, quand même ?

Elle me laisse me déshabiller et peu après la revoilà, mais avec le docteur, ouf ! Ça y est, j’y suis !! elle est là pour remonter le moral des troupes quand les nouvelles sont pas bonnes ! ah lala, qu’est-ce qu’on fait pas pour les patients, de nos jours !!

Bref. Il commence par me poser des questions, qu’est-ce que je viens faire ici (oh bah je savais pas quoi faire alors je me suis dit comme ça, pourquoi pas passer une écho abdo, hein ?), de combien j’ai maigri (7 kgs) en combien de temps (5 mois), (alors lui : " Sept kilos en cinq mois c'est mieux qu'en un mois, hu hu !") (génial ! un échographe qui a de l'humour !), quel genre de mangeuse je suis (chocolativore), puis se tournant vers la jeune fille : "Tu vois, déjà, faut faire un bilan, poser quelques questions .." (mes chéris, si je vous dérange, surtout, vous me le dites !)

Puis il commence à me passer son ustensile sur le haut du bidon en énumérant mes organes ...

"Oh ! le foie !!!! (à la brunette) t’as vu comme on le voit bien ? madame a la peau très fine, t’as vraiment de la chance !"

Moi, modeste : "oh bah, quand on peut aider …"

"Le foie, donc..." (brusquement, il se tait)... "la vésicule biliaire…" (pourquoi ne dit-il plus rien ?) .. "le pancréas…" (silence, toujours …tout cela ne me dit rien qui vaille...) … la rate (nouveau silence… je crois entendre un bruit, peut-être la mâchoire de la stagiaire qui vient de tomber par terre : le choc de découvrir une pathologie rare).

Puis enfin "Je vois rien du tout !!!!!!!!"

Purée, ces toubibs !!!!!!!! on se demande à quoi ils pensent, des fois !!

Et le voilà qui tend l’appareil à la jeune fille : "Allez ! à toi, maintenant !"

Comment ça, à toi maintenant ??? ils vont pas me la faire deux fois, quand même ??????? Ben si ! (après on se demande pourquoi on appelle les patients des patients !!!)

Et le foie .. (et le foie !), et la rate ..  (et la rate !) et les reins..  (et les reins !), aaaaaaaaaaaaaahhhhh !!!!!

J’avoue, j’ai vu la différence avec quelqu’un qui a l’habitude. La petite ne s’en rend pas compte mais elle appuie comme une malade ! je comprends qu’il lui fasse tester sur quelqu’un d’aussi merveilleux et bon-enfant que moi ! Bon, en même temps c’est vrai, je suis pas épaisse, ce que souligne l’échographe à son élève avec un sourire ravi : "Madame est pas grosse, c'est pour ça qu'on voit tout très bien ! sur une personne plus enveloppée tu aurais du mal à distinguer les organes… regarde, t'as juste à appuyer là et on voit son rein par transparence ! (puis se tournant vers moi) Vous êtes parfaite, vraiment !"

Ah !

C’est pas moi qui le dis !

 

3 août 2013

Où pour commencer, il est question du vide

Chers lecteurs, chères amies,

et vous tous qui vous intéressez aux conditions climatiques, bonjour !

Je n'irai pas par quatre chemins, ni même pas deux : dans la pièce où vit mon ordi il fait une telle chaleur que c'est à se demander à quoi ça sert d'habiter en Île-de-France pour se retrouver avec les températures que je maudissais dans le Gard (où sévit ma soeur). Tout ça pour vous expliquer que comme dès que je me place devant l'écran je ressemble à une flaque en trois secondes trois-quart, j'ai eu l'idée merveilleuse de vous chercher un texte déjà écrit quand j'étais jeune et belle (en 2008).  Je vous souhaite une bonne lecture (et, si vous le permettez, je vais prendre une douche froide).  

Je vous propose aujourd'hui d'élucider définitivement une des plus grandes énigmes de l’univers connu :

le Vide est-il Vivant ?

Rappelons tout d’abord qu’au premier temps de l’Univers, il n’y avait rien. Pas d’atomes, pas de molécules, pas de galaxie, rien. On pourrait donc affirmer sans craindre de se tromper que puisqu’il n’y avait rien, tout était vide.

Grossièèèèèèèèèèère errrrrrrreur !!!!

Prenons par exemple un Big Mac. Au premier temps de l’Univers, yavait pas de Big Mac. Plus exactement y avait zéro Big Mac.

Là déjà, ça se corse. Car zéro est une abstraction. Ce qui veut dire qu’il faut bien que quelqu’un ait créé ce truc abstrait - le zéro - pour pouvoir ensuite parler du temps où il n’y avait que des trucs abstraits. Sans compter que pour parler du temps, il faut qu’il y ait un temps. Or, comment peut-il y avoir un temps où il n’y avait rien, puisque la Création du temps date du Temps où il y avait quelqu’un pour créer la notion du temps ?

La réponse coule de source :

le vide n'est pas vide !

Je vous vois déjà lancer ici et là des regards estomaqués. Vous avez bien raison, car vous allez dans quelques instants assister à la féérique démonstration de la plénitude du vide.

Qu’il me soit permis pour commencer de jeter d’abord quelques généralités : le chameau aboie. La vache rumine. La caravane passe et l’homme pense (on pourrait cependant regretter son manque de discernement affligeant en matières de pensées, comparé à celui des femmes qui ne cherchent qu‘à se cultiver en lisant des trucs sur la plénitude du vide. Mais bon. Revenons à nos chameaux).

Nous voilà donc avec zéro Big Mac (pour la clarté de la démonstration, je garde le même exemple. Mais, comme je l’ai souligné plus haut, je vous rappelle qu’il n'y avait pas plus de Big Mac que de zéro, puisqu’il n’y avait rien). Tout cela est loin d’être évident, j’en conviens. D’autant que dans le vide les Big Mac ont tendance à revêtir un indéniable caractère d’invisibilité.

C’est pourquoi je vous suggère d’être particulièrement attentifs, en tentant de visualiser ce Big Mac qui n’existe pas à une période qui n’a pas encore été inventée.

Or, s’il y a bien une chose qui ne changera jamais, c’est que tout est toujours en train de changer.

Par conséquent, à l’instant même où le Big Mac n’est pas encore né, il a déjà évolué vers son contraire, à savoir un Big Mac.

 

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Édifiant, non ?

 

Je laisserai le mot de la fin à Fazou à qui je demandais un jour : "Pourquoi le haut du personnage est-il bien détaillé et pas le bas ? le pantalon n'a-t-il pas droit, lui aussi, à sa part de gloire ? que serait notre vie sans les pantalons ?"

Parce que le pantalon ne peut être rendu

que par ce remarquable vide, chère Ambre !

 

 

21 février 2013

Une chaleur tropicale

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dessin de Frédéric,

clic clic

 

J’ai eu mes premières mensualisations, comme dit ma fille, l’année de mes onze ans. Aussitôt, j’ai décidé d’être enceinte. J’allais ainsi passer de complètement inaperçue à inévitablement visible, tout le monde m’aimerait et ce serait grave cool, surtout que j’avais prévu d’avoir cinq enfants (dont des jumeaux en troisième position).

Bon, le truc, c’est que je ne savais pas trop comment il fallait procéder. Je savais juste qu’il fallait être deux et que le partenaire devait être un garçon, sinon ça marchait moins bien.

Je commençai ma prospection en un lieu riche de ces spécimens, à savoir chez ma marraine qui, pour se faire trois sous à une époque où le quotidien était déjà très difficile, gardait des enfants chez elle. Ma marraine avait une grande maison (enfin, plus exactement, une petite maison intégralement construite par mon oncle, son époux, et qu’elle lui faisait agrandir année après année), entourée d’un grand jardin, ce qui permettait d’accueillir une horde de garçons (ben oui, elle gardait plus de garçons que de filles, je ne sais pas pourquoi). Le seul truc que j’avais à faire, c’était d’en choper un, de l’immobiliser, de le convaincre de me faire un bébé puis de le relâcher.

Plus facile à dire qu’à faire, car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les garçons, surtout à cet âge, courent dans tous les sens, et en plus ils tombent, principalement dans les virages. Et moi je ne tenais pas à en choper un amoché ou essoufflé. Il me le fallait en bon état, de cela dépendait toute la réussite de l'opération.

Justement, il y en avait un qui répondait bien au profil. Il me semble qu’il s’appelait Philippe et, contrairement aux autres rassemblés en meute hurlante, il restait tout le temps dans son coin. Pour tout dire, Philippe était un peu le souffre-douleur des autres, trop timide, trop tranquille, préférant les strato-cumulus à la bagarre et les couronnes de fleurs de trèfle à la défenestration de ses petits camarades.

Une âme sœur ! c’était le destin, je ne voyais pas d’autre explication, sinon pourquoi Philippe se trouverait-il en face de moi, comme offert, au moment même où j’avais besoin qu’il me rende service ?

Bon, le tout, c’était de l’inciter à me le rendre, le service.

Justement, la maman d’un des pensionnaires venue rendre visite à son fils avait distribué des sucettes à tout le monde. Enfin, à tous sauf à Philippe qui comme d’habitude était resté dans son coin.

La mienne de sucette,  je n’y avais pas touchée. Ça aussi, c’était forcément un signe : elle allait me servir d’appât.

Je m’approchai donc de Philippe en lui tendant avec un sourire enjôleur ma sucette enveloppée dans un beau papier rouge, jetant ainsi aux quatre vents tous les conseils pour séduire un homme dont on me rabattrait les oreilles par la suite : ne pas montrer qu’on a des vues sur lui, prétendre que notre agenda est rempli, le faire languir, etc.. et le plus important de tous : ne JAMAIS faire le premier pas. Je commençais donc très fort, et malheureusement ça n’allait pas s’arranger par la suite. Enfin passons.

L’air de rien, je baissai les yeux, permettant ainsi à Philippe pour me remercier de déposer sur ma joue un baiser d’une douceur renversante. Soudain, il s'était mis à faire une chaleur tropicale, mes seins étaient passés de 75 petit a à 95 grand C, et juste au moment où je réalisai qu'atteindre mon but risquait de me faire découvrir des félicités que je n'imaginais même pas, la meute d’enfants, dirigée par Gilles, le plus vieux des garçons et en quelque sorte le chef, sortit du petit bois où nous allions souvent jouer.

Philippe, rouge comme une tomate, s’enfuit aussi sec, me laissant furieuse contre Gilles qu'il ait flanqué tous mes espoirs par terre.

Heureusement, il me restait Jean-Paul ..

29 juin 2013

Ton âge

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Je me rappelle, quand j’étais jeune, j’étais toujours pressée. Pressée de tout, incapable d’attendre. C’est fou le nombre de fois qu’on me l’a sorti ce truc, t’es incapable d’attendre ! attendre quoi ? d’être morte ? d’être vieille ?  Ah oui tiens, la vieillerie, parlons-en !! moi qui croyais que le grand âge me conduirait direct au nirvâna !!! un royaume où j’aurai enfin la paix, où je ne ressentirai plus rien, tout ça. Quelle arnaque ! La vieillesse, c’est une vacherie ! t’as tout qui se délabre ! tout, sauf les neurones ! alors eux, bonjour l’angoisse, ils ont rien compris au film ! un peu simplets, les chéris, "hou hou ya quelqu’un ??????" qu’ils me font en écho dans la boîte crânienne, quand soudain yen a un tout essoufflé qui revient de sa balade nettement plus bas dans mon anatomie et qui leur fait "Ben qu’ess-ce vous foutez encore ici ? en bas c’est ‘achement plus intéressant !!"

Oui c’est ça la vieillerie ! des neurones censés avoir acquis force sagesse et qui au lieu de ça se barrent de leur cage toutes les cinq minutes dans l’espoir d’aller faire la nouba si bien que vous passez la moitié de vos nuits à déplacer tous les meubles pour les récupérer ! Oui, c’est ça être vieille ! non pas être mature, riche et peinarde avec 2,8 enfants et un mari qui vous attend à la maison pour vous masser les pieds, non ... c’est courser des merdouilles qui ne parlent pas, ne crient pas, ne miaulent pas, ne mangent pas, mais qui trouvent quand même le moyen de vous empêcher de dormir !

Bilan, t'es vieille, t'es irrécupérable, tu finiras rongée par tes neurones fous et ce sera bien fait pour toi parce que tu fais aucun effort pour accepter ton âge !

24 juin 2013

In volant veritas

in volant veritas

 

Souvent, on trouve que l'Homme n'est pas bavard. En fait, il suffit de le placer dans une situation propice à l'expression ! prenons, au hasard ..

sa Voiture.

Eh bien là, il est même pas sorti de sa place de parking que ça y est : la magie opère !

(l'Homme) qu'est-ce qu'il fait ce con, il accélère ? il voit pas que je sors ??

(l'Ado) ben laisse le passer !

(l'Homme) Sûûûrement pas !!! non mais attends !! i's'croit où ?????

Et vous voilà partis ! bon évidemment, l'autre conducteur n'est pas content, mais bref...

(l'Homme) pfffffffff, ça bouchonne encore, regarde-moi ça toutes ces bagnoles, izont rien à faire les gens ou quoi ?? qu'est-ce qui font dehors, tous, au lieu d'être chez eux ??

(vous) ben.. et toi ??

(l'Homme) MOI, C'EST PAS PAREIL ! JE SORS PAS POUR MOI !!!!

(vous) ah bon !!?? tu sors pas pour toi ???

(l'Homme, de parfaite mauvaise foi) tu m'as saoûlé pour que j'emmène TON fils au Mac Do !

(à ce moment sonne l'alerte du niveau d'essence ce qui vous empêche de lui dire votre façon de penser) TUUUUUUUU TUUUUUUUUU TUUUUUUUU ..

(l'Ado) c'est quoi ce bruit ??

(l'Homme) ah, ya plus d'essence! bon faut qu'on aille faire le plein ..! mais avance pépère !!! AVANCE !! OH LALA c'est des dangers publics ces gens-là, à combien i'roule là ?

(l'Ado) à 50 ??

(l'Homme, tapotant sur son volant) après on s'étonne qu'il y a des accidents, évidemment izavancent pas, faudrait leur retirer leur permis ! c'est pas vrai p'tain, plus l'essence est chère plus ya de bagnoles !

(à la station essence, pendant que l'Homme fait le plein, l'Ado remarque posée à côté de l'allume-cigare une pochette contenant une lingette pour s'essuyer les mains)

(l'Ado) oh, une capote !!

(vous) ben j'aime autant qu'il en mette ! j'ai pas envie qu'il me ramène le sida !!

(l'Ado, ouvrant sa portière) PAPAAAAAAAAAA !!! MAMAN ELLE VEUT BIEN QUE T'AILLES VOIR LES MEUFS !!!!!!!!!!

(l'Homme, mortifié) ssssssssssssssssshhhhhhhhtttt !!!!!

Il pique du nez vers le sol, ouf le réservoir est plein, vitevite il file à la caisse en espérant que personne n'a entendu (ce qui est totalement illusoire vu que toutes les têtes sont tournées vers vous).

Vous repartez.

(l'Homme) tiens je vais tourner là, comme ça je me farcirai pas le feu (il tourne et retourne dans des petites rues bordées de voitures garées des deux côtés) c'est pas vrai, b...de m.. ! c'est quoi toutes ces bagnoles ???

(vous) tu sais il va vraiment falloir que tu changes de vocabulaire ..

(l'Ado) ouaich, après on va s'étonner si j'parle mal !

(l'Homme) p'tain fait ch.. qu'est-ce qu'il a mon vocabulaire ???!

Arrivés enfin au bout de la rue, et là, paf : un feu..

(vous) ben c'était bien la peine ..

Vous arrivez enfin au Mac Do.

Et là, pendant que l'Ado et vous attendez dans la file pour commander, s'offre le spectacle admirable de l'Homme s'écroulant sur la première chaise qui lui tombe sous les fesses. Oui ! ce n'est pas parce qu'il n'a plus besoin de chasser le mammouth pour nourrir la tribu qu'il ne doit pas être satisfait d'avoir néanmoins accompli son devoir de chef de famille !! Certes, nous vivons dans un monde sans pitié où l'Homme ne peut plus régler ses problèmes à coups de gourdin (c'est mal vu), mais dans un monde où, grâce au formidable exercice de la Pensée, il se doit de museler ses (bas) instincts ! Heureusement qu'il existe une opportunité de se révéler tel qu'en lui-même :

 

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sa Voiture !!!

 

30 mars 2007

24 mai 2013

Giboulée de .. mai

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Bien alors hier, j’avais décidé d’aller au Leclerc racheter un pantalon à H&M, vu que celui que je venais de me procurer a rendu l’âme, ainsi qu’un peu de peau de mes genoux, sur le sol pas loin de la piscine.

Quand je suis partie yavait un beau rayon de soleil et comme je suis une nana foncièrement optimiste, j’avais mis un pantalon d’été (en toile super légère), et en haut une doudoune parce que je suis aussi une nana super prévoyante. Me voilà partie dans cet accoutrement merveilleux.

Il faut que je vous explique que pour me rendre au Leclerc, je prends le train, ensuite je marche 20 mn. Comme pour rentrer je mets 45 mn à pied en partant du Leclerc (30 mn en marchant vite), la plupart du temps je trouve bête de retourner jusqu’à la gare  (qui est dans la direction opposée). Sauf qu’hier, j’avais la flemme de marcher, donc après avoir acheté le pantalon je retourne à la gare.

A peine j’arrive, le panneau d’affichage brillant de ses mille feux me saute à la vue : train supprimé !!!! pour une fois que je voulais le prendre !!! en plus, je sais pas vous, mais moi quand j’ai "prévu" quelque chose, j’ai toujours beaucoup de mal quand ça se passe autrement. Je bougonne un peu, pas longtemps parce que ça sert à rien, je me dis que ça doit être un truc exprès pour m’apprendre à m’adapter et je refais en sens inverse les 20 mn de marche que je viens de me taper. Juste au moment où je passe devant le Leclerc, le ciel s’assombrit furieusement et c’est là que je me félicite d’avoir mis ma doudoune (qui a une capuche, je précise). Du reste il commence à pleuvoir, jusque là je suis plutôt contente (j’adore la pluie). Sauf qu’en moins de cinq minutes la pluie s’est transformée en une bourrasque torrentielle qui me déverse des trombes d’eau sur la tête et que le vent souffle si violemment que je suis déportée sur le côté!! Je suis rien qu'une pauvre petite chose ballotée par les éléments !!!! En quelques minutes mon pantalon en toile fine est trempé jusqu’à la fibre, il me colle à la peau, lourd comme un cheval mort … J’essaie de voir où je vais (ça serait quand même bête que je me viande une deuxième fois !!), j’essuie mes lunettes avec mon mouchoir trempé, du coup c'est pas très efficace !! Raison de plus pour me concentrer, pour changer !!! Tiens, ça me fait penser à ce que me disait tout le temps ma mère quand j’étais petite, regarde où tu marches !! un poteau droit devant !!! ouvre la porte avant d’aller dans l’autre pièce !!! (etc)

Ouais bah hein, on est comme on est !!

Quand enfin j'arrive à la maison, je remercie le ciel que personne ne se soit trouvé là pour immortaliser ce grand moment météorologique : Ambre dégoulinant de la tête aux pieds en faisant une large mare qui rigole sur mon beau carrelage …

19 mai 2013

La limite de la limite

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Ma soeur (qui habite le Gard) se croit en Normandie. Moi aussi. Vous verriez la verdoyance de mon jardin !!!!!!!!! purée, l'herbe a triplé de poussage !!!!!!!! et pourtant, j'ai tondu ya quoi.. deux semaines.

Et oui mes amis, voilà à quoi j'en suis rendue : vous parler de la taille de l'herbe dans mon jardin.

Foutu temps.

Foutue vie.

Tout ça depuis que je me suis rendue compte d'un certain nombre de choses. Qu'on profitait de moi, par exemple. Qu'on me manipulait, pour reprendre un mot à la mode. Ou que je me laissais manipuler, puisque c'est aussi à la mode de reconnaître qu'on a toujours le choix. Donc, Ambre, si tu t'en aies pris plein la tronche, c'est que tu l'as bien voulu. Amen.

Bien. Récapitulons. J'en prenais plein la tronche, mais comme je ne m'en rendais pas compte, j'étais pas malheureuse. Car plus légère, plus "détachée" d'une certaine manière. Et puis je ne me la pétais pas.

Purée quand même, c'est pas facile de trouver la limite de la limite du respect. Où commence-t-il, le respect ? si on veut être respecté, entendu, vu, est-ce que ça n'inclut pas quelque part que l'autre doit céder (de) la place ?

Redit autrement, ya-t-il de la place pour tous sur cette planète ? c'est vrai quoi, regardez en politique, toutes ces personnes qui veulent être entendues et vues et même sur-vues ? est-ce que ça n'implique pas un troupeau de gens comme moi qui n'ont jamais compris qu'ils se font manipuler et qui préfèrent en rire que d'en pleurer ???

29 mars 2013

Regarder en arrière (Brie)

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Je ne vous raconterai pas ma vie, juste vous dire seulement qu’à un tournant de mon existence,  je me suis retrouvée presque nue comme au premier temps de ma vie de jeune femme : plus de mari, plus de maison, plus de travail,  avenir incertain…. Première réaction : retrouver du travail, surtout rester dans ce chemin tout tracé, la seule reconnaissance qui nous fait vivre, celle sans laquelle la société ne nous reconnaît pas  parmi les siens. Un an de vaine recherche, un an à tenter de  rester dans Le système, un an à croire encore au miracle, un an à espérer que l’être humain est humain et non pas un pion parmi des milliers, un an à essayer de croire qu’on fait encore partie de la fourmilière, un an à douter, un an à me poser des questions qui m’ont souvent empêché de dormir.. De longs moments de solitude, de tourments, de peur, de troubles, de réflexions, d’accablement devant cette réalité  (trop vieille pour travailler… à 40 ans ?). Période transitoire –  oh combien nécessaire et bénéfique - qui m’a forcée à me poser les questions essentielles : "Qu’as-tu fait de ta vie ?" - "Que désires-tu vraiment ?"
Questionnement, cheminement, recueillement et puis….une petite porte s’ouvre et l’on aperçoit une étincelle, une légère lueur, toute floue encore, frémissante, tremblotante qui peu à peu s’affermit, devient claire, droite, nette, indiscutable. Une lumière qui vient de s’allumer, irisée de couleurs : vert, jaune, bleu, or, arc-en-ciel, un souffle de chaleur qui illumine l’esprit, réchauffe l’âme, une évidence. Est-ce cela la conscience ? A ce moment, j’ai  su qu’il était temps de vivre, de vivre vraiment  pour moi. Alors, le calme est revenu, la sérénité, je me suis sentie moi, je me suis sentie vraie, je me suis sentie en  paix. Je me suis rendue compte qu’il était maintenant primordial de prendre possession de cette liberté,  pas la liberté imposée, non, mais celle que je venais de ressentir dans mon esprit, dans mes os, dans mes muscles, dans mes nerfs, dans chacune de mes fibres. Je me suis aperçue que j’avais en moi des possibilités insoupçonnées, reléguées dans un petit coin de ma conscience, et que faute de courage, je n’avais pas su comprendre … parce qu’on nous a inculqué que la vie c’était être bon à l’école, avoir des diplômes, avoir un bon métier pour gagner de l’argent et  acheter une voiture,  qui contribuera à polluer l’univers  et vous fera oublier que vous avez des pieds pour marcher, acheter une maison qui vous obligera à travailler toute votre vie pour en couvrir les traites, construire une famille même si vous ne voyez pratiquement jamais votre femme, faire des enfants, qui reprendront le flambeau et  paieront votre retraite et surtout, surtout ne rien dire, ne pas se révolter, supporter, reléguer au fin fond de vous vos envies, vos rêves, vos désirs, vos plaisirs, vos vrais besoins, devenir plus mouton que le mouton lui-même.  Tous ces  sentiments que certains ressentent tout jeune, d’autres après bien des années, mais que beaucoup n’arrivent jamais à connaître car il est toujours difficile de regarder dans le fond de son cœur si personne ne nous a appris à le faire. J’ai la chance d’avoir pu ouvrir ce tiroir de ma propre conscience. Il n’est jamais trop tard.
Moi aussi autrefois, j’avais cru à ces choses ; moi aussi, je m’étais construit un refuge de certitudes et de facilité, mais le temps, les mauvaises passes, l’âge, le sentiment d’être quelqu’un de plus adulte et de plus entier m’a permis de m’éloigner de cette conspiration des ordres établis. J’ai enfin ouvert les yeux devant le mensonge des fausses libertés et des fausses contraintes, devant les révoltes sans gloire, devant ces sécurités serviles. J’ai compris qu’il fallait bâtir son monde et non pas se laisser modeler par lui. Qu’il fallait se mettre face à la lâcheté de notre propre conscience, qu’il fallait tenter de voir clair en soi et autour de soi, pour pouvoir avancer dans nos propres rêves, pour pouvoir grandir, pour ne plus avoir peur de ne pas exister devant le regard des autres.. Pour être soi et savoir qu’au moment suprême, lorsque viendra le moment de contempler sa vie parcourue, on pourra  regarder en arrière sans remords.

2 mars 2013

La jeune fille et la mer

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Il était une fois une jeune fille qui regardait la mer. Il faisait venteux ce jour-là vu qu’on était en février et que de toutes façons même les autres mois de l’année il y a toujours du vent en bord de mer. D’ailleurs la jeune fille réfléchissait à ce phénomène météorologique profondément intéressant qu’est la persistance du vent qui souffle en bord de mer quel que soit la saison lorsque soudain, elle entendit dans son dos deux voix masculines qui exprimaient elles aussi une réflexion profonde.

- Ouaich ma caille, t'as vu sa jupe, comme elle s’agite !

- Ouaich ma caille, t'as vu ce vent, comme il agite sa jupe !

Alors la jeune fille, se tournant vers les auteurs de ces voix, leur répliqua :

- Ouaich les gars ! vous voyez vos esprits, comme ils s’agitent ??

2 mai 2012

Faire la fête

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La première fois que je suis allée voir Goldman en concert, je lui ai écrit, tellement c'est un type touchant, tellement touchant que j'en avais été touchée jusqu'au plus profond de mon petit coeur.. je lui ai écrit mais je n'ai jamais envoyé la lettre (ma folie n'est pas allée jusque là).C'est ça que je cherchais ce matin pour la montrer à Édith, mais je ne l'ai pas retrouvée. Par contre je suis tombée sur autre chose..

"Si je devais mourir demain".. c'était en 1985..

1- avoir beaucoup d'argent et le dépenser n'importe comment.. (ben quoi ? j'ai toujours été fauchée !! bon, faut dire que la "réussite" n'a jamais été ma priorité ! et tant mieux parce qu'elle me l'a bien rendu...)

2- passer des heures et des heures à faire l'amour avec un mec dont j'ai follement envie.... (parce que moi, j'en avais jamais assez de cette petite chose là - en tout cas jamais assez la première. Ben ce feu d'artifice, je l'ai vécu deux ans après ! quinze heures de suite !!!!!! La fête sur la planète !! j'avais trouvé mon maître, yeeeeeeeehh !!!! pas de bol il était marié ...)

3- me cuiter à mort et danser, danser, danser..(je ne sais pas du tout qui a écrit ça. Pas du tout. Je ne bois plus jamais !!!!!!!!).

4- aller au bord de la mer la nuit et hurler !! (alors là, c'est limpide : je n'ai pas pu écrire une chose pareille !! j'ai toujours été un modèle de tempérance, même quand j'avais 29 ans, autant dire la préhistoire de ma vie !!!!! on avait dû me piquer mon stylo, je ne vois que cette explication !!).

5- faire la fête .. mais qu'est-ce que ça veut dire ? (AH. Vous voyez bien !!!!!! en + l'usurpateur ne sait même pas de quoi il parle !)

 

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En plus je voudrais pas dire mais ça serait aujourd'hui je danserais dans la mer avant de me cuiter !!!!!!! faut pas faire n'importe quoi non plus !!!!

Et vous les amis ? quand vous rêvez à des "si" vous voyez quoi ??

13 janvier 2013

Où l'on apprend que Clotaire ne rechignait pas à se dévouer

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Fier guerrier, tyran à ses heures, Clotaire a une folle passion pour la gent féminine. Bien qu'ayant de nombreuses concubines, rien ne lui plaît autant que de s'encanailler et de séduire.

Son épouse, la douce et discrète Ingonde s'offusque d'autant moins de ses moeurs dissolues qu'elle a appris, comme toutes les femmes de Germanie, à se plier aux volontés de son seigneur et maître.

Heureux, le mariage d'Ingonde et de Clotaire l'est sûrement pour que la reine adresse en toute confiance à son époux la requête que voici : Ingonde a une jeune soeur, Arégonde, et elle s'inquiète pour son avenir.

"Acceptez de désigner pour ma soeur, qui est aussi votre servante, un mari intelligent et riche", implore-t-elle.

Clotaire, qui malgré tout ce qu'on raconte à son sujet a un bon fond, aussi sec se rend à la villa où sa belle-soeur séjourne. Là, il tombe raide d'admiration devant la jeune vierge et sans hésiter une seconde la fait sienne. Comme vous le savez maintenant, eu égard aux traditions mérovingiennes, leur union charnelle a valeur de mariage légal.
Tout content de la façon dont il a résolu le problème Arégonde, le roi s'en retourne à la Cour et s'empresse d'annoncer la bonne nouvelle à sa femme.

"Cherchant l'homme riche et intelligent qu'il me fallait marier à ta soeur, je n'ai trouvé personne de meilleur que moi. Apprends donc que je l'ai prise pour épouse".

Pendant qu'Ingonde digère ce revirement qui fait de son propre mari son beau-frère, Clotaire court se dévouer auprès de Gontheuque, la veuve de son frère Clodomir ..

13 janvier 2013

Les tribus franques

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Je prends la liberté d’appeler Francs germaniques les trois frères qui possédaient la Thuringe (située au  centre de l’Allemagne actuelle), pour vous permettre de les différencier des Francs saliens qui occupaient ce qui deviendrait notre future France.

En réalité, les Francs est un terme générique pour désigner un ensemble de tribus d’origine germanique, pas seulement allemande comme on le pense peut-être, mais aussi scandinave.

En raison de l’immense diversité des peuples composant la Germanie, les historiens l’ont divisée en trois branches (nordique, occidentale, orientale), elles-mêmes subdivisées en sous-groupes.

Les Francs font partie du sous-groupe des Germains de Rhénanie, ce sont des "Germains occidentaux".

Le mot Franc signifie homme libre, vaillant.

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Avec leur arrivée au début du cinquième siècle, tout change en Gaule. De contrée florissante qui égale presque l’Italie par sa civilisation et sa culture intellectuelle, la Gaule se transforme en un champ de désolation. A cette foule confuse venue de tous les points du Nord, Sicambres, Suèves, Sarmates, Chamaves, Ampsivariens, se mêlent les Gaulois qui ont échappé aux massacres. Il en résulte la plus bizarre variété dans les armes et dans la manière de se vêtir.

Les Francs, d’après la description de leurs contemporains Tacite et Sidoine Apollinaire, sont très grands et très blonds. Ils ont les yeux bleus et étincelants, la voix forte, l’air farouche, le corps d’une grande blancheur. C’est une race audacieuse, prompte, indomptable, aimant le danger. L’été, ils habitent des huttes ; l’hiver, des souterrains.

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Les Francs n’ont pas de soldats ; c’est la nation qui marche à la guerre. Les femmes conduisent leurs enfants, suivent leurs maris, pansent leurs blessures, et au besoin, combattent.

Tous les hommes en état de porter les armes prennent part au combat, où les uns vont nus, les autres à demi couverts de la dépouille de bêtes, et le plus petit nombre avec des vêtements courts et serrés qui prennent exactement la forme du corps. Le jeune guerrier porte au bras un anneau de fer, et ne le quitte qu’après une belle action qu’on appelle la rançon du brave.

Au temps de Tacite, l’usage des longs cheveux n’appartient, entre tous les peuples germains, qu’aux Suèves. Ceux-ci relèvent leurs cheveux et les ramènent sur le sommet de la tête pour en former un ou plusieurs noeuds.

Les autres Francs adoptent d’abord cette mode puis l’abandonnent pour celle qui consiste à ce que le derrière de la tête soit entièrement rasé, que les cheveux de devant tombent sur le front et que ceux des côtés descendent le long des joues jusque sur les épaules.

Pour se rendre plus impressionnants dans les combats, les Francs peignent, comme les anciens Gaulois, leurs cheveux avec une composition d’un rouge très vif. Leurs lèvres s’ombragent de longues moustaches mais seuls les "grands" portent la barbe.

Du Ve au IXe siècle, les Francs cohabitent donc sur les terres qui deviendront beaucoup plus tard la France, la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Dans les faits, les "rois de France" portent le titre de roi des Francs jusqu’à Philippe-Auguste (XIIe siècle).

 
 

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expansion des Francs depuis l'avènement de Clovis (481)

5 décembre 2012

Blindées

 

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Je suis une femme responsable qui se soucie de sa santé, aussi passe-je régulièrement une mammographie.

Me voilà au Centre de Sénologie. Ouaouh ! le monde ! qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? tous les fauteuils de la salle d’attente sont occupés, il y a aussi des femmes debout qui font la queue. Or, à peine pose-je le pied dans la pièce que la dame de l’accueil m’appelle. Chance.

Je m’assieds en face d’elle, elle trie mes anciennes mammos (j’en ai une caisse pleine) pendant que je remplis un papier avec un tas de renseignements. Pourquoi est-ce ? m’inviter à une petite fête ? j’espère que ce sera joyeux.

(elle) bon, Madame Neige je vous fais attendre quelques instants dans la salle d’attente.

Ah.

Où m’assieds-je ?

Nulle part. Je vaque.

Heureusement, elle appelle quelqu’un qui du coup libère une chaise sur laquelle je me précipite, moi et ma caisse de mammographies. Je suis bien contente que ce soit une chaise qui se soit libérée, je me voyais mal devoir m’installer dans leurs fauteuils profonds, profonds, si profonds qu’une des patientes dort en ronflant doucement .. si ça tombe elle est là depuis hier ..

Un quart d’heure s’écoule.

Une demi-heure.

Enfin, au bout d’une heure, la radiologue vient me chercher et me demande de me mettre quasi nue. Je me déshabille donc dans la petite cabine et j’attends sagement qu’on vienne me chercher en me mirant dans le miroir (pourquoi ils mettent un miroir ?? pour qu'on s'admire ???), je regarde mes seins dont je me plains tout le temps qu'ils sont trop petits. Et je me dis "si j'ai un cancer on m'enlèvera peut-être un sein".

Bon ceci dit, personne ne verra la différence.

Forte de cette pensée positive, je fais mes exercices de respiration. Ah, revoilà la manipulatrice. Ah ça pour manipuler, elle manipule ! elle me place sans douceur face à l’appareil et m’écrabouille le sein droit entre deux plaques. Purée, ça fait mal !!!!!!!!! Alors là les filles, vous que j’ai toujours enviées pour vos jolis seins ronds, va falloir que vous m'expliquiez comment vous faites pour supporter ça !!??? Vous comprenez, moi je découvre ! en temps normal ils sont tellement minus que c’est, genre, une fois qu'on l'a trouvé on tire dessus et ya plus qu’à faxer ! Mais là, purée ! j’ai grossi de partout et même des seins ! et elle, pfff, elle me colle le sein gauche dans sa machine de torture maintenant !

Faut faire des clichés supplémentaires, qu’elle m’assène. Misère. Vous le savez vous les filles hein que c’est rarement bon signe quand il faut faire des clichés supplémentaires ???

Enfin passons, elle cliche, puis me demande de retourner devant ma glace avec mes pauvres petits seins meurtris, et d’attendre que le docteur examine.

La revoilà. Elle m’annonce qu’il faut échographier. Purée, je ne la garde pas dans mes relations celle-ci, c'est clair !

Bon, je suis allongée sur la table d’échographie, et je patiente. Moi la moins patiente que la terre ait porté. Ça me fait penser, une fois la sénologue avait vu quelque chose de louche dans le sein. " Bon, ça vous ferait plaisir si je vous fais la biopsie aujourd'hui ?" qu’elle m’avait fait.

Oh bah vous pensez si ça m'fait plaisir !!  je ne suis venue que pour ça !

J’étais donc allongée, comme aujourd’hui sur la table d’échographie. Or, allongée, je suis.. comment dire. Plate (assise et debout aussi, c'est pour ça que je fais beaucoup de mouvements avec les bras : pour pas que ça se remarque). Et la voilà qui avait rappliqué avec sa grosse seringue.

Moi : " vous êtes sûre que vous avez pas le modèle en dessous ?"

Elle, super sérieuse :" faut pas bouger ! déjà que vos seins sont petits si vous bougez je vais le perdre!". Ouais, ben ça se voyait que c'était pas elle qui était sous la seringue !

D'un seul coup j’avais poussé un cri ! elle m'avait perforé une côte !

Finalement elle avait trouvé des kystes qu’elle s’était mise à exploser consciencieusement, tatatatattatatatataaaa !!!! enfin bref ! j’étais sortie de là dedans avec le sein gauche deux fois plus gros que le sein droit ! super sexy la nana ! les mecs tombaient comme des mouches ! (comme d'hab, je sais je sais). Le soir j’avais un hématome avec une jolie couleur moutarde ma foi très seyante, et les piquouzes de biopsie saignaient. Bref. Tout ça pour dire que j’étais pas dans les meilleures dispositions, allongée sur la table à attendre.

Ah. Voilà la sénologue, c’est une nouvelle, je ne la connais pas encore. Qu’est-ce qu’elle me veut à la fin ? c’est insensé, ici, on n’est jamais tranquille !

Donc elle commence. Elle bougonne entre ses lèvres, et je me demande bien ce qui l’inquiète comme ça (du coup ça m’inquiète aussi, pff). Alors je finis par lui poser la question.

(moi) Heu, vous voyez quelque chose de mauvais ?

(sénologue) ya des kystes !

(moi) ah, je suis profondément navrée.. et, heu, c’est grave ?

(sénologue) ben non. C’est juste qu’il y en a plein (puis après un moment de silence pesant) Vous avez été biopsée en 2007 et en 2008 ?

(moi) heu, si vous le dites.. c’est grave ?

(sénologue) ben non. C’est juste que je vois que vous avez été biopsée.

(moi) ah..

(sénologue) (après un long silence pour ménager l'effet dramatique) Bon. Ben tout va bien !

Purée, mais pourquoi elle n’a pas commencé par là ? je respire, je le lui dis. Ça ne lui donne pas le sourire du tout. Je me demande à quoi elles pensent, ces personnes susceptibles d’annoncer de mauvaises nouvelles à des femmes toute la journée.. elles se blindent, ça doit être ça ..

25 novembre 2012

Ondoyés par des esclaves

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Lorsque j’étais jeune, j’étais ce qu’on appelle une bab cool. On peut se demander comment une petite nana comme moi, super bien dressée par son papa et rangée des voitures (interne à l’EN depuis l’âge de 14 ans dans la plus stricte discipline), a bien pu virer sa cutie.

Eh bien tout a commencé par la rencontre d’un Normalien, qu’un jour par extraordinaire une sortie avait été organisée entre les filles et les garçons, exception s’il en fut car notre directrice voyait en la mâlitude le diable personnifié.

Or ce garçon, outre des cheveux longs qui déparait considérablement dans le décor, s’adonnait au fumage de pétards et autres joyeusetés autrement plus tentantes que les épinards immondes qu’on nous servait à la cantine. On était censés ce jour-là faire un jeu de piste ou autre truc tout aussi passionnant, et je me rappelle que, rébellion suprême, on s’était assis tous les deux dans un coin de forêt, lui avec son regard comme une voûte céleste nocturne (il avait les yeux noirs) penchée vers le mien plein de curiosité. Ses beaux cils battaient au-dessus de notre rencontre, comme lentement ondoyés par des esclaves.

A y est.

J’étais sous le charme.

Il me parla de Timothy Leary, et c’est de ce jour que je commençais à griffonner "Turn on, tune in, drop out" un peu partout sur mes cahiers, même si je n’en saisissais pas totalement le sens.

Puis le rabat-oij de prof nous était tombé dessus en prétendant qu’il nous cherchait depuis des heures, que ça allait nous coûter la sortie du week-end au lieu qu’on rentre dans nos home, mais ça y était, j’étais comme qui dirait transformée et la bave de crapaud du prof n’atteignait pas la juvénile colombe que j’étais encore.   

Puis il y avait eu le récit écrit par un journaliste au sujet d’une jeune droguée qui avait côtoyé Gabrielle Russier aux Baumettes. Dans la foulée j’avais aussi lu tout Gabrielle Russier et j’avais été toute étonnée de découvrir un monde où on pouvait aimer hors des chemins battus.

Pour fêter ça j’avais décidé de modifier mon apparence. Vestimentaire, d’abord : j’avais troqué les  jupes bleu-marine/chemisier blanc contre le "bén patte d’éph" en bas desquels je cousais avec application, la langue dépliée jusque par terre, des OM en coton coloré (c’est la seule fois de ma vie où j’ai fait de la couture, faut pas rêver quand même !).

Capillaire ensuite : un jour de pétage de plombs comme ça ne m’arrive absolument jamais je m’étais coupé les cheveux rageusement à coups de ciseaux, cheveux que j’avais jusqu’alors très longs. Quand j’ai vu ma tête après, j’ai compris que c’était la pire idée que j’avais jamais eue, mais c’était trop tard, je ne ressemblais plus à rien (ça n'a pas changé depuis).

Le plus bizarre en fait, c’est que je m’étais mise à fréquenter des babs mais que je ne touchais pas à la drogue. J’avais, une fois, une seule, testé le shilom (Baum Shankar). Pas de cieux qui s’ouvrent ni de paradis psychédélique. J’ai compris depuis qu’en fait, il était inutile de chercher à modifier un état dans lequel je suis naturellement.

Donc, mes fréquentations changèrent. Un monde nouveau s’offrait à moi. En la personne d’amis vivant en communauté, tous adeptes de M*******.

Le concept était super chouette : détox, bien-êtrox et partageox.

Tout le monde mangeait ensemble, au son de la cloche qui finissait de tintinnabuler pour que toute la clique se radine en prononçant des Om concentrés.

Tout le monde s’aimait et aimait tout le monde (surtout les petits amis des autres).

Bref, c’était super chouette. Y avait même un Nirvanox de promis. Sauf que personne n’a eu le temps de le trouver, la communauté ayant splitté avant.

Vous allez me dire, bien sûr c’est facile de critiquer comme ça, t’étais même pas dedans. C’est vrai, j’étais pas dedans. C’est justement pour ça que j’ai vu. J’ai vu qu’il n’y avait plus rien à voir, car sur la fin, faut bien le dire, la communauté brillait surtout par son absence de communautaires, Machin s’étant tiré avec Trucque enceinte de Bidule resté tout seul à mâcher son tofu.

De ce jour, j’ai continué à porter des robes à fleur et des sabots, mais j’ai laissé tomber toute velléité de partageox.

La vie est bien trop courte pour se la compliquer, pas vrai ?

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9 février 2012

Trop contente !

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YESSSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!!!

 

Le cadeau de Noël de ma soeurinette est arrivé !!!!!!!! je suis trop trop contente !!!

Bon, je risque encore de passer pour une folledingue à danser avec mon tabouret(*), ben tant pis hein ! après tout, comme le chante si bien Baloo ..

 

* le grand gagnant est Reynald, puisque c'est celui qui a trouvé la réponse la plus proche. Bon ben comme promis, tu vas recevoir un cadeau incessamment sous peu, dès que j'aurais trouvé quoi, vu que ce que je voulais offrir, tu l'as déjà ;-)

Je vous souhaite à tous

une merveilleuse journée !

(pour ma part, je vais la passer à danser avec mon nouveau tabouret !)

(lalalalère !!!!)

12 octobre 2012

Notre seul territoire

Alonso L'exil est mon paysJ’ai commencé un livre que j’avais offert à ma mère pour son dernier anniversaire. Evidemment, personne ne pouvait savoir que ce serait son dernier anniversaire. Cinq mois après elle n’était plus là. Mon Dieu.

Maman, comme moi, adorait les livres. Comme moi elle en avait toute une pile à son chevet mais elle les aimait différemment. Elle ne les marquait pas, rien, à peine si sur certains elle a laissé la date au crayon du jour où elle l’avait lu, de sa petite écriture légère, une caresse, à peine.

Et puis elle ne lisait absolument pas le même genre de livres que moi. Maman avait une passion pour les récits vécus, alors premièrement tout ce qui avait trait à la montagne, aux expéditions polaires et antarctiques, aux histoires de volcan, et deuxièmement un truc sur lequel je ne la suivais absolument pas, toutes les histoires de maladies, de détresse, quelque chose de vrai disait-elle, de vrai oui mais de pas gai. Misère, alors là, pas gai du tout ! plus c’était dramatique, plus ça lui plaisait !!

C’est donc en tenant compte de ses goûts (et un tout petit peu des miens) que je lui avais offert "L’exil est mon pays" d’Isabelle Alonso, auteure que je ne connaissais pas du tout à ce moment-là. Depuis, et par hasard (vous savez comme il peut être taquin, le hasard !) j’ai lu quelques livres d’Isabelle Alonso et je les ai tous adorés. C’est là que je me suis rappelé, mais au fait !! j’avais offert un livre d’elle à Maman !!!! un livre comme elle les aimait, super triste à tous les coups.. avec un titre pareil !!!! mais bon.

Alors je l’ai cherché, où avais-je bien pu le fourrer ?? (les livres de Maman je les ai mis de côté pour la raison que je viens de vous expliquer).

Et j’ai commencé à lire..

En tournant les pages, je me demandais si Maman avait eu le temps de le lire avant de mourir. Je ne le saurais jamais, surtout que comme je vous l’ai indiqué, ses livres restaient comme neufs (alors que moi en une soirée j’ai déjà surligné plein de trucs). Je ne le saurais jamais et ça me fait suer. Ça m’aurait bien plu de lire des lignes que ma mère avait lues. Un peu comme la tendresse particulière que je garde pour le film "Braveheart", parce que c’est le dernier film dont mon père m’a parlé pour la raison que c’est le dernier film qu’il a vu. Et quand je pense au titre, "Braveheart", là encore je me dis qu’il n’y a pas de hasard..  

Parce que je vais vous dire un truc : je crois que d’une certaine façon, l’exil était aussi le pays de maman. Je commence à avoir une idée infime de ce qu’elle a pu ressentir tout au long de sa vie. Elle avec son idéal avorté de Fils Parfait. Ce Fils tant attendu tant aimé tant adoré qu’elle n’a jamais eu, en réalité. Elle qui si souvent avait des "contractions de l’oephage" comme elle disait, elle contractait même le mot. Je sais ce que ça fait parce que j’en ai eu après sa mort, après sa mort j’ai développé tous les symptômes qu’elle avait, et les contractions de l’œsophage, un truc de fou, c’est pas grave mais ça fait un mal de chien ! le docteur m’avait dit que c’est quand on mange trop froid, qu’on avale trop vite, sans prendre le temps. Le truc qui reste coincé quoi. No comment. Maman en avait tout le temps.

Elle qui avait des sensations d’étouffement, l’air ne passait plus, elle allait le chercher Dieu sait où, et rien. Tout restait en dedans, toujours. Elle lâchait rien ma mère, purée, elle lâchait rien !!!!!!!! seulement vous le savez, on est construits comme des poupées russes. Si on nous épluchait façon oignon on mettrait à jour, les unes après les autres, les versions successives de nous au fur et à mesure que l’on a grandi et vieilli. Comme nous tous, Maman trimballait au secret la tribu cachée et bien vivante des enfants qu’elle avait été, la petite fille de vingt-deux mois exilée en Suisse loin de sa mère, celle de 6 ans exilée chez son autre grand-mère "qui ne l’aimait pas parce qu’elle n’aimait que les garçons", chacune de ces fillettes qui étaient déjà elle, et que sa mémoire, malgré le cholestérol, les prothèses de hanches et le reste, n'avait jamais oubliées..

Ces petites filles sont-elles mortes avec elle ? ou l’une d’elles a-t-elle sauté en marche pour aller se cacher dans les souvenirs de la génération suivante ?

La mémoire est-elle notre seul territoire ?

5 octobre 2012

Deux cent soixante-dix jours

buee

Vous connaissez la scène du film "L’étudiante" où Sophie Marceau fait une prestation (très émouvante) devant un jury de professeurs super sérieux ? eh bien l’oral du concours pour entrer à l’Ecole Normale c’était ça.

Imaginez une nana de 14 ans complètement tétanisée devant plusieurs profs qui ont l’air d’avoir avalé une encyclopédie de travers et qui ne lâchent pas une syllabe. La salle est immense, le parquet grinçant sent la cire. Il y fait un froid glacial et dès qu’on ouvre la bouche ça résonne, c’est terrifiant.

Imaginez la nana, comment elle tremble, tellement elle l’a attendu, ce moment. Ça fait plus de neuf mois, plus de deux cent soixante-dix jours qu’elle l’attend.

Son père sait qu’elle veut devenir "maîtresse d’école", alors il ne la lâche plus : des milliers d’heures à bosser tous les soirs, souvent même une partie de la nuit, des milliers de larmes versées tout au long de cette année de 3e dont elle gardera un souvenir horrible, tout ça rien que pour cette poignée de minutes-là : le quart d’heure qui va donner un tournant décisif à son existence : soit elle est reçue au concours, et sa vie change du tout au tout.

Soit elle est recalée, et ...

25 août 2012

Chaud devant !

joiemer

Coucou les amis ! 

ma smala est de retour ! smala composée pour ceux qui ne le savent pas encore de ma fille et de ses trois garçons. Seulement voilà : ma maison est petite. Au début ça allait encore, ils étaient relativement peu encombrants et je les couchais côte-côte sur un matelas préalablement posé à terre entre mon lit et la porte de la chambre (ce qui fait qu’aussitôt on ne pouvait déjà plus se retourner dans la pièce). Ma fille, elle, dormait dans le séjour avec son plus jeune et fallait juste se faire à l’idée que c’était bien la peine que mon dernier soit sevré depuis un bail, vu qu’il fallait quand même se farcir les braillements du minot ! (ma fille a allaité – longtemps – tous ses fils, et à la demande !!! (c’est tellement plus marrant), le problème c’est qu’elle était tellement crevée que tout le monde (sauf elle) se réveillait quand le petit pleurait !)

Aujourd’hui, je les couche tête-bêche. Sauf que :

- ils ont grandi ! eh oui, c’est insensé, à peine vous avez le dos tourné, ils en profitent pour prendre encore plus de place !!

- du coup, les pieds de l’un se retrouvent face au visage de l’autre..

- .. qui d’un air profondément dégoûté y plante ses dents en se bouchant le nez !

Forcément, ça plombe un peu l’ambiance..

Tout ça pour dire que recevoir mes enfants équivaut à, dirions-nous, un très léger raz-de-marée dans la maison, mais bon en même temps ya que les cimetières où tout est bien rangé hein !

C’est pour ça que je suis allée au Leclerc chercher quelque menu ravitaillement (en plus de prendre de la place ils ont tout le temps faim !), et figurez-vous que juste au moment de repartir (je me hâtais pour ne pas rater mon train), devinez qui je vois ?? oui, oui, mon vigile préféré !!!!! il s’approche et me fait : "Vous savez, vous êtes une très belle femme !" (bon, là direct je vire rouge pivoine !!) ".. et je suis amoureux de vous !"

Vous rendez compte de l'effet que ça a pu me faire, à moi chaste et fragile petite chose ??? dire qu'il fallait que je rentre .. !! On a beau dire, même si c’est du grand n’importe quoi, ça fait du bien de se faire draguer !! je vous assure qu’après ça, les courses m’ont semblées bien légères à porter !! ah ces quinquas, de vraies midinettes !!!

Bon vous l'avez compris, vous allez devoir vous passer de moi tous les jours prochains. Oui, je sais ce que vous pensez : chaque fois que je m’adresse à vous, c’est  pour vous fendre le cœur.

Mais j’ai une autre nouvelle à vous annoncer, et une bonne, cette fois : ma sœur a décidé de rouvrir notre site d’écriture !!

J’espère que vous serez super inspirés et que vous nous enverrez plein de beaux textes. Bon, en même temps, avec les merveilleuses consignes qu’on vous concocte, vous ne pourrez que l’être, supers et inspirés !!

De mon côté je vous programme un ou deux textes sur mon blog, juste histoire que vous ne m’oubliiez pas complètement.. et tâchez d’être sages en mon absence !!!!!

 

Bon week-end
 
et bonne semaine les amis !
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