Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le blog de Ambreneige
Publicité
31 décembre 2007

2008

"L’essentiel est d’être à l’écoute de son rythme propre et d’essayer de vivre en le respectant.

D’être à l’écoute de ce qui monte de soi.

Nos actes ne sont souvent qu’imitation, devoir supposé ou représentation erronée de ce que doit être un être humain.

Or la seule vraie certitude touchant notre vie et nos actes ne peut venir que des sources qui jaillissent au fond de nous-mêmes."

31_dec_Etty

Je nous souhaite d’être à l’écoute de nos besoins et de nos envies, de laisser jaillir la source du fond de nous,

je nous souhaite de défricher de vastes clairières de paix jusqu’à ce que cette paix irradie, partout.

Publicité
28 décembre 2007

Tout arrive à point à qui sait attendre

(Fille Cadette, une revue du Piémont italien dans les mains) pffffff ..dire qu’il y a eu un tremblement de terre là juste au moment où on devait y aller en voyage de noces !!!!

(moi) il n’est jamais trop tard pour faire ce que l’on a envie de faire !!!

(Fille Cadette) ben oui mais ...le problème c’est qu’on a personne pour garder les chats..

(moi) Je les garde si tu veux..

(Fille Cadette) ..ah c’est super Maman !!!(une pause, puis) Heu .. et .. Matteo ?

(moi) oui bien sûr, je garderai Matteo..

(Fille Cadette) .. et.. heu, et Noévan ??

(moi) Noévan aussi, évidemment..

(mon fils) et Énaïtz ?

(moi) bien sûr, Énaïtz aussi (dès qu’il sera sevré !!!!!!)

(Fille Cadette) c’est vraiment gentil d’accepter de garder les trois !!

(mon fils, sentencieux) il faut toujours être gentil avec ses enfants car c’est eux qui choisiront votre hospice !

(L’Homme) et on va les coucher où, les petits ????

(moi) un lit de chaque côté du nôtre et un au bout du lit !!!!

(L’Homme) ça ne va jamais rentrer !!!!

(moi) mèèèèèèèèè siiii !

(L’Homme) et comment on sortira du lit ???

(moi) on n'en sort pas !

(Gendre) et le lapin ?

(moi) ah non pas le lapin, jte préviens !!

(Fille Cadette, qui commence à s‘énerver) qu’est-ce que t’as contre mon lapin ???????

(moi) ton lapin on peut pas le toucher, il griffe comme un malade, j’en veux pas !!

(mon fils) il griffe parce qu’il se sent seul, c’est comme un homme, il a besoin de vivre avec quelqu’un !!

(Fille Cadette, dépitée, s’adressant à son mari) on va demander à ta mère si elle veut de mon lapin ..

(Gendre) oui comme ça avec un peu de chance ses chiens vont le manger..

(L’Homme) vous aimeriez partir quand ?

(Gendre) en février !

(moi) pour la Saint Valentin ?

(Gendre) sûrement pas !!!! J’aime pas la Saint Valentin !!

(moi, à mon gendre) Oh, dis- moi tout, qu’est-ce que tu as contre la Saint Valentin ???

(Gendre) ben je vois pas pourquoi il faudrait absolument faire un cadeau à sa femme ce jour là ! En plus les roses sont hors de prix spécialement le 14 février parce que c’est la Saint-Valentin !

(Fille Cadette) je t’empêche pas de me faire des cadeaux les autres jours aussi !!!!

(Gendre) ah oui je t’en fais pas, peut-être?

(Fille Cadette) tu n'm’emmènes pas au restaurant !!!!

(Gendre) un 14 février ????? c’est bourré de monde partout et on paie deux fois plus cher !! (à moi) On se fait un petit Mac Do et voilà !!

(Fille Cadette) tu pourrais quand même m’offrir des fleurs à la Saint-Valentin !

(Gendre) je t’ai offert un lapin ça te plait pas ? (à moi) et en plus même pour le lapin il a fallu que je fasse la queue yavait un monde de dingue et le lapin était plus cher que d’habitude !! vous trouvez ça normal vous ???

(Fille Cadette, les yeux au ciel) un lapin pour la Saint Valentin !!

(moi) encore heureux que tu ne lui aies pas offert un bouquet de lapins !

Pistache photo 3574


26 décembre 2007

le rire est le propre de l'homme

Ne faites pas attention au titre, parce qu’au contraire, le rire n’est pas le propre de l’Homme.

C‘est le propre de la Femme, et en particulier de la Nounoune.

C’était l’heure où ils sont venus ils sont tous là elle va mourir la mamma. L’heure où, dès l’aube, blanchit la campagne. Mes enfants et les leurs se préparaient à rentrer chez eux selon un rituel immuable qui défie toutes les lois de la physique et de la logique réunies. C’est dire s’il est impressionnant.

Jugez-en par vous-mêmes.

Étape 1- fin de jouage avec jouets.

En cette merveilleuse période de profusion de jouets, on s’imagine être en droit d’attendre des enfants un moment de paix joie sans mélange, une trêve entre deux catastrophes, un cessez-le-feu provisoire. Las !

La réalité est toute autre.

Comme le dit Lung Ta qui a eu quatre filles qui furent petites en leur temps, "tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse ".

Il faut le savoir.

A l’instar de l’Indien Cherokee qui attaque toujours là où on s’y attend le moins, les enfants qui jouent chutent et lorsqu’ils ne chutent pas, brisent.

Dans les deux cas, ils crient.

Quant à l’enfant qui est trop jeune pour jouer, il crie aussi (il veut téter) (de toutes façons, il n’a rien d’autre à faire).

C’est la raison pour laquelle il est toujours terriblement enthousiasmant de mettre fin au jouage et de passer à l’ ..

étape 2- rangeage des jouets.

C’est bien connu, les enfants n’ont aucun principe.

Si on les écoutait, on vivrait dans un désordre inommable. Bon, évidemment, le principe du rangement qui est absolument ridicule lorsque nous sommes nous-mêmes enfants prend tout son sens lorsque nous devenons parents. D‘ailleurs, si on y réfléchit bien, c’est un principe épatant. Le genre de chouette vieux principe qui permet de clouer le bec à votre enfant à qui vous pouvez dire, lorsqu’il ne retrouve plus son camion rouge, " bien fait ! T’avais qu’à le ranger !! " selon le principe d’éducation bien connu Tavéka.

Principe qui peut éventuellement se transformer en Tavékapa.

De plus, le rangeage de jouets prépare l’enfant aux dures réalités de la vie, en lui apprenant à faire de notre son quotidien une compétition de chaque instant. Ranger ses jouets l’amène à se dépasser et à repousser les limites de notre patience, qu’est-ce que je raconte encore, cela l’aide à repousser ses limites !

Oui, n‘ayons pas peur de le dire :

un enfant qui range, c’est BEAU !

Regardez avec moi le spectacle exceptionnel de ces petits êtres, chair de notre chair (enfin presque), pénétrés au plus profond d’eux-mêmes de la sublime majesté de voir leurs jouets triés par taille et par couleur par Maman à quatre pattes qui selon un (autre) principe d’éducation qui a déjà fait ses preuves, montre l’exemple en rangeant et en criant presque aussi fort que ses fils Killiaaaaaaaan ! Nollaaaaaaaaaan ! On range ! pendant que Kérian hurle en attendant la tétée (il n’a rien d’autre à faire).

3- rassemblage des paquets.

Alors là, c’est quelque chose que je vais avoir du mal à décrire, tant cette scène qui quoique répétitive, est magique, belle et majestueuse.

Je vais quand même essayer.

Mes enfants arrivent régulièrement chez nous avec, au bas mot, quatre sacs bourrés de choses diverses et hétéroclites.

Les jours fastes, on peut même aller jusqu’à six sacs.

Lorsqu’ils repartent, par un phénomène resté inexpliqué à ce jour, le nombre de sacs a doublé.

Voire triplé.

Si bien que nos yeux ébahis n’en croient pas leurs oreilles lorsque se déroule la conversation suivante :

(Gendre, devant le spectacle de tous les sacs à emmener) tu me prends pour un déménageur ?

(Fille Cadette) ya un sac pour le change de chacun des petits + les couches, exactement comme à l‘aller !!

(Gendre) tu te fiches de moi ?? yen a deux fois plus ! je te préviens Elodie on monte pas tout çà à la maison ce soir !

(Fille Cadette) comment çà on monte pas tout çà à la maison ? Mais j’en ai besoin !

(Gendre) t’as besoin du linge sale des petits ? Et c’est quoi cette râpe à fromage ? Et ces bouquins??? C’est quoi tous ces bouquins ??? 

(Fille Cadette) c’est les livres que Maman me prête !

(Gendre, les yeux au ciel) c’est bien la peine qu’on les ait rendus à ta mère pour en reprendre le double !!

(mon joint secoue la tête sans un mot, plein de compassion)

(Fille Cadette, avec un geste d‘humeur) je vois pas ce que çà t’embête que je prenne quelques livres !!!!!

(Gendre) quelques livres ????? Deux grands sacs blindés à mort t’appelles çà quelques livres ???

(Fille Cadette, qui commence à s’énerver) bon, bon, çà va !!!! je vais trier ceux que tu monteras ce soir mais jte préviens tu les mets dans l’ordre que je te dis dans le coffre de la voiture !

(mon joint secoue la tête sans un mot, plein de compassion)

(Gendre, les yeux au ciel) c’est pas la peine de te faire passer pour une martyre ! Tu vas pas lire tous ces bouquins dans la nuit non ? Ils peuvent bien passer la nuit dans le coffre ?

(pendant que ma fille s’agite autour de ses paquets, Gendre déballe son petit sac personnel, qui est au nombre de un) (surpris, il demande à sa femme) c’est quoi ces bons de réduction ? En plus ils sont périmés, regarde !!!! 2005 !!!!

(Fille Cadette) montre ? (elle prend les bons que son joint a posés sur la table) ah bah d’accord !!!! Tu pouvais pas les passer en caisse en faisant les courses ???? Regarde moi çà tout ce que tu nous fais perdre comme argent !

(mon joint secoue la tête sans un mot, plein de compassion)

(Gendre, continuant de fouiller dans son sac) et des rasoirs ? Un sachet tout neuf de rasoirs ! T’as peur que ma barbe pousse en une nuit ? Pourquoi tu m’as mis autant de rasoirs ?

(Fille Cadette) ) tu ferais mieux d’habiller les petits au lieu de poser des questions idiotes !

(mon joint secoue la tête sans un mot, plein de compassion)

(Gendre, secouant la tête) je suis las las si las.

(JB) qu’est-ce que çà veut dire : je suis lalasila ?

26_dec

Maintenant,

vous savez pourquoi je pique des crises de fou rire depuis l’âge de deux mois.

24 décembre 2007

Joyeux Noël à tous !!!!!!!!!!!!

samedi soir dernier, à table

(Gendre, à son fils aîné) comment elle s’appelle ton amoureuse à l‘école ?

(Killian, pas content) j’ai pas d’amoureuse !!!!! Les filles d’un côté, les garçons d‘un côté !! Bah moi, bah moi, bah moi, j’ai cinq copains, mais j’ai pas d’amoureuse ! ….quand j’étais petit j’étais la copine de Ludivine mais maintenant je suis plus sa cooooopine ! Cinq à zéro !

Et toi Papa c’est qui ton amoureuse au travail ????

(Gendre s’étrangle en avalant ce qu’il avait dans la bouche et se met à tousser)

(Élodie) oui oui c’est çà fais semblant de tousser !!!! C’est comme Kérian quand je veux lui donner un peu de fleur d’oranger au biberon il me fait celui qui s’étrangle parce qu‘il ne veut que mon sein !!!

(Killian) mamy c’est qui les cinq personnages de ta crèche ?

(moi) Joseph, Marie, Jésus ...

(Killian) bah nous on n’a pas de Jésus !

(JB) une crèche sans Jésus c’est original !

(Élodie) le Jésus il est trop petit j’ai peur qu’ils le mettent à la bouche, je leur mettrai que le 25 ! après tout il est né le 25 !!! il a pas besoin d’y être avant !

(Killian, continuant son énumération) Joseph, un âne, une poule, ..on a plein de personnages, nous ! (et il se met à compter en anglais avec l’accent italien)

(l’Homme) mais c’est quoi cet accent ?

(Élodie) oui des fois çà lui prend il va me chercher un accent de je ne sais pas où !

(JB) on dirait du chinois ..

(l’Homme) du japonais plutôt .. au fait, tu sais comment on dit fausse couche en japonais ? takékétt’aratétakarataké !!!

(Élodie) ?????????????

(l’Homme) oui bon. T‘es comme ta mère !! tu vas mettre dix ans à comprendre !

(Killian, s’adressant à moi) Mamy, est-ce que ta maman va venir à Noël ?

(Élodie) non Killian, elle est morte

(Killian) bah pourquoi elle est morte ?

(Élodie) elle était très malade et elle est au ciel

(Killian) bah pourquoi elle est au ciel ?

(Élodie) c’est là que vont les gens qui meurent

(Killian) bah alors moi, bah alors moi, je vais prendre un avion pour aller au ciel pour la voir !

(Élodie) non parce que même en avion tu ne la verras pas

(Killian) bah pourquoi je la verrai pas ?

(Élodie) parce qu’elle est encore plus haut

(Killian) bah pourquoi elle est encore plus haut ?

(JB à Killian) parce qu’il faut laisser la place au Père Noël. Par où il va passer le Père Noël pour entrer dans les maisons ?

(Killian) eh bah, eh bah, eh bah, le Père Noël, il va passer par la porte, parce que par la cheminée, des fois, bah des fois, bah des fois, les gens i’font du feu !

(JB) ah oui il ne veut pas se faire brûler les fesses !

(Killian) eh bah eh bah eh bah surtout, il faut pas qu’il brûle les jouets !

24_dec

Vous voulez voir une crèche exceptionnelle et rarissime ?

Allez ici !

23 décembre 2007

Ganesh est moche

De retour à la maison

Le goûter

Porter un sac à dos, même sans thermos, et faire des démonstrations scientifiques devant les enfants, c’est pas rien. Mon joint et mon gendre, arborant un air mourant, se laissent tomber sur le canapé.

(moi, à mes petits-fils) les garçons venez vous laver les mains on va goûter !

(Killian) Mamiiiiiiiiiiii veux me laver les mains en premier!

(Nollan) Mamiiiiiiiiiii ié ié ié ié !!!!! (= premier)

(moi) OK OK (je mets deux tabourets devant l’évier et je leur lave les mains en même temps)

(Killian, à son frère) t’es le deuxième !

(Nollan, pleurant) noooooooooon ié ié ié !!!!

(moi) bon vous êtes premiers tous les deux, allez vous asseoir dans la salle !

(Killian) mamiiiiiiiiiii, caca !!!

(Nollan, aussitôt) Mamiiiiiiiiii, pipiiiiiiii !!!!!

(moi, à Nollan) Ok je vais chercher ton pot

(Nollan) non ! Lète ! (= toilettes)

(Killian, super fier) Mamy je lui ai appris à faire pipi debout !!!!

(moi) ah, très bien, alors on y va.

(on monte à l’étage, aux toilettes)

(on redescend)

(moi) allez on va se laver les mains!

(Killian) Mamiiiiiiiiiiii je suis le premier!

(Nollan) Mamiiiiiiiiiii ié ié ié ié !!!!!

(moi) OK OK (je mets deux tabourets devant l’évier et je leur lave les mains en même temps)

(Killian) Nollan t’es le deuxième !

(Nollan, pleurant) noooooooooon ié ié ié !!!!

(moi) bon vous êtes premiers tous les deux, allez vous asseoir dans la salle !

Cette fois ils vont s’asseoir dans la salle et je leur sers leur lait chaud.

Pendant ce temps, Kérian tète.

Le grand air, çà creuse.

(moi) regarde Élodie, le livre que Diane m’a envoyé pour tes fils !

(Élodie, commençant à lire) "pas de bibittes… "

(l’Homme) bibittes ?????? AHAHAAAAAHHAHA !!!!!

(moi) ah çà j’étais sûre que tu allais trouver çà super drôle, pfffffff !!

(Gendre) bibite ???????? Ahahahahhahahha !!!!! Çà veut dire quoi ???????

(moi) ya vraiment pas de quoi rire ! Une bibitte c’est une petite bête !

(Gendre) ahahhahahahah ! Et vous savez de quoi vous parlez !

(l’Homme) t’as dla chance quue jt’aime bien, toi !

(Élodie) ne les écoutes pas Maman, ils sont vraiment trop stupides ! (continuant de lire) " bibittosaure ....il aurait été plus exact de dire bibittophage "

(l’Homme) ahahahhaahhahah ! Bon là je ne peux faire aucun commentaire, ya des enfants dans la salle !

Pauvres de nous !

Bon.

On va plutôt aller donner le bain aux enfants.

Tout le monde monte à l‘étage.

Tout le monde ? Non. Mon joint et mon gendre résistent encore et toujours (c’est bientôt l’heure de l’apéro et il leur semble prudent de rester à une distance raisonnable de la bouteille de whisky).

Les bains

Jean-Baptiste prépare la bassine pour le bain du tout petit.

(Élodie) Maman, si tu veux je vais TE faire le bain de Kérian ??

 

(merci chérie, c’est trop gentil !) 

Bien.

Alors concernant le bain, les mères sont unanimes : un enfant sortant du bain, tout propre, peigné et bien habillé et surtout, le restant, est une sorte d’idéal, comme, dirions nous, le Prince Charmant.

Donc, comme tout idéal, tragiquement rarissime.

Eh oui.

Il faut en avoir conscience : un enfant se salit beaucoup plus vite qu’il ne se lave. C’est une loi de physique qui doit être bien intégrée le jour où on décide d’avoir des enfants (voire des petits-enfants, car il arrive que ceci entraîne cela)

Bon, ceci dit, c’est pas une raison pour se démoraliser. Des fois, les enfants restent propres cinq minutesune heure, même si c’est jamais les notres !

Bon alors, premier point : rassembler l’enfant.

Oui, parce que c’est une autre loi bien connue des mères : les enfants n’ont jamais envie d’aller où on le leur demande au moment où on le leur demande (que ce soit au bain ou ailleurs) (c’est pourquoi il est recommandé de mettre en place quelques stratégies simples, comme se procurer un savon à la fraise ou à la rigueur un savon en forme de canard, un gant bien propre (penser qu’il va le fourrer aussitôt dans sa bouche après avoir lessivé les murs avec), une éponge douce avec un tigre qui fait pouèt pouèt et un maximum de figurines en plastique,veaux, vaches, cochons, etc)

Deuxième point, dévêtir l’enfant.

Dans le cas où il y en a deux, dévêtir les deux.

Ne pas se laisser aller à un intense épuisement moral.

Au contraire.

Respirer tranquillement, au besoin, chanter gaiement.

De toutes façons, il faudra en passer par là !

Pour le dévêtir, il faut déjà l’attraper.

Il faut donc s’armer de patience.

De beaucoup de patience.

(Et quand yen a deux, de doublement beaucoup de patience).

Mais après, quel plaisir de voir nos chères têtes blondes inonder le plafond  ruiner les meubles se détendre en jouant sagement !

Troisième étape.

Les enfants sortent du bain.

Une autre chose à savoir : autant l’enfant n’a jamais envie de prendre son bain au moment où on le lui propose, autant une fois qu’il est dans la baignoire, ya plus moyen de l‘en faire sortir.

(moi) bon, lequel sort le premier ?

(Killian) Nollan !

(Nollan) Tata ! (= Killian)

(moi) OK OK ( je les attrape tous les deux en même temps et je les transporte ainsi enroulés l’un contre l’autre dans une grande serviette de plage, ce qui les fait toujours éclater de rire).

Quatrième étape : l’enfant et le vêtement, un couple impossible ?

Vu de l’extérieur, le cérémonial du rhabillage peut paraître affligeant : l’enfant court et saute dans tous les sens et hurle parce qu’il veut rester tout nu, (on l’a compris, l’enfant est un être très rieur) ou alors il ne court ni ne saute mais hurle quand même parce qu’il veut absolument s’habiller tout seul, et ne comprend pas pourquoi ses deux jambes ne rentrent pas dans le même trou du slip ni pourquoi sa tête ne passe pas dans la manche de son pull. D’ailleurs on se demande vraiment à quoi pensent les gens qui conçoivent les vêtements d’enfants !

Quant à nos hommes, force est d’admettre qu’ils sont beaux joueurs :

ils ne cherchent JAMAIS à prendre notre place, ils laissent faire celles qui savent !

(Killian) regarde Mamy, je me coiffe avec les doigts, comme Papa ! Je suis très beau !

(moi) oui en effet, tu es très beau !

(Killian) Mamy c’est qui l’éléphant sur le mur ?

(moi) c’est Ganesh.

(Killian) oh bah Ganesh il est moche !

Publicité
15 décembre 2007

P.P.D.I. (Petite Pause à Durée Indéterminée)

C’était il y a quelques mois. Onze exactement.

Au bas des billets journaliers qu’envoyait Lung Ta, revenait fréquemment des citations du livre de Etty, Une vie bouleversée.

A chaque fois, je me disais : " il faut que je lise ce livre".

Les jours passaient.

Un jour, en entrant à la Bibliothèque Municipale, ouaouuuh..

je le vois !

Pas Lung Ta.

Le livre.

Il était juste en face de moi, comme une évidence. La bibliothécaire l’avait sorti de son étagère pour l’exposer à mes yeux ébahis, écarquillés, ébaubés.

Un signe ?

Sûrement.

J’ai donc pris le livre.

Puis je l’ai ouvert sans méfiance.

Après quoi il s’est passé quelque chose que j’ai rarement expérimenté : je n’arrivais plus à le refermer.

A tel point que, moi qui lis d’habitude seulement le soir, je ressentais le besoin de lire à tout moment du jour.

Je me suis donc mise à marcher, avec Etty dans mon sac. Je marchais, je marchais, je marchais, je ne savais pas où j’allais mais j’y allais fermement, moi qui d’habitude marche très nonchalamment, j’emmenais mon livre, Etty Hillesum,

d’habitude quand je lis je note certains passages, mais là c’est terrible il m’aurait fallu noter quelque chose de chaque page.

Donc, je m’arrêtais un peu, je lisais, je marchais, je m‘arrêtais, je lisais, je marchais.

Etty dit :il faut savoir se rendre passif, se mettre à l’écoute.

Elle dit aussi : il m’arrive souvent de trouver plus facile de mourir que de vivre.

Je n ‘avais jamais compris (jamais ressenti) ce que ça peut bien être que de ne plus avoir envie de vivre.

Même quand j‘étais petite fille, dans des situations où les petites filles se mettent les bras sur la tête en priant pour que çà s’arrête, je me rappelle très bien que même comme çà, avec la terreur au ventre, quelque chose me montait dans la poitrine, quelque chose me dévastait, j’avais la peau recouverte de frissons partout partout, et ce quelque chose, c’était mon amour, mon amour de la vie, alors je dansais, j’éclatais de rire là où peut être d’autres auraient pleuré (ce qui faisait déjà de moi une compagne universellement appréciée).

Non, bon, aujourd’hui je suis sérieuse.

Je disais donc que ce concept de " trouver plus facile de mourir "  qui me dépassait totalement, voilà que c’était exactement ce que je ressentais : c’est difficile de vivre !

Lung Ta (qui doit bien rire dans les moustaches qu’il n’a pas) le dit souvent et je le prenais pour un extra-terrestre, alors que l’extra terrestre, c’était moi.

Peut être parce que j’avais le " complexe de Blanche-Neige " ? (conte de fées, tout le monde i’l’est beau tout le monde i’l’est gentil, etc)

Bon pour en revenir à mon livre de Etty, je marchais en lisant, (ou je lisais en marchant) mais comme c’était en janvier (j’ai emprunté le livre à la biblio le 14 janvier 2007 exactement) vers 18h la nuit tombait et je ne pouvais plus lire.

Néanmoins tout en marchant, je pensais à ce que Lung Ta m’avait dit.

Oui, parce que peut être que Philippe sait parler aux femmes.

Mais Lung Ta, lui, sait parler aux nounounes.

Bon OK, il offre pas des fleurs.

Il offre des monstres.

http://lungtazen.canalblog.com/albums/zem_01/photos/10769804-zem_006.html

Mais bon. Il mérite quand même une ovation spéciale.

D’abord parce que c’est grâce à lui si j’ai découvert Etty. (Bon, OK, il n’y est pas pour grand-chose) (il m’a avoué que les phrases d’Etty écrites au bas de ses mails sont bêtement tirées au sort par son ordinateur qui nous le savons tous, est une chose sans âme et sans cœur)

Mais bon.

Je l’ovationne quand même.

Car Lung Ta est le seul qui m’ait jamais dit

" est-ce que tu t’es déjà demandé si ce que tu vis est vraiment toi ? "

J’en ai été toute ébaubie.

C’est là que je me suis mise à me repenser totalement (et assez audacieusement, je dois bien l’avouer) :

suis-je ce que je parais être ?

parais-je ce que je suis ?

Mrffffffff.

Si je ne suis pas ce que je parais, ne devrais-je pas passer du temps à chercher comment je serais si j’étais ce que je parais ?

Oui mais si je passe du temps à chercher comment je serais si j‘étais ce que je parais, arriverais-je à la conclusion que je ne suis pas ce que je parais que je suis ?

Et si je ne suis pas ce que je parais que je suis, pourquoi alors consacrer du temps à chercher comment je serais si j’étais celle que je parais ?

Oui mais quand bien même je serais celle que je parais que je suis, ne m’enfoncerai-je pas là dans une illusion ?!!! Celle que je pense que je suis ? En effet, puis-je voir ce que je pense que je suis, surtout si on tient compte du fait que je ne suis pas ce que je suis mais seulement ce que je parais que je ne suis pas ? Et même si je suis ce que je parais, n’en reste-t-il pas moins que ce n’est que le concept de ce que je pense que je parais que je suis ?

Ne serais-je donc qu'une illusion ??????!!!!??????

Lung Ta,

merci beaucoup.

7 décembre 2007

J’ai décidé d’arrêter ce blog. En fait, il a

J’ai décidé d’arrêter ce blog.

En fait, il a échappé de justesse, comme mon autre blog il y a deux mois, à passer à la trappe. Mais faut croire qu’une graine de sagesse a fini par se déposer dans l’un de mes deux neurones, parce qu’une voix bienveillante m’a dit que j’allais encore trépigner comme une folle si je m’avisais de cliquer sur SUPPRIMER.

Eh oui, comme je l’ai déjà évoqué, mes éclairs de lucidité, quoique impressionnants, sont rares. C’est d’ailleurs ce qui fait de moi une compagne universellement appréciée. Non pas parce que j’ai des éclairs de lucidité ! Quoique. C‘est toujours bon à prendre ! mais parce qu’ils sont beaux. D’une beauté quasi exceptionnelle. De l’avis général de mon joint, il a jamais vu çà. Du reste, ya pas mal de choses chez moi qu’il n’a jamais vues nulle part ailleurs.

Je ne sais pas si je dois bien le prendre.

Mais bon. Je m’égare, comme d’habitude. Où en étais-je ??

Ah oui.

Le blog.

Donc, je tenais ici, mes chers amis et mes fidèles lectrices, et vous aussi, qui êtes arrivés sur le blog par hasard en croyant y trouver des recettes sur la zénitude (je sais, le choc est rude) (je vous en demande humblement pardon, à genoux et à deux mains) oui donc, je tenais à vous remercier pour le bout de chemin que vous avez faits avec moi,

vous que je connais depuis quelques mois seulement mais qui avec un courage exemplaire (et sans les mains) n’avez pas hésité à me suivre dans mes délires et dans mes crises de fou rire - je ne parle pas des fortes têtes comme toi, Lung Ta, çà fait longtemps que jte dis qu’il faut qu’t’apprennes à te lâcher, tu devrais faire du yoga -

oui, donc, chaque fois que j’avais l’humeur de la nana qui vient d’apprendre qu’elle est bonne pour un contrôle fiscal ou que j‘étais occupée à ramasser les morceaux de ma vie brisée, vous m’avez donné des petits bouts de vous, et pas les moindres, les plus beaux, les plus colorés,

vous avez toujours été là pour moi, merci, snif snif sniiiiiif

Et alors, surtout, snif, je vous remercie pour vos bises, vos bisous, vos caresses, votre sympathie, bouuuuuuuuuuh ! votre amitié, votre chaleur, - là, je marque une pause et je prends un Kleenex. Chrrrrrrrrttt !!! Oui, parce que je suis obligée de faire une ovation spéciale à Philippe, le Grand Maître es-Mots Bleus ! Philippe, je me prosterne devant toi, tes mots sont des caresses ! - bon, aïe, misère, mes lombaires ! je reprends. J’en étais où ? Ah oui, les bisous! Miam ! Vos bisous, disais je, qui pour n’en être que virtuels, n’en sont pas moins chauds, snif

colorés, sniiiiiif

réconfortants, sniiiiiiiiiiiiiiif

chaleureux, snif snif snif beuuuuuueuuuuuuuhhhhhhh !!!!!!

Je me ...snif

targue (et on m’a confirmé) que je... snif snif snif

pourrais décrocher la médaille d’or de la dis- de la dis- de la distribution de bisouuuuus, bouuuuuuuuuuuuuuuuuhhhhh!!!!!

Eh bien donc, avant de vous quitter, snif snif snif,je vous inonde snif snif snif (quelqu’un aurait-il un mouchoir ? Chrrrrrr!!! Merci !) de mes bisous !

3 décembre 2007

méditation du jour

La differenza tra te e me, é che io no sono te

La différence entre toi et moi, c’est que moi je ne suis pas toi.

Publicité
le blog de Ambreneige
Publicité
Newsletter
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 118 359
Publicité