mari et femme
Je l’ai lu hier soir en une heure. Bon, Ok, je lis vite, mais quand même, c’est un ptit pocket book qui se laisse lire facilement ..
Je vous l’accorde, le scénario est un peu loufoque : c’est l’histoire d’un mari qui se réveille un beau jour dans le corps de sa femme (et réciproquement). De plus, ils sont prêts à se séparer. Mais franchement, c’est bien écrit, bien rythmé, et aussi super honnête de la part de ce jeune mec (ben quoi, il a à peine + que l’âge de ma fille) de reconnaître que la plupart des hommes s’enlisent dans leur mariage sans faire le moindre effort pour le sauver, au contraire des femmes ! (ce qui est chouette avec mon blog c‘est que personne va me contredire, vu que j’ai un lectorat majoritairement féminin ;-))
Bon, allez, une petite pour la route :
Le mariage est un bateau dont il est idiot de sauter une fois qu’on est en mer, et qu’il est encore plus idiot de couler alors qu’on est à bord.
(Bien entendu, l’auteur met ces paroles dans la bouche de "l’épouse")
![]()
PS à propos de livre, je tiens à vous informer, chers admirateurs et admiratrices qui vous apprêtiez à acheter mon chef-d’œuvre littéraire, que c’est même plus la peine d‘y penser. J‘ai eu l’idée merveilleuse (toutes les idées que j’ai sont merveilleuses, mais alors celle-là, vous l’allez voir, l’est particulièrement) oui donc, j’ai eu l’envie sublime de modifier mon œuvre (comme i’disent sur Book Éditions). Ce qu’ils ont omis de dire, c’est que ça allait me mettre une pagaille du tonnerre de Dieu me bloquer my chef-d‘œuvre !
On ne peut plus y accéder !! (enfin surtout moi. Ça doit être ça d’être un génie. J’écris trop bien pour moi. Je suis au dessus de mon niveau.) (tout de même, j'aimerais bien qu'on m'explique comment ça se fait que chaque fois que j'essaie de faire un truc, c'est mille fois pire que si j'avais touché à rien ??)
Alors donc voilà, soyez pas tristes, je vous en écrirai d’autres, enfin dès que j’aurai réussi à me sortir de celui-là. En attendant je vais retourner m’arracher les quelques cheveux qu’il me reste, histoire de ne pas rester chauve que d’un côté.
le chagrin de ma mère
C’était il y a vingt-trois ans, un jour de grève, comme en ce moment tiens !
Je me rendais à un entretien d’embauche et donc le train était bondé. Agglutinée aux autres, pas moyen d’attraper le livre que j’avais glissé dans mon sac. Juste au walkman "With or without you" de U2 (je ne m’en lasserai jamais, je crois).
Après mon rendez-vous, je me suis arrêtée dans un troquet, j’ai ouvert le livre, un lait-fraise sur la table, (je n’en étais pas encore aux vingt litres de thé par jour). Et il s’est passé quelque chose que j’adore, quelque chose de rare, qui me surprend toujours avec le même plaisir : je n’arrivais plus à m’arrêter de lire.
C’est donc dans un café parisien du IXe que j’ai avalé Des fleurs pour Algernon de la première à la dernière ligne.
Pourquoi, ôôô pourquoi ça m’avait tant touchée ? D’abord parce que l’histoire est touchante. Plus que touchante. En plus elle est vraie. La preuve, c’est que j’en connais un, nono comme ça. Même que ça a été le drame de toute la vie de mes parents.
La vie, parfois, est tellement injuste !
Oui, des fois, la vie est vraiment vraiment injuste ..
Pour découvrir qui je suis réellement, le sens de toute mon existence, il me faut connaître les possibilités de mon avenir aussi bien que mon passé, à savoir où je vais aussi bien qu‘où j‘ai été. Quoique nous sachions tous qu’au bout du labyrinthe se trouve la mort, je vois maintenant que le parcours que j’ai fait dans ce labyrinthe m’a fait ce que je suis. Je ne suis pas seulement un être, mais aussi une manière d’être, et de prendre conscience des couloirs que j‘ai suivis et de ceux qui me restent à prendre m‘aidera à comprendre ce que je deviens.
Daniel Keyes, Des fleurs pour Algernon.
Un film a été tiré de ce livre et est passé à la télé en 2006 : un extrait ici.
allo maman bobo
Voilà.
On est lundi et d’habitude le lundi je suis super contente parce que c’est le début de la semaine. En fait d’hab, à peine j’ai ouvert un œil sur le monde, je suis contente, même si on est mardi, mercredi ou n’importe quel autre jour de la semaine. Sauf que le lundi c’est mieux, parce qu’il va y avoir tous les autres jours de la semaine à la suite.
En fait, d’habitude, tellement je trouve que c’est trop le fun de démarrer une nouvelle journée, quand je me lève je fais Doooïïïïnggggg !!!!!!
Au lieu de ça ce matin à peine j’avais ouvert un œil que j’ai eu envie de le refermer. D’ailleurs c’est ce que j’ai fait. Et moi qui aime rien tant que voir le soleil se lever, ben ce matin je m’en fichais pas mal. Sauf que de rester au lit toute seule ça m’a filé un coup de déprime intersidérale. Alors je me suis dit qu'il valait mieux que je me lève. J’ai posé un pied par terre. Et même deux. C’est là que j’ai croisé mon reflet dans le miroir. Je crois que c' est sur le site de géobiologie de Reynald que j’ai lu qu’il fallait pas de miroir dans les chambres. Ben maintenant je comprends pourquoi : ma tronche laissait croire que je sortais d’un exercice d’entraînement dans une centrifugeuse de la NASA. Déjà que j‘avais pas le moral, alors là ça m’a donné une super envie de pleurer. C’est ce que j’ai fait. Je me suis mise à verser toutes les larmes de mon corps. Le pire c’est que je sais même pas ce que j’ai. Pourquoi pleure-je ? Pourquoi ne fais-je plus Doooïïïïnggggg !!!!!! au saut du lit ? Pourquoi, ôôôôôô pourquooooooaaaaaaaaaa
ne danse-je plus dans ma cuisiiiiiiine ??
le bonheur est dans le près

"Le bonheur est dans le près (de quelqu’un)", dit Frédéric avec humour.
Eh bien je crois que c’est vrai. Je crois même que du coup, c’est le plus gros de nos soucis.
Ben oui : vous en connaissez beaucoup, des heureux dans le près qui se réveillent un beau matin en clamant d’une voix claire : "Aujourd’hui, je sais pas quoi faire.. tiens, et si je me détachais ?"
Parce qu'en réalité, le détachement, on commence à y songer seulement quand le près s’éloigne.
Qu’on se retrouve tout(e) seul(e) comme un(e) cloch(e).
C’est là qu’on se dit : m'en fous, pfffff ! même pas besoin, du bonheur dans le près !
Le truc, c’est juste de pas se poser de questions .. de pas se demander si on aurait toujours envie de se détacher si le loin était encore près ..
La Chatte et le Hérisson
Le Hérisson, ayant grattouillé tout l'été
Se trouva fort dépourvu
Quand la bise fut venue.
Il alla crier famine
Chez Kiritéa sa voisine,
La priant de lui prêter
Trois croquettes pour subsister.
Kiritéa n'est pas prêteuse,
C'est là son moindre défaut.
"Que faisiez-vous au temps chaud ?"
Dit-elle à ce casse-pilleur.
- Nuit et jour à tout venant,
Je grattouillais, ne vous déplaise.
- Vous grattouilliez ? J'en suis fort aise.
Eh bien ! vaquez maintenant !"
Ambre de La Fontaine.
(¯`*´¯)
`*.¸.*
¸.•´¸.•*¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ (¸.•´ .•´ ¸¸.•`¨•
Je vous invite à découvrir le beau poème de Lilou ICI.
moelleuses
(l’aîné de mes petits-fils, devant ses carottes râpées) Mamy elles sont pas bonnes tes carottes râpées !
(moi) comment ça, elles sont pas bonnes ?
(mon petit-fils) elles sont râpeuses ..
(mon fils) ben c’est un peu le principe des carottes râpées ..
(mon petit-fils) j’en veux pas !
(mon fils) allez mange ! T’auras des belles fesses roses !
(mon petit-fils) je veux pas avoir des fesses roses ! Je veux des carottes comme Maman !
(moi) comment ça tu veux des carottes comme Maman ?
(mon petit-fils) oui les carottes à Maman elles sont toutes moelleuses !
(moi) ah bah d’accord ! et on peut savoir pourquoi les carottes de Maman elles sont toutes moelleuses ?
(mon petit-fils) à cause du jus orange !
(moi) quel jus d’orange ?
(mon petit-fils, les yeux au ciel) le jus qui est dans la barquette !
(mon fils) ah OK ! Elle les achète toutes prêtes !
(moi) ah bah d’accord ! C’est bien la peine que je me décarcasse !

la vraie sagesse
Tout à coup, je m’aperçus que je ne pleurais plus. J’étais enveloppée de ce que je ne peux décrire que comme une petite poche de silence - un silence si rare que je répugnais à respirer, de peur de l’effrayer.
Puis j’ai entendu une voix.
La voix disait : Va te recoucher, Liz.
Immédiatement, il m’apparût évident que c’était la seule chose à faire. Je n’aurais accordé aucun crédit à une voix puissante qui aurait tonné : Tu dois divorcer ! ou : Tu ne dois pas divorcer ! Parce que ce n’est pas la vraie sagesse. La vraie sagesse donne la seule réponse possible à un moment donné.
Liz Gilbert, "Mange, Prie, Aime"
ya pas l'feuuu au laaac ..
maquillage du dimanche
le ciel est d'un bleu magnifique ..
l'après-midi s'annonce radieuse,
alors, en bonne mère-grand ..
vous sortez avec vos petits-enfants
à la grande joie de votre fille
qui suppute que ses fils parfois
sont quelque peu dissipés ..
Le Parc Floral est superbe, tout y est conçu pour le plaisir des enfants, si bien que quand vient l'heure de partir, les deux aînés ne l'entendent pas de cette oreille..
Néanmoins, vous le savez, on ne contrarie pas un enfant qui s'exprime, car ce serait le traumatiser gravement, l'amputer dans son être, dans sa sensibilité, sa spontanéité ! Aussi, quand vos petits-fils, vous tirant sur un bras chacun de leur côté, se mettent à hulluler :
Nooooooon, on s'en vaaaaaa paaaaaas déjàààà !!!
vous savez que vous vous devez de contrôler leur Moi (sans briser leur Sur-Moi ni leur Ça)( tout en les amenant à accepter, en les sublimant, les pulsions qui les poussent à vous prendre pour une toupie, croyant sans doute qu'ils ont affaire à leur oncle) (qui pèse deux fois plus lourd que vous)
Las ! l'oncle, n'êtes pas !
Mais au contraire
une pauvre petite chose fragile !
C'est en tout cas ce que vous déduisez
au moment où vous vous retrouvez
robe par dessus tête
et face sur le pavé ..
Bilan : trois points de suture
et un oeil peinturluré !
Comme dit votre pharmacien :
Z' êtes déjà maquillée pour Halloween ??!
sécurité
Ma fille apprend les "consignes de sécurité domestique" à ses fils.
Un jour qu'elle le fait sous forme d'un jeu de questions, elle demande à son fils aîné (7 ans):
"tu es un papa et tu as un bébé de 6 mois. Est-ce que tu le laisses dans le bain sans surveillance ?"
(mon petit-fils) : NOOOOOOOON !
(ma fille) : très bien !! 1 point ! Pourquoi ?
(mon petit-fils): ben parce qu'il va manger tout le savon et que je serai obligé d'en racheter !!
ne rien attendre
trop belle la Vie
je me remets doucement .. d’un "foyer pulmonaire", fragilité héritée de ma famille .. ma grand-mère a dû rester au chaud à la maison toute son enfance au lieu d'aller à l’école ;-( ma Marraine et ma grand-tante ont passé leur jeunesse en repos forcé en "sanatorium".. et ma soeur .. hein Brie, tu te rappelles de ta pleurésie ?
D’ailleurs, ya longtemps que je devrais être morte, ayant eu deux pneumothorax (j’ai été opérée à 31 ans par un adorable chirurgien plein d’humour) Ouiiiiiiiiiiiiiiii ! J’ai beaucoup de chance d’être née à une époque où l’on peut (me) soigner en quelques jours avec des antibio ..à défaut d'avoir une belle coupe de cheveux, .. ce qui me vaut le délicieux sobriquet de .. Tintin..;-) Alors je le dis bien fort : trop belle la Vie !!!!


meunier, t'es d'or
Chers vous,
j'ai vraiment une chance inouïe de vous avoir !
Tenez, il n'y a encore pas si longtemps, j'ai reçu un paquet par la Poste. Dieu que j'adore les pitits cadeaux !
Cette fois, le petit paquet venait de Lise, et il contenait les douceurs suivantes :
- du laurier de son jardin;
- une tisane divine de sa composition, à partir de cela :
(ma fille aînée a adoré, et du coup, elle m'en a chipé la moitié !)
(je parle de la tisane, évidemment)
- de l'huile d'olive produites par les olives des oliviers de Lise,
olives cueillies de ses petites mains aimantes et amenées à un moulinier meunier, qui les triture (je ne parle pas des mains de Lise, mais des olives ! ;-)) ! *
La première fois que je l'ai utilisée c'est à l'occasion d'une recette (<< clic clic) que je partage avec vous sur le blog Cuisine Éthique - et cela, au péril de ma vie, vu ce qui m'attend de la part de ma co-bloggueuse quand elle va découvrir les ingrédients de ladite recette o:(
Mes amis, savez-vous à quel point vos marques d'amitié m' emplissent de joie ?
* ze clin d'oeil qui me fait trop kiffer ma life :
mes ancêtres ch'tis étaient marchands d'huile depuis le 16e siècle.
Suivant leur rang dans la fratrie, ils possédaient :
- soit un manoir amazé avec des terres de plusieurs coupes (unité de superficie) selon leur degré d'aisance familiale à ce moment-là, avec le tordoir (= moulin à huile),
- soit rien du tout parce que c'était comme ça, c'est l'aîné qui avait tout, du coup les autres se retrouvaient tordeurs d'huile pour leur(s) frère(s) ou cousin(s))...
fondue suisse etcetera
Chère soeurette, chères amies,
j'ai scanné un vieux bouquin ..
.. oups ! où ai-je la tête ? pardonpardon.
Je parlais de ceci :
aaattention .. tadaaaaaaaaaaaammmm !!!!
Voilà : il s'agit du livre de cuisine de ma grand-mère (suisse), autrement dit son livre de chevet, que dis-je son livre de chevet ? sa Bible ! (qui a dit : dommage qu'Ambre ait pas hérité de ses talents culinaires ???)
Maman m'avait expressément demandé de le conserver, ce que j'ai fait ( bien que toutes les pages se détachent ..)
bon, en bonne suissesse, ya dedans un truc de pub pour la fondue. Aaaaaaah, la fondue ! Maman était haute comme trois pommes lorsque mon arrière-grand-mère l'asseyait déjà à côté du poëlon pour lui montrer à touiller la fondue en huit. Oui, Mesdames, Mesdemoiselles, (et Messieurs qui passez ici par hasard) :
la fondue suisse se touille en huit.







































