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le blog de Ambreneige
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29 novembre 2011

la liste

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Et si on dirait qu'on est des enfants ? et si on dirait que le Père Noël existe vraiment ?? vous demanderiez quoi sur votre liste ?

 

(¯`*´¯)
`*.¸.*
  ¸.*¨ ¸.*¨)
 (¸. .´ ¸¸.`¨
 *

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28 novembre 2011

caca prout, le retour

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Ils vident votre boîte à sucre.

Dépiautent vos sachets de thé.

Dressent ça et là une petite montagne de chocolat en poudre prête à être lappée.

Croquent tous vos fruits en différents endroits.

Vous hantent du  "caca prout mouââââ !!" du petit dernier lorsqu'il découvre sur le meuble de cuisine que j'ai mis une photo de ses frères et pas de lui.

Cachent des mandarines dans le panier à chaussettes.

Mangent les quignons de pain qui sont dans la poubelle.

Se débrouillent pour que, où que vous posiez la main, ça colle.

Mettent la table en amenant uniquement le dessert (dont ils sont punis par leur maman) et le sel (dont ils sont punis par leur papa).

Explosent les pinces à linge pour en faire des projectiles.

S’enroulent dans les rideaux pour jouer à Tarzan.

Sortent dans le jardin pieds nus, en pyjama et rentrent couverts de boue des pieds à la tête.

S’exclament : "Marre à la fin ! on nous engueule, ici !! "

28 novembre 2011

d'enivrantes suées érotiques

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"Antoine attendit que son rythme cardiaque s'apaise en caressant le front de Patricia, ôtant de son visage quelques mèches plaquées par d'enivrantes suées érotiques.

- Je t'aime ! s'exclama Patricia.

- Oh non ! répondit-il.

- Ben si.

C'est bien les hommes ça ! Il faudrait coucher mais surtout ne pas tomber amoureuse !"

(extrait tiré d'un roman d'Isabelle Alexis).


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Est-ce que la dernière phrase vous choque ? je suppose que non, car il est bien connu que "c'est bien les hommes ça, coucher mais surtout ne pas tomber amoureux(-se) !!! "

Et pourtant, cherchez bien .. ça ne vous est jamais arrivé à vous, les filles, ne serait-ce qu'une fois, de coucher et que le mec s'accroche ? qu'il soit tendre, romantique, amoureux, et vous, vous lui racontez n'importe quel bobard pour ne pas le revoir, parce que ce soir-là, vous aviez juste envie d'un câlin ? et si vous cherchez mieux, vous ne trouveriez pas par hasard que c'est arrivé plus d'une fois ?

Alors purée, c'est quoi ces idées toutes faites, encore ?

24 novembre 2011

le futur du présent

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On a le futur de son présent.
.
.
Daniel Dufour
.
.
Heu ..
mais bien sûr..
21 novembre 2011

Joyeux Anniversaire, Sylvie !

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.
.
S comme sensible

 Y comme.. yourte!

L.. comme loyale

V. comme vivante

......I .comme incroyable !

...........E comme exceptionnelle !!
.

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 un tout bel anniv à toi ma Sylvinette !


(◠‿◠)

                        ˙·٠•●♥❤

Comme cadeau d'anniv, je nous te souhaite que ton livre soit publié !!!! (mais non chui pas pressée !!!!! où ça une pressée ???)

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19 novembre 2011

smarties

Mon fils vient de voir une "bombe" à la télé et s'exclame : 

Waaaaaaah les melons qu'elle a !!!!!!!! (puis, se tournant vers moi) ..enfin pour toi, on peut pas parler de melons !!! disons, des M&M's ! enfin, des Smarties plutôt !!!!!!!!

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gnin gnin gnin !!!!!!!!!

18 novembre 2011

on n'est pas rendus

1338369_3249298Ma sœur m’a fait cadeau d’un livre, enfin de plusieurs, dont un que je trouve particulièrement intéressant. L’auteur y explique que lorsque nous sommes malades, c’est que notre corps – notre meilleur ami et le plus fidèle, selon lui – exprime à travers les différentes pathologies (que ce soit une sinusite ou un cancer) que nous avons posé des gestes faux, que nous avons fait des choix allant à l’encontre de nous-mêmes, que nous ne nous sommes pas suffisamment aimés et respectés pour nous autoriser à privilégier notre propre personne au lieu de faire passer le bien-être ou les demandes des autres avant les nôtres.

Il se trouve que quelques jours avant d’ouvrir le bouquin, je me suis mise à souffrir d’une "douleur de paroi" (dixit mon médecin) (en fait, c’est une déchirure intercostale, si j’ai bien compris). C’est marrant cette expression, non, "douleur de paroi" ? C’est marrant mais c’est pas drôle du tout. Ça fait mal chaque fois que je respire (or, je n'arrête pas de respirer), que je tousse (je traîne une vieille bronchite, ce qui fait que pour avoir moins mal je tousse très timidement, si bien que mon fils me sort des trucs aussi sympas que "alors là, on dirait plus une petite vieille, on dirait carrément un fossile !") mais alors le pire de tout, c’est quand je me marre. Qui y cru qu’un jour, je supplierai que l’on ne me fasse surtout pas rigoler ?

Enfin bref. Cette "douleur de paroi" est survenue comme par hasard lors d’un épisode (contexte familial) mettant en scène ce que je me sens obligée de faire par loyauté envers mes parents, et ce que je ressens profondément en moi. D’où un tiraillement douloureux.. une déchirure !

Bon, ceci dit, j’ai compris le comment du pourquoi, je suis drôlement fortiche !! alors pourquoi la douleur ne disparaît pas ?

Eh bien parce que, comme me l’avait expliqué ma psy une fois, il y a tout un monde entre la compréhension intellectuelle et la prise de conscience. Le corps, lui, il en a rien à fiche de ce que lui raconte la tête, vu le nombre d’âneries qu’elle passe son temps à lui sortir depuis toujours et que c’est même à cause de ça qu’il est dans un tel état.

Prenons l’exemple de la violence, puisqu’il se trouve que c’est un contexte que j’ai connu vécu. Eh bien j’en ai toujours eu une compréhension intellectuelle. Je me rappelle de tout, j’ai bien intégré que enfant, j’ai été agressée physiquement par mon père, et d’une certaine façon, par ma mère (qui n’intervenait pas). Comme je vous l’ai déjà dit, j’ai cherché au travers de mon histoire familiale des explications à cette attitude parentale, et ô joie, j’en ai trouvé (puisque j’en cherchais). Tout ça m’a satisfait intellectuellement et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Alors pourquoi ces crises d’angoisse lorsque mes enfants (et petits-enfants) étaient petits (à partir de leurs deux ans, c’est-à-dire quand mon père a commencé à "s’occuper" de moi) ?? Pourquoi ces pathologies pulmonaires et cardiaque à répétition (ah mais oui c'est vrai, dans notre famille on est tous fragiles des poumons !!) ?? Et ma mère à chaque fois qui me disait " T'as toujours des maladies bizarres, comme c’est bizarre !" ..

Eh oui, mon intellect était satisfait, mais pas moi. Je n'ai jamais compris ce qu’essayait de me dire ma psy quant elle me bassinait avec sa "prise de conscience".

9782761920674Or, qu'est-ce que c'est que la prise de conscience ? eh bien c’est le fait de se reconnecter avec la violence subie (aglagla moi peur) au lieu de la regarder de loin comme je l’ai toujours fait (la petite Nad battue par son papa), ceci afin d’admettre que cette dernière a bel et bien été vécue et qu’elle n’appartient pas à qui que ce soit d’autre que soi-même.

J’ai aussi découvert grâce à ces livres, que moi qui me croyais la plus grande des coléreuses devant l’Éternel, eh bien c'est tout le contraire !!! je ne suis pas fichue d’exprimer mes colères !! La preuve, les crises de rage que je piquais il y a seulement encore quatre ans (chez nous toutes les portes sont dégondées), qui sont, non pas la marque saine d’une colère exprimée, mais la souffrance de toutes mes colères rentrées !! (bon, faut pas que je m’énerve, sinon je vais encore avoir bobo !)

Alors vous voyez les amis, comme on dit en Suisse : on n’est pas rendus !!

16 novembre 2011

consommable

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Je suis en train de lire le récit d’un homme racontant ses rencontres sur le net. "Egrénant ses rencontres" serait plus juste, si j’en juge par la quantité phénoménale desdites et la durée (une nuit au lit ..). Pourtant, son idée du départ est de trouver ainsi la femme de sa vie. Mais bon, on sait bien que les hommes ne pensent qu’à "ça". Niark niark. L’autre truc qui est bizarre dans le récit, c’est que donc, il cherche la femme de sa vie, mais dès qu’une s’attache à lui (et il a l’air très attachant), il prend la tangente .. pas facile de construire quelque chose dans ces conditions ..

Ceci dit, j’avoue, j’ai fait pareil à l’époque où je vivais seule avec mes filles. Une trentaine de personnes en quelques mois, dont quatre filles. Non pas que je sois bi, pas du tout ! juste que, avoir des copines, ya que ça de vrai ! enfin pour moi. Je me rends compte qu’en fait, je n’ai jamais fait confiance aux hommes, et ça ne risque pas de s’améliorer vu les numéros que j’ai tirés. Mais bref, contrairement au monsieur évoqué plus haut, je n’ai pas couché avec toutes mes rencontres ! en fait, j’avais envie d’être amoureuse .. j’adore être amoureuse !! et puis d’abord,  je ne couche jamais le premier soir. Na ! Enfin je ne crois pas .. me rappelle plus. Il faudrait que je fouille dans mes souvenirs, maintenant que j’ai tout fichu au feu (c’est parti en fumée dans ma cheminée l’hiver dernier avec tout le reste de ma rage).

Oui alors donc, les rencontres seraient-elles devenues du consommable, comme le reste ? parce qu'on pourrait croire que ça se passe comme ça seulement du côté masculin, ben pas du tout ! Les filles font pareil !! elles couchent une fois, et dès que l’ombre d’un sentiment se pointe, elles jettent ! on ne veut plus s’attacher. Qu’est-ce que c’est que cette nouvelle lubie ? comment avoir des relations sans s’attacher ?????? en restant libre !! Libre de quoi ? de choper le sida ? de ne pas prendre ses responsabilités ? dans la plupart des couples "installés", c'est un peu la même optique, un capotage et courage, fuyons ! il faudrait que tout soit parfait, tout le temps, sinon on passe à autre chose .. et nos enfants, ils en pensent quoi, de ce curieux nouvel "amour" ?

14 novembre 2011

caca prout

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Vous rappelez-vous vos Noël d’enfant ? chez nous, le mystère restait entier jusqu’à la dernière seconde. Oh bien sûr, on le "préparait", on en parlait, il fallait être particulièrement sages sinon il est évident que le Père Noël ne passerait pas. On confectionnait des décorations. Je me rappelle avoir fait et peint de petites étoiles, ça doit être un des rares trucs manuels que j’ai réussis, sans doute parce qu’il s’agissait de les dessiner d’abord ;-)

La veille du jour J, c’était un réveillon de tous les diables, on le faisait souvent chez ma marraine où il y avait un garage attenant à la maison qui permettait de recevoir plus de monde, mais il est arrivé aussi qu’on le fasse chez mes parents, qui étroitesse du logement ou pas n’auraient pour rien au monde prétexté le manque de place pour ne pas réveillonner avec toute la famille. Comme je l’ai déjà dit, mes parents avaient le goût de la fête, qui entre nous soit dit, génère le goût de la vie.

D’ailleurs, enfant, à un âge où on n’arrive pas à bien formuler ce qu’on ressent avec des mots, j’éprouvais des émotions pour le moins paradoxales : un sentiment d’angoisse extrêmement invalidant, du fait de la violence de mon père à notre endroit (à ma sœur et moi), et en même temps un sentiment de bonheur, de "chaleur", à cause de ces réunions familiales régulières où l’amour et la joie dégoûlinaient.

Or donc, nous réveillonnions, et croyez-moi, ce n’était pas un vain mot ! la famille de mon père, qui "n’avait pas l’esprit de famille", comme on dit, a été vite mise au pas, vu que ma marraine les invitait (pourtant ils n’étaient pas de "sa" famille). Ce qui fait que ça a réveillé en eux des joies simples qu’ils croyaient avoir oubliées pour toujours, comme celle de danser.

Bon, comme d’hab, je vous ai fait une introduction qui part dans tous les sens. Je voulais juste dire que donc, chaque matin du 25 décembre, on découvrait au pied du sapin de Noël un décor de conte de fée, un étalage de cadeaux qui occupait la moitié de la salle à manger – bon, OK, elle était petite, mais quand même ! on recevait des choses qu’on avait attendues et espérées toute l’année, voire plusieurs années de suite – mon premier électrophone, le livret de Roméo et Juliette de Shakespeare (ben quoi, j’ai toujours été fleur bleue !), le 45 tours de Peter Holm ("Monia"). Je me rappelle aussi de nos poupées Bella, pour lesquelles Maman, le Noël suivant, avait tricoté elle-même toute une garde-robe. Enfin quand je dis Maman, je parle du Père Noël, bien sûr !!!

Noël était vraiment LA fête de l’année, la plus belle. Du reste, pour Pâques je me rappelle aussi des œufs durs qu’on peignait mais par contre pas du tout de nos anniversaires. Nos parents les fêtaient-ils, en tout cas quand on était petits ?

Mais bon. Tout ça c’était avant.

Aujourd’hui, nous sommes en novembre 2011. Vous pénétrez dans un grand magasin dans le but innocent de faire trois-quatre emplettes, que déjà le mois dernier, vous avez eu bien du mal à localiser au milieu des citrouilles et autres masques d’horreur d’Halloween. Or donc, vous entrez sans vous méfier. Et là, que découvrent vos yeux ébahis ? (on n’est même pas encore en décembre, je vous rappelle) : une orgie de peluches géantes, une avalanche de jouets, un Himalaya de petites voitures qu’immédiatement, chacun de vos trois petits-fils fourrent dans leurs poches dans le but bien précis de repartir avec. Vous négociez qu’ils les reposent, moyennant un passage rapide aux rayons jouets. Là, vous découvrez que vous n’êtes pas les seules à vous être faits avoir (ouf !). D’autres enfants, bloc-notes en main, sont en train de lister tout ce qu’ils veulent pour Noël, avec les prix. Leurs parents les suivent avec sur le visage un air blasé de martyres.

PB123903rSoudain, le plus jeune de vos petits-fils tombe en arrêt devant une "Cars" deux fois plus grande que lui. Le souffle lui manque devant tant de beauté. Il entreprend de la déloger de son étagère, mais vu la taille du carton géant, il y a lutte acharnée. Enfin, la voiture convoitée est entre ses bras ; enfin, façon de parler : elle le dépasse d’une taille. C’est pas ça qui l’arrête : puisqu’il ne peut pas porter le carton, il se met à le pousser en clamant "caca prout" (ses frères lui ont assuré que lorsqu’on veut quelque chose, ça se dit "caca prout"). Votre fille cadette se penche vers son petit dernier, et avec une patience admirable, lui explique que nous sommes venus acheter à manger, que pour ce qui concerne les jouets elle comprend combien cela est frustrant, elle compatit, mais que néanmoins ça ne la concerne pas, c’est au Père Noël qu’il faut s’adresser et qu’on ne peut pas le joindre avant un bon mois. Le petit semble se calmer. Mais dès que sa mère a le dos tourné, il se saisit d’une Cars moins volumineuse et la colle dans sa poussette, s’asseyant dessus pour la dissimuler. Las ! comme il fallait s’y attendre, ça sonne au passage en caisse. Alors là, je ne sais pas si je vais réussir à décrire correctement ce qui s’ensuit, tant l’événement fend le cœur. Je vais quand même essayer. La caissière se saisit de l’objet du délit ; l’enfant mû par une souffrance sans nom, jaillit de sa poussette comme un ressort et disparaît en courant, immédiatement suivi de ma fille et moi-même, complètement affolées. Rapidement, nous localisons le petit garçon agenouillé devant sa Cars et hurlant à la mort Cacaaaaaaaacaa prout Caaaaars ! pendant que ses grands frères, qui manquent cruellement de compassion, se bidonnent comme des fous. Le spectacle est d’autant plus insolite saisissant que ce petit garçon de 4 ans, agenouillé, a une superbe tonsure sur le dessus de la tête, façon "Chaussée aux Moines" depuis que ses frères lui ont joyeusement coupé les cheveux sous le prétexte que c’est lui le chouchou.

Eh oui mes chers amis, voici la triste réalité : la plus belle fête de l'année est devenue un moyen sûr de martyriser à l'infini de pauvres enfants qui ne nous ont rien fait..

9 novembre 2011

A comme Ambre

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Ambre est née il y a 27 ans. C’était une période de ma vie où j’étais encore jeune et belle, enfin, surtout jeune. (Ceci dit, assez bizarrement, je ne sens pas vraiment de différence entre avant et maintenant. Pourtant, de l’avis général, je ne suis plus particulièrement jeune. Et de l’avis de mes descendants mâles, je suis même carrément des temps préhistoriques. Mais bref.)

Or donc, j’étais jeune. Et belle. Et patiente, et tout et tout, enfin quasi comme maintenant, mais en moins vieille.

Je vivais encore avec le père de mes filles, qui, à l’occasion, savait se dévouer pour aller travailler. Oui, il pouvait le faire. On sait depuis longtemps que c’est un truc de ouf, cette histoire de travail, qu’on ne dira jamais assez tout ce que les hommes endurent, tout ce qu’ils continuent d’endurer à cause du travail, le réveil inhumain dans l’aube glacée du petit matin, la tartine qui se coince dans le grille-pain, appareil complexe s’il en est, alors que les femmes sont tellement rôdées pour abattre un boulot de dingue que c’est à se demander pourquoi elles ne bossent pas toutes, elles, pendant que les mecs resteraient tranquilles chez eux ! enfin bref. Ne revenons pas sur cette inhumaine injustice, mais plutôt sur le fait que mon ex avait super bien intégré la chose et qu’il était plus souvent à la maison avec ses potes qu’au boulot où, dixit, rien n’était prévu pour son épanouissement personnel (tu parles Charles).

Oui alors donc, pour dire à quel point je suis une mauvaise langue, justement à ce moment-là il bossait. Il était "animatrice sur minitel" (rien qu’en écrivant le mot minitel , je me dis, oui purée je suis du temps des dinosaures ! ;-))

Que je vous narre le truc : il s’était fait pistonner par une copine qui travaillait dans une super grande boîte parisienne que je ne nommerai pas, et cette grande boîte avait plusieurs "serveurs" (je crois qu’on disait comme ça) dont un, "rose". Le boulot de mon époux consistait à se connecter sur le site en se faisant passer pour une nana et à amadouer les mecs pour les faire rester branchés le plus longtemps possible. Je suppose qu’il avait trouvé là moyen d’épanouir sa part féminine, à défaut d’épanouir les autres.

Bref.

Un jour, il ramène du travail à la maison : un minitel marron, gros truc lourd, avec un clavier qui se rabat en faisant un gros clac. Et il me dit : "Nad, ça va pas du tout, je me débrouille comme un pied, va falloir que tu m’aides. Ça va être un jeu d’enfant pour toi, avec ton imagination délirante ! "

"Non mais ? c’est quoi ces insinuations ?" que je fais en relevant le menton, digne, avant de disparaître dans ma cuisine en dansant.

Mais bon, je ne suis qu’une faible femme, toute friable, un morceau de craie, que dis-je, de la craie : de la terre glaise. On me façonne, et je fais. Or donc trois secondes plus tard je suis connectée sur le machin, prête à me dévouer corps et âme.

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Pour commencer, on me demande un pseudo. Un PSEU-DO ? Quid ? Veni vedi pseudi ?

"Il faut que tu t’inventes un nom", m’explique mon ex, vautré sur le canapé, tirant sur le gros pétard qu’il vient de s’allumer, "tu t’inventes un nom, tu t’inventes une vie, longue et bien remplie de préférence. Et tu leur racontes, avec les détails".

Bon.

J'avais choisi Aïcha comme nom, celui que voulait me donner mon père. Du coup, on me prenait pour une gazelle à la peau dorée comme le miel et on me parlait à l’occasion dans un charabia que je ne maîtrisais pas. Mais bon.

Quelques jours plus tard, mon ex a été promu chef du service des anims. Faut croire que ma "longue vie bien remplie" avait plu ..

Le changement d’herbage réjouit les veaux, comme disait ma grand-mère, et là-dessus, mon ex devenu chef est parti voir ailleurs si j’y étais, me laissant comme cadeau d’adieu toutes les factures à payer, y compris celle du minitel, qui faisait quatre fois le SMIC. C’est vous dire si ça m’a déprimé grave. Grave mais pas longtemps. Car dans sa mansuétude, mon futur ex m’avait aussi laissé le moyen de les régler (les factures) (il avait un bon fond, quand même), à savoir les coordonnées d’une toute petite "messagerie" qui débutait et qui cherchait une animatrice pour lancer leur site convivial.

Je me suis pointée un soir, parce que la journée, je donnais des cours. C’était en décembre il m’en souvient, et en trois minutes c’était plié : je commençais le lendemain. Du coup, je faisais des journées doubles, parce qu’en rentrant, fallait que je donne les cours que je ne donnais plus la journée.

C'est là que je me suis cherché un autre pseudo que Aïcha. Il se trouve qu'à cette période je me parfumais avec de la noix de coco, ou encore de la vanille, ou bien de l'ambre. Mon surnom est venu de là. 

Au début, j’ai été très déçue par le job. Je l’avais découvert par le serveur sur lequel bossait mon mari, très connu (je parle du serveur) et où il y avait plein de monde. Alors que là, je me retrouvais sur un truc où il n’y avait pas un chat (ce qui était normal vous allez me dire, vu que mon boulot consistait à les faire venir (les chats)).

Petit à petit, il y a eu des fidèles, plein, beaucoup ! C’était la fête, et la boîte a embauché une deuxième animatrice. On s’est tout de suite entendues comme larronnes en foire, la secrétaire qui travaillait dans la même pièce que nous disait que jamais de sa longue vie de secrétaire dans cette boîte elle n’avait connu d’animatrices aussi joyeuses.

Peu après j'ai rencontré l’amie qui m’appelait Neige. Et c'est comme ça que Ambre est devenue Ambreneige, surtout que je trouvais que ça traduisait bien mon humaine dualité tout/rien, chaud/froid.

Et voilà ! vous savez tout ! enfin .. presque ;-)

5 novembre 2011

depuis la nuit des temps

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Ma maman, qui était du 2 novembre, disait toujours qu’elle était née "le jour des morts".

Cette notion du Jour des Morts est très ancienne puisqu’elle remonte à plusieurs siècles avant la naissance de Jésus. Tout commence il y a très longtemps, lorsque des hommes arrivent du Danube par vagues successives, passent le Rhin, et se fixent sur  une terre fertile abondamment arrosée de cours d’eau, dotée d’un climat tempéré, ensoleillé et pluvieux, une sorte de jardin d’Eden qui, des centaines d’années plus tard, s’appellerait la France. Ces hommes, qui s'appellent eux-mêmes les Celtes, les Grecs et les Romains les appellent des Gaulois.

Peu à peu, ces "Gaulois celtes" répandent sur l'accueillant territoire sur lequel ils se sont installés leurs lois, leurs coutumes et leurs rites. Car ces ancêtres venus d’ailleurs aiment notre terre, ils l’ensemencent, la cultivent, la font fructifier, ils se battent jusqu’à la mort pour la préserver. Ils nous ont légué leur joie de vivre, leurs grandes gueules, leur imagination débordante, leur attirance pour le fantastique, leur goût pour la belle ouvrage, leur faculté d’adaptation et leur farouche amour de la liberté. Seulement voilà, un jour le besoin de jouir de tout ce qui fait du bien au corps remplace la certitude de la Survie de l’Esprit qui rendait négligeable aux premiers Gaulois la perte de la vie, et c’est comme ça que les rites se sont perdus dans la nuit des temps. Enfin passons, et revenons à nos Celtes.

Nous sommes au premier siècle avant notre ère, la quinzième nuit avant atenoux de Cutios (le premier novembre d’aujourd’hui). Oui, parce que nos ancêtres les Gaulois ne comptent pas les jours comme nous. D’abord pour commencer, ils ne comptent pas en jours : ils comptent en nuits. Pour eux, c’est la nuit qui précède le jour, et pas l’inverse (même si au bout d’un moment, on peut imaginer que la nuit ne va pas tarder à le suivre, enfin passons). Les noms des mois gaulois, n’en déplaise à Goscinny, se terminent par –os et pas par –ix. L’année gauloise commence en juin, par le mois de Samonios. Elle se termine donc en mai (logique) par le mois de Cantlos. Chaque mois est divisé en deux quinzaines, avant et après atenoux (la nuit du milieu).

Donc, pour en revenir à nos moutons, nous sommes la 15e nuit avant atenoux de Cutios, et nous fêtons Samonios, ou Samain, c’est-à-dire la célébration du début de la saison sombre – puisqu’il n’existe que deux saisons, la sombre et la claire.

Samain n’appartient ni à la saison claire (qui s’achève), ni à la saison sombre (qui va commencer). C’est une période autonome, hors du temps, "un intervalle de non-temps" qui permet aux vivants de rencontrer les défunts. Elle marque une rupture dans la vie quotidienne : la fin des conquêtes et des rafles pour les guerriers et la fin des travaux agraires pour les agriculteurs-éleveurs. Elle permet aussi aux défunts, non réincarnés, de passer dans le monde des vivants pour y retrouver les lieux et les personnes qui leur sont chers. C’est pour cela qu’elle est propice aux événements magiques et mythiques.

Comme toutes nos grandes fêtes, Samain compte trois jours de solennités : le premier est consacré à la mémoire de nos héros, le deuxième à celle de tous les défunts, et le troisième aux réjouissances populaires et familiales marquées par des réunions, des banquets, des festins de toutes sortes qui peuvent se prolonger une semaine durant.

La veille a eu lieu la cérémonie de la renaissance du feu. Les propriétaires des maisons ont éteint les feux de l’âtre avant de se rassembler à la nuit tombante sur la place où les druides ont procédé à l’allumage d’un nouveau feu sacré en frottant quelques bois secs du chêne sacré. Ils ont ensuite allumé de grands feux de joie sur les collines environnantes pour éloigner les esprits malfaisants. Puis chaque maître de maison est reparti avec quelques braises tirées du nouveau feu sacré pour rallumer un nouveau feu dans l’âtre de sa maison, feu qui doit durer jusqu’à la prochaine fête de Samain et protéger ainsi le foyer tout au long de l’année.

Dans cette dernière nuit d’Ogronios (31 octobre), le monde des morts, des fées et des sorcières entre en contact avec celui des vivants. Les âmes des défunts reviennent errer autour des maisons des vivants, c'est pourquoi on laisse la porte entrouverte et une place à table, et on place des lanternes sur les chemins pour les guider .. Nos enfants n’en sont pas effrayés. Ils savent toutes ces choses, puisque dès l’âge de sept ans, ils viennent recevoir l’enseignement oral dispensé par les druides instituteurs. Ils y apprennent par cœur la vie de nos héros - chantée par les bardes -, le calcul, le rythme des saisons, la composition de l’univers, le nom des étoiles, le courage, l’honneur, les droits et les devoirs envers notre peuple et envers leur famille. Nos enfants ne craignent pas la mort, ils savent qu’elle n’est qu’un passage, que notre esprit ne peut pas mourir, qu’un jour, il se sépare du corps qu’il a animé pendant la vie et quitte le troisième cercle pour se fondre dans le deuxième, celui qui entoure le cercle central, celui de l’Incréé que Nul n’Ose Nommer. Oui, cette entité primordiale, nul ne s’adresse directement à Elle. Ce sont des intermédiaires qui se chargent de transmettre nos prières et de recevoir en Son nom des sacrifices, que dans la pauvreté de notre langage, nous appelons des dieux : Toutatis, le protecteur de la tribu ; Lug, le compagnon des voyageurs ; Tarranis, le dieu du tonnerre ; Cernunnos, le barbu aux cornes toujours renaissantes ; Sucellus, le frappeur au marteau, qui, le moment du passage venu, séparera le corps de l’esprit.

Mais les montagnes, les sources, les arbres, oeuvres directes de l’Incréé sans le secours de la main de l’homme, sont la preuve évidente de son existence.

Donc, cette quinzième nuit avant atenoux de Cutios, on ne se couche pas. On chante dans les rues, on boit et on ripaille. La joie est sur tous les visages, on danse sur la place, les manteaux bariolés des hommes se mêlent aux chitons des filles qu'on aperçoit sous leur cape. Les épouses se blottissent dans les bras de leur mari et les jeunes gens échangent des sourires. Un garçon essaie d’attirer l’attention d’une jeunette, elle peut avoir quinze ou seize ans, elle est fine, jolie, rêveuse, et comme toutes les femmes ne se mêle pas de la conversation des hommes. Elle fixe les flammes du feu. Il semble qu’elle a senti le regard sur elle car ses joues rosissent. Elle disparaît derrière une tenture, revient avec un pichet de cervoise, prend des timbales sur une étagère et sert à boire. Lorsque le jeune homme saisit la timbale qu’elle lui tend, leurs doigts s’effleurent.

N’est-ce pas comme ça que les amours se font depuis la nuit des temps ?

3 novembre 2011

que c'est dur de se lâcher !

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F   R   É   D   É   R   I   C
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Dans la vie de Frédéric, il y a deux grandes périodes : avant 30 ans et après 30 ans.

Durant la première période, il se cherche : il est mal dans sa peau, incertain, il craint de déplaire et surtout d’être rejeté, ce qui le rend timide et maladroit. Seulement voilà, c’est sa peur d’être rejeté qui guide ses actes (même s’il ne l’avouera jamais) et comme il vaut mieux prévenir que guérir, Frédéric s’entoure de remparts, se réfugie dans son donjon, envoyant à l’occasion quelques dragons aux importuns téméraires qui auraient le mauvais goût d’insister. Il se peaufine ainsi tout un personnage apparemment distant, super détaché, alors qu’en réalité il est d’une infinie sensibilité qu’il tente tant bien que mal de dissimuler. Car sous le calme, le contrôle et la maîtrise, se cache un Frédéric d’une sensibilité maladive. Exprimer une émotion lui semble une tâche bien plus ardue qu’escalader une montagne – et encore, à mon avis il préfère la montagne !

Bref, pendant cette période, Frédéric est en gestation.

Après trente ans, on va passer aux choses sérieuses : le voilà enfin capable de s’accepter tel qu’il est et de tirer parti des expériences qu’il a durement accumulées – car pour Frédéric, croyez-moi, rien n’est jamais simple ! - c’est là qu’en fait, il naît vraiment.

Comme il prend la vie et ses responsabilités très au sérieux, c’est quelqu’un sur qui l’on peut compter : il tient ses promesses, respecte ses contrats, aidé pour se faire des deux grands atouts qu’il a sur cette terre : sa patience, qui est infinie, et son sens de l’absurde et son humour (noir), qui l’aident à tout considérer avec une lucidité sans failles. Parfois, il aimerait bien faire des petites bêtises et se laisser aller, afin de se libérer de la prison intérieure dans laquelle il s’enferme ..mais ouhlala que c’est dur de se lâcher !

Il sait à merveille utiliser l’écoulement du temps afin d’étudier les situations. Car avec lui, rien n’est jamais léger ou facile : les choses sont dures à conquérir, les parcours, semés d’embûches et d’obstacles infranchissables. Il a avec ça une capacité d’acharnement, une persévérance assez phénoménales. Chaque fois qu’il aborde quelque chose de nouveau c’est avec l’idée bien ancrée d’en explorer les moindres recoins, d’aller jusqu’au bout du bout. Il n’a pas son pareil pour décortiquer tout ce qu’il découvre avec une minutie qui laisse pantois, quitte à courir comme un petit fou dans le moindre méandre du labyrinthe de son cerveau jusqu’à ce qu’il aie analysé toutes les petites miettes de tous les couloirs. Si bien que dans cette quête de l’absolu, il manque souvent du plus élémentaire sens des nuances. Pratiquant du tout ou rien ? mais non ..

1 novembre 2011

les hommes sont vraiment spéciaux

33024763

 

13h, par téléphone

(Fille Aînée) ça y est Maman j’me suis inscrite sur un site de rencontres ! ça s’appelle "adopteunmec.com", tu vois tu te balades sur le site et chaque fois qu’il y a un mec qui te plaît tu le mets dans ton caddie !

(moi, interloquée) ah ?

(Fille Aînée) j’en ai déjà sélectionné trois, et je les ai rencontrés, mais le dernier oh lalalala qu’est-ce qu’il est bizarre !

(moi, des images de mecs entassés dans un caddie plein les yeux) ah oui ?

(Fille Aînée) ben oui il était spécial, comment dire, si.. fougueux, si empressé ! oh lala j’ai cru qu’il allait me sauter dessus, me dévorer toute crue !

(moi) en même temps si tu t’es pointée au rendez-vous comme quand tu vas à tes soirées gothiques avec ton corset vinyle, ta jupette en voile noir et tes épaules nues, il a des circonstances atténuantes le pauvre !

(Fille Aînée) m’enfin Môman pas du tout, j’étais en tailleur tout simple, normal quoi ! en plus il a bien mis sur son profil qu’il cherche un CDI ..

(moi) un CDI ???

(Fille Aînée) oui enfin une histoire sérieuse quoi.. tu sais c’est comme ça qu’on met sur adopteunmec ..

(moi) un CDI !! mais c’est bien sûr, où avais-je la tête ..

(Fille Aînée) .....oh lalalala Môman pourquoi il m’a toujours pas rappelée ?? les hommes sont vraiment spéciaux il faudrait la notice je te jure ! c’est bête parce qu’il me plaisait bien ! on dit les femmes ceci cela mais tu vois les hommes hein c’est pas mieux ! pourquoi i’m’appelle pas ?

(moi) ben ma chérie peut-être il a peur de te faire peur ? peut-être il aime prendre son temps (au contraire de quelqu’une que je ne citerai pas) ?

(Fille Aînée) oh lalalalala que j’aime pas attendre, que j’aime pas attendre !! mais pourquoi il m’appelle pas ?

(moi) oui là je ne sais pas quoi dire car l'impatience c’est pas du tout mon genre, t’as dû hériter ça de ton père ..

(Fille Aînée) franchement il exagère !!! je sais pas si je vais tenir longtemps ..

(moi) ceci dit faudrait peut-être quand même mieux que tu attendes qu’il se manifeste ..

(Fille Aînée) Maman ça c’était de ton temps !!! (gloups, merci ma chérie) C’est plus comme ça maintenant ! bon, quand est-ce qu’il appelle ????

 

15h

(Fille Aînée) ça y est Maman il m’a recontactée !!!!!!!!!!!!!

(moi) eh bien tu vois, yavait pas de quoi t’inquiéter !

(Fille Aînée, sur un ton comme si c’était de ma faute) Maman, est-ce que tous les hommes pensent aux fesses ?

(moi) heu .. heu.. heu ..

(Fille Aînée) .. parce que tu sais pas ce qu’il m’a dit ? "je t’invite à boire un verre, puis je te prends et je passe la nuit avec toi !"

(moi) ça a le mérite d’être clair !

(Fille Aînée) ben oui mais pour qui il me prend ? ça va un peu vite là ..

(moi) ah c’est sûr, c’est absolument pas toi qui il y a une heure à peine était en train de me dire que tu n’aimes pas attendre .. ah ça non, c’était pas toi ..

(Fille Aînée) j’aime pas attendre, mais j’aime pas qu’on me presse non plus !

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