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le blog de Ambreneige
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24 avril 2008

ballade à la ferme (2)

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24 avril 2008

PROVINS

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20 avril 2008

alchimie

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L'écriture, le dessin, toute création, est une alchimie pour transmuter des états intérieurs en quelque chose de visible voire de vivable.

© Lung Ta

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10 avril 2008

Je vous écris

Depuis des mois, je me réveille avec ce que moi j’appelle le "chagrin", (je crois que Diane dirait "moton"), quelque chose d’ankysté que je portais en moi depuis toujours sans le savoir, un espèce de poison lent mais sûr, qui progressait inexorablement, et d’autant plus inexorablement que je le croyais mon allié.

Or le poison a quelque chose de très embêtant. Il empoisonne. Comme le non-dit d’ailleurs. On se tait toujours trop vite, on a peur d’ennuyer, on a honte de souffrir.

Ce matin, c’est le chant des oiseaux qui m’a réveillée.

Et ce chant, c’était le votre. A vous qui depuis des semaines et des semaines, écoutez mes doléances, partagez mes souffrances, vous qui me faites éclater de rire là où je n’éclate plus que de pleurer.

Alors ce chant, je vous le donne.

Oh bien sûr, j’aurais pu vous écrire en messagerie. Vous n‘êtes pas si nombreux, et quand bien même vous le seriez, je vous aurais écrit à l’un, et à l’autre, puis à l’une, puis à l’autre.

Parce qu’il faut que je vous dise quelque chose : j’ai un petit cœur.

Et même un petit cœur qui bat.

Il bat et se débat depuis ma naissance. Il se débattait déjà avec les motons de ma famille qui parlait pas.

Je suis allée rechercher les motons. Loin. Très loin. Sur plusieurs générations. J’ai voulu partager. Mais vous savez comment sont les gens, surtout les proches. Ils m’en ont fait cadeau. Tiens nad, nous on en veut pas, prends les. Cadeau.

Alors je me suis mise à ramer.

Dans une barque sans rames.

Et à écrire.

J’écris beaucoup. J’écris partout. J’écris tout le temps.

Vous, vous m’avez lue. Mais surtout, vous continuez à me lire. Même maintenant que je suis devenue lisible.

Alors votre présence qui donne à mon présent l’épaisseur simple d’un présent de plénitude, cette émotion je ne veux pas qu’elle se perde, je veux qu‘elle vous revienne puisque vous l‘avez provoquée,

votre chant, je vous le donne.

Voilà.

7 avril 2008

comme un chaton

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(Diane) Quind j’vois Papa je n’peux jamais m’arrêter de l’imbrasser, je m’mets à l’imbrasser dix fois d’suite, l’autre fois je l’voyais lever un doigt, puis ensuite deux doigts puis ensuite trois doigts et à quelque part c’est sûr il était en train de compter les baisers que j’lui faisais ! si tu savais comme il a chingé depuis qu’il a eu son accident vasculaire, avint il appréciait pas de se voir vieillir, il avait les larmes aux yeux tandis que là, c’est encore lui, i a des souvenirs, il est pas végétal non plus c’est le même mais en tout doux, comme un ptit chaton qu’t’as invie de cajoler, de caresser, i est comme un infant totalemint dans le momint présint, alors bien sûr y se rappelle des choses, mais dins la minute qui suit il oublie il ne se préoccupe pas de demain, il vit au présint ! Des fois il va savoir quéque chose qui l’rind triste mais deux minutes après il est passé à autre chose, c’est vraimint vraimint l’momint présint ! Tu vois quind Maman était encore là c’était tellemint tellemint douloureux parce qu’elle avait tellemint conscience de son emprisonnement de sa déchéance, elle perdait pas la mémoire çà n’a pas d’allure mais elle n’pouvait plus parler elle n’entendait presque plus rien elle n’pouvait plus voir elle ne marchait plus mais elle aurait été déchirée de mourir en laissant Papa tout seul. Tu sais y étaient tellemint proches ces deux là, commint te dire. Maman, çà a toujours été celle qui fait croire que Papa était le pilier alors qu’in réalité Papa s’accotait sur elle, et puis ils faisaient un tellemint beau couple, alors quind Maman est tombée malade, elle savait qu’mon père ne pouvait pas vivre sans elle. Elle était. Commint dire.

Elle était sa source de vie.

Mais quind elle a perdu ses capacités elle savait qu’elle ne pouvait pas le laisser. Elle savait qu'mon père ne pouvait pas vivre sins elle. Des fois, on allait les voir et on voyait que Papa tenait la main de Maman, c’était correct il lui donnait de l’attention. Quind il a eu son accident vasculaire, tu vois tsu il pouvait passer la journée entière sans donner de l’attintion à Maman, c’est comme si. C’est comme si i avait coupé le lien intre les deux, c’est à partir de ce momint là que Papa venait de mourir dans la tête de Maman, tu comprinds elle voulait tellemint tellemint le protéger, le besoin de protection qu’ils avaient l’un envers l’autre c’est ce qui retenait Maman de mourir, et quand Papa a eu son accidint vasculaire, quind elle a compris qu’il n’avait plus besoin d’elle Maman a su qu‘elle pouvait mourir en paix.

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4 avril 2008

promenade

c'est ici que j'arrive en quittant ma banlieue..

1

j'avoue, j'aime pas trop le métro.

Alors je marche.

2

Ici, Barbès..

3

çà, çà veut dire que le temps n'est pas trop couvert. Sinon, on la voit pas.(et encore .. j'ai zoomé)

4

ici, Abbesses..

je voulais voir LE MUR DES JE t'AIME, qui se trouve dans le square juste derrière

5

c'est à dire là, sauf que ce square est fermé jusqu'en avril et qu'on n'a pas pu y entrer (c'était le mois dernier)

6

alors j'ai zoomé à travers la grille (comme pour la Tour Eiffel)

7

un relent de mon temps "hippie" sans doute, quand je rêvais qu'on pouvait vivre de paix et d'amour, en autarcie dans une maison trop merveilleuse quoique légèrement en ruine à retaper,

où on aurait cultivé nos propres légumes, élevé nos propres chèvres, planté notre propre drogue illicite arbre fruitier,

et surtout on aurait fait l'amour entre nous mêmes à raison de 9 garçons pour 2 filles.

Et puis on aurait eu beaucoup d'enfants qu'on n'aurait jamais habillé pour pas qu'ils se mettent à kiffer les marques ni à suivre les modes de p' de ta race, et on ne se serait jamais disputé ni dénigré ni rien parce qu'on aurait fait que s'aimer et se respecter autrui.

8

Cà aurait été le bon temps

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