Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le blog de Ambreneige
Publicité
28 juin 2011

le vrai bonheur

P6262491

dimanche soir,

Le Bout du Bois (Oise)


En bon stoïcien moderne, papa croit - comme tout le monde probablement aujourd'hui - que le vrai bonheur, c'est l'instant que l'on vit. Ne rien attendre d'espoirs sur l'avenir. Ne pas se cramponner au passé, vivre purement le présent, le bonheur est là.

Équation : maintenant que je suis mort, ton vrai bonheur ce serait donc ta douleur de l'instant présent ?

 Michel Rostain (Le fils)

Publicité
24 juin 2011

le Taj Mahal

 Taj-Mahal-Agra-India-1

 

M A R I E

 

Le regard doux, la démarche souple, les gestes suaves, Marie est une idéaliste à l’affût de l’équilibre parfait, très préoccupée de justice et d’harmonie, tant au niveau de l’individu qu’à celui du monde.

L’importance qu’elle accorde à l’Harmonie – avec un grand H ! – lui fait refuser tout ce qui est susceptible d’y porter atteinte ou de la détruire : disputes, cris, scènes .. le seul bruit qu’elle supporte est celui de la musique et des conversations sotto voce.. par voie de conséquence, la conciliation est une de ses principales qualités. Lié à son besoin intense d’aimer et d’être aimée (elle vit tout sur le mode affectif et cherche toujours à partager ce qu’elle ressent) elle a un talent incontestable pour pacifier les choses. Le seul point qui peut la faire sortir de ses gonds, c’est l’injustice. Alors là elle peut se montrer violente et emportée, surtout si on essaie de lui faire porter le chapeau de quelque chose dont elle n’est pas responsable.

Marie est excessivement sensible aux ambiances, aux climats, aux courants. Du coup, elle peut sembler d’humeur versatile à qui ne la connaît pas, car elle passe aisément de la gaité à la bouderie, de l’énergie au spleen et au cafard. Cela vient justement de cette sensibilité qui la rend tributaire d’un tas de vibrations imperceptibles à beaucoup d’autres. Un courant d’air, une averse, et la voilà triste. Un sourire, un rayon de soleil, et la voilà joyeuse. Tout la touche, l’influence et même parfois la retourne comme une crêpe – tout au moins en ce qui concerne l’humeur.

Marie, tout en étant très sociable, peut néanmoins paraître un peu froide alors qu’en fait elle est discrète, pudique, réservée, de cette réserve gracieuse dont elle semble être pénétrée pleinement. De plus, elle apprécie particulièrement le calme et la tranquillité, où elle peut laisser libre court à son art.  Car Marie est une artiste, non pas gourmande mais gourmette : elle apprécie la qualité plus que la quantité, le contenant plus que le contenu.

Esthète, raffinée, Marie n’aime pas la médiocrité, mais au contraire la beauté dans ce qu’elle a de fin, de nuancé, de délicat. Les couleurs trop vives, dissonantes ou agressives la choquent. Son décor, ce n’est pas Versailles, c’est le Taj Mahal ..

24 juin 2011

super souris

souris

 

Chers amis,

Ambre super-souris ayant fait des études à l'école et tout et tout (oui je sais, je suis pleine de dons, d‘ailleurs chez moi, le donnant donnant signifie que je donne deux fois) a eu une idée sublime (bon, il est vrai que toutes mes idées sont sublimes, m’enfin passons) : j’ai décidé de décorer mon blog.

En fait, cette idée lumineuse m’est venue alors que je me rendais chez Mifa, où je m’émerveillai comme à l’accoutumée de la joyeuseté de son fond de blog. Or, Mifa se trouve sur Canalblog. Déduction logique : je vais pouvoir moi aussi faire un fond de blog extrêmement joyeux, comme Mifa.

Ben pas du tout : pour une raison obscure, mon merveilleux fond de blog reste invisible.

En tout cas, moi, j'le vois pas !

menage2

 

Et vous ??

22 juin 2011

Doudou

 chat triste

 

"Tu sais pas ce qu’il m’a fait mon Doudou ????????" s’insurge ma fille aînée (Doudou, c’est son chat).  "Ben quand j’ai quitté S. i’ m’a fait la grève de la faim !!!!!! il a fallu que tous les soirs je téléphone à son père - comprenez : S.- car ya qu’en entendant sa voix que mon Doudou voulait bien manger ! et maintenant, en +, faut que je mange avec lui !!!!!!!!!!!!

(moi) ah bon ? tu te mets à quatre pattes devant la gamelle ?

(ma fille) pfffff meuh non ! quand même ! il me laisse manger ce que je veux !

21 juin 2011

des mots insensés

 

62700415

 

Ya des moments où je régresse comme une toute petite fille. Je me roule en boule et j’attends. J’attends, comme Brel, qu’on me dise des mots insensés, qu’on me raconte l’histoire de ce roi mort de n’avoir pas pu me rencontrer ..

Ya des moments où je vais plus pleurer, je vais plus parler, je me cacherai là, à te regarder, danser et sourire, et à t’écouter, chanter, rire, où je deviendrai l’ombre de ton ombre, l’ombre de ta main, l’ombre de ton chien ..

Je vous rappelle que je suis une vieille grand-mère, alors ya pas de quoi rire !

La vieille grand-mère, elle voudrait tant qu’on l’aime ..

J'veux qu'on m'aime !


PS pour Lise, par rapport à son commentaire :

le conditionnel dans ma demande était une tournure de politesse, de la même manière que j'aurais dit " S'il vous plèèèèè, pourrais-je avoir un p'tit peu d'amour ?" ;-))

Publicité
17 juin 2011

incollable

crapo

 

(On joue à un Questions-Réponses des Incollables)

Fille Cadette : alors voici la question : "Sur quelle planète vit-on ?"

Silence absolu ..

Fille Cadette : ben alors ? vous savez pas sur quelle planète vivent les Hommes ?

son fils de 6 ans, timidement sur Mars ?

16 juin 2011

une tomate au soleil

 

Extrait-3-de-L-homme-est-une-femme-qui-ne-pleure-pas

 

I S A B E L L E

 

Une intelligence pure, une intuition hors du commun, Isabelle a une très forte personnalité, et elle le sait. Elle sait aussi que sa puissance intérieure est parfois un handicap, que l’impossibilité dans laquelle elle se trouve d’exprimer ses sentiments, ses émotions ou ses souffrances fait que souvent, on lui préfère des femmes moins intelligentes, moins capables, mais plus fragiles et féminines. Alors elle se la joue vulnérable avec un p’tit air qui semble dire "oh que j’ai besoin d’un homme grand et fort !", mais quand elle parvient à en séduire un, elle est redoutable : main de fer dans gant de caoutchouc.. ben oui, parce qu’en amour, Isabelle, elle n’est pas simple, c’est le moins qu’on puisse dire !! ses sentiments sont freinés par une angoisse sourde et incontrôlable, qui telle un corbeau noir plane au dessus de sa tête en coassant : "c’est bien joli tout ça, mais est-ce que ça va durer toute la vie ? " 

Parce qu’Isabelle a peur. Elle a peur de se tromper, d’être déçue, abandonnée, rejetée.. combien de fois s’est-elle dit qu’elle serait bien plus tranquille si cette bizarre maladie qu’on nomme l’amour ne l’atteignait jamais ? alors elle se blinde, se vaccine, cultive ses doutes comme Brie ses salades.. Il lui en faut, des preuves d’amour pour qu’elle daigne entr’ouvrir prudemment les portes de son jardin secret, qu’elle accorde sa confiance et qu’elle décide de s’engager !

Par contre, une fois séduite, c’est pour la vie ! pour Isa, l’amour n’est ni une plaisanterie, ni un caprice !  on n’est pas là pour rigoler !!!!!!!!! enfin si. Avec les amis. Ceux qui, comme elle, ont horreur de la foule, des magouillages, de tout ce qui est artificiel ou superficiel .. Car Isa prend les choses comme on les lui dit, elle croit à la sincérité des autres parce qu’elle-même tient, en toutes circonstances, à ne jamais tricher. Rien ne lui fait plus horreur que le mensonge. Si on joue avec ses sentiments, elle éprouve des colères d'une violence extrême. Qui n'éclatent pas au grand jour mais mûrissent comme une tomate au soleil : elle n'oubliera jamais le mot qui l'a un jour blessée, l'injustice dont elle a été victime (elle ou ceux qu’elle aime, c’est pareil).

Mais ce qui la sauve de tout, c’est son humour grinçant charmant, qui tel une sorte de contre-feu la défend de sa sensibilité d’autant plus extrême qu’elle la dissimule.

Si Isa est très sensible aux bruits (qui courent), elle sait aussi se montrer fofolle expansive, bavarde, et se lier avec des gens aussi "vrais" qu’elle.

Néanmoins, sa source de récupération reste le silence, la paix des bois, le sommeil, et elle éprouve des envies de meurtre envers ceux qui, d'une manière ou d'une autre, la privent de l'un de ses moyens de recharge biologique. Dans la solitude, elle retrouve le "fond ascétique" de sa nature profonde. Aaaaaaaah ! le pouvoir bienfaisant et apaisant du silence absolu des espaces infinis ! l’indicible béatitude que l’on ressent à dix kilomètres sous terre, dix kilomètres en l’air ou dans un congélateur ! comment des bipèdes sains de corps et d’esprit peuvent-ils se sandwicher sur des plages polluées alors qu’en Sibérie il n’y a personne pour vous déranger ? vraiment, on se le demande, se dit Isabelle en ré-ajustant son sac à dos. Car Isabelle aime la nature, l’escalade, les longues marches vivifiantes, autant qu’elle déteste les miasmes pestilentiels des grandes villes et tous les endroits susceptibles d’aiguiser son humour délicat (ce qui l’amène à ironiser sur ses propres défauts)(sur lesquels tout le monde acquiesce)(mais aussi sur ceux des autres)(sur lesquels personne n’acquiesce).

Déterminée, persévérante, acharnée, Isa est une femme sur qui l’on peut compter. Elle n’a qu’un seul défaut, c’est de penser que l’oisiveté est la mère de tous les vices. De toutes façons, elle ne s’écoute pas, et quand elle se retrouve au fond de son lit, ce n’est que pour y faire des choses peu recommandables ..

15 juin 2011

comme un boomerang

balancoire

 

J’ai un vrai souci avec les sentiments. D’abord, je leur accorde trop d'importance. Faut reconnaître que rien que le mot est magnifique ! et puis les sentiments, c’est la seule véritable spontanéité incontrôlable : la souffrance ou la jalousie qui poignarde le plexus, la joie, le désir qui fait battre le cœur et vous coupe le souffle. On ne décide pas de ressentir des sentiments, c'est pas quelque chose qui s'atténue, s'annule, s'évite, se rejette. Les sentiments s’imposent et on doit vivre avec. Même si certaines personnes croient avoir du pouvoir sur ce qu’elles éprouvent, même si elles s’empêchent de se laisser submerger, moi je crois qu’au final, ça leur revient comme un boomerang.

En tout cas pour ma part j’ai décidé de me laisser faire, comme une poupée de chiffon. Quand je les sens m’envahir, je ne me défends pas. Faut dire qu’en plus, je suis une ressenteuse née. Maman disait toujours que ce que je ressens se lit sur mon visage. Eh oui, je suis une nana lisible. C'est bizarre d'ailleurs l’image que je peux donner : fofolle, mais aussi forte et posée. Ce n’est pas tout à fait faux, notez. Mais tellement pas vrai, notez aussi. On m’a tellement souvent dit que je suis solide.. Solide ! J’en déménagerais sur une autre planète. Ce n’est pas parce qu’on ne peut s’appuyer sur personne qu’on a besoin de personne, croyez-moi.

Lorsque j’étais petite, je réclamais inlassablement : des câlins, des bisous, des câlins et des bisous. Maman, les bras ballants, se laissait enlacer en disant : "arrête de faire la meule !!"

En grandissant, on aurait pu espérer que la chose s’arrange. Que nenni. Ça s’est même aggravé. Je continue de faire la meule. Là où on vous "NON", vous faites quoi, vous ? vous laissez tomber et vous changez sans doute de crèmerie ?

Ben moi j’insiste. Encore. Encore. S’teuplèèèèèèèèèèèè !!!!

Est-ce du masochisme ? de la stupidité ?

Je sais pas.

Toujours est-il que je reste persuadée qu’on a tous besoin d’être aimé. C’est pas la solitude le problème, l’humain est tout à fait apte à vivre seul. C’est le besoin d’amour.

Du reste, pourquoi chercherait-on à se détacher si c’était pas pour ne plus souffrir du besoin qu'on a d’être attaché ???

14 juin 2011

chambardement

P6122199

Que ce soit l’éducation fusionnelle (on neutralise l’angoisse de l’enfant par une angoisse supérieure à la sienne en lui montrant que le danger est partout et en hurlant "Attention !!!!!" dès qu’il lève le petit doigt), l’éducation spéculative (on l’incite à la réussite sociale de manière à assurer nos vieux jours), l’éducation énervée (tout le monde crie, les enfants, les parents, les voisins, les portes claquent et les claques portent), l’éducation spartiate (très en vogue au temps de l’Antiquité) ou encore l’éducation sentimentale (où il est très peu question d’enfants, ce qui est extrêmement reposant), bref, les méthodes aidantes, c’est pas ça qui manque !

Alors, quelqu’un peut-il m’expliquer comment ça se fait qu’en trois jours, trois malheureux petits jours, non pas dix ni trente mais seulement trois garçonnets arrivent à mettre sans l’aide de personne un tel chambardement dans ma maison ????????????

9 juin 2011

le vent du large

nuage-d-embruns-607498

 

R E Y N A L D

 

Le regard flottant et rêveur, tel un professeur Tournesol agitant son pendule, voilà Reynald, comme perdu dans un songe intérieur plein d’étranges paysages. Son allure, sinueuse, donne une impression de souplesse un peu languide. Il y a en lui quelque chose de courbe, et une telle gentillesse qu’où qu’il soit, il donne l’impression d’être incroyablement à l’aise (en tout cas, il le fait croire). Car Reynald est sociable, d’une aisance confondante, il va vers les autres, plein de compassion, l’œil humide de tendresses évanescentes. Il est capable d’une générosité qui confine à l’oblation, atteint semble-t-il, d’un syndrôme qu’on pourrait appeler le syndrôme du Saint-Bernard. Il ne respire convenablement qu’à partir du moment où il se sent utile à quelque chose ou à quelqu’un. Et comme il est ultra-sensible à la féminité, dont il aime le mystère et le charme, il donne alors, tout en restant enveloppé de son extrême pudeur, le meilleur de lui-même.

Pour autant, il n'accepte pas tout et n’importe quoi : il déteste notamment ceux qui se mêlent, de près ou de loin, de ses affaires. Il les classe illico dans la catégorie honnie des enquiquineurs. Et dans ce sac il y jette aussi : les donneurs de conseils, les jaloux, les exclusifs, les blablateurs et les coupeurs-de-cheveux-en-quatre ..

En prise directe avec l’infini, Reynald se déplace dans des mondes parallèles, se nourrit de poussière d’étoiles pour régurgiter d’étranges poésies. Il découvre des choses qui échappent au commun des mortels, parce qu’il voit plus loin, avec un regard sans entraves. Reynald est tellement sensible, réceptif, qu’on pourrait le comparer à un radar émotionnel : il perçoit, en vrac, tous les courants, toutes les influences, les bonnes comme les mauvaises, sans être spontanément capable de faire un tri. Cela le met souvent dans un véritable état de désordre intérieur qui transforme son intellect en chaudron de sorcière. Comment cette joyeuse anarchie pourrait-elle l’aider à se faire une place au soleil dans notre monde planifié et rationnel ? alors il développe, par compensation, des qualités comme la raison, l’exactitude, la minutie.

Cela ne l’empêche aucunement de rester marginal (voire à côté de la plaque). Reynald est un bohème qui se dilate dès qu’il se retrouve au volant de son camping-car, car son tempérament lui fait apprécier tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à une évasion. Au moment du départ, le voilà qui s’étire et se gonfle d’enthousiasme comme un voilier qui sent venir le vent du large. C’est un voyageur dans l’âme, qui se moque complètement du confort et de la rapidité des moyens de transport pourvu qu’il y ait l’ivresse du voyage. Il se fond dans le paysage comme s’il l’avait connu toute sa vie, avec cette exceptionnelle faculté d’adaptation qui est une de ses qualités premières ..

6 juin 2011

c'est beau l'espoir ;-)

Comme nous allons sortir, ma fille demande à ses garçons d'arrêter ce qu'ils sont en train de faire et de ranger.

(le cadet de mes petits-fils, à sa mère) pfffffffff j'ai pas fini mon dessin !!! t'es chiante !!!!!!!

(ma fille, calme et posée) (tout le portrait de sa mère) je ne veux pas entendre ce genre d'expressions. Tu reformules s'il te plaît, par exemple en disant : "maman, ce que tu me demandes me contrarie ".

 ;-)

 

Pour voir d'autres photos prises hier, c'est ici.

3 juin 2011

aussi légère qu'une hirondelle

mod_article1564037_1

 

C L A U D I N E

 

Au début, lorsque nous n’en étions qu’à quelques échanges par blogs interposés, je prenais Claudine pour une espèce de furie qui démarre au quart de tour (surtout quand on lui parle de politique) – inutile de dire à quel point ça me déstabilisait, moi qui suis si calme et si posée (et même superposée dans mes jours fastes). Cette femme, me disais-je, est pourvue d’une sensibilité à fleur de peau qu’elle est incapable de gérer !

En réalité, c’est pas qu’elle est incapable de la gérer, sa sensibilité .. c’est juste que souv parfois, elle a la réplique cinglante .. Claudine en effet n’a pas la langue dans sa poche : elle adore s’opposer, provoquer, déconcerter. Seulement voilà, la pire de ses craintes est de décevoir. Du coup , il lui arrive de rester modérée, méfiante même, tel le riant escargot, son animal fétiche, qui se racrapote dans sa coquille dès qu’on le touche. Eh oui : Claudine est bien moins sûre d’elle qu’elle ne veut bien le laisser paraître. Ce qui compte pour elle, c’est de mériter l’estime d’autrui, et encore plus de mériter sa propre estime !!! à ses yeux, l’intérieur doit être égal à l’extérieur.. vaste programme !

C’est pour ça que, bien qu’elle soit très ouverte et qu’elle n’ait quasiment pas de principes, elle peut se montrer aussi discrète que l'agneau qui vient de naître, discrétion qu’elle met au service d’une introspection extrêmement constructive grâce à sa profonde intelligence et au bon équilibre de son cerveau gauche et de son cerveau droit.

Claudine étonne ou agace selon les cas par l’apparente décontraction avec laquelle elle aborde les problèmes les plus ardus. De fait, elle n’aime pas beaucoup entreprendre, ou si elle le fait, c’est avec beaucoup de pondération.

Oui mes amis, je n’ai pas honte de le clamer à la blogosphère entière, et notamment à vous qui passez sans me voir : au jardin de la vie, il n’y a pas de fleur plus fraîche que la pétillante Claudine !! Entière, franche, gentille et très douce, jamais, entendez-vous, jamais elle n’utilisera le fait d’être une faible femme comme excuse pour se faire protéger, pardonner, aider !! Elle préfère se lancer, car elle pense qu’on n’est jamais si bien servie que par soi-même. (En revanche, elle se lance parfois tête baissée, d'une manière impulsive, chose complètement incompréhensible pour une personne superposée comme moi).

Pour finir, et parce que l’une ne va pas sans l’autre, je vous propose une ode à sa Source ..

 

Les ajoncs éclatants, parures de la Source

Dorent l’âpre écorce que le soleil allume

Et là, brillante comme une écume trop douce

S’étale l’étendue d’eau où la lueur s’embrume.

 

A ses pieds, la lumière. Le nid

Se tait, tout le monde repose sous le toit qui fume

Seul l’oisillon tombé, éclairé par la lune

À la vaste splendeur de la Source s’unit.

 

L’horizon tout entier s’enveloppe dans les ombres

Et le soleil mourant sur un ciel riche et sombre

Eclaire Clo. Brusquement, comme envoûtée

Elle se jette au cou du passant étonné.

 

Toute à la joie de cette pulsion nouvelle

Voilà que Clo alors se met à l’embrasser

Après quoi, aussi légère qu'une hirondelle,

Elle va de-ci delà des orties ramasser.

 

Toute joyeuse maintenant elle serre dans ses bras

Le chêne et le roseau et se prend à rêver

De ce que serait le monde si seulement oh lala

L’Homme voulait bien arrêter trois secondes de déconner ..


2 juin 2011

pas trop vite

7d951da198visage

 

"Attendre ? ça veut dire quoi au juste ? attendre que la vie s'arrête, d'avoir un accident, d'être mort ? Prendre son temps, ah, ah, ah, quelle belle phrase ! ça ne serait pas plutôt : laisser le temps prendre le dessus sur notre vie ? Se figer dans une espèce de monotonie en attendant que les choses se fassent ou ne se fassent pas ? Pourquoi attendre ? Prendre son temps .. quand il m'a dit ça, j'ai compris qu'il fallait y aller doucement, du coup je n'ose plus appeler quand j'en ai envie. Super, la relation. On va se voir une fois par mois, faire l'amour une fois tous les deux mois et s'appeler une fois tous les trois mois ? J'espère que comme ça, je n'irai pas trop vite !"

Marion Dumas, Y'a pas de Mâles !

1 juin 2011

interdit, danger

Chose promise, chose dûe : voici le premier de vos prénoms - une manière d'exprimer ce que je perçois de vous .. mais surtout de vous rendre hommage et de vous remercier d'exister !!

et, heu, siouplaît .. merci par avance d'être indulgent(e)s !!!!

 

 39437049

« Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? ». C’est un peu de cette manière qu’on pourrait résumer la personnalité de Sylvie.

Sylvie fascine par sa beauté, son intelligence, sa volonté, le rayonnement qui émane de sa personne. Elle a du charme, beaucoup de charme, avec ce « plus » inné : la classe naturelle.  Son regard d’abord : attentif, perçant, hypnotisant. Son attitude ensuite, jamais complètement immobile, toujours un pied ou une main qui bouge, même lorsque le visage est impassible. Sylvie aime les couleurs vives, les tissus chatoyants, moirés, les velours, les mousselines foncées qui laissent deviner la peau en transparence, les laines ou les jerseys qui accentuent son allure féline. Elle apprécie les bijoux et parures étranges, baroques, a un faible pour les parfums tenaces qui partout évoque sa présence.

D’ailleurs, dans une assemblée, elle se repère à cent lieues, pour peu qu’on soit attentif.

Voyez, là-bas .. cette femme qui balance ses jambes sur un rythme syncopé et couve l’assistance d’un regard ironique : Sylvie. Ou cette autre, là, exposant à un auditoire complètement subjugué son opinion sur un sujet qui la passionne, renversant au passage quelques tabous .. Sylvie aussi. Celle-ci, dans une sortie, qui n’adresse la parole à personne, mais se faufile dans les souterrains marqués « interdit, danger ».. Sylvie, bien sûr !

Bon, c’est pas qu’elle soit asociale, mais elle a une particularité : elle déteste toute situation de dépendance, que ce soit dans le domaine affectif ou de quelque domaine que ce soit, d’ailleurs. Elle a horreur de la foule, du snobisme, des faux-semblants, préfére sortir des sentiers battus, agir à contretemps, à contre-style, à contre-courant. Cet esprit de contradiction, voire de défi, rend parfois difficile sa relation avec les autres, surtout qu’au lieu de ponctuer de réverbères le chemin compliqué qui mène à elle (et à son point faible : son extrême sensibilité), Sylvie reste dans une pénombre trompeuse parsemée de pièges, afin d’être sûre que la personne qui vient à elle est sincère.  Car ce qu’elle veut avant tout, Sylvie, c’est être aimée telle qu’elle est. Seulement voilà : elle ignore les concessions et ne facilite les choses à personne. Pourtant, elle ne réclame pas la lune, tout de même ! juste une franchise totale, absolue, qu’il ne serait pas bon de trahir, car Sylvie est rancunière comme un éléphant.

Bon ceci dit, amoureuse, elle plonge dans la fidélité au premier battement de cils : elle aime en grandes ondes stéréo. Sa réserve naturelle qui peut passer pour de la froideur devient alors averse tiède de printemps puis orage écarlate d’été. En passionnée, elle veut tout. Mais le vent de plénitude qui souffle alors peut se transformer en tempête si Sylvie est déçue. Et pourtant, en grande dame qu’elle est, elle encaisse beaucoup, sans rien laisser paraître, jusqu’au jour où les limites sont dépassées.. et là, le ticket coûte cher, très, très cher ..

Publicité
le blog de Ambreneige
Publicité
Newsletter
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 118 359
Publicité