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le blog de Ambreneige
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13 septembre 2011

Garde d'Or

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Un jour, des villageois francs aperçurent sur la mer un drakkar qui filait sur eux à toute allure. En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, ceux qu’on appelait encore les Vikings accostèrent sur la rive, non pas armés de haches, comme on a voulu le faire croire (celles-ci n’étant utilisées que par les pauvres, et pour couper le bois), mais de longues épées à double tranchant à qui ils donnaient un petit nom mignon comme "Mord-la-jambe" ou "Garde d’or". Ces épées tout comme leurs autres armes (lance, javelot) étaient pour eux des armes d’Odin : elles touchaient toujours leur cible.

Ceci dit, leurs armes c’était pour le décorum on va dire, parce qu’avec leur 1m72 (au bas mot) grâce à un régime hyper-protéiné, contre 1,60 chez leurs adversaires, ils excellaient au corps à corps, et n’avaient pas franchement besoin de leurs épées.

drakkar

Ainsi, pour la première fois, l’ennemi ne venait pas à pied mais de la terrifiante mer. Pour la première fois, les envahisseurs n’étaient pas des hommes avançant lentement vers leur destinée avec leur bétail, leurs enfants, leurs femmes et leurs lourds chariots, mais des bêtes féroces tapies dans les zones marécageuses attendant le meilleur moment pour semer le désespoir dans des attaques terrifiantes visant Dieu, ses serviteurs et ses maisons. Car les Vikings cultivaient l’art de se rendre positivement effrayants : non seulement ils étaient immenses, leur épaisse chevelure volant au vent, mais ils surgissaient par surprise, dans un silence absolu, et seulement alors, s’abattaient sur leurs proies avec des bruits terrifiants, agitant leur carquois, poussant des cris de bête, dont ils portaient d’ailleurs la peau sur leur beau corps nu (des peaux d’ours), atteignant ainsi un stade de folie furieuse à rouler des yeux et à mordre les boucliers de leurs adversaires, l’écume au bord des lèvres.

Les Francs, qui comme l’on sait était un peuple extrêmement civilisé, furent donc immédiatement complètement terrifiés. Faut dire qu’avec un souverain aussi profondément religieux que Charlemagne, comment auraient-ils pu être préparés à ce genre de truc de ouf ?

Charlemagne en effet, convaincu qu’il était que Dieu lui avait confié la tâche d’évangéliser tous les barbares de France et de Pétaouchnok, avait, avec ses Francs, décapité en 782 quatre mille cinq cent gens du nord qui ont dans les yeux le bleu qui manque à leur décor, et déporté 12000 de leurs femmes et enfants qui refusaient le baptême.

Comme nous le rapporte un témoin de l’époque : "Missoum par échangeoum culturoum, paroloum et époum" ("La Mission par échanges culturels, puis par la parole, puis par l’épée").

Cela avait super contrarié Godfred, le roi viking, et c’est comme ça que lui et sa horde avaient un jour décidé d’aller revoir ma Normandie.

Pendant que ces événements fâcheux avaient lieu dans cette partie de Gaule franque qu’on appelait encore la Basse-Neustrie, les femmes vikings, comme d’hab, se tapaient tout le boulot, enfin les concubines, parce que pour ce qui était de la femme en chef, elle avait une place privilégiée.

Que je vous narre la chose par le menu : en fait, pour nos ancêtres les Vikings, il n’y avait que deux saisons : l’été et l’hiver. L’été, on allait guerroyer et jouer à la bataille navale, mais quand l’hiver arrivait, que les récoltes étaient rentrées, le foin coupé, le poisson séché et la bière brassée, les hommes commençaient à se languir et c’est comme ça qu’ils eurent l’idée de se fiancer pour occuper leurs longues soirées d’hiver.

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Le mariage avait lieu l’année suivante, enfin l’hiver suivant, pour les mêmes raisons qu’expliquées ci-dessus. Il y avait la cérémonie du bain de la mariée, avec les demoiselles d’honneur, après que les cheveux de la future eussent été relevés et attachés avec un ruban ou un bijou.

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Ensuite, toute parée elle attachait à sa ceinture les clés de la maison et du coffre car c’est cette première épouse qui devenait la Húsfreyja : la Maîtresse de Maison.

Muni du marteau de Thor, le chef de clan présidait la cérémonie en appelant sur les époux le bonheur et la paix par une offrande à Freya, la déesse de l’Amour et de la Sensualité, et à son frère jumeau Freyr, le dieu de la Vie, du Plaisir et de la Fertilité. 

S’ensuivait un joyeux banquet, convivial en diable, pendant lequel on se jurait de ne pas tenir compte des obscén propos qui seraient échangés une fois que l’on serait bien ivre. Des toasts étaient portés aux dieux et aux grands Ancêtres, et ces ripailles se reproduisaient hiver après hiver, puisque les Vikings avaient la bonne idée d’être polygames.

C’est pour ça que, comme les hommes s’en allaient tout l’été, la húsfreyja, contrairement à ses sœurs franques et romaines, jouissait d’un prestige évident, puisque c’était elle la chef dès que son époux avait le dos tourné. Elle faisait par exemple broder par les concubines les belles aubes blanches que les Francs refilaient aux Vikings qui acceptaient de se faire baptiser (yen a même qui se faisaient baptiser plusieurs fois pour en avoir plein et comme ça elles en faisaient des belles tenues de fête). Faut dire que yavait déjà tellement de dieux dans leur Panthéon, alors un de plus, un de moins .. bon ceci dit, ça a commencé à être vraiment intéressant pour eux lorsque, en échange du baptême, ils ont reçu non pas une vulgaire robe pour les femmes de leur harem mais le territoire qui allait devenir la Normandie, étymologiquement le pays (-ie) des gens du nord (Normand-). 

Et c’est comme ça, mes chers amis,

que même de pure souche franque, on se retrouve

Brie 1983

avec une soeur

Brie

grande et blonde..

 

NB : en réalité, le terme drakkar dont on désigne les navires vikings depuis le XIXe siècle viendrait du suédois drakar, lui-même de l’ancien nordique dreki qui signifie "dragon", donc en fait les figures sculptées à la proue et non pas les navires eux-mêmes. (S’il y a un ou une Suédois(e) dans la salle, je veux bien des précisions.)

Or donc, les termes appropriés pour désigner les bateaux normands seraient langship pour un navire de guerre, et kaupship pour un navire de commerce.

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27 avril 2012

Tout un fromage

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Je sais pas vous, mais moi je le trouve bien poussif, notre printemps 2012. On se traînouille, on est tous un peu grippounés, bref, c’est pas ze grande Joy.

Heureusement (heureusement !) il y a des moments où on oublie tout ça. Comme par exemple l’autre jour, je me rappelle même que c’était mercredi, à l’heure où blanchit la campagne, j’ouvre un œil et même les deux, et je bondis hors du lit avec une légèreté quasi surnaturelle telle la rieuse gazelle que je suis. A peine avalé mon premier thé de la journée, je me glisse devant mon clavier, ouvrant et refermant mes petits yeux bridés comme pour trouver la force qui est en moi. Force qui me sert, excusez-moi du peu, à ouvrir ma messagerie où je trouve, je vous le donne en mille ? Des mails.

C’est fou, je vous assure c’est fou !

L’un d’eux est de ma sœur.

Chouette. Va-t-elle me raconter la suite de l’inondation de sa serre histoire d’égayer mes longues journées pluvieuses ? même pas. Elle m’annonce un truc un demi-million de fois plus chouette (roulement de tambour) : elle a été sélectionnée pour être ..

 

Miss Bosch 2012, Chef dAtelier-Bricoleuse !!!!!!!!!!!!

 

Yeeeeeeeeeeeeeeesssssssssss!!!!!!!!

 

my sister is célèbre !!!!!!


Et tout ça grâce à qui ? hein ???? qui c’est qui lui demande sans arrêt des trucs qu’on trouve nulle part ailleurs ??? des plateaux avec des pieds, des demi-tabourets et des casiers à étagères ?????????

Eh bah oui. C’est moi !

Le deuxième mail est d’Édith. Ça continue super bien puisqu’elle m’annonce qu’elle va m’envoyer un paquet. Bon, le seul problème c’est qu’elle me connaît pas bien Édith, elle ne sait pas que quand j’entends le mot "paquet", ça me déclenche des trucs bizarres, je me mets à sauter partout en faisant Doooooïïïïïnnnggggggg, Doooooïïïïïnnnggggggg, Doooooïïïïïnnnggggggg !! pour faire venir le paquet plus vite.

Mais le pire de tout, le pire du pire de tout, c’est qu’elle m’a décrit ce qu’il y aura dans le paquet !!! Bilan, ça fait trois jours que j’espionne ma boîte aux lettres comme une malade, que je danse autour avec des encouragements joyeux, allééééééééééé !!!!!!! allééééééééééé !!! alléééééééé !! avec poing levé à l’appui, histoire que le truc arrive plus vite si je lui crie le chemin.

En pure perte !!!!!!! ma boîte aux lettres est vide !!!!!!

En plus je ne sais vraiment pas pourquoi, maintenant mon postier fait de grands détours lorsqu’il m’aperçoit au bout de l’allée. Tout ça parce qu’une fois, une pauvre petite fois je me suis jetée sur lui et j’ai vidé tout son sac pour trouver le papier merveilleux qui me permettrait de retirer le paquet de ma sœur à la poste !!!!!!! franchement ça serait vous, vous en feriez tout un fromage ?


22 avril 2012

Ca suffit !

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Chers amis,

J‘espère que vous avez bien profité de ma pause parce qu‘elle est déjà finie.

Quoi, je sais pas ce que je veux ? Si je sais !

Doit juste y avoir une mauvaise connexion in my cervelle. Chaque fois que je me mets en pause ça m'énerve d'être en pause. Car évidemment, ça ne peut pas être un problème de zénitude !!!!!!!!! et encore moins de "soupe-au-lait", comme l'insinue Fazou qui a pourtant eu l'immense privilège de constater de ses yeux vus à quel point je suis zen, même face à quelqu'un qui se promène avec la tête dans son parapluie !!!!!!

Alors je dis : ça suffit ! Telle est ma subtilissime décision : j’arrête d’arrêter ce blog. Ya des moments dans la vie où il faut savoir plier langage.

Pour fêter ça, je vous propose une petite causerie (voir post suivant) (enfin, précédent) (enfin après, quoi, celui que j'ai mis avant !).

Vous pouvez amener les p'tits fours. Ne me remerciez pas, c’est pas la peine. Vous savez bien que je ne peux pas me passer de vous !!!


PS pour ma soeur : la photo n'a aucun rapport. Je sais.

Mais je la trouve marrante et je fais ce que je veux sur mon blog. Na !

21 mars 2012

La voie de l'égarage

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Seth se demande si l’humain est fait pour vivre en couple.

Ma réponse, au risque d’en heurter plus d’un, est oui. Et je dirais même plus : c’est Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!

L’homme, autant que la femme, ont tellement de choses à donner, à recevoir, à partager !!!!! et vous voudriez que toutes ces merveilles soient gaspillées ?? je ne parle pas, bien sûr, uniquement de sensualité (encore que je ne pense qu’à ça qu’il me semble que cette part de la relation ait une importance essentielle. Que dis-je essentielle : ca-pi-ta-le !!).

Donc oui, je crois foncièrement que l’homme et la femme sont faits pour vivre ensemble, je dirais même que selon moi, s’ils ont été faits, ce n’est que pour cela. Mais peut-être pas pour vivre ensemble TOUT LE TEMPS. C’est-à-dire que souvent, lorsqu’on vit en couple, on vit sous le même toit, pour des raisons pratiques et économiques bien compréhensibles. C’est même une des premières envies pressantes que l’on a lorsqu’on tombe amoureux : vivre ensemble ! grossière erreur ..

Ben oui. Parce qu’aussitôt, on vit aussi avec tous les petits (et grands) défauts de l’aimé(e) (enfin, en tout cas ce que nous on voit comme des défauts). Et non seulement on vit avec, mais on entreprend de vouloir les faire disparaître d’un coup de baguette magique. Ce qui généralement provoque quelques réticences de la part de l'autre qui ne comprend plus rien et ne se rend pas compte qu’il/elle est pourtant en train de faire exactement pareil avec nous.

En effet,

l’être qu’on a rencontré

n’est pas le même que celui avec qui on vit.

C’est d’ailleurs là une énigme de l’amour toujours inexpliquée à ce jour.

Or donc, à partir du moment où l’on vit avec une personne, c’est comme si on se donnait des droits sur elle, en l’occurrence celui de (vouloir) la changer pour qu’elle ressemble le plus possible à ce dont on rêve. Car dès l'instant où on vit ensemble,

ce dont on rêve n’est plus ce que l’on a

(c'est une deuxième énigme énigmatique de l'amour).

Je vous rassure tout de suite, il y a un remède : continuer de respecter l'autre pour ce qu'il est. Continuer à l’aimer. Le quotidien est usant, c’est vrai, mais bon, faut savoir ce qu’on veut dans la vie ! s’attacher à garder intact le "premier" regard, le "premier" désir. C’est possible, je l’ai fait et ça a duré dix ans à chaque fois, alors je sais de quoi je parle ! bon certes j’ai des prédispositions (nounounisme, esprit lent, et l’épouvantable défaut de ne jamais me rappeler le mal qu’on me fait) mais passons.

Et je pense aussi, et toujours, que la fidélité est indissociable de l’amour. Non pas comme une condition, une prison, non non pas du tout ! mais franchement quand vous êtes amoureux d'une personne vous avez envie d’une autre ? sincèrement ?

Quand on commence à "regarder ailleurs", c’est que l’amour a faibli. C’est tout.

Je ne dis pas qu’il s’agit de ne plus regarder ce qui est regardable, et même tentant. Surtout que quand on vit avec quelqu’un depuis dix ans, il y a forcément des moments où l'esprit s’égare, enfin les yeux, pour commencer. Ben oui, parce que c’est ce sens-là qui nous fiche tout par terre ! Ah lala, si seulement on devenait miro ! ben non. Et quand on croise un BMBM (dixit Khayaa), pas facile de résister. C’est là qu’il faut bien peser le pour et le contre, car beaucoup de choses sont remises en jeu dès qu’on choisit la voie de l’égarage. Sans compter que souvent, comme je le disais sur le blog de Seth, on joue les victimes, genre prétendre qu’on va ailleurs parce que notre conjoint gningningnin. Alors que, dans tout ce qui nous arrive, on pourrait faire, je sais pas moi .. des "réponses-habilité" ?


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8 mars 2012

Tout mais pas l'indifférence

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photo perso, Olympia 1984

Je me rappelle la première fois que j’ai entendu "Pas l’indifférence", la chanson de Goldman. Je me rappelle de ses mots quasi chuchotés, il était encore tout timide à l’époque, pas encore connu - ce serait pour l’année d’après.

J’avais écouté les paroles de sa chanson et je m’étais dit : "Il les a écrites pour moi !". C’est tout à fait ce que je ressentais, c’est tout à fait comme ça que je voulais vivre : je voulais tout, j’étais d’accord pour tout, pour la peur, les pleurs, les larmes et les souffrances, tout mais pas l’indifférence !! C’est fou ce que cette terreur de l’indifférence a pu me faire faire tout au long de mon existence, qui représente quand même un peu plus d’un demi-siècle. Un demi-siècle ! dit comme ça, ça donne le vertige.. Mais bref. J’avais une telle soif du regard d’autrui, du regard d’un homme, que je m’offrais, le corps le cœur et tout le reste, je donnais tout, le meilleur de moi-même, et même encore plus. Car croyez-moi, je suis une nana capable de choses que vous ne pouvez même pas imaginer. Je suis d’une gentillesse infinie. Trop gentille, on me l’a toujours dit, même si dans la bouche des gens, ça voulait dire "trop c..". Mais bref, j’avais cette béance en moi, je le comprends aujourd’hui, j’avais ce gouffre que rien ne semblait pouvoir combler, si ce n’est tout mon amour, des couches et des couches d’amour, comme un St Honoré géant. Au nom de cet amour, je prenais tout. Même des baffes dans la tronche. Tiens ça me rappelle quelque chose .. mais bon, une baffe c’est mieux que rien non ?

Depuis, je me suis rendu compte qu’il y a des hommes qui ont un sixième sens pour ça, pour repérer les nanas comme moi qui sont prêtes à tout pour recevoir des miettes. Mais bon, on va dire que c’est de bonne guerre et que c’est de la faute à personne s’il m’a fallu toute une vie pour m’en apercevoir. C’est juste dommage que j’ai assimilé ça à de l’amour. J’aurais pu, je sais pas moi, travailler dans un truc humanitaire ? ah bah oui, mais je n’aurais peut-être pas reçu autant de baffes ..

C’est bête ça !

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6 mars 2012

Il faut qu'on parle

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"Je ne suis pas d'accord avec toi on ne peut pas tout se dire avec le corps. La communication est aussi importante voire plus (…).. on est tous pareils en tant qu'Etre humain, mais en étant tous différents en tant que personnes..." écrivait Isa ici même, pas plus tard qu’il y a une semaine.

Pour ma part, je suis entrée dans la vie conjugale forte du précepte paternel, "Tu n'as qu'un droit, celui de te taire". Ca tombait super bien vu que de toutes façons avec mon compagnon d'alors il était positivement impossible d'en placer une. Du coup le suivant je l’ai pris parce qu’il lâchait, genre, un mot tous les six mois, après quoi il mettait six autres mois à recharger ses batteries. Oui bon je sais, il paraît qu’il existe quelque chose entre tout et rien, mais je cherche encore ;-)

Et pour vous, ça se passe comment la communication en couple ?

16 février 2012

Yeeeeeesssssssss !!!!!!!!!!!!!

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1- parce que le ciel était bleu tout le temps que je suis sortie : yes !

2- parce que le soleil a montré le bout de son nez, yes !

3- parce que les températures se sont radoucies et que je peux retourner nager, yes !

4- parce que je suis en bonne santé, yes !

5- parce que la maison d’édition à qui j’ai envoyé mon manuscrit l’a refusé mais m’a écrit un petit mot mignon et m’a filé une autre adresse, yes !

6- parce que je vous ai, yes !

 

 A vous maintenant !
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(et vous rajoutez à chaque fois une raison de plus qui vous rend heureux(-se) !)(1er commentateur : +1, 2e commentateur : +2, etc) !!


PS pour Khayaa : tu voulais savoir à quoi il me sert, le cadeau de ma soeur ? à prendre de l'élan pour arriver plus vite au dodo ! c'est ça que tu dois faire si tu veux avoir moins minidodo2932er7! smouiiiiiiiiiiiiiich !!!!!

14 juillet 2011

la force

 

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La scène se passe à table, avec la mère, le fils, la fille et ses trois enfants.

(le fils, à sa soeur) T’es croyante ?

(la fille) oui, pourquoi ?

(le fils) alors pourquoi on dit pas le Bénédicité ?

(la fille) ben, dis-le, si tu veux ..

(le fils, joignant les mains) mon Dieu, je vous remercie pour ce repas, et je vous supplie de me donner la force de supporter mes trois neveux !!!

28 décembre 2011

comédie

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Je ne suis pas franchement téléphile (je préfère lire), il m’arrive néanmoins d’avoir envie de me mettre devant le petit écran (comme on disait dans les temps préhistoriques, c’est-à-dire "à mon époque", dixit mes enfants) pour regarder un film qui est susceptible de me faire rire. C’est en tout cas ce que j’espère. C’est pour ça que l’autre soir, après avoir repéré sur le programme télé du net une comédie, 20h40, j’allume la télé.

Un couple dans une voiture déambule lentement dans une ruelle louche, il fait nuit et il pleut, une fille en mini-jupe surgit de nulle part, elle court en hurlant, poursuivie par plusieurs types aussi louches que la ruelle, elle cogne à la vitre de la voiture dans l’espoir que les occupants vont la secourir, tu parles Charles : les types à l’extérieur lui éclatent la tête à coups de pied, ya du sang partout une horreur, j’ai beau savoir que c’est de la peinture rouge, je trouve que pour une comédie, ça commence très fort. Là-dessus, le conducteur (qui s’était barricadé dans sa voiture pendant que la pauvre fille prenait sa râclée) réclame un Kleenex à sa femme, je me dis que c’est pour essuyer le visage de la nana ensanglantée, ben non, c’est parce que le sang a giclé sur son pare-brise. Tout s’explique, c’est de l’humour noir.

J’ai quand même regardé le film parce que  les scènes s'enchaînent et donnent envie de connaître l’histoire de cette fille, même si là aussi, niveau humour, y aurait beaucoup à redire, jugez plutôt : lorsqu'elle avait 16 ans, son père a voulu l’obliger à épouser un vieux de 50 à qui il l’a vendue, alors elle s’enfuit mais évidemment elle se retrouve sans rien. Heureusement, un prince charmant qui n’en est pas vraiment un lui accorde le gîte et le couvert, le temps de la ferrer et c’est comme ça qu’en toute confiance elle le suit dans une baraque où on va la violer, la battre et la rendre accro à l’héro. Là aussi question humour j’ai dû rater quelque chose, m’enfin bref. Après un mois de ce régime pur club Méd, on la met sur le trottoir en échange de sa dose de came. Bref, tous les ingrédients d’une comédie classique.

Alors là je m’interroge : si ça c’est classé comédie, qu’est-ce qu’on case dans "violence" ??

6 décembre 2011

un modèle de fidélité

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V I R G I N I E

 

 

Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de le vérifier, mais si vous vous trouvez à une soirée et que vous voyez une femme se mettre à gesticuler passionnément en parlant à toute vitesse, cherchez plus, elle s’appelle Virginie ! car Virginie est hyper-sociable et surtout, surtout, elle a horreur de la solitude (même si paradoxalement, elle peut faire montre d’un comportement très indépendant). En plus, elle a de l’humour, beaucoup d’humour (et Dieu sait qu’il en faut en ce bas monde), une merveilleuse franchise et un exceptionnel sens de l’amitié. Sa curiosité intellectuelle la pousse à se passionner pour de grands bruns de grandes idées philosophiques, pour ensuite les défendre avec une fougue parfois bruyante. Elle est attirée par l’action, par tout ce qui sort de l’ordinaire, et plus particulièrement par ce qui lui échappe. Car Virginie nourrit vis-à-vis du genre humain un intérêt spontané et profond et aime être au courant de tout ce qui se passe et de tout ce qui se fait.

Pourvue d’une sorte de bonté naturelle, particulièrement compréhensive, en un mot profondément humaine, disponible, tolérante, elle s’abstient autant que possible de prendre parti car elle déteste les positions extrêmes.

Alors justement, en parlant de situation extrême, la simple vue d’un chiffon à poussières la stresse car elle aimerait tellement être une femme parfaite ! mais elle n’est vraiment pas douée pour se consacrer à un intérieur .. plus exactement, ce n’est pas de rester au foyer qui l’inspire le plus. C'est à l'extérieur, au contraire, qu’elle révèle toutes ses aptitudes.

Du reste, après une enfance et une adolescence rebelles à toute discipline durant lesquelles Virginie s’applique à surprendre son entourage, il est courant qu'elle change souvent de travail ou de compagnons, prenant la tangente dès que quelqu’un a la malencontreuse idée de vouloir la mettre en laisse. Car pour éviter de souffrir des conflits ambiants, Virginie apprend très tôt à cultiver une tendance de caractère qui deviendra vite un des traits dominants de sa personnalité : le détachement.

Ce qui n'empêche pas Virginie, une fois engagée, de devenir un modèle de fidélité ..

28 novembre 2011

d'enivrantes suées érotiques

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"Antoine attendit que son rythme cardiaque s'apaise en caressant le front de Patricia, ôtant de son visage quelques mèches plaquées par d'enivrantes suées érotiques.

- Je t'aime ! s'exclama Patricia.

- Oh non ! répondit-il.

- Ben si.

C'est bien les hommes ça ! Il faudrait coucher mais surtout ne pas tomber amoureuse !"

(extrait tiré d'un roman d'Isabelle Alexis).


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Est-ce que la dernière phrase vous choque ? je suppose que non, car il est bien connu que "c'est bien les hommes ça, coucher mais surtout ne pas tomber amoureux(-se) !!! "

Et pourtant, cherchez bien .. ça ne vous est jamais arrivé à vous, les filles, ne serait-ce qu'une fois, de coucher et que le mec s'accroche ? qu'il soit tendre, romantique, amoureux, et vous, vous lui racontez n'importe quel bobard pour ne pas le revoir, parce que ce soir-là, vous aviez juste envie d'un câlin ? et si vous cherchez mieux, vous ne trouveriez pas par hasard que c'est arrivé plus d'une fois ?

Alors purée, c'est quoi ces idées toutes faites, encore ?

21 novembre 2011

Joyeux Anniversaire, Sylvie !

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.
.
S comme sensible

 Y comme.. yourte!

L.. comme loyale

V. comme vivante

......I .comme incroyable !

...........E comme exceptionnelle !!
.

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 un tout bel anniv à toi ma Sylvinette !


(◠‿◠)

                        ˙·٠•●♥❤

Comme cadeau d'anniv, je nous te souhaite que ton livre soit publié !!!! (mais non chui pas pressée !!!!! où ça une pressée ???)

4 janvier 2011

l'arrangiartiste

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Il existe une tradition italienne dont ma sœur et moi avons dû hériter je ne sais pas trop comment d‘ailleurs : l'arte d'arrangiarsi - l' art de faire quelque chose à partir de rien.

Ben oui, vous avez devant vous une pure arrangiartiste ! heu .. - arrangiarsiste !

Tenez : pas plus tard qu’avant-hier, mes enfants se sont invités pour la galette des Rois (ainsi que pour le dîner). Or, je n’avais pas de pain (mon ado est painpivore, quasiment - conclusion, ya jamais de pain à la maison). Eh ben que croyez-vous que je fisse ? du pain !

Bon le problème, c’est que j’avais qu’un minus sachet de levure au lieu des 40g requis pour un gros pain .. Et plus du tout de farine, vu que mon fils est aussi un crêpivore chevroné.. enfin si, quand même, il me restait ma farine BIO 56 céréales pour panification.

Bref ! comme je vous le disais en intro, à arrangiartiste rien d’impossible : j’ai confectionné ma pâte à pain avec la farine et la levure qu‘il me restait, sans la faire lever parce que j’avais pas le temps (les enfants étaient en route).

Résultat, au sortir du four j’avais des petites choses informes et très légèrement rassises, qui ont néanmoins fait le ravissement de toute la famille ..

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Enfin ..

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pratiquement !

Comme dirait mon fils,

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si ce que Maman prépare, t'arrives à manger

bon n'importe quoi d'autre, t'es sûr de trouver !

14 août 2011

dance in the kitchen

danse fenetre

 

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé danser. C’est sans doute grâce à mon père. Le dimanche, sur son pick-up il passait des 33t de Brel, d'Aznavour, de Piaf, avec tous leurs tremolos dans la voix, il mettait le volume très fort et déjà à ce moment, haute comme trois pommes, j’avais la peau parcourue de frissons. Mon père ne chantait pas, il sifflait, il sifflait très très juste d’ailleurs. Et puis surtout il aimait danser et le faisait merveilleusement bien. C’est lui qui m’a appris toutes les « danses de vieux » (dixit mon fils) et notamment la valse. Oh lala ! La valse ! Se sentir portée, transportée en toute légitimité dans les bras d’un homme !!! D’aucuns vont dire que je me traîne un vieux complexe d’Œdipe. Tant pis. La valse, c‘est beau.

On était une grande famille et on se réunissait tous les samedis. On mangeait, on riait toute la nuit, on buvait, enfin surtout les autres, moi je ne bois pas, enfin si à un moment je buvais un peu. Mais j’ai vite compris qu’il serait déraisonnable d’aggraver l’état dans lequel je suis sans même avoir bu.

Et donc, on dansait toujours beaucoup.

J’ai appris le tango avec mon cousin germain, celui que je voulais épouser. Pour finir on s’ est pas mariés, enfin si, mais pas ensemble.

Le tango, c’est bien. On se touche les mains, on se touche les joues, on se cramponne l’un à l’autre, d’ailleurs avez-vous remarqué que de nos jours les gens ne se touchent plus ? Pour une personne aussi tactile que moi, c’est triste. J’aime toucher l’autre. Il m’arrive souvent, tout en discutant avec quelqu’un, de lui toucher le bras, la main. Et quand je fais la bise, j’embrasse vraiment (je prends dans les bras). Oh ! Ne vous méprenez pas ! Il n’y a là aucune connotation sexuelle, d’ailleurs je touche autant les hommes que les femmes. Et puis j’ai appris avec le temps à reconnaître ceux que je peux toucher tout mon saoûl, sans ambiguïté, et puis les touche-moi-pas.

Quant aux hommes, pas d’équivoque possible : vous savez bien qu’un homme qu’on touche en discutant au troquet du coin, c’est pas un homme qu’on a envie de toucher.

Celui-là, il nous laisse tétanisée, asphyxiée, retour à la case gaga. On le toucherait qu’on ne pourrait plus se décoller. La seule option pour se lâcher serait de se trouver seuls tous les deux dans un petit coin loin des regards, mais qu’est-ce que je raconte encore.

Bon, revenons à notre danse.

J’ai eu ma période discothèque (maintenant je n’y vais plus, je suis une mémé calme et posée) (posée n‘importe où mais bon) (je me contente de danser avec mes assiettes, en sautant comme une déchaînée avec le rap à fond la caisse).

Pour en revenir à la discothèque, c’est quelque chose de GÉANT. Comme les concerts. Quoique, les concerts, depuis que le festival en plein air sur l’île de Wight est dépassé, c’est plus ce que c’était pour danser, faire l’amour et toutes ces sortes de choses. Mais je m’égare encore.

Aller en boîte, disais-je, c’est hallucinant. La musique me pénètre de haut en bas, elle se répand dans tous les petits creux de mon corps, et si je ferme les yeux, c’est encore meilleur. Je dois être une des rares personnes qui ne va en boîte que pour danser. Je ne bois pas (voir plus haut), je ne parle pas (faut crier, c’est relou), je ne drague pas (ou alors sans faire exprès) (quand ya des slows par exemple) ( or, yen n’a plus beaucoup). Non, moi, je bouge mon corps dans la musique, ça m’excite et ça me détend tout à la fois, ça me réconcilie avec la vie, celle qui est laide, celle qui fait mal, ça me donne envie de hurler, comme Lavilliers lorsqu’il dit que la musique est un cri qui vient de l’intérieur,

Je danse et je ne suis plus une petite chose perdue, je danse et enfin, enfin, enfin, je me rassemble, je danse écrasée dans trois millimètres carrés entre deux cent personnes, mais je danse

et j’oublie le regard des autres, je me libère enfin ..

D’ailleurs ça me fait penser à une scène merveilleuse du film « Les enfants du silence », lorsque cette jeune femme sourde et muette se met à danser, son mouvement est langoureux, sensuel, bien sûr elle n’entend pas, mais elle ressent, elle ressent sur le sol et autour d’elle les vibrations émises par la musique,

"existe-t-il un monde où nous puissions vivre heureux, un monde entre le monde du silence et celui du bruit ?"

.. celui de la musique peut-être ..?

C’est fou quand même. Je me rends compte qu’en vieillissant, insidieusement, j’ai enfermé et retenu tout ce qui est ma raison d’être : les gestes, les mots, les éclats du cœur, les crises de larmes, les bouche-touche-cherche, les enroulades de l’autre ..

Ambre Neige, 18 janvier 2007

14 novembre 2010

No et moi

No_et_moiDeux mots d’une seule syllabe, une conjonction de coordination.

No, c’est la SDF.

Moi, c‘est la narratrice, une ado surdouée qui refuse l’inacceptable.

Si chacun d'entre nous accueillait un sans-abri, peut-être qu'il y en aurait moins dans la rue. Mon père m'a répondu que ce n'était pas possible. Les choses sont toujours plus compliquées qu'il y paraît. Les choses sont ce qu'elles sont, et il y en a beaucoup contre lesquelles on ne peut rien. Voilà sans doute ce qu'il faut admettre pour devenir adulte.

Avant de rencontrer No, je croyais que la violence était dans les cris, les coups, la guerre et le sang. Maintenant je sais que la violence est aussi dans le silence. La violence est ce qui nous échappe.

La violence est ce qui ne trouve pas d’explication.

11 juin 2010

NDDDBDMDPD TAG !

Marie K, dans sa grande mansuétude m’a refilé un tag que je m’empresse de faire parce que je suis une fille super sympa, absolument pas contrariante et bourrée de qualités.

1) Un signe particulier :

J’ai les auriculaires tordus (comme les Envahisseurs). D‘ailleurs on m’a souvent demandé si je m’étais cassé les petits doigts. En fait c’est une marque de fabrique des M *** (mon nom de famille) : mon père les avait comme ça, son père aussi et paraît-il le père de son père (j’ai pas pu vérifier, il est mort un peu avant que je naisse).

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Comme vous l'avez immediately compris au vu de ce qui précède, ce sublime G.D.F.(gêne du doigt fêlé) est censément masculin (ce qui prouve encore une fois que je suis répartie n’importe comment puisque j‘en ai hérité). Je l‘ai donc légué à mon fils. Et vous croyez qu‘il me remercierait ? Tintin ! il trouve que ça fait pitié et que c’est pas juste vu qu’il porte même pas mon nom ! (bon ceci dit, j’y suis pour rien s’il a les auriculaires tordus !) (d’ailleurs je me fais souvent la réflexion à quel point c’est incroyable ce que c’est merveilleux la Nature ! Imaginez une seconde, si on devait faire un enfant tout seul .. enfin je veux dire sans l’aide de la Nature, eh ben je suis sûre qu’on oublierait quelque chose, même en s’y mettant à plusieurs !!! tandis que là, tout est merveilleusement à sa place, c’est miraculeux ! je ne connais rien de plus beau que la création d‘un être humain).

2) Un mauvais souvenir :

Mon inscription sur Facebook. C’était horrible. Enfin surtout pour mon fils, vu qu’il pouvait même pas s’arracher les cheveux: il en a plus depuis le jour où absolument sans faire exprès je lui ai fait une super tonsure au-dessus de l’oreille droite alors que j’étais en train de lui couper les cheveux (faut dire qu‘on faisait ça en musique et que je dansais en même temps) eh bien depuis il se rase le crâne (oui, je sais, on est un peu extrême dans la famille, d’ailleurs si quelqu'un pouvait m’expliquer ce qui existe entre tout et rien il aurait droit à ma reconnaissance éternelle).

Oui alors donc, cette inscription sur Facebook ça a été des réflexions du genre : "Ya des gens on se dit : c’est que le début, ils vont finir par comprendre .. mais avec toi Môman ça fait des heures qu’on en est au début .."

Ou encore : "tu veux que jte dise à quel moment tu m’as posé ta dernière question CLAIRE ???? "Montre-moi comment on s’inscrit sur Facebook !" ".

3) Un souvenir d'enfance :

Je danse le tango avec mon cousin. Les crises de rire qu‘on se tape c‘est pas croyable ! Faut dire que nos tangos, c’est quelque chose ! On a bien compris qu’il faut se coller l’un contre l’autre avec les bras tendus en avant, et ainsi scotchés joue contre joue, on arpente le garage à pas de géants (oui, parce que les fêtes de famille se passaient dans le garage de ma marraine, vu qu’on était supra nombreux et que de toutes façons chez eux on n’avait pas le temps de s’installer dans une pièce qu’elle se transformait en une autre pièce .. bilan, on dormait dans la cuisine et on fiestait dans le garage.)

4) Un défaut :

Un défaut ? Quel défaut ? Je n’ai aucun défaut. Je suis zen pur sucre. Cette question ne me concerne pas. Je ne vois pas du tout de quoi il s’agit. Je suis cool. Mon existence est un long fleuve tranquille. D’ailleurs, là, tout de suite, je suis zazen devant mon écran. J’ai tout déménagé, l’écran est par terre, le PC à la masse et la chaise à la casse. Zazen je suis et zazen je reste (pour dire la vérité, je ne peux plus me relever, en fait) (je suis coincée)(tant pis).

5) Un film bonne mine :

Avatar, ou la vie en bleu. C’est Clo qui m’a pervertie, au sujet de ce film. Ceci dit, elle a bien fait. Maintenant, grâce à elle, "je vous vois".

6) Mon signe astrologique :

Câline ascendant Pot d'Colle.

7) Ce que j'aime :

Le sexe opposé. Son stylo incandescent. Ce qu’il sait faire avec, ce que je peux faire quand il me le prête, ce que je ressens, ce qu’il ressent, ce qu’il sent, ce qu’il est, où il est, où es-tu ? Bon on en est où, là ?

Bien alors normalement on refile le joujou (je parle du tag, pas du stylo) à only TWO personnes. Pourquoi que deux alors qu‘à plusieurs c‘est tellement plus marrant ?

Alors je refile le bébé à ..

- Reynald (cache ta joie mon ami ;-))

- Fazounette (allez allez, sors de sous ton parapluie ;-)))

mais aussi à tous ceux que je vois déjà se bousculer tellement ils ont hâte de faire ce merveilleux tag :

- Mifa, Lise, Clo, Mamalilou, Yog, Youyou, Mutti, Isaloba, ma Sylvie ♥, Phylippe, Isanoune (mes pensées ne te quittent pas une seconde depuis hier matin mon Isa♥♥) et tout ceux qui veulent faire la fête avec nous.

Ne me remerciez pas, je vous aime.

PS rien. C'est juste pour le plaisir. J'adore les PS.

 

 

24 juin 2011

le Taj Mahal

 Taj-Mahal-Agra-India-1

 

M A R I E

 

Le regard doux, la démarche souple, les gestes suaves, Marie est une idéaliste à l’affût de l’équilibre parfait, très préoccupée de justice et d’harmonie, tant au niveau de l’individu qu’à celui du monde.

L’importance qu’elle accorde à l’Harmonie – avec un grand H ! – lui fait refuser tout ce qui est susceptible d’y porter atteinte ou de la détruire : disputes, cris, scènes .. le seul bruit qu’elle supporte est celui de la musique et des conversations sotto voce.. par voie de conséquence, la conciliation est une de ses principales qualités. Lié à son besoin intense d’aimer et d’être aimée (elle vit tout sur le mode affectif et cherche toujours à partager ce qu’elle ressent) elle a un talent incontestable pour pacifier les choses. Le seul point qui peut la faire sortir de ses gonds, c’est l’injustice. Alors là elle peut se montrer violente et emportée, surtout si on essaie de lui faire porter le chapeau de quelque chose dont elle n’est pas responsable.

Marie est excessivement sensible aux ambiances, aux climats, aux courants. Du coup, elle peut sembler d’humeur versatile à qui ne la connaît pas, car elle passe aisément de la gaité à la bouderie, de l’énergie au spleen et au cafard. Cela vient justement de cette sensibilité qui la rend tributaire d’un tas de vibrations imperceptibles à beaucoup d’autres. Un courant d’air, une averse, et la voilà triste. Un sourire, un rayon de soleil, et la voilà joyeuse. Tout la touche, l’influence et même parfois la retourne comme une crêpe – tout au moins en ce qui concerne l’humeur.

Marie, tout en étant très sociable, peut néanmoins paraître un peu froide alors qu’en fait elle est discrète, pudique, réservée, de cette réserve gracieuse dont elle semble être pénétrée pleinement. De plus, elle apprécie particulièrement le calme et la tranquillité, où elle peut laisser libre court à son art.  Car Marie est une artiste, non pas gourmande mais gourmette : elle apprécie la qualité plus que la quantité, le contenant plus que le contenu.

Esthète, raffinée, Marie n’aime pas la médiocrité, mais au contraire la beauté dans ce qu’elle a de fin, de nuancé, de délicat. Les couleurs trop vives, dissonantes ou agressives la choquent. Son décor, ce n’est pas Versailles, c’est le Taj Mahal ..

7 septembre 2010

aussi merveilleux que vous

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Ça fait maintenant plus de quatre ans que j’échange avec vous à travers cet espace que l‘on dit virtuel. Lorsque j’ai commencé à blogguer, je n’imaginais pas une seconde recevoir ne serait-ce que le centième de ce que vous m’avez apporté. D’ailleurs, je n’imaginais rien du tout parce que je n’attendais rien. Et pourtant ! on en a connu des aventures et des crises de rigolades, même s'il y a eu aussi quelques cris et déceptions, il faut bien le reconnaître - exactement comme dans la "vraie" vie.

Grâce à ce monde virtuel j’ai fait de belles rencontres, pour certaines devenues plus "sensitives", pour les autres toujours "virtuelles" pour cause de distance kilométrique, mais pas moins intimes ni moins essentielles pour autant.

Maintenant il faut que je vous dise quelque chose : vous faites partie de ma vie. Il ne s’écoule pas une journée sans que je pense à l’un, à l’une ou à l‘autre. Et franchement, votre présence toute en douceur dans mon présent, je trouve ça absolument magique et merveilleux.

Aussi merveilleux que vous.

1 juin 2011

interdit, danger

Chose promise, chose dûe : voici le premier de vos prénoms - une manière d'exprimer ce que je perçois de vous .. mais surtout de vous rendre hommage et de vous remercier d'exister !!

et, heu, siouplaît .. merci par avance d'être indulgent(e)s !!!!

 

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« Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? ». C’est un peu de cette manière qu’on pourrait résumer la personnalité de Sylvie.

Sylvie fascine par sa beauté, son intelligence, sa volonté, le rayonnement qui émane de sa personne. Elle a du charme, beaucoup de charme, avec ce « plus » inné : la classe naturelle.  Son regard d’abord : attentif, perçant, hypnotisant. Son attitude ensuite, jamais complètement immobile, toujours un pied ou une main qui bouge, même lorsque le visage est impassible. Sylvie aime les couleurs vives, les tissus chatoyants, moirés, les velours, les mousselines foncées qui laissent deviner la peau en transparence, les laines ou les jerseys qui accentuent son allure féline. Elle apprécie les bijoux et parures étranges, baroques, a un faible pour les parfums tenaces qui partout évoque sa présence.

D’ailleurs, dans une assemblée, elle se repère à cent lieues, pour peu qu’on soit attentif.

Voyez, là-bas .. cette femme qui balance ses jambes sur un rythme syncopé et couve l’assistance d’un regard ironique : Sylvie. Ou cette autre, là, exposant à un auditoire complètement subjugué son opinion sur un sujet qui la passionne, renversant au passage quelques tabous .. Sylvie aussi. Celle-ci, dans une sortie, qui n’adresse la parole à personne, mais se faufile dans les souterrains marqués « interdit, danger ».. Sylvie, bien sûr !

Bon, c’est pas qu’elle soit asociale, mais elle a une particularité : elle déteste toute situation de dépendance, que ce soit dans le domaine affectif ou de quelque domaine que ce soit, d’ailleurs. Elle a horreur de la foule, du snobisme, des faux-semblants, préfére sortir des sentiers battus, agir à contretemps, à contre-style, à contre-courant. Cet esprit de contradiction, voire de défi, rend parfois difficile sa relation avec les autres, surtout qu’au lieu de ponctuer de réverbères le chemin compliqué qui mène à elle (et à son point faible : son extrême sensibilité), Sylvie reste dans une pénombre trompeuse parsemée de pièges, afin d’être sûre que la personne qui vient à elle est sincère.  Car ce qu’elle veut avant tout, Sylvie, c’est être aimée telle qu’elle est. Seulement voilà : elle ignore les concessions et ne facilite les choses à personne. Pourtant, elle ne réclame pas la lune, tout de même ! juste une franchise totale, absolue, qu’il ne serait pas bon de trahir, car Sylvie est rancunière comme un éléphant.

Bon ceci dit, amoureuse, elle plonge dans la fidélité au premier battement de cils : elle aime en grandes ondes stéréo. Sa réserve naturelle qui peut passer pour de la froideur devient alors averse tiède de printemps puis orage écarlate d’été. En passionnée, elle veut tout. Mais le vent de plénitude qui souffle alors peut se transformer en tempête si Sylvie est déçue. Et pourtant, en grande dame qu’elle est, elle encaisse beaucoup, sans rien laisser paraître, jusqu’au jour où les limites sont dépassées.. et là, le ticket coûte cher, très, très cher ..

27 mars 2011

la nana super zen

Mes chers admirateurs,

mes fidèles lectrices,

j'ai qq chose à vous dire qui risque de vous traumatiser gravement, vu que ça sous-entend qu'un jour ou l'autre, je risque de ne plus pouvoir publier sur ce blog sublime, mais vous me connaissez, j'ai toujours joué la transparence. Voilà : mon PC est malade !

Voyez vous-mêmes : il est tout pâle..

 

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Et oui,

completely ..

 

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en plus, il parle plus..

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 (enfin, en tout cas, quand il parle, c'est pas un langage connu de moi)

j'ai tout essayé ..

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posture de yoga pour le distraire ..

 

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une moue tendre pour l'amadouer  ..

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lui répéter à quel point il m'est cher !

 

Je lui ai même donné des soins

particulièrement attentifs et répétés..

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puisque, comme vous le savez maintenant, ..

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je suis une nana super zen !

Eh ben c'est pire !

Nan mais, imaginez l'ingratitude !!!!!

Donc, voilà : si un jour mon blog devient muet, ça sera pas que j'ai atteint l'Éveil et que je lévite (vous inquiètez pas, je vous ferai jamais ce coup-là, comment pourrais-je vous abandonner ?) (je suis un modèle de dévouement, je sais je sais), non non .. ce sera juste que mon cher ordi aura rendu les armes ..

29 janvier 2011

assume !!!!

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Toutes les petites filles font des jeux de rôles. Je n‘ai donc pas été étonnée que la mienne soit particulièrement douée dès son plus jeune âge pour se mettre en scène (j'ai mis ça sur le compte de gênes exceptionnels)(maternels, il va se soi).

Pour ses huit ans, je l'ai inscrite aux cours de théâtre en me disant que bon. Comme tous les enfants l’année prochaine elle va vouloir faire autre chose, de la danse africaine ou du paint-ball.

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Ben pas du tout. Nous en sommes restés au théâtre, et ça fait vingt-six ans que ça dure.

Adeline est fâchée avec l’orthographe. Elle ne sait pas où est Bordeaux et mélange toutes les périodes de l’histoire de France. Mais elle a toujours su parler parfaitement le théâtre.

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Le théâtre est sa respiration, son évasion, son exutoire, le théâtre est sa passion.

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Elle déroule avec un léger humour qui lui vient de je ne sais qui toutes sortes de scénettes avec un naturel qui fait regretter de ne pas pouvoir la filmer de manière permanente.

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Et pourquoi vous raconte-je ça ?

Eh bien parce que.

La semaine dernière, alors que nous devisions gaiement autour d’un thé, ma fille aînée mon fils unique et moi, me voilà partie dans une de mes crises de fou rire inextinguible autant qu’incongrue (le genre de crise de rire déclenchée par un truc qui n’a aucun rapport avec la choucroute) (bon ceci dit, vaut mieux ne pas attendre d’avoir une raison de rire de peur de mourir sans avoir ri, comme dirait l'autre).

Et Adeline (qui comme moi, "rigole tout le temps") super sérieuse me fait :

" Tu sais pas Maman, ce que m’a imposé mon prof de théâtre sur scène la dernière fois ???!! que je ne devais absolument pas rire !!!!

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... même pas sourire !!!!!!!

Ben oui" a-t-elle poursuivi, " parce que quand on rit, c’est souvent pour cacher les choses douloureuses que l’on ressent. Alors mon prof m’a dit " Adeline, assume ! ..

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.. assume tes ressentis !!!!"

Franchement, ça m’a fait comme une douche froide. Du coup, j’me suis mise à pleurer.. (c’est aussi une spécialité de famille de passer du rire aux larmes..).

Finalement, en y repensant le lendemain (autant dire à la vitesse de l’éclair) j‘me suis dit comme ça que son prof n’avait peut-être pas tort. Rire ne permet-il pas, souvent, de masquer une émotion désagréable ou douloureuse pour faire bonne figure ?

1facebook

Hein ??

Z’en pensez quoi ?

4e, 7e et 8e photos : extraites du One Whoman Show de ma fille, il y a deux ans.

24 janvier 2011

nos désirs contrariés

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De génération en génération, ce qui na pas été dit se revit. On reproduit à linfini ce qui na jamais été compris. Des douleurs familiales se transmettent sans que lon sache doù elles viennent : qui de nos ancêtres a souffert et quelle fut sa souffrance.

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Or les enfants de ceux qui ont subi des traumatismes souffrent dautant plus quils ne savent plus rien de ce que leurs aïeuls ont vécu. Ils portent dans leur chair ces souvenirs enfouis, une empreinte dautant plus tenace et virulente quils en ignorent lorigine. Ils rejouent les mêmes scènes, espérant ainsi se délivrer du mal qui les habite, réhabiliter cette part souffrante qui nest pas la leur mais qu ils portent en eux par une sorte de loyauté invisible.

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Nous sommes tous ces héritiers de souffrances ancestrales, cest ainsi que lon fait entrer ceux que nous aimons dans une partition qui est la notre, qui est devenue la notre quelle quen soit l origine.

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Vivre et revivre afin de comprendre la raison de nos peurs et de nos désirs contrariés.

Catherine Bensaïd

Mais si nos désirs sont contrariés, n’est-ce pas justement ..

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.. parce qu’on s'obstine à s'accrocher à de "mauvais" choix ???????

8 janvier 2011

le plus beau jour de sa vie

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Ma fille est une petite personne qui a un don incroyable : elle s'enthousiasme pour des riens (d'ailleurs, mon second petit-fils a hérité de ce gène adorable).

L'autre jour, nous faisions les courses (je voulais racheter des feutres - ben oui, je sais pas si vous avez remarqué, mais chaque fois que les jeunes enfants dessinent, les bouchons de feutres disparaissent à tout jamais, c'est le même phénomène inexplicable que pour les chaussettes (on en retrouve toujours qu'une, l'autre s'est volatilisée) ou même, comme je l'ai découvert récemment, pour les bonnets et les écharpes).

Nous étions donc au rayon Papeterie lorsque ma fille tombe sur un stylo rose. Or, elle voue un culte sans nom à la couleur rose depuis toujours. Quasi, ça la met en transe. La voilà qui s'exclame devant les passants dépassés :

" WaoooOooooh !!! il est magnifiiiiiique !!!!!!!!!! "

Devant un tel engouement, franchement, qu'est-ce que vous auriez fait ? hein ?

C'est ce que je fis : je rajoutai le stylo rose dans notre panier.

Alors ma fille : " Maman !!!!!!! chui au bonheur du Nirvâna !!!!!!!!!!! c'est le plus beau jour de ma vie !!!!!!!!"

Eh voilà. Déjà le sixième plus beau jour de sa vie pour 2011 ..

27 novembre 2010

lourd comme un cheval mort

Ya des trucs, c’est à se demander à qui ils prendraient la tête si j’existais pas.

C’était hier, j’me dis comme ça : tiens ! si j’allais fabriquer un nouveau bouquin pour faire une surprise à mes chouchous lecteurs ?

Je me connecte donc sur mon site d’auto-perdition édition préféré, vu que maintenant, c’est joie inexhaustible de savoir que, par ma seule présence, les fichiers .doc se transforment miraculeusement en .pdf.

J’envoie donc mon new .doc.

Et là surprise : il ne se passe rien.

En fait pour être plus précise, c’est pas qu’il se passe rien, c’est plutôt que le .doc rame, rame, rame, au lieu d’arriver au bout du truc censé le permuter en .pdf en deux minutes trente-trois.

Imaginez ce que ça pouvait me faire, à moi une faible femme, en plus avec tout un pan de cerveau encore en plein sommeil paradoxal - puisque c’était au lever du jour, quasi - imaginez donc ce pauvre .doc perclus de rhumatismes, essayer de gravir avec son bâton tordu les marches qui étaient censées me mener à la gloire et qui au lieu de ça semblaient peser sur son corps, lourd comme un cheval mort ..

Pour commencer, je me suis dit que le site buguait, parce que je voyais vraiment pas pourquoi il aurait bien voulu de mon .doc l’autre fois et pas cette fois-là.

Bref. J’attendais, avec ma patience de nénuphar.

Au bout de DIX MINUTES (dix minutes, vous vous rendez compte ??????) j’ai tout quitté.

Et j’ai recommencé : .doc envoi.

Même manip, même résultat.

Vingt minutes de ramage cette fois.

Alors moi, rebelote : déconnexion, reconnexion. .doc envoi.

Prières diverses .. danse de la pluie autour du PC .. encouragements joyeux ("alléééééééééééééé !!! alléééééééééé !!!! alléééééééééééé !!!") avec poing levé à l’appui, persuadée que le truc allait avancer mieux si je lui criais le chemin. En pure perte ! Au bout de trente minutes il en était toujours au même point.

Je commençais à me raidir d’effroi, prête à chanter "il venait de nulle part, surgit un aigle noir".

C’est à ce moment-là que je l‘ai vu.

Le truc. 31,2 Mo.

Je suis allée comparer avec ce qui était marqué sur le fichier Du rire aux larmes (332 Ko) et j’en ai conclu subtilement que le problème devait venir de là. Il me fallait sûrement m’arranger pour que les 31,2 Mo se transforment je ne sais pas comment en 332 Ko.

Arrivée à ce point du récit, il faut que je vous explique que mon new bouquin était agrémenté d’un certain nombre de photos. Or, ma grande expérience en manière de manips m’a appris que les photos, ça pèse lourd, et que quand ça pèse lourd, c‘est long à télécharger. Me demandez pas pourquoi, j’en sais rien, c’est une aberration informatique aussi incompréhensible que le .pdf.

Mais bref.

À partir de là, tout a été très vite. En tout cas au niveau de la compréhension, parce qu’au niveau des manips, vu que j’enlevais les photos progressivement pour essayer de faire maigrir mon .doc sans le traumatiser, ça m’a quand même pris toute ma matinée avant que le machin daigne enfin se téléporter.

Mais bon. Tout ce que j’appelle de mes vœux finit par arriver. Et c’est en effet ce qu’il se produisit, à 13h01 exactement, mes cheveux montés en cris de youpi des deux côtés du crâne ont pu enfin s’extasier de ma grande célérité dextérité puisqu’enfin il est venu il est tous là :

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my new bouquin !!

(clic clic sur l'image pour voir le livre)

PS. Si j’avais pu choisir, je l’aurais classé "éroticomarrant". Mais comme ya pas cette option, j’étais bien obligée de vous informer que cet ouvrage s’adresse à un public majeur et vacciné (mais néanmoins appréciant l’humour).

26 octobre 2010

le chagrin de ma mère

Des_fleurs_pour_algernonC’était il y a vingt-trois ans, un jour de grève, comme en ce moment tiens !

Je me rendais à un entretien d’embauche et donc le train était bondé. Agglutinée aux autres, pas moyen d’attraper le livre que j’avais glissé dans mon sac. Juste au walkman "With or without you" de U2 (je ne m’en lasserai jamais, je crois).

Après mon rendez-vous, je me suis arrêtée dans un troquet, j’ai ouvert le livre, un lait-fraise sur la table, (je n’en étais pas encore aux vingt litres de thé par jour). Et il s’est passé quelque chose que j’adore, quelque chose de rare, qui me surprend toujours avec le même plaisir : je n’arrivais plus à m’arrêter de lire.

C’est donc dans un café parisien du IXe que j’ai avalé Des fleurs pour Algernon de la première à la dernière ligne.

 

Pourquoi, ôôô pourquoi ça m’avait tant touchée ? D’abord parce que l’histoire est touchante. Plus que touchante. En plus elle est vraie. La preuve, c’est que j’en connais un, nono comme ça. Même que ça a été le drame de toute la vie de mes parents.

La vie, parfois, est tellement injuste !

Oui, des fois, la vie est vraiment vraiment injuste ..

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Pour découvrir qui je suis réellement, le sens de toute mon existence, il me faut connaître les possibilités de mon avenir aussi bien que mon passé, à savoir où je vais aussi bien qu‘où j‘ai été. Quoique nous sachions tous qu’au bout du labyrinthe se trouve la mort, je vois maintenant que le parcours que j’ai fait dans ce labyrinthe m’a fait ce que je suis. Je ne suis pas seulement un être, mais aussi une manière d’être, et de prendre conscience des couloirs que j‘ai suivis et de ceux qui me restent à prendre m‘aidera à comprendre ce que je deviens.

Daniel Keyes, Des fleurs pour Algernon.

Un film a été tiré de ce livre et est passé à la télé en 2006 : un extrait ici.

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