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le blog de Ambreneige

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28 janvier 2013

Info

Chers amis,

comme ça va sûrement sauter à vos yeux ébahis j'ai mis en lien sur la gauche les publications que j'ai faites sur TBE. Non non, je ne me suis pas réveillée avec un gonflement pathologique des chevilles.. c'est juste qu'une de mes fidèles (Éléna, pour ne pas la nommer) vient de s'apercevoir au bout de deux ans qu'elle n'avait pas lu mes chefs-d'oeuvre !!! Bon, Éléna, je te rassure tout de suite :

il en reste plein en stock !  ◕ ‿ ◕

Faut juste que je refasse une beauté à mon premier (Du rire aux larmes).

Bon, sur ces bonnes paroles mes amis je vais me promener !

Des brassées de bisous !!!!!!!

 souffle3

 

PS C'est pas d'ma faute si les images des livres sont aussi grandes !!! je ne sais pas comment les rapetisser, pff ..

PS 2 et vous, les filles (Marie, Sylvie) c'est quand qu'on vous lit ?????

 

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27 janvier 2013

Crier famine

Un de mes proches m’en veut parce que j’ai fait quelque chose (à sa demande) qui a eu des conséquences complètement inattendues.

Avant, si on m’en voulait ou qu’on adoptait un comportement agressif à mon égard, je me faisais toute petite. Assurément, je devais l’avoir cherché.

Aujourd’hui, je découvre un sentiment inédit : je suis en colère. Cette personne m’en veut ? c’est un peu fort !!!!!! Et le jour où elle est venue crier famine chez la fourmi sa voisine, elle m’en voulait ? c’est facile de déverser sa bile sur les autres quand on n’est même pas capable de trouver des solutions à ses problèmes !

Alors, qu’elle se rassure : moi aussi je lui en veux !! et qu'elle ne compte pas sur moi pour lui courir après !!

 gil elvgren

 

Un peu de douceur dans ce monde de brutes ..

hein ? c'est-y pas mieux ??

26 janvier 2013

Les pas japonais

La fabrication par ma sœur de dalles de jardin - les dernières en date : des "pas japonais" - m’a donné envie d’en savoir plus sur cet art. En fait, contrairement à ce que l’on croit peut-être, confectionner un jardin à la japonaise ou ratisser des mers de gravier n’est pas une invention des moines bouddhistes zen, c’est l’inverse : c’est en créant ces jardins selon les préceptes anciens que les moines zen ont trouvé un moyen de parvenir à l'Éveil (en japonais et en chinois , ce qui tend à prouver que l’Éveil est universel). Eh oui ! pratiquer le jardinage en lui donnant une dimension spirituelle et en l'utilisant comme support de méditation, c'est possible ! Si ça tombe, en posant ses "pas" dans son allée, ma soeur ne s'est même pas rendu compte qu'elle méditait !

En fait, à l'origine, l'art des jardins japonais est un culte Shinto, la religion la plus ancienne du Japon, bien antérieure au bouddhisme, laquelle repose sur des concepts super chouettes comme l'harmonie entre l'homme et la nature (pour une meilleure communication entre l'un et l'autre, les Japs ont inventé les kamis (), qui sont des genres d'esprits célestes et accessoirement terrestres ayant des pouvoirs variés).

Il y a paraît-il huit millions de kamis au Japon, rien que ça !!! En fait il existe des kamis pour quasi tout (par exemple les kamis du peigne, du crachat, et même des excréments)(i’sont fous ces Japs !).

Mais (Dieu soit loué) il y en a aussi des super chouettes comme

- Izanami, le kami de la première femme,

- Amaterasu, celui de la déesse du soleil,

- Inari, le dieu du riz (pour le dieu du haricot vert, je n'ai rien trouvé)

- ou encore, ma préférée, Ame no uzume, la déesse de la gaieté.

Oui alors, pour en revenir à l'art du jardinage nippon, il s'agit pourrait-on dire de retrouver la joie qu'on éprouvait, enfant, chaque fois qu'on utilisait nos mains pour découvrir le monde. Car qu'est-ce que nos mains, si ce n'est le premier mécanisme de connexion à la vie, les instruments qui nous permettent d'exprimer notre créativité et notre originalité ?? Chaque fois que nous utilisons nos mains, nous nous reconnectons à notre monde intérieur, ce monde où, en chacun de nous, il y a une inspiration, une spontanéité créatrice, un élan vital, quelque chose, quoi !!! Et ce quelque chose est à nous, tout à nous, rien qu'à nous !! personne ne nous l'enseigne, c'est un présent, un talent unique !!! Il est quelque part dans l’harmonie de ce qui a été, de ce qui est, de ce qui sera, il suffit de laisser faire, d'écouter, de ressentir, jusqu'à ce que dans notre élan, nous fassions partie d'un Tout jusqu'à appartenir au Tout ! C'est fou, je vous jure, c'est fou !!!

Oui bon. Où en étais-je ?

Ah oui. Les "pas japonais".

Oui alors donc au tout début (Xe siècle), on cherchait à reproduire dans les jardins un paysage naturel jusque dans ses moindres détails afin de sublimer la beauté de la nature. Deux siècles plus tard est apparu le Bouddhisme Zen qui enseigne avec une logique très particulière que la réalité des choses tient toute entière dans leur vacuité. Tout cela contrarie fort les artistes es-jardinage. Comment vont-ils bien pouvoir représenter la vacuité de la réalité ??? Apparaissent alors des trucs épurés où les îles et les pièces d'eau sont remplacées par du sable blanc et des pierres, le vide étant propice à la méditation, comme l'on sait.

Tout l'art consiste à donner aux pierres une impression de légèreté, comme si elles flottaient au-dessus du sol, telles de riantes gazelles.

Alors pour savoir si vos pierres sont bien disposées, je vous recommande de les faire arpenter par votre meilleur ami les yeux fermés. S'il se rétame, c'est qu'elles étaient mal disposées, mais comme c'est votre meilleur ami, il ne vous en tiendra pas rigueur (c'est même la raison pour laquelle c'est par lui qu'il faut les faire tester).

Si personne ne tombe, bingo ! tel le ver à soie blotti dans sa chrysalide, vous pouvez vous dire que vous êtes en train de muter vers quelque chose de beau et de très doué.

NB A l'heure actuelle, je suis bien obligée d'admettre que ma propre mutation n'est pas terminée, surtout en ce qui concerne le domaine culinaire. Croyez bien que je le regrette et que vous serez les premiers informés de toute progression dans ce domaine (mais il reste du boulot).

25 janvier 2013

Les miches de la boulangère

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Eh bien mauvaise surprise : non seulement les jardins parisiens sont fermés, mais en plus il n'y a même plus de neige dans la capitale sur quoi s'extasier !!

Par contre comme vous voyez le ciel est d'un gris parfaitement sublime !

Avec ça un froid qui donne envie de retourner direct sous la couette !! Oui je sais : je suis une vieille râleuse !!!

Comme dirait mon fils (super zen, lui) :

 

"On peut pas toujours avoir le pain

et les miches de la boulangère !!"

 

gil elvgren3

 

21 janvier 2013

Chaste et pure

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Allez je me lance dans la contribution des photos de neige sur les blogs ;-)

Ca, c'était il y a 5 jours, déjà je n'étais pas folle de joie, vu que je viens juste de reprendre les séances de natation, qui du coup sont fort compromises ..

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Hier matin. Des trombes de neige dans mon jardin.

Mon fils qui m'entend ronchonner s'approche :

- T'aimes pas la neige ???

- Qu'est-ce que ça a d'étonnant ??

- Ben c'est blanc.. immaculé .. pur ..

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- Et .. ???

- Ben tu dis tout le temps que t'es chaste et pure ..

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... remarque, je voudrais pas dire mais t'es pas un modèle de chasteté !!

- Ah bon ??

- T'as trois enfants j'te rappelle !!!! minimum !!!!

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18 janvier 2013

Sorry

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Hier soir, sorry, j'étais trop claquée pour vous raconter quoi que ce soit. Plus usant que l'attente, ya pas. Oui parce que figurez-vous que j'ai attendu. J'ai attendu de 8h30 de l'aube jusqu'à 18h le bonhomme de Lapeyre qui devait amener le bitonio qui manque à ma porte d'entrée que je viens de faire changer. Or, ce bitonio est indispensable. Que dis-je, indispensable ? VITAL. Sans lui point de fermeture possible. Et pour une porte, ne pas fermer, vous avouerez que ce n'est pas ce qu'on a trouvé de plus pratique.

Or donc, 9h30 est passé, puis 10, puis 11. Tout en pestant intérieurement contre la non-ponctualité de certaines personnes,  je me suis dit qu'une petite prière ne serait pas du luxe et je me suis jetée par terre pour que ma supplication ait plus de poids. Ce qui n'a pas manqué de surprendre mon facteur au moment de sa tournée, lequel, me trouvant à quatre pattes, m'a proposé de l'aide pour me relever. 

"Heu, merci... Mais tout va bien.  Je prends juste un moment pour me recueillir. Vous n'avez rien contre les gens qui prient avant le repas, n'est-ce pas ?"

Je ne saurai dire avec exactitude la signification de ce que j'ai lu dans ses yeux au moment où il m'a donné mon courrier, avant de fuir à toute allure. Je ne pouvais pas en dire autant du bonhomme que j'attendais et dont je n'avais toujours pas vu l'ombre d'une paupière.

J'ai fini par appeler le magasin.

Injoignable. Sur un chantier. Un problème. Coincé dans les neiges. 

Oui, parce que figurez-vous que depuis lundi soir, nous avons de la neige en Île-de-France.

La neige chez nous, c'est merveilleux : les gens n'honorent pas leur rendez-vous (la neige), les trains ne circulent plus (la neige), on arrive en retard au boulot (la neige).

J'étais surtout en colère parce que j'avais prévu d'aller manger avec ma fille à Paris, et que si le bonhomme était passé à l'heure dite, en 20 mn c'était plié et j'aurais pu sortir. Bref.

A 13h coup de téléphone de l'homme qui a occupé toutes mes pensées hier.

Excuse bidon. Je serai là à 16h30 assure-t-il. Bon, ça me laissait quelques belles heures pour vaquer, même si ma sortie à Paris était tombée à l'eau avec tous mes espoirs de faire des photos sublimes vu qu'hier il faisait super beau, et puis râler à cause de quelque chose qui est derrière soi ça ne sert à rien pas vrai ?

Seize heures trente je suis sûre que vous avez compris : personne.

Et comme ça jusqu'à 18h, où le courageux a délégué à une secrétaire le soin de me prévenir qu'il avait fini sa journée sans trouver le temps de passer (et sûrement aussi les doigts gelés pour prendre son portable et me prévenir) et patati patata et qu'il me fait dire qu'il va passer demain matin à 8 h ..

"Ne vous fatiguez pas", ai-je dit à la femme, démontrant une fois de plus ma fabuleuse capacité de contrôle, "il n'est pas passé et il n'a pas pris la peine de téléphoner" (ça aurait été débile de déverser mon énervement sur une nana qui n'y était pour rien, non ?), "par contre pour demain, qu'il m'appelle, je vais avoir deux ou trois petites choses à lui dire..".

C'est vrai quoi !! M'enfin !!!

13 janvier 2013

La folle escapade

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Des paysages d’une rare beauté, d’innombrables forteresses et châteaux, une diversité incomparable, voilà ce qui caractérise la Thuringe, terre qui vit naître celle qui allait devenir un jour une de nos plus grandes reines mérovingiennes : Radegonde.

Située au nord du royaume franc, la Thuringe est de longue date une menace à laquelle Clovis doit faire face. Mais ce sont les fils du grand roi franc qui vont définitivement asservir ce peuple turbulent.

Cela se passe au VIe siècle de notre ère. La Thuringe appartient alors aux trois frères Francs germaniques (1) Berthaire (père de Radegonde), Badéric et Hermanfried. Ces trois-là ne dérogent guère à la coutume franque qui consiste à se zigouiller entre eux jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Se débarrasser de Berthaire est relativement aisé, ce qui fait qu’à l’âge tendre de 3 ans, Radegonde se retrouve dans les trophées de guerre de son oncle Hermanfried. Lorsque sonne l’heure d’alléger à son tour Badéric de sa part du royaume, la lutte s’annonce plus acharnée, c’est pourquoi Hermanfried va crier besoin chez Thierry son voisin.

Bon là, je le sens, je vous ai perdus. Eh bien Thierry, roi d’Austrasie, est le fils aîné de Clovis. Il se partage la France avec le dernier frère qu’il lui reste, Clotaire, roi de Neustrie, vu que tous les autres héritiers sont déjà passés de vie à trépas (toujours la mode franque).

Hermanfried, pour obtenir l’aide de Thierry, lui promet de lui donner la moitié des terres de son frère s’il l’aide à le tuer. Sauf qu’une fois Badéric liquidé, Hermanfried oublie sa promesse ..

Clotaire pour venger Thierry surgit hors de la nuit, et de la pointe de l’épée signe sur la tronche d’Hermanfried un C qui veut dire KO. La bataille a lieu au bord d’un fleuve, et le carnage est tel qu’en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, le lit de la rivière est encombré de cadavres dont les Francs de Clotaire se servent comme d’un pont pour passer d’un bord à l’autre, faisant ainsi preuve d’un esprit pratique qui laisse pantois.

Outre de nombreuses richesses, les deux rois francs découvrent dans cette terre hostile un joyau d'une valeur incommensurable : Radegonde, qui est d'une beauté éblouissante. L'attrait qu'exerce cette ravissante fillette sur les deux hommes est tel que, lorsque vient le moment de se l'attribuer lors du partage du butin, ils en viennent presque aux mains (ce qui est surprenant, vous en conviendrez, lorsqu’on sait comme ces gens-là étaient civilisés). Finalement ils décident de la tirer au sort, sort qui oblige Thierry à abandonner la petite princesse à son frère.

Radegonde, résignée, fait donc son balluchon pour être trimballée cette fois avec le reste du butin de guerre à Soissons, où se tient la cour de Clotaire, laissant derrière elle le royaume de ses pères qui n’est plus qu’une ruine.

Malgré son peu de moralité, le roi de Neustrie éprouve quelque scrupule à épouser une enfant impubère (petite précision : pour les Francs, le mariage se réduit en fait à la consommation charnelle..). Clotaire reste donc dans son palais avec seulement Arégonde (2), sa deuxième épouse, ainsi que quelques concubines officielles,  pendant que Radegonde est emmenée de force à la villa royale d’Arthies en Picardie, où elle reçoit d’Ingonde, la première épouse de Clotaire, une éducation intellectuelle et religieuse très poussée.
Pour se changer les idées des meurtres épouvantables dont elle a été le témoin en Thuringe, la jeune princesse, qui a vu ses parents et ses amis égorgés puis abandonnés sans sépulture aux charognards, se donne corps et âme aux études. Elle bénéficie à Arthies de l'enseignement des meilleurs professeurs, qui lui transmettent les subtilités de la culture classique ainsi que, malgré ses origines païennes, une fervente piété religieuse. Radegonde fait preuve d'une grande intelligence, au point qu’elle est considérée comme une des femmes les plus brillantes de son temps.

C’est donc vers une Radegonde raffinée et très cultivée que les regards de Clotaire se tournent lorsque Ingonde meurt, à seulement 35 ans.

Radegonde est alors âgée de 18 ans. Mais comme on s’en doute, le temps qui a passé depuis son enlèvement n'a pas fait oublier à la princesse que c’est Clotaire qui a assassiné toute sa famille, aussi Radegonde ne saute-t-elle pas de joie à l’idée d’épouser son tyran (i.e. partager sa couche, je rappelle). Seulement voilà : tout comme les femmes romaines, les femmes franques sont subordonnées à la volonté des hommes, si bien que la seule issue pour Radegonde est de prendre ses jambes à son cou. Ce qu’elle fait avec la complicité de ses servantes.

Par une nuit sans lune, le petit groupe de femmes embarque sur un frêle esquif qui glisse silencieusement sur les eaux de l'Omignon. Malheureusement, les fugitives naviguent dans la mauvaise direction, se rapprochant dangereusement de Vitry où on est en train d’organiser le banquet de mariage. Comprenant leur erreur peu après Péronne, elles font demi-tour et remontent le courant à la rame, mais le cours d'eau devient impraticable. Radegonde entraîne alors sa suite à continuer à pied, en portant la barque à bout de bras, jusqu’à l'Oise. De là, la jeune femme et ses compagnes remontent la Seine, au risque de se rapprocher de Paris qui est alors aux mains de Clotaire, puis bifurquent par l'Aisne vers le nord pour rejoindre le royaume de Thierry. Elles traversent Soissons sans encombre mais sont reconnues près de Missy, des portraits robots ayant été diffusés dans tout le royaume par le cruel Clotaire. C'est comme ça que s'achève la folle escapade.

Puisque la future reine est à Soissons, Clotaire décide de la rejoindre dans sa capitale, pour que le mariage y soit célébré …

 

(1) Où l'on apprendra qui étaient les Francs

(2) Où l'on s'émerveillera de l'ingéniosité de ceux-ci pour se trouver épouse(s)

 

Et pour voir des photos de Soissons : CLIC

13 janvier 2013

Où l'on apprend que Clotaire ne rechignait pas à se dévouer

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Fier guerrier, tyran à ses heures, Clotaire a une folle passion pour la gent féminine. Bien qu'ayant de nombreuses concubines, rien ne lui plaît autant que de s'encanailler et de séduire.

Son épouse, la douce et discrète Ingonde s'offusque d'autant moins de ses moeurs dissolues qu'elle a appris, comme toutes les femmes de Germanie, à se plier aux volontés de son seigneur et maître.

Heureux, le mariage d'Ingonde et de Clotaire l'est sûrement pour que la reine adresse en toute confiance à son époux la requête que voici : Ingonde a une jeune soeur, Arégonde, et elle s'inquiète pour son avenir.

"Acceptez de désigner pour ma soeur, qui est aussi votre servante, un mari intelligent et riche", implore-t-elle.

Clotaire, qui malgré tout ce qu'on raconte à son sujet a un bon fond, aussi sec se rend à la villa où sa belle-soeur séjourne. Là, il tombe raide d'admiration devant la jeune vierge et sans hésiter une seconde la fait sienne. Comme vous le savez maintenant, eu égard aux traditions mérovingiennes, leur union charnelle a valeur de mariage légal.
Tout content de la façon dont il a résolu le problème Arégonde, le roi s'en retourne à la Cour et s'empresse d'annoncer la bonne nouvelle à sa femme.

"Cherchant l'homme riche et intelligent qu'il me fallait marier à ta soeur, je n'ai trouvé personne de meilleur que moi. Apprends donc que je l'ai prise pour épouse".

Pendant qu'Ingonde digère ce revirement qui fait de son propre mari son beau-frère, Clotaire court se dévouer auprès de Gontheuque, la veuve de son frère Clodomir ..

13 janvier 2013

Les tribus franques

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Je prends la liberté d’appeler Francs germaniques les trois frères qui possédaient la Thuringe (située au  centre de l’Allemagne actuelle), pour vous permettre de les différencier des Francs saliens qui occupaient ce qui deviendrait notre future France.

En réalité, les Francs est un terme générique pour désigner un ensemble de tribus d’origine germanique, pas seulement allemande comme on le pense peut-être, mais aussi scandinave.

En raison de l’immense diversité des peuples composant la Germanie, les historiens l’ont divisée en trois branches (nordique, occidentale, orientale), elles-mêmes subdivisées en sous-groupes.

Les Francs font partie du sous-groupe des Germains de Rhénanie, ce sont des "Germains occidentaux".

Le mot Franc signifie homme libre, vaillant.

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Avec leur arrivée au début du cinquième siècle, tout change en Gaule. De contrée florissante qui égale presque l’Italie par sa civilisation et sa culture intellectuelle, la Gaule se transforme en un champ de désolation. A cette foule confuse venue de tous les points du Nord, Sicambres, Suèves, Sarmates, Chamaves, Ampsivariens, se mêlent les Gaulois qui ont échappé aux massacres. Il en résulte la plus bizarre variété dans les armes et dans la manière de se vêtir.

Les Francs, d’après la description de leurs contemporains Tacite et Sidoine Apollinaire, sont très grands et très blonds. Ils ont les yeux bleus et étincelants, la voix forte, l’air farouche, le corps d’une grande blancheur. C’est une race audacieuse, prompte, indomptable, aimant le danger. L’été, ils habitent des huttes ; l’hiver, des souterrains.

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Les Francs n’ont pas de soldats ; c’est la nation qui marche à la guerre. Les femmes conduisent leurs enfants, suivent leurs maris, pansent leurs blessures, et au besoin, combattent.

Tous les hommes en état de porter les armes prennent part au combat, où les uns vont nus, les autres à demi couverts de la dépouille de bêtes, et le plus petit nombre avec des vêtements courts et serrés qui prennent exactement la forme du corps. Le jeune guerrier porte au bras un anneau de fer, et ne le quitte qu’après une belle action qu’on appelle la rançon du brave.

Au temps de Tacite, l’usage des longs cheveux n’appartient, entre tous les peuples germains, qu’aux Suèves. Ceux-ci relèvent leurs cheveux et les ramènent sur le sommet de la tête pour en former un ou plusieurs noeuds.

Les autres Francs adoptent d’abord cette mode puis l’abandonnent pour celle qui consiste à ce que le derrière de la tête soit entièrement rasé, que les cheveux de devant tombent sur le front et que ceux des côtés descendent le long des joues jusque sur les épaules.

Pour se rendre plus impressionnants dans les combats, les Francs peignent, comme les anciens Gaulois, leurs cheveux avec une composition d’un rouge très vif. Leurs lèvres s’ombragent de longues moustaches mais seuls les "grands" portent la barbe.

Du Ve au IXe siècle, les Francs cohabitent donc sur les terres qui deviendront beaucoup plus tard la France, la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Dans les faits, les "rois de France" portent le titre de roi des Francs jusqu’à Philippe-Auguste (XIIe siècle).

 
 

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expansion des Francs depuis l'avènement de Clovis (481)

8 janvier 2013

Vilain petit canard

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Marie écrit ici : J'espère que tu apprécies la chance que ta maman t'ait parlé de son accouchement, ce n'était pas si évident que cela.

J’apprécie, en effet. Ma maman était toujours prête à me fournir des réponses, même si on peut s’interroger sur la qualité des informations qu’elle me donnait, et qui font que lorsque je me suis pointée, on ne peut plus guillerette, pour "aller faire" ma première fille, j’ai été, comment dire .. un peu surprise de la tournure que prenaient les événements ;-)

Cette curiosité m'étant venue toute jeune, ma Maman m'avait appris très tôt que les enfants s’achètent en magasin et que lorsque le lot de garçons (spécimen très recherché) est épuisé, on se retrouve avec une fille, cruauté qui par deux fois avait frappé mes parents.

Un peu plus tard il y eut quelque progrès dans les explications, sauf que celles-ci avaient été à ce point sommaires que je me demandais bien si c’était réellement suffisant de s’allonger côte à côte pour que le bébé arrive. Bien que particulièrement naïve, il me semblait fortement qu’un élément primordial avait été omis (je n’eus pas plus de détails au sujet de la voie de sortie du bébé, autre que "par le ventre ! "  – notez, je vous prie, l’évidence traduite par le point d’exclamation final qui ne tolére aucune autre question).

Le mystère resta entier jusqu’à ce qu’adolescente, je fis moi-même mes propres investigations en ce domaine ..

Le plus étonnant en fait, c’était que ma mère parle si librement de ces choses dans une famille où les femmes étaient d’une pudeur en parfaite adéquation avec l’époque. Maman, du coup, faisait office de vilain petit canard, voire de délurée - et en tirait une certaine gloire, il faut bien le reconnaître.

Comment cela s’est-il pu ? une ébauche de réponse est que, lorsque Maman perdit son père à l’âge tendre de deux ans, mon arrière-grand-mère Valentine l’a emmenée en Suisse où elle vivait avec son autre fille. C’est cette autre fille qui a élevé Maman. Or, autant la mère de ma mère était prude et réservée, autant sa jeune sœur était, disons, "nature". Autant ma grand-mère n’eut qu’un seul amour dans sa vie, autant la deuxième s’en laissa conter … un certain nombre de fois.

De plus, ma grand-tante habitait une ferme où ma mère, voyant les animaux mettre bas et observant comment les femelles en étaient arrivées là, en tira des conclusions fort judicieuses sur les choses de la vie.

C’est comme ça que, de retour en France, c’est Maman qui fit l’éducation "obstétricale" de sa sœur aînée, enceinte du premier de mes cousins…

 

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Maman en petit Suisse

(éternel "garçon manqué")

 

8 janvier 2013

avec Maman en Suisse

Mamy Nad Man Suisse

7 janvier 2013

xıɐd

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Petite virée hier dans la ville qui m'a donné le jour. Ca me fait penser que Maman disait toujours "qu'elle adorait aller faire ses enfants" (i.e. accoucher), avec un petit mouvement plein de joie.

Les faire, je dis pas. Les avoir, même, à la rigueur .. 

Mais adorer aller les faire ?????

Misère. Ma mère était maso.

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Je ne sais pas vous, mais moi j'adore les églises.

En plus celle-ci était toute vide. Chance.

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Un sentiment de paix, de recueillement.

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Ah ! qu'est-ce que je disais !

 

Mon fils, l'autre jour : " Ca doit être bien d'être le fils de Dieu... t'as des ailes de fonction, tout ça .."

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 Oh bah alors j'ai fait trois grands sages. Tout le portrait de leur mère !

6 janvier 2013

Un mensonge

escalier

 

Quelque chose s’est passé dernièrement qui m’a complètement assommée. Ce que je ressens c’est un peu comme au moment de mon divorce, quand mon ex a enlevé ma fille aînée, qu’il a demandé sa garde et qu’il l’a obtenue. Il l’a obtenue parce que son avocate a proféré un mensonge, et que ce mensonge visiblement a été suffisant pour faire basculer non seulement ma vie, mais celle de ma fille, puisque mon ex ne faisait pas cela par amour d’elle, mais par haine de moi. Ou peut-être pour une autre raison. Mais quelle importance ?

Je ne lui en veux plus. J’ai fait, avec lui aussi, la paix dans mon cœur. Lui par contre, je le sais, m’en veut encore parfois, et continue de se pourrir la vie avec des choses qu’il ne me pardonne pas. C’est son problème. Ce que je sais, moi, c’est que je suis en paix avec cette partie de mon passé. Elle a été ce qu’elle a été, d’une violence inouïe. Mais on ne peut ni revenir en arrière ni rattraper le temps perdu, ces deux années où je n’ai pas vu ma fille se transformer en femme – seulement deux années qui, encore aujourd’hui, me semblent  une éternité - ce temps est irrémédiablement perdu. J’ai mis presque 20 ans à l’accepter, mais ça y est.

Par contre, ce qui m’assomme toujours autant, c’est le jugement des autres, des étrangers pourtant. Comment peut-on s’octroyer le droit de proférer un jugement alors qu’on ne sait rien de rien ? qu’est-ce qui permet à certains humains de prétendre savoir mieux que soi ce qui est bon pour soi et bon pour ceux que l’on aime le plus au monde ? qu’est-ce qui peut bien permettre à certains d’imposer des directives de vie qu’on n’a même pas sollicitées et de fiche des vies en l’air ? et surtout, pourquoi ?? Comment en est-on arrivés là ? La société va donc si mal que nous voilà pour tous les domaines de la vie de pauvres assistés, qu’on nous croit capables de rien, ni de prendre ses responsabilités, ni d’assumer ses choix, ni d’élever ses enfants ?

1 janvier 2013

Notre seule marge de liberté

1rose

 

Chers amis,

j’espère que vous avez passé une belle fin d’année, et pour ceux qui étaient seuls, que 2012 s’est éteinte avec beaucoup de douceur.

Pour la vie qui continue en ce premier matin de 2013, je vous souhaite d’accepter les choses comme elles viennent, d’avoir des désirs et des projets bien sûr, mais aussi d’accueillir le cœur grand ouvert tout ce qui n’est pas prévu. Laissez du vide dans votre vie, un peu comme autrefois la place à table du vagabond qui pouvait surgir. L’imprévu, voyez-vous, est notre seule marge de liberté. Il peut être aussi une force, lorsqu’on doit affronter des événements douloureux, la maladie par exemple, contre laquelle généralement on se révolte tellement c’est injuste. Du coup on dépense une énergie folle. Et inutile. Car lutter contre ce qui est ne sert à rien, il faut plutôt se couler dans la vague, nager dessus au lieu de la prendre à contre-courant et s’épuiser.

Perdue tout à l’heure dans mes pensées de ce que je voulais vous dire, j’ai glissé sur un petit jouet qui traînait par terre. Boum. Accepter l’imprévu, c’était ça mon concept ? alors je ne dis rien et je me relève, très digne.

J’ai reçu, en cette fin d’année, un merveilleux cadeau : je suis en train de faire la paix avec ma mère morte. Je lui en ai voulu toute ma vie, je la rendais responsable de tous mes nœuds de froid au cœur. Et voilà que je l’épouse, et voilà qu’elle m’illumine, et voilà même, immense émotion, que Maman me manque. Elle me manque enfin. C’est une réconciliation douloureuse et merveilleuse à la fois.

Mes amis, à ceux que vous aimez, dites que vous les aimez, avec des câlins, des mots doux, des gestes auxquels ils ne s'attendent pas, tout ce qui est tendre donnez-leur, et je vous souhaite d'en recevoir autant, par brassées,

que 2013 vous tienne au chaud dans tout votre amour.

31 décembre 2012

Une belle occupation

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Quand j'ai emménagé dans la commune que j'habite actuellement, nous avons laissé derrière nous une sacrée tripotée d'amis (avec le père de mes filles le logement ne désemplissait jamais), dont un couple avec qui j'avais une affinité particulière. Lui était tout timide, réservé (ça me changeait diablement de l'homme avec qui je vivais), et pour occuper ses longues journées solitaires cet homme si doux s'adonnait à la poterie. La poterie ! j'avais découvert ça dans mon jeune temps, au cours d'un stage, et j'avoue que j'avais adoré. Mais bref, comme d'hab je vous fais des digressions pas possibles. Or donc, un jour, son épouse vient me rendre visite dans mes nouveaux appartements, et m'emmène, avec nos quatre filles (deux chacune ;-)) en un endroit merveilleux où depuis, je suis retournée souvent.

 

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Bon, OK, là ça doit vous paraître un peu tristoune, mais en même temps on est en décembre hein ;-)

Approchez-vous, et vous allez voir ..

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Vous allez voir un drôle de petit château unique en son genre, flanqué de tours tronquées. En fait, à cet endroit existait déjà, au IXe siècle, un château fort dit imprenable, qu'Éginhard, l'historien de Charlemagne, mentionne sous le nom de Castellum de Chassia.

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En fait, le Château de la Chasse actuel (puisque c'est son nom) est une reproduction miniature d'un château féodal qui avait été construit au XIIe siècle à l'emplacement du Castellum de Chassia. Il est petit, et pourtant un grand nombre de personnages importants y ont séjourné (François 1er, Louis Bonaparte, le tsar de Russie !) et il a même servi de garnison pendant la guerre de Cent Ans ! (à l'époque il possédait bien sûr un pont-levis). 

Je ne me lasse pas du plaisir de faire le tour de l'étang. Je devrais dire, des étangs, puisqu'il y en a deux, un devant, avec toutes sortes de canards et même des mouettes ! et un derrière, deux fois plus petit.

 

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Au XIXe siècle, cet espace enchanteur avec ses arbres plus que centenaires était fréquenté par tous les bourgeois, mais aussi par Rousseau (ce qui lui a inspiré ses Rêveries de Promeneur Solitaire) ou encore Victor Hugo lors de ses séjours à Montlignon.

Quand on passe devant le château pour suivre le chemin et monter en sous-bois, on longe une immense clairière que les corbeaux affectionnent particulièrement. Un croisement, et un peu plus loin, la Fontaine Sainte-Radegonde, dont on croyait que l'eau guérissait les maladies de peau et la stérilité.

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Mais de Radegonde, l'une de nos plus remarquables reines mérovingiennes, je vous reparlerai.

En cet endroit, tout invite tellement à la quiétude et au calme qu'une association a eu l’idée de mettre en place un parcours de méditation, appelé "Le chemin du philosophe", qui fait le tour du Château de la Chasse sur 2,5 km et comporte 11 étapes aux thèmes divers comme l’homme et le cosmos, l’homme et son destin, l’homme et la nature, l’homme et son histoire ..

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Une manière comme une autre de ne pas oublier qu'on n'est pas obligé de remplir chaque heure et chaque minute de son temps, elles se remplissent toutes seules et pas forcément de façon désagréable. Il faut apprendre à ne pas avoir peur d'un vide qui n'existe pas, en réalité.

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Vivre, n'est-ce pas déjà une belle occupation en soi ?

29 décembre 2012

Le meilleur des mondes

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Noël est passé ! yeeeeeeeeeessssssssss !!!!!

Bon, je n’aime plus trop cette fête, par contre j’aime beaucoup le passage à l’année nouvelle. En plus elle se termine par 13. Trop d’la balle !!! C’est beau, treize comme nombre non ? Sans blague, répétez après moi : treize ...Trèèèèze.. trèèèèze .. Voyez comme ça chante ? comme ça fond en bouche, comme c'est bon ?? (mais non, personne ne vous regarde bizarrement parce que vous êtes en train de bêler devant votre ordi.. mais non ..).

Alors ya un moment qui me plaît infiniment, c’est celui où je vais remplacer tous mes calendriers griffonnés et tordus par des tous neufs, gonflés, joyeux, bourrés de promesses et de bonnes choses à venir (dont les jumeaux de ma sœur, pour ceux qui auraient raté l’épisode, et que dans ma grande mansuétude je me suis quand même résolue à classer dans les heureux événements - le fait qu’ils soient attendus pour le mois de juillet, pourvoyeur du meilleur signe du zodiaque, n’y est pas étranger).

Alors voyons. Que me prédit mon horoscope .. "Vous allez vivre de grandes transformations bénéfiques et aurez toutes les chances de vous épanouir". Oui, oh bah ça c’est pas un scoop. Je suis l’épanouissement faite femme. Voyons la suite. "Vous allez tout droit vers la mise en route d’un bébé. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes." Quoi ?????????? Un bébé ?? Je viens juste de perdre 6 kgs, et ils voudraient que j’en reprenne 15 ???? Ils sont malades ces gens-là !! Sans compter que le bébé naîtrait après les jumeaux de ma sœur, ce qui veut dire qu’il serait plus jeune que ses propres petits-neveux !!

Purée, quel choc. Si je m’attendais à ça !

J’ai plus qu’à aller noyer mon chagrin !!!!

Eh les amis !!!! vous allez pas me laisser tomber hein ????

Allez, venez, que je remplisse nos verres !!!! Buvons à la destruction massive des horoscopes débiles !!!!!

 

♫ ♪ On est des nôôôôôôtres♫ ♪

♫ ♪ on a bu son verre comme les
 
1 
 

♫ ♪  ôôôôôôôôtres !!!!!!!  ♫ ♪

24 décembre 2012

L'esprit de Noël

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Au risque de passer pour une totale girouette, je vais revenir sur ce que j’ai écrit il y a seulement trois jours concernant la "wishlist".

C’est la faute à Lise et à son esprit de Noël, décrit en commentaire ici et que je vous invite à aller lire, si vous le voulez bien. Tout est magique dans cette description : l’émotion à l’évocation d’une famille attentive à chacun de ses membres, réunie en "une longue veillée où chacun prend le temps de se "dire" en étant écouté de tous" et mangeant "le pain fabriqué par mon père".

Le pain fabriqué par mon père .. Rien comme le geste des mains n’a ce pouvoir ambivalent de déclencher la joie ou la douleur, les rires ou les larmes, la tristesse ou le bien-être. Chaque mouvement est une sensation, une émotion. Il y a une paix profonde qui émane d’une personne qui fait du pain. De la paix et de l’amour. On dit "faire l’amour" et ce n’est pas anodin. Car l’amour est quelque chose qui se fait, comme un pain qu’on pétrit, qu’on compose et qu’on chante. L’amour, ce n’est pas acheter un truc parce qu’on est le 25 décembre, juste parce que c'est la tradition, surtout qu’au final personne ne sera content parce que quand on a tout on a trop. L’amour, ce n’est pas non plus cette orgie de nourriture chère et écoeurante. Je sais que je risque d’en choquer plus d’un, mais depuis des années j’en ai une véritable nausée, d’ailleurs je ne mange jamais rien aux repas de Noël (même si je prépare pour les autres). Cette année de toutes façons ce ne sera pas, sublime rébellion, un repas traditionnel, mais un truc super simple.

Bref, pour en revenir à mes états d’âme, les mots de Lise m’ont fait mettre, bien involontairement sans doute, le doigt sur ce qui me rend triste depuis tant d’années à l’approche de Noël : une petite blessure, oh trois fois rien..

La blessure d’être la nana qu’on appelle systématiquement quand rien ne va, mais qu’on oublie d’appeler pour partager les joies.

Celle sur qui on compte pour résoudre les problèmes, dont on se sert comme porte-manteau pour accrocher les soucis et les jérémiades, mais à qui on tourne le dos dès le manteau accroché.

Je dis toujours que je ne veux rien pour Noël parce que ce que je veux pour Noël ne s’achète pas. Mais maintenant, je peux le formuler différemment : "Je veux "un temps pour me "dire" en étant écoutée de tous".

Je le souhaite aussi à toutes celles et à tous ceux qui se reconnaîtront dans ces mots.

21 décembre 2012

Possession list

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Un peu partout en ce moment sur les blogs, on peut voir des "wishlist". On vient même d'inventer le mot, puisqu'à ma connaissance il n'existe pas en anglais (mais je me trompe peut-être).

Cette question, mes proches me l'ont posée. "Qu'est-ce que tu veux à Noël ?"
Du coup, il a fallu que je réfléchisse deux secondes.. Qu'est-ce que je veux à Noël ?

 

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Eh bien je ne veux rien. Je préfère lister ce que j'ai (je n’ai d’ailleurs pas attendu Noël pour le faire). Par exemple, la capacité de pouvoir m'épancher par écrit, ma soeur me dit souvent que j'ai de la chance de l'avoir. Il n'y a encore pas si longtemps je ne voyais pas en quoi c'était de la chance. Si je me suis mise à écrire depuis toute petite, c'était pour évacuer l’injustice, la violence, toutes ces choses auxquelles les petites filles ne survivent pas. L’écriture était mon "goudron de Norvège", mon pansement à moi. Un peu comme un potier qui s’inspirerait d’un vase tout moche qu’il décorerait, travaillerait, enduirait, malaxerait, créerait et recréerait pour en faire une œuvre.

Mais du coup, ce besoin de transformer en mots mes émotions, les douloureuses mais aussi les belles, ne m’a jamais quittée. Ecrire me guérit. Ma soeur a raison : pouvoir écrire est le plus beau cadeau que la vie me fait.

Voilà donc le premier élément de ma possession list, que je pourrais faire suivre d’une dizaine d’autres tout aussi simples. Parce que ça ne saute peut-être pas aux yeux, mais je suis une nana simple. Des choses infiniment banales me comblent de joie. La dernière en date c’est ma mimine (Kiritéa), lorsqu’elle vient jusque dans ma cuisine réclamer sa gamelle, alors qu’il y a encore trois ans elle restait tout au fond du jardin, elle ne s’approchait pas. J'ai réussi à l’apprivoiser, je ne lui ai pas sauté dessus comme je faisais pour tout, je suis une fille simple super contente d’elle.

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Alors c’est ça que j’aimerais vous demander en ce jour de fin d’un monde : que vous me fassiez votre possession list. Vous voulez bien ?

20 décembre 2012

Quasimodo des mains

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(Fille Aînée) Allo môman ?

(moi) Bonjour ma chérie .. mais il est 9h tu n’es pas au boulot ??

(Fille Aînée) Je suis en arrêt !!!! je me suis brûlée au 2e degré !!!!!

(moi) Brûlée ???? ma pauvre chérie, brûlée comment ????

(Fille Aînée) Ben je venais de faire bouillir de l’eau pour mon thé, et j’ai versé le reste de la bouilloire dans l’évier où y avait mes tasses à laver, et tout de suite après j’ai voulu faire la vaisselle, mais j’avais complètement oublié que je venais de verser de l’eau bouillante !! j’ai fait un bond tellement j’ai eu mal et je me suis cognée dans la porte de mon placard qui était restée ouverte !! t’imagine si ça avait été de l’huile ? j’aurais été frite !!

(moi) Et qu’est-ce que t'as fait ?

(Fille Aînée) J’ai appelé mon fuck-friend et ..

(moi) Ton fuck-friend ???????

(Fille Aînée) Ben oui, mon fuck-friend .. t’as quelqu’un sans avoir quelqu’un ! c’est juste très pratique !!

(moi) Heu, oui.. c’est pas la première personne à qui j’aurais pensé si je m’étais brûlée, mais bon ..

(Fille Aînée) Il m’a dit de plonger ma main dans l’eau froide !! seulement comme je tenais mon téléphone d’une main et la bassine de l’autre, j’ai flanqué toute l’eau par terre et je me suis complètement trempée !!

(moi) Bah ma chérie, fallait raccrocher d’abord !!

(Fille Aînée) Je pouvais pas ! j’avais trop mal !! il me fallait quelqu’un à qui crier ma douleur !!!

(moi) Bon t’as quand même réussi à mettre ta main sous l’eau froide ? parce que c’est effectivement ce qu’il faut faire !

(Fille Aînée) Oui oui j’ai laissé tremper pendant deux heures, mais j’ai quand même appelé le médecin, tu verrais mes boursouflures au bout des doigts ! on dirait Quasimodo des mains ! et tu sais pas quoi môman ? la pharmacienne elle arrivait pas à aller chercher la Biafine et les bandes tellement elle était écroulée de rire quand je lui ai dit comment je m’étais brûlée ! tu te rends compte ?

(moi) Si je me rends compte ??? les gens manquent d’empathie, c’est fou !!

(Fille Aînée) Ouais !! je suis poignardée et on met du sel sur ma plaie béante !

(moi) Insensé !! j’espère que tu n’y retourneras pas, dans cette pharmacie !!

(Fille Aînée) Heu, si je retourne pas dans tous les endroits où je fais marrer les gens, je ne vais plus aller nulle part.. c’est comme ma copine qui m’a mise dans son téléphone à "Catastrophe".  Tu trouves pas ça bizarre, Catastrophe, comme surnom ??

19 décembre 2012

Un bon père

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Je vous ai souvent parlé de mon père. Dans ma famille, il était ce qu’on appelait "un bon père" : il avait une conscience aigüe de ses responsabilités de chef de famille, il était généreux - pas de ses sous, c’était plutôt le contraire, il calculait toujours tout au centime près, fille ou pas fille ! - non, il était généreux de lui, de se donner, lui.

J’ai déjà évoqué les scènes dont ma sœur et moi avons souffert toute notre enfance, jusqu’à mes 14 ans en fait, âge où je suis entrée à l’Ecole Normale en pensionnat. Ma sœur qui en avait 12 s’est retrouvée seule face à lui à ce moment-là, elle a alors fait un deal avec notre père, elle vous en parlera si ça lui chante.

Pour mon père, ses enfants étaient toute sa vie.

Il voulait se marier (il vouait une adoration peu commune à ma mère), il voulait avoir des enfants, beaucoup d’enfants, comme son propre père d’ailleurs et son grand-père avant lui. Maman, elle, voulait un fils.

Juste un fils.

Avant notre naissance, Papa avait dévoré tous les bouquins possibles sur l’éducation. Enfin, ce qui se disait à l’époque d’une éducation réussie. Il avait aussi appris la manière de prendre soin d’un bébé. J’ai des souvenirs de nous toutes petites et c’est notre père qui faisait notre toilette.

Déjà, il faut savoir que mon père n’était pas désiré. Je pense (ça n’engage que moi) qu’un petit foetus dans le ventre de sa maman sent ces choses-là. Surtout quand on le secoue comme un malade ou qu’on vient le triturer à coup de dieu sait quoi pour qu’il déguerpisse.

La blessure de rejet était profonde. Ça ne s’est pas arrangé par la suite, puisque lorsqu’il s’est pointé malgré tous les efforts de sa mère pour le faire disparaître, un grand frère de 8 ans était déjà dans la place, adulé de tous, et particulièrement des parents chti de mon grand-père chti. Je précise ça parce que, rhm, mais non mais non ils n’étaient pas peu fiers d’être de chnord .. (mon oncle est né là-bas, alors que mon père est né en région parisienne, mes grands-parents au début ne vivant pas ensemble (je vous l'ai raconté ici)). 

Bref ! pour ma famille paternelle mon oncle était l'indétrônable porteur du précieux nom familial, mon cadet de père ne servait donc à rien (ironie du sort : mon oncle n'a pas eu d'enfants .. ;-))

Papa ne m’a jamais fait de confidences mais j’ai su par des cousins très proches quel genre d’adolescent il était. Les qualificatifs qui reviennent sont : studieux, fiable, solitaire. Sa cousine le considérait comme un grand frère sur lequel elle pouvait toujours s'appuyer.

A ma sœur et moi, notre père a appris que les choses ne doivent pas être faites, elles doivent être bien faites. Que ce qui est commencé doit toujours être fini. Qu’on ne peut compter que sur soi et ne jamais rien devoir à personne..

Et que tout finit toujours par s'arranger .. ;-) (voir ici si vous voulez)

Bref, pour revenir à cette "générosité" dont je parlais plus haut, tous les soirs que Dieu faisait, mon père après sa journée de travail "s’occupait" de ses filles. Il ne se détendait pas devant la télé, il ne profitait pas de la présence de sa compagne (qu’il aimait pourtant profondément), il "s’occupait" de ses filles. En fait, il corrigeait nos devoirs d’école. Très vite, l’expression consacrée est devenue : il nous "corrige"..

Il voulait nous donner ce qui lui paraissait le plus précieux, ce dont il avait le plus manqué : du temps, son temps.

C’est donc du temps qu’il nous a donné, à sa façon, avec ses moyens. Il voulait aussi nous donner de l’instruction car c’est ce qui l’a sauvé. Sur moi, l’aînée, la pression était terrible. Par chance, j’ai toujours adoré apprendre !

Ma sœur était, comment dire, plus distante peut-être, différente assurément, il avait moins de prise sur elle.

Mais bref, il a passé avec nous toutes ses soirées pendant douze ans .. On s’en serait passé, mais lui aussi sûrement, non ?

 

Il y a quelques jours, je suis tombée sur son carnet de poèmes, des poèmes qu’il écrivait lorsqu’il avait 17 ans.

Je vous en propose un :

 

Pourquoi pleures-tu, mon âme ?

Dis-moi quel est ce dictame

Qui me fait venir les larmes aux yeux

Dis-moi, est-ce le hasard miséricordieux ?

Est-ce la haine de la mort ?

Est-ce l’amour qui est en tort ?

Pourquoi ces songes obscurs ?

Pourquoi toutes ces ordures

Qui viennent souiller mon esprit ?

De quelle erreur est-ce le prix ?

Pourquoi toutes ces calamités

Pourquoi, pourquoi vivre

Dans cette vie, idiote et ivre

De faire mal, de nuire à l’homme.

 PC197877rr

 

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