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le blog de Ambreneige

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7 juin 2013

Conte de fée

eleph mer

 

Je me la pose de plus en plus souvent la question. Je me la pose même tous les matins : vais-je être obligée de le reprendre, ce foutu machin ? vous savez, le truc miracle qui fait voir la vie en rose bonbon (et accessoirement, prendre 120 kilos et ressembler à un phoque femelle). J'ai rien contre les phoques, hein. C'est juste que du coup, en dansant dans ma cuisine je ressemblais vraiment à ce charmant aquachose, avec le son ! Ben oui, avec cette pilule miracle je me sentais tellement bien que je chantais (faux) en y mettant tout mon coeur !

Bon, vous me direz, ça résoudra pas mon problème de fond.. ça me fera juste tomber dans l'autre extrême ! En même temps, c'est plus marrant de chanter, même comme un phoque, que de pleurer, flûte alors ! sans compter tous les hommes qui vont se traîner à mes pieds ! Car croyez-moi les filles, j'ai vu la différence maintenant ! faut pas croire tout ce qu'on raconte au sujet de la sveltitude, les mecs, ce qu'ils veulent, c'est des trucs à se mettre plein les mains ! Comme dit Chipsa, on grossit pas, on augmente notre surface de caresses !!!!!

Oh lala, mais de quoi solliloque-je encore ?????? comme dirait mon fils,

" Môman, tu le vis ton conte de fées !!!!!!!!! "

- ???????

- .......... tu fée la vaisselle, tu fée le ménage, tu fée la lessive ...."

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6 juin 2013

Le juste milieu

herbe4

 

Je ne supporte plus qu'on me touche. Je crois que c'est la première fois de ma vie que ça m'arrive. Ce sens-là, je l'ai toujours cru exacerbé chez moi. Je devrais donc être contente. Ben non, je suis pas contente. Jamais contente, la nana. Qu'est-ce qui se passe encore ?

En fait je me racrapote de plus en plus. J'ai toujours été très solitaire - entourée mais solitaire. Chez ma marraine où il y a toujours eu un tas de monde (quand elle était jeune elle gardait des enfants ce qui fait que ça ne désemplissait jamais, ensuite elle a monté une entreprise familiale et tout le monde vivait ensemble), oui donc, déjà à ce moment-là je la suppliais de me laisser entrer dans sa maison (personne n'avait le droit d'entrer chez elle), je faisais la meule comme disait ma mère, et je finissais toujours par obtenir ce que je voulais : l'autorisation exceptionnelle de pénétrer dans son antre, caverne d'Ali Baba où régnait un grand silence, un merveilleux silence, à peine entaché par les cris de mes cousins qui jouaient dehors. Parfois, j'écoutais ses disques (Richard Anthony, Nana Mouskouri), mais le plus souvent, je m'installais dans un des fauteuils avec un livre, Marraine avait une bibliothèque comme on en rêve quand on aime les livres, un truc qui occupait tout un mur, des encyclopédies, des livres sur l'Inde, c'est comme ça que j'ai lu toute la saga des Jalna (16 tomes), la collection de ma marraine était en livres de luxe avec une jaquette toute moelleuse .. Il n'y a que dans les livres qu'on peut changer de vie, faire disparaître le poids des choses, gommer les vilenies et au bout d'une phrase, se retrouver soudain au bout du monde.

Quand je ne lisais pas, j'allais voir ma grand-mère maternelle qui habitait à dix mètres de là. Chez elle, le silence était différent, c'était un silence recueilli, un silence du passé. Avec son accent suisse traînant, ma grand-mère me racontait inlassablement son enfance à Murist et sa jeunesse à Yverdon..

Bref. Or donc, ces derniers temps, j'ai fait ce constat ; je ne vois plus personne. C'est pas normal. L'humain est un animal social, enfin il paraît. Il faut donc y remédier.

C'est comme ça que je me suis aperçue que finalement, c'est seule que je suis le mieux. 

J'ai tellement prié, j'ai prié des jours et des jours, pour devenir "froide", pour ne plus rien ressentir. Je m'en suis tapé la tête contre les murs, au sens littéral. Bon sang de bonsoir, yaura donc jamais moyen que tu trouves le juste milieu, Ambre ?

 

5 juin 2013

Quelque chose et moi

joie

 

"Il était un jour, il était une fois, quelque chose et moi". C'est une chanson de Lenorman que plus personne ne connait, sauf peut-être ceux de mon âge. On écoutait ça au Juke-box en sirotant un tango, avec ma Jul qui était la meilleure amie de ma soeur (en tout cas jusqu'à ce qu'elle devienne aussi la mienne). Pour se changer de tenir la chandelle elle avait décidé de me tenir compagnie, même si j’en n’avais pas vraiment besoin vu qu'on était tout ce que le village comptait de jeunes à se retrouver dans ce troquet face à la gare et subtilement appelé "L'Arrivée".

Julia était jolie. Super jolie. Elle était Portugaise (j’ai repensé à elle quand je suis allée au ciné l’autre fois ..), elle avait de beaux yeux noirs et elle se teignait en blonde. Ca lui allait très bien.

Et puis elle était gentille, marrante, bref, mon alter égale, même si ses états d'âme tenaient tous dans la phrase : "J'en ai marre de tout, sauf de toi". Eh oui, Jul en avait toujours ras-le-bol, mais comme c'était une déprimée très joyeuse et que j'étais une joyeuse très déprimée, on s'est tout de suite bien entendues.

C'est là-dessus qu'il est arrivé. Lui. Lui dont je rêvais depuis le jour où je l'avais vu. J'avoue, ça fait super cliché ! Mais c’est la vérité ! Il me plaisait trop! en fait, "vu" c'est un bien grand mot, je l'avais juste aperçu : on ne fréquentait pas les mêmes bandes, lui il était baba à fond, Hare Krishna et tout ça.

Oui donc, ce jour-là dans ce café où il ne venait pourtant jamais il est entré. Les cieux se sont mis à chanter et les oiseaux se sont ouverts. En guise de cheval blanc il a pris une chaise et il s'est assis à notre table.  C’est comme ça qu’on est devenus les trois inséparables, Jul parce qu’elle voulait rester avec moi, moi parce que je voulais rester avec lui, et lui parce qu’il voulait rester avec Jul, comme il me l’apprit très vite et en aparté. Ce qui me fit me poser pour la première fois la question "Qu’est-ce que j’ai que je n’ai pas ?". Mais le voir en ami c’était mieux que pas le voir du tout. Et puis Jul s’en fichait de lui, elle avait des vues sur un autre (qu’elle a fini par épouser, d’ailleurs).

Arrivé à ce stade de ma narration vous devez vous demander où je veux en venir ? Ben moi aussi. Car au départ je voulais pas du tout vous raconter tout ça. Je voulais juste vous parler de la jalousie. Enfin, celle qu’on cache.

Je veux dire : imaginez, la première fois que vous rencontrez un homme. Enfin, si vous êtes une fille. Encore que sans doute les gays ont les mêmes soucis que les hétéros, mais bon. Où j’en étais ? ah oui, la première fois : donc vous êtes une femme et vous rencontrez un homme. Est-ce que de but en blanc, vous lui déballez comme ça tous vos quatre défauts ? surtout si le plus gros de vos quatre défauts c’est d’être super jalouse ??? Ben non, hein. Vous ne dites rien. Vous faites genre la détachée qui comprend tout, surtout si en plus vous êtes la confidente de ses désirs inassouvis pour une autre.

Parce que les mecs, d’accord peut-être ça les flatte quand on est jalouse, mais ça les fait aussi direct prendre leurs jambes à leur cou. D’ailleurs à mon humble avis ça doit être valable dans les deux sens (enfin je veux dire pour les deux sexes).

Enfin je prends comme exemple la jalousie parce que c’est un défaut que je n’ai absolument pas. Mais c’est valable pour tous les autres. Ce que je veux dire c’est qu’au début on se présente sous un jour qui n’est pas tout-à-fait nous (une nous "enjolivée" on va dire). On se colle une image qu’on croit que l’autre va aimer, dans le but de le (la) séduire (ou en tout cas, pour qu'il (elle) se barre pas tout de suite). On fait tous ça, je crois.

Et vous, le(s) truc(s) que vous essayez de ne pas montrer au début, c'est quoi ?

3 juin 2013

La cage dorée

Quand j'ai envie de me payer une toile comme hier, je vais dans la ville d'à côté.

Avantage : c'est dans la ville d'à côté.

Inconvénient : il n'y a qu'une salle (c'est un petit ciné), donc peu de choix, mais du coup peu de monde (sauf genre quand j'étais allée voir "Les intouchables" et que le film avait été reprogrammé pendant des semaines, et là je peux vous assurer que même mon petit ciné était blindé !).

Surprise, d'ailleurs : hier il y avait du monde !! j'ai compris après coup que s'était rassemblé là tout ce que les environs comptent de Portugais ... qui éclataient de rire à bien des occasions, insaisissables pour la non-Portugaise que je suis ;-)

Explication :

Au final, ce film que je ne suis allée voir que parce que j'avais envie de sortir m'a bien plu. Drôle, et surtout, plein plein de moments d'émotion.

Et les moments d'émotion, j'aime ça.

 

31 mai 2013

Un miracle

coeur

 

Ca fait maintenant une semaine et demi que je me suis cassée la margoulette et ouvert la paume de la main. Comme ça ne saigne plus, maintenant je regarde quand je change le pansement. Et jour après jour, je vois un tissage lent et minutieux. Mon organisme est en train de fabriquer tout seul la guérison de mon bobo sans que je sois intervenue autrement qu'en trépignant et en le traitant de tous les noms. Les tissus (ou, je ne sais pas comment ça s'appelle) se reconstituent tout seuls, méticuleusement. Je regarde ça et je me dis : c'est fou, complètement fou. Magique. Magique. Qui leur dit ce qu'il faut faire ? Comment savent-ils ce qu'ils doivent faire ?

C'est un miracle.

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30 mai 2013

Solide

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Bien sûr il y a eu les coups. Mais ce n’est pas ça qui reste. Non, ce qui reste, c’est la peur. Une peur qui ne vous quitte jamais, une peur conjuguée à celle de la grammaire tranchante qui vous fait croire que vous n’êtes pas quelqu’un de bien, que vous ne faites jamais ce qu’il faut, que vous ne dites jamais les bonnes choses. La peur entérine n’importe quoi parce qu’elle fait perdre toute contenance, vide de toute substance. Elle ne dit pas : "Tu es en souffrance", elle dit "Tu l’as bien cherché".

Alors commence la ronde infernale des doutes et des questions. Et si cette image qu’on me renvoie était la réalité ?

Non, ce n’est pas la réalité. C’est l’image que tu t’es forgée de toi par ricochet et que tu as conforté par loyauté.

Comment s’en sortir ?

Le nombre de fois que je me suis posé cette question est hallucinante.

La peur. La peur, tout le temps. Comment font les autres, celles qui sont fortes, qui toisent l’Homme, comment font-elles pour faire taire leur peur ? où vont-elles puiser une énergie qui semble inépuisable ?

Je ne sais pas. Je ne sais pas, je ne suis pas elles.

Tout ce que je sais, c’est que maintenant j’y arrive. Sans brio ni éclat. Petits pas à petits pas.

Finalement, ça doit être vrai ce qu'on dit : je suis solide. Drôlement solide !

"D'Ambre,  une simple lettre modifiée devient Arbre". 

N'est-ce pas Éléna ??

 

28 mai 2013

L'intention

chateau

 

Mon fils vient de m'offrir une tablette de chocolat (eh oui, je suis chocolativore, et même chocolatiphile, c'est comme ça !!), et le voilà qui se met à croquer dans la plaquette !!!

(moi, éberluée) Tu croques dans le chocolat que tu viens de m'acheter ???

(mon fils)  Ben quoi ? Ya que l'intention qui compte, non ??

 

27 mai 2013

Ne les oublions jamais

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27 mai 2013

Poucette

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Ya des moments où je me sens, comment dire. Nulle.

Nulle, nulle, nulle.

Ya des moments où j'ai juste envie de .. De rien. Je me laisse porter, voilà. Comme Poucette ballotée par les eaux dans sa coquille de noix.

Et vous, ça vous arrive, des fois ?

 

26 mai 2013

Bonne fête, amies !

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Bonne fête à vous, Amies qui êtes maman !

 

Elle vous plaît, cette fête ??? ça vous fait quoi ??? Vous la fêtez comment ??? Ou vous aimeriez qu'on vous la fête comment ?

 

(✿◠‿◠)˙·٠•●♥

 

24 mai 2013

Persécution

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Voyez-vous, je n'aime pas voir le sang. Alors dès que j'aperçois la moindre petite tache sur mon pansement je le change ! Bilan j'ai vidé en deux jours la boîte que mon toubib m'a prescrite pour 10 jours, des pansements spéciaux cicatrisation ! Je viens donc de passer le voir pour lui dire qu'il m'avait prescrit une trop petite boîte ! Je ne dois pas changer mon pansement toutes les cinq minutes, qu'il me fait !! il en a de bonnes lui !!!!!!! ça se voit que c'est pas lui qui saigne !!!! Sur ce, il me dit de tendre ma main, et voilà qu'il l'enveloppe dans une bande de gaze de 4 mètres de long !!!!!!!

" Quatre mètres, ça va suffire ? Vous le voyez plus maintenant, le pansement ? bon alors vous le gardez jusqu'à demain !!!!!!!"

Voilà.

Voilà comment on traite les pauvres blessées prêtes à être amputée de la main, maintenant !!!!!

24 mai 2013

Giboulée de .. mai

pluiegouttes

 

Bien alors hier, j’avais décidé d’aller au Leclerc racheter un pantalon à H&M, vu que celui que je venais de me procurer a rendu l’âme, ainsi qu’un peu de peau de mes genoux, sur le sol pas loin de la piscine.

Quand je suis partie yavait un beau rayon de soleil et comme je suis une nana foncièrement optimiste, j’avais mis un pantalon d’été (en toile super légère), et en haut une doudoune parce que je suis aussi une nana super prévoyante. Me voilà partie dans cet accoutrement merveilleux.

Il faut que je vous explique que pour me rendre au Leclerc, je prends le train, ensuite je marche 20 mn. Comme pour rentrer je mets 45 mn à pied en partant du Leclerc (30 mn en marchant vite), la plupart du temps je trouve bête de retourner jusqu’à la gare  (qui est dans la direction opposée). Sauf qu’hier, j’avais la flemme de marcher, donc après avoir acheté le pantalon je retourne à la gare.

A peine j’arrive, le panneau d’affichage brillant de ses mille feux me saute à la vue : train supprimé !!!! pour une fois que je voulais le prendre !!! en plus, je sais pas vous, mais moi quand j’ai "prévu" quelque chose, j’ai toujours beaucoup de mal quand ça se passe autrement. Je bougonne un peu, pas longtemps parce que ça sert à rien, je me dis que ça doit être un truc exprès pour m’apprendre à m’adapter et je refais en sens inverse les 20 mn de marche que je viens de me taper. Juste au moment où je passe devant le Leclerc, le ciel s’assombrit furieusement et c’est là que je me félicite d’avoir mis ma doudoune (qui a une capuche, je précise). Du reste il commence à pleuvoir, jusque là je suis plutôt contente (j’adore la pluie). Sauf qu’en moins de cinq minutes la pluie s’est transformée en une bourrasque torrentielle qui me déverse des trombes d’eau sur la tête et que le vent souffle si violemment que je suis déportée sur le côté!! Je suis rien qu'une pauvre petite chose ballotée par les éléments !!!! En quelques minutes mon pantalon en toile fine est trempé jusqu’à la fibre, il me colle à la peau, lourd comme un cheval mort … J’essaie de voir où je vais (ça serait quand même bête que je me viande une deuxième fois !!), j’essuie mes lunettes avec mon mouchoir trempé, du coup c'est pas très efficace !! Raison de plus pour me concentrer, pour changer !!! Tiens, ça me fait penser à ce que me disait tout le temps ma mère quand j’étais petite, regarde où tu marches !! un poteau droit devant !!! ouvre la porte avant d’aller dans l’autre pièce !!! (etc)

Ouais bah hein, on est comme on est !!

Quand enfin j'arrive à la maison, je remercie le ciel que personne ne se soit trouvé là pour immortaliser ce grand moment météorologique : Ambre dégoulinant de la tête aux pieds en faisant une large mare qui rigole sur mon beau carrelage …

23 mai 2013

Photos délire avec mon fils

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22 mai 2013

Vautration

Je me suis viandée en sortant de la piscine hier, je ne sais pas trop comment. Etais-je dans la lune ? pourtant, c'est vraiment pas mon genre !!!!!!!!! 

Béni soit le temps pourri qui fait que j’étais en pantalon, c’est lui qui a pris (un si beau pantalon ! 7 euros à H&M), et pas trop mes genoux qui étaient en dessous. Par contre j'avais pas mis de gants (de boxe), c'est regrettable parce que comme je ne porte pas de pantalon sur la main je me suis carrément arraché un lambeau de chair. Berk ! (Je ne vous mets pas de photo, je ne tiens pas à ce que vous rendiez votre p'tit dej sur votre clavier !)

Bilan, me voilà de nouveau privée de piscine (avant c’était à cause du kyste qui saignait et avant avant, c’était à cause des problèmes de bedon). Je ne sais pas s’il y a un sens profond à tout ça, à part le fait que je suis une vieille croûte qui ne tient plus debout, mais franchement, ras-le bol !!! Et puis reprendre ce ('-é'"çà_è_-(çè"é"&é' d'anti-dépresseur (enfin, surtout les 12 kgs) alors que je viens de récupérer ma ligne, j'y tiens pas des masses ! Bon, OK, si on va au bout du raisonnement ça devrait m'être égal. Ben pas du tout ! Je préfère être une déprimée svelte !!

Bon ben on va faire avec, hein !

Heureusement, il me reste l'écriture .. en tenant la souris du bout des doigts, paume en l’air façon chochote, vu que c’est sur ladite que je me suis vautrée (j’ai essayé avec la main gauche : ben je ne suis pas du tout ambidextre !).

Comment on fait pour accepter avec le sourire des choses qui vous font archi-suer ?????????

 

otarie

 

20 mai 2013

Être enceinte au XVIIIe siècle

ventre

 

Mes amis,

vous le savez, je vous fais des infidélités : en ce moment, j'écris pour mes petits-enfants notre histoire de famille. Aussi, par la force des choses, leur parle-je de la vie d'autrefois, celle qui était le quotidien de nos ancêtres. J'ai eu envie de partager ce texte avec vous.

Je vous souhaite une bonne lecture !

 

☼ ♫•*¨☼ *•

 

Au XVIIIe siècle, le but du mariage est de "donner des citoyens à l’État, des enfants à l’Église, des habitants au Ciel". Tant et si bien qu’à cette époque, une femme se retrouve tout le temps très souvent enceinte. Attendre un enfant est une situation parfaitement courante et banale, acceptée comme une loi de la nature.

Pour tout "test de grossesse", la médecine s’en tient alors à l’examen des urines, aussi peu fiable qu’un tirage à pile ou face. On se contente donc d’observer différents signes comme les frissons, les spasmes ou les tremblements qu’est censée éprouver une femme dès lors qu’elle est enceinte, la seule certitude restant de voir le ventre s’arrondir ! Nos aïeules ont donc bien du mal pour calculer et prévoir la date d’accouchement, elles ne savent qu’une chose : si leur mariage est fécond, c’est qu’il est béni par Dieu.

Alors commencent les mois d’attente, sans qu’à la campagne la future mère n’abandonne à aucun moment ses occupations journalières, d’abord parce qu’il y a va de son honneur mais aussi de la survie de la maisonnée. Certaines vaquent ainsi à leurs tâches quotidiennes jusqu'au moment d'accoucher.

Cependant, la vie de la femme enceinte change un peu dans la mesure où elle doit être prudente, éviter non seulement les accidents physiques, mais aussi les incidents tels que porter la main à la bouche en voyant un lièvre (le bébé aurait un bec-de-lièvre), regarder une étoffe rouge (elle risquerait d'avorter), ou encore monter à cheval (l’enfant serait difforme).

Une autre grande peur vient de ce qu’on appelle les envies, comme les taches de vin ornant la peau du nouveau-né et qui sont dues, croit-on, à une envie non satisfaite de vin, de fraise, etc, pendant la grossesse. Ces taches sont toujours soupçonnées de porter malheur.

Pour connaître le sexe de l’enfant, faute d’échographie, la mère s’en remet à la lune et au soleil, ou encore à son teint, mat si elle attend un garçon et basané si c'est une fille. Un autre procédé consiste à mettre du sel sur la tête de la femme enceinte pendant son sommeil, et lorsqu’elle se réveille, on bavarde avec elle : si le premier nom qu’elle dit est celui d’un homme elle aura un garçon, si elle nomme une femme elle aura une fille. La question est d’importance car partout les enfants mâles sont plus estimés que les filles.

Les mois passent, le terme approche, et avec lui, l’angoisse pour la future maman. Eh oui, à cette époque, les femmes risquent leur vie à chaque accouchement. 10% des mères meurent en couches ou peu après. Pour les bébés non plus rien n’est gagné, le nombre d’enfants morts-nés est très élevé. Mais hélas, on ne peut que l’accepter.

L’accouchement est une affaire uniquement féminine. Le mari n’y assiste pas, ni aucun autre homme. Du reste, seules les femmes mariées ou veuves peuvent être dans la pièce où repose l’accouchée, les jeunes filles en sont formellement exclues.

A ce moment-là, "l'ancêtre" de la sage-femme est la bonne mère. Elle est généralement choisie parmi les femmes âgées et qui ont eu beaucoup d’enfants, sans pour autant avoir quelque connaissance que ce soit. Sa formation se limite la plupart du temps à avoir assisté une autre "bonne mère". Devant donner le baptême aux enfants en danger de mort, il est capital qu’elle soit bonne catholique et vertueuse, ce dont l’Église s’assure.

A son arrivée dans la maison de la future maman, c’est la bonne mère qui décide de la pièce et du lieu d’accouchement.

Le cierge de la Chandeleur, celui-là même que l’on met au chevet des mourants, est sorti de l’armoire et allumé.

La bonne mère exhorte la mère à ne s’asseoir ni se coucher jusqu’au dernier moment. Elle lui fait réciter des prières (ce dont elle va avoir fort besoin). Pour accélérer le travail, il arrive même qu’elle la fasse promener sur une charrette sur un chemin cahoteux. Elle vérifie aussi que l’on a bien préparé des linges, des bassins remplis d’eau, des toiles et des vieux chiffons qui serviront à essuyer les cuisses de la femme puis à nettoyer le sol (et pas l'inverse). Le lit doit être placé devant l’âtre, ce qui garantit à la fois chaleur et lumière.

Ensuite notre fée du logis se précipite dans la cour pour y courser une poule à qui elle tord le cou afin de préparer un bon bol de bouillon à la parturiente, pendant qu’elle s’envoie un verre de gnôle pour se donner des forces (elle va en avoir besoin). De fait toute la volière des femmes réunies caquète allègrement jusqu’à ce que la future accouchée donne des signes suffisamment éloquents pour les rappeler à ses côtés...

19 mai 2013

La limite de la limite

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Ma soeur (qui habite le Gard) se croit en Normandie. Moi aussi. Vous verriez la verdoyance de mon jardin !!!!!!!!! purée, l'herbe a triplé de poussage !!!!!!!! et pourtant, j'ai tondu ya quoi.. deux semaines.

Et oui mes amis, voilà à quoi j'en suis rendue : vous parler de la taille de l'herbe dans mon jardin.

Foutu temps.

Foutue vie.

Tout ça depuis que je me suis rendue compte d'un certain nombre de choses. Qu'on profitait de moi, par exemple. Qu'on me manipulait, pour reprendre un mot à la mode. Ou que je me laissais manipuler, puisque c'est aussi à la mode de reconnaître qu'on a toujours le choix. Donc, Ambre, si tu t'en aies pris plein la tronche, c'est que tu l'as bien voulu. Amen.

Bien. Récapitulons. J'en prenais plein la tronche, mais comme je ne m'en rendais pas compte, j'étais pas malheureuse. Car plus légère, plus "détachée" d'une certaine manière. Et puis je ne me la pétais pas.

Purée quand même, c'est pas facile de trouver la limite de la limite du respect. Où commence-t-il, le respect ? si on veut être respecté, entendu, vu, est-ce que ça n'inclut pas quelque part que l'autre doit céder (de) la place ?

Redit autrement, ya-t-il de la place pour tous sur cette planète ? c'est vrai quoi, regardez en politique, toutes ces personnes qui veulent être entendues et vues et même sur-vues ? est-ce que ça n'implique pas un troupeau de gens comme moi qui n'ont jamais compris qu'ils se font manipuler et qui préfèrent en rire que d'en pleurer ???

18 mai 2013

Des jeunes filles sexy

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Pendant des années, j'ai donné des cours à domicile. Avec mes élèves, j’avais de super relations (sûrement parce qu'on n'avait pas tant d’écart d’âge que ça - ça ne peut évidemment pas être une question relationnelle, vu que j'avais déjà une personnalité super calme, posée et mature).

Avec mes élèves, enfin, .. sauf un. Il s’appelait Rodolphe. Il arrivait systématiquement en retard, s’affalait comme seuls les ados savent le faire sur la première chaise qu’il trouvait sur sa trajectoire, attendait une dizaine de minutes et décrétait que le cours était fini. Autant avec tous les autres, j’avais toujours réussi à trouver quelque chose pour les motiver (misant au besoin pour les garçons sur des tactiques de séduction visant à proposer leurs connaissances en maths à des filles éblouies, et aux filles, de faire croire à iceux qu'elles étaient nulles mais de la nécessité de bien maîtriser leur sujet pour savoir à qui elles avaient affaire), autant celui-ci, ça me paraissait vraiment mission impossible. Tant et si bien qu’assez rapidement, je m’étais résignée à aller annoncer à sa mère qu’elle fichait son argent par les fenêtres, que son fils avait sûrement des dons mais certainement pas pour les études et encore moins pour les maths (la matière que j’étais censée lui enseigner). Cette dame avait eu une réaction qui n’avait pas manqué de me surprendre : elle m’avait supplié de continuer à lui "donner des cours", au moins pendant ce temps elle savait où il était et que ce n’était pas grave s’il ne travaillait pas, et qu’elle me payait double même, si je voulais ! et que je vous en suppliiiiiiiiiiiiiie gardez Rodolphe avec vous !

C’est comme ça que je me retrouvais avec l’unique élève au monde qui arrivait pour ses cours de maths avec un grand sourire, me balançait ses devoirs à faire et jouait pendant ce temps avec ma fille aînée qui devait avoir à l’époque 8 ou 9 ans. Je le conduisis comme ça péniblement jusqu’à sa fin de troisième. Après, l’école n’étant plus obligatoire, je le perdis de vue.

Jusqu’au jour où nous nous sommes retrouvés par hasard dans le train qui nous ramenait tous deux de Paris. Finalement, il avait trouvé une place de pâtissier dans une grande maison de Paris, et il était super content de sa vie. Comme quoi, hein.

Parfois, je repense à lui, comme d’ailleurs à tous mes élèves pour lesquels j’avais une réelle tendresse.

Il n’y a pas longtemps, alors que j’évoquais Rodolphe encore une fois – un élève unique en son genre ! -, mon fils me fait :

"Pourquoi tu redonnes pas des cours ? à des jeunes filles sexy ? comme ça je pourrai jouer avec !! "

17 mai 2013

Ce que j'écoute en faisant la vaisselle

ya des vagues dans l'eau de vaisselle, vous pouvez me croire !

17 mai 2013

La femme la plus patiente du monde

feee

 

Je dis toujours, et je pense que c'est vrai, que je ne suis pas patiente. J'ai ce gêne ô combien merveilleux de la fille qui veut toujours tout tout de suite, qui veut toujours avoir fini avant d'avoir commencé et qui au besoin, explose ce qui se met en travers de sa route pour arriver à ses fins. Enfin, je devrais dire : explosais. Car je crois que je suis en train de devenir la femme la plus patiente du monde.

C'est arrivé il y a environ trois ans, avec la rencontre simultanée d'une chatte que j'appelle Kiritéa et de deux-trois personnes, dont Lise.

Quant on s'est croisées, je contemplais bêtement les morceaux de ma vie brisée en me demandant ce que j'allais bien pouvoir en faire, à part trépigner devant en voulant que ma vie en ruines devienne un beau diamant par la seule force qui était en moi.

C'est Lise qui, pas à pas, c'est le cas de le dire, m'a montré que mes ruines cachaient des pépites. C'est Lise qui m'a montré avec une patience infinie que les choses sont la façon dont on les perçoit et qu'il y a une autre façon de les voir que de s'énerver en trépignant devant. C'est Lise qui m'a répété inlassablement qu'il faut accepter ce qu'on ne peut pas changer, et pour cela apprendre se détacher.

Apprendre à se détacher ??????? C'est bien à moi, Cancer ascendant Pot de Colle, que Lise avait la prétention d'apprendre à se détacher ???

Et pourtant. Lise m'a offert des mots qui m'ont permis de voir de manière irréversible ma vie autrement. De changer mon comportement, de me rapprocher enfin d'une nana enfouie que je connaissais même pas, depuis le temps qu'on vit ensemble pourtant, une nana super patiente, super cool, super j'accepte tout ce qui advient tellement je suis trop zen.

Lise, je t'adore. Tu es comme une elfe, tu passes, tu te poses quand j'ai besoin et puis tu disparais. Où es-tu Lise ? est-ce que tout va bien ? bien sûr que tout va bien, Ambre. Quand je m'absente sans te prévenir, tu t'inquiètes. Quand je te préviens, tu t'inquiètes aussi. Alors je ne dis plus rien.

Lise, mon maître es-détachement.

 

16 mai 2013

Réconciliation

Il y a quelques temps, ici exactement, j'évoquais pour vous Renée, que nous n'avons jamais fréquenté bien qu'elle était une parente proche de mon père puisque c'était sa cousine germaine. Pourquoi ? eh bien le père de Renée était communiste. Bouh. C'est très laid. C'est laid de faire passer ses idées politiques avant la famille. C'est en tout cas l'explication que mes parents m'avaient donnée.

Quelques mots tout d'abord pour vous situer mon grand-oncle, et donc Renée, sa fille unique. 

Pendant l'exode de la 1ere guerre mondiale, la famille de mon père a quitté le Pas-de-Calais dont elle est originaire pour atterrir par hasard à Tours. Mon grand-oncle avait à ce moment 16 ans, l'âge de toutes les idéologies on est bien d'accord. C'est à Tours qu'Anatole France se prend d’amitié pour lui. Est-ce de cette relation avec le célèbre écrivain engagé en faveur de nombreuses causes sociales et politiques que naît l’idéal de mon grand-oncle, idéal qu’il fera passer avant sa famille, avant sa vie privée, qui prendra toute la place et ne s’éteindra qu’avec son dernier souffle ?

Toujours est-il que dès 1917, mon grand-oncle tourne les yeux vers cet immense événement qu’est la Révolution d’Octobre en Russie et devient un des premiers adhérents du Parti Communiste Français, qui ne s'appelle d'ailleurs pas encore ainsi mais SFIC (Section française de l’Internationale communiste), parti qui est né au Congrès de Tours en 1920. A partir de ce moment et jusqu’à la fin de ses jours, le père de Renée reste fidèle à l’idéal qu’il a choisi, fidèle dans les luttes ouvrières, se donnant sans compter pour le bien-être des travailleurs.

Je ne vous étonnerai pas, je pense, si je vous dis que pendant la Deuxième Guerre Mondiale, cet oncle communiste corps et âme depuis ses 17 ans combat au sein de la Résistance, malgré ce qu’il risque en tant que communiste et résistant s’il tombe aux mains des nazis.

Très sensible toute sa vie à la peine des autres, il déploie sans jamais se décourager une inlassable activité afin que la solidarité ne soit pas un vain mot.  Pour lui, une responsabilité mutuelle et des sentiments de profonde fraternité doivent unir tous les membres de la corporation minière (le domaine dans lequel il travaille - ma famille est retournée dans le Pas-de-Calais en 1919).

"Il n’y a pas de limite à l’effort qui consiste à apporter un peu de chaleur humaine à ceux qui souffrent dans leur âme et dans leur corps". Des mots que disait le père de Renée, des actes qu'il pratiquait.

En 1962, mon grand-oncle a 62 ans et moi j'en ai 7. J'ai dû le voir en tout et pour tout deux fois dans ma vie. OK 7 ans c'est bien petit, mais si j'ai depuis toujours des souvenirs très anciens (remontant à mes 2 ans), de cet oncle-là ne me restent que des ombres. Un fantôme. Je crois que son engagement politique faisait peur à ma famille. Une peur terrible. Car le principal souci de mon oncle, malgré un état de santé qui se fragilise, reste encore et toujours de mobiliser les bonnes volontés afin de pouvoir venir en aide à ceux qui sont dans la détresse, jusqu'à s'en oublier lui-même et accessoirement, ses proches (en tout cas, ce qui est perçu comme tel par mes parents).

Cette longue introduction pour vous expliquer que bien qu'issue d'une famille où on se réunissait à un million avec "les notres", je n'ai jamais rencontré Renée. Renée la rebelle. Renée qui ne pratiquait pas la langue de bois !

Et puis il y a deux nuits j'ai fait un rêve. J'ai rêvé d'elle. Je lui disais que j'étais sûre qu'elle s'entendrait super bien avec ma mère, qui se disait rebelle elle aussi (même si dans les faits, Maman est restée une femme "soumise"). Et de vouloir organiser chez moi une réunion familiale avec ces deux femmes "rebelles".. jusqu'à ce que je me réveille et que je réalise qu'elles sont mortes toutes les deux.

Comme je racontais ce rêve à ma soeur, elle m'a dit : " Si ça se trouve pendant ton rêve..t'es vraiment partie dans l'autre monde et t'as VRAIMENT parlé à Maman et Renée qui se sont retrouvées là-haut... "

J'ai adoré cette idée. J'ai adoré l'idée de la rencontre de ma mère, de sa cousine par alliance et de leurs esprits frondeurs ! Lorsque je regarde en arrière comme je le fais beaucoup en ce moment puisque j'ai repris pour mes petits-enfants l'écriture de notre histoire de famille, et que je vois tous les trucs qui nous font passer à côté de tant de choses !!!!! mais bon, je ne juge pas, hein. Je vous donne juste l'état de mon climat intérieur. Et mon climat intérieur tient en un mot unique : réconciliation.

 

abricots

 

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