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le blog de Ambreneige

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23 février 2013

Juste pour faire un câlin

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Il y a toujours une partie en moi qui rêve. Je rêve de chaleur, de tendresse, de communion, un peu comme celles que me donne parfois mon fils, ce grand dadais qui passe son temps rien qu’à me mettre en boîte mais qui soudain me prend dans ses bras, comme ça, m’enveloppe de sa chaleur juste pour faire un câlin ..  

Je rêve d’une vie où les choses se seraient passées totalement différemment, je rêve de la maison que je n’ai jamais eue, pleine d’enfants, pleine de rires, pleine de vie.

Des rires il y en a (eu) beaucoup. Parce qu’il vaut mieux rire que pleurer, pas vrai ?

Qu’est-ce qu’il aurait fallu ? faire d’autres choix ? avoir d’autres parents ? vivre une autre histoire ? être quelqu’un d’autre ?

On m’a souvent parlé de loyauté familiale, mais si c’est inconscient, comment est-on censé se comporter puisque par définition l’inconscient n’est pas conscient ?

Et quand nos enfants reproduisent à leur tour ce foutu truc, qu'est-ce qu'on peut faire puisque de toutes façons la machine infernale est enclenchée ? Pourquoi est-ce que ça ne s’arrête jamais ?

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21 février 2013

Une chaleur tropicale

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dessin de Frédéric,

clic clic

 

J’ai eu mes premières mensualisations, comme dit ma fille, l’année de mes onze ans. Aussitôt, j’ai décidé d’être enceinte. J’allais ainsi passer de complètement inaperçue à inévitablement visible, tout le monde m’aimerait et ce serait grave cool, surtout que j’avais prévu d’avoir cinq enfants (dont des jumeaux en troisième position).

Bon, le truc, c’est que je ne savais pas trop comment il fallait procéder. Je savais juste qu’il fallait être deux et que le partenaire devait être un garçon, sinon ça marchait moins bien.

Je commençai ma prospection en un lieu riche de ces spécimens, à savoir chez ma marraine qui, pour se faire trois sous à une époque où le quotidien était déjà très difficile, gardait des enfants chez elle. Ma marraine avait une grande maison (enfin, plus exactement, une petite maison intégralement construite par mon oncle, son époux, et qu’elle lui faisait agrandir année après année), entourée d’un grand jardin, ce qui permettait d’accueillir une horde de garçons (ben oui, elle gardait plus de garçons que de filles, je ne sais pas pourquoi). Le seul truc que j’avais à faire, c’était d’en choper un, de l’immobiliser, de le convaincre de me faire un bébé puis de le relâcher.

Plus facile à dire qu’à faire, car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les garçons, surtout à cet âge, courent dans tous les sens, et en plus ils tombent, principalement dans les virages. Et moi je ne tenais pas à en choper un amoché ou essoufflé. Il me le fallait en bon état, de cela dépendait toute la réussite de l'opération.

Justement, il y en avait un qui répondait bien au profil. Il me semble qu’il s’appelait Philippe et, contrairement aux autres rassemblés en meute hurlante, il restait tout le temps dans son coin. Pour tout dire, Philippe était un peu le souffre-douleur des autres, trop timide, trop tranquille, préférant les strato-cumulus à la bagarre et les couronnes de fleurs de trèfle à la défenestration de ses petits camarades.

Une âme sœur ! c’était le destin, je ne voyais pas d’autre explication, sinon pourquoi Philippe se trouverait-il en face de moi, comme offert, au moment même où j’avais besoin qu’il me rende service ?

Bon, le tout, c’était de l’inciter à me le rendre, le service.

Justement, la maman d’un des pensionnaires venue rendre visite à son fils avait distribué des sucettes à tout le monde. Enfin, à tous sauf à Philippe qui comme d’habitude était resté dans son coin.

La mienne de sucette,  je n’y avais pas touchée. Ça aussi, c’était forcément un signe : elle allait me servir d’appât.

Je m’approchai donc de Philippe en lui tendant avec un sourire enjôleur ma sucette enveloppée dans un beau papier rouge, jetant ainsi aux quatre vents tous les conseils pour séduire un homme dont on me rabattrait les oreilles par la suite : ne pas montrer qu’on a des vues sur lui, prétendre que notre agenda est rempli, le faire languir, etc.. et le plus important de tous : ne JAMAIS faire le premier pas. Je commençais donc très fort, et malheureusement ça n’allait pas s’arranger par la suite. Enfin passons.

L’air de rien, je baissai les yeux, permettant ainsi à Philippe pour me remercier de déposer sur ma joue un baiser d’une douceur renversante. Soudain, il s'était mis à faire une chaleur tropicale, mes seins étaient passés de 75 petit a à 95 grand C, et juste au moment où je réalisai qu'atteindre mon but risquait de me faire découvrir des félicités que je n'imaginais même pas, la meute d’enfants, dirigée par Gilles, le plus vieux des garçons et en quelque sorte le chef, sortit du petit bois où nous allions souvent jouer.

Philippe, rouge comme une tomate, s’enfuit aussi sec, me laissant furieuse contre Gilles qu'il ait flanqué tous mes espoirs par terre.

Heureusement, il me restait Jean-Paul ..

20 février 2013

Tu sais qu't'as d'beaux yeux ..

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18 février 2013

Coup bas

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C’est bizarre, maintenant quand j'entends "quête du bonheur", ça m'énerve, mais ça m'énerve !!! Où que l’on aille, quoi que l’on dise, quoi que l’on lise, le discours est toujours le même : il faut être heureux, épanoui, bien dans sa vie. A bas les frustrations !! A bas les manques, à bas les rides !! Ah oui parce que les rides, c’est très laid. Maintenant, il faut rester jeune, dans sa tête et dans son corps. Ce même corps qui, passé cinquante ans, donne des signes de faiblesse, de fatigue, mais qu’on cherche à faire taire à tout prix. Pourtant, c’est bien normal qu’il rame, ça fait un demi-siècle qu’il trime comme un malade à en prendre plein la tronche avec nos velléités de décrocher l’inaccessible étoile ! Car parfois, on place la barre du bonheur tellement haut que ça en bouffe, de l’énergie ! ça bouffe même toute l’énergie qu’on aurait pu passer à être tout simplement heureux !

Je repense à ce temps où, plus jeune, je ne me posais pas ce genre de questions. Il est vrai que j’étais très occupée à faire bouillir la marmite. La précarité n’aide pas à se projeter dans l’avenir. Mais je ne regrette rien, car cette union qui m’obligeait à vivre au jour le jour m’a offert d’inestimables présents (dans tous les sens du terme), présents qui sans doute masquaient (compensaient ?) la dureté de ce que je vivais, mais qu’est-ce que ça peut faire aujourd’hui puisque c’est ce qui m’a permis de vivre ?

Parce que je ne voudrais pas dire, mais la vie, c’est plutôt ça : les coups durs, quand ce ne sont pas des coups bas, du courage à aller puiser au fond de soi, inlassablement, et recommencer, sans cesse. Alors c’est quoi cette histoire d’être épanoui et serein ? comment être épanoui et serein avec la vie qu’on vit aujourd’hui ? de plus en plus de cancers, la bouffe empoisonnée qu’on ingurgite, le désengagement de tous dans tout, et l’irrespect, mon Dieu ! l’irrespect de cette vie dont on nous rebat les oreilles !

Réussir à encaisser en souffrant au minima, OK. Savoir ce qu'on veut et trouver un moyen de le satisfaire le mieux possible sans faire souffrir personne, OK.

Mais attendre le Bonheur de "l'autre", des autres, de la vie, c’est quoi ce gag ???

 

17 février 2013

La dose

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Mon petit-fils de 9 ans regarde des dessins animés à la télé, quand je l'entends s'exclamer au moment de la pub :

Encore des femmes nues ???  depuis ce matin j'ai eu ma dose !!!

 

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17 février 2013

Sérieuses

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15 février 2013

La peine

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Il faut tout espérer, au risque d'être déçu. Il faut tout éprouver, au risque d'être blessé, tout donner, au risque d'être volé. Ce qui vaut la peine d'être vécu vous met forcément en danger.

 

Gilles Legardinier, "Demain j'arrête"

 

13 février 2013

Lumière

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12 février 2013

Le coup de la panne

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Voir la consigne de février :

CLIC

 

Tout a commencé le jour où elle a décidé de prendre des cours d’informatique. Elle en avait plus qu’assez de ne rien comprendre à rien, plus qu’assez de ces mots qui semblaient sortis d’une langue étrangère. C'est comme ça qu’elle l’avait vu : le prof. Elle l’imaginait comme n’importe quel prof : moche, ennuyeux et avec des grosses lunettes noires qui l’aurait fait ressembler à une mouche. Au lieu de ça il ressemblait plutôt à un roi des abîmes, abîmes vertigineux d’un cœur qui bat.

Quand il avait fait l’appel pour "connaître chacun d’entre vous" elle avait rougi violemment en entendant sa voix suave prononcer son nom. Elle s’était bien rendu compte qu’elle donnait l’impression d’avoir avalé un bol de thé brûlant, la cuillère avec. Et quand elle avait levé la main pour se désigner elle s’était mise à clignoter. Pimpon, pimpon !

Elle avait eu bien du mal à se concentrer sur le contenu de ce premier cours, toute emberlificotée qu’elle était dans ses pensées qui n’avaient aucun rapport avec l’informatique. Ou alors de très loin. Vraiment de très loin. En fait, le seul rapport tenait en la personne du prof.

L’heure s’était écoulée sans même qu’elle s’en rende compte. Et lorsqu’il avait posé le point de sa dernière phrase : "Je vous souhaite une bonne soirée, à la semaine prochaine !", elle s’était dit que ce n’était pas possible qu’elle attende tout ce temps. Il fallait qu’elle trouve un moyen de le revoir avant.

En rentrant chez elle, elle avait élaboré un super plan, genre production hollywoodienne avec cent vingt-cinq brouillons, six milliards de neurones sur le projet, trois encyclopédies, cinq millions d’hésitations, plus de deux heures avant de se décider à ôter la plaque recouvrant l’arrière de son PC et dévisser un bidule minuscule qui ne devait pas servir à grand-chose mais le temps que le prof le repère il passerait dix heures à chercher.. dix heures à ses côtés !!! Elle avait tellement mal au crâne après avoir élaboré son super plan qu’elle prit un comprimé effervescent en oubliant l’eau.

Après quoi elle lui téléphona, lui faisant part du fait qu’elle avait un problème incompréhensible avec son ordi. Évidemment il lui proposa gentiment de passer dès le lendemain.

Le jour dit, il arrive. Elle avait tout préparé, fait le ménage de fond en comble, disposé une nappe fraîche dans un vase coloré. Elle avait tout acheté chez le traiteur (elle se disait qu’il serait sûrement l’heure de déjeuner une fois qu’il aurait trouvé "la panne", qu’elle en profiterait pour lui offrir de rester mais elle ne voulait pas le faire fuir dès le premier jour en préparant elle-même le repas).

Il n’avait même pas déboulonné l’arrière du PC. Juste tapé sur quelques touches du clavier et en deux temps trois mouvements le PC avait redémarré. Elle était dégoûtée.

Elle l’avait remercié chaleureusement, mais comme il était 10 heures c’était un peu tôt pour le garder à manger surtout qu’il avait l’air très pressé. Elle l’avait regardé partir avec un kilo de plomb dans le cœur.

Elle s’était vautrée sur le canapé avec un paquet de chips et s’était mise en mode boudin pour le reste de la journée.

C’est à 15h03 que c’était arrivé. Elle entamait son dix-neuvième paquet de chips quand une déflagration énorme jeta le vase frais avec sa nappe colorée contre le mur. Son PC venait d’exploser, on aurait dit le dernier soufflé qu’elle avait fait et qui avait cramé. D’ailleurs, de la fumée noire commençait à envahir toute la pièce. Finalement, le bidule devait sûrement servir à quelque chose ..

Les chaises avaient disparu. C’est en se penchant à sa fenêtre, prête à mettre fin à une vie inutile sans prof d’informatique super canon à ses côtés, qu’elle vit qu’une des chaises était pendue au lampadaire et que l’autre avait atterri en plein milieu de la rivière. Alors, nerveusement, elle éclata de rire ..

11 février 2013

Ma nature profonde

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Surprise, il a neigé et même gelé cette nuit, après plusieurs jours lumineux et ensoleillés. Le choc a été rude lorsque je me suis aperçue que les premières lueurs du jour, enfin plutôt les dernières lueurs de la nuit étaient obstruées par la couche de neige sur le vasistas. Car il faut bien que je vous l’avoue, malgré toutes mes belles paroles, j’en ai marre de la grisaille et du ciel de traîne !! En même temps, chaque matin quand j’ouvre un œil et que je constate que mon radio-réveil est allumé, donc que l’électricité fonctionne, je me dis : "Mon Dieu, merci. Je suis au chaud alors qu’il y a tant de gens qui ne bénéficient pas de ce minimum de confort."

Bon. Puisque le temps ne se prête pas à autre chose, je vais vous raconter une histoire.

Alors voilà, c’était il y a très longtemps (ça doit être mon côté Cancer qui fait ça, j’ai toujours aimé les choses d’il y a très longtemps.. ma mère disait toujours que je ne suis pas née à la bonne époque, que j’aurais dû naître super avant, genre à l’époque des preux chevaliers, moi j’aurais été une princesse et on se serait battus pour mes beaux zyeux, tout ça. Sauf que si c’est ma nature profonde d’aimer ce qu’il se passe avant, ben ma mère de l’époque des chevaliers elle m’aurait dit que j’aurais dû naître au temps des Cro-magnons.. et ainsi de suite).

Bref.

Or donc, c’était un temps d’il y a très longtemps. A cette époque, on ne croyait pas à la logique linéaire, binaire et dualiste. D’ailleurs, on ne croyait pas à la logique du tout. C’était avant tout un monde organique, dans lequel les événements étaient liés entre eux. La destinée humaine ne se trouvait pas dans la libération, mais dans la liberté, celle qui n'a que faire de comprendre la vie mais qui permet de s’initier à elle. En ces temps anciens, pas de certitudes philosophiques : seulement des relativités s’exprimant par le sacré et la poésie, par des correspondances secrètes entre des mondes magiques. L’éveil de la conscience ne se faisait pas par la pensée, parce que la vie et le rêve appartenaient au même monde.

Approchez-vous, je vous en prie, approchez-vous de ce monde. Vous y verrez des hommes et des femmes en train de célébrer Lug, l’époux de la déesse Brigit, ce même Dieu qui a donné son nom  à la ville de Lyon (entre autre) dont la Fête des Lumières qui perdure de nos jours trouve là son origine.

Voyez les hommes, avec leurs pantalons étroits et collants que les Romains appelleront des bracca  (braies). Des guêtres de tissu sont fixées au bas de leurs jambes et couvrent leurs sandales (gallicae). Sur le torse, ils portent un gilet serré recouvert d'une blouse. Chez certains, cette saie est rayée, sur d’autres elle est en tissu de laine unie ou bien à carreaux. Elle est ajustée à la taille par une ceinture, avec ou sans manches (les Romains appellent celles avec manches palla gallica).

Les femmes, elles, portent une tunique serrée qui s’enfile par la tête, sans ceinture si elle est longue et avec si elle est courte, parfois plissée, ce qui lui donne de l’ampleur. Ornée de franges ou de dentelures en bas, doublée de laine ou de fourrure qui dépasse sur les bords, la tunique a des manches collantes jusqu'aux poignets. Elles se portent souvent par deux, superposées, la plus longue sert alors de lingerie de corps.

Comme elles sont belles ces femmes, dont les plus jeunes en toges immaculées suivent les druides et les bardes, portant avec préciosité les plantes rituelles et sacrées que sont le blé et la bruyère.

Grande divinité celtique omniprésente en Gaule, Lug est le dieu de la synthèse : il vient du passé, du présent et du futur, il est issu du monde de l'esprit et du monde de la matière, il est le fils de la lumière et des ténèbres, du ciel et de la terre,  de la vie et de la mort. C’est pourquoi le jour où on le fête est aussi l’occasion de célébrer les mariages, qui en ces temps sensés sont une institution souple, un contrat dont la durée n'est pas forcément définitive. La femme choisit librement son époux et en se mariant, elle n’entre jamais dans la famille de ce dernier, elle appartient toujours à sa famille d'origine, le prix versé par le mari pour l'achat de sa femme n'étant qu'une compensation donnée à la famille de celle-ci. D’ailleurs, en cas de divorce, elle retourne dans sa famille d'origine (divorce qui se fait par consentement mutuel, sauf en cas de maltraitance de la femme par son époux - la séparation chez les Gaulois n'est qu'un contrat qui cesse).

D'ailleurs, pour eux, se marier n’est pas une obligation. Ils peuvent aussi vivre dans une sorte de concubinat, néanmoins réglementé par des règles strictes - par exemple, si l’homme est déjà marié il ne peut prendre une concubine qu'avec l'accord de sa légitime.

Eh oui, le mariage gaulois ne s'embarrasse pas de cérémonies rigides et compliquées. Seules les convenances d'âge, de naissance et de rang sont respectées. Les jeunes gens jouissent de la plus grande liberté et les jeunes filles, nubiles dès 14 ans, disposent elle-même de leur main. Ses parents accordent l'entrée de la maison à tous ceux qui la veulent pour femme, et lorsque son inclination est confirmée, elle leur en fait part.
Le jour de Lug, ils invitent tous les soupirants à un banquet. Avant le repas, la jeune fille présente aux convives un baquet d'eau pour se laver. Celui auquel elle le présente en premier est celui qu'elle a choisi. 

Vous voyez que contrairement à leurs consoeurs romaine et grecque, les Gauloises ont la vie belle.

De plus, elles participent activement aux actes de guerre. Armées d'épées et de haches, elles se jettent tout à la fois sur l'ennemi romain et sur le fuyard gaulois pour l'obliger à se battre. Le courage de la femme celte est également attesté par des histoires de femmes employées aux champs et qui ne s'interrompent que quelques minutes dans leur travail pour aller... accoucher.

Contrairement aux Romaines qui n’ont aucun droit de cité, les Gauloises, en plus, participent aux affaires publiques.  Les Latins s'étonnent d’ailleurs de la place occupée par les femmes, que ce soit chez les Gaulois ou dans la plupart des peuples dits "barbares". Lors de leur conquête des Gaules, les armées romaines seront surprises de rencontrer des peuplades celtiques dirigées par des femmes.

Le seul point noir de ce tableau idyllique se situe dans le cadre de la vie privée, où la femme dépend totalement de son homme (époux, père), qui a le pouvoir absolu sur elle. Une manière, on va dire, de canaliser l’angoisse masculine vis-à-vis de la puissance que la Femme incarne, notamment celle de donner la vie. Car pour les Celtes, et toutes leurs traditions le disent, la Femme est la déesse, l’initiatrice, la messagère des Dieux, celle qui introduit l’homme dans le monde des Réalités Supérieures.

C’est cette mâle terreur associée aux conséquences de la conquête de la Gaule par Rome qui va entraîner la perte de ce statut pour les femmes, la disparition du sentiment d'admiration sans limite et d'adoration qu'on avait alors pour elles. La conversion des Gallo-Romains au christianisme va les enfermer dans un rôle dont elles mettront plus de deux mille ans à ressortir ..

10 février 2013

Duo

Virgie fev 13 FB

9 février 2013

Calme

J'ai toujours voulu que mes enfants s'expriment sans crainte ? ben je suis rassurée !

Pour preuve, mon fils rentrant de trois jours de "neveux-sitting" (deux de mes petits-fils ont la grippe !!) :

 

"Je suis content d'être rentré !! Quel calme !!!!!

C'est quand même bien de vivre avec des vieux !!!"

 

 poney

 

6 février 2013

Tiercé

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6 février 2013

New catégorie

J'ai vu sur un blog qui le relayait lui-même d'autres blogs, une nouvelle mode qui consiste à publier juste une photo, sans texte.

Cette idée me plaît beaucoup, aussi déclare-je ouverte la nouvelle catégorie :

 

º° ¤`•.¸.•´ ¤ º° Une photo par semaine !!  *·.¸¸.·´¯`·.¸¸.☆♡

 

Rajout du 10 février :

Tout compte fait, une par semaine c'est pas assez !! j'avais pas réalisé que la semaine compte SEPT jours pfff !!

Alors, on va dire  : une tous les trois dodos !!!!

5 février 2013

L'autre monde

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"Je ne vous promets pas le bonheur en ce monde, mais dans l'autre".

Peut-être que l'autre monde c'est celui-ci, mais vécu différemment, avec d'autres valeurs que celles du monde.

 

AlainX, Le passage se crée.

 

 

4 février 2013

Lumineuse

felee

 

Je dois être lumineuse, alors !

 

Ca me fait penser à un truc. Ya pas longtemps, mon fils me fait :

- Pourquoi Ambre Neige ?? pourquoi pas Fer Pluie ou Cuivre Grêle ?? ouaich, j'ai eu de la chance que tu m'appelles pas Fer Brouillard !!!!

Depuis, je l'appelle Fair Brew ..

Ben quoi ..

C'est pas mignon ???

2 février 2013

Pas sérieuse

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2 février 2013

Le printemps sera beau

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Il y a un passage de mon texte sur Imbolc (la "Chandeleur" celte) où je vous disais que c’est le moment idéal pour se remettre en question, faire son ménage intérieur afin que la Lumière repousse nos ténèbres - une période pour se recentrer (moi, je me roule en boule ;-)), pour réfléchir à ce qui aurait besoin d'être renouvelé dans sa vie et faire naître en soi de nouvelles aspirations.

Nos lointains ancêtres savaient écouter la Nature, quel que soit l’intermédiaire dont ils usaient pour cela autant que pour l’honorer, ils savaient rester en parfaite harmonie avec elle. Nous avons oublié tout cela, nous nous plaignons du froid, de la fatigue, alors que c’est quelque chose de naturel : l’hiver, la terre gèle, les plantes cessent de croître et nos fonctions métaboliques tournent au ralenti. Notre corps a besoin de plus de chaleur pour parer à l’affaiblissement de cette énergie vitale que les Chinois appellent Yang, affaiblissement qui se manifeste notamment par une grande fatigue. En ce moment, notre énergie vitale, à l’instar de la nature, s’enfonce vers la profondeur afin de se protéger du froid. L’hiver est là pour nous permettre de nous reposer, de nous ressourcer (voir les rites de la fête d’Imbolc !), de nous réparer. D’ailleurs, certains animaux sont plus futés que nous : ils hibernent !

Eh oui, la saison froide nous semble bien longue ! Mais ne pourrait-on pas voir cette période de ralentissement comme une opportunité pour renouer d’anciennes relations, reprendre contact pour des affaires qui auraient été délaissées ou oubliées ? Pour se réconcilier aussi, faire la paix en soi et avec les autres ?

Comme le printemps sera beau cette année !

 

1 février 2013

Favela-sur-Seine

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Hier en revenant de Paris je m'étais assise du côté du train où à l'aller, j'avais aperçu un tag que je voulais photographier (d'ailleurs c'est une énigme énigmatique pour moi, tous les murs précédant l'arrivée dans la Gare du Nord sont recouverts de graffitis : comment leurs auteurs ont-ils pu arriver jusque là, bravant le danger des passages continus des trains, pour aller les peindre?

Or donc, je guettais le tag en question, lorsque mon regard est happé par une espèce de décharge. Une décharge qui se termine par quelque chose qui ressemble à ..

ça :

 

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Je suis tellement estomaquée que mon APN et moi, on en reste comme deux ronds de flan.

De retour à la maison, je me rue sur mon ordi pour vérifier que j'ai rêvé. Car oui, j'ai sûrement rêvé !

Eh bien non : à vingt kilomètres de chez moi, tout près de Paris, il y a des gens qui vivent dans des bidonvilles !!!!

Or donc la question. La seule. Ne tournons pas autour du pot (du manque de pot) : pourquoi ? comment est-ce possible ?

Mais que fait Brigit ?????????

30 janvier 2013

Sous le manteau de Brigit

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Bientôt la Chandeleur avec sa tradition de se régaler de crêpes !

D’où vient cette coutume à votre avis ? eh bien pour le savoir, il faut retourner très loin en arrière, chez les Celtes. Eh oui, encore eux !

Comme je vous l’ai déjà dit, pour les Celtes il n’y a que deux saisons, la sombre et la claire, rythmée par quatre grandes fêtes dont la plus importante est indubitablement celle de Samain ("Halloween") qui se déroulait à l’entrée de l’hiver.

Il y avait néanmoins une deuxième fête hivernale, un peu moins importante : Imbolc. Elle était célébrée au début du mois d’Equos (cela correspond approximativement au 2 février). Imbolc est la fête de la lumière, du renouveau, c’est le moment des premières naissances dans le bétail et du retour imminent des beaux jours, symbolisés par les crêpes, ces disques dorés censés représenter le soleil. Les nappes phréatiques se gorgent d’eau, balayant les débris de l'hiver. Les génisses et les brebis commencent à produire le lait nécessaire à leurs petits à naître, les neiges fondent, les perce-neige apparaissent, les graines se préparent à donner naissance aux plantes, annonçant que la vie n'était qu'en gestation dans le ventre nourricier de la Terre.

De fait, Imbolc est une fête essentiellement féminine, maternelle, lunaire. Elle est associée à l’eau et a lieu la nuit. A la différence des autres fêtes où hommes et femmes officient ensemble, le rituel d’Imbolc est mené uniquement par les femmes, en tout cas au début, parce qu’ensuite les hommes sont conviés à les rejoindre pour faire des choses bien peu recommandables (mais indispensables à la survie de l’espèce ;-)).

Cette célébration est placée sous la bienveillance de Brigit, la plus grande déesse celtique de tous les temps (elle est aussi connue sous le nom de Dana, et les Gaulois l'appelaient Brigindo).

Mère, épouse, sœur et fille des autres dieux, Brigit est si populaire que l'Eglise, pour parvenir à évangéliser les Celtes, en fera une sainte, transformant la grande prêtresse Brigit en Sainte Brigitte.

Brigit vient du mot brigantis qui veut dire très haute. On l’associe souvent au chiffre trois (symbole qu’on retrouve dans le Triskell), nombre sacré pour les Celtes, c’est pourquoi Brigit est souvent représentée divisée en trois déesses sœurs : une déesse de la poésie, une déesse de la guérison/du renouveau et une déesse de la forge. Déesse triple par ces symboles, c’est elle qui inspirera l'idée de la Trinité aux Chrétiens.

En plus de la vache et de la brebis, ses animaux totémiques, Brigit est également associée au coq, héros de la journée qui commence, et au serpent, symbole de la régénération et de la fécondité. Du reste, le serpent est un thème omniprésent de la joaillerie celtique, de nombreux torques sont ornés de ce symbole (que l’on retrouve aussi chez la déesse égyptienne Isis ou encore en Kali).

Pour commencer la célébration d’Imbolc, on défile entre les champs avec des chandelles (c’est de ce mot que vient Chandeleur), en appelant ainsi la générosité de la déesse. Un repas consacré a été préparé, au cours duquel des galettes de maïs de la première et de la dernière récoltes sont partagées, ainsi qu’une boisson à base de lait chaud, de miel et de muscade symbolisant l’aspect maternel et nourricier de la divinité.

Les manteaux sont suspendus à l’extérieur des maisons, afin qu’ils reçoivent la bénédiction de Brigit lorsqu’elle circulera dans les rues à la nuit tombée avec sa génisse. Le manteau laissé ainsi bénéficiera d’un peu des pouvoirs guérisseurs de la déesse, lesquels seront à leur maximum après 7 années consécutives.

Comme je l’ai dit plus haut, les hommes assistent de loin à la cérémonie : les femmes et les enfants rassemblés pratiquent d’abord ce rituel du Chemin, de l’Ouverture, de la Matrice, en passant entre deux pierres levées après qu’on ait placé huit chandelles émergeant de l’eau et s’être lavé les mains, les pieds et la tête en signe de purification.

poupeeLes jeunes filles nubiles ont fabriqué pour l’occasion une poupée de maïs habillée de blanc, la brideog. Elles ont placé un cristal sur sa poitrine. Cette poupée représentant Brigit est ainsi portée de maison en maison, et les jeunes filles demandent un cadeau en échange de la bénédiction de la déesse. Encore de nos jours, en Ecosse, pendant que les jeunes filles fabriquent la poupée, les vieilles femmes fabriquent un petit lit. La veille du festival, on y couche cérémonieusement la poupée.

Les jeunes Celtes ne seront invités à la fête que pour les accouplements rituels qui assureront la naissance de nouvelles âmes, lesquelles remplaceront celles qui ont été perdues au cours des temps froids (ce rite se retrouve au cours de la fête de Beltaine).

croix_brigitLa veille de Imbolc, on fabrique aussi des Croix de Brigit avec des bouts de bois souple, recueilli par la fille aînée de la famille qui doit aller les ramasser pieds nus. Le père fait alors le tour de la maison dans le sens du soleil. Ensuite il rentre dans la maison et tous tressent les "croix" qui, accrochées dans les maisons et les granges, éloigneront les mauvais esprits et les intempéries.

Quelles que soient ces traditions qui perdurent encore en Ecosse et en Irlande et peuvent beaucoup changer d’un village à l’autre, toutes s’articulent autour des mêmes idées : l’hospitalité, la générosité et la fertilité. Ce sont les trois principales caractéristiques de cette déesse pacifique.

C’est une période favorable pour faire naître en soi de nouvelles aspirations qui pourront éclore au printemps. Pourquoi n’en pas profiter pour se remettre en question, faire son ménage intérieur pour que la Lumière repousse nos ténèbres ? C'est le moment où jamais de réfléchir à ce qui aurait besoin d'être renouvelé dans notre vie, ou encore pour guérir une blessure ancienne ou récente.

Il y a bien des légendes au sujet de la déesse Brigit, et par extension, de Sainte Brigitte. On dit par exemple que les fleurs poussaient sous ses pieds où qu'elle aille.

Une autre légende concerne son manteau. Sainte Brigitte aurait demandé au roi de Kildare (Irlande) de lui céder des terres où les moutons auraient pu paître en toute quiétude autour de son couvent. Le roi ayant refusé, Brigit dit alors qu’elle se satisferait de la surface de terres que son manteau pourrait couvrir.

Aussitôt, le roi accepta. Bien entendu, quand le manteau fut jeté à terre, il grandit et grandit jusqu'à couvrir une immense étendue, on aurait dit qu’il allait recouvrir toute l’Irlande !

Depuis, les Irlandais mettent leurs amis "fd bhrat Bhrigide" (="sous le manteau de Brigit").

 

Mes amis, à chacun de vous

je souhaite la sécurité et la chaleur

 

"du manteau de Brigit" !

 

bisoussouffle

 

 

 

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