Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

le blog de Ambreneige

Publicité
9 juillet 2009

les deux soeurs

1_les_deux_soeurs

En qualité d'aînée m'échut l'avantage de montrer le droit chemin à ma tite soeur trottant comme une tortue sur un trottoir très étroit..

2_les_deux_soeurs

... mais tous ceux qui ont des ptites soeurs savent bien qu'elles ne cherchent toujours qu'une chose : s'éloigner du droit chemin. "tu t'entêtes à tout tenter, tu t'uses et tu te tues à tant t'entêter" lui disais-je sans me lasser .. las !elle s'éloignait du chemin pourtant tracé..

3_les_deux_soeurs

Et maintenant, me direz-vous, où niche Nounoune ?

Nounoune niche haut. et où niche la soeur de Nounoune ?

la soeur de Nounoune niche bas.

Et oui, maintenant on est deux à plus savoir où nicher..

Publicité
5 juillet 2009

le seul

Sur le blog de Lung Ta,

j'ai lu cela..

Christine Orban :

"Le premier ennemi à combattre est à l'intérieur de soi.

dyn010_original_800_600_jpeg_2647736_ce32933e311a2b3d54e205267796b00a

Souvent, c'est le seul. "

À ces mots, ceux de Lise

"n’oublie pas d’aimer l’être exceptionnel que tu es"

sont venus se superposer

et cela m’a donné :

Le premier ami à qui donner la main est à l’intérieur de soi.

PICT2834r_avril_08

Souvent, c’est le seul.

5 juillet 2009

Le gêne de la cuisine

Très jeune, mon fils s'est aperçu qu'il y avait quelque chose de pourri au royaume culinaire de sa mère..

4_JB

et même ma fille aînée -

qui pourtant est celle de mes enfants qui teste mes créations

depuis le plus longtemps..

avis que semblait partager leur cousin, le fils de ma soeur,

lorsque je lui présentais ...

5_Marc

.. un plat de ma composition ...

ce qui vous explique que dès son plus jeune âge

il a préféré y remédier

6_JB

en s'instruisant le mieux possible sur les éventuelles conséquences

d'une utilisation particulière de la gazinière ..

***

(moi, à mon fils qui a faim) attends ! c'est pas prêt !

(mon fils) tu veux dire que c'est pas encore CRAMÉ ????

3 juillet 2009

rester en vie coûte que coûte

guerr

La somme de souffrance humaine qui s’est présentée à nos yeux durant les six derniers mois dépasse largement la dose assimilable par un individu durant la même période. C’est pourquoi l’on entend répéter autour de soi "nous ne voulons pas penser, nous ne voulons pas sentir, nous voulons oublier aussi vite que possible". Il me semble qu’il y a là un grave danger.

C’est vrai, il se passe des choses que notre raison, autrefois, n’aurait pas cru possibles. Mais peut-être y-a-t-il en nous d’autres organes que la raison, inconnus de nous autrefois et qui nous permettent de concevoir ces choses stupéfiantes. Je crois qu’à chaque événement correspond chez l’homme un organe qui lui permet d’assimiler cet événement. Si nous ne sauvons des camps que notre peau et rien d’autre, ce sera trop peu. Ce qui importe en effet, ce n’est pas de rester en vie coûte que coûte, mais comment l’on reste en vie. Toute situation nouvelle, qu’elle soit meilleure ou pire, comporte la possibilité d’enrichir l’homme de nouvelles intuitions (...) mais la souffrance, sous quelque forme qu’elle nous touche, n’appartient-elle pas elle aussi à l’existence humaine ?

© Etty Hillesum, Lettres de Westerbork
2 juillet 2009

jamais contente

renardeauMon fils avait environ 7 ans quand j’ai dessiné ce bébé renard.

Temps béni où il faisait docilement ce que je lui proposais, apprendre les Fables de la Fontaine par exemple.

A 6 heures du mat’, la journée démarrait sur les chapeaux de roue. Je râlais parce que je trouvais qu’il se levait bien tôt.

A 15 ans , il était dans le coma jusqu‘à 14 heures du matin.

Maintenant il se couche quand jme lève. 

Bilan, je râle encore.

Il aimait les promenades au grand air, ceci dit ça m’arrangeait bien. A choisir entre le passage des Huns dans la maison et la même option dans la forêt, j’aimais autant dehors. Fallait toujours bourrer l’emploi du temps pour lui faire découvrir toutes sortes d’activités.

Et bien sûr, aller avec.

Maintenant, sortir quand ya un beau soleil, c’est NUL. Qu’est-ce qu’il m’a sorti une fois ?  "c’est peut-être un effet biologique de l’adolescence que les enfants n’ont plus envie de sortir, ( pauvre de moi. Où est-il allé chercher ça ?) .. sortir avec leurs parents, encore moins ( merci pour la précision) .. enfin chai pas, quand c’est avec mes soeurs ça me dérange pas"

Je lui avais aussi appris ce petit poème, que l’on se récitait à amour confondu :

Un petit bisou

copain ou câlin,

un petit bisou

ça ne coûte rien

un petit bisou

donné en cachette

un petit bisou

qui tourne la tête

un petit bisou

doux comme une abeille

un petit bisou

chaud comme un soleil

un petit bisou

pour s’apprivoiser

un petit bisou

et puis des milliers

un petit bisou

j‘en ai tant rêvé

fais-moi, s‘il te plaît, un petit bisou ..

( fèèèèèèèèè moi s‘il te plèèèèèèèèèèèè un petit bisououououou ..)

Maintenant, si je lui réclame un bisou, sa réaction NORMALE c’est : "tu fais pitié" (on finit par s’y faire).Parait-il que c’est sain et structurant pour un fils de rejeter sa mère.

Bon, c’est réconfortant : il est super bien structuré.

Ceci dit, j’avoue, j’ai du mal à me couler dans la vague - dans le raz de marée serait plus juste -

M’enfin, jvais pas me tanner (comme on dit à Québec) : en attendant que je rencontre l’adulte formidable qu'est en train de devenir mon fils,

la Vie m’a offert

trois petits-fils

à couvrir de bisous

bisou_gif

:-)

Publicité
29 juin 2009

paysage intérieur

gandhi

Notre pouvoir ne réside pas dans notre capacité à refaire le monde, mais dans notre habileté à nous recréer nous mêmes.

Gandhi

ou, redit autrement : il n'y a pas de situations désespérées, il n'y a que des gens qui désespèrent :-)

paysages_int_rieursJ'en profite pour vous parler de l'ouvrage de Sylvie Tenenbaum, "Nos paysages intérieurs", que j'ai lu il y a deux ans (c'est ma soeur qui m'en avait parlé au moment où j'avais commencé à disséquer nos "croyances" familiales).

C'est un compagnon de réflexion vraiment intéressant sur ces "modelages" qui nous façonnent, notamment des visions limitantes que l'on peut avoir sur soi (et sur le monde !) - et du coup sur notre aptitude à changer de certitudes donc pouvoir agir au quotidien.

28 juin 2009

poisson d'Ady !

(conversation téléphonique avec ma fille)

(Fille Aînée) Maman ça y est j'ai acheté des décorations pour mon poisson !

(moi) des décorations pour ton poisson ??????

(Fille Aînée) ben oui, des ptites déco pour mettre dans l'aquarium !! Déjà que depuis qu’il est tout seul, mon poisson devient fou à force de tourner en rond !

(moi) dans un bocal rond c'est normal ..

(Fille Aînée) mais il est pas rond mon bocal il est rectangulaire !! enfin à vrai dire, au début j'avais un bocal rond, mais mes poissons ça les rendait fous ! Nautilus, le premier poisson que jai eu, il sest suicidé en sautant par-dessus, Minibus le deuxième, il mangeait les cailloux, j'te jure ils me mettaient sur le bord des nerfs !! aquariumAlors vu que mes poissons étaient oranges tous les deux et très identiques, quand lun deux a sauté je nétais pas sûre que cétait Nautilus, ça pouvait aussi bien être Minibus alors celui qui reste je lappelle Nautibus. Seulement à force de manger des cailloux il nage sur le dos !! En plus un bocal rond cest pas solide !! il a fallu que jen casse trois avant de men rendre compte !! mes poissons duraient plus longtemps que mes aquariums !! donc vu que jai des poissons à tendance suicidaire, pour plus quil tourne en rond jai décidé dacheter un aquarium rectangulaire, avec un couvercle pour pas quil saute par-dessus !

 

 

 CQFD !

27 juin 2009

aimer

Quelque chose de nouveau est né en moi lorsque je suis devenue maman,

un sentiment ingénieux, imaginatif,

comme si mon cœur,

après la naissance de chacun de mes enfants,

devenait de plus en plus éminent, voluptueux,

de plus en plus vivant,

je déborde tellement de cet amour qu’il se glisse dans chaque tâche, chaque geste quotidien, dans le linge que je lave, que je plie après y avoir mis des bisous,

le matin j’ouvre la fenêtre, je me laisse interpeller par la lumière du jour qui va caresser la vie de mes filles, de mon fils, et un dialogue muet s’établit entre mon cœur gonflé d’amour et le vaste ciel,

PICT9460

j’aime embrasser mes enfants, les serrer contre moi, (je vous dis pas ce que j’endure de mon fils qui me sèvre de ses bisous) ;(

mais tout autant j’ai envie d’aimer plus fort, plus large, plus loin, comme si la ' moi intérieure ' s’était dissoute pour laisser tout doucement une ‘moi extérieure’ se renouveller et se recharger d’amour (l’inverse est vrai aussi ;-))

..étant mère et grand-mère,

 

j’en ai tant et tant, de cet amour à donner,

et dans cette délicieuse nécessité,

je réalise que plus je donne, plus il me reste à donner :-)

 

L'amour se répand autour de moi

me façonne, me montre comment vivre,

indépendamment de moi le contenu de mon cœur devient utile à tout, m’élève et me nourrit,

d’une nourriture suffisante,

il ne saurait en être autrement, puisque ce que j’éprouve pour mes enfants et pour mes petits-fils est un amour inconditionnel

et pourtant, - pourtant, est-ce que, parfois, je ne les juge pas ?

mais qui me permet de juger ?

(comme dit Lilou : qui l’a dit ? ;-))

Ne m’arrive-t-il pas d’éprouver de la rancœur ? de la jalousie (snif...) ? est-ce que je les aime encore lorsqu’ils ne sont plus aimables ? car la seule condition d’aimer n’est-ce pas, est d’aimer sans condition !

Bon allez, une petite phrase d’Etty que je trouve infiniment juste :

"Il n’existe aucun lien de causalité entre le comportement des gens et l’amour que l’on éprouve pour eux. L’amour du prochain est comme une prière élémentaire qui vous aide à vivre"

© Etty Hillesum, (Lettres de Westerbork)

a_2_ans

25 juin 2009

centre

SoleilEtOiseaux

"Si un être humain a un centre, toutes les impressions reçues de l’extérieur y trouvent un havre (elles sont obligées d‘y faire halte). Si l’on n’a pas de centre, si l’on n’est pas sûr de soi, on se laisse déséquilibrer par la moindre impression, l’on est de moins en moins sûr de soi, alors que dans le cas précédent le centre se renforce de chaque nouvelle impression." -

Si toutes ces formulations, sorties pour ainsi dire du fond de mon cœur, me touchent tant, c’est que j’ai l’impression que S. s’adresse à moi personnellement.

Oh, S., comme je serai heureuse demain de voler une fois de plus à ta rencontre, et quelles richesses l’après-midi va m’apporter !

© Etty Hillesum

21 juin 2009

Une fête

aout 13 W Jezequel

 

il y a un homme

aux joues toute lisses très bien rasé

il y a un homme

à la voix tendre inachevée

il y a un homme

vêtu de charme pour rêver

il y a un homme

aux gestes baignant l’horizon

il y a un homme

dont la voix est une petite chanson

il y a un homme

qui a des yeux ensoleillés

il y a un homme

qui sait conjuguer le mot amitié

 

 

Rajout de la photo en août 2013

http://www.williamjezequel.com/photographie/projet-blogueurs-nantais/

 

 

18 juin 2009

pavlova

Pour la Fête des Mères, ma fille m’avait dit qu’elle viendrait avec sa petite famille, mais qu’il m’était interdit de m’occuper de quoi que ce soit. Elle avait donc amené le repas pour huit personnes qu’elle avait préparé chez elle, et une fois ici, elle avait fait la maîtresse de maison du début à la fin, y compris la vaisselle avant qu’ils repartent ...elle n’aurait pas dû ! Ça m’a permis de me rendre compte ce que c’est super de se faire servir ! Mais bref, ce que je voulais vous dire, c’est qu’elle m’avait permis de préparer quelque chose pour le goûter. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de tester une recette que venait de me donner mon amie Clo, et que je faisais pour la première fois : cela s’appelle une pavlova (finalement, on l‘a mangée au dessert parce que dès que mes petits fils et mon fils l’ont vue, ce n’était plus possible de faire autrement.)

"D'abord tu fais une meringue : trois blancs d'oeufs que tu commences à monter en neige, quand ils commencent à être fermes, mais pas trop, tu ajoutes le sucre (la recette dit 180 grammes, mais moi j'en mets toujours moins, entre 120 et 150 grammes) une cuillère à la fois tout en continuant de battre. Avec la dernière cuillère (à soupe) de sucre, tu mélanges une cuillère à café de maïzéna (ou fécule de pomme de terre) et une cuillère à café de jus de citron. Quand c'est bien ferme, tu étales sur du papier sulfirisé spécial pâtisserie. Dans la recette, on dit de faire un rond, mais on n’est pas obligé...Moi, je fais ça dans mon moule à tarte où j'ai mis avant le papier sulfirisé (ou siliconé, c'est un papier blanc).

1PICT9933

Ah oui, j'oubliai le préchauffage du four : 150°. Ensuite tu mets la meringue dans le four pendant au minimum une heure, il faut que la meringue soit de couleur crème. Laisser refroidir dans le four.

2PICT9935

Après tu mets les 2/3 de ta crème chantilly (moi, je la fais moi-même avec 20cl de crème épaisse (on n’en trouve pas en bio de la liquide) à laquelle je rajoute du lait entier pour la rendre liquide. Il faut la fouetter sur un lit de glace... et ajouter le sucre à la fin (une cuillère à soupe bien pleine, ou deux si tu aimes bien sucré).

Après tu mets les fruits frais : kiwis coupés en tranche, fraises, pêches, nectarines, ananas (des fruits un peu acidulés en fait pour pallier la douceur extrême de la meringue et de la crème)... et ensuite je rajoute le reste de crème au milieu et encore une couche de fruits par dessus la deuxième couche de crème. Ca fait une petite montagne...
Ça se fait assez vite et ça se mange encore plus vite...."

Eh bien je peux vous jurer que ce ne sont pas de vains mots. Pendant les quelques minutes qu’a mis la Pavlova à disparaître,

la tablée était d’un silence on ne peut plus inhabituel quand mes trois petits fils (six ans, quatre ans et un an et demi) sont à la maison ! Même mon gendre en a pris alors qu’il ne mange jamais de dessert !

3PICT9952

roulement de tambour : la Pavlova est sur la table (pas pour longtemps)

4PICT9951

Ah mon Dieu, que c’est dur de patienter !!

PICT9965

découpage de la Pavlova par ma fille..

PICT9968

l'aîné de mes petits fils,

laissant avec dédain le far breton préparé par sa mère..

 

le second, plus prudent, n’a demandé que de la Pavlova !

PICT9970

le troisième,

qui se demande quand est-ce qu’on va se décider à le resservir ??

Et voilà, désolée, j’ai rien d’autre à vous offrir comme photos, je tenais à goûter à cette meringue avant qu’il n’y en ait plus (j’ai bien fait ;-))

Bref, une recette qui est un pur bonheur ! Merci Clo !

13 juin 2009

délivrance

PICT3010Il est possible de détruire quelqu’un avec des mots, avec des regards, avec des sous-entendus. Il est possible de détruire quelqu’un en lui faisant croire qu’on l’aime. Il suffit de le dénigrer de manière permanente, de l’humilier, y compris devant les proches, par des remarques incessantes et d‘autant plus perverses qu‘elles ne seront perçues que comme d‘affectueuses boutades, de tendres moqueries. Le tout dissimulé derrière des conduites affectives qui tentent à nous désorienter totalement. Comment se méfier en effet d’un homme qui vous assène des taquineries qui semblent sans importance, mais qui vous assure du matin au soir qu’il ne peut pas vivre sans vous ? PICT3017qui instaure progressivement autour de vous un isolement total, vous coupant peu à peu de vos amis, des membres de votre famille qui ne pensent pas comme lui ? Isolement subtil qui fait de vous la coupable, puisqu'il vous fait croire que c’est vous qui le contraignez à agir ainsi, que c’est "pour votre bien" . Est-il dans le déni ? est-il pervers ? comment savoir ? Toujours est-il que ce déni paralyse la victime, comme sont paralysés les enfants battus puisqu’on leur fait croire que la violence n’existe pas.

La violence, en effet, est une perception de la réalité. Or quoi de plus facile que de persuader une femme, amoureuse de surcroît - je rappelle que l’amour rend complètement stupide, en tout cas au début, et qu’on va jusqu’à aimer les petits travers de l’autre sur lesquels on s’attendrit benoîtement - PICT3035quoi de plus facile, disais je, que de faire croire que sa perception des événements est erronée ? Il suffit de nier purement et simplement que les faits aient eu lieu, de convaincre la personne qu’elle a dit et fait ce qu’elle n’a pas dit et fait, qu’elle s’invente des problèmes, qu’elle interprète les événements, qu’elle déforme tout ! Et accessoirement, de lui rappeler ses traumatismes d’enfance qui donnent du sens à tout ce qui précède, renforçant encore la culpabilité de la victime.

PICT3060Il est difficilement concevable d’accepter que quelqu’un qui vous aime ou qui est censé vous aimer vous fasse subir une telle violence sans raison alors on apprend à intellectualiser la maltraitance en justifiant l’attitude de l’agresseur. (Ma mère par exemple, lorsque mon père était particulièrement violent, nous disait de ne pas "le provoquer" car "il avait de la tension"), c’est ainsi qu’insidieusement, nous allons chercher les motifs de la maltraitance, non pas dans le comportement du manipulateur, mais en nous ! Trop fragile, trop sensible, pas assez intéressante, pas intelligente, etc., toutes ces croyances étant renforcées par l’attitude incohérente du manipulateur qui consiste à nous embrouiller, à nous faire perdre tous nos repères, ne plus savoir ce qui est acceptable ou non, et qui détruit lentement et inexorablement notre estime de soi et oblige à vivre dans un sentiment permanent d’insécurité. Or l’angoisse est un frein puissant à la prise de conscience car elle génère des mécanismes psychologiques visant à nier la réalité pour la rendre plus supportable.

C’est pourtant de cette prise de conscience que naît la liberté.

Qu'est née ma liberté.

PICT3063

La délivrance, comme dit ma sœur.

12 juin 2009

Une question de point de vue

1195_pr_le

Les barbelés ne sont quune question de point de vue.

"nous, derrière des barbelés ?" disait un jour un vieux monsieur, avec un geste mélancolique de la main, "et eux là bas ils ne vivent pas derrière des barbelés peut être ?". Et il pointait du doigt dans la direction des hautes villas qui se dressent tels des geôliers de l'autre côté de la clôture.

Etty, Lettres de Westerbork.

11 juin 2009

avec un rire et une larme

_22434324__m

Lorsque le premier convoi est passé entre nos mains, nous avons cru un moment ne plus pouvoir jamais rire ou être gai, nous nous sommes sentis changés en d'autres êtres, soudain vieillis, étrangers à toutes nos anciennes amitiés.

Mais ensuite, lorsquon revient parmi les hommes, il y a de la vie et la vie est toujours là dans ses innombrables nuances,

" avec un rire et une larme"

Etty

10 juin 2009

le canal paisible

Je suis assise au bord d'un canal paisible, mes jambes pendent le long du mur de pierre, et je me demande si, un jour, mon coeur ne sera pas trop las et trop usé pour continuer à voler à son gré avec la liberté de l'oiseau.

Etty

7 juin 2009

le fils du bûcheron

Il était une fois le fils d’un bûcheron.

Il coupait des troncs d’arbre.

tronc_17_d_c_06DCP_4454

À la vue de l’un des fûts complètement tordu, le père, tout pas content, dit à son fils :

PICT0460_arbre

"Ô monsieur mon fils, comme vous êtes bête ! Comme vous me semblez niais ! Si votre ramage se rapporte à ce tronc d’arbre, vous n’êtes certainement pas le phénix de ces lieux !"

arbreDCP_5242

- Papou," rétorqua le fils sans se démonter, "nous en trouverons l’utilisation, car aucun arbre ne pousse en vain."

Peu après, des artisans devaient construire un charmant petit chalet, mi-suisse mi-belge, tout truffé de niches et de petits bidules tordus.

Or, une courbure particulière leur posa problème. Le bûcheron père se souvînt alors du vilain petit canard tronc, apparemment si difficile à utiliser, mais qui conviendrait parfaitement pour cet usage.

C’est ainsi que ce tronc d’arbre tordu, qui avait échappé de justesse au débitage en allumettes,

tronc_d_truit_Bailleul_2006_2770

a trouvé toute son utilité.

Si le tronc avait envié les autres canards, s’il avait tenu à être bien droit comme les autres, il n’aurait pas pu occuper cette place particulière dans le chalet. Voilà ce qui l’a néanmoins élevé au rang de fût d’honneur.

Tout comme ce tronc déformé, ne pourrait-on pas laisser à chacun le droit qu’il a à occuper sa place, unique, parfaitement adaptée à ses dons et à sa personnalité ?

27173747

4 juin 2009

l'amour

27971463_p

Mutti écrit :

Tant d’amours en absence d’Amour
Cela ne peut-il faire réfléchir ?

"cela ne peut-il faire réfléchir" ..Mutti me semble avoir tout dit en ces mots, car aimer l'autre, n'est-ce pas "réfléchir", "avoir un reflet de soi" ?

Mais l'amour, "le vrai" amour qu'est-ce ?
Celui que chante Jacques Brel, l'inaccessible amour ?
ou celui de tous les jours, maladroit et imparfait ?
celui qui donne tout sans contrepartie
ou celui qui nous permet de nous remettre en question jour après jour ?

l'amour EST-il ?

ou se construit-il jour après jour ?

Peut-on parler d’amour inconditionnel ? si c’est de l’amour, ya pas besoin du qualificatif "inconditionnel " après, n'est-ce pas ?

C’est drôle car les mots de Mutti me font un écho de la question que je me pose depuis quelques temps : pourquoi la majorité des femmes rêvent-elles de vivre avec un homme, et si possible avec un homme qui les aime, mais bon, sinon elles font avec ! Les hommes se "passent la corde au cou", "enterrent leur vie de garçon" mais ce sont les femmes qui sont prêtes à se dévouer corps et âme à leur homme, et d’ailleurs, c’est ce qu’elles font .. pourquoi ? pour ne pas se sentir seule ?

23360649_p

Mais la solitude à deux n’est-elle pas plus douloureuse que la solitude choisie et consentie ? alors pourquoi ? Est-ce simplement parce que la solitude, notamment féminine, est mal vue ? Qu‘elle suggère un manque, le fait que "seul" on ne vaut rien ?!

je me rappelle qu‘à la période où je vivais seule (= sans compagnon à la maison, alors que je vivais avec mes filles et que j'avais beaucoup d’amis), je sortais beaucoup, j’allais danser en boîte ou voir des concerts le soir, bref, je me sentais libre et heureuse, mais ma famille et mes copains n’avaient de cesse de me trouver quelqu’un, persuadés que j’avais forcément un problème ! Ma propre mère s’était fait entremetteuse !!

Il y a donc bien une notion d’incomplétude que l’on projette sur l’autre, (dans le langage courant ne dit on pas "ma moitié" lorsqu’on parle du conjoint, quand ce n’est pas "mon tout" ?!)

or n'est-ce pas un paradoxe terrible que de vouloir être entier, de se sentir "soi" en "se mettant en couple" ???

foutue_routePICT0031

3 juin 2009

c'est la vie

J'ai envie de partir ..

bon, mais là, jpeux pas.

C‘est la vie.

Oui, mes amis : s’il existe un puissant koan, c’est bien "c’est la vie".

Souvent on essaie d’éviter le choc frontal qui empêche de penser en rond. Mais la vie n’est jamais aussi idéale qu’on le voudrait, parsemée de sarkoptères et de spaghettis pas cuits. Le sujet, pour abrupt qu’il soit, mérite d’être soulevé. Car enfin, il n’y a pas si longtemps, personne ne s’inquiétait de rien : yavait du soleil en été, de la neige en hiver et les cochons paissaient tranquillement dans de riants champs de blé. Ah c’était l’bon temps !

Il n'empêche que ce soir, je partirai bien pour éviter de me confronter à la réalité. Même si profiter de la vie, c’est profiter aussi totalement des mauvais moments !!

en plus, franchement, pourquoi veux je partir, hein ?

ze sky iznot blou, peut être ?

PICT9879

very very blou !

PICT9880

30 mai 2009

les cats

Lorsque mes enfants partent en vacances, nous avons l'immense privilège de garder leurs deux chats.

(mon fils) Big Mama ??? c'est quand qu'on garde les cat ?

(moi) quels 4 ???

(mon fils qui hausse le ton, pensant sans doute que mon grand âge m'a rendue sourde) c'est quand qu'on garde les CAT ????

(moi) aaaaaaaaah !!! les catS !!!!

(JB, consterné d'avoir une mère aussi bornée) t'es trop che-lou Big Mama !

c'est quand qu'on garde les DEUX ?????

les_chats

27 mai 2009

la gomme

Mamy16_ansLe passé a toujours beaucoup compté pour moi. Je n’étais encore qu’une petite fille que je me languissais déjà devant les photos jaunies, essayant de leur faire livrer leurs secrets.

Je sais, ça peut paraître saugrenu de chercher des informations sur des situations qui se sont déroulées tellement d’années avant que je naisse. Mais appréhender l’histoire de l’autre permet de rentrer en contact avec lui, même (surtout ?) quand "rien n’est dit". 1DSCN5589Cela génère des émotions, et les émotions sont un langage universel qui nous relie soit de manière superficielle (par exemple, une naissance a lieu et on se réjouit) soit de façon beaucoup plus intime (on est "rentré" dans la personnalité de l’autre et l’on sent tout ce que cette naissance recouvre, comme si on était "à sa place" ).

Tout ce qui nous arrive, on a besoin de l’expliquer, de le contrôler, que ce soit de manière consciente ou inconsciente. Et parce qu'on a ce besoin, on ne peut pas concevoir un développement purement individuel. On est toujours pris dans des relations avec les autres, quelque soit le contexte dans lequel on vit.

Par exemple, la violence dont ma sœur et moi avons été l’objet n’était pas qu’une simple perception des sens. Il y a eu production d’images, d’émotions, d’expressions non verbales. En lien avec cette violence et avec le sens que nous lui avons donné s'est mise en place toute une symbolisation qui a généré des croyances (je prends l'exemple de la violence mais c’est pareil dans n’importe quelle autre situation, donc aussi dans les situations où l’on ressent du plaisir).

Par ailleurs, je suis intimement persuadée que nous venons au monde avec une "mémoire" de situations vécues à une autre époque dans les générations précédentes. D’ailleurs je pense que c’est cette conviction intime qui m’a poussée très jeune à me pencher sur mon histoire généalogique. J’en suis d’autant plus persuadée que la naissance de chacun de mes enfants a réveillé des symptômes corporels et des comportements en relation avec des situations que mes recherches généalogiques avaient révélées (malgré les non-dits et les secrets de famille) et qui pourtant s'étaient déroulées parfois trois ou quatre générations avant.

Aujourd’hui néanmoins, je m’interroge sur la place qu’a toujours occupé le passé dans ma vie.

Je me demande si pour moi ne serait pas venu le moment d’ouvrir un "cahier neuf" ?

ecrire

N.B. première photo : ma grand mère

       deuxième photo : ma fille

Publicité
le blog de Ambreneige
Publicité
Newsletter
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 118 359
Publicité