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le blog de Ambreneige

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17 décembre 2012

Comme une soeur

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Quand on a comme moi une sœur, on peut s’attendre à ce qu’elle soit comme une sœur pour vous, pas vrai ? ben, pas du tout ! Ma sœur (et vous allez pouvoir mesurer toute sa cruauté) elle a fait une fille. Bon, jusque là, vous me direz, y a pas mort d'homme, surtout qu'elle était pas toute seule sur le coup. Il lui a fallu la contribution d’un jeune homme qui passait par là (jeune homme qui a vieilli, depuis, comme le reste) (et qui, entre parenthèses, est adorable). 

Seulement voilà, vous savez comment sont les filles : elles grandissent ! et non seulement elles grandissent, mais en plus, elles tombent amoureuses ! quelle inconsistance ! que se passe-t-il dans la tête de nos filles, hein, je vous le demande ? est-ce que nous, franchement, ça nous est arrivé ? hein ? est-ce qu’on est tombées bêtement amoureuses et qu’on a fait des enfants en dépit du bon sens ? pas du tout ! on a réfléchi longuement ! heu, enfin, plus ou moins longuement .. heu .. disons que si on y avait réfléchi vraiment on n’en aurait pas faits !!! mais bref, n’essayez pas de changer de sujet !!!!

Or donc, vous voilà toute innocente et on vous colle une petite sœur qui vous fait une nièce en douce. Là-dessus (je sais, vous n’allez pas croire ce qui va suivre mais je vous jure que c’est vrai) votre nièce unique et préférée tombe enceinte.

Vous, évidemment, vous croyez qu’elle est tombée enceinte bêtement, comme tout le monde.. (elle aussi d'ailleurs ...). Ben pas du tout ! elle tombe enceinte de jumeaux !!! oui oui vous avez bien lu : des jumeaux !!!! ce truc dont vous avez rêvé toute votre vie, que même vous achetiez tout en double à chaque grossesse - voire en triple, au cas où -, que vous vous étiez mis à la layette (ouais bon OK, c’était des écharpes au point mousse !! oui ben on fait ce qu’on peut, hein !!!).

Voilà où nous en sommes après tant d’années de loyaux services sororaux !

Vous êtes comme moi, hein ??

Les yeux vous en tombent par terre !!

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17 décembre 2012

Jumelles

0 Mamy et TataMado

 

A gauche, la petite blonde, c'est ma grand-mère (et celle de ma soeur ;-))

à droite, la petite brune, sa soeur jumelle.
 

0 tata Mamy

Là c'est l'inverse :

la soeur jumelle, notre grand-tante est à gauche,

notre grand-mère est à droite.

12 décembre 2012

Un vide intersidéral

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Il y a des moments où je me sens dans une solitude inouïe. C’est difficile à décrire avec des mots. Ça ressemble assez au moment qui précède juste une intervention chirurgicale, ou bien celui où on apprend qu’on a une maladie grave. On sait que, malgré les gens qui nous aiment, malgré la famille, malgré les amis, on est seul face à "ça". Tout seul.

Cette sensation de solitude, je l’ai découverte toute petite. Je m’endormais tous les soirs en pleurant, et il y avait ce paradoxe étonnant de la présence de ma petite sœur dans le lit juste à côté du mien, puisque nous partagions la même chambre, de mes parents et de mon frère tout près (nous habitions un très petit logement et mes parents laissaient toujours les portes ouvertes), il y avait donc cette présence des miens, que j’aimais envers et contre tout, et ce sentiment diffus de solitude lancinante, qui me réveillait dans des cauchemars tels que mon père me prenait pour me recoucher dans le lit entre eux deux.

Cette solitude, j’ai cherché à la combler avec quelque chose de palpable. Je me suis mise à réclamer sans arrêt des câlins à ma mère, qui ne savait pas les donner, peut-être parce que personne ne le lui avait montré, ou peut-être pour une autre raison, ça n’a plus d’importance maintenant. Je la prenais dans mes bras, tout le temps, sans me lasser, dans l’espoir insensé qu’elle allait me serrer contre elle. Maman appelait ça "faire la meule" (réclamer incessamment quelque chose).

Plus tard, ce trou béant, j’ai voulu le combler avec de "l’amour". Faire l’amour. Voilà quelque chose de palpable. J’étais remplie, au sens littéral du terme. J’étais remplie, mais dès que ça s’arrêtait je me sentais encore plus seule. Bien entendu, je ne savais pas que c’était ça. J’étais amoureuse, pleine de désirs.. j’étais aussi pleine de vide. Un vide intersidéral.

Je me rappelle un jour, mon amant venait de partir. Je me suis adossée contre le mur, comme en état de choc. J’étais littéralement vidée de quelque chose, mais je ne savais pas de quoi. J’ai glissé le long du mur sans m’en rendre compte, je me suis retrouvée assise par terre, avec ce truc qui béait sur le monde. Il fallait que je referme tout jusqu’à ce qu’il revienne, mes yeux, mon cœur, mon corps, tout. Je n’y survivrais pas.

Bien entendu j’y ai survécu, mais uniquement à ce prix. Me remplir, me remplir "d’amour". Enfin, ce que j’appelais l’amour, ce qu’on appelle l’amour.

Aujourd’hui, quand me vient cette sensation glaciale, cette impression que rien ne pourra jamais apaiser ce froid au cœur, je me roule en boule et j’attends. J’attends parce que je sais maintenant que ça va passer. Qu’il ne faut surtout pas que j’en parle à qui que ce soit ou que je vois qui que ce soit.

Je m’installe dans ma solitude, pas celle qui fait mal, non. L’autre, celle qui est mon amie, celle qui ne me laissera jamais tomber.

Je lui fais un petit nid douillet et chaud. Je lui raconte des histoires. Je lui parle de maman, la maman dont je ne lui avais jamais parlé. La maman qui connaissait peut-être la même solitude que moi ..

6 décembre 2012

La naissance du Père Noël

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Avec sa longue barbe blanche, son rire puissant et son haleine à décoller les papiers peints, on aurait tôt fait de le comparer à un roc, à un chêne, bref à un truc inébranlable depuis la nuit des temps.

Et pourtant. Les apparences sont souvent trompeuses, car le Père Noël, s’il a toujours bien été vêtu de rouge, n’était au départ qu’un jeune homme glabre voyageant sur un ânon.

Mais que je vous narre la chose par son début ..

Il y a bien longtemps était dans une contrée lointaine une ville magnifique qui s’allongeait au flanc d’une falaise abrupte, bercée de soleil et de ciel bleu, répondant au doux nom de Patara. Vivaient là Epiphaneus et Jeanne qui passaient pour les plus fervents croyants de la communauté chrétienne. Pour les récompenser, Dieu dans sa bonté leur octroya le plus beau des cadeaux : un fils, que le couple appela Nicolas.

A peine sorti du ventre de sa mère, Nicolas commença à faire du zèle. Dès le jour de son baptême, il se mit debout tout seul sur ses petites gambettes pour recevoir l’eau sainte. En plus, il ne se mettait au sein de sa mère que les mercredi et vendredi à l’heure fixée par les règles canoniques (permettant ainsi à Jeanne, sa maman, de conserver une poitrine haute et fière et de passer des nuits paisibles).

Devenu grand, Nico se mit en devoir de faire quelques miracles. Le premier eut lieu un jour qu’une femme partie à la messe oublia son enfant dans une cuve d’eau chaude sur le feu. Bon, on peut se demander ce qu’il peut bien se passer dans la tête d’une femme qui colle son gamin dans une cuve d’eau placée sur le feu et qui s’en va à la messe comme si de rien n’était. Enfin passons. Toujours est-il qu’en rentrant chez elle, elle trouva l’enfant sain et sauf qui jouait avec de l’eau bouillante. Nicolas était passé par là.

La fois suivante, ce furent trois sœurs tellement tellement pauvres que leur père ne pouvait pas leur donner de dot pour les marier et du coup, s’apprêtait à les livrer à la prostitution (cela peut sembler radical comme mesure pour des gens extrêmement civilisés comme nous. Mais il est un fait qu’autrefois, et jusqu’à une époque relativement récente (XVIIIe siècle), la seule issue pour une femme était de se marier si elle ne voulait pas finir sur le trottoir..).

Nico, dans le profond de son cœur, ne put accepter cela : il vint secrètement une nuit jeter par la fenêtre de leur maison un sac contenant assez d’or pour la dot d’une des sœurs, et refit deux fois le même geste, vu qu’elles étaient trois. C’est comme ça que les trois sœurs purent convoler en justes noces grâce à lui.

Une autre histoire : un jour, un riche paysan organisa une très grande fête. Il invita de nombreuses personnes. Le diable se mêla à la foule travesti en pèlerin. Au moment où le jeune fils du paysan alla se coucher, le diable se glissa dans la chambre de l'enfant et l'étrangla. Heureusement, Nico alerté par SMS sauta sur son blanc destrier et vint ressusciter l’enfant ..

Mais comme l’on sait, ce sont les meilleurs qui s’en vont les premiers : les Romains décapitèrent Nico le 6 décembre 343, mettant un terme à quatre-vingt-trois années (environ) d’une vie de bonté bien remplie. Du coup l'Église se demanda si elle n'avait pas loupé quelque chose, et se hâta de canoniser Nicolas avant de se mettre toutes ses admiratrices à dos.

Or, à quelques temps de là, des marchands italiens qui faisaient un petit voyage touristique dans le coin trouvèrent bien regrettable que les reliques de ce brave Nicolas dépérissent ainsi loin de chez eux et les ramenèrent à Bari, en Italie, où un chevalier lorrain qui passait par là se saisit de quelques os du saint pour les ramener chez lui.

Et c’est comme ça que d’Asie Mineure, la notoriété du bon Nicolas voyagea jusqu’au nord de la France avant de se propager en Europe, où elle subit les quelques transformations que nous lui connaissons ..

5 décembre 2012

Blindées

 

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Je suis une femme responsable qui se soucie de sa santé, aussi passe-je régulièrement une mammographie.

Me voilà au Centre de Sénologie. Ouaouh ! le monde ! qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? tous les fauteuils de la salle d’attente sont occupés, il y a aussi des femmes debout qui font la queue. Or, à peine pose-je le pied dans la pièce que la dame de l’accueil m’appelle. Chance.

Je m’assieds en face d’elle, elle trie mes anciennes mammos (j’en ai une caisse pleine) pendant que je remplis un papier avec un tas de renseignements. Pourquoi est-ce ? m’inviter à une petite fête ? j’espère que ce sera joyeux.

(elle) bon, Madame Neige je vous fais attendre quelques instants dans la salle d’attente.

Ah.

Où m’assieds-je ?

Nulle part. Je vaque.

Heureusement, elle appelle quelqu’un qui du coup libère une chaise sur laquelle je me précipite, moi et ma caisse de mammographies. Je suis bien contente que ce soit une chaise qui se soit libérée, je me voyais mal devoir m’installer dans leurs fauteuils profonds, profonds, si profonds qu’une des patientes dort en ronflant doucement .. si ça tombe elle est là depuis hier ..

Un quart d’heure s’écoule.

Une demi-heure.

Enfin, au bout d’une heure, la radiologue vient me chercher et me demande de me mettre quasi nue. Je me déshabille donc dans la petite cabine et j’attends sagement qu’on vienne me chercher en me mirant dans le miroir (pourquoi ils mettent un miroir ?? pour qu'on s'admire ???), je regarde mes seins dont je me plains tout le temps qu'ils sont trop petits. Et je me dis "si j'ai un cancer on m'enlèvera peut-être un sein".

Bon ceci dit, personne ne verra la différence.

Forte de cette pensée positive, je fais mes exercices de respiration. Ah, revoilà la manipulatrice. Ah ça pour manipuler, elle manipule ! elle me place sans douceur face à l’appareil et m’écrabouille le sein droit entre deux plaques. Purée, ça fait mal !!!!!!!!! Alors là les filles, vous que j’ai toujours enviées pour vos jolis seins ronds, va falloir que vous m'expliquiez comment vous faites pour supporter ça !!??? Vous comprenez, moi je découvre ! en temps normal ils sont tellement minus que c’est, genre, une fois qu'on l'a trouvé on tire dessus et ya plus qu’à faxer ! Mais là, purée ! j’ai grossi de partout et même des seins ! et elle, pfff, elle me colle le sein gauche dans sa machine de torture maintenant !

Faut faire des clichés supplémentaires, qu’elle m’assène. Misère. Vous le savez vous les filles hein que c’est rarement bon signe quand il faut faire des clichés supplémentaires ???

Enfin passons, elle cliche, puis me demande de retourner devant ma glace avec mes pauvres petits seins meurtris, et d’attendre que le docteur examine.

La revoilà. Elle m’annonce qu’il faut échographier. Purée, je ne la garde pas dans mes relations celle-ci, c'est clair !

Bon, je suis allongée sur la table d’échographie, et je patiente. Moi la moins patiente que la terre ait porté. Ça me fait penser, une fois la sénologue avait vu quelque chose de louche dans le sein. " Bon, ça vous ferait plaisir si je vous fais la biopsie aujourd'hui ?" qu’elle m’avait fait.

Oh bah vous pensez si ça m'fait plaisir !!  je ne suis venue que pour ça !

J’étais donc allongée, comme aujourd’hui sur la table d’échographie. Or, allongée, je suis.. comment dire. Plate (assise et debout aussi, c'est pour ça que je fais beaucoup de mouvements avec les bras : pour pas que ça se remarque). Et la voilà qui avait rappliqué avec sa grosse seringue.

Moi : " vous êtes sûre que vous avez pas le modèle en dessous ?"

Elle, super sérieuse :" faut pas bouger ! déjà que vos seins sont petits si vous bougez je vais le perdre!". Ouais, ben ça se voyait que c'était pas elle qui était sous la seringue !

D'un seul coup j’avais poussé un cri ! elle m'avait perforé une côte !

Finalement elle avait trouvé des kystes qu’elle s’était mise à exploser consciencieusement, tatatatattatatatataaaa !!!! enfin bref ! j’étais sortie de là dedans avec le sein gauche deux fois plus gros que le sein droit ! super sexy la nana ! les mecs tombaient comme des mouches ! (comme d'hab, je sais je sais). Le soir j’avais un hématome avec une jolie couleur moutarde ma foi très seyante, et les piquouzes de biopsie saignaient. Bref. Tout ça pour dire que j’étais pas dans les meilleures dispositions, allongée sur la table à attendre.

Ah. Voilà la sénologue, c’est une nouvelle, je ne la connais pas encore. Qu’est-ce qu’elle me veut à la fin ? c’est insensé, ici, on n’est jamais tranquille !

Donc elle commence. Elle bougonne entre ses lèvres, et je me demande bien ce qui l’inquiète comme ça (du coup ça m’inquiète aussi, pff). Alors je finis par lui poser la question.

(moi) Heu, vous voyez quelque chose de mauvais ?

(sénologue) ya des kystes !

(moi) ah, je suis profondément navrée.. et, heu, c’est grave ?

(sénologue) ben non. C’est juste qu’il y en a plein (puis après un moment de silence pesant) Vous avez été biopsée en 2007 et en 2008 ?

(moi) heu, si vous le dites.. c’est grave ?

(sénologue) ben non. C’est juste que je vois que vous avez été biopsée.

(moi) ah..

(sénologue) (après un long silence pour ménager l'effet dramatique) Bon. Ben tout va bien !

Purée, mais pourquoi elle n’a pas commencé par là ? je respire, je le lui dis. Ça ne lui donne pas le sourire du tout. Je me demande à quoi elles pensent, ces personnes susceptibles d’annoncer de mauvaises nouvelles à des femmes toute la journée.. elles se blindent, ça doit être ça ..

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4 décembre 2012

Ruminage

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J'ai envie de dire : si vous avez envie de vous fendre la pêche, je vous conseillerais fortement de passer votre chemin. Parce qu'en ce moment on ne peut pas dire que je brille par ma joie de vivre. C'est même tout le contraire. Je rumine. Par exemple, je pense à tous ces gens qui me jugent sans arrêt. Qui me juge de manière négative. Je sais, vous n’en revenez pas, alors que je suis si belle et si futée. Mais c’est ainsi.

Déjà, j'étais jugée par ma famille. C’est fou ce que ces jugements ont pu m’enfermer. D’ailleurs je m'y sens toujours, enfermée.

Vu de l’extérieur, ça paraît pourtant simple : ce que les autres disent, je n'ai qu'à pas m'en occuper.

Mais ça marche pas. Ce que les autres disent, ça me touche. Pourquoi ? aucune idée. Je suppose que ça ne devrait pas. Pourtant ça me touche, ça me fout ma journée, ma soirée et ma vie en l’air. Je suis tributaire du regard des autres.

Pourrais-je ne plus l’être ? et si oui, comment ? Car à part les moments où j'étais amoureuse de quelqu'un qui était amoureux de moi et qu’alors j'étais la plus belle, la plus merveilleuse (et aussi la plus niaise, ce qui fait que je n'ai même pas apprécié les deux qualités précédentes, ce qui est ballot, vous en conviendrez), oui, donc, à part ces moments rares et totalement illusoires, les jugements négatifs, c'est drôlement négatif, non ?

En fait, pour tout dire, la question que je me pose le plus souvent est : comment ça se fait qu'on ne me prend pas telle que je suis : super belle, douée et modeste ?? hein ???? Non mais franchement ??

3 décembre 2012

Un plan parfait

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Bonjour les amis,

je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'ai vraiment beaucoup de mal à me motiver ces jours-ci. J'ai froid, je suis fatiguée.. Quand frétillerai-je de nouveau comme une petite pomme de terre dorée rissolant dans une poêle bouillante ??

En attendant, je me suis payée une toile hier, histoire de. Pas beaucoup de choix au ciné de quartier où je vais, j'ai opté pour "Un plan parfait". Comme comédie romantique, c'était romantique. C'était même carrément mièvre - vous connaissez mon immense capacité à ingurgiter ce genre de trucs mais là j'avoue, je me suis un peu ennuyée. Serait-ce le signe d'un mûrissement subit ? (qui a dit : "Il serait temps !!!").

Bon, ceci dit, il y a eu une scène complètement débile, le genre de scène qui me fait exploser de rire, et rien que pour ça, ma foi, je ne regrette pas le déplacement ! (en rentrant quand j'ai raconté ça à mon fils il m'a dit : "Dis-moi pas qu't'as osé ???? dis-moi pas qu't'as ri avec ton rire devant tout le monde ???") (ben quoi ??? qu'est-ce qu'il a mon rire ??).

Et vous les amis ? votre dernier film, votre dernier livre, c'était quoi ?????

28 novembre 2012

Comment se priver de ça ?

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Je vous parlais la dernière fois de ma période "bab cool". Eh bien c’est à ce moment-là que je l’ai connue, à l’ashram de M ***. En fait, au départ j’étais copine de son petit ami, comme on disait (d’ailleurs c’est le parrain de ma fille aînée), mais autant, tous les autres copains et copines de l’époque ont disparu dans la nature, autant notre relation a perduré envers et contre tout. Des fois, l’amitié démarre sur les chapeaux de roue, et s’éteint comme un feu de paille. D’autres fois, elle se bonifie avec le temps, comme le vin - notre amitié est de celles-là. Et pourtant.. il y a eu mon divorce, il y a eu le sien.. des longs moments aussi sans qu’on se voit et pendant lesquels, sans le savoir, on a eu en même temps un deuxième, puis un troisième enfant ...

Oui, Domi est ce genre d’amie avec laquelle des petites choses subtiles se passent, qui ne s’expliquent pas, "parce que c’était elle, parce que c’était moi"?

Il y a deux ans, je lui ai envoyé mon premier livre, mon bébé. Notre amitié est contemporaine de la quasi-totalité des récits. Certaines scènes dont elle n’a pu que reconnaître les protagonistes ont dû la faire bien sourire..

Elle avait pris son stylo. Car comme moi elle aime, malgré internet, continuer à envoyer des vraies lettres écrites sur du vrai papier.

"J’ai lu ton livre d’une traite, j’en avais les yeux tout bouffis, je savais plus où j‘étais... j’ai laissé passer quelques jours pour essayer de totalement l’oublier puis je l’ai relu. Je me suis délectée de tes aventures amoureuses, te revoyant devant G. ou t’imaginant complètement face à ces hommes, amoureuse, paumée, larguée, sens dessus dessous, au paradis et en enfer, mais tout à fait dans l’amour. Ton écriture m’a fait sourire, réfléchir, mais surtout comprendre que dans le fond, les femmes se ressemblent lorsqu’elles aiment.. Elles se ressemblent dans leurs rêves.. et toi, t’en as toujours eu à revendre !! En tous les cas un grand bravo pour ton audace, j’ai senti comme tu t’es libérée et tu ne peux pas savoir combien je suis fière de toi (excuse, ça fait gnangnan mais je sais qu’il t’a fallu du courage pour mener ce projet de livre jusqu’au bout)".

Là, ça faisait trois ans qu’on ne s’était vues. Vous savez comment c’est la vie, c’est pas qu’on ne pense plus aux amis, mais on laisse les jours passer, voilà.

Et puis m’est venue l’envie d’écrire un petit texte sur Dominique pour ma rubrique sur vos prénoms. Et franchement, je vous jure que c’est vrai, à peine j’ai eu posé le point final, le téléphone sonne, c’était elle, c’était Domi, elle me dit le temps passe et on ne prend pas celui de voir ceux qu’on aime, est-ce que je peux venir te voir ?

Du coup nos petits-enfants ont fait connaissance entre eux, c’était drôle de découvrir sa petite-fille, d'y revoir sa fille, et pour elle de voir la mienne dans le plus jeune de mes petits-enfants. C’était de la vie, c’était du plaisir, comment se priver de ça ?

 

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Et pour vous ?

Des amitiés, des rencontres précieuses ??

 

 

25 novembre 2012

Ondoyés par des esclaves

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Lorsque j’étais jeune, j’étais ce qu’on appelle une bab cool. On peut se demander comment une petite nana comme moi, super bien dressée par son papa et rangée des voitures (interne à l’EN depuis l’âge de 14 ans dans la plus stricte discipline), a bien pu virer sa cutie.

Eh bien tout a commencé par la rencontre d’un Normalien, qu’un jour par extraordinaire une sortie avait été organisée entre les filles et les garçons, exception s’il en fut car notre directrice voyait en la mâlitude le diable personnifié.

Or ce garçon, outre des cheveux longs qui déparait considérablement dans le décor, s’adonnait au fumage de pétards et autres joyeusetés autrement plus tentantes que les épinards immondes qu’on nous servait à la cantine. On était censés ce jour-là faire un jeu de piste ou autre truc tout aussi passionnant, et je me rappelle que, rébellion suprême, on s’était assis tous les deux dans un coin de forêt, lui avec son regard comme une voûte céleste nocturne (il avait les yeux noirs) penchée vers le mien plein de curiosité. Ses beaux cils battaient au-dessus de notre rencontre, comme lentement ondoyés par des esclaves.

A y est.

J’étais sous le charme.

Il me parla de Timothy Leary, et c’est de ce jour que je commençais à griffonner "Turn on, tune in, drop out" un peu partout sur mes cahiers, même si je n’en saisissais pas totalement le sens.

Puis le rabat-oij de prof nous était tombé dessus en prétendant qu’il nous cherchait depuis des heures, que ça allait nous coûter la sortie du week-end au lieu qu’on rentre dans nos home, mais ça y était, j’étais comme qui dirait transformée et la bave de crapaud du prof n’atteignait pas la juvénile colombe que j’étais encore.   

Puis il y avait eu le récit écrit par un journaliste au sujet d’une jeune droguée qui avait côtoyé Gabrielle Russier aux Baumettes. Dans la foulée j’avais aussi lu tout Gabrielle Russier et j’avais été toute étonnée de découvrir un monde où on pouvait aimer hors des chemins battus.

Pour fêter ça j’avais décidé de modifier mon apparence. Vestimentaire, d’abord : j’avais troqué les  jupes bleu-marine/chemisier blanc contre le "bén patte d’éph" en bas desquels je cousais avec application, la langue dépliée jusque par terre, des OM en coton coloré (c’est la seule fois de ma vie où j’ai fait de la couture, faut pas rêver quand même !).

Capillaire ensuite : un jour de pétage de plombs comme ça ne m’arrive absolument jamais je m’étais coupé les cheveux rageusement à coups de ciseaux, cheveux que j’avais jusqu’alors très longs. Quand j’ai vu ma tête après, j’ai compris que c’était la pire idée que j’avais jamais eue, mais c’était trop tard, je ne ressemblais plus à rien (ça n'a pas changé depuis).

Le plus bizarre en fait, c’est que je m’étais mise à fréquenter des babs mais que je ne touchais pas à la drogue. J’avais, une fois, une seule, testé le shilom (Baum Shankar). Pas de cieux qui s’ouvrent ni de paradis psychédélique. J’ai compris depuis qu’en fait, il était inutile de chercher à modifier un état dans lequel je suis naturellement.

Donc, mes fréquentations changèrent. Un monde nouveau s’offrait à moi. En la personne d’amis vivant en communauté, tous adeptes de M*******.

Le concept était super chouette : détox, bien-êtrox et partageox.

Tout le monde mangeait ensemble, au son de la cloche qui finissait de tintinnabuler pour que toute la clique se radine en prononçant des Om concentrés.

Tout le monde s’aimait et aimait tout le monde (surtout les petits amis des autres).

Bref, c’était super chouette. Y avait même un Nirvanox de promis. Sauf que personne n’a eu le temps de le trouver, la communauté ayant splitté avant.

Vous allez me dire, bien sûr c’est facile de critiquer comme ça, t’étais même pas dedans. C’est vrai, j’étais pas dedans. C’est justement pour ça que j’ai vu. J’ai vu qu’il n’y avait plus rien à voir, car sur la fin, faut bien le dire, la communauté brillait surtout par son absence de communautaires, Machin s’étant tiré avec Trucque enceinte de Bidule resté tout seul à mâcher son tofu.

De ce jour, j’ai continué à porter des robes à fleur et des sabots, mais j’ai laissé tomber toute velléité de partageox.

La vie est bien trop courte pour se la compliquer, pas vrai ?

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24 novembre 2012

Dure au mal

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Il y a une chose qui m’a marquée lorsque j’étais gamine, c’est ma grand-mère qui me répétait inlassablement le regret qu’elle avait de n’être pas allée à l’école. Non mais, vous imaginez, aujourd'hui, un de nos jeunes nous dire : "Ouaich, Môman m'empêche pas d'aller à l'écooooooole !!!!" ????

Mon aïeule avait eu une nombreuse fratrie, et sa mère, pour mettre un peu de beurre dans les épinards, prenait des nourrissons (elle en a eu 32 en tout !) c’est-à-dire qu’elle nourrissait au sein des nouveau-nés que leur propre maman ne pouvait allaiter. Cette plaisanterie pouvait durer deux années, voire plus, si bien que la maison ne désemplissait pas. Avec une telle marmaille l’ouvrage ne manquait pas, et c’est la raison pour laquelle mon arrière-grand-mère gardait sa fille à la maison pour aider. Ça serait aujourd’hui, clair, elle aurait été dénoncée aux services sociaux ! mais les services sociaux n’existaient pas, et c’est comme ça que devenue grand-mère la mienne lorgnait sur mes cahiers avec dans ses tendres yeux bleus toute la tristesse du monde.

De la tristesse, ma foi elle en a connu dans sa vie, même si, comme elle disait, elle était "dure au mal".

Ça avait commencé avec son premier amour, qui s’est avéré être aussi le dernier. A la période qu’on appelle aujourd’hui adolescence, elle est tombée folle amoureuse de celui qui deviendrait mon grand-père, amoureuse et accessoirement un peu enceinte. A quinze ans, c’était une pure blonde à la peau diaphane avec de grands yeux azur. Des yeux de myope. Ce sont les plus doux, m’a-t-on souvent dit.

Quinze ans, donc. Et cet air que certains ados d’aujourd’hui arborent à grand renfort d’extasy, ma Mamy l’avait naturellement : regard rêveur, transparent, pailleté d’étoiles.

Mon grand-père maintenant : le Don Juan du coin. Dix-sept ans, le cheveu noir, hérité d’une lointaine, mais noble, cousine basque, l’œil de braise, le menton fier, un je ne sais quoi d’altier dans le port de tête. Le genre de celui qui a gagné le gros lot à la loterie génétique. Tous les attributs que l’on croyait morts avec Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde, mon futur grand-père les a. Ajoutez à cela une loyauté sans faille, gourmand de la vie, en toutes circonstances il va droit au but. Il ne s’embarrasse jamais de fioritures, et même s’amuse à surprendre, voire à choquer : maintenant vous avez une petite idée de l’homme que fut mon grand-père. Que dire encore ? qu’il était impulsif, impatient, que ses colères étaient pourtant vite oubliées, qu’il était incapable de rancune et surtout d’hypocrisie. Oui, mon grand-père était tout, sauf ennuyeux. Certes, ma grand-mère en a fait les frais, car en amour, s'il aimait pour la vie, le problème, c'est qu'il aimait souvent ..

Mais revenons à nos ados de l’ancien temps. Au cours d’un bal. Bien sûr, comme ma Mamy n’a que quinze ans, son grand frère la chaperonne... Mais bon, il faut croire que des obligations l’ont appelé ailleurs, le grand frère, parce qu’aussi sec, mes futurs grands-parents qui sont pourtant bien jeunes se connaissent (au sens biblique, veux-je dire). Et se mettent à ne plus voyager que sur une mer de phéromones. C’est ma grand-mère, surtout, qui n’arrive plus à atterrir. Genre de petite nana à avoir avalé le résumé de Roméo et Juliette. Le bout de ses doigts, de son cœur, de son esprit, la moelle de ses os semblent complètement imprégnés de lui. Il est devenu sa première et sa dernière pensée de la journée.

Et bien entendu, ce qui devait arriver arrive. Sous forme de menstruatum interruptus merdouilloum. En trois jours de temps, les valises sous les yeux de ma Mamy ressemblent aux autoroutes qui ne sont pas encore construites dans le coin.

La mère de ma mamy est du genre pragmatique : elle attrape sa blondinette par la main et va aussi sec exprimer ses revendications (matrimoniales) aux pieds d’Olympe (ma future arrière-grand-mère). J’avoue, déjà rien que son nom fait frémir.

Olympe éclate de rire, dévoilant une quantité phénoménale de dents. Comme elle parle chtimi, la traduction approximative donne ceci :

"Min garchon est trop jeune pour se marier, il doit vivre sa vie ! J’ai lâché mon coq, il fallait rentrer vos poules !"

Et elle conclut l’entretien par un sourire rectangulaire.

Ma petite Mamy s’effondre dans un torrent de larmes. Ça lui sort par les yeux, par le nez, par les oreilles (si si). Au terme des neuf mois réglementaires, et même plus précisément de huit mois, un fils vient au monde, qu’on n’appellera jamais autrement que Pépette, ce qui veut dire poupée en chtimi (déjà que tous ces événements contrariaient bien mon grand-père, en plus c'était un gars alors qu'il voulait une fille !!!)

Mais l’homme que fut mon grand-père vit dans le présent. C’est ce qui fait sa force. C’est ce qui lui permet de toujours repartir, de redémarrer avec un enthousiasme intact. Il marche à grands pas rapides, se tenant très droit, le nez au vent et la tête rejetée en arrière. Son regard est franc, sa poignée de main énergique. Un tic ? il aime se passer la main dans les cheveux, qu’il a drus. Il est toujours en mouvement.

Alors, même si aujourd’hui il n’a que dix-neuf ans et que cela va changer tout le cours de sa vie, il ne pense pas au futur : le 12 février 1927, il épouse la blondinette qui lui a donné un fils, comme l’exige son père. 

Et n’en continue pas moins de vivre sa vie "de jeune homme". Car mon grand-père a besoin de se sentir libre. Toujours.

En août 1933, ma grand-mère qui a 24 ans se retrouve enceinte. Elle veut "faire passer" le bébé, comme elle l’a fait pour tous les autres. L’amour qu’elle vit avec son bien-aimé est à l’image du couple qu’ils forment : pétri d’orages, de discussions houleuses, d’obstacles. Si c’est la paix, c’est une paix armée. Ou mieux : l’armistice entre deux combats. Ma grand-mère jeunette navigue dans le tout ou rien. Elle serait capable de manifester un dévouement aveugle à son mari, seulement voilà : cet homme-là tient à sa chère autonomie et Mamy ne se sent ni respectée, ni acceptée. Mais mon grand-père est entier. Il ne tergiverse pas : il veut des enfants, beaucoup d’enfants. Il pense comme son père que les enfants, c’est la vie. Alors, il en fait à sa femme.

La mère de ma grand-mère (la nourrice), si maternelle, essaie aussi de convaincre sa fille. "Garde le bébé, je te l’élèverai..". Mamy ne veut rien savoir. Elle saute dans les escaliers avec le secret espoir que l’enfant va se "décrocher".

A-t-il fallu qu’il ait envie de vivre, mon papa, pour naître quand même envers et contre tout ?

Pendant ce temps, en Allemagne se profilent des événements extrêmement inquiétants. En 39, mon grand-père est mobilisé. Les gens s’enfuient sur les routes, se cachent, n’importe où, la tête folle, les yeux perdus. Marcher, jusqu’où ? ne pas s’arrêter tant que l’insupportable bruit de mort subsiste, tant que les avions piquent, que les chars mitraillent. Les enfants, les femmes tués au passage des ponts. On ne connaît même pas leurs noms. Ils n’ont pas d’identité, pas de visage.
Le flot des réfugiés grossit chaque jour. Les Allemands détruisent tout sur leur passage ! il faut fuir pour échapper aux "Boches",  tout ce qui peut rouler est utilisé : automobile, chariot, brouette, bicyclette, voiture d’enfant ..

En juin 1940, mon grand-père est capturé en Alsace, où il reste près de deux mois, puis emmené dans le stalag de Dortmund en Allemagne. A son arrivée, il est fouillé, on lui confisque ses papiers, on l’envoie prendre une douche de désinfection puis il est pris en photo. On lui donne une plaque avec un numéro matricule qu’il devra toujours avoir sur lui, de jour comme de nuit. Sur la plaque est marquée le nom du stalag (VI/D) et son n° de matricule : 24143.

Il restera dans ce camp trois longues années, trois années qui vont agir sur lui, lui l’amoureux de la liberté, lui pour qui l’indépendance est toute sa vie, comme un poison subtil. Quand il reviendra auprès des siens, ce sera un autre homme, transformé à jamais. Lui si léger, lui qui aime tant la vie, le voilà violent, suspicieux, jaloux, taciturne, enfermé dans une souffrance que rien ne peut soulager.

Pour ma grand-mère, pendant ce temps, la vie est dure. Seule pour élever ses deux fils, elle passe son temps à la table à repasser (elle tient une teinturerie). Ah, le travail ne lui fait pas peur ! et c’est la leçon que retiennent ses garçons, mon père, du haut de ses 5 ans, et Pépette, qui en a 13. Eh oui, ma Mamy si chaleureuse n’est pas une tendre maman. Elle n’a pas le temps. La guerre lui a volé son mari, il faut que l’argent rentre, les temps sont durs avec toutes les restrictions imposées par les Allemands qui permettent à peine d’acheter de quoi se nourrir. On manque de tout, car une grande partie de la production française est réquisitionnée pour les soldats allemands mais aussi pour la population en Allemagne. Il y a bien le marché noir, mais ça coûte cher. Il faut donc travailler. La boucle est bouclée.

Et puis il y a la peur : la peur des bombardements, mais surtout la peur des violences commises par les Allemands. Si Pétain collabore avec l’Allemagne, le Général de Gaulle, lui, pense que la défaite de la France n’est pas définitive. Le 18 juin 1940, il lance, de Londres, un appel à la résistance des Français. Il les encourage à venir le rejoindre pour continuer le combat contre l’Allemagne nazie. Peu nombreux, ces hommes forment les Forces Françaises Libres. Ils combattent durant toute la Seconde Guerre mondiale aux côtés des Anglais. D’autres personnes décident de continuer le combat sur le sol français, comme mon oncle Pépette qui a alors quinze ans.

Ces activités sont dangereuses car les hommes de la Résistance sont impitoyablement pourchassés par les polices françaises et allemandes. Ceux qui sont capturés sont exécutés ou envoyés en Allemagne dans des prisons ou des camps de concentration.

Mon grand-père est libéré en juillet 43. Les retrouvailles sont à la hauteur des souffrances de chacun. Mon grand-père a quitté deux garçons de 5 et 13 ans, il retrouve deux jeunes étrangers qui en ont 9 et 17, et dont l’aîné le toise, lui qui a su ne pas baisser la tête devant l’ennemi. La violence surgit dans le foyer, avec son cortège de souffrances. C’est à partir de ce moment que mon père s’enferme dans la solitude et les études...

 

Vous devez vous demander pourquoi je vous raconte tout ça ? eh bien parce que je pense à ces vies d’autrefois tellement moins confortables et ô combien moins épanouissantes .. que dire en effet de la position de nos grand-mères à la merci du bon vouloir de l’homme, père ou mari ? Séduite, épousée ou non, délaissée, rejetée ..

Je ne suis pas en train de faire l’apologie de "c’était mieux avant", justement non ! Je me dis simplement qu’aujourd’hui nous bénéficions de tant de possibilités d’être heureux, ou en tout cas de ne pas être malheureux, mais cela nous semble tellement acquis et légitime que non seulement on ne les apprécie guère mais en plus on se crée bien souvent des souffrances qui n’existent que dans notre mental ..

Vous ne trouvez pas ?

22 novembre 2012

Tenace

7-alsaciens mai 1961

 

C’est ma petite sœur, donc en toute logique c’est elle qui devrait apprendre des trucs de moi, son aînée pleine de sagesse. Ben même pas !

Par exemple, c’est ma sœur qui m’a ouvert aux merveilles de la blogosphère, chose pour laquelle je me prosterne infiniment à ses pieds (enfin, je me prosternerai à ses pieds dès que ma gencive aura dégonflé).

Oui, je n’ai pas peur de le clamer à la face du monde entier : c’est grâce à elle, à sa ténacité (six mois, qu’elle a mis à me convaincre !), grâce à la richesse des partages et aux crises de délires et de rigolades réflexions intellectuelles profondes, que mon écriture s’est enhardie, épanouie, bref, en un mot : bonifiée.

D’ailleurs, à propos d’écriture, c’est elle aussi qui m’avait fait découvrir Paroles Plurielles, atelier auquel elle participait (si vous voulez, vous pouvez lire ici mon premier essai).

Alors, en un mot comme en cent, ma petite sœur je te dis :

 

Merci !

 

Quand Coum’ a fermé son atelier, Brie a eu l’idée d’en refaire un et c’est comme ça qu’Au Clair de la Plume est né. Une petite visite ? <<<< CLIC <<<<<<

20 novembre 2012

Régime forcé

Coucou les amis,

J’ai fait connaissance pour la première fois de ma vie avec une stomatologue samedi dernier. Elle a eu la bonté de me recevoir aux aurores, j’étais sa première patiente, particulièrement impatiente, je vous prie de croire !! vu qu’elle avait la lourde tâche de m’alléger d’une de mes dents et qu’ainsi je la bénisse jusqu’à la fin de mes jours.

Alors je vous dis à quoi ressemble une stomato (tout au moins la mienne) : jeune, brune et très dynamique (j’opterais pour une Gémeaux, très aérienne, voyez comme genre). A peine me convie-t-elle à la suivre qu’elle a disparu dans un tourbillon de blouse blanche.

Pour la suite purée ça a été vite. Pas de petit café, pas de papotage, rien. Elle m’invite à m’asseoir dans le fauteuil rouge qui trône au milieu de la pièce vide (il n’y a vraiment rien d’inutile dans le cabinet de cette femme, elle devrait donner des consultations de déco zen), puis me demande d’ouvrir la bouche (je ne la connais pas, moi, après tout, alors j’avais tout fermé, les yeux et la bouche). Je l’ouvre (la bouche), mais uniquement parce qu’elle me l’a demandé très gentiment.

La chose est vite et bien faite. Je n'ai rien senti (Violette, tu avais raison !!). Qu’elle soit bénie sur plusieurs générations.

Je ne suis même pas relevée du fauteuil qu’elle a déjà disparu dans le couloir qui mène à sa secrétaire. Bon en même temps elle m’a collé une compresse dans ce qui fut autrefois une dent avec interdiction d’ouvrir la bouche pendant une demi-heure, alors pour les commérages ...

Bien, alors à la demande de Clo, je vous mets une petite photo :

hamster-eating-broccoli

Eh oui, comme vous constatez, je remange !!!

Chance !!!

Ceci dit avec ce régime forcé d'une semaine j’ai perdu quatre kilos !!!! faut toujours voir le bon côté des choses, pas vrai ?

 

Et vous les amis, come sta ???
18 novembre 2012

Pause

chutes

Ce petit mot juste pour vous dire que la pause risque de se prolonger quelques jours. Je viens de passer quatre jours et quatre nuits avec la douleur. Une douleur hallucinante.

Je vous remercie de vos gentils petits mots et de vous être inquiétés pour moi.

Prenez soin de vous mes amis, la vie est précieuse, et si courte.

12 novembre 2012

Mon Amérique à moi

Cette nuit, je dormais tranquille pomme-chips sans embêter personne (comme je fais toujours) quand soudain, purée une de ces douleurs !!!! mes dents, c'est à se demander à qui elles prendraient la tête si j'étais pas là !!!

Il était genre, 3h et demi-4h, bon OK je suis matinale mais là quand même ça faisait tôt ! Néanmoins je me lève pour me brosser les quenottes, des fois que. Tu parles !!!

Et brossant je relève la tête, me mire in ze mirror,

rouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhh !!!!!!!!!!!!

C'est quoi ça ???

hamst

Ben oui, c'est moi !!! la noix dans la joue en moins parce que chez moi, tout est naturel !!!

Bref, il a fallu que j'attende une heure décente avant d'aller squatter le cabinet de ma chère dentiste, qui en moins de trois secondes était devenue ma déesse, mon tout, mon Amérique à moi, enfin, jusqu'à ce qu'elle m'annonce que suivant la tournure qu'allaient prendre les événements, elle allait être obligée d'extraire la dent !! oui oui, l'extraire, c'est eg-zac-te-ment le mot qu'elle a dit, un mot que j'exècre, allez savoir pourquoi !!!!!!!!

Quand je pense à tous ces jours que j'ai passé sans avoir mal et sans même l'apprécier, quand je pense à toutes ces nuits où j'ai dormi du sommeil de l'innocence sans imaginer une seule seconde ce qui se tramait au sein même de mon propre moi !!

Misère de misère, dire qu'il va falloir en repasser par là ..

9 novembre 2012

Compliqué

bleu

Je me demande pourquoi les relations entre humains sont tout le temps si compliquées. Pourtant la plupart du temps dans nos contrées on dispose d’un certain confort matériel. Cela devrait nous libérer l’esprit pour pouvoir vivre sereinement.

Au lieu de ça, on se torture pour des choses qui au final, n’en valent pas la peine.

Car si on fait le bilan, que reste-t-il de toutes ces heures passées à se torturer et à torturer l’autre ?

6 novembre 2012

Angie

P1020265

Hier lorsque je suis arrivée à la piscine nous n'étions que trois nageurs dans le bassin, quand ôô surprise, voici que s'élèvent autour de nous les notes de la chanson Angie (jeune lecteur, laisse tomber, tu ne peux pas connaître ;-)).

Eh oui, vous avez bien lu : grâce au peu d'affluence, l'un des maîtres-nageurs avait pris sa guitare tandis que l'autre sifflait, nous régalant d'airs variés, l'espace du bassin offrant une sono plus qu'acceptable. Je n'ai pas boudé mon plaisir, croyez-le bien !! c'était la première fois que je cumulais celui de nager et d'écouter de la musique !!

Et vous les amis, un plaisir insolite à partager ?

4 novembre 2012

Amo Italia

File0001

J'aime, j'aime, j'aime l'Italie ! Encore une chose que mes parents m'ont "légué", cette passion qui réveille tant de souvenirs délicieux.. et le hasard, qui n'est pas avare de facéties, m'a donné un gendre d'origine italienne !

C'était les vacances, et pourtant nous nous levions tôt, réveillées par la chaleur étouffante sous la tente que je partageais avec ma soeur - les températures l'été pouvaient facilement atteindre les 30 ° !! mamamiaaaaaaaa !!!

On commençait par aller se baigner direct, avant même le p'tit déj ! Mar Adriatico, Mar Ligure, Mar Tirreno, Mar Mediterraneo, à nous !!!!!

Régulièrement, on allait rôder près des tentes avoisinantes pour voir si on se trouvait des copains ou des copines. C'est en Italie que j'ai rencontré celle qui deviendrait ma corres anglaise chez qui finalement je ne suis jamais allée (le voyage pour l'Angleterre coûtait cher et le Tunnel sous la Manche n'existait pas encore). On sympathisait facilement avec les autres enfants à l'époque, je me demande si c'est toujours le cas, ou si la peur occulte tout ..

Après la baignade matinale, on prenait le petit déjeuner. Mon père était très ferme sur ce qu'il pensait qu'on devait prendre (un bol de lait et des tartines, or, pendant les vacances c'était pas du vrai lait mais du lait Nestlé en tube dans de l'eau chaude : beurk !), heureusement pour moi, ma mère intervenait parfois, parce que le lait Nestlé dans de l'eau chaude, ça me flatte !!

Ensuite on partait en vadrouille sous un soleil de plomb : Rome, Paestum, Vérone .. purée, je mourais de chaud et de soif !! on n'avait pas d'eau, et quand par hasard on tombait sur une fontaine au milieu des ruines, c'était pour y lire que l'eau n'était pas potable !!

 7Pompei0305sG2

Et les fromages ? mazette, quelle déception que leurs fromages, pour nous les filles d'une "Suissesse" : la première fois qu'on a mangé de la mozarella, on croyait que c'était du papier mouillé..

On avait aussi le droit aux gelati, les glaces dites "à l'italienne", qu'à cette époque on ne trouvait qu'en Italie !

- Vérone : j'en ai un bon souvenir, peut-être parce que c'est dans le Nord de l'Italie et qu'on avait moins chaud ;-)

On avait visité le (soi-disant) balcon de Juliette, ainsi que le tombeau de Roméo et Juliette ..

Balcon de Juliett

J'étais déjà très "monde des bisounours", faut dire ..

J'avais lu le "Roméo et Juliette" de Shakespeare, merveilleusement interprété dans le film de Zeffirelli par Olivia Hussey et Leonard Whiting,

romeo

et je m'étais même procuré le 33 T de la bande sonore originale du film (en anglais) (on n'allait pas au cinéma à l'époque, donc je n'ai découvert ce film que récemment, une rediffusion à la télé !)

33 T

- le Vésuve : on était montés jusqu'en haut du volcan avec un guide (le morceau de lave que ma mère avait ramené est maintenant chez moi).

vésuve 1964

5PICT4580vesuve64

8PICT4582vesuve64au pied du Vésuve, on mange de la pastèque

(on en mangeait à toute heure ;-))

vesuve

L'éruption de ce volcan en l'an 79 avait enseveli entièrement la ville de Pompéi, créant ainsi une gaine protectrice sur les corps des habitants qui a permis l'oubli de la ville pendant 1600 ans. Purée ça m'avait vraiment marquée tous ces corps pétrifiés sur fond de aqua aqua per favore et par pitié aquaaaa !!!

 7momification homm Pompei

 7pompei22

Quant on l'a découverte au XVIIe siècle, on a retrouvé Pompéi mieux conservée que si la catastrophe ne s'était pas produite : les fouilles ont permis d'exhumer une cité florissante dans un état de conservation incroyable. On pouvait pas en dire autant de moi, qu'est-ce que j'ai pu crever de soif dans ce pays !!! c'est le seul point noir ..

- la Tour de Pise : à l'époque, la Tour de Pise n'était pas fermée au public. On a donc monté ses 293 marches qui tournicotent jusqu'au sommet !

fond-ecran-tour-de-pise

Et, sur fond de  "No No l'Eta", d'autres souvenirs merveilleux comme Venise,

 venise_gondole2

.. Capri .. Ah, Capri et sa grotte bleue ! vaguement associée à une amourette de vacances, comment s'appelait-il déjà ? Ugo ... Et je vous prie de croire que la réputation de dragueur des Italiens n'est pas usurpée !

 grotte bleue

 
Ah che si !!! AMO ITALIA !!!
3 novembre 2012

Désastre

Ya quelque chose qui m’énerve vraiment chez moi, c’est que je démarre toujours au quart de tour. On pourrait supposer que l’âge et quelques cheveux blancs allaient me mettre du plomb dans la cervelle.. ben pas du tout !!

En ce moment, je pense beaucoup à tous ces gens de l’autre côté de l’Atlantique, qui n’ont plus rien. Il y a les dégâts matériels, mais il y a aussi tout le désastre intérieur, pour certains irrémédiable. Mon Dieu. Et moi, qu’est-ce que je fais ? je pars en vrille pour un petit commentaire ! ma pauvre fille, tu n’as vraiment aucune pudeur !

Ben oui parce que figurez-vous que ce matin, j’ai trouvé un commentaire un peu particulier, et j’ai commencé à me dire des trucs aussi débiles que "je ne me sens plus libre d’écrire, je vais arrêter mon blog et aller en faire un autre, et patati patata.."

Purée !! quand je pense au mal que je me suis donné à reposter tous mes textes depuis 2007 quand j’ai décidé de refaire mon blog !! et faudrait que je déménage ?? heu, pourquoi déjà ?? agresse-je quelqu’un ?? tiens-je des propos pornos ? ah mais non, j’ai juste un nouveau lecteur qui se retrouve dans des tas de choses qui ne lui plaisent pas du tout. Mais dans quoi ? on n’en sait rien. Je me suis bien creusé la cervelle ce matin, et je n’ai pas trouvé. Je parle beaucoup de mes parents, bon ils sont morts tous les deux, peut-être je ne devrais pas mais d’une part c’est quand même MES parents et d’autre part c’est MES parents alors je fais ce que je veux !

Pour le reste c’est un mystère, et je vais vous dire un truc, je crois que ça le restera parce que j’ai décidé de continuer à écrire sur mon blog, et si d’aventure ça ne plaît pas à quelqu’un, je suis sûre qu’il sera assez grand pour passer son chemin !

P1020472

Pour fêter ça je vous mets une petite photo, je suis allée marcher pour me vider la tête (c'est très efficace) et surtout toute la colère que j'avais en moi. Le ciel était bleu, magnifique, et les feuilles des arbres en cette saison ont des couleurs merveilleuses (bon Ok ya pas d'arbre sur ma photo, ben c'est comme ça !).

Bonne soirée les amis !

2 novembre 2012

Un atout formidable

blonde etang

 

 
D  E

 

 

Chaleureuse, optimiste, ouverte, Dominique est un modèle de générosité, douée d’un immense appétit pour la vie. Idéaliste notoire, elle cherche toujours à faire le bonheur de ceux qu’elle aime. Sa susceptibilité se froisse facilement si vous remettez ses idées en question, mais c’est paradoxalement ce qui fait sa solidité, la nature même de cette confiance inaltérable qu’elle accorde d’emblée aux autres.

Attirant à elle toutes les sympathies, Dominique est de celles à qui l’on demande conseil, sur qui l’on se repose, tant son jugement est sensé. Son libéralisme bienveillant s’accompagne cependant d’une certaine intolérance : respectueuse des lois et des cadres qu’elle n’apprécie guère qu’on transgresse, si elle le fait elle-même c’est qu’elle aura renoncé, pour une raison ou une autre, à la droiture et à l’honnêteté qui la caractérisent.

Joviale, elle apprécie tous les plaisirs de l’existence, notamment ceux de la table. Elle adore le mouvement : la dépense physique lui est aussi nécessaire que le besoin d’espace. Si on l’empêchait de bouger, si on l’entravait d’une manière ou d’une autre, elle serait très malheureuse.

Rebelle à toute discipline, Dominique s’applique parfois à choquer ou surprendre son entourage. Elle a de l’humour, une merveilleuse franchise et un exceptionnel sens de l’amitié. Sa curiosité intellectuelle la pousse d’abord à se passionner pour de grandes idées philosophiques pour ensuite les défendre avec une fougue parfois bruyante.

Mais elle est aussi attirée par l’action, par tout ce qui sort de l’ordinaire, et c’est dans une vie trépidante, remplie d’imprévus et de nouvelles connaissances, qu’elle s’épanouit le mieux.

En effet Dominique a tendance à l’expansion dans tous les sens du terme. Elle est large d’esprit et se met volontiers au service de la communauté, cherchant ce qui pourrait améliorer le confort d’autrui, usant de son influence pour protéger les plus faibles et les plus démunis.

Elle adore aussi effacer les limites imposées par la géographie et sillonner la planète dans tous les sens, toujours heureuse de découvrir de nouveaux horizons et de rencontrer des gens différents.

Dominique étant d’une rare curiosité, tout attire son attention, même s’il peut arriver qu’elle ne la maintienne pas longtemps pour cause de léger problème de concentration et d’une tendance à se disperser que l’on retrouve parfois dans d’autres domaines de son existence.

Enthousiaste et chaleureuse, Dominique s’emballe facilement et a des affections aussi nombreuses que variées. Elle idéalise ceux qu’elle aime, les pare de toutes les qualités, veut les aider et faire leur bonheur. Très partageuse elle n’est pas jalouse ni envieuse et encore moins possessive. Cependant, l’honnêteté et le respect de la parole donnée devront présider à toute relation faute de quoi elle se désintéresse aussi facilement qu’elle s’est enflammée.

Indépendante, ne souhaitant pas s’encombrer de trop de chaînes, elle a besoin de mouvements et d’espace.

Malgré son impulsivité, son courage et son envie de braver tous les dangers, Dominique est sensée et sait ne pas se mettre en mauvaise situation. Même si l’insouciance dont elle fait preuve parfois a de quoi inquiéter, on se rend très vite compte qu’elle repose sur son inébranlable assurance, sa foi en l’autre qui restera toute sa vie un atout formidable.

1 novembre 2012

Mulan

PC037767

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