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le blog de Ambreneige
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4 septembre 2010

les Sables

Pourquoi les Sables d'Olonne ?

remblai

D'abord parce que, comme je vous l'ai raconté ici,

j'y ai été conçue.

puits_enfer

Ensuite parce que c'est le premier endroit

aout_56_les_Sables

où je suis partie en vacances..

aout_56_Nad_Sables

.. et où j'ai découvert ..

photo_stella_les_Sables

.. la mer !

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.

aout_56_Sables_Pa_Nad

.

aout_56_Nad_Pa_Martine_les_Sabl

(à côté de mon père, sa cousine Martine)

En fait,

mon père y passait l'été avec sa tante..

Papa_14_ans_Sables_d_Olonne_sept_48

.. lorsqu'il était jeune.

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Papa (15 ans) avec son cousin Jean-Pierre

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Papa (16 ans), toujours avec Jean-Pierre

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17 ans ..

Papa_les_Sabl_aout_52

18 ans

L'endroit assurément lui plaisait beaucoup, parce que lorsqu'il a rencontré Maman qui adorait camper (dans le Sud de la France), il s'est empressé de l'y emmener.

aout_56_les_Sabl_Man_Pa

Et c'est donc là que les atteignants ..

aout_56_les_Sabl_Maman

s'atteignirent

aout_56_les_Sabl_Papa_Nad

et ce ne fut pas pour me déplaire

aout_56_Sables_Man_Nad

de voir enfin de mes yeux vus

puit_d_enfercath_blogspot

l'endroit où je leur vins au monde.

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21 août 2010

La vie d'une autre

la_vie_dune_autreÇa fait des semaines que j’avais envie de lire ce livre, et chaque fois que je me pointais dans la librairie de ma ville, comme par hasard le dernier exemplaire venait d’être vendu. Je ne sais trop pourquoi, malgré mon grand désir de le lire, je ne voulais pas le commander ! Comme si.. comme si quoi ? comme si je tenais absolument à le trouver sans le chercher ? comme si je voulais que ce soit lui qui me trouve ? toujours est-il que c’est pendant mon escapade briochine, alors que ma fille entrait dans une Maison de la Presse pour acheter quelque chose à ses enfants, que je l'ai vu en face de moi ! ;-)

J’ai adoré ce livre, il se lit très vite et très facilement. Il est plein d’émotions et de tendresses, et je n’en dis pas plus pour le cas où ça vous donnerait envie de le lire, mais après, je vous dirai ce qui a tant résonné en moi dans cette lecture.

quelques extraits parmi ce que j’ai surligné :

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On dit toujours que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, mais on devrait ajouter que ce qui nous mine quotidiennement finit par nous tuer !

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(appartement breton)

Ma grand-mère m’a toujours dit qu’on retrouvait les choses quand on ne les cherchait pas. "Et quand on perd trop souvent les choses ce sont elles qui vous retrouvent", disait-elle en fin de vie. Bonne idée. Je vais laisser les choses me retrouver.

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(ciel parisien)

Ce qu’on ne veut pas dire passe aussi par les mots, dans le choix que l’on fait d’en coller un puis un autre, et qui entre eux glisse un soupir où se dit ce qu’on voulait taire.

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(mouette bretonne)

L’oubli a le talent de fabriquer autre chose que la mémoire ne sait pas produire. (...) L'oubli est un art qui m'autorise à ne pas respecter l'avenir étriqué que je m'étais sans doute forgé. Cultiver cet art m'a permis d'être en joie profonde, sans rancoeur d'existence.

Et ça, en guise de pense-bête pour la jalouse/exclusive que je suis ;-)

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(amoureuse et son amoureux)

Je ne sais pas s’il est toujours en relation avec la rivale. Je chasse ces pensées. Ça ne me regarde pas. Ce qu’il fait de son histoire lui appartient. La mienne, c’est d’avoir confiance.

20 août 2010

ni Dieu ni maître, des croquettes !!

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Mercredi, je suis allée avec ma fille nager dans "sa piscine". Je la recommande à tous les Parisien(ne)s et Îledefrançois(e)s qui comme moi ont ticone_1la passion de l'Ô car elle est vraiment trop cool !!! l'eau est tiède (ze pied intégral) et yavait quasi personne (ma fille prétend que c'est exceptionnel, ce qui prouve une fois encore que j'attire les événements extraordinaires).

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Même en se sèchant les cheveux ..

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ma fille a le sens inné ...

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.. de la pose :-)

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Après l'effort,

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.. le réconfort ! (du ventre ;-))

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Puis on a longé un canal ..

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.. qui dira peut-être quelque chose ..

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.. à quelques-uns ..

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.. et même quelqu'une ..

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.. d'entre vous content2

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"Ni Dieu, ni maître,

des croquettes !"

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Ce jour-là, c'est pas son sac que ma fille a vidé sur la table..

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.. c'est son porte-monnaie  (^ _ -)

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mais non ma chérie ..

on se fait pas remarquer,

penses-tu .. (^ _ -)

emoticone_piscine

23 avril 2010

elle avait de tout petits petons

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(photo du net)

Ce qui m’avait le plus frappée lorsque j‘étais enfant, c’est la dichotomie de caractère entre ma grand-mère Fernande et sa propre mère, Valentine.

Mamy Fernande était une femme très belle et très douce, mais d’une grande pudeur et extrêmement réservée. J‘ai envie de dire qu‘elle semblait rester à l‘orée de sa vie, comme si elle n‘osait pas l‘investir. D’ailleurs, l’image que j’en ai est ma Mamy assise devant la fenêtre de sa salle à manger, dans son chalet, elle regarde ses roses tout en me parlant de son enfance ou de son amour (Achille, son mari décédé), mais à aucun moment elle ne me regarde, en fait je n’existe pas, personne n’existe plus depuis qu’Achille l’a quittée.

Il m’est donc impossible de vous dire le genre de jeune femme que fut ma grand-mère, puisque cette jeune femme s’est éteinte un jour de septembre 1935.

La Mamy que j’ai connue n’était donc ni chaleureuse ni câline, elle se laissait embrasser sans embrasser elle même, elle ne prenait jamais dans les bras.. elle n’était pas actrice de sa vie.

D’ailleurs, lorsque ma Marraine, plus jeune, demandait à sa mère "pourquoi nous arrive-t-il tant de malheurs ??" Mamy lui répondait "que veux tu ma fille .. quand on est née sous une mauvaise étoile.."

Savoir que cette Mamy n’a jamais pu faire le deuil de son premier époux permet de mieux comprendre comment ma Maman, ensuite, n’a pas su choyer ni défendre ses propres enfants (notamment ses filles) des adversités de la vie, pour la simple raison que carencée de père, Maman n‘avait pas non plus eu de mère.

Mon arrière-grand-mère Valentine, elle, était totalement différente.

Physiquement, elle était aussi très belle, mais au contraire de sa fille elle était brune aux yeux noirs. Je n’ai vu qu’une seule photo d’elle jeune femme, photo qui a hélas disparu je ne sais où.. Elle était vraiment magnifique, elle avait un corps svelte, une taille très fine, soulignée par les robes que l‘on portait en 1900 (elle était née le 12 juin 1879)

Alors, pour ces deux femmes qui ont subi le même type d’épreuves, perdre leur mari jeune après avoir grandi sans père, qu’est-ce qui a fait la différence ? Pourquoi l’une est-elle restée à terre là où l’autre a pu puiser de la force en elle et se relever ?

Eh bien pour le comprendre il nous faut retourner à Auvers, la ville natale de mon arrière grand-mère.

Nous sommes en 1857 et il y a là Armand, un petit garçon de neuf ans et demi dont toute la vie va changer : en effet, sa mère Angélique se marie avec Jean-Baptiste-Bernard, un militaire originaire de Seine-et-Marne. Par ce mariage, Jean-Baptiste fait à Armand, qui est un enfant de la honte, un fils sans père, un "bâtard", il lui fait le plus somptueux des cadeaux : il lui donne son nom.

Il faut dire que Jean-Baptiste, il ne la connait que trop, cette souffrance de croître au sein d’une femme qui se meurt d’aimer un homme qu’elle n’aura jamais, la souffrance de venir au monde dans la clandestinité ..

Alors oui, quand il rencontre Angélique, une femme perdue, il lui semble revoir sa propre mère, il lui semble surtout revoir en Armand le petit garçon brisé qu‘il a été, ayant grandi sous les méchancetés et les railleries de ceux qui n’ont pas connu ces affres. Et il veut introduire enfin de la douceur et de la générosité dans la vie de ce petit garçon qui n‘en a jamais connu.

Voilà ce qu’il fait, Jean-Baptiste, "le père Bernard" comme on l’appelait, Celui par qui la bonté arrive.

Dans cette histoire, il y a Jean-Baptiste et Armand qui sont des enfants naturels, plus précisément des fils naturels.

Est-ce pour cela que Valentin, le fils aîné d’Armand, lui est arraché ? comme si la vie était frileuse, n’osait pas prendre le risque que Valentin vive, en tant que fils, avec ce patrimoine inconscient si lourd de souffrances ?

Mon arrière grand-mère Valentine, née exactement 5 ans après (son frère était aussi du mois de juin) grandira dans l’ombre de ce frère disparu, dont on ne parlera jamais, mais qui laissera une empreinte indélébile dans la trame familiale : l’urgence terrible d’avoir un fils à tout prix. Et il faudra attendre trois générations, il faudra attendre notre Maman, ma Maman, qui décidément avait un lourd tribut à payer, pour qu’enfin soit réparée la souffrance de la disparition de ce(s) fils.

Valentine a une enfance et une jeunesse heureuses. Ses parents l’aiment tendrement, autant que leur fille Alice qu’ils auront dix ans après, en 1889 (c’est cette Tante Alice qui épousera Henri, le demi-frère de Mémère Nini).

Ensuite, comme je l’ai déjà raconté, le 24 juin 1900 Valentine a le coup de foudre pour un jeune Suisse qui travaille comme jardinier au Château de Montebello. Ils vivent un amour si passionnel et si fou que neuf mois très précisément après, le 5 avril 1901, naît ma grand-mère Fernande, une belle petite blonde aux yeux bleus comme son papa.

Joseph est toujours brouillé avec sa mère et ne manifeste pas le désir de retourner en Suisse.. D’ailleurs, ils achètent un petit appartement ici, et y auraient sans doute coulé des jours heureux si seulement le destin n’avait pas rappelé Joseph dans son pays natal ..

Mais c’est comme ça. Un jour de 1906, il regagne la Suisse, avec sa femme que les parents de Joseph ne connaissent même pas, et leur petite fille qui a déjà 5 ans..

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(photo du net)

genre de robe que portait mon arrière grand-mère Valentine, sur la photo dont je me rappelle..

(mais elle n'avait pas cette posture figée) (on aurait plutôt dit qu'elle dansait)

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(photo du net)

... et le jupon qu'elle devait porter dessous

(et encore en dessous, un corset ..)

24 mai 2010

Tout mais pas l'indifférence

 Sylvie 23mai

Aujourd’hui, je vais vous parler de la jalousie. Enfin plus exactement, de ma jalousie. Parce qu’utiliser le déterminant "la" laisse supposer que "la jalousie" est déterminée, qu’elle permet aux interlocuteurs de l’identifier parfaitement. En réalité, si "la jalousie"  désigne bien la jalousie, il n’en reste pas moins que le "la" qui est censé déterminer "jalousie" ne détermine rien du tout puisqu’en l’occurrence ma jalousie est complètement indéterminée, n’étant pas "la jalousie".

Ma jalousie en effet, comme la votre sans doute, a une histoire, un rôle, un référent. Elle participe de ma façon de communiquer, d’aimer, de m’aimer, moi. Elle ne se réveille que dans certains contextes et avec certaines personnes.

Et puis elle a une petite sœur. Et cette sœur, elle s’appelle la peur.

J’ai grandi avec la peur. Je l’avais presque oubliée, et même totalement oubliée, tant sont belles et significatives les dernières rencontres que la vie s’est chargée de m’offrir et qui m’ont permis de "réajuster" ma vie.

Mais cette nuit, j’ai fait un rêve qui m’a mise de nouveau en contact avec cette émotion.

J’étais dans un train avec d‘autres personnes, et des soldats allemands nous demandaient de nous mettre nus, ils se déshabillaient eux aussi pour faire croire qu’il n’y avait pas d’entourloupe (même si personne n’était dupe).

La séquence onirique suivante, c’est une file ininterrompue de femmes et d’enfants qui s’en vont vers la mort. Le bruit des fours, je les entends, c’est assourdissant, absolument insupportable, ce bruit est continu, les fours fonctionnent sans s’arrêter.

C‘est le bruit assourdissant des fours et la peur que je ressens qui me réveillent.

Sylvie danse rose

Vous allez me trouver drôlement gonflée de faire un parallèle entre l’Histoire et mon histoire.

Mais c’est juste pour essayer de vous expliquer.

Mon père a commencé à me taper dessus lorsque j’avais deux ans. Il donnait surtout des gifles. Imaginez l’impact de gifles balancées à toute volée sur les joues d’une toute petite fille.

D’abord, ça fait mal. Ensuite, ça fait peur.

Je vivais dans la terreur et la terreur vivait en moi.

Pourtant, j‘aimais mon père - je sais, ça peut paraître super bizarre. Et non seulement je l’aimais, mais je l’admirais.

En fait, de mes deux parents, c’était le seul qui me "voyait", qui s’intéressait à moi. Qui m’aimait, quoi.

En tout cas, c'est ce que je me disais. 

Or, que se passe-t-il quand je suis jalouse ?

D’abord j’ai mal. C’est le premier indicateur de ma jalousie : un putain de mal de chien.

Tout de suite après, j’ai peur. Si l’être aimé "s’intéresse à une autre", alors moi je suis vouée à disparaître.

Je voudrais bien ne plus être jalouse. Je ne sais pas s’il y a des trucs qui marchent vraiment, je ne sais pas si ça se fait progressivement ou si un beau jour on se réveille et paf, on n‘est plus jaloux (ça doit être le pied intégral), mais ce qui est sûr, c’est que je veux que ça s’arrête.

Je veux devenir la femme la plus paisible du monde, fondante, ronronnante, sereine.. Je veux danser ma vie, en paix,

comme sur les photos de ma sublime Sylvie ..

Sylv 23mai

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11 mars 2010

pas forcément les bons

SoleilEtOiseaux

Ce qu’il découvre devant ces types perdus, écrabouillés, c’est que plus ce qu’on lui dit est difficile à entendre, plus il est calme. Devant les souffrances d’autrui, il retrouve instinctivement la posture qui lui a permis de supporter les siennes lorsqu’il était cancéreux. S’ancrer au fond de lui-même, dans son ventre. Ne pas se révolter, ne pas lutter, laisser faire : le médicament, le cours de la maladie, celui de la vie. Ne pas chercher quoi dire d’intelligent, laisser venir les mots qui sortent de sa bouche : ce ne sont pas forcément les bons, mais c‘est seulement comme cela que les bons ont une chance de sortir.

Emmanuel Carrère, "D' autres vies que la mienne"

21 juin 2010

un petit pois dans la tête

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Dans une situation où j’ai mal, j’ai souvent tendance à fuir. Je fuis en écrivant, je fuis en faisant semblant ("même pas mal"), je fuis en tournant ma souffrance en dérision. Tout cela m’a plutôt bien réussi jusqu’à aujourd’hui.

Or, ya quelques jours, je me suis aperçue d’un truc vraiment bizarre. J’avais le moton (je dis moton depuis que mon amie québécoise m’a fait connaître ce mot mais en fait je parle du chagrin, une sorte de boule enkystée entre les seins que je trimballe depuis toujours). Bon ceci dit je sais que je ne suis pas la seule. La souffrance hélas fait partie de la condition humaine, même si on fait comme si, parce que qu’est-ce qu’on découvrirait, hein, si on tendait vraiment l’oreille à ce que nous dit notre corps souffrant ? serait-on en mesure d’accepter ce qu’on apprendrait ? Guérir de sa souffrance, ça demande du courage.

Oui alors donc, un matin comme tous les matins je me réveille avec mon moton. Et que sens-je, qu’ouïs-je, que constate-je ? J’ai rien à y associer, pas de contexte particulier qui aurait pu me permettre d‘accuser quelqu’un ou quelque chose. C’est comme si ce matin-là, mes incessants pourquoi pourquoi pourquoi s’étaient épuisés par leur propre futilité. Comme si je m’étais aperçue de l’insignifiance de mon ego bataillant comme un fou pour retrouver sa suprématie, à échafauder des histoires porteuses de sens pour essayer de parvenir à l’acceptation. Ce qui paradoxalement m’en tenait toujours éloignée !

Alors ça !

Si ça tombe, ça fait des années que j’accuse mes parents alors qu’ils n’y sont pour rien !

Le pire de tout, c’est que cette prise de conscience (comme tous les éclairs de génie qui ont jalonné mon existence) s'est évaporée comme un rien ! Trois secondes trente cinq plus tard, j’étais repartie dans mon chant de lamentations.

En tout cas, maintenant je vais me méfier de mon "cerveau affectif" : intuitif, impulsif, illogique*, à démarrer au quart de tour sans me demander mon avis, m’étonnerait pas que ce soit lui qui m’ait pourri l’existence !

Comme dirait Daniel Goleman :

"L’intelligence est inutile quand nous sommes sous l’emprise de nos émotions".

* ma mère disait que j’avais un petit pois dans la tête.

Mais au fait .. parlait-elle d’un pois ou d'un .. poids ? ;-)

21 juin 2010

mariage pluvieux ..

C’était le 21 juin. La maman de mon futur (ex) m’avait confectionné un bouquet de mariée avec les fleurs de son jardin.

C’était le 21 juin et il pleuvait. "Mariage pluvieux, mariage heureux".

J’y croyais, je me leurrais je sais, mais bon .. j‘y croyais.

Même s’il m’épousait seulement pour me garder.

Même si mon père m’avait reniée.

Même si ma sœur n’était pas là (elle a cru que c'était un gag).

Même si..

Qu’est-ce que ça peut faire, tout ça .. c’est du passé ! ;-)

PS 34 ans de mariage ça s’appelle les noces d’ambre ;-)

.

Je vous souhaite à tous un bel été !

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coeurs

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ben oui quoi, j'étais une nana supra sérieuse !

75

heu .. enfin presque ;-))

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là c'est un peu plus tard, - j'étais enceinte de ma fille aînée

juste pour vous montrer la robe que je portais quand je me suis mariée

17 novembre 2009

la seule révolution

les causes politiques sont vides

si elles ne résultent pas de la rencontre de gens 

1

qui se regardent vraiment,

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s’écoutent et se respectent,

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les idées qu’on a à défendre ne sont rien

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si elles ne sont pas portées

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par un cœur qui vibre, 

mandala_mergence 

une âme qui palpite,

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et la seule vraie révolution possible,

a

c’est celle de l’amour. 

Sylvie

20 avril 2010

le gagnant

herbe

"ah au fait ce qu'il y avait à deviner, c'est cette nouvelle bannière, toute en douceur ?"

Oui, Frédéric, bravo ! c’est cela qu’il y avait à deviner, et c’est ISA qui l’a faite !! Exit les horloges et les shockwaves !! (au fait, quand vas-tu te décider à m’expliquer à quoi sert ce diabolique engin ? surtout que depuis deux jours Mifa n’en dort plus non plus. T’aurais pas le cœur d’empêcher Mifa de dormir quand même, alors qu'elle rentre épuisée de sa pause ?)

"Cette méditante qui a choisi de ne pas prendre le Lotus pour base ... "
Tu l’as dit bouffi.

Isa a tout bien cerné, tout bien compris, je lui dis "je veux une bannière sobre qui correspond à ma profonde sobriété" et hop ! en trois coups de cuiller à pot elle me fait une bannière qui à elle toute seule, est LA démonstration de ma fabuleuse sobriété !! (Enfin, pour être précise, elle m‘a dit : "ah, tu veux un truc qui fasse croire que t’es pas zinzin ? " mais je sais qu’elle voulait dire par là " tu sais parfois sans faire exprès faire preuve d‘une telle sobriété !")

" ... mais une plante au pistil érectile pour mieux tester sa capacité à rester centrée ?"

Ouiiiiiiiiiiiii Frédéric, tout y est, même le symbole de ce qui me permet de rester centrée ! Quelle finesse d’analyse ! Bravo ! (t’utilises le même, peut-être ?)

"et c'est quoi ces petits points en haut à droite ? Les bulles que font son cerveau qui se déconnecte ?"

Ah bah zyva ! c‘est facile de se moquer quand on a les chaussures qui naiquent !! Rigole, rigole !

Eh bien les petits points en haut à droite c‘est (comme dirait Ariaga)

quand je laisse tellement bien reposer mon mental qu’il s’évapore !

13 décembre 2009

pas bonne

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© photo Regard Coquelicot

J’allais vous parler d’Olentzero, où je suis allée avec ma fille et ses fils hier, quand j’ai lu cela :

"Trop souvent, ici et là, regardant le monde tel qu’il nous apparaît, nous refusons de croire qu’en tout être réside, fondamentalement, LA BONTE."

Ah..

Jme rappelle d’un soir où mon fils m’a demandé de bien vouloir relire les réponses au devoir qu’il venait de faire, qui portait sur les tortures pratiquées sur des enfants pendant la dernière guerre mondiale.

J’ai d’abord lu l’article sur lequel devait travailler mon fils, et je n’ai pas réussi à la première lecture à lire jusqu’au bout tellement je pleurais.

Je m’y suis repris le lendemain, ou le surlendemain peut être je ne sais plus, pour lire que ces enfants étaient utilisés pour des expériences, et ensuite on les accrochait à des crochets de boucher où ils finissaient de mourir.

Alors moi je veux bien qu’en tout être réside de la bonté.

Mais cette bonté n’est peut être pas celle à laquelle je pense.

Et je ne parlerai pas plus de tous les autres points qui me font douter de la bonté humaine.

À commencer par mon attitude, bien entendu - je peux être un havre de tendresse autant que violente, intolérante et jugeante (la preuve).

Moi ce que je me pose plutôt comme question, c’est POURQUOI il faudrait absolument trouver de la bonté là où il n’y en a pas ?

Où c’est bon de violer un enfant par exemple ?

Où c’est bon de découper quelqu’un (ou des animaux) en rondelles pour faire des expériences sadiques ?

À quel titre faudrait il y trouver des circonstances atténuantes ?

C’est comme quand jme disais "mon père me tapait dessus, mais c’est pas de sa faute, (alors là, je listais intérieurement tous ses malheurs) et puis, il pensait bien faire ..c’était pour mon bien" (enfin, en supposant que c’est pour le bien d’une petite fille de vivre dans la terreur de se prendre des volées de baffes sur la figure pour des raisons totalement incohérentes).

Ah non décidément, je ne suis pas bonne..

Frederic_Pavot_fillette

© photo Frédéric Pavot

2 octobre 2009

rien

Chers lecteurs, chères Nounounes,

et vous tous, amis de la Science, bonjour !

Je tiens d’abord à remercier Clo sans qui le texte qui suit n’aurait pu naître scientifiquement à partir de recherches scientifiques.

J‘attire votre attention sur la qualité de l‘ensemble, qui constitue une œuvre rare et précieuse, pour ne pas dire unique, de taille à élucider définitivement une des plus grandes énigmes de l’univers connu :

à quoi pense-t-on

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quand on ne pense

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à rien ?

Rappelons tout d’abord qu’au premier temps de l’Univers, il n’y avait rien. Pas d’atomes, pas de molécules, pas de galaxie, rien. On pourrait donc affirmer sans craindre de se tromper que puisqu’il n’y avait rien, on ne risquait pas de penser à quelque chose.

Grossièèèèèèèèèèère errrrrreur !!!!

Prenons par exemple un chou à la crème.

Au premier temps de l’Univers, yavait pas de chou à la crème.

Plus exactement y avait zéro chou à la crème.

Là déjà, ça se corse.

Car zéro est une abstraction. 2comprends_pas

Ce qui veut dire qu’il faut bien que quelqu’un ait créé ce truc abstrait - le zéro - pour pouvoir ensuite parler du temps où il n’y avait que des trucs abstraits. Sans compter que pour parler du temps, il faut qu’il y ait un temps. Or, comment peut-il y avoir un temps où il n’y avait rien, puisque la Création du temps date du Temps où il y avait quelqu’un pour créer la notion du temps ?

3fle

La réponse coule de source :

le rien, c’est pas rien.

Je vous vois déjà lancer ici et là des regards estomaqués.

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Vous avez bien raison, car vous allez dans quelques instants assister à la féérique démonstration de ce qui précède.

Qu’il me soit permis pour commencer de jeter d’abord quelques généralités : le chameau aboie. La vache rumine. La caravane passe et l’homme pense (on pourrait cependant regretter son manque de discernement affligeant en matières de pensées, comparé à celui des femmes)(et notamment des nounounes qui ne cherchent qu‘à se cultiver en lisant des trucs sur la complétude du rien. Mais bon. Revenons à nos chameaux)

Nous voilà donc avec zéro chou à la crème (pour la clarté de la démonstration, je garde le même exemple. Mais, comme je l’ai souligné plus haut, je vous rappelle qu’yavait pas plus de chou à la crème que de zéro, puisqu’il n’y avait rien). Tout cela est loin d’être évident, j’en conviens. D’autant qu’à l’époque où il n’y avait rien les chous à la crème avaient tendance à revêtir un indéniable caractère d’invisibilité.

C’est pourquoi je vous suggère d’être particulièrement attentifs, en tentant de visualiser

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ce chou à la crème qui n’existe pas à une période qui n’a pas encore été inventée.

Or, s’il y a bien une chose qui ne changera jamais, c’est que tout est toujours en train de changer.

Par conséquent, à l’instant même où le chou à la crème n’est pas encore né, il a déjà évolué vers son contraire, à savoir un chou à la crème.

On peut donc affirmer en toute logique que la réciproque est vraie (d’autant que la démonstration de cette dernière affirmation est particulièrement édifiante : posez un chou à la crème devant vous et revenez me dire s’il ne disparaît pas en deux minutes trente cinq, pour voir ..)

Donc, que ce soit dans le rien ou dans le tout nous y trouvons la même chose : rien.

4dingo

Enfin je veux dire tout.

7

Donc, quand on pense à rien,

ya fort à parier qu’on pense à tout.

8lampe

Mais bon..

le but n‘est-il pas de n‘atteindre rien ?

9bong

 

1 décembre 2009

le train c'est zen

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J’adore prendre le train. D’abord, le train, c’est zen. C’est pas un moyen de transport qui nous fait nous énerver, on n’est pas là à jurer comme un charretier parce que l’autre devant n’avance pas ou n’a pas mis son clignotant, remarquez moi je ne jure jamais et en + je conduis pas ..;-)

Alors voilà, je suis là, assise, bien tranquille. Le train s’arrête et absorbe le flot des personnes qui montent. C’est quelque chose d’infiniment coloré et enrichissant. J’adore ça.

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Les gens arrivent, je les observe pendant qu’ils tournent la tête d’un côté, de l’autre pour choisir la place où ils vont s’asseoir. Je n’ai pas autant que mes filles la faculté de parler avec aisance à des inconnus, alors je souris, tout simplement, et quand je reçois en retour un sourire cela me fait du bien. J’aime regarder, humer les senteurs, l’eau de toilette du monsieur, les effluves délicieusement parfumées de la dame, l‘odeur de "frais " que dégagent les ados. J’aime bien les ados, leur air fatigué, leur nonchalance, comme s’ils n’avaient pas envie d’être montés dans ce train, comme s’ils n’avaient pas non plus envie de s’asseoir, pas plus envie de se lever une fois qu‘ils sont assis, en somme pas envie d’être là et pas envie d’être ailleurs, ils sont dans leur bulle.Témoin une conversation (on dirait qu’ils sont seuls dans le wagon):

(la fille) je suis une championne de sport !

(le garçon) t’es trop une tasse-pé toi de dire que t’es une championne de sport en bre-cham, ouaich !

(la fille) comment tu me vénères !j’ai pas dit en bre-cham t’es ouf toi ou quoi ?

(le garçon) ah bon parce que les keums i’vont dire c’est che-lou celle là qui dit qu’elle est championne de sport en bre-cham !

Lorsque j’étais toute jeune, ma curiosité étant déjà intarissable, j’observais à loisir, sans égard pour l‘autre. Et puis petit à petit j’ai compris à quel point être observé peut mettre mal à l’aise, voire prêter à confusion. Une fois, alors que je descendais du train, un homme m‘emboîte le pas et me propose un café. Il ne voulait plus me lâcher. C’était flatteur sans doute, à moins que. Bon. Ça m’a fait réfléchir.

J’ai appris à décoder les gestes, les postures, bon ceci dit je n’ai aucun mérite, je suis née "chez ces gens là" (vous savez, ces gens là chez qui on cause pas mossieu, on cause pas ..).

Je regarde la femme qui s’est assise en face de moi, sa bouche est enduite d’un rouge à lèvres auburn et luisant, elle porte une jupe très courte, elle a des jambes superbes. Elle est belle, j’ai envie de la regarder. On échange un sourire, quelques mots, puis d‘un coup, elle recule son buste contre la banquette, elle baisse la tête, cherche son portable, le trifouille, n’appelle personne, repose son portable, se mord la bouche, regarde le sol.. Je sais à ce moment que mon regard est devenu pesant. Je fixe alors mon attention sur la voie ferrée qui défile, je me concentre sur elle et comme me l’a expliqué quelqu'une que je ne citerai pas, j’essaie de me vider l’esprit. J’ai lu récemment dans un bouquin que ce petit exercice hypnotique s’apparente à la méditation. Or, je le fais tout le temps quand je suis dans le train.

Donc, sans le savoir JE MÉDITE !!!!!!!!! Waouh !!

Oui, vraiment, le train, c’est zen.

Eh, les gens !

Je vous aime !

(Mifa, c’est de ce texte dont je te parlais dans la réponse à ton comm)

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c'est le grand chambardement dans ma gare en ce moment, ils font des travaux et yen a encore pour des mois.. mais bon après ça sera super chouette et surtout super pratique pour les handicapés !

11 février 2010

Quelque chose de vicieux

Il y a quelques jours, je vous expliquais que j’avais atteint un tel degré de zénitude que j'avais arrêté de multiplier les blogs comme des petits pains pour les supprimer ensuite cruellement au gré de mes états d’âme. À la place m‘est venue l’idée de faire un truc vraiment super chouette, un truc idéal pourrions nous dire, quelque chose qui saurait m’insuffler suffisamment de réconfort pour aller chercher toute la force qui est en moi et empêcher ainsi que je passe ma vie à détruire ce que j’écris.

Ce truc, c’est un livre.

Un livre avec des vraies pages en papier et de l’écriture dedans.

Or, grâce à Frédéric qui y a publié ses Zem, j’ai découvert un site génial puisqu’il permet de s’auto-éditer sans avancer de sous, ce qui me convient particulièrement, vu que ya longtemps, j’avais déjà élaboré ce type de projet avec des poésies et j’avais été très surprise d’apprendre que c’était à moi de tout payer (c’est à ce moment-là que ma carrière de poète célèbre, adulée et richissime avait pris fin avant même d’avoir commencé).

Mais aujourd’hui tout a changé : supposons que ma spiritualité (quand je dis "spiritualité" je veux dire dans le sens superzen, évidemment) oui donc supposons que ma spiritualité ne soit pas immédiatement reconnue (oui, je sais, ça n’effleurera l’idée de personne ici. Je fais juste une hypothèse), eh bien au moins ça me coûtera pas un rond.

Je me suis donc mise en demeure de me connecter sur le site en question pour fabriquer mon œuvre littéraire.

Et c’est là que les difficultés ont commencé..

Oui, parce qu’avoir envie, c’est une chose.

Réaliser, c’en est une autre.

Ça a commencé dès la première page : "nous sommes désolés, mais votre document ne contient pas les 40 pages minimum requis".

1_minimum_requis_rec

 

Comment ça, " ne contient pas les 40 pages minimum requis" ? Mon machin fait 100 pages ! Il sait pas lire lui ou quoi ?

Mon esprit déjà un peu secoué lorsqu’il est au repos a commencé à trépigner être agité de graves turbulences.

2Mais comme je le mentionnais plus haut, je suis devenue un modèle de patience et de zénitude (même si le fait que je me sois arraché la moitié des cheveux laisse supposer le contraire).

Cent fois je me suis remise à l’ouvrage.

Et cent fois mon PC (qui pourtant est censé n’avoir pas d’âme) m’a rebalancé sa petite phrase vicieuse en s’étranglant de rire (sisi, je l’ai vu !)

Si bien que j’ai fini par me vexer toute seule et à me demander si j‘allais pas brancher mon aspi pour m’aspirer moi-même ?

3erreur_d_utilisateur

Et puis d’un seul coup j’ai compris d’où venait le problème (les voies de mon hémisphère gauche (et/ou droit ?) auraient-elles eu un éclair de génie aussitôt évaporé ?) :

mon dossier (= mes textes, pour les nounounes qui parlent pas le htlm couramment) n’était pas au format (word, pdf, ght, etc) requis.

Ce qui nous amène à la conclusion suivante : il m’a fallu une soirée entière rien que pour la première étape.

4

Oui.

Je sais.

C’est triste.

Triste pour tous ces textes qui auraient tout donné pour être édités tout de suite.

Mais vous allez voir, dans les semaines à venir, un jour que vous aurez fait votre grand détour par mon blog pour venir voir si le bouquin est enfin prêt, un jour, un beau jour, vous le verrez.

Ça vous donnera une bouffée d’amour,

une perception d’unité avec la vie, 

sisisi.

Ça sera un grand moment,

de paix,

de joie,

de sérénité.

 

5image001

2 février 2010

Jean-Baptiste fait des crêpes

C’est la Chandeleur aujourd’hui ! Ça me rappelle quelque chose..

Ya quatre ans, je me suis fait opérer du canal carpien. C’est un truc bénin, sauf que je n’ai pas pu me servir du tout de ma main droite pendant un bon mois. C’est donc mon fils qui s’était occupé des tâches ménagères et de la confection des repas. Il avait d‘ailleurs très vite compris qu’en matière de vaisselle et autres joyeusetés, le résultat obtenu est inversement proportionnel au travail fourni (plus t’en fais, plus il en reste à faire) (comme dirait ma fille, - celle qui a des enfants - "tu peux m’expliquer pourquoi le panier de linge sale se remplit tout seul ?").

Oui donc, un beau jour de 2006, très légèrement déprimé de se casser la tête à préparer des repas, voilà Jean-Baptiste qui s‘exclame..

reflechir"j’ai une idée !"

Dans la bouche de mon fils, cette phrase augure rarement quelque chose de bon.

- tu as une idée ?" répéte-je, démontrant ainsi mon extraordinaire capacité de répartie.

Et voilà la bonne idée de mon fils :

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Mercredi.. des crêpes..

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Jeudi.. des crêpes..

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Vendredi.. des crêpes..

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Si une bombe nucléaire s’abattait sur ma cuisine, les seuls survivants seraient les moustiques et les crêpes de mon fils ..

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Samedi .. des crêpes..

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Pourvu que demain on mange autre chose. Pourvu que demain on mange autre chose. Écris le 25 fois. Concentre-toi.

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Dimanche.. Des crêpes..

État de mon fils : grave content.

État de mon estomac : grave en péril.

7_PICT2052

Lundi, 3 h du mat..

" Môôôôôôommmmman !!? T’as pas un Spasfon ????

Chai pas c'que j'ai .. j’ai mal au ventre !!!!!!!!!!! "

28 décembre 2009

pas assez d'amour

pingouins

Toutes les catastrophes procèdent de nous mêmes. Et pourquoi est-ce la guerre ? Peut-être parce que j'ai parfois tendance à enguirlander mes semblables. Parce que nous n'avons pas assez d'amour en nous, moi-même, mon voisin, tout le monde. Et l'on peut combattre la guerre et toutes ses séquelles en libérant en soi l'amour, chaque jour, à chaque instant, et lui donner une chance de vivre. On ne saurait être trop relatif dans ce que l'on exige des autres, ni trop absolu dans les exigences que l'on s'impose à soi-même.

Etty, 28 mars 1942

ceci en réponse au comm de Clo, ici.

Je vous laisse, faut que je me mette aux fourneaux arg(j'ai entendu un ricanement, ou bien ?) .. car aujourd'hui seulement mes petits fils viennent voir ce que le Père Noël a apporté ici, vu que la semaine dernière Mamy Noël était very malade (152° de fièvre).

(ça, c'est la tête de mon gendre qui, comme dit mon fils,

n'est toujours pas habitué à ma manière de cuisiner) 

Gros bisous à tous et à toutes

46983962_p

et passez une belle semaine !

11 novembre 2009

devinette : zi end

Chères amies nounounes,

chers maîtres nonos,

amis visiteurs, bonjour !

Vous êtes venus vous êtes tous là,

vous qui voulez connaître la réponse,

ze réponse

à la devinette

PICT3155e

sans queue

PICT3152__2_

ni tête

que je vous avais soumise

eh bien voilà !

vous avez tous gagné,

vous avez trouvé l'endroit :

c'était là

sacre_coeur_7

© photo Arnaud Frich

vous avez trouvé l'objet

c'était une nounounes‘ zrencontre

et maintenant il ne vous reste plus qu'à trouver qui c'était,

son prénom commence par ..

PICT3192f

(eh oui, cette petite branche qui s‘est échouée à nos pieds ravis,

c’était un signe, non ????)

2 août 2009

le pied intégral

Seule,

toute seule

dans le grand bassin à la piscine sous le regard ébaubi de quatre beaux maîtres-nageurs

c’est pas le pied intégral ça ?

51

Alors moi j’dis :

vive les nuages gris qui s’amoncellent au ciel !

Et ce pur moment de bonheur a duré quarante-cinq minutes (jusqu’à l’arrivée de sept nains Italiens parfumés, bronzés, plongeant profond, crawlant large, parlant fort, bref : des Italiens quoi !)(ben oui, rien n’est parfait en ce bas monde ! ;-)

Bon à défaut de photos à la piscine en voilà à la mer ;-)

1956_Sables_dOlonne

1956 les Sables d'Olonne

Nad_et_maman_1957

avec ma Moman (super belle non ?)

1967_Landes

quelque part sur la côte landaise, (j'avais encore des cheveux)

avec my brother

baignade

on ze côte landaise encore

le ptit poisson derrière c'est ma soeur

vevey_suisse_1962

heu, les lacs suisses, pas mes meilleurs souvenirs (l'eau est froide et trèstrèstrès profonde)

PICT4575rimini1963

l'Adriatique, yeeeeeeeeeeeeeeeeeeh !!! 1963

PICT4940Nad_Bri_Santander

Santander la superbe

avec ma soeur

PICT4574italie1963

l'Adriatique toujours - elle nous a beaucoup vus ;-)

Bonne journée à tous !

21 septembre 2009

on prend les mêmes et on recommence

(petit-fils 6 ans) Mamy ?

(moi) oui ?

(petit-fils 6 ans) non Mamy ! Tu dis : quoi ? !!.. Mamy ?

(moi) oui ?

(petit-fils 6 ans) noooon Mamy !!!

Tu dis : quoi ?? !!.. Mamy ?

(moi) oui ?

(petit-fils 6 ans, limite déprimé) mèèèèèèèèèènoooon Mamy !!!

bong

Tu dis : quoi ?? !!!!!..

Mamy ?

(moi) quoi ?

(petit-fils 6 ans, ravi) FEUR !!!!

(petit-fils 4ans) Mamy ?

(moi) oui ?

(petit-fils 4ans) feur !

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3 mars 2008

où, pour continuer, il est question du Vide

Chers lecteurs, chères Nounounes, et vous tous, amis de la Science, bonjour !

Je tiens d’abord à remercier Clo et sa horde de Visiteurs sans qui le texte qui suit n’aurait pu naître scientifiquement à partir de recherches scientifiques.

J‘attire votre attention sur la qualité de l‘ensemble, qui constitue une œuvre rare et précieuse, pour ne pas dire unique, de taille à élucider définitivement une des plus grandes énigmes de l’univers connu :

le Vide est-il Vivant ?

Rappelons tout d’abord qu’au premier temps de l’Univers, il n’y avait rien. Pas d’atomes, pas de molécules, pas de galaxie, rien. On pourrait donc affirmer sans craindre de se tromper que puisqu’il n’y avait rien, tout était vide.

Grossièèèèèèèèèèère errrrrrrreur !!!!

Prenons par exemple un Big Mac.

Au premier temps de l’Univers, yavait pas de Big Mac.

Plus exactement y avait zéro Big Mac.

Là déjà, çà se corse.

Car zéro est une abstraction.

Ce qui veut dire qu’il faut bien que quelqu’un ait créé ce truc abstrait -le zéro- pour pouvoir ensuite parler du temps où il n’y avait que des trucs abstraits. Sans compter que pour parler du temps, il faut qu’il y ait un temps. Or, comment peut-il y avoir un temps où il n’y avait rien, puisque la Création du temps date du Temps où il y avait quelqu’un pour créer la notion du temps ?

La réponse coule de source :

le vide n'est pas vide

Je vous vois déjà lancer ici et là des regards estomaqués. Vous avez bien raison, car vous allez dans quelques instants assister à la féérique démonstration de la plénitude du vide.

Qu’il me soit permis pour commencer de jeter d’abord quelques généralités : le chameau aboie. La vache rumine. La caravane passe et l’homme pense (on pourrait cependant regretter son manque de discernement affligeant en matières de pensées, comparé à celui des femmes (et notamment des nounounes qui ne cherchent qu‘à se cultiver en lisant des trucs sur la plénitude du vide. Mais bon. Revenons à nos chameaux)

Nous voilà donc avec zéro Big Mac (pour la clarté de la démonstration, je garde le même exemple. Mais, comme je l’ai souligné plus haut, je vous rappelle qu’yavait pas plus de Big Mac que de zéro, puisqu’il n’y avait rien). Tout cela est loin d’être évident, j’en conviens. D’autant que dans le vide les Big Mac ont tendance à revêtir un indéniable caractère d’invisibilité.

C’est pourquoi je vous suggère d’être particulièrement attentifs, en tentant de visualiser ce Big Mac qui n’existe pas à une période qui n’a pas encore été inventée.

Or, s’il y a bien une chose qui ne changera jamais, c’est que tout est toujours en train de changer.

Par conséquent, à l’instant même où le Big Mac n’est pas encore né, il a déjà évolué vers son contraire, à savoir un Big Mac.

22818097

Édifiant, non ?

Je laisserai le mot de la fin à Fazou à qui je demandais 

"pourquoi le haut du personnage est-il bien détaillé et pas le bas ? le pantalon n'a-t-il pas lui aussi droit à sa part de gloire ? que serait notre vie sans les pantalons ? "

Parce que le pantalon ne pouvait être bien rendu que par ce remarquable vide, chère Ambre!

3_mars

pierres vivantes vivant dans leur vivant milieu naturel

photographiées par mon MAP © Clo

21 juin 2009

Une fête

aout 13 W Jezequel

 

il y a un homme

aux joues toute lisses très bien rasé

il y a un homme

à la voix tendre inachevée

il y a un homme

vêtu de charme pour rêver

il y a un homme

aux gestes baignant l’horizon

il y a un homme

dont la voix est une petite chanson

il y a un homme

qui a des yeux ensoleillés

il y a un homme

qui sait conjuguer le mot amitié

 

 

Rajout de la photo en août 2013

http://www.williamjezequel.com/photographie/projet-blogueurs-nantais/

 

 

29 juin 2009

paysage intérieur

gandhi

Notre pouvoir ne réside pas dans notre capacité à refaire le monde, mais dans notre habileté à nous recréer nous mêmes.

Gandhi

ou, redit autrement : il n'y a pas de situations désespérées, il n'y a que des gens qui désespèrent :-)

paysages_int_rieursJ'en profite pour vous parler de l'ouvrage de Sylvie Tenenbaum, "Nos paysages intérieurs", que j'ai lu il y a deux ans (c'est ma soeur qui m'en avait parlé au moment où j'avais commencé à disséquer nos "croyances" familiales).

C'est un compagnon de réflexion vraiment intéressant sur ces "modelages" qui nous façonnent, notamment des visions limitantes que l'on peut avoir sur soi (et sur le monde !) - et du coup sur notre aptitude à changer de certitudes donc pouvoir agir au quotidien.

5 juin 2007

questionnaire de TALC !

Chères lectrices, mes amies, mes sœurs, et chers lecteurs,

Comment vous exprimer ma joie, mon enthousiasme, mon délire, lorsqu’ innocemment je me promenai chez Gredine, confiante - et même, il m’en souvient, je chantonnais, c’est vous dire si j’y étais les doigts dans le nez - comment, disais je, traduire l’ineffable bonheur de découvrir que j’avais été sélectionnée en finale de son dernier questionnaire ????!!!! Et quand je dis en finale, je suis modeste! J’y suis en primale !! Ooooooh ! Un questionnaire ! Aaaaaaaaah un questionnaire !! Je m’enivre du mot, je le suce, je le suçote, je le déguste ! Je ne me sens plus de joie : les bras me manquent et les mots m’en tombent. Je sais que quelqu’un, quelque part, pense à moi. Pourquoi tant d’amour ? Pourquoi moi? Pourquoi maintenant ? Pourquoi les pantalons patte d’éph reviennent à la mode ? Pourquoi ? Ah!

Bien. Alors.

1) LA LUXURE : qu’est-ce qui vous fait le plus fantasmer ?

Lung Ta. Avec des cheveux.

2) L'ORGUEIL : de quoi êtes-vous la plus fière ?

Lire son blog et le comprendre. Çà n’arrive jamais. J’aurais dû mettre ça en 1. Et Lung Ta en 2. Quoique là, çà ne veut plus rien dire. Bon, c’est pas grave, question suivante.

3) LA COLERE : qu'est-ce qui vous met le plus hors de vous ?

Absolument rien. Je suis la patience personnifiée. Cette question ne me concerne pas. Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. Je ne m’énerve jamais. Je suis cool. Je suis zen. Mon existence est un long fleuve tranquille. D’ailleurs, là, tout de suite, je suis zazen devant mon écrin. Pardon, mon écran. Il a fallu tout déménager, l’écran par terre, le PC sur le bureau, la chaise à la casse et mon joint à la masse. Mais je suis zazen et j’y reste. Pour tout dire j’ai les jambes ankylosées. Plus personne ne peut plus me décoincer. Tant pis.

4) LA GOURMANDISE : quels sont vos plats préférés ?

De la bouillie d’orties avec du sucre.

5) L'AVARICE : cigale ou fourmi ?

Migale.

6) L'ENVIE : qu'est-ce qui vous rend jalouse ?

Chance. Quelle bonne question. Waouh. Celle là, c’est la plus belle qu’on m’eusse jamais posé. Si. Vraimint. C’est audacieux. Il fallait oser. Sincèremint.

7) LA PARESSE : Comment aimez-vous vous relaxer ?

Sur le sexe opposé. Je fais la planche, je me décontracte complètement, et voilà ce que ça donne :

5_juin_quest_talc

Ah, voilà le meilleur moment! Bon !

C’est pas la peine de vous cacher, là-bas au fond!

Brie

Diane

Crc

Io

Lucien

Olivier

Sylv la yourtière

Isa 

21 mai 2009

la face cachée de Brie

Elle est arrivée ..

1Brie_et_papa_sept_57

.. comme arriverait en plein hiver un pimpant rayon de soleil. Gaie, heureuse de vivre et douée d'une immense curiosité, elle était toujours en mouvement et crapahutait dans tous les sens.

1

Dans la ville où nous habitions, il y avait peu de circulation à lépoque, voire pas du tout, et Maman nous a raconté quà peine stable sur ses jambes potelées, elle partait vivre sa vie sans rien demander à personne. Si bien que haute comme trois pommes, elle avait déjà la vedette : quand Maman courait partout pour la retrouver, la boulangère ou lépicier disait : "ah vous cherchez votre petite ? Elle est partie par là"

2

Facétieuse, joueuse, malicieuse, elle adorait nous faire rire, être entourée de bruits divers qui sont le symbole de cette vie quelle aime tant sentir vibrer autour delle.

3

Tous les sens en alerte, ma soeur captait les messages et les décodait à toute vitesse. Son éveil et son développement étaient si rapides quon sest longtemps demandé si elle nétait pas le fruit du facteur (qui n était pas Suisse).

4Brie

En perpétuel devenir, en constante évolution, elle ne cesse de vouloir tout voir et de tout expérimenter. Ca fait belle lurette que jai renoncé à ahaner derrière elle : je nai jamais réussi à la suivre. Je ne note plus non plus sa nouvelle adresse - il maurait fallu un calepin rien que pour elle.

Aucune attache, aucun lien pesant, aucune lourde tutelle ne lui ont jamais convenus. Elle a toujours eu besoin dair, au propre et au figuré.

PICT5559Bri_juin_1975

Pendant plusieurs années, elle a travaillé dans une entreprise où lurgence était devenue un art de vivre. Il lui fallait se cloner en trois exemplaires pour ne pas céder à l'hystérie.

PICT4985bri_grimace

Après sa journée de travail, sa délicieuse petite famille navait quune idée : se reposer sur elle pour se détendre de sa rude journée.

Un jour, elle a commencé à manifester une tendance inquiétante à se poser des questions métaphysiques du genre :

en quoi la mauvaise herbe est-elle une mauvaise herbe et qui a décidé ça ? Du coup, elle a décidé d’aller planter elle-même ses légumes dans lair vivifiant du Gard.

Cétait il y a dix sept ans.

HPIM1282

Depuis, elle est aussi heureuse qu'un escargot qui ne serait né quavec des cornes et qui découvrirait lusage de la coquille. Elle vit sa vision de la vie, hors habitudes et hors horaires, jalonnée dune succession de bulles de bonheur. Et même si daucuns, perplexes, appellent cette façon de vivre du "nimporte quoi",

BRIE_mas_de_Bouzigues_12_07_07

ça lui est bien égal !

20 mars 2008

Démasquée

où que je sois

j'y suis

20_mars

Je suis la reine du moOOOonde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Commentaires

Je suis bien d'accord....mais...si tu montes à pied, as-tu toujours l'air d'une reine arrivée en haut ?
Je pose simplement la question.

Posté par Molinia, 20 mars 2008 à 19:56

20_mars_2

 

Purée, Mollie, comment t'as deviné ?????

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