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le blog de Ambreneige
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amour
13 juillet 2012

Allegro appassionato

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Ce qu'Edith a mis sur son blog hier m’a permis de retrouver des sensations oubliées, celles que j’éprouvais chaque fois que je recevais des actes anciens, comme celui ci-dessus : un acte de mariage datant de "l’an de grâce mil sept cent trente neuf".

Quand j’ai commencé ma généalogie, l’engouement n’était pas tel qu’aujourd’hui, et j’avais accès aux vieux registres. Odeur si particulière, silence religieux, je tournais les pages avec des mouvements infiniment tendres, et, sublime plaisir, je repartais avec les photocopies des actes qui m’intéressaient, chose qui est maintenant interdite.

Je possède donc des documents super anciens (par exemple, l’acte de naissance en 1679 d’un de mes ancêtres belges. Eh oui, je suis d’ascendance suisse et belge, ça ne s’invente pas !).

Mais pourquoi vous saoule-je avec ça ? allez-vous soliloquer. Eh bien je vous répondrai sur le même ton que lorsqu’on se penche sur sa généalogie, il peut arriver qu’on s’attache.

Eh oui.

Je me suis attachée à une de mes ancêtres sans l’avoir jamais connue. C’est fou non ?

On l’avait baptisée Elizabeth mais elle était connue sous le nom de Julie. Autant j’avais pu remonter toute son ascendance jusqu’en 1550 sans aucun problème, autant une chape de mystère entourait Julie. Dans ma famille en effet, tout le monde faisait comme si elle n’avait jamais existé. Carrément.

Pour approcher Julie il m’a donc fallu réellement voyager à travers le temps, emportée certes par ma curiosité infinie et ma frustration de ne pas savoir comme pour les autres les petits détails de son état-civil. L’enquête a été longue, enchaînement crescendo alimenté par ma curiosité de plus en plus grande, cheminement sans rupture, d’une rare intensité, moi qui suis pourtant si peu patiente. Allegro appassionato.

La mission semblait pourtant perdue d’avance : les secrets de famille sont bien gardés. Pourtant, le secret de Julie, je l’ai percé. Secret si banal aujourd’hui qu’il en perd toute sa saveur si on ne se replace pas dans le contexte d’alors. J’ai réhabilité Julie. Julie la rejetée de la famille, Julie la fille honnie, Julie dont on a voulu détruire jusqu’au souvenir de sa courte existence.

 

Elle s’appelait Julie, elle était née en 1831. C’est son nom que je porte, et celui de son père.

Julie, c’était le corps qui attendait cet autre corps pour se coller à lui. Romantique, les sens retournés, l’âme en forme de cœur, elle murmurait des "je t’aime" garantis à vie. Pour son amant dont elle ne se lasserait jamais, Julie devenait un pur chef-d‘œuvre, un joyau multipliant à l‘infini les facettes de la sensualité. Elle lui donnait son amour à petites goulées.. Il le savourait avec l’appétit que la chose mérite. Julie avait cette magie hors du temps qui fait que, tant d’années plus tard, elle m’émerveille encore. Parce qu’avec elle, le cœur parlait tellement plus fort que la raison.

En somme, Julie était un peu comme moi.

A moins que ce ne soit l’inverse ?

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"Les souffrances familiales se répètent de génération en génération, jusqu’à ce qu’un jour, un descendant en prenne conscience et transforme la malédiction en bénédiction." Alejandro Jodorowsky

 

Pour info, le prochain de la catégorie "Prénoms" sera Catherine.

C'était celui de la mère de Julie.

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5 juillet 2012

Je porte en moi ton coeur

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Si vous tapez "In her shoes" sur un moteur de recherche, il y a toutes les chances pour que vous tombiez sur le film du même nom. Eh bien c’est du livre dont j’aimerais vous parler. J’ai eu un infini plaisir à le relire. J'ai été tellement touchée par l’histoire de ces deux sœurs – une brune, une blonde - fondamentalement différentes mais absolument pareilles.

J'ai été émue, bien plus qu'il y a six ans je crois. Pourquoi ? peut-être parce que, quelque part, la brune me rappelait celle que j'ai été et que la blonde me faisait penser à Brie, ma propre petite soeur. Sans doute parce que la brune manquait de volonté, foirait toutes ses histoires de coeur, était si sérieuse qu'elle en oubliait de vivre, et que la blonde sous son apparence de légèreté et tous les mecs qui tombaient à ses pieds dissimulait en fait le chagrin de n'être pas reconnue. Mais surtout, surtout, parce que ce qui les lie au delà de tout, ce qui les unit malgré tous les malgré, c'est l'amour immense qu'elles éprouvent l'une pour l'autre.

Je porte en moi ton cœur

Je le porte en mon cœur

Tel est le ciel du ciel

d’un arbre appelé vie

Je porte en moi ton cœur

Je le porte en mon cœur

5-PICT4928Nad et Bri avril 1959

avec ma soeur,

avril 1959

 Pour voir une vidéo du film, cliquez ici.

24 juin 2012

Dans les normes

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Pour dire la vérité, je vois les choses comme ça maintenant : un amoureux occasionnel, mais surtout ne pas vivre avec. Ou alors pas d’amoureux du tout. Pourquoi ? parce que j’ai passé mon existence à me faire phagocyter et que je ne suis pas sûre d’être en capacité de ne plus me laisser avaler toute crue et aussi parce que ça fait, genre, 2 ou 3 ans seulement que je vis pour moi, enfin à peu près, enfin que "je vis", quoi. Ce n’est pas que je n’écoute plus l'avis des autres, si si, je les écoute, je les entends, mais avant je vivais en fonction de ce qu’ils me disaient, de ce qu’ils voulaient et de la manière dont ils me voyaient. J'étais engluée là-dedans. Mais je me demande si ce n’est pas le lot de beaucoup de femmes ..

Ma sœur, elle, a perdu moins de temps. Ce qui ne me surprend guère car elle a toujours eu un train d’avance sur moi ;-).

Pour elle, ça s’est passé il y a vingt ans. Elle travaillait alors dans une entreprise où l’urgence était devenue un art de vivre. Il lui fallait se cloner en trois exemplaires pour ne pas céder à l'hystérie. Un jour, elle a commencé à manifester une tendance inquiétante à se poser des questions métaphysiques du genre : en quoi la mauvaise herbe est-elle une mauvaise herbe et qui a décidé ça ?

C’est comme ça qu’elle a décidé d’aller planter elle-même ses légumes dans l’air vivifiant du Gard. Ça n’a l’air de rien, mais il fallait le faire : abandonner une place où elle avait un (très bon) salaire, pour partir vivre, tenez-vous bien, à plus de 500 kms de nos parents, et dans la plus grande simplicité. L’horreur intégrale. En matière de représailles, elle est tombée aussi sec du piédestal où ils l’avaient placée. Ils estimaient que vivre ainsi était du grand "n‘importe quoi".

Oui, il fallait le faire. Brie a osé.

Moi je n’ai jamais pu, même maintenant que mes parents ne sont plus je me sens tenue par quelque chose que je n’arrive pas à bien définir. Mais bon, il paraît que le plus grand besoin de l’humain est le besoin de sécurité (et par voie de conséquence sa plus grande peur est celle du changement). Je suis donc dans les normes ! et pourtant, je voudrais bien tout changer ! j’ai d’ailleurs essayé pas plus tard qu’il y a .. quatre ans. Bon, ce n’était peut-être pas pour des bonnes raisons. Toujours est-il que je suis retombée aussi sec dans ma manière habituelle de fonctionner, et aussi sec je trépigne et je pleure, je voudrais être une autre dans une autre histoire ! alors forcément ça ne marche pas.

J’ai tellement de choses à rattraper ! pas des choses faramineuses, non, des choses toutes simples, un peu comme Brie quand elle s’occupe de son jardin, de ses petits légumes et de ses macérats de fleurs. Des choses simples qu’on ne s’autorise pas à vivre. Pourquoi ?

Alors un amoureux dans tout ça .. Reynald (le plus grand optimiste du monde) dirait sans doute que l’un n’empêche pas l’autre.

Ben pour moi, si.

Pour l’instant.

1 juin 2012

L'un des deux

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Pour qu'un couple dure,
 
l'un des deux doit être un saint.
 
 
Alix Girod de l'Ain
 

ou les deux...

Posté par brie, 01 juin 2012 à 09:36

11 mai 2012

Avant qu'elle parte

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Il y a une chanson que mon fils écoute et que j’aime beaucoup, il s’agit de "Avant qu’elle parte".

Avant qu’elle parte, dis à ta mère que tu l’aimes.

Dis à ta mère que tu l’aimes. C’est quelque chose que je n’ai pas fait assez, ou plutôt que j'ai fait, mais mal.

Je pense à elle, je la revois sur son lit d’hôpital, je me rappelle le moment où ma sœur était sortie de la chambre pour aller boire un café et que j’étais restée près d’elle en lui serrant la main, cette main qu’elle avait si petite et si fine. Aujourd’hui, quand je pense à elle, je vois ses mains de petite fille. Et surtout, je vois son chagrin. Celui d’avoir eu un fils qui n’était pas le fils qu’elle avait tant espéré. Ca l'a minée de l’intérieur, lentement, occultant tout le reste.

Mais moi à ce moment-là je ne pensais pas à ça. Je voulais seulement qu’elle me parle. Je ne voyais pas sa souffrance, je ne voyais pas sa détresse. Je ne voyais que les mots qu’elle ne me disait pas.

Et je lui en voulais.

Maman est tombée dans le coma le jour de naissance de sa propre mère. Elle est morte deux jours après. Et je n'avais pas réussi à lui demander pardon.

Et puis il y a eu les lettres. Les lettres qu’elle a écrites à mon père lorsque, comme tant d’autres jeunes gens, il est parti en Algérie. A ce moment-là, Maman était enceinte de ma sœur.

Et c’est seulement là, au milieu des mots qu'elle égrenait pour lui, que j’ai senti sa peur, la terreur ronde qu'elle avait que l'histoire se répète, qu'elle aussi comme sa mère et sa grand-mère perde l’homme qu’elle aimait et se retrouve seule avec ses filles. Cette peur de perdre ne l'a jamais quittée.

Je n'arrive pas à savoir si aujourd'hui, je lui ai pardonné. Par contre ce dont je suis sûre, c'est que je regrette de ne pas lui avoir donné plus. Plus de chaleur, plus de tendresse, plus de temps. Je la voyais trop comme la jeune maman qu'elle avait été. Je ne la voyais pas comme la femme fragile qu'elle était devenue. Paradoxalement je me demande si cela aurait été possible puisque nous étions tellement fermées, elle sur ces choses qu'elle ne disait pas et moi sur ces choses que je disais trop.

Il y a un temps pour le silence, et c'est ce que sa mort m'a appris.

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8 mai 2012

La plus sexy du monde

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Mon amour,

laisse-moi tout d’abord me présenter.

Je m’appelle Ambre Neige, je suis blonde, enfin pas exactement blonde, disons que mon châtain naturel, ben le coiffeur comme teinture il appelle ça du blond.

J’ai les cheveux courts et bien rangés, façon Bonduelle, en tout cas chaque fois que je reviens de chez ma coiffeuse qui me demande s'il faut qu’elle les remette en pétard comme quand je suis arrivée (je dis non).

Je ne te connais pas encore, je ne sais pas à quoi tu ressembles, ni même si j’aurai la chance que nous nous entrecroisions un jour, mais pour te permettre de mieux me connaître je vais te parler un peu de moi. Alors ya un truc qu’il faut que tu saches, j’ai toujours rêvé d’avoir de beaux et longs cheveux (comme ma sœur en fait). Mes cheveux ont beau avoir la couleur la plus sexy du monde, il n’en reste pas moins qu'ils sont si fins que s'ils étaient ronds on jurerait que j'ai des confettis sur la tête.

Mes yeux sont comme mes cheveux (blonds), et ma silhouette est plutôt attractive, surtout au niveau du ventre qui, depuis quelques temps, pointe en avant comme si j’étais enceinte de trois mois. Mais rassure-toi, je ne suis pas enceinte, vu que pour ça il aurait fallu que je satisfasse un des besoins primaires que tous les humains ont, paraît-il : celui de se reproduire.

Or, c’est précisément la raison pour laquelle je t’attends. Non pas pour me reproduire (c'est déjà fait) mais pour satisfaire mon besoin. Tu rétorqueras avec raison que la reproduction est un besoin pour l’espèce, mais l'est-elle pour l’individu, en l'occurence moi ? ne serais-je pas plutôt pas en train de te niquer ta race t'embrouiller la tête tant l’ardeur me brûle ?

Je te répondrais sur le même ton qu’effectivement, mon besoin n'en est peut-être pas un, mais (snif) est-ce une raison (snifsnif) pour que tu me fasses languir autant ????!!

3 mai 2012

On devrait interdire le mariage aux mecs

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Alors que comme souvent j’arpentais d’un pas alerte la galerie marchande du Leclerc où je fais régulièrement mes courses, le vigile m’interpelle.

Alors, le vigile de mon Leclerc. Que je vous explique.

Un jour, c’était il y a bien.. deux ans,  voilà qu’au moment où je veux rentrer dans le magasin il me somme de lui remettre mon sac à dos (oui, parce que je me balade avec un merveilleux sac à dos rose fluo, qui a l’avantage d’être hyper léger mais l’inconvénient de ne posséder aucune poche ce qui veut dire que tout ce qui est dedans vit sa vie dans un foutoir sans nom) oui donc, le cher homme voulait absolument condamner la fermeture de mon sac à dos avec Dieu sait quoi ce qui aurait eu la conséquence gravissime que je ne puisse plus l’ouvrir. Mais c’est que mon sac contient toute ma vie ! lui hurle-je avec des trémolos dans la voix. Et joignant le geste à la parole je vide son contenu sur ses pieds surpris, maillot de bain et serviette mouillés (je fais mes courses après être allée nager, le Leclerc étant dans la même ville que la piscine, quasiment), bloc-notes, stylo (ça c’est au cas où je serais fulgurée par une idée de génie), appareil photo, petite bouteille d’eau, pharmacie de poche, reste d’un sandwich de je ne sais plus quand, bracelet d’ambre porte-bonheur, tickets de train, mouchoirs en papier, etc etc etc.

En plus, que je lui beugle, tous mes papiers sont avec ! vous voulez quoi ? qu’une fois à la caisse je vous hèle pour que vous veniez délivrer mon sac afin que j’en sorte ma carte de paiement ??? et qui va surveiller les entrées pendant ce temps, hein ???

Ecarquillant les yeux devant le tas insolite que je venais de verser devant lui, il finit par déclarer d’une voix magnanime : Bon, allez ..entrez ..

Et c’est comme ça que depuis, chaque fois que je viens faire mes courses je lui passe sous le nez toute fiérote avec mon sac à dos rose en lui adressant un sourire complice.

Or donc, hier, alors que j’allais entrer dans le magasin, le vigile m’interpelle, je m’approche :

(lui) Ça fait longtemps que je ne vous ai pas vue !!! vous étiez en vacances ??

(moi) Ça fait longtemps ???? je suis venue samedi !!!!!!!! avec toute ma smala en plus (fille et petits-fils), je suis touchée que trois jours vous trouviez ça long !!!!!!!!!

(lui) Ah, samedi j’étais pas là (air contrit). Suis allée voir ma femme à Lyon.

(moi) A Lyon ??? ben purée vous travaillez pas à la porte d’à côté !

(lui) Dites-moi, ça vous dirait qu’on se boive un petit café ?

(moi) Ah bon, carrément ? vous n’avez pas un train pour Lyon à prendre ?

(lui) Oh mais c’est en toute amitié !!!!!!!!

(moi) Oh bah j’en doute pas !

(lui) Vous me donnez votre numéro de téléphone ? (yeux de cocker attendant ses croquettes)

(moi) J’allais vous le proposer dites-donc ! le truc c’est que je ne connais pas mon numéro de tel, faut que je le cherche, vous voulez que je vide mon sac ? heu écoutez je vous le donnerai tout à l’heure OK ?

Et je rentre d’un pas décidé dans le magasin, laissant le vigile dans un état de déception avancé.

Seulement voilà, il m’avait mise en colère cet andouille !!!!! moi qui l’ai toujours trouvé sympa !!! Quel toupet, tout de même ces mecs mariés, i’sont gonflés ! Car je ne peux évidemment pas imaginer que ce soit pour autre chose que la bagatelle, en plus il doit être vraiment miro, avec les 10 kgs que je viens de prendre !!!!!!!!

Bon en même temps, purée, c’est tentant. Je voudrais pas dire mais ça fait un bail, et franchement ça doit être un bon coup, il est grand et fort, quel abruti aussi d’être marié !!!!!!! qu’est-ce qu’ils ont tous à se marier hein je vous le demande ???

Et me voilà devant les yaourts à soupirer béatement, je m’y vois déjà, pour une première fois faudrait pas que je crie trop, faudrait pas l’effrayer non plus, je lui ferai des petits gémissements, c’est mignon ça hein les petits gémissements ça fait très sensuelle amoureuse débutante. Oui, voilà, je vais faire ça. En fait faudrait que je m’enregistre pour voir l’effet que ça leur fait aux mecs. Ben oui quoi, on n'y pense jamais à s'enregistrer, après on est toute étonnées qu’ils nous disent qu’on en fait trop ou alors qu’on est coincées. Oui mais si je m’enregistre est-ce que ça va pas m’influencer ? et puis faudrait que je trouve un mec qui veuille bien jouer avec moi. Seulement voilà, allez leur faire comprendre que c’est juste pour faire une enquête ! c’est qu’ils sont susceptibles ces petites bêtes là !!!!

Non, décidément plus j’y pense et plus je me dis que pour une première fois faut que je me la joue peinarde. De toutes façons va falloir que je m’y remette en douceur, sinon je risque de rester coincée. Mon Dieu !!!!!!!!! mes lombaires !!!!!!!!!!!! elles vont jamais tenir le choc ! alors là pour le coup je vais gémir pour de bon !!!!!!

Et lui vu comment il est taillé je suis sûre que c’est le genre à faire trembler les murs en donnant des grands coups ! purée il va me tuer ça c’est sûr ! au mieux réveiller ma sciatique !!! bilan je serais obligée de simuler pour qu’il se dépêche de finir avant de ne plus pouvoir me relever ! ça me rappelle une fois, j’ai eu un mec il y mettait tellement d’ardeur que je me prenais la tête dans le mur à chaque fois ! et lui pendant ce temps qui révisait ses conjugaisons .. "ça va venir, je sens que ça vient, ça viendra, ooooooooooh ça vient !!!!!!!" après il s’est acharné sur le dico des synonymes : "ça monte ! j’y suis ! je le sens ! je vais jouir !" purée il beuglait tellement que ça m’a coupé tous mes effets !

Oui enfin bon, de toutes façons il est marié. Franchement je vous le dis, on devrait interdire le mariage aux mecs !

2 mai 2012

Faire la fête

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La première fois que je suis allée voir Goldman en concert, je lui ai écrit, tellement c'est un type touchant, tellement touchant que j'en avais été touchée jusqu'au plus profond de mon petit coeur.. je lui ai écrit mais je n'ai jamais envoyé la lettre (ma folie n'est pas allée jusque là).C'est ça que je cherchais ce matin pour la montrer à Édith, mais je ne l'ai pas retrouvée. Par contre je suis tombée sur autre chose..

"Si je devais mourir demain".. c'était en 1985..

1- avoir beaucoup d'argent et le dépenser n'importe comment.. (ben quoi ? j'ai toujours été fauchée !! bon, faut dire que la "réussite" n'a jamais été ma priorité ! et tant mieux parce qu'elle me l'a bien rendu...)

2- passer des heures et des heures à faire l'amour avec un mec dont j'ai follement envie.... (parce que moi, j'en avais jamais assez de cette petite chose là - en tout cas jamais assez la première. Ben ce feu d'artifice, je l'ai vécu deux ans après ! quinze heures de suite !!!!!! La fête sur la planète !! j'avais trouvé mon maître, yeeeeeeeehh !!!! pas de bol il était marié ...)

3- me cuiter à mort et danser, danser, danser..(je ne sais pas du tout qui a écrit ça. Pas du tout. Je ne bois plus jamais !!!!!!!!).

4- aller au bord de la mer la nuit et hurler !! (alors là, c'est limpide : je n'ai pas pu écrire une chose pareille !! j'ai toujours été un modèle de tempérance, même quand j'avais 29 ans, autant dire la préhistoire de ma vie !!!!! on avait dû me piquer mon stylo, je ne vois que cette explication !!).

5- faire la fête .. mais qu'est-ce que ça veut dire ? (AH. Vous voyez bien !!!!!! en + l'usurpateur ne sait même pas de quoi il parle !)

 

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En plus je voudrais pas dire mais ça serait aujourd'hui je danserais dans la mer avant de me cuiter !!!!!!! faut pas faire n'importe quoi non plus !!!!

Et vous les amis ? quand vous rêvez à des "si" vous voyez quoi ??

1 mai 2012

Beltaine

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Comme je vous l’ai raconté l’année dernière, c’est depuis Charles IX qu'on offre du muguet le 1er mai à ceux qu’on aime.

Mais le muguet n'est pas seulement un porte-bonheur, il symbolise aussi les rencontres amoureuses. D’ailleurs, autrefois, les jeunes filles toutes de blanc vêtues et les jeunes gens, brin de muguet à la boutonnière, se rendaient à ce qu’on appelait "les bals du muguet", où ils avaient exceptionnellement la "permission de minuit" car ils espéraient bien ne pas rentrer "le coeur vide" ..

Mais en quoi cette petite fleur blanche peut-elle bien symboliser les rencontres amoureuses ? eh bien pour le savoir, je vous emmène une fois de plus chez nos ancêtres les .. Celtes, où je vais vous parler d’une de leurs fêtes : Beltaine.

Beltaine est en quelque sorte le pendant de Samaïn, puisqu'elle se célèbre à la date opposée (chez les Celtes il n'y avait que deux saisons). C'est la célébration du passage de l’hiver à l’été, le moment où les fées sortent de leur long sommeil hivernal pour repeindre les fleurs de couleurs vives et raviver leur parfum. Tout comme à Samaïn, pendant Beltaine la frontière entre le monde des Morts et celui des Vivants n’existe plus, sauf que ce ne sont pas les morts qui sont célébrés ici, mais bel et bien les vivants et surtout, oserais-je dire, l'art et la manière de donner la vie ;-)

Beltaine est donc une célébration extrêmement joyeuse : on fête le renouveau de la nature, le retour de la chaleur et la magie amoureuse et sexuelle. C’est pour ça que les Chrétiens y ont vu tout de suite la griffe de Satan, tu m’étonnes ! joie débridée, ivresse et enlacements sensuels dans la nuit complice dédiés au Dieu Bélénos qui, comme l’on sait, s’est accouplé avec la grande déesse Walpurgis la nuit du 30 avril au premier mai (ce qui ne lui a pas porté chance puisqu’il en est mort, non sans lui avoir auparavant donné un fils dans lequel il s’est empressé de se réincarner).

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Or donc, pour fêter Beltaine, les Druides allumaient des feux au sommet des collines en prononçant des incantations magiques dans le but d’attirer le Soleil et d'éloigner définitivement le froid de l'hiver. Le bois que l'on brûlait pour les bûchers de Beltaine provenait de huit arbres différents, considérés comme sacrés : le sorbier, le chêne, le noisetier, le bouleau, l'aubépine, le sureau, l'if et le genévrier.

Deux brasiers étaient allumés l'un en face de l'autre afin de pouvoir faire passer le bétail au milieu et d’ainsi, par la puissance du feu, bénir les bêtes, les protéger des maladies, grâce à quoi elles donneraient un lait abondant et de la bonne viande. De la même façon, garçons et filles de tous âges y passaient aussi pour se purifier.

Les maisons étaient décorées de fleurs en abondance, principalement de muguet puisqu’il s’agit de la fleur de mai, on en tressait des couronnes dont les filles se coiffaient. On allumait de l’encens que l’on perchait haut sur les branches des arbres pour symboliser l'ascension de la lumière. On dispersait des plumes, symbole de l’Air, et des pétales de fleurs un peu partout.

Tous, jeunes et vieux, dansaient autour des feux pour encourager la fertilité de la nature, protéger leur santé et leur prospérité. Ceux qui voulaient s'unir se prenaient la main et sautaient ensemble par dessus les braises du grand bûcher, geste qui équivalait à des fiançailles.

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Comme je vous l’ai dit plus haut, cette fête de la Joie et de la Lumière était la consécration du partage et de la communion entre hommes et femmes. Celles qui avaient un partenaire s'éloignaient à la fin de la fête pour faire l'amour dans le but noble et désintéressé de renforcer la Fertilité de la Nature, et si elles n’en avaient pas, elles en trouvaient un sur place. Un genre d'offrande, en quelque sorte.

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Oui, parce que les femmes celtes pouvaient librement fixer leur choix sur un homme. Elles détenaient un pouvoir qui semblerait colossal même aux plus féministes d’aujourd’hui. C’était un monde où les femmes étaient toujours respectées, protégées, vénérées, un monde dans lequel les hommes révéraient tout particulièrement le pouvoir qu’elles avaient, que nous avons, de non seulement nous reproduire à l’identique, mais de reproduire aussi du différent : des petits mâles.

De nombreuses druidesses jouaient un grand rôle grâce à leurs facultés de clairvoyance et de magie, notamment en politique. Les femmes celtes pouvaient posséder des biens personnels, choisir leur homme, elles pouvaient divorcer si leur mari outrepassait ses droits, et, en cas d'abandon de l'homme suborneur, elles avaient la possibilité de réclamer une forte indemnité. Elles pouvaient même régner. Les femmes celtes étaient reines de ce monde, que d’ailleurs on appelait "Terre des Femmes".

Je vous vois froncer les sourcils.. ce n’est pas que la Femme était considérée "supérieure" à l’Homme, non-non pas du tout !!

Tout simplement, les Celtes se considéraient comme des êtres spirituels avant tout, et le monde dans lequel ils vivaient, notre Terre, était pour eux un monde régi par un principe féminin omniprésent : Dana, la déesse-mère.

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Seulement voilà, un jour les Romains ont investi les territoires que peuplaient les Celtes. Et là, ils se sont retrouvés non seulement face à des guerriers farouches et intrépides, mais aussi face à des femmes libres et courageuses qui se battaient pour leurs familles, leurs terres, leur peuple. Et ils se sont mis à avoir peur, très très peur, eux pour qui les femmes n’étaient que des biens mobiliers - c’est bien simple, les Romaines n'avaient même pas de nom...

Alors ils n’ont plus eu qu’une idée fixe : détruire la culture celte et la remplacer par le mode de vie romain.

Mais revenons à Beltaine. Pendant que hommes et femmes de tous âges se font mutuellement offrande d'amour et de chaleur, les Druides cueillent et consacrent les plantes dont ils auront besoin pour le reste de l’année. Certains, qu'ils soient bardes ou vates, se réunissent dans la forêt des Carnutes pour partager leurs découvertes avec les autres, réunis autour du fameux chaudron rendu célèbre par Obélix et dans lequel mijote un bon breuvage de saison.

Le 1er mai au petit matin, les femmes sortent très tôt pour recueillir la rosée, considérée comme thaumaturge. Elles la conserveront dans de petites fioles et s’en serviront pour purifier et soigner.

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Pour la même raison elles recueillent une partie de la cendre des bûchers et l’utiliseront comme médicament, tandis que le reste est répandu dans les champs pour favoriser la croissance des récoltes.

Elles cueillent ensuite des branches d'aubépine, car le matin de Beltaine est le seul moment où on peut le faire sans mettre en colère les fées. Elles en feront sécher les fleurs pour les utiliser dans un but thérapeutique, et tresseront le reste en une guirlande qu’elles accrocheront au-dessus de la porte pour protéger la maison des esprits malveillants. Avec le bois de l’aubépine elles font de l’encens qu'on brûlera à la fête de Beltaine suivante.

Puis elles attachent aux arbres plein de petits morceaux d’étoffe de toutes les couleurs. A chaque ruban correspond un voeu ou une résolution. En cours d'année, au fur et à mesure que les souhaits se réalisent ou qu'elles atteignent leurs objectifs, elles détacheront le ruban correspondant puis l’enseveliront..

 

Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez lire aussi :

 

 Charles IX et le muguet

Samaïn

25 avril 2012

Comme une grappe de raisin sur un rameau sec

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Vous le savez car je vous en ai rebattu les oreilles, j’ai été profondément marquée par certains événements de mon enfance, plus particulièrement par la violence de mon père envers ses filles, et par ce que je tenais de la part de ma mère pour de l’indifférence.

Là où ma sœur, la tête haute, s’est rebellée, j’ai suivi le chemin balisé de la soumission, ce qui n'a pas empêchée que je sois mal jugée par les miens.

Ma famille ne se résume plus aujourd’hui qu’à une seule personne (je ne parle pas de ma sœur, elle est une autre moi-même,  celle que j’aurais certainement été si je n’avais pas été celle que je suis ;-)).

C’est de cette unique personne dont je vais parler aujourd’hui.

Il y a dans quasi toutes les familles des choses qu’on sait et qu’on ne dit pas, choses qui peuvent devenir de véritables carcans qui nous étouffent et nous empêchent de nous construire en tant qu'être libre et autonome.

Lorsqu’on s’intéresse à la généalogie très jeune, on découvre forcément ces secrets de famille que génération après génération tout le monde s’est appliqué à dissimuler. Se pose alors un choix : faut-il en parler ou le garder pour soi ?

Parce que j’étais "loyale" sans le savoir – c’est un mot à la mode qui veut dire qu’on reste dans le "droit chemin" tracé pour vous par vos parents – lorsque j'étais jeune j’ai gardé toutes mes découvertes pour moi. Du reste, les membres de ma famille n’y accordaient pas d’intérêt, terrorisés qu’ils étaient à l’idée que je trouve ce que tout le monde savait et dont on ne parlait pas (on préférait se crier dessus, se vouant une haine féroce en déballant des trucs vieux de quarante ans).

Au fur et à mesure que je découvrais des choses "inavouables", que certaines de mes questions restaient sans réponse, j’avais, pour reprendre une merveilleuse expression de ma fille aînée, l’impression qu’on m’avait vidé des sacs-poubelle entiers dans la tête.

Au moment de la mort de ma mère, ma famille n’était plus réduite qu’à une seule personne. Les quelques autres parents que nous avons ont dû juger que ce que nous avons fait de notre vie n’était pas assez bien, enfin j’en sais rien, peu importe.

Cette personne, assez curieusement, nous est tombée dessus, sur ma sœur et sur moi, avec ses jugements et sa colère. En fait, elle nous a balancé toute la colère qu’elle ne pouvait plus adresser à notre mère. Enfin pour être honnête, c’est contre moi précisément qu’elle l’a retournée. Cela avait été extrêmement violent, d’autant plus violent que j’étais en deuil et que je ne comprenais absolument pas comment je me retrouvais être le sujet d’une colère aussi virulente.

A la suite de ça j’ai "coupé les ponts", et ceux qui me connaissent peuvent mesurer par là-même la gravité de la chose pour que j’en sois rendue à une telle extrêmité (ça devait être la première fois que je coupais les ponts avec quelqu’un, c’est dire !).

Puis le temps a passé, faisant son œuvre bienfaitrice. Mon affection pour cette dame, âgée maintenant, a repris ses droits. Oui sans doute, elle s’est "mal" comportée à cette période, et alors ? puis-je jurer que moi-même, je ne l’ai jamais blessée ?

De toutes façons, j’ai besoin d’elle. J’ai besoin de savoir comment elle va. Elle fait partie de ma vie, et si les premières reprises de contact ont été difficiles (elle me balançait pas mal de piques à chaque fois, des reproches, etc ..), petit à petit l’échange est redevenu serein.

Et puis hier, je cherchais quelque chose dans ma boîte à courrier, quand je tombe sur une lettre qu’elle m’avait adressée il y a quelques années (avant la mort de ma mère) suite à un petit "différends" entre ma mère et moi (c’est le moment où je commençais tout juste à essayer de dire ce que je ressentais).

Et je me suis mise à lire ..

"J’ai toujours parlé d’amour, je suis intarissable sur ce sujet, et je ne peux vivre sans l’amour des miens, et mes enfants savent bien qu’ils nourrissent mon envie de vivre par leur amour, sinon je dépérirai comme une grappe de raisin sur un rameau sec. L’amour, c’est donner, comprendre, relativiser, pardonner, et c’est aussi, surtout, échanger.

Ma chérie, j’ai été très surprise de ton attitude hier, et je t’écris ce matin car je n’ai pas bien dormi cette nuit. En effet, tu nous as dit à ta mère et à moi qu’on ne te comprenait pas, c’est vrai, et je ne vais pas développer ce sujet qui, pour moi, est de peu d’importance par rapport aux graves soucis qui alourdissent ta vie en ce moment.

J’ai constamment été considérée comme une personne forte moralement, mais ma force, je l’ai toujours puisée dans la confiance, l’aide et la foi que j’avais dans mon mari, mes parents, mes enfants et ma famille.

Maintenant il me reste mes enfants, mes sœurs et mes nièces. J’ai toujours et plus que jamais besoin de l’amour de ceux qui me restent, et c’est vital pour moi.

Alors fais comme moi, ma chérie, aime, réfléchis positivement, relativise, donne à ta maman l’amour dont elle a besoin et essaie d’être brave pour affronter les problèmes de ta vie sans t’arrêter aux peccadilles."

10 avril 2012

Le grain de sable

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J’ai toujours pensé que l’Homme et la Femme étaient complémentaires. Or, il n’y a pas longtemps, Edith a dit quelque chose au sujet de son amour de la solitude. Et d’un seul coup, les cieux se sont ouverts et j’ai eu une sorte de révélation : ben oui, quand je dis que l’Homme et la Femme sont complémentaires, je suis dans l’illusion ! la phrase juste serait plutôt "Ma solitude et moi sommes complémentaires". En effet, la complémentarité de l’homme et de la femme rappelle la complétude illusoire, donc la dépendance, donc le manque. Ce qui n’arrive jamais avec ma solitude : elle est toujours là !

Suivez mon raisonnement : la complémentarité de l’homme et de la femme, ce serait, comme qui dirait, deux morceaux de puzzle qui s’emboîtent parfaitement pour ne faire qu’un. Grossière erreur ! car rien que là, la nature s’empresse d’apporter moults exemples qu’il ne suffit pas d’être un homme et une femme pour s’emboîter harmonieusement. Alors bien sûr, vous allez me rétorquer aussi sec que "S’unir avec les hommes épanouit les femmes et qu’elles s’en rassasient de luxure et de plaisir". Je vous l’accorde.

Néanmoins, j’attire votre attention sur le fait que si les dimensions du linga de l’homme sont supérieures à celles du yoni de sa partenaire, il y a forcément une partie du puzzle qui déborde. Par conséquent, en guise d’emboîtement harmonieux nous obtenons un forçage qui, s’il peut être jouissif, n’en reste pas moins sacrément bestial brutal. Bon, vous me direz (enfin, surtout les filles) qu’il vaut mieux ça que l’inverse, car un yoni accueillant ne s’est jamais satisfait d’un linga minuscule.

Mais ce n’est pas tout. Si l’homme et la femme étaient un puzzle parfait, ils engendreraient des trucs parfaits. Ce qui ne s’est jamais vu. En effet, que se passe-t-il dans la réalité ? il n’y a qu’une partie du puzzle qui se tape tout le boulot. Qui ? les femmes ! Elles se reproduisent, non seulement à l’identique (en façonnant des filles) mais aussi en fabriquant des mâles. Seulement voilà, ça ne leur vient pas d’une capacité propre qu’elles possèderaient, non non. Ce serait, dit-on, les hommes qui y mettent leur grain (ce qui, entre nous, leur a permis pendant des millénaires de s’approprier les femmes sous le prétexte fallacieux d’être sûr que les fils qu’ils avaient généreusement distribués étaient bien les leurs)(croyance qu’on fait d’ailleurs perdurer, puisqu’on dit à nos enfants : "C’est papa qui met la graine dans le ventre de maman")(comme si c'était papa qui faisait tout !!! tsss, c'est vraiment du grand n’importe quoi !!!!)

Autrement dit mes amis, contrairement à une idée majoritairement répandue chez les hommes qui prétendent l'inverseon peut affirmer que l'homme est le grain de sable de la femme ! 

9 avril 2012

Comme un p'tit chaton

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(Diane) Quind j’vois Papa je n’peux jamais m’arrêter de l’imbrasser, je m’mets à l’imbrasser dix fois d’suite, l’autre fois je l’voyais lever un doigt, puis ensuite deux doigts puis ensuite trois doigts et à quelque part c’est sûr il était en train de compter les baisers que j’lui faisais ! si tu savais comme il a chingé depuis qu’il a eu son accident vasculaire, avint il appréciait pas de se voir vieillir, il avait les larmes aux yeux tandis que là, c’est encore lui, i a des souvenirs, il est pas végétal non plus c’est le même mais en tout doux, comme un ptit chaton qu’t’as invie de cajoler, de caresser, i est comme un infant totalemint dans le momint présint, alors bien sûr y se rappelle des choses, mais dins la minute qui suit il oublie il ne se préoccupe pas de demain, il vit au présint ! Des fois il va savoir quéque chose qui l’rind triste mais deux minutes après il est passé à autre chose, c’est vraimint vraimint l’momint présint !

Tu vois quind Maman était encore là c’était tellemint tellemint douloureux parce qu’elle avait tellemint conscience de son emprisonnement de sa déchéance, elle perdait pas la mémoire ça n’a pas d’allure, mais elle n’pouvait plus parler elle n’entendait presque plus rien elle n’pouvait plus voir, elle ne marchait plus mais elle aurait été déchirée de mourir en laissant Papa tout seul. Tu sais y étaient tellemint proches ces deux-là, commint te dire..

Maman, ça a toujours été celle qui fait croire que Papa était le pilier alors qu’in réalité Papa s’accotait sur elle, et puis ils faisaient un tellemint beau couple, alors quind Maman est tombée malade, elle savait qu’mon père ne pouvait pas vivre sans elle. Elle était. Commint dire.

Elle était sa source de vie.

Mais quind elle a perdu ses capacités elle savait qu’elle ne pouvait pas le laisser. Elle savait qu'mon père ne pouvait pas vivre sins elle. Des fois, on allait les voir et on voyait que Papa tenait la main de Maman, c’était correct il lui donnait de l’attention. Quind il a eu son accident vasculaire, tu vois tsu il pouvait passer la journée entière sans donner de l’attintion à Maman, c’est comme si. C’est comme si i avait coupé le lien intre les deux, c’est à partir de ce momint là que Papa venait de mourir dans la tête de Maman, tu comprinds elle voulait tellemint tellemint le protéger, le besoin de protection qu’ils avaient l’un envers l’autre c’est ce qui retenait Maman de mourir..

Alors quand Papa a eu son accidint vasculaire, quind elle a compris qu’il n’avait plus besoin d’elle, Maman a su qu‘elle pouvait mourir en paix.

21 mars 2012

La voie de l'égarage

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Seth se demande si l’humain est fait pour vivre en couple.

Ma réponse, au risque d’en heurter plus d’un, est oui. Et je dirais même plus : c’est Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!

L’homme, autant que la femme, ont tellement de choses à donner, à recevoir, à partager !!!!! et vous voudriez que toutes ces merveilles soient gaspillées ?? je ne parle pas, bien sûr, uniquement de sensualité (encore que je ne pense qu’à ça qu’il me semble que cette part de la relation ait une importance essentielle. Que dis-je essentielle : ca-pi-ta-le !!).

Donc oui, je crois foncièrement que l’homme et la femme sont faits pour vivre ensemble, je dirais même que selon moi, s’ils ont été faits, ce n’est que pour cela. Mais peut-être pas pour vivre ensemble TOUT LE TEMPS. C’est-à-dire que souvent, lorsqu’on vit en couple, on vit sous le même toit, pour des raisons pratiques et économiques bien compréhensibles. C’est même une des premières envies pressantes que l’on a lorsqu’on tombe amoureux : vivre ensemble ! grossière erreur ..

Ben oui. Parce qu’aussitôt, on vit aussi avec tous les petits (et grands) défauts de l’aimé(e) (enfin, en tout cas ce que nous on voit comme des défauts). Et non seulement on vit avec, mais on entreprend de vouloir les faire disparaître d’un coup de baguette magique. Ce qui généralement provoque quelques réticences de la part de l'autre qui ne comprend plus rien et ne se rend pas compte qu’il/elle est pourtant en train de faire exactement pareil avec nous.

En effet,

l’être qu’on a rencontré

n’est pas le même que celui avec qui on vit.

C’est d’ailleurs là une énigme de l’amour toujours inexpliquée à ce jour.

Or donc, à partir du moment où l’on vit avec une personne, c’est comme si on se donnait des droits sur elle, en l’occurrence celui de (vouloir) la changer pour qu’elle ressemble le plus possible à ce dont on rêve. Car dès l'instant où on vit ensemble,

ce dont on rêve n’est plus ce que l’on a

(c'est une deuxième énigme énigmatique de l'amour).

Je vous rassure tout de suite, il y a un remède : continuer de respecter l'autre pour ce qu'il est. Continuer à l’aimer. Le quotidien est usant, c’est vrai, mais bon, faut savoir ce qu’on veut dans la vie ! s’attacher à garder intact le "premier" regard, le "premier" désir. C’est possible, je l’ai fait et ça a duré dix ans à chaque fois, alors je sais de quoi je parle ! bon certes j’ai des prédispositions (nounounisme, esprit lent, et l’épouvantable défaut de ne jamais me rappeler le mal qu’on me fait) mais passons.

Et je pense aussi, et toujours, que la fidélité est indissociable de l’amour. Non pas comme une condition, une prison, non non pas du tout ! mais franchement quand vous êtes amoureux d'une personne vous avez envie d’une autre ? sincèrement ?

Quand on commence à "regarder ailleurs", c’est que l’amour a faibli. C’est tout.

Je ne dis pas qu’il s’agit de ne plus regarder ce qui est regardable, et même tentant. Surtout que quand on vit avec quelqu’un depuis dix ans, il y a forcément des moments où l'esprit s’égare, enfin les yeux, pour commencer. Ben oui, parce que c’est ce sens-là qui nous fiche tout par terre ! Ah lala, si seulement on devenait miro ! ben non. Et quand on croise un BMBM (dixit Khayaa), pas facile de résister. C’est là qu’il faut bien peser le pour et le contre, car beaucoup de choses sont remises en jeu dès qu’on choisit la voie de l’égarage. Sans compter que souvent, comme je le disais sur le blog de Seth, on joue les victimes, genre prétendre qu’on va ailleurs parce que notre conjoint gningningnin. Alors que, dans tout ce qui nous arrive, on pourrait faire, je sais pas moi .. des "réponses-habilité" ?


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18 mars 2012

Comment tu t'appelles ?

Aimer rend complètement idiote..

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*

*

La preuve !

:-)

 

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14 mars 2012

La vie d'une autre : le film

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Une fois n’est pas coutume, je suis allée au ciné hier. J’avais très envie de voir "La vie d’une autre", tirée d’un roman de Frédérique Deghelt que j’avais dévoré d’une seule traite en surlignant plein de trucs tellement certains passages sont beaux. En plus, c’est un livre qui est "venu à moi" alors que je me trouvais à St Brieuc pour quelques jours ! un contexte exotique et magique pour une histoire qui m’a touchée profondément le cœur, le ventre et l’âme : l’histoire de Marie, qui se réveille après une première nuit d’amour, mais .. quinze ans plus tard !! et entre les deux, un trou noir.. malgré tout le ton du roman reste fluide et plein d’énergie, Marie plus que des réponses sur les mystères de sa vie "perdue" veut vivre !

Parce qu'elle ne se souvient plus, elle est comme libérée d'un poids et profite de sa vie autant qu'elle le peut, avec un œil neuf et une fraîcheur retrouvée. C'est une intrigue sur la mémoire mais aussi une formidable histoire d'amour, et c’est ça que j’avais adoré justement, c’est que visiblement entre temps son mari la trompait, mais elle ne s’y attarde pas lorsqu’elle le comprend, ce qu’elle approfondit elle c’est la confiance qu’elle veut garder en lui, l’amour qu’elle éprouve, l’amour qui n’a pas été abîmé par quinze années de quotidien pour la bonne raison que ledit quotidien s’est envolé, pfouit !! c’est donc aussi une très belle histoire de pardon.

Ben le film : gros flop :-(

En plus les critiques parlaient  "d’humour", ce qui aurait pu être le cas, mais non.

Pourtant purée, il y avait de quoi faire : pas tant de comprendre comment Marie a pu oublier quinze années de sa vie mais comment va-t-elle reprendre le chemin de son existence ? et de se demander : si nous, on pouvait revenir en arrière, ferions-nous les choses différemment ? Bref, les questions du droit à la seconde chance ou du sens que l'on donne à sa vie ..

Au lieu de ça, alors que le livre repose sur la souffrance de Marie et sur la recherche de son journal intime qui lui permettrait de savoir ce qui a causé l’oubli de ses souvenirs, selon moi le film élimine totalement ses émotions pour se centrer sur une crise conjugale et familiale en lien avec une vie professionnelle dévorante. Juliette Binoche incarne une Marie transparente et naïve, un peu nounoune, à mille lieues d’exprimer les sensations qu’on pourrait ressentir après avoir oublié 15 ans de sa vie ! En plus les rapports entre le mari, sa maîtresse et les parents et beaux-parents de Marie sont laissés dans le flou, si bien qu’on finit par ne plus rien comprendre (alors ceux qui n’ont pas lu le livre je vous dis pas). Bref, Sylvie Testud abandonne l’essence même du personnage de Marie en la désincarnant de son ressenti et de son âme..

Donc en conclusion : lisez le livre ! c’est peut-être moins agréable que de se payer une toile mais il vaut le détour et c’est dommage que le film ne lui fasse pas honneur !


Je vous avais parlé du livre ici.

8 mars 2012

Tout mais pas l'indifférence

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photo perso, Olympia 1984

Je me rappelle la première fois que j’ai entendu "Pas l’indifférence", la chanson de Goldman. Je me rappelle de ses mots quasi chuchotés, il était encore tout timide à l’époque, pas encore connu - ce serait pour l’année d’après.

J’avais écouté les paroles de sa chanson et je m’étais dit : "Il les a écrites pour moi !". C’est tout à fait ce que je ressentais, c’est tout à fait comme ça que je voulais vivre : je voulais tout, j’étais d’accord pour tout, pour la peur, les pleurs, les larmes et les souffrances, tout mais pas l’indifférence !! C’est fou ce que cette terreur de l’indifférence a pu me faire faire tout au long de mon existence, qui représente quand même un peu plus d’un demi-siècle. Un demi-siècle ! dit comme ça, ça donne le vertige.. Mais bref. J’avais une telle soif du regard d’autrui, du regard d’un homme, que je m’offrais, le corps le cœur et tout le reste, je donnais tout, le meilleur de moi-même, et même encore plus. Car croyez-moi, je suis une nana capable de choses que vous ne pouvez même pas imaginer. Je suis d’une gentillesse infinie. Trop gentille, on me l’a toujours dit, même si dans la bouche des gens, ça voulait dire "trop c..". Mais bref, j’avais cette béance en moi, je le comprends aujourd’hui, j’avais ce gouffre que rien ne semblait pouvoir combler, si ce n’est tout mon amour, des couches et des couches d’amour, comme un St Honoré géant. Au nom de cet amour, je prenais tout. Même des baffes dans la tronche. Tiens ça me rappelle quelque chose .. mais bon, une baffe c’est mieux que rien non ?

Depuis, je me suis rendu compte qu’il y a des hommes qui ont un sixième sens pour ça, pour repérer les nanas comme moi qui sont prêtes à tout pour recevoir des miettes. Mais bon, on va dire que c’est de bonne guerre et que c’est de la faute à personne s’il m’a fallu toute une vie pour m’en apercevoir. C’est juste dommage que j’ai assimilé ça à de l’amour. J’aurais pu, je sais pas moi, travailler dans un truc humanitaire ? ah bah oui, mais je n’aurais peut-être pas reçu autant de baffes ..

C’est bête ça !

24 février 2012

Serrez-vous un peu là-dedans !!!

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Seth demande à corps et à cris ce qu'est l'amour ;-)

Eh bien selon moi, pour commencer l’amour est un sentiment durable. Je me rappellerai toujours d’une réponse que m’avait fait François (encore lui !). Il était marié mais avait avec son épouse une relation qui lui permettait de sortir seul avec une amie sans que cela posât de problème dans leur couple. En fait je crois bien qu’il a été sans le savoir un précurseur  du poly-amour (voir Françoise Simpère) puisqu’il avait aussi une amante. Bref ! tout cela pour dire qu’à l’époque où je le fréquentais j’étais bien plus névrosée qu’aujourd’hui et je ne comprenais pas comment on pouvait avoir une épouse, une amante, et une amie. Logiquement pour moi les deux premières excluaient la troisième et il ne restait aucune place pour cette dernière. Or, la dernière c’était moi, bouuuuuuuuuuh ! et comme j’avais un besoin encore plus maladif qu’aujourd’hui qu’on m’exprime de "l’amour" je lui en avais fait part. Il m’avait éclaté de rire au nez en me disant quelque chose comme : "Serrez-vous un peu là-dedans (dans mon cœur), il y a assez de place pour tout le monde !"

(Seth, je te préviens qu’on risque de n’être pas rendus car j’ai une sérieuse tendance à faire des digressions sans arrêt)

Oui donc, l’amour pour moi est un sentiment durable. D’ailleurs, à ma connaissance, le non-amour n’existe pas. Il y a la haine, mais la haine ce n’est pas du non-amour, c’est un genre de colère. Donc voilà, selon moi, quand on éprouve de l’amour c’est pour la vie. Par exemple, généralement, on aime ses enfants et ses parents. Cet amour disparaît-il un jour, quand bien même ces derniers font (je parle des premiers) ou ont fait (je parle des seconds) n’importe quoi ? que nenni. Pareil pour les ami-e-s. Souvent même, plus on aime, plus on aime (tiens, Khayaa m’a contaminée..)

Enfin, pour essayer de dire mieux, pour moi l’amour, c’est la seule chose que plus tu en donnes, plus tu en as.

Donc déjà, selon moi, si le sentiment qui te lie à telle personne se délite un jour, c’est que ce n’était pas de l’amour. C’était un attachement qu’on a pris pour de l’amour (dans le meilleur des cas) ou c’était une rencontre de névroses, c’est-à-dire d’inconscients (dans mon cas).

Ce qui m’amène à la deuxième chose qui fait qu’on reconnaît l’amour : lorsque c’est de l’amour, il n’y a pas de souffrance. Aimer, c’est tout le contraire. Aimer, c’est faire ensemble des choses qui font plaisir, c’est se faire plaisir mutuellement, c’est vouloir le bonheur de l’autre, aimer c’est, comme dit mon ami Reynald, "ti voglio bene", "je te veux du bien". En plus comment ça chante à l’oreille, "Te voglio bene" !! rien que les mots, déjà, nous font du bien !

Si donc dans ma relation d’amour, je souffre ou/et je fais souffrir, il y a de forts risques pour que ce ne soit pas de l’amour mais le règlement de comptes de deux inconscients qui ne nous ont pas demandé notre avis. Et d’ailleurs, avez-vous déjà remarqué que l’on tombe souvent sur le même genre de personnes ? qu’on les "attire" ?

Ben ne cherchez plus : ça dure tant qu’on n’a pas compris ce qu’il y a à comprendre.

Bien alors. Au vu de ce qui précède, d’aucuns vont dire, ça y est, Ambre est encore barrée dans son monde de Bisounours avec son amour idéal !!

Ben pas du tout. Je ne suis pas du tout dans un monde irréel. L’amour existe (merci mon Dieu !) et il n’y a pas que des couples de névrosés sur Terre. Il y a des gens qui, plus ou moins tardivement, plus ou moins facilement, règlent leurs comptes avec leur passé, avec leurs souffrances, et ne les feront plus porter à leur amoureux-se.

Donc ce que je veux dire, c’est que lorsqu’on a une relation d’amour, on reste qui l’on est avec son passé et ses souffrances, mais aussi avec sa personnalité propre (par exemple on est jaloux ou pas, on a tendance à materner ou à paterner ou pas, etc) mais ces particularités ne sont plus des outils pour (se) faire souffrir mais sont mis au service de l’amour.

Par exemple quelqu’un qui aime un jaloux sait que le jaloux n’est pas comme ça pour l’embêter mais parce qu’il a une souffrance en lui, alors au lieu de l’asticoter pour le rendre encore plus jaloux il le rassure, puisqu’il l’aime. Quand on aime on n’a pas envie de faire du mal à l’autre, on n’a seulement envie de lui faire du bien.

C’est pour cela que ce que disait Reynald dans un de ses commentaires est si important : "Mais pourquoi les relations humaines sont-elles si difficiles dans un monde où la communication est pourtant si généralisée ?"

Eh bien parce que notamment au début d’une relation amoureuse, au lieu d’être soi-même on rentre dans un rôle (je ne dis pas que c’est conscient, je n’en sais rien) pour se présenter sous ce qu’on croit être notre meilleur jour. Et après quelques mois, années, de vie commune, on est tout étonnés de découvrir quelqu’un de complètement différent !!! alors évidemment on se sent leurré. On oublie juste qu’on a fait pareil ! ;-)

Car c’est autant valable pour les hommes que pour les femmes, et je ne parle pas des moments intimes où nous, les filles, on simule pour gonfler l’ego du mec, et après ça on lui reprochera de pas assurer alors qu’on n’a jamais osé lui dire ce qu’on aime qu’il nous fasse !!

Oui parce que l’amour, c’est aussi bien sûr les câlins. Je ne vois pas comment on peut (dé)montrer son amour à une personne si on ne la touche pas, déjà que généralement on se dit n’importe quoi par peur de se dire la vérité ! avec le corps on peut tout se dire, encore faut-il pouvoir se lâcher ! et on ne peut se lâcher que lorsqu’on a posé, au moins en partie, nos "valises psychologiques" (chose que pour ma part je viens de faire seulement maintenant ! alors voyez faut pas désespérer, tout arrive ;-))

Bon je vais m’arrêter là parce que je crois que je me suis perdue en route ! ;-)

Mes amis, c'est à vous !!

 

(¯`*´¯)
`*.¸.*
  ¸.*¨ ¸.*¨)
 (¸. .´ ¸¸.`¨
 *

22 février 2012

Un bedon chaud

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Quand on fait le point sur sa vie, disais-je, on se rend compte de tout ce qui s’y passe, mais aussi et surtout de tout ce qui ne s’y passe pas. Merci neurone débilos. Avec ça je vais aller super loin.

Bon OK, on peut y trouver un avantage : seule dans un lit on a du temps pour lire, et quand on adore ça (de lire, pas d’être seule dans un lit) c’est le pied. Certes. Mais comme dirait Elsa, "J'aime les livres mais, heu, pas en remplacement d'un quelqu'un si quelqu'un il y avait in my bed..."

Alors là, je me pose la question :

Lis-je pour remplacer quelqu’un in my bed ? (pas celui d’Elsa, le mien) ou préfère-je la compagnie de moi-même en train de lire plutôt que d’un éventuel HIH qui risque au final de n’être qu’un HIM (lapsus d’Elsa !) ??

Eh bien je n'irais pas par quatre chemins, au risque de heurter les plus sensibles : oui, je préfère la compagnie de moi-même. Je m'entends très bien avec moi et généralement, je ne me dispute pas. Je suis satisfaite de l'heure à laquelle je me propose d'aller me coucher et je ne me pique pas toutes les couvertures pour m'enrouler dedans sans m'occuper de moi. De plus, je ne prends jamais toute ma place. Je me tiens chaud toute seule.

Oui, parce que, suivez-moi bien : supposons, vous êtes seul, voire seule, dans un grand lit froid, comme 15 millions de Français (disent les statistiques – et encore elles ne comptent pas les personnes âgées et veuves). Vous vous dites, "gningningninréchauffermespiedssurunbedontoutchaud".

Assurément.

Mais est-ce que vous avez pensé au fait que les bedons tout chauds se promènent rarement seuls ? est-ce que vous vous rappelez que, généralement, ya tout un tas de trucs autour, genre, une femme si vous êtes un homme et un homme si vous êtes une femme ?

Autrement dit, quand vous êtes seul/seule dans votre grand lit froid, et que vous vous dites "gningninbedontoutchaud", quel besoin exprimez-vous ? un besoin d’amour ? un besoin charnel ? un simple besoin de chaleur parce que votre régulateur interne est déglingué ?

21 février 2012

On n'est pas des bêtes

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Eh bah voilà ! ça devait arriver un jour, à force qu’on voit sur ce blog l’étalage de toutes mes qualités innées et zacquises : on vient de me demander en mariage !!! et pas n’importe qui !!!!

Mesdames et Gentlemen, (roulement de tambour..) j’ai nommé :

l’Homme Idéal HIMSELF !

Bon alors là, je m’interroge. Que fais-je ? Accepte-je alors que je n’ai aucune envie de me (re)marier, et cela, bien qu’il s’agisse de l’HIH (Homme Idéal Himself) ? peut-on être anti-mariage et pro-HIH en même temps ? 

Car, tout de même.. il est pas beau, il est mou et complètement nono, et je suis tout le contraire. Ne serait-ce pas la merveilleuse union des contraires  ? comme qui dirait, le feu d’artifice ? la fête sur la planète ?

Et puis ya quand même un autre truc ... Ben oui quoi, quant on est comme moi en plein au point où on fait le point sur sa vie, on se rend compte de tout ce qui s’y passe mais aussi, et surtout oserais-je dire, de tout ce qui ne s’y passe pas. Et le mariage, ça voudrait dire fini les dimanches matins où on est réveillé par un gémissement, puis deux, et qu’on se colle l’oreiller sur la tête.. fini qu’ils remettent ça de plus en plus fort, même qu’ils ont l’air de s’éclater comme des malades purée ! c’est inhumain de faire ça à une pauvre voisine qui ne vous a rien fait et qu’est toujours super aimable, m’enfin c’est quoi ces cris, elle simule là c’est pas possible ? les soupirs du début je dis pas, c’était mignon, tiens d’ailleurs faudra que j’essaie la prochaine fois, ça fait trop sensuelle amoureuse, mais les cris de bête là, pfff franchement on dirait moi, purée si c’est ça que les autres se farcissent va falloir que je me calme !

Tiens il faudrait que je m’enregistre. C’est vrai quoi, on ne peut pas être attentif à tout non plus. Est-ce qu’un HIH accepterait que j’enregistre nos galipettes ? bon, logiquement oui puisque c’est un HIH, donc il ne va vouloir que mon bonheur. Et des galipettes ça ferait bien mon bonheur, avec ce froid de canard !

Bon en même temps, si je sais que je m’enregistre, vais-je être naturelle ? peut-être que je vais faire des petits ah-ah que j’ai jamais fait d‘habitude (déjà, rien que pour pas traumatiser mon HIH, parce que c’est vrai quoi, il n’est peut-être pas habitué à ce qu’on fasse trembler les murs, je voudrais pas le faire fuir avant même qu’on ait publié les bans !) (d’ailleurs ça me rappelle un jour où j’avais fait ça sur la moquette, comment j’avais le dos râpé, purée ! la moquette pour moi c’est terminé ou en tout cas je ne me mets plus en dessous !) (est-ce qu’un HIH apprécie les galipettes on ze moquette ?)

Et l’amour dans tout ça ? c’est vrai quoi, on n’est pas des bêtes !!!!! pour qui il me prend cet HIH ?

20 février 2012

L'homme idéal (saison deux)

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Dès que vous rencontrez quelqu'un, c'est inévitablement l'homme idéal : soit parce qu'il est réellement fait pour vous, soit parce qu'il va vous obliger à régler votre névrose. Et si vous préférez zapper plutôt que de comprendre et régler, vous retombez sur le même genre de personne, encore et encore. Il n'y a pas de hasard et vous remplacerez un mauvais clou par un autre mauvais clou ! parce que ce ne sont pas les clous qu'il faut changer. C'est vous !

Pascale Piquet

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