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le blog de Ambreneige

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4 septembre 2010

les Sables

Pourquoi les Sables d'Olonne ?

remblai

D'abord parce que, comme je vous l'ai raconté ici,

j'y ai été conçue.

puits_enfer

Ensuite parce que c'est le premier endroit

aout_56_les_Sables

où je suis partie en vacances..

aout_56_Nad_Sables

.. et où j'ai découvert ..

photo_stella_les_Sables

.. la mer !

aout_56_Nad_Man_Sables_rec

.

aout_56_Sables_Pa_Nad

.

aout_56_Nad_Pa_Martine_les_Sabl

(à côté de mon père, sa cousine Martine)

En fait,

mon père y passait l'été avec sa tante..

Papa_14_ans_Sables_d_Olonne_sept_48

.. lorsqu'il était jeune.

Papa_J_Pierre_les_sables_1949

Papa (15 ans) avec son cousin Jean-Pierre

Papa_J_Pierre_aout_50_les_Sables

Papa (16 ans), toujours avec Jean-Pierre

Papa_les_Sables

17 ans ..

Papa_les_Sabl_aout_52

18 ans

L'endroit assurément lui plaisait beaucoup, parce que lorsqu'il a rencontré Maman qui adorait camper (dans le Sud de la France), il s'est empressé de l'y emmener.

aout_56_les_Sabl_Man_Pa

Et c'est donc là que les atteignants ..

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s'atteignirent

aout_56_les_Sabl_Papa_Nad

et ce ne fut pas pour me déplaire

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de voir enfin de mes yeux vus

puit_d_enfercath_blogspot

l'endroit où je leur vins au monde.

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2 septembre 2010

le paquet de Clo

PICT9548

j'adore recevoir un colis surprise !!!!

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yeeeeess !!!

kessssssssssskecèèèèèèèèèèè ????

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mmmhhhhm, ça sent trop bon !!

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ah, j'ai compris !!!!!

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c'est de l'herbe euphorisante !!

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oh oh !!! il y a encore quelque chose ..

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mais kessssssssssskecèèèèèèèè ????

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oooooooooh ! un bracelet !!!!!

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et ça ??

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c'est quoi ça, Clo ??

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.

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des pitites boules même pas rondes ?

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coquine, va !

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2 septembre 2010

il mio refugio

2 septembre 2010

on peut pas être performante en tout

Tout petit déjà,

mon fils s’est aperçu qu’il y avait quelque chose de pourri

JB

au royaume culinaire de sa mère ..

Et j'arrive même encore

à surprendre ma fille aînée qui pourtant,

est celle de mes enfants qui teste mes créations

Adeline22

depuis le plus longtemps !

Possiblement est-ce la raison pour laquelle Clo, outre son empathie spontanée pour tout être qui a le malh privilège de partager ma table, me suggéra en juillet dernier que nous fîssions un blog de cuisine.

Elle se chargerait, m'avait-elle dit, de la catégorie "ce qu'il faut faire" et me laisserait gérer la partie "ce qu'il ne faut pas faire", nouvelle que mon fils, (la chair de ma chair, le sang de mon sang, le même pour qui je me suis sacrifiée et j‘ai souffert neuf mois et des brouettes) a accueilli avec ce cri du cœur :

" Ta copine, c'est la voix de la sagesse !!! "

Ouais ben, comme j’dis toujours : On peut pas être performante en tout, non plus !

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clic-clic sur l'image,

les ptits curieux qui veulent aller voir le blog !

2 septembre 2010

un son unique

PICT9235La journée, passe encore.

C’est le soir, au moment où Jacques se glisse entre les draps de son grand lit froid..

Alors il l’emporte sous ses paupières baissées, comme un bon vin qu’on garde en bouche avec de petits claquements de lèvres gourmands .. Quelque chose se consume en lui, quelque chose de douloureux et de lancinant volant autour du lit comme un oiseau tombant infiniment..

Il se rappelle..

Il est là, dans l’église. Il la regarde. Elle le sent il le sait, elle ne le voit pas tant il fait sombre mais elle sent son regard brûlant, comme si une vibration émise d’on ne sait où arrivait à destination, comme si sa présence à elle s’accordait à la sienne comme deux notes qui s’enlacent pour produire un son unique.

Son regard, elle le sent. Son regard et le silence dans la grande église. Elle a envie qu’il vienne, elle veut qu’il s’approche d’elle et qu’il lui parle. Qu‘il fasse un pas, lui demande quelque chose. N’importe quoi plutôt que ça, ce regard, ce silence.

Un mouvement de sa part : il tousse un peu.

À quoi pense-t-il ?

Elle se retourne d’un geste un peu brusque, sans sourire, prise qu’elle est dans cette situation inédite, paralysée incapable de faire ces gestes des gestes pourtant tant de fois répétés, et dans le frêle déhanchement qu’elle a pour se relever du prie-Dieu, il la voit à l‘instant, close soudain, enclose de tout cet amour qu’elle sent entre eux, de tout ce désir qu’il fasse le pas.

Mais il ne bouge pas. Pas encore. Il la regarde. Ses yeux caressent la robe sombre, longue, la chevelure nouée.

Ses yeux qui brusquement, semblent piégés.

Il s’approche. Son odeur d’homme alors la surprend, comme toutes les autres fois quant ils s’étaient croisés.

Ils se regardent sans un mot, patients soudain d’être enfin dans cette histoire qu’ils s’inventent depuis des mois.

Jacques s’approche. Il pose délicatement une de ses mains au bord du cou de la femme. Elle ne bouge pas, elle gémit, à peine. Elle ferme les yeux lorsqu‘il se penche sur elle, elle est tout en même temps sous ses doigts et dans ses doigts, exactement comme quand elle imagine ses mains qui se posent légèrement à cet endroit où la peau est si douce et si fine que ça tient du prodige..

et voilà que le moment est là, et voilà que ce n’est plus un rêve, et voilà qu’elle se fait lourde entre ses bras, et que ses genoux ploient, qu’elle va se mettre à crier,

et voilà qu’elle ne crie pas.

Il est tard. Les étoiles sont au ciel.

Un dernier baiser sur le front de sa petite Julie qui dort paisiblement, son petit poing serré contre sa joue,

puis Jacques souffle la bougie.

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2 septembre 2010

j'ai peur de perdre

1 septembre 2010

fais comme si

1 septembre 2010

quand ça brûle

aout_56_les_Sabl_Maman

Maman, août 1956, les Sables d'Olonne

Est-ce que l'amour se mesure ? On ne peut pas mesurer le feu, mais seulement savoir quand ça brûle, trop ou pas assez.

Sylvie

T'en penses quoi, Maman ?

30 août 2010

ma belle sentinelle

C’était au cours de mon escapade briochine. Les deux plus jeunes de mes petits-fils avaient eu leur petit cadeau-souvenir, sauf l’aîné. Nous étions donc retournés à la librairie, où mon troisième petit-fils avait jeté son dévolu sur un petit livre, à défaut de quelque chose de typiquement breton (entre parenthèses ya pas grand-chose de typiquement breton à St Brieuc !).

C’est donc là que j’ai pris ce livre, comme ça.

tu_m_appell_en_arrivantJ’aime bien être choisie par un livre de cette manière. C‘est souvent une agréable découverte - si on omet les passages où l‘auteur s‘exprime de manière un peu crue (en tout cas à mon goût).

J’aimerais partager avec vous un des extraits que j’ai surlignés. Patrick Sébastien y expose une théorie qui m’a intéressée, une théorie qui peut-être, explique la force qui, curieusement, émanait de moi au moment où mon père a été emporté par un cancer : alors que Maman se reposait totalement sur moi, que ma sœur était effondrée, une force et une énergie absolument phénoménales côtoyaient mon chagrin et mon désarroi pourtant immenses (mon père était le pilier de la famille, et lui malade, le monde s‘écroulait).

Voici l’extrait en question :

" Le teint de Maman se grise et elle continue à rétrécir. Perdue dans le lit trop grand, elle est là sans y être. Donc, rien de réconfortant. Et pourtant, un état d’âme nouveau s’est installé en moi. Une robustesse, une volonté surprenante. Je me remémore mes découragements tout juste récents comme si c’était ceux d’un autre. N’ayant rien consommé qui puisse me rendre euphorique à ce point, je n’y vois qu’une explication : l’âme de Maman commence à s’enfuir, et de ce fait, vient pan après pan se poser près de moi pour me consolider. (…)

À la mort de mon fils, j’ai senti une force étonnante prendre le pas sur l’abattement. Cette force m’a conduit sur scène le soir même, m’a fait tenir étonnamment droit, pendant tout le chemin du deuil. Je suis persuadé que ce sont les morceaux d’âme de mon fils qui ont étayé ma douleur. Et ces fragments sont venus me soutenir dès que j’ai appris la nouvelle. Comme s’ils avaient été transférés dans l’instant, pour ma sauvegarde. La force que je ressens ce soir est du même ordre, moins abrupte, s’installant réellement mais montant en puissance au fil des heures. Comme si tout ce qui se vide de Maman me remplissait inexorablement.

Ma tristesse sera immense, bien sûr, mais je garderai toujours un sourire en coin. Maman est déjà là, tout près.

Ma belle sentinelle ! "

29 août 2010

le problème

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Je ne sais pas c’est quoi le problème avec moi, mais ya toujours un moment où je me retrouve toute seule sur le bord du chemin. Où faut que je lâche du lest. Bon, ceci dit, est-ce vraiment un problème ? allez détache-toi Nad, détache-toi, lâche .. lâche prise ..

Tout ça n'est pas si grave !

Allez hop, haut les coeurs ! comme disait Maman.

Après tout, cheminer seul, n'est-ce pas ce qu'on fait toujours, même si on essaie de se persuader du contraire ?

25 août 2010

back to the past

A défaut de pouvoir aller aux Sables d'Olonne (une crise de nostalgie peut-être ?) (à moins que ce soit simplement une envie) (après tout pourquoi faudrait-il toujours une raison, hmmm ?), je suis retournée dans la ville où j'ai vécu jusqu'à mes 14 ans..

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(après, j'étais en internat à l'EN de St Germain-en-Laye).

Ci dessous,

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"mon" école maternelle

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(qui n'a pas changé).

Un seul souvenir : je tambourine comme une malade sur la porte derrière laquelle Maman vient de disparaître, je hurle et je pleure toutes les larmes de mon corps, et rien, absolument rien ni personne ne peut me faire arrêter de pleurer ! Maman vient de m'abandonner, jamais je ne la reverrai !!!!

Dans la même rue que cette école,

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l'endroit où on a habité, de mes 4 ans - la crise du logement sévissait déjà sérieux, et avant ça mes parents ont dû loger chez les leurs ... :-( - oui, donc, de mes 4 ans jusqu'à mes 14 ans puisqu'en fait, assez curieusement c'est aussi l'année où j'ai été reçue au Concours de l'EN que mes parents ont déménagé (pour un super pavillon avec 4 chambres, alors que l'apparte qu'on occupait n'en avait qu'une, bref c'était le bonheur total).

Bon où j'en étais ? ah oui, la cité :

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Bon là, encore une bonne surprise

rien n'a changé.

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On habitait au 4e, et à l'étage inférieur la famille de mon ami Jean-Paul (eux aussi ont déménagé la mm année - amusant comme coïncidence)

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.

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oui donc,

mai_59

.. comme je disais..

PICT9135

.. rien n'a changé.

A quelques mètres de cette cité, la rue dans laquelle habitaient mes grands-parents paternels. Ma grand-mère y tenait une teinturerie, et comme elle ne comptait pas ses heures à la table à repasser, dès toute petite, j'allais acheter le pain, ou chez l'épicier, et dans mon souvenir la rue ressemblait sensiblement à ça :

rue_de_Sannois

.

Papa_11_nov_1944

mon père à 10 ans, dans la rue en question

Or, lorsqu'on y est arrivés (j'étais avec ma fille et les enfants), on a découvert ça :

PICT9104

ze supra choc !

m'enfin bon ! c'est la vie ..

Ensuite, direction l'école primaire. Une grande place avec un Monument aux Morts qui trône au milieu,

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avec, en juin, la fête foraine et les flonflons ..

D'un côté de la place, l'École des Garçons,

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et de l'autre, celle des Filles,

celle-là même où ma grand-mère était allée

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(bonjour le nombre d'élèves !!! vous avez vu ???)

.. oh, Mamy n'est pas allée beaucoup à l'école, certes, c'était plus important qu'elle donne un coup de main à sa mère pour élever la huitaine d'enfants !

cette école, disais-je, que l'on aperçoit

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derrière nous,

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sur ces photos

J'ai donc cherché, cherché cette fameuse place qui ne pouvait pas avoir disparu tout de même !

Des jeunes filles qui passaient par là me demandent ce que je cherche, je narre, et elles me disent..

c'est là.

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Comment ça, c'est là ?

c'est quoi ça ?

22 août 2010

vive les vacances

Chers amis,

mais non je ne vous oublie pas. Vous savez bien que vous faites partie de ma vie maintenant ! si j'écris peu sur mon blog cette semaine (oui je sais ça vous fait des vacances ;-)) c'est parce que je suis envahie par une horde de petits bonshommes que j’aurais bien aimé pouvoir vous présenter, mais voyez ce qui se passe dès que j’essaie de les prendre en photo..

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Oups !

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où sont-ils passés ?

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Et encore, ça,

c’est sur terrain meuble.

En milieu liquide, c'est pire : l'autre fois, je nageais tranquillou dans ma chère piscine avec un de ces charmants petits êtres suspendu à mes épaules, lorsque le plus grand des trois qui nous "suivait" en se tenant sur le rebord sans prévenir se jette lui aussi à mon cou dans un élan d’amour indiscible ! Gaaaaaaaspp ou plutôt glouglouglouuuuuuuuu !!!! c’est comme ça que votre Ambre chérie a failli périr noyée, néanmoins dans un grand éclat de rire (je rigolais tellement que j’ai avalé des trombes d’eau !)

Heureusement que ce cher Charlemagne a eu l’idée folle d’inventer l’école ! j'espère donc vous revenir bientôt (dès que j’ai récupéré mes esprits, mon APN et mon souffle !)

22 août 2010

trop n'est jamais assez

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Je ne l'ai jamais caché, je suis une amoureuse exclusive (pas vous ?). Or, des ressentis comme la jalousie, la possessivité, c’est plutôt mal perçu. Le vrai amour est désintéressé (ce qui compte c‘est le bonheur de l’autre, même si c'est sans moi). Quand on aime vraiment on ne compte pas (les amants ?). La jalousie c’est pas de l’amour.

Oui mais.

Imaginez une seconde : vous êtes amoureuse (de lui). Il est amoureux (de vous).

Supposons maintenant qu’il flashe sur une autre. Ou bien vous, sur un autre. Ne vous poseriez-vous pas de question sur la réalité de votre amour ??? Imaginons maintenant que votre aimé fasse des gouzis gouzis avec l’autre femme, et que ça ne vous blesse pas; pire, vous en êtes enchantée. Ne remettriez-vous pas alors carrément en cause votre sentiment d'aimer ?

En fait, j'ai l'impression que notre manière d'appréhender l'amour est programmée dès le départ par un certain nombre de critères,

premièrement, l'inconscient collectif (aimer c'est souffrir - le poète ne chante-t-il pas : "il n'y a pas d'amour heureux"..)

deuxièmement, ce que l'on nous transmet dans notre histoire familiale.

Par exemple, Maman :

Luc_sur_Mer_1957

" Lorsque j’étais jeune, j’avais toute une bande de copains. Mais des copains-copains, hein. Je ne couchais pas ! Ton père a été le seul, l’unique".

Ma grand-mère maternelle :

Mamy_et_Achille

(clic clic sur l'image)

qui ayant hélas perdu son époux très vite, n’a aimé que lui jusqu’à la fin de ses jours (et pourtant, elle s’était remariée)..

Ma grand-mère paternelle,

Mamy

tombée à 15 ans folle amoureuse de mon grand-père (Don Juan qui a passé sa vie à culbuter toutes les filles de France et de Navarre)..

Et puis bien sûr, mon ancêtre Julie qui s’est consumée d’amour (au sens propre) pour un homme marié (avec une autre) qui lui a quand même fait trois enfants ..

(j'ai pas de photo de Julie alors je vous mets ma fille, lors du tournage de "Coco Chanel"

Adeline 

Alors voilà, possessive, exclusive, oui,

mais, en amour ...

" Trop n'est jamais assez,

tous les amoureux le savent"  *

* Patrick Sébastien, "Tu m'appelles en arrivant"

21 août 2010

La vie d'une autre

la_vie_dune_autreÇa fait des semaines que j’avais envie de lire ce livre, et chaque fois que je me pointais dans la librairie de ma ville, comme par hasard le dernier exemplaire venait d’être vendu. Je ne sais trop pourquoi, malgré mon grand désir de le lire, je ne voulais pas le commander ! Comme si.. comme si quoi ? comme si je tenais absolument à le trouver sans le chercher ? comme si je voulais que ce soit lui qui me trouve ? toujours est-il que c’est pendant mon escapade briochine, alors que ma fille entrait dans une Maison de la Presse pour acheter quelque chose à ses enfants, que je l'ai vu en face de moi ! ;-)

J’ai adoré ce livre, il se lit très vite et très facilement. Il est plein d’émotions et de tendresses, et je n’en dis pas plus pour le cas où ça vous donnerait envie de le lire, mais après, je vous dirai ce qui a tant résonné en moi dans cette lecture.

quelques extraits parmi ce que j’ai surligné :

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On dit toujours que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, mais on devrait ajouter que ce qui nous mine quotidiennement finit par nous tuer !

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(appartement breton)

Ma grand-mère m’a toujours dit qu’on retrouvait les choses quand on ne les cherchait pas. "Et quand on perd trop souvent les choses ce sont elles qui vous retrouvent", disait-elle en fin de vie. Bonne idée. Je vais laisser les choses me retrouver.

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(ciel parisien)

Ce qu’on ne veut pas dire passe aussi par les mots, dans le choix que l’on fait d’en coller un puis un autre, et qui entre eux glisse un soupir où se dit ce qu’on voulait taire.

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(mouette bretonne)

L’oubli a le talent de fabriquer autre chose que la mémoire ne sait pas produire. (...) L'oubli est un art qui m'autorise à ne pas respecter l'avenir étriqué que je m'étais sans doute forgé. Cultiver cet art m'a permis d'être en joie profonde, sans rancoeur d'existence.

Et ça, en guise de pense-bête pour la jalouse/exclusive que je suis ;-)

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(amoureuse et son amoureux)

Je ne sais pas s’il est toujours en relation avec la rivale. Je chasse ces pensées. Ça ne me regarde pas. Ce qu’il fait de son histoire lui appartient. La mienne, c’est d’avoir confiance.

20 août 2010

ni Dieu ni maître, des croquettes !!

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Mercredi, je suis allée avec ma fille nager dans "sa piscine". Je la recommande à tous les Parisien(ne)s et Îledefrançois(e)s qui comme moi ont ticone_1la passion de l'Ô car elle est vraiment trop cool !!! l'eau est tiède (ze pied intégral) et yavait quasi personne (ma fille prétend que c'est exceptionnel, ce qui prouve une fois encore que j'attire les événements extraordinaires).

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Même en se sèchant les cheveux ..

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ma fille a le sens inné ...

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.. de la pose :-)

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Après l'effort,

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.. le réconfort ! (du ventre ;-))

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Puis on a longé un canal ..

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.. qui dira peut-être quelque chose ..

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.. à quelques-uns ..

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.. et même quelqu'une ..

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.. d'entre vous content2

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"Ni Dieu, ni maître,

des croquettes !"

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Ce jour-là, c'est pas son sac que ma fille a vidé sur la table..

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.. c'est son porte-monnaie  (^ _ -)

PICT9055

mais non ma chérie ..

on se fait pas remarquer,

penses-tu .. (^ _ -)

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19 août 2010

very lonesome retraite

D'un seul coup comme ça, et bien que ce ne soit absolument pas mon genre de faire des trucs sur un coup de tête,

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j'ai eu envie de partir à la mer.

Dans un moment de grand égarement je confiai la chose à ma fille, si bien que de toute la force de son petit cœur compatissant elle me fit " oh ben tu vas quand même pas partir toute seule, tu vas t'ennuyer !!! "

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C'est comme ça que nous partîmes toute seule et par un prompt renfort

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nous nous vîmes cinq + un mont de bagages

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en arrivant au port.

Mis à part ce très léger changement de programme, je vous avoue que je ne regrette vraiment rien .. quand bien même j'eus droit à de délicieuses réflexions telles que :

(mon petit-fils) oh mamy quand t’as ton maillot de bain on dirait que t’as des gros seins !

(moi) et le respect à tes aînés ?

(mon petit-fils) à tes ancêtres, tu veux dire !!

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De la ville, le bus nous déposait à côté de cette petite église..

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.. à quelques minutes de la plage..

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Oui, je sais : sur cette photo le ciel est bleu.

Ça prouve simplement mon extraordinaire capacité à saisir les instants exceptionnels (capacité totalement indépendante de ma volonté, ce qui la rend encore plus exceptionnelle)

PICT8738

Où il apparaît qu'être à l'abri pour voir la mer quant il pleut,

c'est bien aussi.

(mais qu'est-ce que ma fille a fourré dans toutes ses valises, vu qu'elle n'avait en tout et pour tout qu'une mini-robe et un mini-gilet ?)

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Le soir on est allés voir les concerts et danser

PICT8941

on rentrait à la nuit tombée,

ce qui faisait regretter à l'un de mes petits-fils

que sa mère n'ait pas eu l'idée de se munir ..

PICT8942

d'une poussette-triple ..

(franchement on se demande à quoi pensent les mères ?)

Vraiment c’est un truc que je conseille pour se dépayser (surtout si on trouve qu’ya pas assez de vent et de pluie dans la région où on habite). En tout cas ça m’a fait un bien fou et je vous avoue que depuis mon retour j’ai vraiment du mal à ré-intégrer ma routine ..

PICT8988

les silhouettes, là devant, sur le quai de Paris Montparnasse,

ce sont mes petits-fils de chaque côté de leur maman

flanquée de son troisième fils en porte-bébé sur son ventre..

PICT8991

nous revoilà à Paris,

adieu la Bretagne, snif snif !!!!

11 août 2010

je me mets au vert ..

Marion_Cotillard

Prenez soin de vous

10 août 2010

seul dans le noir

10 août 2010

pour Toi, juste pour Toi

un poème que Lise vient de m'offrir

PICT0277

(photo prise pas loin de chez moi)

Quand le chemin sinueux
Sur la pente du coeur

Semble si étroit
Qu'il en devient douleur.

Quand le vent de la vie

Souffle à l'envers
Et que nos pas  meutris
Ne trouvent que des pierres.

Quand las de nous heurter
A des murs de colère
Nous crions impuissants
Pour atteindre la mer.

Vient le moment où là
Tout à côté de nous
Le silence se pose
Nous donne rendez-vous.

Et comme le soleil
Après la pluie féconde
Réchauffe l'air lavé
De la poussière du monde.

Notre regard se pose

Dans l'espace et le temps
Se délivre soudain
De tout ce qui attend.

Alors à l'aube claire
Du jour qui vient
Nous naissons à nous-mêmes
Sans quitter le chemin.

Lise

10 août 2010

tout finit par disparaître

moustique

Un peu à l’écart dans l’un des jardins de l’ashram, j’ai décidé de m’asseoir pour méditer une heure. Malheureusement, j’avais oublié ce qui sort au crépuscule, en Inde : les moustiques. Je n’étais pas plus tôt installée, dans ce beau crépuscule, que je les ai entendus rappliquer, avant de les sentir frôler mon visage, se poser - dans un assaut groupé - sur ma tête, mes chevilles, mes bras, et me piquer férocement. Aussi ai-je pris une décision - et si, au lieu d’écraser les moustiques et de ronchonner, je restais assise et supportais l’inconfort ? C’est donc ce que j’ai fait. Immobile, je me suis observée devenir la proie des moustiques. Au début, les démangeaisons me rendaient folle, mais finalement, cela s’est transformé en une sensation diffuse de brûlure et je me suis laissée porter par cette chaleur jusqu’à atteindre une douce euphorie. J’ai accepté d’isoler la douleur de ses associations spécifiques pour la laisser devenir une sensation pure - ni bonne ni mauvaise.

Quand tout a été terminé, j’ai regardé l’étendue des dégâts. J’ai dénombré une vingtaine de piqûres de moustiques. Mais en l’espace d’une demi-heure, les cloques s’étaient résorbées. Elles avaient disparu.

Finalement, tout finit par disparaître.

E. Gilbert, "Mange, prie, aime."

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