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le blog de Ambreneige
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patience
22 avril 2012

Ca suffit !

petit garcon


Chers amis,

J‘espère que vous avez bien profité de ma pause parce qu‘elle est déjà finie.

Quoi, je sais pas ce que je veux ? Si je sais !

Doit juste y avoir une mauvaise connexion in my cervelle. Chaque fois que je me mets en pause ça m'énerve d'être en pause. Car évidemment, ça ne peut pas être un problème de zénitude !!!!!!!!! et encore moins de "soupe-au-lait", comme l'insinue Fazou qui a pourtant eu l'immense privilège de constater de ses yeux vus à quel point je suis zen, même face à quelqu'un qui se promène avec la tête dans son parapluie !!!!!!

Alors je dis : ça suffit ! Telle est ma subtilissime décision : j’arrête d’arrêter ce blog. Ya des moments dans la vie où il faut savoir plier langage.

Pour fêter ça, je vous propose une petite causerie (voir post suivant) (enfin, précédent) (enfin après, quoi, celui que j'ai mis avant !).

Vous pouvez amener les p'tits fours. Ne me remerciez pas, c’est pas la peine. Vous savez bien que je ne peux pas me passer de vous !!!


PS pour ma soeur : la photo n'a aucun rapport. Je sais.

Mais je la trouve marrante et je fais ce que je veux sur mon blog. Na !

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9 avril 2012

Ishindenshin

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On critique souvent internet et les rencontres dites virtuelles mais je trouve qu’on ne dit pas assez à quel point internet est un outil fabuleux. Il permet, non seulement de faire des rencontres qu’on n’aurait jamais pu faire autrement (comme c’est le cas pour une de mes premières amies du net, qui est Québécoise) mais aussi, et surtout, de communiquer ishindenshin : d’esprit à esprit, sans être influencé par l’apparence physique, qui, quoiqu’on en dise, donne toujours dans la réalité une couleur particulière dès le début d’une relation. On n’y peut rien : notre premier sens sollicité, c’est la vue, et c’est elle qui influe, consciemment ou non, sur le fait qu’on ait envie ou non de construire une relation et sur la manière dont on va le faire.

Pour en revenir à ma Québécoise, nous nous sommes rencontrées il y a six ans, c’est-à-dire tout juste lorsque j’ai commencé à blogguer. Enfin plus exactement, j’ai rencontré simultanément Diane et une autre personne, homme de son état.

L’être humain me fascine depuis longtemps, et si je suis capable de rire (aux éclats) ou de pleurer (à gros bouillons) devant des gens que je ne connais pas, il n’en reste pas moins que mon étalage spontané d’émotions (je parle notamment de mes interminables délires entretiens téléphoniques avec Diane) leur était réservé spécialement à eux : Diane, mon amie québécoise et l’autre personne que par commodité je vais appeler B.

Des dons comme ça à corps (é)perdu, aussi fous, aussi confiants, aussi spontanés et ouverts que l’avait été ma rencontre avec eux, je peux les compter sur les doigts d’une seule main. Alors c’est vrai, aidée par ma nature quelque peu emportée je me suis jetée dans ces deux relations à vitesse grand V. Je leur ai livré avec beaucoup d’audace ce qui me faisait sourire, souffrir, rougir, plaisir. Je me suis abandonnée. Avez-vous déjà remarqué que dans "abandonner" il y a "donner" ?

Je voudrais vous parler de ma "rencontre magique" avec eux. J'étais arrivée complètement par hasard sur le blog de Diane au moment où elle le commençait tout juste, j'étais donc sa première visiteuse. Elle y avait mis l’image d’un soleil sur l’eau, celle-ci :

soleil sur la mer

Cette image m’hypnotisait, je venais souvent la regarder en attendant que Diane vienne écrire de nouveau, comme si quelque chose au profond de moi, (ce que Diane appelle "notre rencontre dans une vie antérieure") savait déjà, (la) connaissait déjà.

C’était pareil pour B., car la première fois que je suis venue sur son blog, il l’avait mis en pause avec l'image d'une bougie, et je venais regarder la petite flamme de la bougie avec beaucoup de patience en attendant son "retour" (déjà, rien que le fait que je fasse preuve de patience était un signe :D).

Il y avait plein de signes entre nous trois, plein de petits hasards. Peut-être était-ce plus palpable du fait que sur internet on est dans l’irrationnel, je ne sais pas..

Toujours est-il que le 7 avril 2007, le jour où ma maman est morte, celle de Diane est morte aussi.

Et c’est comme ça que Diane m’a dit au téléphone ce que vous pouvez lire ensuite.

5 mars 2012

C'est trop bien !

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On a beaucoup parlé du coucher de Louis XIV et fort peu de celui de l’enfant. C’est regrettable. Parce que franchement, le coucher de Louis XIV, on s’en tape royalement. Tandis que le coucher de l’enfant est une source inépuisable d’exercices de patience et de zénitude. Surtout quand il y en a trois.

Voyez plutôt.

Vos petits-fils ont grandi. L’aîné a même dépassé l’âge de raison. Vous vous croyez en droit d’attendre qu’ils se comportent comme des grands au moment où ils sont censés se laver les dents pendant que vous réinstallez leur matelas dans votre chambre (matelas que vous enlevez tous les matins car il prend toute la place).  

Las ! une fois encore, la réalité est bien amère. Car l’enfant ne connaît pas de répit. Certes, deux d’entre eux sont bien en train de se brosser les dents (et vous n'allez tout de même pas chipoter parce qu’ils crachent sur le miroir au lieu de cracher dans le lavabo). Mais le cadet, le plus coquet des petits garçons qu’il vous ait été donné de connaître, vient de s’apercevoir qu’il s’était décoiffé en passant sa veste de pyjama par-dessus sa tête. Il se met donc en demeure de vider sur son crâne le tube de gel coiffant, ce même gel que vous retrouverez absolument partout, sur les peignes, sur le tabouret de la salle de bain, sur les poignées de porte et même sur votre propre brosse à dents (?). Ca collera partout, une horreur ! mais bref, vous ne le savez pas encore, chère innocente, puisque vous êtes en train de refaire le lit, quand, relevant les yeux, vous voyez votre cher petit-fils avec des cheveux dressés tout autour de la tête comme s’il avait été électrocuté. Après un moment d’attendrissement bien compréhensible (coiffé ainsi, on dirait vous !) la colère vous prend à l’idée que cette pâte visqueuse puisse imprégner le drap fleurant bon la lavande avec lequel vous vous êtes donné tant de mal à enrober le matelas, et vous vous écriez avec toute la merveilleuse autorité dont vous êtes capable : "Va m’enlever ça tout de suite !".

A partir de ce moment commence une scène d’un suspens inouï, puisqu’il s’agit de savoir qui, de l’enfant ou de la mère-grand, va céder le premier, pendant que les deux autres garçons, les dents étincelantes, viennent d’entreprendre la redécoration intégrale de la salle de bains à grand renfort de shampoing et de dentifrice.

Certains de mes lecteurs, à coup sûr, seront outrés et révoltés de l’insupportable violence de cette description : vous faites la fine bouche alors que vous avez la chance rare d’avoir deux petits-fils artistes (ils ont intégralement repeint la glace avec le dentifrice à la fraise), et un troisième qui est en passe de devenir le plus grand des fashion-addict. Vous ne pouvez néanmoins vous résoudre à suivre à la trace votre coquet cadet et tentez un compromis risqué : "si tu me laisses te rincer la tête je te raconte une belle histoire !".

"d’accord !" rétorque votre loustic devant vos yeux interloqués qu’il ait cédé aussi rapidement (vous craignez le pire).

Et voilà vos trois têtes blondes alignées en rang d’oignons sur le lit, dont une a maintenant les cheveux qui dégoulinent sur votre couette. L'émotion vous étreint devant tant d'innocence, alors qu'ils lèvent vers vous leur petit visage angélique.

Vous cherchez donc quelle belle histoire pourrait plonger les chers petits dans de beaux rêves lorsque Petit-Fils aux Cheveux Mouillés s’écrie : "L’his-toire de Jeanne-d‘Arc ! l’his-toire de Jeanne-d’Arc !!!!!!!"

(vous) ??????

(son frère aîné) oh ouiiiiiiii Mamy, l’histoire de Jeanne d’Arc !!!!! elle s’est fait brûler, c’est trop bien !

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4 février 2012

Une miette de pain

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Mon ami Obalui – qui hait le froid – m’a envoyé des photos de sa campagne enneigée.. je compatis, vraiment, je compatis d’autant plus que maintenant, je sais ce que c’est que d’avoir froid.

Que je vous explique.

Il y a un certain temps, enfin toute ma vie d’avant en fait, j’avais tout le temps chaud. Mais quand je dis "chaud", c’est vraiment chaud ! au lit, c’est moi qui réchauffais les pieds, c’est vous dire ! j’avais en permanence la sensation d’être un moteur en surchauffe. Comme par ailleurs j’ai toujours été particulièrement patiente, pulsive, calme et modérée, vous avez juste à imaginer ce qu’était ma vie (et celle des autres) ! Ceci dit, quand on a quelque chose qui est casse-bonbon dans la vie on a forcément autre chose qui compense. Et ma compensation, c’est sur ma facture d’EDF que je l’avais, surtout l’hiver. Ben oui, pas besoin de chauffer vu que j'avais toujours trop chaud !! pas besoin non plus de gros pulls, d’emmitouflage et autres mitaines !

Or, un jour qu’il est possible (je dis bien possible. Chacun voit midi à sa porte) que j’aie très très légèrement pété les plombs, ainsi qu’un certain nombre d’assiettes qui de toutes façons étaient toutes dépareillées, mon conjoint secouant la tête d’un air las m’enjoignit très fortement d’aller consulter. J’adhérai à son enjoignement avec d’autant plus de grâce que 1) la grâce est innée chez moi et que 2) je commençais à ne carrément plus me supporter. Ce qui, vous en conviendrez, est drôlement embêtant.

C’est comme ça que j’appris qu’un nodule chaud s’était logé dans ma glande thyroïde. Ni une ni deux le médecin me débita toute une panoplie d’arguments censés me convaincre de me faire opérer.

- Vous ne serez plus maigre !

- Comment ça je suis maigre ? mon poids me convient très bien !

- Vous n’aurez plus les yeux exorbités !

- C’est avec des arguments comme ça que vous réussissez à envoyer vos patientes sur le billard ?

- Écoutez de toutes façons, vous n’avez pas le choix, parce qu’il n’y a pas d’autre solution que l’ablation. Mais ne soyez pas inquiète, nous maîtrisons parfaitement la thyroïdectomie à présent. Après vous avoir endormie, bien entendu (huhuhuhu), on va vous ouvrir le cou en deux..

- Glps..

- .. ensuite, un petit coup de bistouri et hop ! plus de nodule ! on vous laisse comme ça le temps de l’analyser ..

- Ah bon ? parce que si c’est bénin vous me le remettez ?

- Mais non mais bon, on va pas refermer si deux secondes après faut rouvrir pour enlever tout le reste ! on n’a pas que ça à faire non plus !

- Ben justement, si vous n’avez pas que ça à faire je vais plutôt rester chez moi..

- Non-non ! je viens de vous dire que vous n’avez pas le choix ! Allons mon petit qu’est-ce que c’est qu’un nodule de rien du tout ? hein ? une goutte d’eau, une miette de pain dans la boulangerie de votre vie !

- Oui ben moi j’y tiens à ma miette !

- Tsss tssss.. bon, allez chercher vos petites affaires, qu’on ne perde pas une minute. Le temps c’est de l’argent !

Et voilà. C’est comme ça que je me suis retrouvée sans radiateur intégré. C’est comme ça que, pour la première fois de ma vie, je découvre ce que c’est que d’avoir froid. Ben c’est drôlement désagréable !!! vous croyez peut-être que la thyrochose m’a rendue chochote ? vous voulez savoir combien j'ai chez moi ? 10° dans ma chambre et 7° in ze kitcheune. Alors hein !

Quand je pense à la pauvre p’tite Marie qu'a explosé .. enfin je parle de ses canalisations ! Et chez toi ma Sylvie sous ta yourte ? il ne doit pas faire chaud-chaud dis moi ???

Et vous, mes amis, vous avez chaud chez vous ?

2 février 2012

Comme une femme

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ici, la p’tite Marie évoque Gandhi. Elle conclut en disant qu’elle aime son visage bienveillant pour l’éternité des éternités (moi aussi, d’ailleurs).

C’est sûr : personne ne peut rester insensible à ce que fût Gandhi ni à l’action qu’il a menée. Car, contrairement à ce que certains pensent, la non-violence, loin d’être passivité, loin d’être une fuite, est une action. C’est une action basée sur le respect et sur l’amour indéfectible d’autrui. Cette non-violence "active" est bien difficile à comprendre pour nos petits cerveaux étriqués d’Occidentaux, car le résultat de cette action prend du temps. Il faut au non-violent une force de caractère inouïe et un amour infini.

Néanmoins, il est impossible de parler de Gandhi sans parler de Kasturba, sa femme (कस्तुर्ब en hindi).

Vous savez peut-être que dans l’Inde du XIXe siècle – et encore aujourd’hui, d’ailleurs – les femmes sont considérées "inférieures" à l’homme. C’est la réalité indienne : leur société ressemble un peu à ce que fut celle de nos parents dans les années 50-60 (et avant), c’est-à-dire que c'est l’homme qui détient toute l'autorité (morale, économique, etc). Toute petite, la fillette est formée par sa mère à son futur rôle d’épouse soumise. Elle fait des tâches serviles et s'occupe des enfants cadets. Comme l’amour physique de la chanson de Birkin et Gainsbourg, c’est "sans issue", ou plutôt si, il n'y en a qu'une : se marier, ou plus exactement être mariée, puisque les mariages sont arrangés par les parents, et cela a toujours court même si c’est interdit depuis longtemps.

Oui donc, être une fille est une calamité, et en avoir une tout autant. D’ailleurs il y a énormément d’avortements dès lors que l’on sait par l’échographie qu’on attend une petite fille – bilan, il y a de moins en moins de femmes en Inde. Et ça se comprend ! pour peu que la femme ne soit pas assez jolie, ait la peau trop sombre, ait été mal "dressée" par les siens, elle subit un véritable enfer : maltraitée, avilie, quand on ne l’arrose pas d’essence pour la brûler vive ! on entend régulièrement parler de ce genre de trucs. Mais bon, ce ne sont que des femmes .. Et même pas de chez nous !

Oui donc, il y a quand même une lueur dans cette vie de rêve : le statut de la femme change sensiblement lorsqu'elle donne un fils à son mari (ben oui, ce serait vraiment dommage qu’une telle lignée d’hommes s’éteigne !).

Donc, Kasturba, la femme de Gandhi, était maltraitée par son mari, ou plus exactement, elle était traitée comme une femme : elle lui servait de bonniche et il la frappait quand il jugeait qu'elle ne filait pas assez doux. Dans sa jeunesse, rien ne laissait prévoir que la "grande âme" en deviendrait une. Rajoutez à cela que c’était un chaud lapin, chose que Kasturba endurait sans piper mot (il allait souvent voir ailleurs si l’herbe était plus verte - on le sait, le changement d’herbage réjouit les veaux).

Certes, la sexualité de Gandhi a fait des remous, surtout avec la sortie d’un bouquin sur le sujet. Ceci dit, loin de moi la prétention de vouloir commenter l’intimité de ce grand homme. Ce que j’ai compris c’est qu’à un moment donné, Gandhi s’est imposé l’abstinence, ainsi qu’à tous ceux qui partageaient son ashram, parce qu’elle lui semblait indissociable d’un certain niveau de spiritualité. Autrement dit, ses désirs charnels lui pourrissaient l’existence et l’empêchaient de se consacrer aux choses sérieuses.

Pour en revenir à la "grande âme", selon moi, c’était elle, Kasturba, en tout cas au début. Elle possédait une force incroyable : elle se soumettait à son mari non pas parce que le contexte social l’exigeait, mais parce qu’elle acceptait son époux tel qu’il était. Avec amour, autrement dit. Les femmes ont une capacité d'amour infini. Même sous les coups, les insultes, même devant ses colères – et elles étaient nombreuses – Kasturba restait digne. Elle ne se sentait pas coupable de Dieu sait quoi, elle savait très bien qu’elle n’avait rien fait de "mal", ou que si "mal" il y avait, il venait de l’attitude de Mohandas qui pétait les plombs pour n’importe quoi. Et que ce n’est certainement pas en jouant les lavettes apeurées qu’elle lui montrerait qu’il faisait fausse route.

C’est en observant sa femme que Gandhi a pris conscience de sa valeur, de sa force, puis de celles de toutes les femmes. C’est en observant sa femme qu’il a su convaincre les hommes de sa génération que les femmes, toutes les femmes, sont leurs égales et qu'ils ne peuvent rien faire de valable sans elles. C’est grâce à Kasturba qu’il a incité ses congénères à ne plus considérer leurs femmes comme des objets de plaisir, pas même comme des mères ou des épouses mais comme des êtres à part entière, tout simplement. S'est imposée petit à petit à lui l’idée que ce sont les femmes, bien plus que les hommes, qui peuvent comprendre que la liberté ne peut venir que par l'amour. "C'est sur les genoux des femmes que repose l'avenir de l'Inde. Pour ne pas s'anéantir, le monde devra s'orienter vers la non-violence et les femmes doivent être les pionnières de l'ère de la non-violence." a dit Gandhi.

C’est comme ça qu'il a entrepris une véritable révolution : l'amour, le dévouement et l'esprit de sacrifice que les femmes consacraient jusqu'alors uniquement à leur époux, il leur a appris à les faire rayonner au sein de toute la communauté indienne. Pour le suivre, celles qu'il appelait "la meilleure moitié de l'humanité" se sont enrôlées dans des campagnes contre l'alcoolisme, se sont mises par millions à filer et à tisser le coton, militant au péril de leur vie contre les abus des lois britanniques. Elles sont devenues les plus vaillants soldats non-violents de l’armée de Gandhi. Rien au monde n'était plus faible et plus démunie qu'une femme indienne, et pourtant, Kasturba en tête, les femmes l’ont soutenu, humblement et aveuglément, même si elles n’ont pas toujours compris les enjeux du Mahatma dans sa marche inlassable vers la liberté.

Kasturba Gandhi 

C’est ma femme qui m’a enseigné la non-violence lorsque j’ai essayé de la plier à ma volonté. Sa résistance obstinée à ma volonté d‘une part, et sa tranquille soumission à la souffrance que lui infligeait ma stupidité d’autre part ont fait que finalement j’ai eu honte, et que j’ai été guéri de ma stupidité à croire que j’avais de naissance le droit de la dominer. Et finalement elle est devenue mon professeur de non-violence.

Mohandas Karamchand GANDHI (1869-1948)


Vous trouverez ici d'autres photos de Kasturba et de Gandhi.

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21 novembre 2011

Joyeux Anniversaire, Sylvie !

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S comme sensible

 Y comme.. yourte!

L.. comme loyale

V. comme vivante

......I .comme incroyable !

...........E comme exceptionnelle !!
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 un tout bel anniv à toi ma Sylvinette !


(◠‿◠)

                        ˙·٠•●♥❤

Comme cadeau d'anniv, je nous te souhaite que ton livre soit publié !!!! (mais non chui pas pressée !!!!! où ça une pressée ???)

14 novembre 2011

caca prout

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Vous rappelez-vous vos Noël d’enfant ? chez nous, le mystère restait entier jusqu’à la dernière seconde. Oh bien sûr, on le "préparait", on en parlait, il fallait être particulièrement sages sinon il est évident que le Père Noël ne passerait pas. On confectionnait des décorations. Je me rappelle avoir fait et peint de petites étoiles, ça doit être un des rares trucs manuels que j’ai réussis, sans doute parce qu’il s’agissait de les dessiner d’abord ;-)

La veille du jour J, c’était un réveillon de tous les diables, on le faisait souvent chez ma marraine où il y avait un garage attenant à la maison qui permettait de recevoir plus de monde, mais il est arrivé aussi qu’on le fasse chez mes parents, qui étroitesse du logement ou pas n’auraient pour rien au monde prétexté le manque de place pour ne pas réveillonner avec toute la famille. Comme je l’ai déjà dit, mes parents avaient le goût de la fête, qui entre nous soit dit, génère le goût de la vie.

D’ailleurs, enfant, à un âge où on n’arrive pas à bien formuler ce qu’on ressent avec des mots, j’éprouvais des émotions pour le moins paradoxales : un sentiment d’angoisse extrêmement invalidant, du fait de la violence de mon père à notre endroit (à ma sœur et moi), et en même temps un sentiment de bonheur, de "chaleur", à cause de ces réunions familiales régulières où l’amour et la joie dégoûlinaient.

Or donc, nous réveillonnions, et croyez-moi, ce n’était pas un vain mot ! la famille de mon père, qui "n’avait pas l’esprit de famille", comme on dit, a été vite mise au pas, vu que ma marraine les invitait (pourtant ils n’étaient pas de "sa" famille). Ce qui fait que ça a réveillé en eux des joies simples qu’ils croyaient avoir oubliées pour toujours, comme celle de danser.

Bon, comme d’hab, je vous ai fait une introduction qui part dans tous les sens. Je voulais juste dire que donc, chaque matin du 25 décembre, on découvrait au pied du sapin de Noël un décor de conte de fée, un étalage de cadeaux qui occupait la moitié de la salle à manger – bon, OK, elle était petite, mais quand même ! on recevait des choses qu’on avait attendues et espérées toute l’année, voire plusieurs années de suite – mon premier électrophone, le livret de Roméo et Juliette de Shakespeare (ben quoi, j’ai toujours été fleur bleue !), le 45 tours de Peter Holm ("Monia"). Je me rappelle aussi de nos poupées Bella, pour lesquelles Maman, le Noël suivant, avait tricoté elle-même toute une garde-robe. Enfin quand je dis Maman, je parle du Père Noël, bien sûr !!!

Noël était vraiment LA fête de l’année, la plus belle. Du reste, pour Pâques je me rappelle aussi des œufs durs qu’on peignait mais par contre pas du tout de nos anniversaires. Nos parents les fêtaient-ils, en tout cas quand on était petits ?

Mais bon. Tout ça c’était avant.

Aujourd’hui, nous sommes en novembre 2011. Vous pénétrez dans un grand magasin dans le but innocent de faire trois-quatre emplettes, que déjà le mois dernier, vous avez eu bien du mal à localiser au milieu des citrouilles et autres masques d’horreur d’Halloween. Or donc, vous entrez sans vous méfier. Et là, que découvrent vos yeux ébahis ? (on n’est même pas encore en décembre, je vous rappelle) : une orgie de peluches géantes, une avalanche de jouets, un Himalaya de petites voitures qu’immédiatement, chacun de vos trois petits-fils fourrent dans leurs poches dans le but bien précis de repartir avec. Vous négociez qu’ils les reposent, moyennant un passage rapide aux rayons jouets. Là, vous découvrez que vous n’êtes pas les seules à vous être faits avoir (ouf !). D’autres enfants, bloc-notes en main, sont en train de lister tout ce qu’ils veulent pour Noël, avec les prix. Leurs parents les suivent avec sur le visage un air blasé de martyres.

PB123903rSoudain, le plus jeune de vos petits-fils tombe en arrêt devant une "Cars" deux fois plus grande que lui. Le souffle lui manque devant tant de beauté. Il entreprend de la déloger de son étagère, mais vu la taille du carton géant, il y a lutte acharnée. Enfin, la voiture convoitée est entre ses bras ; enfin, façon de parler : elle le dépasse d’une taille. C’est pas ça qui l’arrête : puisqu’il ne peut pas porter le carton, il se met à le pousser en clamant "caca prout" (ses frères lui ont assuré que lorsqu’on veut quelque chose, ça se dit "caca prout"). Votre fille cadette se penche vers son petit dernier, et avec une patience admirable, lui explique que nous sommes venus acheter à manger, que pour ce qui concerne les jouets elle comprend combien cela est frustrant, elle compatit, mais que néanmoins ça ne la concerne pas, c’est au Père Noël qu’il faut s’adresser et qu’on ne peut pas le joindre avant un bon mois. Le petit semble se calmer. Mais dès que sa mère a le dos tourné, il se saisit d’une Cars moins volumineuse et la colle dans sa poussette, s’asseyant dessus pour la dissimuler. Las ! comme il fallait s’y attendre, ça sonne au passage en caisse. Alors là, je ne sais pas si je vais réussir à décrire correctement ce qui s’ensuit, tant l’événement fend le cœur. Je vais quand même essayer. La caissière se saisit de l’objet du délit ; l’enfant mû par une souffrance sans nom, jaillit de sa poussette comme un ressort et disparaît en courant, immédiatement suivi de ma fille et moi-même, complètement affolées. Rapidement, nous localisons le petit garçon agenouillé devant sa Cars et hurlant à la mort Cacaaaaaaaacaa prout Caaaaars ! pendant que ses grands frères, qui manquent cruellement de compassion, se bidonnent comme des fous. Le spectacle est d’autant plus insolite saisissant que ce petit garçon de 4 ans, agenouillé, a une superbe tonsure sur le dessus de la tête, façon "Chaussée aux Moines" depuis que ses frères lui ont joyeusement coupé les cheveux sous le prétexte que c’est lui le chouchou.

Eh oui mes chers amis, voici la triste réalité : la plus belle fête de l'année est devenue un moyen sûr de martyriser à l'infini de pauvres enfants qui ne nous ont rien fait..

9 novembre 2011

A comme Ambre

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Ambre est née il y a 27 ans. C’était une période de ma vie où j’étais encore jeune et belle, enfin, surtout jeune. (Ceci dit, assez bizarrement, je ne sens pas vraiment de différence entre avant et maintenant. Pourtant, de l’avis général, je ne suis plus particulièrement jeune. Et de l’avis de mes descendants mâles, je suis même carrément des temps préhistoriques. Mais bref.)

Or donc, j’étais jeune. Et belle. Et patiente, et tout et tout, enfin quasi comme maintenant, mais en moins vieille.

Je vivais encore avec le père de mes filles, qui, à l’occasion, savait se dévouer pour aller travailler. Oui, il pouvait le faire. On sait depuis longtemps que c’est un truc de ouf, cette histoire de travail, qu’on ne dira jamais assez tout ce que les hommes endurent, tout ce qu’ils continuent d’endurer à cause du travail, le réveil inhumain dans l’aube glacée du petit matin, la tartine qui se coince dans le grille-pain, appareil complexe s’il en est, alors que les femmes sont tellement rôdées pour abattre un boulot de dingue que c’est à se demander pourquoi elles ne bossent pas toutes, elles, pendant que les mecs resteraient tranquilles chez eux ! enfin bref. Ne revenons pas sur cette inhumaine injustice, mais plutôt sur le fait que mon ex avait super bien intégré la chose et qu’il était plus souvent à la maison avec ses potes qu’au boulot où, dixit, rien n’était prévu pour son épanouissement personnel (tu parles Charles).

Oui alors donc, pour dire à quel point je suis une mauvaise langue, justement à ce moment-là il bossait. Il était "animatrice sur minitel" (rien qu’en écrivant le mot minitel , je me dis, oui purée je suis du temps des dinosaures ! ;-))

Que je vous narre le truc : il s’était fait pistonner par une copine qui travaillait dans une super grande boîte parisienne que je ne nommerai pas, et cette grande boîte avait plusieurs "serveurs" (je crois qu’on disait comme ça) dont un, "rose". Le boulot de mon époux consistait à se connecter sur le site en se faisant passer pour une nana et à amadouer les mecs pour les faire rester branchés le plus longtemps possible. Je suppose qu’il avait trouvé là moyen d’épanouir sa part féminine, à défaut d’épanouir les autres.

Bref.

Un jour, il ramène du travail à la maison : un minitel marron, gros truc lourd, avec un clavier qui se rabat en faisant un gros clac. Et il me dit : "Nad, ça va pas du tout, je me débrouille comme un pied, va falloir que tu m’aides. Ça va être un jeu d’enfant pour toi, avec ton imagination délirante ! "

"Non mais ? c’est quoi ces insinuations ?" que je fais en relevant le menton, digne, avant de disparaître dans ma cuisine en dansant.

Mais bon, je ne suis qu’une faible femme, toute friable, un morceau de craie, que dis-je, de la craie : de la terre glaise. On me façonne, et je fais. Or donc trois secondes plus tard je suis connectée sur le machin, prête à me dévouer corps et âme.

Minitell

Pour commencer, on me demande un pseudo. Un PSEU-DO ? Quid ? Veni vedi pseudi ?

"Il faut que tu t’inventes un nom", m’explique mon ex, vautré sur le canapé, tirant sur le gros pétard qu’il vient de s’allumer, "tu t’inventes un nom, tu t’inventes une vie, longue et bien remplie de préférence. Et tu leur racontes, avec les détails".

Bon.

J'avais choisi Aïcha comme nom, celui que voulait me donner mon père. Du coup, on me prenait pour une gazelle à la peau dorée comme le miel et on me parlait à l’occasion dans un charabia que je ne maîtrisais pas. Mais bon.

Quelques jours plus tard, mon ex a été promu chef du service des anims. Faut croire que ma "longue vie bien remplie" avait plu ..

Le changement d’herbage réjouit les veaux, comme disait ma grand-mère, et là-dessus, mon ex devenu chef est parti voir ailleurs si j’y étais, me laissant comme cadeau d’adieu toutes les factures à payer, y compris celle du minitel, qui faisait quatre fois le SMIC. C’est vous dire si ça m’a déprimé grave. Grave mais pas longtemps. Car dans sa mansuétude, mon futur ex m’avait aussi laissé le moyen de les régler (les factures) (il avait un bon fond, quand même), à savoir les coordonnées d’une toute petite "messagerie" qui débutait et qui cherchait une animatrice pour lancer leur site convivial.

Je me suis pointée un soir, parce que la journée, je donnais des cours. C’était en décembre il m’en souvient, et en trois minutes c’était plié : je commençais le lendemain. Du coup, je faisais des journées doubles, parce qu’en rentrant, fallait que je donne les cours que je ne donnais plus la journée.

C'est là que je me suis cherché un autre pseudo que Aïcha. Il se trouve qu'à cette période je me parfumais avec de la noix de coco, ou encore de la vanille, ou bien de l'ambre. Mon surnom est venu de là. 

Au début, j’ai été très déçue par le job. Je l’avais découvert par le serveur sur lequel bossait mon mari, très connu (je parle du serveur) et où il y avait plein de monde. Alors que là, je me retrouvais sur un truc où il n’y avait pas un chat (ce qui était normal vous allez me dire, vu que mon boulot consistait à les faire venir (les chats)).

Petit à petit, il y a eu des fidèles, plein, beaucoup ! C’était la fête, et la boîte a embauché une deuxième animatrice. On s’est tout de suite entendues comme larronnes en foire, la secrétaire qui travaillait dans la même pièce que nous disait que jamais de sa longue vie de secrétaire dans cette boîte elle n’avait connu d’animatrices aussi joyeuses.

Peu après j'ai rencontré l’amie qui m’appelait Neige. Et c'est comme ça que Ambre est devenue Ambreneige, surtout que je trouvais que ça traduisait bien mon humaine dualité tout/rien, chaud/froid.

Et voilà ! vous savez tout ! enfin .. presque ;-)

1 novembre 2011

les hommes sont vraiment spéciaux

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13h, par téléphone

(Fille Aînée) ça y est Maman j’me suis inscrite sur un site de rencontres ! ça s’appelle "adopteunmec.com", tu vois tu te balades sur le site et chaque fois qu’il y a un mec qui te plaît tu le mets dans ton caddie !

(moi, interloquée) ah ?

(Fille Aînée) j’en ai déjà sélectionné trois, et je les ai rencontrés, mais le dernier oh lalalala qu’est-ce qu’il est bizarre !

(moi, des images de mecs entassés dans un caddie plein les yeux) ah oui ?

(Fille Aînée) ben oui il était spécial, comment dire, si.. fougueux, si empressé ! oh lala j’ai cru qu’il allait me sauter dessus, me dévorer toute crue !

(moi) en même temps si tu t’es pointée au rendez-vous comme quand tu vas à tes soirées gothiques avec ton corset vinyle, ta jupette en voile noir et tes épaules nues, il a des circonstances atténuantes le pauvre !

(Fille Aînée) m’enfin Môman pas du tout, j’étais en tailleur tout simple, normal quoi ! en plus il a bien mis sur son profil qu’il cherche un CDI ..

(moi) un CDI ???

(Fille Aînée) oui enfin une histoire sérieuse quoi.. tu sais c’est comme ça qu’on met sur adopteunmec ..

(moi) un CDI !! mais c’est bien sûr, où avais-je la tête ..

(Fille Aînée) .....oh lalalala Môman pourquoi il m’a toujours pas rappelée ?? les hommes sont vraiment spéciaux il faudrait la notice je te jure ! c’est bête parce qu’il me plaisait bien ! on dit les femmes ceci cela mais tu vois les hommes hein c’est pas mieux ! pourquoi i’m’appelle pas ?

(moi) ben ma chérie peut-être il a peur de te faire peur ? peut-être il aime prendre son temps (au contraire de quelqu’une que je ne citerai pas) ?

(Fille Aînée) oh lalalalala que j’aime pas attendre, que j’aime pas attendre !! mais pourquoi il m’appelle pas ?

(moi) oui là je ne sais pas quoi dire car l'impatience c’est pas du tout mon genre, t’as dû hériter ça de ton père ..

(Fille Aînée) franchement il exagère !!! je sais pas si je vais tenir longtemps ..

(moi) ceci dit faudrait peut-être quand même mieux que tu attendes qu’il se manifeste ..

(Fille Aînée) Maman ça c’était de ton temps !!! (gloups, merci ma chérie) C’est plus comme ça maintenant ! bon, quand est-ce qu’il appelle ????

 

15h

(Fille Aînée) ça y est Maman il m’a recontactée !!!!!!!!!!!!!

(moi) eh bien tu vois, yavait pas de quoi t’inquiéter !

(Fille Aînée, sur un ton comme si c’était de ma faute) Maman, est-ce que tous les hommes pensent aux fesses ?

(moi) heu .. heu.. heu ..

(Fille Aînée) .. parce que tu sais pas ce qu’il m’a dit ? "je t’invite à boire un verre, puis je te prends et je passe la nuit avec toi !"

(moi) ça a le mérite d’être clair !

(Fille Aînée) ben oui mais pour qui il me prend ? ça va un peu vite là ..

(moi) ah c’est sûr, c’est absolument pas toi qui il y a une heure à peine était en train de me dire que tu n’aimes pas attendre .. ah ça non, c’était pas toi ..

(Fille Aînée) j’aime pas attendre, mais j’aime pas qu’on me presse non plus !

18 juillet 2011

patiente

On serait en droit d’attendre d’un enfant qui joue un moment de calme. Et de trois enfants qui jouent, trois fois plus de calme. Las ! l’enfant, ce petit être malicieux, ne connaît pas de répit. En plus, quand ils sont trois, ils se refilent des idées.

C’est ainsi que :

- le cadet, qui adore se faire maquiller lors des activités extérieures (comme lorsqu’on va à Bercy, par exemple) suggère à son petit frère de trois ans d’en faire autant. Avec des feutres indélébiles.

- L’aîné, qui tout petit a appris par sa maman à goûter toutes les saveurs, se met à mâchouiller le dessin qu’il vient de faire sur papier Canson. Et l’avale.

- Le second, qui a toujours été très coquet, débouche le baume solaire et se le renverse intégralement sur la tête. Après quoi, forcément, il se change (pour la sixième fois).

Alors pour te répondre, ma Sylvinette, lorsque mes petits-fils sont en vacances chez moi, je me sens ..comment dire ?

Patiente.

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Très

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très patiente..

14 juillet 2011

la force

 

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La scène se passe à table, avec la mère, le fils, la fille et ses trois enfants.

(le fils, à sa soeur) T’es croyante ?

(la fille) oui, pourquoi ?

(le fils) alors pourquoi on dit pas le Bénédicité ?

(la fille) ben, dis-le, si tu veux ..

(le fils, joignant les mains) mon Dieu, je vous remercie pour ce repas, et je vous supplie de me donner la force de supporter mes trois neveux !!!

2 juin 2011

pas trop vite

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"Attendre ? ça veut dire quoi au juste ? attendre que la vie s'arrête, d'avoir un accident, d'être mort ? Prendre son temps, ah, ah, ah, quelle belle phrase ! ça ne serait pas plutôt : laisser le temps prendre le dessus sur notre vie ? Se figer dans une espèce de monotonie en attendant que les choses se fassent ou ne se fassent pas ? Pourquoi attendre ? Prendre son temps .. quand il m'a dit ça, j'ai compris qu'il fallait y aller doucement, du coup je n'ose plus appeler quand j'en ai envie. Super, la relation. On va se voir une fois par mois, faire l'amour une fois tous les deux mois et s'appeler une fois tous les trois mois ? J'espère que comme ça, je n'irai pas trop vite !"

Marion Dumas, Y'a pas de Mâles !

18 mai 2011

les hommes préfèrent les emmerdeuses

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« Salut, c’est Mathilde, j’avais envie de prendre de tes nouvelles ».

Et aussi de le voir, ce que je garderais pour moi. Mon style, c’est la connivence, l’entente, une certaine forme de fraternité même ou de copinage, quelque chose qui se voulait agréable et confortable, loin des ultimatums et des chantages. Je n’aime pas les rapports de force.

Juliette, elle, ne s’encombrerait pas de tant de scrupules, elle débarquerait chez lui, quitte à provoquer une crise, quitte à foutre en l’air sa vie. Et c’est avec elle qu’il s’apprêtait à se marier. J’étais amère, je méritais mieux que ce que je recevais, ces miettes de pas grand-chose. J’avais la même soif d’amour qu’elle mais elle l’emportait haut la main, et moi, avec ma patience et ma compréhension, je pouvais rentrer au vestiaire, c’était la fin de la compétition : les hommes préfèrent les emmerdeuses.

"OUI", Murielle Renault

14 avril 2011

info

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Chers amis,

j'ai changé de PC, c'est pour ça que j'ai profité d'une accalmie de petits-fils-sitting pour rapatrier  les textes, ainsi que vos précieux commentaires, mis sur "le nouveau blog d'Ambreneige" quand mon ancien PC me rendait chèvre à force de débloquer (quoi, pas zen, la nana ?? qui qu'est pas zen ici ??)

Bon ceci dit, je suis obligée de vous laisser avant que ça tourne à l'émeute dans la salle à manger ..

Plein de bisous à vous tous  !!!

et à ceux qui en ont, bonnes vacances !!!

 

¸.•♥•.¸¸.•♥ A•M.B.R.E.•♥•.¸¸.•♥•.¸

27 mars 2011

la nana super zen

Mes chers admirateurs,

mes fidèles lectrices,

j'ai qq chose à vous dire qui risque de vous traumatiser gravement, vu que ça sous-entend qu'un jour ou l'autre, je risque de ne plus pouvoir publier sur ce blog sublime, mais vous me connaissez, j'ai toujours joué la transparence. Voilà : mon PC est malade !

Voyez vous-mêmes : il est tout pâle..

 

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Et oui,

completely ..

 

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en plus, il parle plus..

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 (enfin, en tout cas, quand il parle, c'est pas un langage connu de moi)

j'ai tout essayé ..

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posture de yoga pour le distraire ..

 

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une moue tendre pour l'amadouer  ..

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lui répéter à quel point il m'est cher !

 

Je lui ai même donné des soins

particulièrement attentifs et répétés..

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puisque, comme vous le savez maintenant, ..

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je suis une nana super zen !

Eh ben c'est pire !

Nan mais, imaginez l'ingratitude !!!!!

Donc, voilà : si un jour mon blog devient muet, ça sera pas que j'ai atteint l'Éveil et que je lévite (vous inquiètez pas, je vous ferai jamais ce coup-là, comment pourrais-je vous abandonner ?) (je suis un modèle de dévouement, je sais je sais), non non .. ce sera juste que mon cher ordi aura rendu les armes ..

3 mars 2011

rien ne sert de penser

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Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant.

Franchement, c’est le genre de truc que je devrais me tatouer écrit à l’envers entre les deux yeux, de manière à pouvoir le lire tous les matins en passant devant la glace. Ça m’empêcherait peut-être de faire ces trucs impulsifs que je passe mon temps à regretter, sans parler du fait que tout de suite après les avoir faits, je pense à ce qui se serait passé si j’avais laissé les choses suivre leur cours au lieu de foncer tête baissée, que je me trouve quand même des supers bonnes raisons de ne pas l'avoir fait et qu’au final je me dis que tout ça c’est pas ma faute car après tout moi je suis qu’une pauvre petite chose ballottée par les éléments.

Ambre, t’es un cas irrécupérable.

29 décembre 2010

la relève

Lorsque le cadeau de Noël de ma soeurette est arrivé, mes petits-fils occupaient les lieux depuis une semaine déjà. C’était un matin, il m’en souvient : les garçons et l‘auteure de leurs jours étaient attablés devant un bol ruisselant de céréales, et tandis que je m’étais mise en demeure de déballer mon paquet, tout ce petit monde jetait vers moi des regards éplorés en se demandant pourquoi je mettais autant de temps à l’ouvrir. En effet, ma sœur, lorsqu’elle fait un paquet, elle y met le paquet (comme pour tout ce qu’elle fait d’ailleurs). C’est donc au bout de vingt minutes d’une lutte super acharnée contre deux mille kilomètres de gros scotch et de papier kraft renforcé que j’ai enfin sorti devant dix yeux émerveillés ..

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ceci

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et cela.

(pensés, poncés, peints et vernis entièrement par ma petite soeur)

.. Enfin, quand je dis "dix yeux" .. pour être tout à fait honnête, les deux aînés des garçons, délaissant avec un dédain sans nom les magnifiques plateaux qui allaient me servir le thé jusqu’à la fin de mes jours, se sont rués sur les petits morceaux de polystyrène qui garnissaient l'emballage en poussant des petits cris de joie, les faisant bruisser entre leurs doigts avec des mots tendres comme si c’était les dixièmes merveilles du monde. Quant à ma fille, elle s'était mise à hurler après le plus jeune qui venait juste de vider dans son estomac la totalité de son dentifrice à la fraise, et s'attaquait à présent à la redécoration intégrale de la salle en faisant des bulles roses chaque fois qu'il ouvrait la bouche, sans parler du rangement de mes placards, dont il avait troqué les nappes, serviettes et autres torchons (jetés à travers toute la pièce) contre ses motos et son gros camion rouge, tout cela dans une tenue qui dénotait un goût très sûr puisqu’il avait enfilé son maillot de bain Spiderman par-dessus son pyjama.

Pas de quoi en fouetter un chat, me direz-vous. Certes.

Néanmoins, je suis bien obligée de reconnaître qu’un soir où ce petit monde courait comme ce matin-là en tous sens et braillait à tout va, moi, oui moi-le-modèle-de-patience-le-plus-exceptionnel-qu'il-vous-est-été-donné-de-connaître-en-ce-bas-monde, je me suis vue crier (au risque de les traumatiser gravement) :

" Vous trois !!!!!!!!!!

Assis tout de suite et sans un mot ! " 

L'aîné alors s’était aussitôt jeté à mes pieds en bourdonnant un surprenant mais non moins majestueux 

" Oooooooommmmmmmm ..!!"

AH !!!!

c'est pas la preuve éclatante

que la relève zenne est assurée, ça ??

 

13 décembre 2010

B comme Neige

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Figurez-vous que mon robot ménager est en panne. Oh, c‘est pas une panne phénoménale, juste un petit désagrément, mais quand même, c’est gênant, vu que c’est le bouton de mise en marche qui est explosé. À vrai dire, je suppute que la chose en incombe à mon fils, à force qu’il y fisse sa pâte à crêpes et autres mixtures (il manipule tout avec une extrême douceur qu’il tient de je ne sais absolument pas qui). D’ailleurs ça me fait penser à ma fille, tout à l’heure elle me téléphone en hululant à la mort parce qu’elle était en train d’emballer la robe qu’elle a acheté pour le Noël d’une de ses copines, lorsque, n’arrivant pas à bien faire le paquet (elle est largement aussi patiente que sa mère), elle a donné un coup de ciseau dans le papier cadeau dans le but, je suppose, d’égaliser ce qui dépassait. Et c’est là qu’elle s’est aperçu qu’elle avait coupé un bout de la robe (une manche, pour être précise). Et de conclure : "Enfin c’est pas grave, je vais quand même lui offrir vu qu’elle est super douée en couture, elle aura juste à recoudre la manche !"

Mais bon, je m’égare, comme d’habitude (Ambre ou la voix de l’égarage). Pour en revenir à mon robot ménager, j’ai donc appelé le service SAV du magasin où je l’avais acheté.

Je vous livre ce monument de rhétorique téléphonique.

(moi) bonjour, je vous téléphone parce que le bouton de mise en marche de mon robot ménager est cassé. Serait-ce possible de le faire réparer ?

(technicien SAV) vous pouvez me donner la marque et le n° de votre robot ?

(moi) oui bien sûr : c’est un robot XXX et le n° de série est 621945.

(tech SAV) et le complémentaire ?

(moi) pardon ??

(tech SAV) les autres numéros ?

(moi) les autres numéros de quoi ?

(tech SAV) ben, tous les numéros ..

(moi) je vous ai donné tous les numéros !

(tech SAV, visiblement contrarié) ah. Bon. Quel est votre nom Madame ?

(moi) Neige.

(tech SAV) avec un B ?

(moi) non, un N. N.E.I.G.E.

(tech SAV) aaaaaaaaaaaaah, Neige ! .. ya pas de B alors ! que chui sot ! et votre code postal ?

(moi) 95130.

(tech SAV) la commune ?

(moi) le Plessis-Bouchard.

(tech SAV) avec un B ?

(moi) quoi, avec un B ??

(tech SAV) Béssichachard ?

(moi) non, le Plessis-Bouchard, L.E.P.L.E.S.S.I.S.B.O.U.C.H.A.R.D.

(tech SAV, très content de lui) ahahaha, que chui sot ! (bruits de tapotements effrénés, puis) .. votre adresse ?

(moi) allée des Hêtres.

(tech SAV) avec un B ?

(moi) qu’est-ce que vous avez avec les B ? allée des Hêtres, comme les arbres !

(tech SAV) quel genre d’arbres ?

(moi) des hêtres !

(tech SAV) aaaaaaaaaaaah, des hêtres !!! que chui sot !!!! Bon.. (un long silence, puis).. hm, votre commune c’est comme l’adresse ?

(moi) pardon ? (pour ménager sa susceptibilité, je fais semblant de mal l‘entendre et je me mets à hurler) écoutez, je n’entends pas très bien !!!!!! il y a des parasites dans le téléphone !!!!!!!!

(tech SAV, hurlant à son tour) votre commune et l’adresse c’est parèèèèeil ?

(moi) noooooooooon !!!! ma commune c’est le Plessis-Bouchard et mon adresse c’est allée des Hêtres !!!!!!!!!!!!

(tech SAV) aaaaaaaaaah ! okèèèèèèè !!!!! J’avais mis la commune dans l’adresse et l’adresse dans la commune ! que chui sot ! ahahahah !

(moi, préférant en rire, vu que cette plaisanterie me coûte quand même 0,15 la minute) ahahahahah !

(un long silence, puis, tech SAV, sur le ton qu'il adopterait pour me présenter ses condoléances) on va vous envoyer un devis sous 48 heures.

(moi) bon .. merci Monsieur.

(tech SAV, toujours aussi lugubre) bonne soirée madame Beige.

Trois secondes plus tard mon tél sonne ..

(tech SAV) heu, au fait .. c’est un devis de quoi ?

(moi) comment ça, c’est un devis de quoi ?

(tech SAV) ben je sais pas moi ..

(moi) comment ça, vous savez pas ?

(tech SAV) ben Madame Beige, c’est quoi qu’il vous faut comme pièce ??

(moi) le bouton de mise en marche. C'est le bouton de mise en marche qui est cassé !

(tech SAV) aaaah, okèèèèèèèèèèèèèèèèè !!! le bouton de mise en marche !! que chui sot !!

(moi)

ours_Oceanopolis

12 décembre 2010

La croix et la galère

L’autre fois, je vous ai parlé de mes déboires lorsque l’envie m’avait prise d’auto-publier un livre dans lequel étaient incluses des images ("Nana sana in corpore depravato").

Tout a commencé le jour où, absolument sans faire exprès, j‘ai réussi à mettre un dessin dans "Du rire aux larmes". L‘image est apparue dans le doc sous mes yeux émerveillés et la seule ombre à mon bonheur est que je ne savais pas du tout comment j’avais fait. J’ai trouvé ça tellement super chouette qu’après, j’ai voulu en mettre partout. Seulement voilà : comme je l’ai vite compris, les photos ça pèse lourd, ça prend de la place, bref, c’est la croix et la galère pour les publier.

Mais LE VÉRITABLE PROBLEME, je m'en rends compte avec toutes ces manips, c'est que je ne sais pas attendre. C'est un truc qu’on me dit souvent , et naturellement j’ai toujours trouvé ça exagéré, je me dis que les gens sont de parfaite mauvaise foi et que s‘ils me connaissaient mieux ils ne diraient pas des choses pareilles.

Et pourtant je suis bien obligée de constater que c'est la vérité : je suis incapable d'attendre, et je ne sais pas pourquoi. J'ai beau me dire, ya pas le feu au lac, c'est pas grave si c'est pas fini tout de suite puisque tu viens juste de commencer. Ya rien à faire, je veux déjà être dans le moment où ce sera fini. Le pire, c’est que je trépigne jusqu’à ce que ça le soit. Parfois même, pour ne pas dire tout le temps, j’ameute tout le quartier (quitte à passer pour une cinglée).

Alors je me dis, de deux choses l’une :

- ou ta mère a saboté la connexion qui relie ta cervelle de linotte à ta faculté d’être calme et posée patiente,

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- ou elle a tout refilé à ta sœur (ce qui est profondément injuste, vous en conviendrez).

Dans les deux cas, je ne sais vraiment pas comment lutter contre ça.

Et vous ??

dansecuisine

 

Vous vous dépatouillez comment ?

27 novembre 2010

lourd comme un cheval mort

Ya des trucs, c’est à se demander à qui ils prendraient la tête si j’existais pas.

C’était hier, j’me dis comme ça : tiens ! si j’allais fabriquer un nouveau bouquin pour faire une surprise à mes chouchous lecteurs ?

Je me connecte donc sur mon site d’auto-perdition édition préféré, vu que maintenant, c’est joie inexhaustible de savoir que, par ma seule présence, les fichiers .doc se transforment miraculeusement en .pdf.

J’envoie donc mon new .doc.

Et là surprise : il ne se passe rien.

En fait pour être plus précise, c’est pas qu’il se passe rien, c’est plutôt que le .doc rame, rame, rame, au lieu d’arriver au bout du truc censé le permuter en .pdf en deux minutes trente-trois.

Imaginez ce que ça pouvait me faire, à moi une faible femme, en plus avec tout un pan de cerveau encore en plein sommeil paradoxal - puisque c’était au lever du jour, quasi - imaginez donc ce pauvre .doc perclus de rhumatismes, essayer de gravir avec son bâton tordu les marches qui étaient censées me mener à la gloire et qui au lieu de ça semblaient peser sur son corps, lourd comme un cheval mort ..

Pour commencer, je me suis dit que le site buguait, parce que je voyais vraiment pas pourquoi il aurait bien voulu de mon .doc l’autre fois et pas cette fois-là.

Bref. J’attendais, avec ma patience de nénuphar.

Au bout de DIX MINUTES (dix minutes, vous vous rendez compte ??????) j’ai tout quitté.

Et j’ai recommencé : .doc envoi.

Même manip, même résultat.

Vingt minutes de ramage cette fois.

Alors moi, rebelote : déconnexion, reconnexion. .doc envoi.

Prières diverses .. danse de la pluie autour du PC .. encouragements joyeux ("alléééééééééééééé !!! alléééééééééé !!!! alléééééééééééé !!!") avec poing levé à l’appui, persuadée que le truc allait avancer mieux si je lui criais le chemin. En pure perte ! Au bout de trente minutes il en était toujours au même point.

Je commençais à me raidir d’effroi, prête à chanter "il venait de nulle part, surgit un aigle noir".

C’est à ce moment-là que je l‘ai vu.

Le truc. 31,2 Mo.

Je suis allée comparer avec ce qui était marqué sur le fichier Du rire aux larmes (332 Ko) et j’en ai conclu subtilement que le problème devait venir de là. Il me fallait sûrement m’arranger pour que les 31,2 Mo se transforment je ne sais pas comment en 332 Ko.

Arrivée à ce point du récit, il faut que je vous explique que mon new bouquin était agrémenté d’un certain nombre de photos. Or, ma grande expérience en manière de manips m’a appris que les photos, ça pèse lourd, et que quand ça pèse lourd, c‘est long à télécharger. Me demandez pas pourquoi, j’en sais rien, c’est une aberration informatique aussi incompréhensible que le .pdf.

Mais bref.

À partir de là, tout a été très vite. En tout cas au niveau de la compréhension, parce qu’au niveau des manips, vu que j’enlevais les photos progressivement pour essayer de faire maigrir mon .doc sans le traumatiser, ça m’a quand même pris toute ma matinée avant que le machin daigne enfin se téléporter.

Mais bon. Tout ce que j’appelle de mes vœux finit par arriver. Et c’est en effet ce qu’il se produisit, à 13h01 exactement, mes cheveux montés en cris de youpi des deux côtés du crâne ont pu enfin s’extasier de ma grande célérité dextérité puisqu’enfin il est venu il est tous là :

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my new bouquin !!

(clic clic sur l'image pour voir le livre)

PS. Si j’avais pu choisir, je l’aurais classé "éroticomarrant". Mais comme ya pas cette option, j’étais bien obligée de vous informer que cet ouvrage s’adresse à un public majeur et vacciné (mais néanmoins appréciant l’humour).

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