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le blog de Ambreneige
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communication
13 décembre 2009

pas bonne

RegardCoquelicot_Lo2

© photo Regard Coquelicot

J’allais vous parler d’Olentzero, où je suis allée avec ma fille et ses fils hier, quand j’ai lu cela :

"Trop souvent, ici et là, regardant le monde tel qu’il nous apparaît, nous refusons de croire qu’en tout être réside, fondamentalement, LA BONTE."

Ah..

Jme rappelle d’un soir où mon fils m’a demandé de bien vouloir relire les réponses au devoir qu’il venait de faire, qui portait sur les tortures pratiquées sur des enfants pendant la dernière guerre mondiale.

J’ai d’abord lu l’article sur lequel devait travailler mon fils, et je n’ai pas réussi à la première lecture à lire jusqu’au bout tellement je pleurais.

Je m’y suis repris le lendemain, ou le surlendemain peut être je ne sais plus, pour lire que ces enfants étaient utilisés pour des expériences, et ensuite on les accrochait à des crochets de boucher où ils finissaient de mourir.

Alors moi je veux bien qu’en tout être réside de la bonté.

Mais cette bonté n’est peut être pas celle à laquelle je pense.

Et je ne parlerai pas plus de tous les autres points qui me font douter de la bonté humaine.

À commencer par mon attitude, bien entendu - je peux être un havre de tendresse autant que violente, intolérante et jugeante (la preuve).

Moi ce que je me pose plutôt comme question, c’est POURQUOI il faudrait absolument trouver de la bonté là où il n’y en a pas ?

Où c’est bon de violer un enfant par exemple ?

Où c’est bon de découper quelqu’un (ou des animaux) en rondelles pour faire des expériences sadiques ?

À quel titre faudrait il y trouver des circonstances atténuantes ?

C’est comme quand jme disais "mon père me tapait dessus, mais c’est pas de sa faute, (alors là, je listais intérieurement tous ses malheurs) et puis, il pensait bien faire ..c’était pour mon bien" (enfin, en supposant que c’est pour le bien d’une petite fille de vivre dans la terreur de se prendre des volées de baffes sur la figure pour des raisons totalement incohérentes).

Ah non décidément, je ne suis pas bonne..

Frederic_Pavot_fillette

© photo Frédéric Pavot

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9 novembre 2009

a star is born (at last)

Chers amis,

Je fais ici, dans l’énigme au suspense insoutenable que je vous propose depuis quelques jours, une parenthèse pour partager avec vous le plaisir sans fond que j’eus ce matin en découvrant le commentaire de Mifa.

Il faut que vous sachiez tout d’abord que Lung Ta, dans les moments où il ne se dématérialise pas, passe son temps à me narguer (et je pèse mes mots !) avec ses copies d’écran impossibles à faire par le commun des mortels (moi).

Alors premièrement il me dit :

‘’pour la touche d'impression d'écran elle peut être placée un peu différemment suivant les claviers (portable ou pas, et type de clavier)
dessus il y a marqué : "Impr écran" ou "print screen"‘’

Alors évidemment, qu’est-ce que je cherche avec des explications pareilles ? Ben une touche ‘’impr écran’’ ou ‘’print screen’’.

Et qu’est-ce que j’obtus ?

Rien du tout.

Devant l’étendue de mon désespoir il me suggéra alors de lui envoyer la photo très intime de mon clavier..

ce qui lui permis de continuer à rire encore plus fort, puisque la touche était bien là, mais avec un nom différent (impécr system)

Oui ben hein, fallait le savoir !!!!

Ensuite il me dit :

‘’ sinon pour la fameuse touche que tu as sur ton clavier à l'emplacement
indiqué mais que tu n'es pas capable de voir, quand tu as appuyé dessus,
1- tu vas sur un logiciel de dessin

2- tu fais "coller" (ou CTRL+V) et la copie d'écran se copie dans le logiciel. Logique, non ?’’

Logique, logique, faut le dire vite.

D’abord et premièrement, c'est quoi un logiciel de dessin ? hein ? et d’ailleurs, c'est quoi un logiciel tout court ??

Ensuite et secondement, qui dit que le 2 suit le 1 ? Hein ?

Supposons, vous avez un radeau.

Jusque là tout va bien. Vous le voyez : UN.

Maintenant, on va brûler le radeau. Donc yen a plus.

À la place ya un tas de cendres. Un petit tas immonde, gris. On a fait du Vide avec de la Matière. On a fait du Rien avec un Tout. C’est l’effervescence. C’est la fête sur la planète. Quoique. Les cendres sont-elles du Vide ? Certes, elles ne sont plus UN. Mais peut on affirmer pour autant qu’elles ne sont plus rien ? hein ?

La seule chose dont on est sûre, c’est qu’UN bout de bois est passé et que le passé n’est plus présent. Or, s’il n’y a plus UN bout de bois, comment peut on dire qu’il y aura deux après le un ? hein ?

Bien alors.

Appuyons néanmoins on ze touche.

J’en étais sûre : il ne se passe rien.

Alors là je m’interroge.

Comment ça se fait que ça marche pour tout le monde sauf pour moi ?

J’en étais donc là de mes investigations lorsque je tombai, guillerette, sur les mots de Mifa (c’est une nounoune, moi jvous l’dis, même si elle ne le sait pas encore) :

‘’Si tu as un PC, c'est la touche impr-ecr en haut à droite (déjà, j’ai gagné du temps, vu que Lung Ta venait d’en perdre beaucoup à m’expliquer où elle est), puis tu vas faire un "coller" dans Paint’’

Paint !!! Mifa a prononcé ze magic word :

paint !

j‘ai un’’paint‘’ sur mon PC !

Paint ! Paint ! Je m‘enivre du mot, je le suce, je le suçote,je le déguste ! Je ne me sens plus de joie : les bras me manquent et les mots m‘en tombent.

Et c‘est ainsi que..

(roulement de tambour)

Mifar

Tadaaaaaaaaaaaammmmm !!!!!!!

Ben tu vois, Lung Ta,

c’était quand même pas si difficile à expliquer ?!!

24 octobre 2009

dans la famille Ambre, je voudrais.. le fils

(midi) Mon fils ouvre une boîte d'ananas en tranches au lieu de prendre un repas complet. Je lui en fais la remarque, lui propose des tomates, de la brandade...

(JB) heu.. oui, peut être après mes ananas !

(moi, les yeux au ciel) MON DIEU, MON DIEU !!!!!

(JB) heu non, moi, .. c'est ton fils ! 

14 octobre 2009

le début de la fin

(mon fils) c’est bizarre comme expression, le début de la fin ..

(moi) ben c‘est parce que la fin aussi, faut bien qu‘elle débute..

(mon fils) alors pourquoi on l’appelle pas le début ?

(moi) ben parce que c’est la fin ..

(mon fils) dans ce cas on devrait juste dire : la fin !

(moi) ben non puisque c’est l’début ..

1 octobre 2009

Professeur Algernon

 

Lung Ta un joursur son zafou perché,

me tînt à peu près ce langage :

"je me demande si tous ces écrits « bloguesques » (dont principalement les miens) ne sont pas confusants plus qu’éclairants ? "

Si je me réfère à mon propre cheminement (ok, ok, c‘est peut être pas une référence !)(quoique)(une référence de nounoune vaut bien une réflexion de nono, hmmm ?!)donc, je disais.
Misère.
Je suis déjà paumée et j’ai même pas fini la première phrase.
Donc, lorsqu’on vient lire tes écrits bloguesques, il y a deux explications :
1) on est maso.
C’est en tout cas ce que je me disais lorsque je te lisais au début.
"Mais ma pauvre fille, t‘es tombée sur la tête."
"Tu vas encore te choper une migraine d’enfer."
"Et pourquoi tu viens lire ça ? De toutes façons t’y comprends que couic !regarde, tous les mots écrits ont beau être dans ta langue natale, ils sont assemblés de manière à être totalement incompréhensibles pour toi !!!!"
Et pourtant.
Ce que je lisais me faisait une résonnance. Enfin, quand jdis résonnance, chui gentille.
Ça faisait plutôt genre

realite

sonnements de cloches dans le ciboulot !!

 

 

 

2) la deuxième explication est qu’on est en demande de quelque chose, on est prêts pour ça donc si on le trouve pas sur ton blog, on le trouvera (cherchera) ailleurs.
Personnellement c’est ce que je fais.
Je peux donc témoigner : t’es le moins pire !!
Personne ne sait comme toi me dévaster !!
heu pardon, jveux dire :  présenter les choses !! 
Meuuuuuuuuuh non.
Je plaisante.
Tu es d’une patience exemplaire.
Jamais tu t’énerves.
Pas un mot plus haut que l’autre.

zem056_mre

 

Jamais de NDDDBDMDPDTALC !

3) et puis alors surtout, mais alors surtout, mais alors surtout surtout surtout tu n’as pas ton pareil pour nous faire nous poser des questions que tout le monde vit très bien sans se les poser !
En fait, jme suis demandé souvent si tu ne serais pas une réincarnation de Algernon (la petite souris de Charlie) parce que tu n’as pas ton pareil pour explorer tout ce que tu découvres dans les moindres recoins, avec une minutie qui me laisse pantoise. Je te vois très bien courir comme un petit fou (genre Professeur Tournesol absorbé dans tes équations intérieures) dans le moindre méandre du labyrinthe de ton cerveau jusqu’à ce que tu aies analysé toutes les petites miettes de tous les couloirs.
Tu fais le ménage chez toi ? Parce que si tu fais le ménage comme tu te poses des questions, t’as raté ta vocation ! Tu devrais être technicien de surface !
Mais bon, je m’égare encore.
Revenons à tes écrits bloguesques.
Je terminerai sur une note optimiste, qui fait que jamais, jamais, je m’arrêterai de lire un blog pareil, ce qui est super chouette sur LungTaZen, le plus chouette de tout, ce qui en fait la bonne vieille cerise sur le gâteau,
c’est pas que tu te poses tant de questions ..

c’est que tu donnes jamais les réponses !!!

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29 septembre 2009

logique

(Gendre) .. il y a trois filles pour un garçon sur Terre ..

(Fille Cadette) ah oui ???? alors tu peux m'expliquer pourquoi on a trois garçons ????

Sans_titre

27 septembre 2009

valeur

(mon fils) Maman,

autruche

pourquoi tu te déprécies

à ta juste valeur ?

27 septembre 2009

Nirvâna

yogsun

(Fille Aînée) hier soir j'avais vraiment le moral à zéro, j'arrêtais pas de pleurer !!! pffffffff c'était vraiment le Nirvâna !!!

(moi) heu .. le Nirvâna, t'es sûre ???

(Fille Aînée) ben oui ! on dit bien les chutes du Nirvâna !!????

21 septembre 2009

on prend les mêmes et on recommence

(petit-fils 6 ans) Mamy ?

(moi) oui ?

(petit-fils 6 ans) non Mamy ! Tu dis : quoi ? !!.. Mamy ?

(moi) oui ?

(petit-fils 6 ans) noooon Mamy !!!

Tu dis : quoi ?? !!.. Mamy ?

(moi) oui ?

(petit-fils 6 ans, limite déprimé) mèèèèèèèèèènoooon Mamy !!!

bong

Tu dis : quoi ?? !!!!!..

Mamy ?

(moi) quoi ?

(petit-fils 6 ans, ravi) FEUR !!!!

(petit-fils 4ans) Mamy ?

(moi) oui ?

(petit-fils 4ans) feur !

robot_q82242

16 septembre 2009

soleil suspendu

PICT2895red

(petit-fils 6 ans) dis Mamy, comment le soleil il tient suspendu dans le ciel ?

(moi) heu ...ben.. je ne suis pas assez douée en physique pour te l'expliquer..

(petit-fils 6 ans) Quoi ?????? à ton âge t’as même pas de notion d’astronomie ?????

12 septembre 2009

chères têtes blondes ..

(mon fils) Maman ?

(moi) oui ?

(mon fils) rien.

(moi)emoticone_msn_langue_essoufle

(petit-fils 6 ans) Mamy ?

(moi) oui ?

(petit-fils 6 ans) rien.

(moi)monstre_vert

(petit-fils 4 ans) Mamy ?

(moi) oui ?

(petit-fils 4 ans) rien.

(moi)dingo

(comprennent vite ces petits quant il s'agit de faire enrager la mamy, vous trouvez pas ? ;-) )

30 août 2009

colère

53_lion

"Un besoin, un désir

Une attente sans réponse,

Et la colère gronde en nous

Contre l’obstacle inopiné"

écrit Lilou ici.

Ben oui, mais n’est-ce pas cela, la vie ? éprouver des besoins, avoir des désirs, se mettre en colère et se sentir triste lorsqu’on attend une réponse qui ne vient pas et qui est néanmoins censée être une réponse ?

Comment vivre avec ça ?

Et surtout, pourquoi accepter de vivre avec ça ?

5 août 2009

leurre du zen

Quand on voit une personne qui pratique le zen, le plus souvent, elle a des gestes lents, est très posée ...

Mon fils pratiquerait-il le zen sans que je le susse ?

Sa démarche n’est-elle pas devenue, au fil des années, chaloupée, ondulante et délacée ?

12941071

Comme ses lacets, d’ailleurs, grâce auxquels ses pieds traînent par terre, comme dans un film au ralenti ?

vache_joue

Tout, d’ailleurs, n’est-il pas dénoué chez lui ? Lacets, épaules, cervelle, même les bras, ouaich, écartés du corps, le pouce et l’index tendus ponctuant un morceau de rap trop d’la balle avec des gestes lents, lents, ôôôô si lents ?!

..De la même manière d’une personne qui semble très calme on dit qu’elle est zen...

zzzzzzzzzzzzzz

 

 

Vautré sur son lit sans signe de vie, l’œil éteint, un bout de Big Mac séché au coin de la bouche (ouverte), Me prends pas la teutê oim j’écoute ma zicmu, mon fils est donc zen !!

..Mais si la lenteur permet une meilleure conscientisation, elle n’est pas synonyme non plus d’éveil...

12941032

Ah, jme disais aussi.

C’était trop beau.

..Il ne faut pas confondre empathie et apathie, laisser faire et lâcher prise...

(empathie) dire de sa mère qu’elle est ACDP (à côté de la plaque), ne voilà-t-il pas la preuve éclatante de l’effort objectif et rationnel que mon fils fournit pour atteindre une compréhension intellectuelle de mes ressentis ????

(apathie) comment expliquer que la position de Jean-Baptiste au repos soit la même que sa position en plein effort ???

(laisser faire) l’ado est par définition en pleine croissance. De mots et du monde. Qui lui appartient, il va bien falloir s’y faire. Partage ? Ouverture aux autres ? Serviabilité ? Politesse ? Écoute ?

Pffffff.

C’était bon pour le Moyen Âge.

C’est-à-dire quand j’étais jeune.

(lâcher prise) au vu du désordre innommable de sa chambre, du pillage systématique du frigo (qui était rempli pour la quinzaine) et du bulletin trimestriel qui vient d’arriver, il peut m’arriver de me laisser aller à quelques très légers mouvements d’humeur comme la colère, le ressentiment, la tristesse, l’amertume, bref. Bref. Cool. Respire. Laisse tous ces sentiments négatifs quitter le fond de ton coeur pour laisser la place à une indicible paix intérieure, fraîche comme le matin calme qui se lève sur la clairière où gambadent de riants écureuils.

Dis lui que quels que soient les mots désagréables proférés sous le coup des sentiments négatifs listés ci-dessus, je t’aime inconditionnellement mon gros bébé à sa maman.

couple_d_otaries

..On peut vite être pris au leurre du geste qui devient nonchalant pour paraître zen alors qu’on ne cherche qu’à ne pas avoir de geste inconsidéré.

Comme par exemple lui filer une claque. C’est n’importe quoi.

Il me dépasse d’une tête, et ouaich t’as la haine t’es plus ptite que oim !

Sans compter le risque de me faire dénoncer à la SPA (société protectrice des ados).

 

Vous pouvez lire la suite de cet intéressant article ICI.

12941116 7 mai 2007

1 août 2009

la solitude

La solitude ne vient pas de l'absence de gens autour de nous, mais de notre incapacité à communiquer les choses qui nous semblent importantes.

Jung

21 juin 2009

Une fête

aout 13 W Jezequel

 

il y a un homme

aux joues toute lisses très bien rasé

il y a un homme

à la voix tendre inachevée

il y a un homme

vêtu de charme pour rêver

il y a un homme

aux gestes baignant l’horizon

il y a un homme

dont la voix est une petite chanson

il y a un homme

qui a des yeux ensoleillés

il y a un homme

qui sait conjuguer le mot amitié

 

 

Rajout de la photo en août 2013

http://www.williamjezequel.com/photographie/projet-blogueurs-nantais/

 

 

30 mai 2009

les cats

Lorsque mes enfants partent en vacances, nous avons l'immense privilège de garder leurs deux chats.

(mon fils) Big Mama ??? c'est quand qu'on garde les cat ?

(moi) quels 4 ???

(mon fils qui hausse le ton, pensant sans doute que mon grand âge m'a rendue sourde) c'est quand qu'on garde les CAT ????

(moi) aaaaaaaaah !!! les catS !!!!

(JB, consterné d'avoir une mère aussi bornée) t'es trop che-lou Big Mama !

c'est quand qu'on garde les DEUX ?????

les_chats

27 mai 2009

la gomme

Mamy16_ansLe passé a toujours beaucoup compté pour moi. Je n’étais encore qu’une petite fille que je me languissais déjà devant les photos jaunies, essayant de leur faire livrer leurs secrets.

Je sais, ça peut paraître saugrenu de chercher des informations sur des situations qui se sont déroulées tellement d’années avant que je naisse. Mais appréhender l’histoire de l’autre permet de rentrer en contact avec lui, même (surtout ?) quand "rien n’est dit". 1DSCN5589Cela génère des émotions, et les émotions sont un langage universel qui nous relie soit de manière superficielle (par exemple, une naissance a lieu et on se réjouit) soit de façon beaucoup plus intime (on est "rentré" dans la personnalité de l’autre et l’on sent tout ce que cette naissance recouvre, comme si on était "à sa place" ).

Tout ce qui nous arrive, on a besoin de l’expliquer, de le contrôler, que ce soit de manière consciente ou inconsciente. Et parce qu'on a ce besoin, on ne peut pas concevoir un développement purement individuel. On est toujours pris dans des relations avec les autres, quelque soit le contexte dans lequel on vit.

Par exemple, la violence dont ma sœur et moi avons été l’objet n’était pas qu’une simple perception des sens. Il y a eu production d’images, d’émotions, d’expressions non verbales. En lien avec cette violence et avec le sens que nous lui avons donné s'est mise en place toute une symbolisation qui a généré des croyances (je prends l'exemple de la violence mais c’est pareil dans n’importe quelle autre situation, donc aussi dans les situations où l’on ressent du plaisir).

Par ailleurs, je suis intimement persuadée que nous venons au monde avec une "mémoire" de situations vécues à une autre époque dans les générations précédentes. D’ailleurs je pense que c’est cette conviction intime qui m’a poussée très jeune à me pencher sur mon histoire généalogique. J’en suis d’autant plus persuadée que la naissance de chacun de mes enfants a réveillé des symptômes corporels et des comportements en relation avec des situations que mes recherches généalogiques avaient révélées (malgré les non-dits et les secrets de famille) et qui pourtant s'étaient déroulées parfois trois ou quatre générations avant.

Aujourd’hui néanmoins, je m’interroge sur la place qu’a toujours occupé le passé dans ma vie.

Je me demande si pour moi ne serait pas venu le moment d’ouvrir un "cahier neuf" ?

ecrire

N.B. première photo : ma grand mère

       deuxième photo : ma fille

25 mai 2009

La rubrique à mots (2)

14932692_p

 

GASTRO-INTERNITE, n.f.: inflammation interne de la muqueuse de l’estomac, et des intestins.

DOIDUPEDES, adj.: caractéristique des animaux qui marchent en appuyant seulement les doigts sur le sol (ceux qui s’la pètent disent’digitigrades‘)

SULFUREUSE, adj.: dangereuse, inquiétante, difficile: Comment i' se sont retrouvés dans une situation sulfureuse quand la tente des chefs scouts s’est écroulée sur eux ! 

GLINGUÉ, adj.: se dit de quelque chose qui vient d’être réparé : Super, môman ! Ma fermeture éclair est glinguée !

SPERMATOTOZIDE, n.m. : gamète mâle, formé d’une tête et d’un flagelle qui assure son déplacement : Môman, les spermatotozides qui n’arrivent pas à rentrer dans l’ovaire, ils sont tristes ??

GRATINAGE, n.m.: décollage de papier peint à l’aide d’une spatule: as-tu fini de gratiner ?

HIPPOPOCAMPE, n.m.: poisson marin dont la tête rappelle celle d’un cheval, et qui est devenu énorme à force d’engloutir toutes les algues qui passent par là.

HAMSTER, n.m.: fromage affiné à pâte molle, fabriqué avec du lait de nos vaches à nous : un gratin de pommes de terre au Hamster.

RÉFLÉCHISSATION, n.f.: action de l’esprit qui réfléchit, qui examine ses pensées; transformation physique qui en résulte ( front ridé, naseaux fumants, air déprimé): arrête de réfléchissassier comme ça, tu vas faire tourner la mayonnaise.

DU BALAI, Joachim, poète français du XVIe siècle, auteur du célèbre :

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,

Ou comme cestui-là qui conquit la toison

Et puis est retourné, plein d’usage et raison,

Vivre entre ses parents le reste de son âge !

 

Pour le paragraphe 1, veuillez je vous prie vous transporter ici : CLIC.

12 mai 2009

La rubrique à mots (1)

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai souvent l’impression qu’il me serait plus facile de communiquer avec un lézard géant plutôt qu’avec ma propre progéniture..

C’est pourquoi j’ai eu l’idée de me faire un petit lexique des mots utilisés par mes enfants, que je m’en vais partager avec vous ..

On sait jamais, ça pourrait peut-être vous servir ? ;-)

 

TIERCÉ, n.m. : partie de la société française qui, sous l’Ancien régime, n’appartenait ni à la Noblesse, ni au Clergé.

LÉGITUDE, n.f. : qualité de ce qui est léger et tranquille : La légitude de l’enfance.

SEPTAINE, n.f. : ensemble de sept objets : Une septaine d’œufs.

METTRE EN BOUTADE : faire de quelqu'un un objet de plaisanterie : Ça me gave qu’on me mette tout le temps en boutade !

PATOIS, n.m. : une des provinces récupérées par Louis XIV, en même temps que le Roussillon.

DRAGUS, n.m. (mot latin) : le moins gros des deux os de l’avant-bras. Joliment musclé, le bras peut être un atout de drague (d’où son nom) : Les os de l’avant-bras sont le cubitus et le dragus.

AMADOUER, v.t.: flatter quelqu’un de manière à obtenir ce qu’on désire : C’est pas la peine de m’amadouer ! - Mais Môôman, j’essaie pas du tout de t’atadouer !

CACHTORASSIQUE, n.f. : partie du corps des vertébrés limitée par les côtes, le sternum et le diaphragme : Les poumons et le cœur sont contenus dans la cachtorassique.

GONZALES : mathématicien et philosophe grec (VIe siècle avant JC), ayant rapporté d’Égypte les fondements de la géométrie (dont le célèbre théorème de Gonzalès)

HUITRAIN, n.m. : vers de 8 syllabes : Ma belle, allons voir si la rose ..

 

Pour le paragraphe suivant, veuillez cliquer ici.

 

 

11 mai 2009

mon MADF

Depuis que Fazou l’y a posé s’élève des profondeurs de mon blog une plainte lancinante et sourde : qu’est-ce qu’un MAP ? (et subsidiairement, qui est mon MAP ?)

Oui, Fazou s’interroge, et elle a raison ! Que se passe-t-il ici ? Où vous entraîne-je ? Comment tout cela finira-t-il ?

C’est sur ces cruciales questions que j’ai décidé de lever enfin le voile pour vous, chers amis nonos et nounounes de Frince et de Québec.

Alors voilà, un MAP peut être un Maître à Peindre. C‘est le cas de Fazou.

Il peut être aussi un Monet à Photographier. C‘est le Carré Ciproque.

Enfin, pour le Kaki Nouzintéresse, c’est un Maître à Penser, et je vais même vous dévoiler l’identité du mien : c‘est G de B.

Bien.

Je vois que personne ne suit, c’est parfait.

Je reprends donc.

Alors pour commencer, il faut que vous sachiez que je suis anti maître, anti gourous et anti tout ça. Quand j’ai ouvert ce blog, succursale de LungTaZen, c’était uniquement par compassion pour nous tous et surtout pour moi devant la stratégie diabolique que Lung Ta déploie à nous emmêler les pinceaux avec sa vacuité pas vide et son présent qui passe. Bon ceci dit, chacun a le droit de s’exprimer. L’expression est formidable. Si si c’est formidable. Et cela, bien que Lung Ta soit un homme ! C’est même encore plus formidable ! Car les mots d’un homme sont par définition les mots d’un homme. Ils veulent donc dire ce qu’un homme veut dire, qui n’est absolument pas ce qu’une femme veut dire. D’où quelques menues difficultés de communication.

Prenons par exemple un mot tout simple : " NON".

Un homme qui dit " non", est-ce qu’il veut dire " non" ? Eh bien oui, il veut dire non ! contrairement à nous les femmes, qui sommes normales et voulons dire "oui" en disant "non" ! Alors si déjà, ya un léger malentendu au sujet d’un mot aussi petit et simple que "non", faut pas s’étonner d’avoir le sentiment que quelque chose de lourd nous est tombé sur le crâne quand on découvre que plus on cherche à être zen, moins on y arrive !!! et que de toutes façons, si par le plus grand des hasards on y arrive, c’est même pas le but recherché !!!

Et après ça faut rester zen.

Alors imaginez ma joie, mon euphorie, lorsqu’un beau jour de janvier (c’était le 3, il m’en souvient, les cieux se sont mis à chanter et les oiseaux rayonnaient) Clo que je connaissais à peine de sa voix douce me dit " il faut arrêter les pensées en se concentrant sur sa respiration" 

Cela m’avait laissée perplexe.

Et je pèse mes mots.

Arrêter de respirer, je veux bien.

Me concentrer sur mes pensées, passe encore.

Mais arrêter de penser ???

Comment cela se peut-ce ??

Quid ??

Veni vedi vici ?

Bon.

Ceci dit, comme le souligne Diane, je n‘hésite pas à m'garocher dins l'vide avec ferveur (en français nous dirions : me jeter de manière très légèrement inconsciente du haut d‘un building de trente étages sans avoir auparavant vérifié qu'il y avait un filet en bas pour me réceptionner).

Donc, depuis vingt huit mois mois, (soit vingt mille cent soixante heures trois minutes dix sept secondes), je m’entraîne au petit exercice proposé par mon MAP.

C’est trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès douloureux.

Oui, douloureux.

Parce que maintenant, je sais.

Je sais que je suis l’otage de mes pensées, et plus particulièrement de ce que j’appelle mes pensées toxiques. J’ai réalisé, (avec effroi je l’avoue) la place démesurée qu’occupent toutes les croyances qui me permett(ai)ent de filtrer la réalité, m’apportant ainsi une illusion d’équilibre et de sécurité.

Vous doutez de la puissance des croyances dans notre vie ?

Voyez ce qu’on peut lire dans le Nouveau Testament :

Deux aveugles se mirent à suivre Jésus en criant : "Fils de David, aie pitié de nous ! "

Jésus leur dit :

- Croyez vous que j’ai le pouvoir de faire ce que vous me demandez ?

- oui, Seigneur," répondirent-ils.

Alors Jésus leur toucha les yeux en disant:

- qu’il soit fait selon ce que vous avez cru ! "

Et aussitôt, leurs yeux s’ouvrirent.

Voilà. A aucun moment Jésus ne dit qu’il a le pouvoir de guérir. Mais bon, Jésus était capable de méditer trente jours de suite !!

alors les pensées toxiques, pour lui pffff c’est d'la gnognote !

Oui alors donc, comment en suis-je arrivée là ? pourquoi ai-je perdu le goût des choses simples ? Où en étais je ?

Ah oui, mon maître à penser.

Qui dit maître à penser dit " expert en la transmission de pensée".

Il s’agirait donc bien pour le MAP d’apprendre à quelqu’un à penser.

Or, le principe de la pensée, c’est de penser.

Alors là, je m’interroge.

La pensée transmise est-elle toujours pensée pensée?

Ne deviendrait-elle pas plutôt pensée dépensée ?

Si je reprends la pensée d’une autre, quand bien même ce serait une nounoune comme elle et moi, pense-je toujours ?

La conscience de la pensée dépensée est-elle réellement l ‘abandon de la pensée ? Une telle pensée, qui se rapporte à elle-même, ne peut elle avoir été pensée que par mon MAP ? Si je me détache de cette pensée, ce détachement est-il pensé ? Ne serait-ce pas plutôt une fuite de la pensée ?

Mais si je fuis ma pensée, même si elle est dépensée, ne risque-je pas de tomber dans le désespoir ? Or si je désespère, puis-je encore penser ? Ne voudrais-je pas plutôt me débarrasser de moi, quoique dépensée ??

Arg.

Dépensée, je réaliserai que je dépends de mes pensées, donc que j’y suis attachée. Sans compter que je me demande ce que je dois penser d’un Maître à Penser qui enseignerait à ne pas penser ?

Bon.

Il semblerait que je vienne de vous faire une contre-démonstration.

Clo n’est pas mon maître à penser : je plaisantais !!

A partir de maintenant, je vais l’appeler mon MADF (Maître à Devenir Folle).

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