28 juillet 2008
Je vous remercie infiniment de votre soutien, de votre réconfort, de vos mots, de vos bisous, à mon tour je vous en fais plein (des bisous, pas des réconforts) enfin je vous fais des réconforts aussi si vous voulez
de toutes façons, comme j'ai dit à Clo tout à l'heure, enfin plutôt comme j'ai dit à Madone de la Source (hein que Madone de la Source c'est autre chose que Guern de Bé ? hein ? hein Fazounette? hein Mollie Jolie ? hein Isanoune? hein Bridgeoune ? hein Dianouille ?) oui donc, j'ai décidé de chanter à tue tête à l'hôpital pour penser à rien !
VOI-LA ! (on verra si l'accueil reste accueillant..)
bonne soirée et à bientôt !
29 juillet
Ma taxi et moi, on arrive donc ce matin à l’hôpital avec chacune notre petit questionnaire (ya pas mal de conditions pour rentrer dans la petite pièce d’IRM, et entre autre de ne pas porter de soutien gorge. Bon je ne vais pas commencer par vous faire esclaffer de rire en vous disant que pour moi ya pas de problème. Ma taxi par contre avait mis une jolie petite tunique sans rien dessous. <<<>>>> ma taxi m’èèèèèèèèème !, oui et donc aussi, par exemple, pas de maquillage, ce qui m’a déprimée car je voulais justement leur faire une très forte impression en plus de leur chanter quelque chose)
Et nous voilà à l’accueil.
Ce n’était pas la même secrétaire que l’autre fois.
Elle, c’était plutôt genre "chui bonne pour un contrôle fiscal "
Je lui présente nos beaux questionnaires et elle me fait :
" Madame ne rentrera pas avec vous"
" ah ? " réponds-je, démontrant une fois encore mon extradinaire capacité de répartie
" personne ne va rentrer avec vous, même pas le docteur" (quel dommage .. il est pas mal)
Puis, de sa voix aussi douce que du papier de verre elle ajoute :
" on vous a dit qu’elle allait pouvoir rentrer avec vous ? "
Moi : " ben oui"
La secrétaire marque une pause pour augmenter l’effet dramatique puis lâche : " eh ben non"
Moi :" ah "
Bon, j’ai été un peu déstabilisée sur le moment, mais finalement je remercie la gentille secrétaire qui m’avait laissé croire cela possible, car je ne me suis pas angoissée là-dessus inutilement !
Après relativement peu d’attente nous voilà dans le " vestiaire" où ma taxi a le droit de venir. Je lui fais donc un beau streap tease (le questionnaire servait à rien, en fait faut tout enlever !) après quoi le médecin est venu poser un cathéter pour mettre la potion magique, enfin plus exactement il a cherché un endroit sur mon bras qui n’avait pas brûlé.
Oui parce que la veille, pour me remonter le moral, je me suis fait un gâteau. Comme le moral était très bas, le gâteau était énorme. Et comme je suis aussi adroite que bonne cuisinière, jme suis brûlée à chaque fois que j’ai testé la cuisson, qui n’en finissait pas ..
Oui alors donc, me voilà avec un seyant truc bleu transparent, la petite culotte que j’ai eu le droit de garder et l’aiguille plantée dans mon bras.
Puis une dame, à qui je ne manque pas de redire que j’ai peur, m’emmène dans la fameuse petite pièce qui me terrorise depuis 8 jours. Finalement vu qu’on m’a fait enlever mes lunettes, j'ai rien vu. Je n’ai aucune idée de ses dimensions (je parle de la pièce, pas de la dame)
La dame me demande alors de m’allonger sur un lit qui m’a l’air plutôt confortable, ma foi, et de placer mes seins dans deux trous qui en auraient contenu 4 comme les miens.
Ah.
Comme je vous l’ai déjà dit, allongée je suis plate (que ce soit recto ou verso). Alors pour faire rentrer les seins dans les trous, encore eut il fallu qu’ils y pendassent. On a dû creuser sévère. C’est là qu’on prend la mesure des bienfaits du yoga, je me suis contorsionnée, la dame a poussé. Han ! Han !
Bon, ça y est.
Après quoi, elle me met un casque sur les oreilles. Hm, ça s’annonçe bien ! c’est sûrement de la musique douce pour accompagner la chansonnette que j’ai décidé de leur pousser !
Ben pas du tout.
C’est pour atténuer le barouf que paraît-il, l’appareil ne va pas tarder à faire.
Bon, me voilà en place.
Ya plus qu’à faxer.
Là, j’avoue, je suis pas trop tranquille.
Je lui demande si elle va venir me rechercher après.
" non non, je vous laisse là une semaine "
Misère.
Ça bouge.
Le lit sur lequel je gis rentre dans l’anneau.
Lelisurlekeljegirentrdenlano !!!!
Bon, que fais-je ? Chante-je tout de suite?
Au lieu de ça je lui demande si au bout, c’est OUVERT (nonobstant le fait que de toutes façons je vois pas le bout puisque je suis à plat ventre, la tête posée sur le côté). Toutefois, cette adorable personne se place de l‘autre côté de l‘anneau et me fait youyouh ! pour me montrer que c’est pas fermé. Après quoi elle sort de la pièce en me disant de me détendre.
Je ne suis pas quelqu’un de contrariant, moi, non, vraiment pas. Jme suis tellement détendue que çà m‘a réveillée quand l‘appareil s‘est mis en marche (c’est en effet très bruyant). Bon, j’aurais peut être pas dû reprendre un xanax à l’hôpital, alors que j’en avais pris un ce matin et un cette nuit.
Et un hier soir.
Conclusion : dans ce truc, pour se détendre c’est zéro. Ya qu’un truc à faire : rien. Çà s’est très bien passé car rien, je sais particulièrement bien le faire.
La même gentille dame est venue me réveiller quand c’était fini, elle me retire le cathéter.
(moi) vous voyez que fallait pas être inquiète !
(elle) ??
(moi) .. je n’ai pas bougé pendant l’IRM !
Et voilà qu‘à l’aide d’un coton imbibé de je ne sais quoi, elle se met à frotter avec vigueur toutes mes traces de brûlure. Je dis rien (le quadruple xanax a dû aider) mais misère ! elle me fait mal !
Bon, quand elle a fini de me peler le bras elle me fait :
" oh ! mais c'est des brûlures ! Je croyais que c’était des traces de sang séché !" (et une nounoune de +, une !)
Bilan : Clo avait raison, passer un IRM c’est de la gnognote et ça fait pas mal.
Par contre faut pas espérer s’y détendre ou chanter.
Bon, je vous raconte la suite demain car là j’ai sommeil, je me demande si je fais pas une surdose de xanax..