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le blog de Ambreneige

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19 janvier 2014

Socrate un jour faisant bâtir ...

GRIM osez

Cette semaine, je suis allée passer la mammo de contrôle. Vous savez comment ça se passe, enfin je parle aux filles ‘videmment : beaucoup de poireautage en salle d’attente pour trois secondes trente cinq d’exam, hop hop ! Surtout depuis qu’ils font ça à la chaîne avec la campagne de dépistage de l’Assurance-Maladie. Petite cabine, plif plaf mammo, re-petite cabine, plif-plif écho, en tout cas pour moi, et après re-attente. Le tout prend quinze minutes maximum.

Je me pointe donc dans la cabine à l’appel de mon nom. C’est pas la même manipulatrice que d’hab, celle-ci je ne la connais pas, une nouvelle, toute guillerette, elle me fait des plaisanteries sur la morne platitude de ma face avant et me propose même de me filer un peu des siens, qu’elle a effectivement en super forme-s. Elle n’attend pas ma réponse, de toutes façons j’aurais pas pu lui donner, elle vient de me saisir le sein droit et elle tire dessus comme si elle voulait me l’arracher, mais le machin tient bon, on peut pas en dire autant de mon moral en songeant que j’ai un deuxième sein !

Le second maintenant. Elle le croit extensible à souhait, elle confond avec du chewing-gum c’est sûr ! En plus c’est elle qui a la main et elle a pas l’intention de lâcher ! "Ne respirez plus !" qu’elle me fait. Elle plaisante ou quoi ? je ne respire déjà plus !

Ouf, fini !!!! Elle m’invite à retourner dans la petite cabine "sans me rhabiller", comme d’hab. L’attente dure généralement quelques minutes, mais là, les minutes, je commence à les trouver longues. Bon OK je suis pas une nana qu’on qualifie à priori de patiente, mais quand même. Je regarde ma montre. Ah oui, un quart d’heure, quand même ! soudain, j’entends du bruit à côté. Une autre patiente est là, elle subit à son tour la machine de torture. M’enfin ? Ça ne se passe pas comme ça d’habitude ! sont gonflés quand même ! vont quand même pas me faire passer devant une autre dame à demi-nue ? On a sa pudeur, nan mais !

Ben non ! la porte de la cabine où je suis se ferme violemment, et on y donne un tour de verrou. Mazette ! C’est quoi ce binz ???

Bon. Qu’est-ce que je pourrais bien faire pour m’occuper ? Et si je récitais des fables de la Fontaine ? Oui, bonne idée.  

"Socrate un jour faisant bâtir

Chacun censurait son ouvrage .."

Quatre fables plus tard ….

Pffffffff. Une demi-heure que je suis là-dedans. Ras-le-bol ! Tiens, je vais prendre des photos. Bon, en même temps, ya strictement rien à photographier dans une cabine de radiologie. Juste un miroir. Je m’admire dedans. En même temps, je suis toute seule avec moi, alors je vois pas qui je pourrais regarder d’autre ! Mes petits seins sont tout rougis. Allez, c’est fini mes tout petits, la vilaine dame ne va pas revenir. Enfin, si, j’espère, mais pas pour tirer dessus et les relâcher en faisant dzoïng !

Ça me rappelle un truc. C’était ya super longtemps, un ou deux millénaires, je sortais avec un mec, un soir on rentre après une soirée bien arrosée, direct chez lui où j’étais jamais allée. On arrive dans sa chambre, et quoi me saute à la face, juste au dessus de son lit ? Un poster XXL d’une nana à poil, ou quasi, puisque la pauvre n’était vêtue que de bouts de ficelle ne laissant aucun doute sur la taille de ses seins (même format que le poster).

- Ben quoi ? qu’il me fait, c’est bon pour l’âme de voir quelque chose de beau au réveil ! j’ouvre les yeux et cette merveille me fait de l’œil. C’est fantastique !

- Merveille ??????? lui rétorque-je, l’air affligé. Si tu veux regarder les seins de quelqu’un, t’as les miens !

- Ambre, ça t’échappe peut-être, mais deux œufs au plat n’ont pas exactement le même impact qu’une paire de gros melons !

C’est comme ça que ma première et seule nuit chez lui, je l’ai passée seule dans son lit, après lui avoir balancé un coup de poing dans le nez et que lui l’a finie (la nuit) sur son canap.

Le lendemain matin, il est à mes genoux avec un plateau de ptit dej.

- Comme tu peux le constater, me fait-il, dans la poubelle nous avons un poster déchiré, anciennement pin-up aux horribles nichons; en face de moi, deux œufs au plat parfaitement ronds et joliment formés. Je peux toucher ? Au fait, où t'as appris une droite pareille ?

- Ils proposaient des cours d’auto-défense à côté de mon boulot l’année dernière…

- T’as jamais pensé à prendre des cours de maîtrise de toi, plutôt ? J’ai saigné du nez toute la nuit ! Je plains le pauvre type qui essaiera de t’agresser, il finira dans un fauteuil !

D’un seul coup je suis tirée de mes rêveries par un coup sur la porte, qui s’ouvre vivement. C’est la doctoresse. Ah, enfin !

- Vous êtes Madame Machin ?

- Ah non moi c’est Madame Neige.

- J’ai perdu Madame Machin !!!!!!! je la retrouve plus !!!!!!!

Et vlan ! elle me re-claque la porte au nez !

Bon, ben voilà. Je crois qu’à un moment, il faut savoir se faire une raison. Quel dommage de n’avoir pas emmené de quoi tricoter. On n’y pense pas assez, à emmener de la laine et des aiguilles pour les longues heures d’attente dans les cabines de radiologie, les seins à l’air. A vrai dire, ça fait un bail que je me suis rhabillée. Trois quart d’heure, quand même ! Je commence à me cailler. Ya bien un bidule invitant à appuyer sur le bouton pour avoir du chauffage, mais dans un espace aussi réduit, j’ai peur qu’on me retrouve archi-cuite quand quelqu’un pensera à venir me rechercher. J’imagine déjà les titres dans les journaux : "Une pauvre femme retrouvée carbonisée dans une cabine de radiologie, avec une barbe d’une semaine".

Ah, enfin ! La porte se rouvre ! Cette fois c’est bon, je passe l’écho !!!!! Ça dure trois secondes, juste le temps pour la doctoresse de me faire des réflexions désagréables parce que les ponctions qu’on m’a faites les autres années l’empêchent de m’examiner aisément. Comme si c’était ma faute ! Purée, cette année elle n’est vraiment pas de bonne humeur ! Son mec vient de la plaquer, ou bien ?

Je finis par lui demander si elle a vu quelque chose sur la mammo, vu qu’elle ne m’en parle même pas. Ya rien !!! Youpiiiiiiii !!! Bon allez : je lui pardonne sa mauvaise humeur !!!!

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14 janvier 2014

C'était il y a longtemps

alllongee

Je me rappelle un jour, c’était il y a longtemps, et c’était il y a loin (l’ex-Yougoslavie). On avait dormi à la belle étoile, enfin dormi, c’est beaucoup dire, on avait parlé, plutôt, toute la nuit. Il s’appelait Pierre, enfin ... un autre Pierre. Pas celui qui. Non, ce Pierre-là, il ne m’a laissé que son prénom, et des mots dans la nuit. On avait fini par s’allonger à plat dos, on regardait le ciel. Mon Dieu que j’aimais regarder le ciel ! Et puis sa main était venue sur moi, elle était allée s’aventurer sous mon pantalon, sous mon slip en coton, pour aller se poser délicatement sur le Mont-de-Vénus. Elle y était restée un long moment, comme pour décalquer l’empreinte sur sa paume, s’imbiber de ma chaleur, de mon humidité, redessiner mentalement la galaxie des femmes (il avait, semble-t-il, un profond besoin de renouer avec le corps féminin).

Je n’avais rien dit. Je n’avais rien dit parce que dans ce geste, il n’y avait rien d’autre que de la tendresse. Ou plutôt, ce que je sais aujourd’hui être de la tendresse. De la délicatesse. Ces trucs qui m’ont tant, tant, tant manqué par la suite dans mes relations à l’homme. Pourquoi ? pourquoi était-ce si incompatible pour moi qu’un homme qui est censé m’aimer puisse être tendre et gentil avec moi ? Pourquoi ? Je ne sais pas.

Juste, je me rappelle : la couverture tricotée d’étoiles au-dessus de nos têtes, et puis l’infinie douceur, et ne pas avoir peur.

Etre à côté d’un homme et ne pas avoir peur.

Au matin, il a remis son sac sur son dos, et il a repris la route.

Je me rappelle, c’était il y a longtemps.

11 janvier 2014

Supplice !

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4 janvier 2014

C'est pareil

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(La scène se passe au téléphone)

 

(ma fille, pleurant à gros bouillons) Mômaaaaaaan !!!!!!! Bouuuuuuuuuhhhhhh !!

(moi, complètement affolée) Ma chérie kesskisspasse ?

(ma fille, entre deux hoquets) J’ai arrê-snif-té de snif-snif-sniffff fumer bouuuuuuuuh !!!

(moi) Oh purée tu m’as fait peur !!!!!!!!! j’ai cru qu’il s’était passé quelque chose de grave !

(ma fille) Ben c'est juste que quand ça va pas je prends du Lexomyl et à chaque fois je pleure pendant des heures !!!!!!!!!

(moi) Ah ? Si je prends un anxiolytique c’est plutôt pour obtenir l’effet inverse !!! T’es sûre que ça te convient, le Lexomyl ?

(ma fille, redoublant de pleurs) Mais ouiiiiiiii bouhhhhhhhh !!!!! Ça fait ressortir toutes mes émotions, ouh lala que ça me fait du bien !!!! Bouuuuuuuuuuuuuuuuh !!!!

(moi) Si tu le dis ….

(ma fille) Oh que c’est dur môman ! Tu crois que je vais y arriver ? Hein, je vais y arriver ???

(moi, paniquée) Heu, oui, en même temps, tu viens de rompre avec un homme que tu n’arrives pas à oublier, t’es sûre que c’est le bon moment ?

(ma fille) Mais c’est pareil !

(moi) Quoi c’est pareil ?

(ma fille) Arrêter mon mec et arrêter la clop c’est pareil ! (sur un ton de reproche) Mon mec c’est comme une drogue tu le sais hein môman ???!!! de toutes façons ça sera jamais le bon moment ! Pis toi, t’as arrêté de fumer d’un seul coup !!

(moi) En même temps avec deux pneumothorax j’ai pas eu vraiment le choix ..

(ma fille) Oh môman que chui malheureuse bouuuuuuuuuuuh !!!! Pis chui toute seule, toute seule !!! Chui pas faite pour vivre toute seule !!!!! C'est pas humain quand même ! En plus chui ménopausée !!! J’aurai jamais d’enfants, c’est mort !

(moi) Franchement je pense pas que tu sois déjà ménopausée ! T’as vu un gynéco ?

(ma fille) Pourquoi faire ? de toutes façons personne ne veut de moi !!!!! Je finirai vieille fille avec mes ovaires pourris !!!

(moi) Ma chérie commence par aller chez le gynéco ! note-le !

(ma fille) Pfff à quoi ça sert ? Regarde autour de toi, tout va mal ! Tout va mal !!!

(moi) ….

(ma fille) Le chômage, les SDF, la pollution !!!

(moi) ...

(ma fille, se mouchant bruyamment) Au fait frrrrrrrrrr !!!!  bonne année môman, hein frrrrr !!

(moi) Ah oui bonne année ma chérie ! Ah ah j’ adore ton humour, vraiment je me demande de qui tu le tiens ! (puis) Dis donc tu ne m'avais pas dit que t’avais une e-clope ? j’ai une copine qui a arrêté de fumer comme ça, ce serait moins difficile pour toi avec un substitut !! t’es pas obligée non plus de te sevrer de façon radicale sans compenser par quoi que ce soit ? il paraît que ça marche très bien …

(ma fille, calmée d’un seul coup) Môman j’t’adore !!!! j’y pensais plus !!!!!! je peux vapoter, yess ! (bruits de farfouillage) Où j’l’ai mise, mais où j’l’ai mise ????? Ah !!!!!!!!!! ça y èèèèèè !!!!!!

(moi) Et l’amie dont je te parle, maintenant elle a totalement arrêté de fumer ! Donc tu vois, ça marche !

(ma fille, tirant sur son e-clop) Oooooooooooooooooh lala .... qu'c'est bon !!! Reuzement que j’t’ai ! (puis, dans un soupir à fendre l’âme) Aaaaaaaaaah, j'adoOOore t’appeler !!!!! Ça m'fait toujours du bien !

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3 janvier 2014

Quand rien ne va mal

2013r

 

Yeeeeeeeeeeeeesss, on est en 2014 !!!! Une nouvelle année en cadeau !!

Mes amis, je vous souhaite d'y entrer avec la paix au coeur, des projets plein la tête, des objectifs à atteindre et de la douceur, de la tendresse et plein-plein d'amour !

Et puis, n'oubliez pas, quand rien ne va mal, c'est que tout va bien !

:*•.¸¸.•´¯`•.¸¸.☆♡

 A chacun d’entre vous, une

t r è s  B o n n e  A n n é e !

Allez au bout de vos rêves !

❤´¯)
`•.¸.•´
¸.•❤´¸.•❤´¨) ¸.•❤*¨)
(¸.•´ (¸.•❤´.•❤´

 

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1 janvier 2014

Au bout de nos rêves

joie

 

Tu croyais que je dormais, et tu t’es pelotonnée contre moi, et presque aussitôt endormie, pendant que moi les yeux grands ouverts je repensais à tous ces mois qui viennent de s’écouler, aux angoisses aux tristesses, aux déceptions aux espoirs, aux joies aussi… j’aime le chiffre 13, alors forcément, je ne me méfiais pas.. J’ai eu raison d’avoir confiance car tu es restée à mes côtés jusqu’au bout, avec tes bras autour de moi .. Comme tu me tenais chaud cette nuit ! Notre dernière nuit .. Pour rien au monde je n’aurais bougé, toute entière dans ton souffle régulier. Tu m’as offert un cadeau infiniment précieux, trois-cent-soixante-cinq jours d'une Vie lotie d’un nombre incalculable d’heures pleines de la Force de traverser ce qui n’est pas toujours facile. Pourtant ça s’est dénoué, malgré tous les malgré. Tu as permis à des êtres qui me sont chers, des petites bêtes toutes douces et toutes blessées, de sortir enfin leur petite truffe tiède de la tanière où elles s’étaient cachées, pour tâter la température extérieure. Et cette nuit, ô cette nuit, je te savais prête à développer un argument qui me faisait battre le cœur.. non pas qu’il cherchât à me terrasser, oh non ! il demeurait là, doucement bercé entre nos deux corps emboîtés, dépourvu de toute initiative.. Car il fallait attendre, faire le dernier compte à rebours ... Imagines-tu, 2013, imagines-tu à quel point j’étais pressée ? Quand soudain, yeeeeeeeesssssss !!!! On y était !!!!!!!!! 2014 est arrivé !!!

Je me suis retournée doucement, mais si souple et agile que le rythme de ta respiration, sans toutefois se modifier, s’est habité d’une émotion nouvelle.. Chapeautée d’une année supplémentaire, voilà que tu m’offrais un tapis de douceur, un ruban de projets, un bouquet d’objectifs, pour moi, pour mes amis, pour tous ceux que j’aime et même ceux que je n’aime pas, pour les qui me sont chers, les qui ne sont plus là, mais toujours si présents, comme des cadeaux .. ils sont avec moi ! Ils sont avec nous !

Et nous voilà des dieux, nous voilà des déesses quand c’est toi l’Enchanteuse ! Toi l’année nouvelle qui nous mènera jusqu'au bout de nos rêves !

27 décembre 2013

Drôle de Noël

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On aura eu un drôle de Noël cette année. Armé de soleil et de ciel bleu, un temps radieux pourchasse en région parisienne l’habituel climat hivernal. Quant à la neige, pas la peine d’y compter : elle est dans un coma irréversible. Ça me fait drôle d’avoir "trop chaud" un 27 décembre et de me résoudre contre toute logique à éteindre le radiateur ..

L’année 2013 s’en va sur la pointe des pieds. Est-ce l’occasion pour vous de ressentis particuliers ? Faites-vous des bilans, comme sur votre cahier de comptes ? Tant de crédits, tant de débits, et souhaitons que l'an prochain, ça s’ra ‘achement mieux, comme disait l'pote Higelin ..

‘achment mieux, pour vous, c'est quoi ?

Quels rêves, quelles attentes, quels objectifs puis-je vous souhaiter d’atteindre?

25 décembre 2013

J'ai fermé les yeux

tresses

J'ai fermé les yeux

longtemps longtemps

J’ai fermé les yeux comme si j’étais aveugle

et quand je les ai ouverts

je vous ai vus

vous

qui êtes seuls alors que c’est Noël !

ATTENDEZ ! Ne partez pas !

Prenez un rire !

Prenez au moins un sourire !

Une brassée d’amour ?

Un peu d’horizon ?

Je vous en prie,

attendez au moins que je vous fasse

un gros câlin ..

calinjourneemondiale

24 décembre 2013

Un petit chant méticuleux

souris

 

Par la fenêtre, le petit garçon regarde la brume donnant au paysage une impression d’immobilité. Autour de lui, tout est tombé en silence. Il n’y a que le bruit à peine perceptible des flocons qui font comme un petit chant méticuleux. L’enfant est dans la hâte, dans une telle hâte d’être au lendemain matin. Comme la nuit va être longue ! La nuit de Noël est toujours longue .. L’enfant gagne son lit pour s’ensevelir au creux de ses draps bleus.

Finalement, il s’endort. Ô, pas tout de suite. Il a fallu qu’il se convainc de cesser de penser au Père Noël et à ce qu’il va peut-être lui apporter. Oui, il s’est enfin assoupi. Il a dormi longtemps, si longtemps que lorsqu’il s’éveille, il croit qu’il est tard. Le Père Noël est-il passé ? Zut, voilà que cette question obsédante se re-pose. L’enfant éveillé dans son lit se demande quelle heure il peut bien être. Un silence total règne dans la maison.

Il repousse les couvertures et saute du lit avec l’idée d’aller regarder dans la cuisine quelle heure il est. Il sait la lire, tout au moins reconnaît-il les heures, les demis et les quarts.

Il prend la petite lampe que sa maman lui a offert pour ses cinq ans et qu’il peut allumer lorsqu’il a peur la nuit. Bien sûr, cela ne lui arrive plus maintenant – c’est un grand – mais en l’occurrence, la petite lampe va lui être bien utile pour aller lire l’heure sans prendre le risque de réveiller ses parents.

Tout doucement, le garçonnet gagne la cuisine. Comme la maison semble grande et silencieuse, la nuit !

Sur la pendule, les deux aiguilles se trouvent réunies sur le chiffre 12. Minuit ! Il est minuit !!!! C’est Noël !! Le père Noël est-il déjà passé ? Voilà ce que l’enfant meurt d’envie de savoir…

La porte du salon est fermée. Le petit garçon se dit que peut-être, il pourrait entrouvrir la porte, juste un tout petit peu, et éclairer la pièce un court instant avec le rayon de sa lampe électrique pour savoir si le Père Noël est passé ? Il n’y a pas de mal à ça, tout de même ! S’il n’est pas passé, il remontera vite se coucher et fermera ses yeux bien fort, et puis voilà.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le garçonnet entrouvre la porte et promène à l’intérieur du salon le pinceau lumineux de sa lampe. Le sapin se dresse, magnifique, tout scintillant d’ornements et de boules multicolores, et, oh ! Le Père Noël est passé ! Le tas de cadeaux est plus gros que jamais !

Les yeux écarquillés, l’enfant n’a pas le temps de s’émerveiller davantage, car soudain il voit un spectacle affreux. Kiritéa, sa belle chatte blanche, Kiritéa est là, tapie sous le sapin avec ses yeux qui reflètent la lumière de la lampe comme des billes de feu. Mais ce n’est pas lui que la chatte regarde. Elle ne quitte pas des yeux une toute petite souris, complètement paralysée par la peur, blottie à l’intérieur de la crèche. La petite bête s’y est réfugiée en espérant sans doute échapper au chat qui lui semble gros comme un tigre. Kiritéa s’avance, rampant sur le ventre, jusqu’à la porte de la crèche où elle reste à se régaler d’avance du festin qu’elle va faire.

L’enfant est bouleversé. La souris a aperçu le chat et maintenant elle tremble de peur. Réfugiée dans la crèche, elle tente de se cacher derrière la minuscule mangeoire garnie de paille où repose un tout petit Jésus. Au bout d’un moment, elle se dresse sur ses pattes de derrière et risque un œil par-dessus la mangeoire. Oh ! Quelle horreur ! Elle est plus en danger que jamais ! A l’entrée de la crèche, bloquant l’unique issue, la chatte blanche se tient ramassée, prête à bondir.

Kiritéa la regarde fixement. Elle aussi se dit que la souris ne lui échappera pas. Elle s’amusera d’elle un moment, puis elle n’en fera qu’une bouchée. Une mince bouchée, mais succulente .. Kiritéa se met à ronronner …

Dans la crèche, la petite souris entend ce ronron affolant : un vrai grondement de tonnerre. Elle a envie de crier. Mais qui va l’entendre ? D’ailleurs, qui viendra en aide à une souris ?

A ce moment précis, la lampe électrique du garçon éclaire la crèche.

"Kiritéa !" appelle l’enfant à mi-voix (il ne faut pas faire de bruit, au cas où le Père Noël serait encore dans la cheminée). Kiritéa ne tourne même pas la tête, car, le regard fixé sur la petite souris, elle est en train de lever la patte, prête à s’en emparer. Le petit garçon alors, sans lâcher sa lampe, s’approche pour saisir la bestiole. La souris ne se doute pas qu’elle est sauvée. Pour elle, au creux de cette main tiède elle se croit prise dans un nouveau piège. Affolée de se trouver dans cet endroit inconnu, elle mord le pouce qui ferme cette prison. Bien que très pointues, ses petites dents ne peuvent faire de mal à l’enfant qui, surpris, ouvre la main, laissant tomber la souris qui court se réfugier à toute vitesse sous le canapé.

Le chat, furieux d’être dépossédé de sa friandise, se rue à sa suite. L’enfant suit le chat, poussant le canapé. Là, dans la boiserie, il y a un tout petit trou devant lequel le chat reste planté, impuissant à y entrer. Le petit garçon se penche et dirige vers l’intérieur du trou le rayon de sa lampe électrique. Alors il comprend pourquoi la souris s’est hâtée d’y retourner : dans un nid douillet et cotonneux se pelotonnent cinq souriceaux tout roses, à peine plus gros que le bout du pouce du garçonnet. La mère est déjà installée pour les nourrir. Sous le rayon lumineux, elle ne bronche même pas, sachant le trou trop petit pour laisser passer l’enfant et même le chat.

Alors le petit garçon se baisse pour prendre sous son bras Kiritéa miaulant de dépit, il repousse le canapé contre le mur et retourne se coucher avec le chat contre lui.

Le noir retombe sur le paisible tableau de la crèche, avec sa poignée d’herbe séchée cueillie sur la pelouse, empilée derrière la mangeoire où dort un minuscule enfant Jésus qui grâce à la curiosité d’un petit garçon n’aura pas, le soir de Noël, été entaché par le sang d’une petite souris.

23 décembre 2013

La théière et le presse-agrumes

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(Rappel : ma fille vit dans 15 m2)

<< Tu sais quoi, Môman ? mon presse-agrumes a cassé ma théière !

(moi) ??????

(ma fille) Ben oui ! Pour presser mon orange il lui faut de la place, alors tous les matins ils arrêtent pas de se bagarrer, il la pousse le plus qu'il peut, sauf que ce matin c'est lui qu'a gagné ! il l'a flanquée par terre !!!!!!! >>

22 décembre 2013

Démentiel

mere-noel

 

Ya quand même un truc que je trouve trop démentiel à Noël, c'est de pouvoir faire des cadeaux !

J'adooooore faire des cadeaux !!!!!!!!!

Quoi ? Non ça contredit pas mes propos anti-consuméristes !!!!!!! On peut très bien confectionner des cadeaux soi-même !!!!!! Heu ... enfin .. ouais bon j'ai bien le droit d'aimer faire des cadeaux, nanmèho !!!!!!!!

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Toute ma vie j'ai rêvé d'être une Mère Noël ♫`•.¸¸.•´♫`•.¸✫.♪

hotte-noel-1

toute ma vie j'ai rêvé d'distribuer des cadeaux ♫`•.¸¸.•´♫`•.¸✫.♪

hotte-noel-2

♫`•.¸¸.•´♫`•.¸✫.♪ toute ma vie j'ai rêvééééééééééé

d'avoir les feeeeeeeeesses ....

hotte-noel-4

.. par terre !!!! 

♫`•.¸¸.•´♫`•.¸✫.♪

 

chouette-bonus

 

Oh ça va hein ! ya que ceux qui font rien qui prennent pas de risques !!!

 

21 décembre 2013

Pas finie

pluie

 

Pas finie. Je ne suis "pas finie". C'est un truc qu'on me servait souvent avant et qui ressort encore parfois.

Pas finie.

Qu'est-ce qui peut bien faire qu'une exubérance ponctuelle, l'expression de mon bonheur de vivre, puisque c'est de cela dont il s'agit, puissent être assimilées au fait de n'être "pas finie" ?

Et vous, le(s) qualificatif(s) dont on vous affuble le plus souvent ?

19 décembre 2013

Sitting Belle

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19 décembre 2013

Message provisoire

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Tous ceux qui ont été obligés à un moment ou à un autre de se confronter à leur histoire familiale le savent : un jour se pose la question de la transmission de certains traumatismes de génération en génération. Je croyais de manière bien présomptueuse qu'exhiber le passé dans des mots suffirait à en exorciser la force agissante. Je croyais suffisant de remonter cinq générations pour aller rechercher là où tout avait commencé. Comment ai-je pu être assez naïve pour imaginer que cette mise en mouvement intérieure suffirait à régler le problème? Pourtant, il m'en a fallu, du courage, pour remuer la vase du passé et forcer les tiroirs hermétiquement fermés par les parents, les parents des parents, les parents des parents des parents. Je croyais, prétentieuse ! être celle par qui la branche malade de l'arbre familial serait réparée. Alors que s'est-il passé ? Pourquoi ce que j'ai de plus cher au monde est-il atteint ? Comment va-t-elle survivre à ça ? Et moi, qu'est-ce que je vais devenir ?

18 décembre 2013

En plein dans la vie

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Main dans la main, en plein dans la vie

Violette, Juin 2013

 

Si j'ai choisi ces mots de Violette semés je n'sais plus où (mais soigneusement récoltés, comme vous voyez), c'est que j'aspire plus que jamais en cette fin d'année à la quiétude entre humains. Quiétude que je ne trouve pas, que je ne vois nulle part, autour de moi tout le monde se hait, se déchire, s'agresse pour une place dans une file d'attente, se "fait la tête" à mort, pourquoi ? Mais pourquoi, dès qu'on place deux humains côte à côte, y a-t-il un risque pour qu'ils se battent ?? Impossible à comprendre pour quelqu'un comme moi incapable d'en vouloir à qui que ce soit !!! (bon OK, c'est pas forcément une qualité !)

Dire qu'on approche de Noël .. où est l'amour ????

Purée, où est passé l'amour ????

Je suis triste. Je suis dans une tristesse infinie.

Heureusement, aujourd'hui je vois ma fille. Elle va encore dire des choses comme "J'adore ma mère ! Maman je suis fane de toi !" ou encore "Je suis heureuse quand je te vois tu fais BOUM-BOUM dans mon coeur !!" et ça va me faire fondre ou rire ou les deux à la fois ! Ma fille, c'est de la joie de vivre sur patte, elle va sourire à tout le monde, avoir un mot gentil pour la caissière du supermarché et pour la dame de la piscine, elle n'invectivera personne même si on la bouscule, elle mettra plein de soleil dans le jour et l'espace d'une après-midi, ma tristesse va s'envoler !!

Finalement, j'suis une sacrée vernie !!!!

16 décembre 2013

She's smiling in the rain ♡ ♫♡ ♫

0 Marie nov12

16 décembre 2013

Pantoise

bougie (2)

Tu ne mesures absolument pas le pouvoir que tu as sur moi. Tu ne sais pas de quoi je suis capable quand tu es en face de moi. Quand tu es là, je vais trop vite, je brûle les étapes. Tu m’emportes comme un torrent et tu me laisses pantoise sur la rive. [Lire la suite]

15 décembre 2013

De la folie douce

jaun

 

Bien le bonjour à vous mes amis, en cet avant-dernier dimanche précédant Noël!

Comment ça se passe pour vous question cadeaux ? Vous vous y êtes pris à l'avance ? Ou c'est le rush de dernière minute dans les magasins ?

Pour ma part, j'ai encore mes deux grands à faire. Purée, ils aimeraient un truc que visiblement tout le monde s'arrache ! On le trouvait à 30 euros ya seulement dix jours (depuis, c'est en rupture de stock). Bilan, quant on le trouve, c'est à 80 !!!! 80 !!!!!!!! De la folie douce ! (Le monde marche vraiment sur la tête !)

Vous en êtes où de vos préparatifs de réveillon ? A moins que vous soyez invités, p'tits veinards ??

13 décembre 2013

Une machine à frissons

rosess

J'aime bien les vendredi 13. Quand j’étais en internat, j'avais une amie, elle était née un vendredi 13. Elle s’appelait Marie. Je l’aimais comme on aime à quinze ans.. De cet espèce de sentiment dont on ne sait pas très bien où finit l’amitié et où commence l’amour voyez.. je savais tellement pas ce que c’était comme sentiment que je "sortais" avec son grand frère, qui comme par hasard lui ressemblait beaucoup (je ne sais pas si ça se dit toujours, "sortir avec", d'ailleurs elle est idiote cette expression, vu que quand on sort avec un mec, la plupart du temps on est plutôt dedans que dehors. M‘enfin passons).

Oui donc.. J’aimais Marie d’un amour tendre, et elle me le rendait bien. Dans ce pensionnat, nous avions des chambres séparées - enfin des chambres.. c’est beaucoup dire. Des box plutôt.

La pionne qui elle, avait une vraie chambre, dormait au bout du couloir. Elle coupait l’électricité à vingt et une heures. Pourquoi ? Mystère. Enfin, c’était les règles de la maison.

Évidemment, à peine avait-elle refermé la porte de sa chambre qu’on se relevait et on se rassemblait en petits groupes pour bateuiller dans une des piaules éclairée à la bougie. D’autres fois, le plus souvent, on restait simplement toutes les deux Marie et moi, parce que justement, ce qui nous plaisait tant, c’était cette relation exclusive que tout le monde décrie aujourd’hui. Ben c’est comme ça. Nous on aimait. On en jouissait, presque, d‘être rien que nous deux.

Un jour, enfin un soir plutôt, il s’est passé une scène bizarre. Je ne sais plus quelle heure il était, mais ce qui est sûr c’est que c’était après "l’extinction des feux". On a entendu des cris de femme, de longs hurlements lugubres.. des portes qui grinçaient.. On est allé voir la surveillante, qui n’était pas plus rassurée que nous, mais qui en qualité de "chef" a bien été obligée d’aller voir jusque dans les autres étages ce qu’il se passait..

Rien. Elle n’a rien trouvé, rien vu. Rien.

Comme les cris et les bruits ne cessaient pas, et qu’on était toutes complètement terrifiées (surveillante comprise), on s’est rassemblées dans deux des chambres pour dormir. On était une vingtaine dans notre classe, cela faisait dix filles à peu près par chambre.

Et c’est comme ça que je me suis retrouvée allongée contre Marie. Personne n’a dormi cette nuit-là, on avait trop la trouille. Par contre si mon cœur s’était mis à battre à une telle cadence, ce n’était pas dû à la peur .. Le corps de Marie irradiait une chaleur enchanteresse à travers le tissu de sa chemise de nuit et je le sentais vivre, palpiter contre moi. Je sentais sur mon front l'haleine de Marie soulever ses épaules, gonfler son ventre que je devinais au milieu de la chiffonnade de nos vêtements. "Tu as froid ?" me souffle-t-elle à l’oreille.. Et sans attendre la réponse, elle me prend dans ses bras et me serre contre elle. Elle se met à me caresser le dos, elle embrasse mes cheveux. Moi, j’ai toujours adoré les cheveux. Elle avait une grosse masse de cheveux noirs, bouclés (son frère aussi), j’adorais humer leur odeur et passer mes doigts dedans. Eh bien voilà, c'est ce que Marie me fait : de grandes caresses douces et chaudes (j’avais les cheveux longs à cette époque).. Je suis là, au creux d’elle, sans oser bouger. Sa chaleur tout doucement me gagne, elle se penche contre moi, comme de rien .. Et dans ce mouvement minuscule que Marie fait, un de ses bras et la couverture par-dessus empêchant que ce rapprochement fût visible, je suis toute entière recueillie dans ce qui est devenu une machine à frissons, à transes, un piège soyeux, un tourbillon épouvantable de volupté pure..

 

12 décembre 2013

Des ombres dans mes nuages

Bonjour les amis,

alors voilà les dessins en cours. Il faut d'abord que je vous explique que depuis le décès de mes parents, je n'arrive plus à écrire (là vous devez vous dire : "Ouoh. Si maintenant elle peut plus écrire, qu'est-ce que ça devait être avant!"). Ben on dirait que je n'arrive plus à dessiner non plus (je n'avais pas repris depuis le décès de ma mère).

 

Voilà ! comme dirait ma fille,

"ya des ombres dans mes nuages !!!" triste

 

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