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le blog de Ambreneige
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croyances
28 novembre 2011

d'enivrantes suées érotiques

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"Antoine attendit que son rythme cardiaque s'apaise en caressant le front de Patricia, ôtant de son visage quelques mèches plaquées par d'enivrantes suées érotiques.

- Je t'aime ! s'exclama Patricia.

- Oh non ! répondit-il.

- Ben si.

C'est bien les hommes ça ! Il faudrait coucher mais surtout ne pas tomber amoureuse !"

(extrait tiré d'un roman d'Isabelle Alexis).


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Est-ce que la dernière phrase vous choque ? je suppose que non, car il est bien connu que "c'est bien les hommes ça, coucher mais surtout ne pas tomber amoureux(-se) !!! "

Et pourtant, cherchez bien .. ça ne vous est jamais arrivé à vous, les filles, ne serait-ce qu'une fois, de coucher et que le mec s'accroche ? qu'il soit tendre, romantique, amoureux, et vous, vous lui racontez n'importe quel bobard pour ne pas le revoir, parce que ce soir-là, vous aviez juste envie d'un câlin ? et si vous cherchez mieux, vous ne trouveriez pas par hasard que c'est arrivé plus d'une fois ?

Alors purée, c'est quoi ces idées toutes faites, encore ?

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5 novembre 2011

depuis la nuit des temps

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Ma maman, qui était du 2 novembre, disait toujours qu’elle était née "le jour des morts".

Cette notion du Jour des Morts est très ancienne puisqu’elle remonte à plusieurs siècles avant la naissance de Jésus. Tout commence il y a très longtemps, lorsque des hommes arrivent du Danube par vagues successives, passent le Rhin, et se fixent sur  une terre fertile abondamment arrosée de cours d’eau, dotée d’un climat tempéré, ensoleillé et pluvieux, une sorte de jardin d’Eden qui, des centaines d’années plus tard, s’appellerait la France. Ces hommes, qui s'appellent eux-mêmes les Celtes, les Grecs et les Romains les appellent des Gaulois.

Peu à peu, ces "Gaulois celtes" répandent sur l'accueillant territoire sur lequel ils se sont installés leurs lois, leurs coutumes et leurs rites. Car ces ancêtres venus d’ailleurs aiment notre terre, ils l’ensemencent, la cultivent, la font fructifier, ils se battent jusqu’à la mort pour la préserver. Ils nous ont légué leur joie de vivre, leurs grandes gueules, leur imagination débordante, leur attirance pour le fantastique, leur goût pour la belle ouvrage, leur faculté d’adaptation et leur farouche amour de la liberté. Seulement voilà, un jour le besoin de jouir de tout ce qui fait du bien au corps remplace la certitude de la Survie de l’Esprit qui rendait négligeable aux premiers Gaulois la perte de la vie, et c’est comme ça que les rites se sont perdus dans la nuit des temps. Enfin passons, et revenons à nos Celtes.

Nous sommes au premier siècle avant notre ère, la quinzième nuit avant atenoux de Cutios (le premier novembre d’aujourd’hui). Oui, parce que nos ancêtres les Gaulois ne comptent pas les jours comme nous. D’abord pour commencer, ils ne comptent pas en jours : ils comptent en nuits. Pour eux, c’est la nuit qui précède le jour, et pas l’inverse (même si au bout d’un moment, on peut imaginer que la nuit ne va pas tarder à le suivre, enfin passons). Les noms des mois gaulois, n’en déplaise à Goscinny, se terminent par –os et pas par –ix. L’année gauloise commence en juin, par le mois de Samonios. Elle se termine donc en mai (logique) par le mois de Cantlos. Chaque mois est divisé en deux quinzaines, avant et après atenoux (la nuit du milieu).

Donc, pour en revenir à nos moutons, nous sommes la 15e nuit avant atenoux de Cutios, et nous fêtons Samonios, ou Samain, c’est-à-dire la célébration du début de la saison sombre – puisqu’il n’existe que deux saisons, la sombre et la claire.

Samain n’appartient ni à la saison claire (qui s’achève), ni à la saison sombre (qui va commencer). C’est une période autonome, hors du temps, "un intervalle de non-temps" qui permet aux vivants de rencontrer les défunts. Elle marque une rupture dans la vie quotidienne : la fin des conquêtes et des rafles pour les guerriers et la fin des travaux agraires pour les agriculteurs-éleveurs. Elle permet aussi aux défunts, non réincarnés, de passer dans le monde des vivants pour y retrouver les lieux et les personnes qui leur sont chers. C’est pour cela qu’elle est propice aux événements magiques et mythiques.

Comme toutes nos grandes fêtes, Samain compte trois jours de solennités : le premier est consacré à la mémoire de nos héros, le deuxième à celle de tous les défunts, et le troisième aux réjouissances populaires et familiales marquées par des réunions, des banquets, des festins de toutes sortes qui peuvent se prolonger une semaine durant.

La veille a eu lieu la cérémonie de la renaissance du feu. Les propriétaires des maisons ont éteint les feux de l’âtre avant de se rassembler à la nuit tombante sur la place où les druides ont procédé à l’allumage d’un nouveau feu sacré en frottant quelques bois secs du chêne sacré. Ils ont ensuite allumé de grands feux de joie sur les collines environnantes pour éloigner les esprits malfaisants. Puis chaque maître de maison est reparti avec quelques braises tirées du nouveau feu sacré pour rallumer un nouveau feu dans l’âtre de sa maison, feu qui doit durer jusqu’à la prochaine fête de Samain et protéger ainsi le foyer tout au long de l’année.

Dans cette dernière nuit d’Ogronios (31 octobre), le monde des morts, des fées et des sorcières entre en contact avec celui des vivants. Les âmes des défunts reviennent errer autour des maisons des vivants, c'est pourquoi on laisse la porte entrouverte et une place à table, et on place des lanternes sur les chemins pour les guider .. Nos enfants n’en sont pas effrayés. Ils savent toutes ces choses, puisque dès l’âge de sept ans, ils viennent recevoir l’enseignement oral dispensé par les druides instituteurs. Ils y apprennent par cœur la vie de nos héros - chantée par les bardes -, le calcul, le rythme des saisons, la composition de l’univers, le nom des étoiles, le courage, l’honneur, les droits et les devoirs envers notre peuple et envers leur famille. Nos enfants ne craignent pas la mort, ils savent qu’elle n’est qu’un passage, que notre esprit ne peut pas mourir, qu’un jour, il se sépare du corps qu’il a animé pendant la vie et quitte le troisième cercle pour se fondre dans le deuxième, celui qui entoure le cercle central, celui de l’Incréé que Nul n’Ose Nommer. Oui, cette entité primordiale, nul ne s’adresse directement à Elle. Ce sont des intermédiaires qui se chargent de transmettre nos prières et de recevoir en Son nom des sacrifices, que dans la pauvreté de notre langage, nous appelons des dieux : Toutatis, le protecteur de la tribu ; Lug, le compagnon des voyageurs ; Tarranis, le dieu du tonnerre ; Cernunnos, le barbu aux cornes toujours renaissantes ; Sucellus, le frappeur au marteau, qui, le moment du passage venu, séparera le corps de l’esprit.

Mais les montagnes, les sources, les arbres, oeuvres directes de l’Incréé sans le secours de la main de l’homme, sont la preuve évidente de son existence.

Donc, cette quinzième nuit avant atenoux de Cutios, on ne se couche pas. On chante dans les rues, on boit et on ripaille. La joie est sur tous les visages, on danse sur la place, les manteaux bariolés des hommes se mêlent aux chitons des filles qu'on aperçoit sous leur cape. Les épouses se blottissent dans les bras de leur mari et les jeunes gens échangent des sourires. Un garçon essaie d’attirer l’attention d’une jeunette, elle peut avoir quinze ou seize ans, elle est fine, jolie, rêveuse, et comme toutes les femmes ne se mêle pas de la conversation des hommes. Elle fixe les flammes du feu. Il semble qu’elle a senti le regard sur elle car ses joues rosissent. Elle disparaît derrière une tenture, revient avec un pichet de cervoise, prend des timbales sur une étagère et sert à boire. Lorsque le jeune homme saisit la timbale qu’elle lui tend, leurs doigts s’effleurent.

N’est-ce pas comme ça que les amours se font depuis la nuit des temps ?

28 septembre 2011

Et te voici permise à tout homme

9782226229694-jMoi qui ai été alléchée par le dernier titre d’Éliette Abécassis, j’en ai été pour mes frais. Ça m’apprendra à avoir l’esprit mal tourné.

En fait de permissivité, elle n’est permise à rien du tout, Anna, si ce n’est de désirer en vain l’homme dont elle est maintenant amoureuse après avoir divorcé d’un vilain mari qui, comprend-on à mi-mots, la maltraitait.

Or, il se trouve qu’Anna est Juive. Juive pratiquante. Ce qui veut dire que c’est son mari et non un Tribunal civil ou rabbinique qui est censé lui accorder le divorce religieux, que les Juifs appellent "le guet". Ce truc n’a franchement rien de gai, puisqu’il ne peut être délivré que par le mari, et de son plein gré. D’ailleurs, la Torah ne dit-elle pas que la femme appartient à l’homme et ne s’en libère que par la mort ou en recevant le guet de ses mains ?

Et non seulement il n’y a que le mari qui peut, dans sa grande mansuétude, libérer sa femme des liens du mariage, mais en plus, s’il ne le fait pas, ladite épouse est considérée aux yeux de la loi juive comme une femme adultère au cas où elle irait voir ailleurs, et si elle a des enfants, ce seront des bâtards, et ceci sur la bagatelle de dix générations ! le bonheur intégral !

Par contre, l’homme qui refuse de donner le guet à sa femme (ou même si c’est sa femme qui refuse de l’accepter), lui il n’est pas adultère s’il papillonne et ses enfants s’il en a d’autres ne sont pas adultérins ! comme c'est bizarre ! et il peut même se remarier !

Quant on voit déjà comment se passent la plupart des divorces quand ya pas ce type de loi, c’est pas dur d’imaginer que le mari va tout faire pour pourrir la vie de sa future ex, et sûrement pas lui donner la permission d’être heureuse sans lui .. puisqu’il en a le pouvoir !

Bon, ceci dit, j’ai pas la prétention de refaire les lois juives, ni même de porter un jugement..

Je voulais juste partager avec vous ces quelques mots qu'Éliette Abécassis met dans la bouche de son héroïne, Anna :

"Je n’étais pas aliénée par la loi, mais par ma décision d’obéir à la loi. Ce n’était que parce que j’acceptais ce système que j’en étais la victime."

7 janvier 2011

pas logique

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Mon petit-fils, peu avant Noël :

yen a, i'croient même pas au Père Noël !

ben ils lui demandent quand même des cadeaux !!!!

6 novembre 2010

qui qui fait tout ?

L'un de mes petits-fils nourrit une passion sans bornes pour les tâches ménagères. D'aucuns supputeront que c'est parce que lorsque ma fille était enceinte de lui, elle avait envie que le petitou soit une fille ..

Toujours est-il que lorsqu'il s'agit de débarrasser la table, de balayer, etc .. qui qui fait tout, tandis que l'aîné traîne mollement une seule assiette jusqu'à la cuisine ? Ben voui : petit-fils n°2.

L'autre fois, comme on avait prévu de sortir, ma fille dit à son cadet : "Tu veux bien faire la vaisselle pour aider Mamy ?", proposition immédiatement accueillie par un cri d'enthousiasme sans borne (c'est la première fois que j'entends un enfant exploser de joie lorsqu'on lui fait ce type de demande ;-)) (mais bon, moi aussi j'ai toujours adoré faire la vaisselle, alors ..).

Si bien que sur le moment de partir, mon petit-fils me fait : "On part à l'heure parce que je t'ai aidée ! aaaaaaaah .. si j'étais pas là !!!"

Ah ça, mon chéri c'est sûr : si t'étais pas là ... !!!

(^_-)

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16 octobre 2010

tout expliquer

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A vouloir tout expliquer,

ne finit-on pas par tout admettre ?

29 septembre 2010

qu'importe l'ivresse ..

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Ne nous le cachons pas, mes soeurs : la plupart d'entre nous vivons une période critique. Une nouvelle crise de féminité. La plus grave, et sans doute pas la dernière.

Que faire ? comment réagir ? dans quel état erreger ?

Mes amies, c'est à vous que je m'adresse. A vous qui, comme moi, avez pris force grammes, à vous les victimes de cet enveloppement que vous ne souhaitâtes pas.

Mes soeurs je vous le dis : il est temps de changer de cap et d'apprendre à vous regarder avec des yeux neufs. Ne faites-vous pas fausse route à votre sujet ? êtes-vous bien le mastodonte que vous croyiiiiiiez ?? N'est-il pas temps de ré-apprendre à vous voir telle que vous êtes vraiment, au-delà des apparences ? de percer à jour les innombrables mystères de vos mauvaises habitudes alimentaires ? (en vous ruant, par exemple, sur le blog que j'ai concocté pour vous et auquel Clo, dans un élan de générosité qui la caractérise fort, a tenu à participer)

(Clo) ouais ben il paraît que le poids moyen des Françaises c'est 74 kgs ! c'est pas rien, quand même !!

(Mifa) moi je ne rentre plus dans mon jean depuis l'hiver dernier, mais je sais pourquoi (scrunch scrunch en lisant le Concombre Masqué). Ceci dit, je suis sûre que les gens n'ont pas les yeux fixés sur mes kilos !

(Marie) il m'arrive la même chose, les kilos et les pantalons qui boudinent. Faut dire que les tablettes de chocolat défilent et adieu les envies de faire de la gym !

(Fazou) le problème qu'on a, c'est l'image que l'on se porte. Notre corps est plein de sagesse mais notre tête a plein de jugements !

(Clo) eg-zak-te-men ! notre monde est envahi par l'image ! l'image de la Femme svelte à la taille fine courant de ci de-là sur ses petits orteils ailés. La féminité aujourd'hui est plus une somme d'images la représentant que la Femme elle-même !

(Mamalilou) .. que la femme elle-même ? comment ça ??

(Clo, s'éclaircissant la voix) eh bien ce que je veux dire par là, c'est que notre relation à notre féminité est une relation aux images dont on nous bombarde, dans les pubs par exemple - c'est valable aussi pour ce qu'on mange - et du coup cela suscite des émotions en nous qui ..

(Isa, brandissant l'ongle qu'elle s'est coincé dans son dessertisseur) le vrai problème, c'est tout ce qu'on ne digère pas dans notre tête ! notre vie actuelle et passée !! nos pulsions !! notre mode alimentaire débridé, empoisonné !!

(Clo) eh bien justement, sur mon blog de cuisine (enfin, celui d'Ambre, mais ça vaut mieux pour tout le monde que je garde un oeil dessus) oui donc sur le blog de cuisine j'ai l'intention de faire un article sur les (faux) problèmes de porte-monnaie en ce qui concerne l'alimentation ..

(Marie) ben franchement ça m'intéresserait assez car les problèmes de porte-monnaie on est toutes concernées !

(Brie) ça c'est sûr ! mais on est aussi toutes concernées par notre santé ! tiens d'ailleurs Clo ton pain ressemble à celui que je me fais au four avec farine de riz, sarrazin, céréales et eau !! un régal !!

(Isa, complètement déprimée) ben si avec tout ça on grossit pas ..

(Khayaa) ouais c'est vrai ça !! c'est bien joli tout ça, mais au moment où on monte sur la balance, comment on se sent hein ?? comment on se sent ??? seule, ôôôô si seule !!

(Virginie) ça c'est drôlement vrai !!!

(Ariaga) m'en parlez pas ..

(Mamalilou) c'est affreux ..

(Sylvie, secouant la tête de gauche à droite) je sais pas si on va s'en remettre ...

(Lise) en même temps, ya quand même pire, comme constat ..

(Clo) ouais, vous exagérez ! il suffit de prendre bien conscience des informations que dans ma grande mansuétude, je vais distiller sur mon blog. Pardon, celui d'Ambre. Après quoi, à notre cerveau de traiter l'une après l'autre, par petits poids ..

(Mifa) des petits pois ? c'est pas des féculents les petits pois ?

(Clo) mais non pas des petits pois ! des petits poids !!

(Brie) des petits poids de quoi ?

(Lise) (la seule qui suit) des petits poids d'information ! d'in-for-ma-tion !!

(Clo) absolument : annoncer une vérité qui soit une vérité !

(Lise) .. et pas l'inverse !

(Clo, les bras en croix) .. ce qui fait qu'on tirerait immédiatement les conséquences incalculables de notre mauvaise façon de nous alimenter et qu'on verrait ce qu'il va advenir !!!!!

(Virginie) pas possiiiiiiiiiiible ??

(Clo) en fait on le verrait même pas puisque ça n'arriverait pas !!

(Khayaa) heu .. tu peux recommencer depuis le début ??

(Bulle, à sa voisine) Khayaa est un cerveau lent ..

(Ariaga) un cerf-volant ?

(Sylvie, secouant la tête de gauche à droite) je sais pas si on va s'en remettre ..

(Brie) Bon ! pour les cas désespérés, je ne vois qu'un seul remède : on boit un coup ?? un bon jus d'orties ?

(Khayaa) glps, juste une goutte, alors ! j'voudrais surtout pas en priver les autres ..

(Mamalilou) heu, je crois que j'ai oublié quelque chose sur le feu ..

(Ariaga) un bienfait vaut mieux que deux tu l'auras ..

(Mifa) qu'importe l'ivresse pourvu qu'on ait le pot !!

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21 septembre 2010

sans fin

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Ma vie n’a peut-être pas été si chaotique après tout.

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C’est plutôt ce monde qui l’est,

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qui nous inflige à tous et à toutes des changements

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que personne n’aurait pu prévoir.

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Je ne dois m’attacher à aucune idée obsolète

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quant à qui je suis,

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ce que je représente,

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à qui j’appartiens

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ou ce à quoi j’ai pu être un jour destinée.

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Chacun doit toujours être prêt à affronter des vagues de transformation

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houleuses et sans fin.

Liz Gilbert,

"Mange, prie, aime"

6 septembre 2010

Un tel acharnement

Maman

Je vous présente ma Maman lorsqu'elle était jeunette

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à Nice, qu'elle adorait,

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ville que je n'ai pas l'honneur de connaître ..

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Cette jupe, je m'en rappelle trop bien, pour la bonne raison que je les lui chipais toutes (elle ne les portait plus mais ma mère ne jetait jamais rien). Elles étaient superbes, pleines de couleur, une merveille de féminité !

 

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(pourquoi n'ai-je toujours connue ma mère qu'en pantalon ????)

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encore une de Maman.

Mais pourquoi vous montre-je ça ? allez-vous vous demander avec votre esprit extrêmement perspicace.

Eh bien parce que voyez-vous, ma maman avait gardé sensiblement la même silhouette toute sa vie (si ce n'est un peu de bedon à la ménopause). Or, cette femme, avec ses belles hanches rondes et sa taille de guêpe héritée de sa grand-mère suisse (Valentine), cette femme, disais-je, s'enfermait une fois par semaine dans un espèce de truc dont ne sortait que sa tête, un machin de torture qui la faisait suer sang et eau et qui était censé la faire maigrir.

Oui. Ma mère se trouvait grosse. Et je ne parle pas du machin (dont j'ignore le nom) dont elle se frottait les cuisses tous les jours pour "faire fondre les capitons" comme elle disait, au point qu'elles en devenaient écarlates. En plus, j'ai essayé une fois : ça fait mal !

Bon ceci dit, ça l'empêchait pas de cuisiner et de manger "à la suisse" ;-))

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Mais bon, pour en revenir à la réflexion que je me suis faite en retrouvant ces photos de Maman, je me dis, mais quel truc de fou ! c'est quoi exactement que Maman voulait faire disparaître avec tant d'acharnement ???

22 août 2010

trop n'est jamais assez

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Je ne l'ai jamais caché, je suis une amoureuse exclusive (pas vous ?). Or, des ressentis comme la jalousie, la possessivité, c’est plutôt mal perçu. Le vrai amour est désintéressé (ce qui compte c‘est le bonheur de l’autre, même si c'est sans moi). Quand on aime vraiment on ne compte pas (les amants ?). La jalousie c’est pas de l’amour.

Oui mais.

Imaginez une seconde : vous êtes amoureuse (de lui). Il est amoureux (de vous).

Supposons maintenant qu’il flashe sur une autre. Ou bien vous, sur un autre. Ne vous poseriez-vous pas de question sur la réalité de votre amour ??? Imaginons maintenant que votre aimé fasse des gouzis gouzis avec l’autre femme, et que ça ne vous blesse pas; pire, vous en êtes enchantée. Ne remettriez-vous pas alors carrément en cause votre sentiment d'aimer ?

En fait, j'ai l'impression que notre manière d'appréhender l'amour est programmée dès le départ par un certain nombre de critères,

premièrement, l'inconscient collectif (aimer c'est souffrir - le poète ne chante-t-il pas : "il n'y a pas d'amour heureux"..)

deuxièmement, ce que l'on nous transmet dans notre histoire familiale.

Par exemple, Maman :

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" Lorsque j’étais jeune, j’avais toute une bande de copains. Mais des copains-copains, hein. Je ne couchais pas ! Ton père a été le seul, l’unique".

Ma grand-mère maternelle :

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(clic clic sur l'image)

qui ayant hélas perdu son époux très vite, n’a aimé que lui jusqu’à la fin de ses jours (et pourtant, elle s’était remariée)..

Ma grand-mère paternelle,

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tombée à 15 ans folle amoureuse de mon grand-père (Don Juan qui a passé sa vie à culbuter toutes les filles de France et de Navarre)..

Et puis bien sûr, mon ancêtre Julie qui s’est consumée d’amour (au sens propre) pour un homme marié (avec une autre) qui lui a quand même fait trois enfants ..

(j'ai pas de photo de Julie alors je vous mets ma fille, lors du tournage de "Coco Chanel"

Adeline 

Alors voilà, possessive, exclusive, oui,

mais, en amour ...

" Trop n'est jamais assez,

tous les amoureux le savent"  *

* Patrick Sébastien, "Tu m'appelles en arrivant"

15 juillet 2010

le pouvoir de choisir

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Il est trompeur de dire que quelqu’un choisit une situation dysfonctionnelle ou toute autre situation négative. Personne ne choisit le conflit ou la douleur. Le choix sous-entend de la conscience, un degré élevé de conscience. Sans elle, vous n’avez pas le choix. Le choix existe à partir du moment où vous vous désidentifiez du mental et de ses shèmes de conditionnement, à partir du moment où vous devenez présent. Et avant d’atteindre ce moment, vous êtes contraint de penser, de sentir et d‘agir en fonction du conditionnement de votre mental.

Eckhart Tolle, "Le pouvoir du moment présent".

2 juillet 2010

Nadège

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Je m’appelle Nadège. Mon deuxième prénom est celui de ma Marraine, Josette - celle-là même qui depuis la mort de Maman m’a rayée de sa vie, mais ceci est une autre histoire .. ;-) (tout de même, comment voulez-vous qu’on échappe aux croyances toxiques quand tout le monde s’acharne à les faire perdurer ? ;-))

Maman m‘avait dit que j’étais "une enfant de l’amour". J’ai été conçue paraît-il par une épouvantable nuit d’orage, sous une petite tente que mes deux tourtereaux de futurs parents avaient plantée près du Trou du Puits d’Enfer (Sables d‘Olonne) - déjà, pour ceux qui connaissent, vous serez d’accord avec moi que ce n’était pas banal quand on voit comment ce coin est sauvage. En même temps, c’est trop romantique !

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photo empruntée ici 

Bref. Si la nuit avait commencé avec de chaleureuses étreintes, elle s’est terminée à tenir les piquets de la tente pour pas qu’elle s’envole. Bilan : que ce soit au début ou à la fin, ils avaient pas fermé l’œil.

Or donc, quelques mois plus tard, Maman s’est rendue compte que j’étais dans les parages. Seulement mon père n’avait que vingt ans mais surtout, beaucoup plus grave pour les siens, il était encore étudiant, et aucun moyen de subvenir aux besoins d’une famille.

Faut dire qu’en plus, le jour où Papa a présenté Maman à ses parents, il leur a appris dans la foulée qu’ils allaient être grand-parents et qu’il allait plaquer le lycée. Ça faisait un peu beaucoup et paraît-il que celle qui allait devenir ma grand-mère a toisé Maman de bas en haut avec dans le regard un mépris sans nom, ce qui avait, comme qui dirait, jeté un froid.

Maman en me racontant ça bougonnait que de toutes façons il était hoooooors de question qu’elle avorte, qu’elle garderait SON bébé et que la grand-mère ne le verrait JAMAIS. Na ! (au final Maman a été avec sa belle-mère la plus délicieuse des brus).

Oui alors donc, ya eu d'abord cette angoisse pour ma mère de ne pas savoir si elle allait être acceptée par la famille de mon père, ce qui laissât encore une fois bien des occasions à Papa de faire valser ses touches de piano à force de taper dessus avec rage pour se défouler (sûr que le yoga lui aurait fait grand bien mais c’était pas encore à la mode).

Par là-dessus, Papa avait dû partir pour l’Algérie. Finalement, le mariage a eu lieu, même s'il s’est fait un peu dans l’urgence on va dire, (pendant une perme) un peu bâclé et sans robe blanche, le 12 février 1955 (pour la petite histoire les parents de mon père se sont mariés aussi un 12 février, ainsi que les parents de mon grand-père et aussi ceux de mon arrière-grand-père ;-))

Est-ce parce que mon père était en Algérie, et ce prénom était-il porteur de sens pour lui ? toujours est-il qu'il voulait m’appeler Aïcha. Enfin, lui, parce que pour ce qui est de Maman, c’était absolument hors de question ! (elle en a d’ailleurs nourri ensuite une aversion pour tous les prénoms se terminant en -a).

Pour ceux qui ont des enfants, vous savez bien comment ça se passe généralement en ce qui concerne le choix des prénoms.. ;-) au final c’est souvent la femme qui décide au moment où son petit sort de son ventre ..

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C’est en tout cas ce qu'il s’est passé lorsque je suis née, d’autant plus que Papa était toujours en Algérie (il n’est rentré en France que pour défiler le 14 juillet sur les Champs- Élysées) et c’est comme ça que Maman a choisi mon prénom, qu’elle voulait rare *: Nadège, porteur sûrement de tout ce qu’elle ne disait pas mais qu’elle attendait quand même puisque Nadège, cela vient du russe nadejda qui veut dire espérance.

carte_texte

 

* Maman ne supportait pas l’idée qu’il y ait d’autres "Nadège" contemporaines de sa fille ;-)

Raté ! La mère de mon ami d’enfance Jean-Paul, qui est Polonaise, a appelé une de ses filles comme moi ("Nadiezkha" en polonais) .. Maman était furieuse !

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moi, les Sables 1956

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mon père, les Sables, 1948

 

Et vous,

quelle est l’histoire du choix de votre prénom ?

21 juin 2010

un petit pois dans la tête

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Dans une situation où j’ai mal, j’ai souvent tendance à fuir. Je fuis en écrivant, je fuis en faisant semblant ("même pas mal"), je fuis en tournant ma souffrance en dérision. Tout cela m’a plutôt bien réussi jusqu’à aujourd’hui.

Or, ya quelques jours, je me suis aperçue d’un truc vraiment bizarre. J’avais le moton (je dis moton depuis que mon amie québécoise m’a fait connaître ce mot mais en fait je parle du chagrin, une sorte de boule enkystée entre les seins que je trimballe depuis toujours). Bon ceci dit je sais que je ne suis pas la seule. La souffrance hélas fait partie de la condition humaine, même si on fait comme si, parce que qu’est-ce qu’on découvrirait, hein, si on tendait vraiment l’oreille à ce que nous dit notre corps souffrant ? serait-on en mesure d’accepter ce qu’on apprendrait ? Guérir de sa souffrance, ça demande du courage.

Oui alors donc, un matin comme tous les matins je me réveille avec mon moton. Et que sens-je, qu’ouïs-je, que constate-je ? J’ai rien à y associer, pas de contexte particulier qui aurait pu me permettre d‘accuser quelqu’un ou quelque chose. C’est comme si ce matin-là, mes incessants pourquoi pourquoi pourquoi s’étaient épuisés par leur propre futilité. Comme si je m’étais aperçue de l’insignifiance de mon ego bataillant comme un fou pour retrouver sa suprématie, à échafauder des histoires porteuses de sens pour essayer de parvenir à l’acceptation. Ce qui paradoxalement m’en tenait toujours éloignée !

Alors ça !

Si ça tombe, ça fait des années que j’accuse mes parents alors qu’ils n’y sont pour rien !

Le pire de tout, c’est que cette prise de conscience (comme tous les éclairs de génie qui ont jalonné mon existence) s'est évaporée comme un rien ! Trois secondes trente cinq plus tard, j’étais repartie dans mon chant de lamentations.

En tout cas, maintenant je vais me méfier de mon "cerveau affectif" : intuitif, impulsif, illogique*, à démarrer au quart de tour sans me demander mon avis, m’étonnerait pas que ce soit lui qui m’ait pourri l’existence !

Comme dirait Daniel Goleman :

"L’intelligence est inutile quand nous sommes sous l’emprise de nos émotions".

* ma mère disait que j’avais un petit pois dans la tête.

Mais au fait .. parlait-elle d’un pois ou d'un .. poids ? ;-)

20 juin 2010

NON

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Les souffrances liées aux histoires se ressemblent chaque fois que notre mental fait le lien entre elles. Mais dans la réalité c'est nous seuls qui faisons ce lien et donc qui avons la possibilité de ne pas le faire.. C'est une forme de lâcher-prise qui dit : NON je ne veux pas revivre cette souffrance donc je m'attache à tout sauf à ce qui parle en moi de cette souffrance dans la situation actuelle.

Lise

5 juin 2010

T'as qu'à !

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J’ai élevé sept enfants (dont trois à moi), j’ai donné des heures et des heures de cours, même le dimanche matin ! j’ai chanté des berceuses, raconté des histoires, passé des nuits blanches à consoler des chagrins, j’ai lavé des mètres carrés de sol, des mètres cubes de vaisselle, tout autant de linge, j’ai plié, repassé, épousseté, rangé, j’ai fait des dessins, organisé des jeux, cueilli des légumes, ramassé des fruits, confectionné des gâteaux, préparé des confitures, j’ai soigné les bobos, écouté les jérémiades, pansé les blessures, j’ai pris soin de l’homme quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, je l’ai écouté, bichonné, j’ai compati à tout, j’ai trié des papiers, payé des factures, écrit des lettres, géré des comptes, j’ai affronté les mécontents et trouvé des compromis, j’ai rassuré, concilié, arrangé, j’ai pris soin des mamys autant que des petits, et pourtant la phrase que j’ai entendue le plus souvent dans toute ma vie c’est  pas "t’es géniale" ni même "merci !", c’est :

t’as qu’à aller bosser !

24 mai 2010

Tout mais pas l'indifférence

 Sylvie 23mai

Aujourd’hui, je vais vous parler de la jalousie. Enfin plus exactement, de ma jalousie. Parce qu’utiliser le déterminant "la" laisse supposer que "la jalousie" est déterminée, qu’elle permet aux interlocuteurs de l’identifier parfaitement. En réalité, si "la jalousie"  désigne bien la jalousie, il n’en reste pas moins que le "la" qui est censé déterminer "jalousie" ne détermine rien du tout puisqu’en l’occurrence ma jalousie est complètement indéterminée, n’étant pas "la jalousie".

Ma jalousie en effet, comme la votre sans doute, a une histoire, un rôle, un référent. Elle participe de ma façon de communiquer, d’aimer, de m’aimer, moi. Elle ne se réveille que dans certains contextes et avec certaines personnes.

Et puis elle a une petite sœur. Et cette sœur, elle s’appelle la peur.

J’ai grandi avec la peur. Je l’avais presque oubliée, et même totalement oubliée, tant sont belles et significatives les dernières rencontres que la vie s’est chargée de m’offrir et qui m’ont permis de "réajuster" ma vie.

Mais cette nuit, j’ai fait un rêve qui m’a mise de nouveau en contact avec cette émotion.

J’étais dans un train avec d‘autres personnes, et des soldats allemands nous demandaient de nous mettre nus, ils se déshabillaient eux aussi pour faire croire qu’il n’y avait pas d’entourloupe (même si personne n’était dupe).

La séquence onirique suivante, c’est une file ininterrompue de femmes et d’enfants qui s’en vont vers la mort. Le bruit des fours, je les entends, c’est assourdissant, absolument insupportable, ce bruit est continu, les fours fonctionnent sans s’arrêter.

C‘est le bruit assourdissant des fours et la peur que je ressens qui me réveillent.

Sylvie danse rose

Vous allez me trouver drôlement gonflée de faire un parallèle entre l’Histoire et mon histoire.

Mais c’est juste pour essayer de vous expliquer.

Mon père a commencé à me taper dessus lorsque j’avais deux ans. Il donnait surtout des gifles. Imaginez l’impact de gifles balancées à toute volée sur les joues d’une toute petite fille.

D’abord, ça fait mal. Ensuite, ça fait peur.

Je vivais dans la terreur et la terreur vivait en moi.

Pourtant, j‘aimais mon père - je sais, ça peut paraître super bizarre. Et non seulement je l’aimais, mais je l’admirais.

En fait, de mes deux parents, c’était le seul qui me "voyait", qui s’intéressait à moi. Qui m’aimait, quoi.

En tout cas, c'est ce que je me disais. 

Or, que se passe-t-il quand je suis jalouse ?

D’abord j’ai mal. C’est le premier indicateur de ma jalousie : un putain de mal de chien.

Tout de suite après, j’ai peur. Si l’être aimé "s’intéresse à une autre", alors moi je suis vouée à disparaître.

Je voudrais bien ne plus être jalouse. Je ne sais pas s’il y a des trucs qui marchent vraiment, je ne sais pas si ça se fait progressivement ou si un beau jour on se réveille et paf, on n‘est plus jaloux (ça doit être le pied intégral), mais ce qui est sûr, c’est que je veux que ça s’arrête.

Je veux devenir la femme la plus paisible du monde, fondante, ronronnante, sereine.. Je veux danser ma vie, en paix,

comme sur les photos de ma sublime Sylvie ..

Sylv 23mai

4 mai 2010

moche

poesie

"Tous les enfants en carence affective fonctionnent ainsi : ils surinvestissent la poésie du monde vivant, les insectes, les plantes, les animaux, les êtres humains."

Boris Cyrulnik

Qu’est-ce que ça veut dire, ça ?

Qu’en vrai, la vie est moche ?

29 avril 2010

Tout ce qui nous entoure

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Et voilà, on se dit que ça n'arrive qu’aux autres, et puis

paf !!!!

un jour, on se réveille en sa compagnie ! Visiblement, le traître prend possession des lieux pendant la nuit, profitant qu’on dort !

Celles à qui j’en rabats les oreilles depuis peu l’auront compris : je parle de mon bedon (oui, maintenant j’ai décidé de l’amadouer en lui donnant un p’tit nom mignon)(faut dire que le fait que je me mette à hurler chaque fois que je me croisais dans le miroir et à le maudire en enfilant mes pantalons n’a pas joué en ma faveur .. on dirait au contraire que ça l’a stimulé, tant il s’agrippe de ses petits bras potelés !)

En fait, je me suis aperçue qu'à force de remplacer "ce que je suis maintenant" par "ce que je ne suis plus", je n'ai obtenu qu'une seule chose : "ce que je ne suis plus" est devenu "ce que je suis maintenant" ! du coup, je ne suis plus "ce que je suis maintenant" mais je suis "ce que je ne suis plus".

Oui, mais !

me direz-vous,

si je suis ce que je ne suis plus,

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suis-je toujours ce que je suis ?

Eh bien, comme le dit Deepack Chopra :

" La prise de conscience, ce n’est pas autre chose que l’attention soutenue que nous portons à tout ce qui nous entoure".

Et vous connaissez quelque chose de plus entourant qu’un bedon, vous ?

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13 avril 2010

soi, soi, ô mon soi

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Lorsque j’étais petite, j’avais besoin, comme n’importe quelle petite fille je suppose, d’être nourrie "d’amour". Comme ça le faisait pas de la part de Maman, elle me qualifiait de pot dcolle, de sangsue, de miclette.

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Si ma maman n’avait pas eu ce contentieux familial à régler avec ses (les) filles, elle m’aurait donné les marques de tendresse que j’attendais sans me culpabiliser et je n’aurais peut-être jamais été un pot dcolle pour qui que ce soit.

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Ce qui a joué aussi certainement, c’est le contexte de pudeur émotionnelle et affective à laquelle on se contraignait plus fortement à cette époque, pudeur qui obligeait à (se) taire et à faire taire - même si on a l’impression que cela s’assouplit un peu sociologiquement et psychologiquement parlant, dans la réalité on se rend compte que ces règles et ces contraintes de vie, reprises consciemment ou non, voire renforcées par la famille, font que l’on finit par s’éloigner sans s’en rendre compte de "soi" et de ses besoins.

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Ce qui est paradoxal c’est que justement, si on se conforme à ces règles, c’est pour être reconnu et accepté par les autres !

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Quoi d’étonnant alors qu’il semble si compliqué de faire une chose aussi simple que d’être soi puisqu’on passe notre vie à ne pas l’être ?

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27 mars 2010

tu me tournes le dos

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Tu me tournes le dos.

Tes doigts courent sur le clavier, tu es un peu penché, légèrement. Tu me tournes le dos.

Depuis combien de temps ?

Depuis combien de temps, insidieusement, l’écran s’est-il glissé entre nous deux ?

Tu disais, je ne peux plus, de toutes façons je ne peux plus te donner tout ce que tu attends, alors à quoi bon ?

Mais comment peux-tu savoir ce que j’attends ? Et si ce que j’attends n’était pas là où tu l’attends ?

Tu disais : avant.

Bien sûr, avant. Avant, tu me faisais des choses, tu allais partout, avec tes mains, avec tes dents, toi mon réservé tu abandonnais toute réserve, tu en devenais presque brutal, et c’est ce que je voulais, oui sûr, c’est ce que je voulais, qu’on soit saisis d’un savoureux vertige, un vertige qui nous submerge, nous dépasse, et l’illusion de s’en croire la cause, l’illusion sais-tu ? cette illusion de n’être que des corps, des corps qui se réchauffent à même la peau, d’ailleurs n’est-ce pas toujours ce qu’on fait à deux, on se colle pour ne plus avoir froid, jamais, pour oublier le vide, le silence, pour oublier la solitude et tous ces maux qui nous vrillent le dos ..

le dos.

Tu me le tournes.

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