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le blog de Ambreneige
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brie
27 septembre 2009

les bras ballants

1noel_56

Est-ce possible que cette femme m’ait câlinée ?

C’est curieux, je n’en ai aucun souvenir. Pourtant, elle était "mère au foyer", Papa travaillait à l’extérieur, mais c’est lui que je vois s'occuper de nous, omniprésent. Pas tendre, certes, mais là.

Là.

De Maman, quels souvenirs ?

Je ne la vois pas..

Rien, rien. Une ombre.

 

Une ombre que je serre dans mes bras. Qui garde les siens ballants.

 

Une ombre qui m’abandonne à l’école maternelle. Je cogne contre la porte fermée. Mes cris, mes larmes. Et rien.

De Maman, rien.

Ah si peut-être .. elle tricotait.

 

Les yeux, les mains, le cerveau occupés, anesthésiés,

que voulais tu donc fuir, ma maman tricoteuse, rang après rang, bien protégée ?

la mort de ton père ? mais tu ne t’en souviens pas, tu n’avais que quinze mois..

Que ta mère t‘ait laissée partir sans même te regarder ?

 

Tes sœurs, elle les a gardées près d’elle, mais toi.. toi tu as grandi au loin pendant seize années ..

T’as toujours fait comme si ..

Avec ton boulet au cœur, sans rien dire, rien.Jamais.

Ramassée sur toi, cadenassée.

Rang après rang, bien protégée.

 

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2 août 2009

le pied intégral

Seule,

toute seule

dans le grand bassin à la piscine sous le regard ébaubi de quatre beaux maîtres-nageurs

c’est pas le pied intégral ça ?

51

Alors moi j’dis :

vive les nuages gris qui s’amoncellent au ciel !

Et ce pur moment de bonheur a duré quarante-cinq minutes (jusqu’à l’arrivée de sept nains Italiens parfumés, bronzés, plongeant profond, crawlant large, parlant fort, bref : des Italiens quoi !)(ben oui, rien n’est parfait en ce bas monde ! ;-)

Bon à défaut de photos à la piscine en voilà à la mer ;-)

1956_Sables_dOlonne

1956 les Sables d'Olonne

Nad_et_maman_1957

avec ma Moman (super belle non ?)

1967_Landes

quelque part sur la côte landaise, (j'avais encore des cheveux)

avec my brother

baignade

on ze côte landaise encore

le ptit poisson derrière c'est ma soeur

vevey_suisse_1962

heu, les lacs suisses, pas mes meilleurs souvenirs (l'eau est froide et trèstrèstrès profonde)

PICT4575rimini1963

l'Adriatique, yeeeeeeeeeeeeeeeeeeh !!! 1963

PICT4940Nad_Bri_Santander

Santander la superbe

avec ma soeur

PICT4574italie1963

l'Adriatique toujours - elle nous a beaucoup vus ;-)

Bonne journée à tous !

9 juillet 2009

les deux soeurs

1_les_deux_soeurs

En qualité d'aînée m'échut l'avantage de montrer le droit chemin à ma tite soeur trottant comme une tortue sur un trottoir très étroit..

2_les_deux_soeurs

... mais tous ceux qui ont des ptites soeurs savent bien qu'elles ne cherchent toujours qu'une chose : s'éloigner du droit chemin. "tu t'entêtes à tout tenter, tu t'uses et tu te tues à tant t'entêter" lui disais-je sans me lasser .. las !elle s'éloignait du chemin pourtant tracé..

3_les_deux_soeurs

Et maintenant, me direz-vous, où niche Nounoune ?

Nounoune niche haut. et où niche la soeur de Nounoune ?

la soeur de Nounoune niche bas.

Et oui, maintenant on est deux à plus savoir où nicher..

13 juin 2009

délivrance

PICT3010Il est possible de détruire quelqu’un avec des mots, avec des regards, avec des sous-entendus. Il est possible de détruire quelqu’un en lui faisant croire qu’on l’aime. Il suffit de le dénigrer de manière permanente, de l’humilier, y compris devant les proches, par des remarques incessantes et d‘autant plus perverses qu‘elles ne seront perçues que comme d‘affectueuses boutades, de tendres moqueries. Le tout dissimulé derrière des conduites affectives qui tentent à nous désorienter totalement. Comment se méfier en effet d’un homme qui vous assène des taquineries qui semblent sans importance, mais qui vous assure du matin au soir qu’il ne peut pas vivre sans vous ? PICT3017qui instaure progressivement autour de vous un isolement total, vous coupant peu à peu de vos amis, des membres de votre famille qui ne pensent pas comme lui ? Isolement subtil qui fait de vous la coupable, puisqu'il vous fait croire que c’est vous qui le contraignez à agir ainsi, que c’est "pour votre bien" . Est-il dans le déni ? est-il pervers ? comment savoir ? Toujours est-il que ce déni paralyse la victime, comme sont paralysés les enfants battus puisqu’on leur fait croire que la violence n’existe pas.

La violence, en effet, est une perception de la réalité. Or quoi de plus facile que de persuader une femme, amoureuse de surcroît - je rappelle que l’amour rend complètement stupide, en tout cas au début, et qu’on va jusqu’à aimer les petits travers de l’autre sur lesquels on s’attendrit benoîtement - PICT3035quoi de plus facile, disais je, que de faire croire que sa perception des événements est erronée ? Il suffit de nier purement et simplement que les faits aient eu lieu, de convaincre la personne qu’elle a dit et fait ce qu’elle n’a pas dit et fait, qu’elle s’invente des problèmes, qu’elle interprète les événements, qu’elle déforme tout ! Et accessoirement, de lui rappeler ses traumatismes d’enfance qui donnent du sens à tout ce qui précède, renforçant encore la culpabilité de la victime.

PICT3060Il est difficilement concevable d’accepter que quelqu’un qui vous aime ou qui est censé vous aimer vous fasse subir une telle violence sans raison alors on apprend à intellectualiser la maltraitance en justifiant l’attitude de l’agresseur. (Ma mère par exemple, lorsque mon père était particulièrement violent, nous disait de ne pas "le provoquer" car "il avait de la tension"), c’est ainsi qu’insidieusement, nous allons chercher les motifs de la maltraitance, non pas dans le comportement du manipulateur, mais en nous ! Trop fragile, trop sensible, pas assez intéressante, pas intelligente, etc., toutes ces croyances étant renforcées par l’attitude incohérente du manipulateur qui consiste à nous embrouiller, à nous faire perdre tous nos repères, ne plus savoir ce qui est acceptable ou non, et qui détruit lentement et inexorablement notre estime de soi et oblige à vivre dans un sentiment permanent d’insécurité. Or l’angoisse est un frein puissant à la prise de conscience car elle génère des mécanismes psychologiques visant à nier la réalité pour la rendre plus supportable.

C’est pourtant de cette prise de conscience que naît la liberté.

Qu'est née ma liberté.

PICT3063

La délivrance, comme dit ma sœur.

24 mai 2009

tendresse

L'aîné de mes petits fils est un petit garçon tendre et affectueux. Plus d'une fois je le vois passer son bras autour des épaules de son petit frère, lui caresser les cheveux, poser sa main sur son crâne juste pour en sentir le contact, et souvent je lui réclame un bizou en ouvrant les bras, pas un bisou de bonjour ou un bisou de merci ! non, un bizou "pour rien", alors il laisse tout en l'état, son coloriage, son livre, son jeu, pour accourir me faire un bizou, puisque je le lui réclame ! (j'ai déjà essayé avec le cadet.. ça ne marche pas !)

Et puis en feuilletant l'album familial je me suis aperçue de quelque chose ...

1

là, au "bain", je tiens la main de ma petite soeur qui n'a que quatorze mois

2

du haut de mes trois ans et demi, un bras protecteur sur les épaules de ma petite soeur de 22 mois

3

4

et sur cette photo là Brie, avec ton costume de petit alsacien, tu allais sur tes 4 ans, tu n'as pas l'impression de voir ton propre fils ????

il_deserto_aout_1964

quelque part dans le nord de l'Italie

ma main droite est sur l'épaule de Brie

PICT4579vesuve_1964_1

assis au bord du cratère du Vésuve

une main sur le genou de Maman, l'autre sur le genou de ma soeur

(nota bene pour Clo : un bisou pour rien, chez moi ça s'écrit biZou)(pluriel bizouX)  ;-)

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21 mai 2009

la face cachée de Brie

Elle est arrivée ..

1Brie_et_papa_sept_57

.. comme arriverait en plein hiver un pimpant rayon de soleil. Gaie, heureuse de vivre et douée d'une immense curiosité, elle était toujours en mouvement et crapahutait dans tous les sens.

1

Dans la ville où nous habitions, il y avait peu de circulation à lépoque, voire pas du tout, et Maman nous a raconté quà peine stable sur ses jambes potelées, elle partait vivre sa vie sans rien demander à personne. Si bien que haute comme trois pommes, elle avait déjà la vedette : quand Maman courait partout pour la retrouver, la boulangère ou lépicier disait : "ah vous cherchez votre petite ? Elle est partie par là"

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Facétieuse, joueuse, malicieuse, elle adorait nous faire rire, être entourée de bruits divers qui sont le symbole de cette vie quelle aime tant sentir vibrer autour delle.

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Tous les sens en alerte, ma soeur captait les messages et les décodait à toute vitesse. Son éveil et son développement étaient si rapides quon sest longtemps demandé si elle nétait pas le fruit du facteur (qui n était pas Suisse).

4Brie

En perpétuel devenir, en constante évolution, elle ne cesse de vouloir tout voir et de tout expérimenter. Ca fait belle lurette que jai renoncé à ahaner derrière elle : je nai jamais réussi à la suivre. Je ne note plus non plus sa nouvelle adresse - il maurait fallu un calepin rien que pour elle.

Aucune attache, aucun lien pesant, aucune lourde tutelle ne lui ont jamais convenus. Elle a toujours eu besoin dair, au propre et au figuré.

PICT5559Bri_juin_1975

Pendant plusieurs années, elle a travaillé dans une entreprise où lurgence était devenue un art de vivre. Il lui fallait se cloner en trois exemplaires pour ne pas céder à l'hystérie.

PICT4985bri_grimace

Après sa journée de travail, sa délicieuse petite famille navait quune idée : se reposer sur elle pour se détendre de sa rude journée.

Un jour, elle a commencé à manifester une tendance inquiétante à se poser des questions métaphysiques du genre :

en quoi la mauvaise herbe est-elle une mauvaise herbe et qui a décidé ça ? Du coup, elle a décidé d’aller planter elle-même ses légumes dans lair vivifiant du Gard.

Cétait il y a dix sept ans.

HPIM1282

Depuis, elle est aussi heureuse qu'un escargot qui ne serait né quavec des cornes et qui découvrirait lusage de la coquille. Elle vit sa vision de la vie, hors habitudes et hors horaires, jalonnée dune succession de bulles de bonheur. Et même si daucuns, perplexes, appellent cette façon de vivre du "nimporte quoi",

BRIE_mas_de_Bouzigues_12_07_07

ça lui est bien égal !

20 mai 2009

Le pouvoir des maux

Je vous racontais ici que je devais baisser les yeux quand mon père me parlait.

Mais mon père ne m’a pas appris que ça. Lorsqu’il demandait quelque chose, il n’y avait pas d’autre alternative que d’obéir sans délai, sinon la sanction tombait immédiatement. Ce qui fait que la demande de l’autre, et notamment, de l’homme s’est imprimée très tôt dans mon esprit comme étant une commande.

J’ai donc appris très tôt à monopoliser l’énergie qui n’était pas bouffée par la peur au service de ce qui était autorisé et reconnu par mon père, et qui tient en quelques mots : "tu n’as qu’un droit, celui de te taire"

J’ai toujours vécu en fonction des autres, de leurs réactions, de leurs exigences, de leurs sentiments, de leurs valeurs. Je me suis soumise pour survivre, j’ai subi la domination et l’humiliation sans rien dire, rencontrant à l’âge adulte le délicieux paradoxe que ma mère sape le peu d’estime de moi que j’arrivais à glaner en me croyant utile à ceux dont je "m‘occupais".

Je suis d’un naturel plutôt optimiste, quoique pas toujours réaliste il est vrai. Faut dire à ma décharge que la réalité n’a pas toujours été sympa avec moi ;-)

Je vous raconte cela sans amertume. Je ne me torture pas avec mon passé, c’est quelque chose qui a eu lieu, c’est mon histoire, c’est tout.

Mon souci aujourd’hui, c’est de savoir si je me déferai un jour des croyances désastreuses qui m’entraînent inlassablement dans des relations mortifères.

Car ce qu’il y a de terrible avec les croyances, c’est qu’on y croit.

Pff.

Décidément, c’est pas mon jour.

Nad_et_Maman_juil_57

ma moman et moi

j'avais deux ans (c'est à cet âge là que mon père m'a appris à lire et à écrire)

Maman_et_ns_3_Mt_St_Michel_1961

Maman, mon petit frère, ma pitite soeur Brie

et le petit soldat au garde-à-vous, c'est moi

sur fond de Mont Saint Michel :-)

9 mai 2009

petite chinoise

1

Maman m'appelait "petite chinoise"

 

Et maintenant

(roulements de tambour..)

8_mai_09re

je vous présente Éva, deux jours, la petite-fille de ma soeur !

Je vous souhaite une bonne journée à tous et à toutes  !

8 mai 2009

Big Tata

Figurez vous qu'il m'arrive un truc profondément injuste :

j'ai pris 5 kgs !!!

Où ça ? allezvousdemanderimmédiatementcommesic'étaitl'informationlapluscapitale du monde.

Ben évidemment là où aucune femme ne veut jamais les prendre et où ils se collent immanquablement !

Si bien que mon fils, - vous savez, le même pour qui j‘ai souffert pendant neuf mois et quelques heures, pour qui je me suis sa-cri-fiée-toute-ma-vie - mon fils, tout plein de la compassion extrême dont il sait si bien faire preuve depuis quelques temps, ne m’appelle plus autrement que

Big Mama.

Ça vous scie les chakras non ?

Mais j’m’en fiche.

Je suis devenue un modèle de zénitude et la bave de la colombe n’atteint plus le crapaud blanc que je suis maintenant.(D’ailleurs j’ai remarqué un truc curieux : plus je deviens zen, moins les autres le sont. Quid ? Veni vedi zeni ? )

Enfin bon, quand je dis, plus rien ne m’atteint, ça dépend quoi 'videmment !

Ainsi, quand ma sœur

la_mere

me téléphone pour me dire que son fils

le_fils

(la photo n'est pas récente)

qu’est-ce que j’raconte ? pas son fils ! (chui zémue)

pour me dire que sa fille,

virgi_juin06_camp1

qui est maintenant une grande et belle jeune femme - vient d’accoucher d’une merveilleuse petite fille,

ben jme dis ...ben jme dis ...

yeeeeeeeeeeepeeeeeeeeeeee !!!!!

je suis Big Tata !!!!

coeurs_Jia

4 mai 2009

Baisser les yeux

lesreves350

Lorsque j’étais enfant, mon père exigeait qu’on garde les yeux baissés lorsqu’on s’adressait à lui. Ma sœur, qui a toujours été rebelle, le tançait parfois du regard, ce qui générait des représailles immédiates car ça le rendait fou de colère. Malgré ça, et bien qu’elle était très jeune, autant qu’il m’en souvienne elle ne "cédait" pas.

Je me suis toujours dit que notre père se servait de cela dans un but plus ou moins conscient de nous "dominer", de nous "humilier", d‘autant que le contexte "éducatif" dont nous étions l’objet entérine tout à fait cette hypothèse. (je mets sciemment entre guillemets les mots domination, humiliation, éducation)

Il n’y avait qu’un seul cas où mon père exigeait qu’on le regarde droit dans les yeux : quand on avait fait quelque chose de mal et qu’on allait être punies ("regarde moi quand je te parle !").

Or, le regard est un outil de communication très subtil.

Que se serait il passé si, n’exigeant pas que je baisse les yeux, il avait lu dans mon regard toute la terreur qu’il inspirait à la petite fille que j’étais ?

Et si, plutôt que "tu ne vaux rien", cet ordre disait "je ne veux pas que tu saches ce que je ressens" ? ou encore : " j’ai peur de ce que ton regard va me dire sur moi " ?

Qui, alors, de la fille ou du père, détenait le plus de pouvoir ?

Sables_d_Olonne_1956_Nad_et_Papa

avec mon père aux Sables d'Olonne,

quand j'avais encore le droit de garder ouverts mes yeux de ptite chinoise ;-)

29 juillet 2008

Histoire d'un sein (2e épisode)

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Mercredi 9 juillet 2008 (veille de mon anniv)

Aujourd’hui je vais chercher les résultats de la biopsie. J’ai mis une bouteille d’eau dans le frigo (je vous rappelle que je ne bois pas d‘alcool) : si c‘est bon je fais la fête, si c‘est mauvais je noie mon chagrin.

Dans les deux cas faut que la bouteille soit au frais.

Salle d’attente. Pensées toxiques. Allons, pas de panique. Reviens à ton centre. Ici et maintenant. Rappelle toi, tous les trucs de ZPLN. C’est le moment ou jamais de mettre en application.

Ici ! au pied les pensées ! Je suis ce que je suis aujourd’hui.

(Deux heures plus tard ...)

Me voilà devant la sénologue.

(elle) la biopsie n’a rien montré de malin.

(moi) yeeeeeeeeeeeepeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !

(elle, souriante comme une porte de prison) va falloir passer à l’IRM maintenant.

(moi) ben pourquoi ?

(elle) ya une masse et je ne sais pas ce que c’est.

(moi) ah bah oui mais ça va pas être possible, là.

(elle) moi j’ai fait tout ce que j’ai pu. Ça fait 28 euros.

Durée de la consulte : 3 minutes.

Jeudi 10 juillet

Les endroits où on fait des IRM mammaires, ça court pas les rues. C’est pas la peine d’habiter si près de Paris, j'vous le dis !

Je trouve un radiologue qui n’est pas parti en vacances, mais il n’est disponible pour regarder les clichés que le 22 juillet.

Encore un mauvais pressentiment, parce que le 22 juillet, c’est l’anniv de mon ex. Bon, c’est stupide !! ça ne peut pas me porter malchance, puisque c’est grâce à mon ex que j’ai deux filles merveilleuses. On va quand même pas chipoter parce qu’il m’a bouzillée l’existence pendant dix ans !!

Allez zou ! Le 22 juillet , le radiologue va me dire que la masse a disparu.

Ça va être un grand jour, je l'sens.

Jeudi 17 juillet

Par les transports en commun ce n’est pas facile de se rendre à l’hôpital où on fait les IRM. Ya des trains que toutes les heures, avec un changement au beau milieu du trajet (avec attente d‘½ heure) et l’hôpital est loin de la gare. Bon c’est pas que je sois paresseuse à marcher, mais allez savoir pourquoi, je me laisse aller à m’inquiéter un peu. Je ne suis qu’une faible femme, ne l’oublions pas.

Bref, je demande à Macho Man de prendre une matinée pour m’accompagner (je sais qu’il peut le faire facilement, il a un chef vraiment cool, compréhensif, compatissant, un chef comme on en voudrait tous, et je le sais d’autant plus que mon joint vient de se prendre une journée pour un rendez vous qu’il avait, LUI)

Pas de bol : Macho Man refuse. Il prétend qu’il peut pas.

Mardi 22 juillet

Je fais donc appel à ma taxi. (Mais non, Diaaaaaane ! En Frince, on appelle pas les taxis "ma taxi" ! C’est juste que mon taxi est une taxi, et qu’en +, c’est ma côôôpine, une fois je lui racontais que lorsque je suis avec ma sœur on se tape des crises de fou rire épouvantables, et joignant le rire à l’explication, me voilà partie à rire, mais à rire ! et ma taxi qui se met à rire à son tour à gorge déployée, sauf que elle, elle était en train de conduire !!! Et puis vraiment elle est sympa. Moi je l’èèèèème.)

Tout ça pour dire : j’y vais avec ma taxi.

J’entre dans l’hôpital. Je demande à l’accueil où ça se passe, les IRM.

Surprise : à l’accueil, la dame est accueillante !

Elle m’indique le chemin.

Centre de radiologie : là aussi, la dame de l’accueil est souriante. A mon avis, ya pas que les malades qu’on shoote, ici. Je sens que je vais m’y plaire (ceci dit, l’un dans l’autre, c’est pas plus mal, rapport au pressentiment ..)

Ah. Voilà le grand manitou.

Il observe, il observe.

Suspense.

(Ouais, c’est sûr, le machin n’est plus là. Je croise les doigts, j’implore Dieu, Jésus, Bouddha, et quelques autres divinités pour faire bonne mesure.Grand Manitou me sourit. C’est bon signe ça, non ?)

(Grand Manitou) bon. C’est OK !

(moi) quoi qui est OK ?

(Grand Manitou) on la fait, cette IRM

Quel rabat joie celui là.

Je ne sais pas si je vais le garder dans mes relations.

(Oui parce que pour ceux qui savent pas encore, je suis claustrophobe. De chez claustro. C’est de famille. Ma sœur aussi. On préfère se taper 17 étages que monter dans un ascenceur) (fin de la parenthèse)

La secrétaire, justement :

Êtes vous claustrophobe ?

(moi) absolument ! Alors je veux qu’on m’endorme ! Je veux qu’on m’endooooooooorme !!!!

(elle, toujours aussi souriante) (penser à lui amener des bonbons la prochaine fois, pour sa gentillesse) désolée mais on ne peut pas vous endormir. Par contre vous pouvez vous faire accompagner.

(moi) ah ? quelqu’un peut rentrer avec moi dans la petite pièce ?

(elle) oui, je vais vous donner deux questionnaires, un pour vous et un pour la personne accompagnante.

Mardi 22 juillet, le soir

La nounoune (moi), qui est conne, qui n’a toujours rien compris demande à son joint s’il peut prendre une journée pour l’accompagner la semaine prochaine. Après tout, on se marie pour le meilleur et pour le pire. Le truc, c’est que lui il a dû imprimer que la première partie(et à sens unique).

Donc, Macho Man : toujours non.

Moi (faisant des grands gestes avec mes bras et mes jambes) moi j’ai toujours été là pour toi, j’ai partagé tout ton pire ! Et toi tu ne partages que mon meilleur !!!!!!

Macho Man : arrêtes ton cinéma, tu es complètement folle, c’est ton père qui t’a traumatisée.

Fin du dialogue. Il a épuisé toutes ses batteries pour un mois (comme dirait notre fils)

Bonjour le soutien. Diane dit que le soutien c’est comme la cerise sur le sundae. Bon, ben j’ai pas de cerise et pas de gâteau non plus. On va faire avec.

Allez, haut les cœurs.

Je rappelle ma taxi.

(elle) Bien sûr que je vais vous accompagner.

(moi) et rentrer dans l’hôpital avec moi ?

(elle) mais bien sûr, j’ai bien vu ce matin au retour que vous étiez angoissée

(moi) et, heu.. rentrer dans la petite pièce d’IRM ?

(elle) mais oui. Mais oui. Bien sûr que je ferai ça pour vous.

Ah purée ! Ma taxi m‘èèèèèèèème !

Comme dit ma sœur quand je lui ai raconté ça, "eh bien elle est drôlement sympa ta taxiwoman !! En fait non, elle est normale, c’est-à-dire HUMAINE !! Ce qui est triste c’est que tout le monde devrait agir ainsi mais que quand ça arrive, on trouve ça extraordinaire .. Ya vraiment plus beaucoup d’humanité dans ce monde .."

Samedi 26 juillet

Coup de fil à Diane du Québec :

(Diane) oh Nadèèèèèèèèèège, ya deux jours j’ai pensé à toi !

(moi, émue) ah ?

(Diane) oui figures toi que je suis allée manger une crêpe !

(moi) ah ? Tu penses à moi quand tu vois une crêpe ?

Sympa, les copines.

(à suivre)

25 mars 2008

ménage de printemps

(Clo) je n’attends d’aide de personne, je tiens à le préciser, néanmoins si quelque âme charitable passant par là pouvait me donner une réponse précise à mon problème de rangement je lui en serais éternellement reconnaissante !

(Dicky) Bon le problème est : qu’est-ce qui doit être rangé et qu’est-ce qui ne doit pas l’être ?? On pourrait penser à priori que tout doit l’être, donc le tri va être difficile.

(Isa) pour ma part je prends du siporex, je le sculpte en forme de galet avec un couteau, je le caresse sauvagement et rugueusement avec un papier de verre (perso j'aime bien le résultat mais pour nettoyer la poussière c'est pas le top ...) d’ailleurs je me demande pourquoi quand je fais çà, mon zhom se tient éloigné ? ... chai pas pourquoi...

(Dick) c’est parce que ton homme ne connaît pas intimement les produits d’entretien. Ils sentent bon, ils sont très sophistiqués, mais surtout ils possèdent une caractéristique que seule une longue et terrible psychanalyse m’a fait comprendre : ils sont le symbole de la SOLUTION ! Avec les produits d’entretien, un PROBLEME = une SOLUTION !! Dans la vie, un PROBLEME = un PROBLEME.

(Brie) peut être. Mais tu m‘enlèveras pas de l‘idée que le rangement et le ménage sont le résultat de l’huile de coudes plutôt que la conclusion d’une pensée raisonnante !

(Sylvie) ouais, Brie a raison, le ménage naît de l’expérience !!

(Fazou) évidemment ! c’est seulement pour lui donner un fondement logique que les prémisses sont puisées dans le produit d’entretien !

(Clo) sans compter que tous ces produits bouzillent la planète !

(Mollie) pff, faites comme moi, préoccupez vous uniquement de votre jardin, et votre vie en sera transformée. Regardez par exemple, le bambou sacré que je viens de replanter, il est tellement content qu’il re-pousse de plus belle ! Bon évidemment il a fallu longuement négocier, il s’était habitué à l’endroit où je l‘avais mis, mais maintenant qu‘il a compris que c‘était pour son bien il se déploie tout en élégance et devient de plus en plus magnifique !

(Dick) C’est bien ce que je disais !! avec les produits d’entretien t’as pas besoin de négocier. Le produit d’entretien non seulement n’a rien à dire, mais il t’offre en plus la possibilité d’exprimer, expulser, projeter ton paysage intérieur ! C’est autre chose qu’un bambou, même amadoué !

(Brie) oui, ben vaut mieux un bambou amadoué que des plants encerclés !

(Fazou) moi je suis d’accord avec Dick, sauf que c‘est avec mon pinceau que je ressens çà. De toutes façons, j‘fais pas le ménage. J’ai pas que çà à faire !! j’ai une expo à préparer, moi !

(Sylvie) j’adhère, j’adhère. Le pinceau, comme la brosse à récurer, est un outil précieux !!!

(Dick) oui, comme la brosse le pinceau permet la recomposition de la perception. C’est dingue, çà, personne ne reconnaît ce phénomène extraordinairement méconnu !

(Isa) c’est peut être que ta brosse est usée. Mon zhom, quand jlui dis, "tiens prends la brosse et frotte sans ménager ta monture" il est grave tenté de ne pas expérimenter.

(Ariaga) ouais, c’est pas donné à tout le monde, le bonheur de se Réaliser en brossant !

(Dick) c’est inouï ce que vous me dites. Alors qu‘en brossant (plus qu‘en aspirant, je vous l’accorde) on se sent ..comment dire ... rééquilibré. Voilà. Rééquilibré.

(Isa) tu veux pas dire déséquilibré plutôt ?

(Dick, les yeux fermés, comme en transes) ... celui qui ose le brossage découvre une sorte de rééquilibrage. La pression de l’extérieur et la frustration de l’intérieur semblent s’unir en une parfaite harmonisation. Le corps se détend. L’esprit se met à babiller. Le Réel devient alors magie sous l’influence combinée ...

(Brie) ... sous l’influence combinée de substances illicites. Tu devrais arrêter les anémones, çà te cuit le cerveau!

(Ariaga, chuchotant ) ne le brusque pas… un homme qui brosse, çà se ménage...

(Dick) j’insiste toutefois sur le fait que l’expérimentation du brossage est une brève thérapie du Réel car c’est enfin le moment où l’individu devient l’égal des conditions dans lesquelles il baigne !

(Isa) purée, t’as raison de le souligner !

(Fazou) ne nous mentons pas : en stricte logique, il y a un fossé entre le ménage et le pinceau. C’est pas le ménage qui va te permettre de sauter par-dessus le fossé aussi longtemps que tu t’en tiens à ce concept simpliste !

(Dick) certes, mais reconnaître que nous sommes comme dans un cercle, et que, par conséquent, il nous faut en sortir pour en voir son aspect tout entier, présuppose que nous sommes prêt à le dépasser. La brosse est l‘outil qui nous fait le dépasser !

(Brie) dire qu’on nous avait caché çà !!!!

(Dick, brandissant son index vers le ciel étoilé) ...Nous devons ré-apprendre le chaos, le hasard, la contingence !!!! Nous perdre pour enfin émerger !!! Nous devons agir à la fois sur le passé, le futur et le présent !!!

(Sylvie) tu me l’as enlevé de la bouche !

(Dick, la voix cassée par l’émotion) ...Ne pas hésiter à dire : "On se brosse la semaine dernière ?", ou bien "Je trouve que Demain il était vraiment temps de se brosser". Pas d’autre moyen de s’en sortir.

(Clo, tirant sur le col de sa robe) heureusement que tu passais par là, sinon c’était foutu : jme serais contentée de passer l’aspirateur dis donc !

23 mars 2008

vocation de yoguini tuée dans l'oeuf

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16 février 2008

only you

Je viens d’entendre Only You à la radio.

C’est fou comme certaines chansons peuvent vous propulser des milliers d’années en arrière.

On est dans le petit appartement que mes parents viennent d’obtenir, grâce à la ténacité de ma grand-mère qui a fait le siège du service Logement de la mairie pendant quatre ans (ben oui, je sais, ce problème ne date pas d’aujourd'hui).

J’ai quoi .. quatre ans ? six ans ? ma soeur fait le pitre à côté de moi (ce qui n'a pas changé), on se dispute parce que je n’arrive pas à écouter la chanson, comment fait-on pour faire tenir tranquille une Brie ? Moi, j‘ai toujours pas la solution.

C’est un soixante-dix-huit tours sur l’électrophone de Papa que l’on referme comme une petite valise.

Hmmmmmmmmmm… comme ces images sentent bon !!

J’entends même Papa qui siffle, il ne chantait pas, mais il sifflait toujours l’air, il avait un sifflement très juste, eh Papa c’est qu’il jouait du piano !

 

1

nad sur le piano paternel

(les photos sont parfois menteuses : je ne sais pas jouer du piano, mais ma soeur, si !)

 

2

 

Sur cette photo, Maman vient d'apprendre à son mari qu'elle est enceinte pour la seconde fois, autrement dit, de BRIE (remarquez elle avait raison de s'inquiéter par anticipation, ahahahah !! )(oui bon, comme elle m'avait déjà, elle était comblée, c'est pour ça qu'elle fait la tête !!).

Mes parents écoutaient aussi Amsterdam (Brel), Tu t’laisses aller (Aznavour) et la liste est déjà finie, parce que les disques étaient un grand luxe à cette époque. Je me rappelle de leur texture épaisse, les trente-trois tours étaient déjà bien plus fins.

Et puis, n’y avait-il pas de quoi siffloter ? Papa était rentré VIVANT de la guerre d’Algérie !!!!

 

Elle était pas belle la vie ?

15 février 2008

La reine de la cuisine

jambe

 

Je suis une spécialiste des plats géniaux !!!!! D’ailleurs j’ai une anecdote à ce sujet, c’est même une anthologie de mon histoire culinaire (le père de mes filles en parle encore, c’est dire !).

Oui donc, c’était il y a longtemps, très très longtemps (quand j’étais jeune et belle : dixit mon fils). Ma sœur vivait chez moi. Oui, enfin, ma sœur et un collègue à mon homme. En fait, le soir mm il était dans le lit de ma sœur (le collègue, pas mon homme) ce qui s’est révélé drôlement pratique, vu que sinon on aurait eu un problème de lits (on a toujours su se dévouer dans la famille !).

Oui alors donc, un jour, on n’savait pas quoi préparer à manger à nos hommes. J’aurais pu faire quelque chose à la va-vite (quoique ce soit pas du tout mon genre). Mais maintenant que j’étais une femme mariée, rayonnante de créativité, plus question de me permettre de tels écarts. Après avoir longuement réfléchi, enfin plutôt après que ma sœur ait longuement réfléchi, on a décidé de mélanger tous les restes qui étaient dans le frigo, en associant allègrement le sucré et le salé !

Oui. Québécoises dans l’âme.

Oui donc, pour en revenir à mon plat unique (dans tous les sens du terme), je ne sais plus qui des deux (de mon homme ou du copain) a été le plus .. comment dire ..

Marqué.

Faut dire qu’ils arrivaient de je ne sais plus où et qu’ils crevaient de faim. Quand ils ont vu cette montagne de nourriture sur la moquette - oui, enfin quand je dis sur la moquette, c’est une façon de parler, vu qu’on n’avait pas de moquette. Par contre on n’avait pas de table non plus et tout notre mobilier résidait en le minimum vital (un lit). Oui et donc, on mangeait assis par terre. D’ailleurs, c'est un signe ! le fait que je m’asseyais déjà prouve bien que j’étais destinée à une existence incroyablement spirituelle (dans tous les sens du terme)(comme le plat unique) !!

Oui alors donc, nozhomzarrive.

Il aurait fallu que vous voyiez leur visage s’éclairer d’une joie sans mélange !!! on pouvait pas en dire autant du plat ..

C’est à la première bouchée que ça s’est compliqué : leur visage avait viré au vert et jaune (d‘ailleurs c‘est la seule fois où j’ai vu des rayures sur une figure). Du coup, Brie et moi on s‘est dit qu‘il valait mieux qu‘on n’y goûte pas. (C’était pas la peine qu‘on soit malades tous les quatre, hein !)

Surtout qu’après, au lit, il a fallu qu’on les motive un max.

(mon homme) j’ai maaaaaaaaal au ventre !

(moi) mais arrête ! Je sais très bien que tu as toujours eu un seuil très bas de résistance à la douleur. Allez. Un ptit câlin !

(mon homme) faire l’amour est hors de question !!!!

(moi) c’est pas au pénis que t’as mal, que je sache ??

(mon homme) non, c’est juste au dessus. Toute activité sexuelle serait une torture ! Dors !

Dors ??

Comment ça, dors ?!

(moi) laisse-moi voir ton ventre, je vais te masser, ça va te faire du bien..

(mon homme) nooooooooon !!

(moi) laisse-moi voir, allez !

J’ai bien tout regardé : il avait RIEN.

RIEN DU TOUT.

Alors moi : "On essaie un point c’est tout !"

Je me suis allongée sur lui avec toute ma douceur coutumière. Seulement voilà, il m’avait tellement contrariée que j’ai perdu l’équilibre et qu’en tombant je lui ai filé un coup de genou dans l’aine.

(mon homme, hurlant) Ambre, j’apprécierais énormément que tu me laisses tranquille !!!!!!!!!!!

Pffffffff.

Chochote va.

D’ailleurs, j'me demande si il n’a pas avancé ça comme argument quand on a divorcé, le traître !

Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai été obligée de le changer ??

 

14 janvier 2008

anniversaire

Comme je le disais à Clo hier, chez moi, ya des bouquins partout.

Les trois bibliothèques sont blindées, donc j’en mets un peu sur les autres étagères, au pied de mon lit, en haut de l’escalier, en bas aussi.

En plus, je suis allée récupérer tous ceux de ma mère parce que mon frère voulait s’en débarrasser.

Sans compter ceux que Brie m’a amenés la dernière fois qu’elle est venue.

Alors voyez-vous, mes bouquins c’est devenu comme une foule pleine de monde.

Hier, j’ai donc eu l’idée de ranger mes bouquins.

J’ai fait un peu de chambardement, déplacé les K7 et les DVD pour faire de la place pour mes chers livres, en attendant que Isa me fasse une méga étagère.

Je suis vraiment contente, ils sont tous rangés.

Maintenant c’est les K7 et les DVD qui sont empilés par terre.

Mais comme dirait mon fils

"quand tu as une idée çà finit toujours mal "

Bon de toutes façons c’est pas çà que je voulais vous dire.

Aujourd’hui c’est l’anniv de ma rencontre avec Etty.

14_janv_1

Un an déjà !

14_janv_2

Mais la Vie, pas avare de surprises, m’a réservé quelque chose qui m’émeut encore bien plus,

une chose qui rien que d‘y penser,

me donne des frissons partout partout.

Et pas seulement parce que Sylvie a pensé à moi en écrivant ce beau message,

"une sorte de réponse, " dit elle,

" pour te dire que quand on se sent seule à plusieurs,(même à des kilomètres, même sans s'être serré la main), ben en fait, on est plus tellement seule! Même qu'on pourrait créer une communauté de solitaires et ça s'appellerait société.... ou blog..."

Aujourd’hui, 14 janvier 2008, la Joie met un peu de douceur sur le petit cœur tremblant de Sylvie.

14_janv_4

Eh oui.

On ne peut pas empêcher un petit cœur qui aime de trembler.

Et çà,

c’est le plus beau des cadeaux d’anniversaire.

14_janv3

28 novembre 2007

CHEVEUKOURÉHIDÉLONGU !

Tout vient à point à qui sait attendre.

Surtout, à vrai dire, quand personne ne s’y attend.

Même pas moi.

Ainsi, je vous informe que je me suis fait couper les cheveux.

Iceux et icelles qui me connaissant savent que c’est un scoop !! J’aime les cheveux ! Et encore plus les cheveux longs!!!! Je milite pour le cheveu !!!!

Jugez-en vous-mêmes : n’est-ce pas divin ? Étourdissant ???

28_nov_1

Ceci dit, c’est beau surtout parce que c’est pas moi !

c’est  Sylvie !!!!!!!

Mais bref.

Quand j’avais une douzaine d’années, j’avais le rêve secret d’être habillée seulement de mes cheveux. Donc je les laissais vivre leur vie, qui était on va dire un peu comme la mienne : n’importe quoi. Si bien qu’en fait d’être habillée de mes cheveux, je me suis plutôt retrouvée comme un hérisson, surtout les jours où çà me prenait de les taillader à coups de ciseaux.

Parce que régulièrement, je ne supporte plus mes cheveux. Évidemment, si l’être humain n’avait pas de cheveux, tout serait plus simple. Ou pas d’yeux. Ou des yeux plus éloignés des cheveux. Mais bon. La nature a fait n’importe quoi, comme d’habitude.

Il a donc bien fallu que je me décide de temps en temps à me couper les cheveux. (A chaque fois que j’ai pris cette décision, je savais que j’étais la fille la plus inepte que la terre ait porté. Hélas ! Comme la plupart de mes éclairs de lucidité, il est toujours arrivé trop tard )

Alors hop ! Me voilà donc avec ma grande patience naturelle me donner le premier coup de ciseau.

Clic clac.

Cinq minutes après, ma coupe est résolument quelque chose, mais quoi ?

Pas d’affolement, me dis-je, complètement affolée.

Clic clac.

Sept minutes après, je suis aussi sexy qu’une cocotte minute.

Un trou pour m’y cacher SVP ??? ( le problème avec les trous dans le sol, c’est qu’ils ne sont jamais là quand on a besoin d’eux !)

Ce qui m’amenait immanquablement à déambuler ensuite dans les rues avec la tête improbable d’un Duguesclin avorté.

Ma grande maturité (quoique relativement récente) m’a appris qu’il valait mieux dorénavant me confier aux mains d’un professionnel.

Le résultat n’est pas brillant, mais au moins, c’est pas à moi que j’en veux.

Enfin passons.

Ma soeur aussi aime les cheveux. La preuve : depuis sa prime jeunesse, elle se les bichonne. Elle se casse un jaune d’œuf sur la tête, puis elle se verse du rhum dessus. C’est pas de l’amour çà ???

Brie a les yeux fragiles (ils sont bleus comme la mer le soleil et la plage) et elle en profite pour se mettre des sachets de camomille sur les paupières pour les décongestionner.

Bon, évidemment, de la voir se balader avec son œuf sur la tête, sa camomille sur les yeux et moi mes masques d’argile sur le visage, çà n’améliore pas tellement la réputation de la famille.

Mais bon.

Revenons à mes cheveux courts.

Çà m’a, comme qui dirait, aéré les idées ! Car, comme dit le proverbe zen,

plus les cheveux sont courts, plus les idées sont longues !

Je voulais les teindre en rouge, mais pour une raison mystérieuse, la coiffeuse a refusé. (Aurait-t-elle craint pour la réputation de son salon ????)

Donc, j’ai envoyé à Diane du Québec une photo de moi avec mes beaux cheveux courts, et c’est là qu’elle m’a annoncé que je suis X.

Oui, parce que chez ces gens là, on compte pas, Monsieur, on compte pas.

On dit des lettres.

Ainsi, je vous annonce officiellement que nous sommes toutes classées en lettres.

Eh ben oui, je sais, çà fait un choc. Le choc des cultures.

C’est comme çà, faut vous y faire.

Bon, pour savoir quelle lettre vous êtes, il vous faut :

- un miroir

- une équerre

- un régle

- un papier et un stylo

Alors

1) vous vous placez devant le miroir

2) vous tenez l’équerre à bout de bras devant vous et vous fermez un œil (pour pouvoir vous crever celui qui reste ouvert au cas où le résultat vous déprime trop)

3) de votre œil vif et agile vous évaluez le contour de votre silhouette

4) que vous reproduisez sans tricher sur le papier. Quoi ? La règle ? Non, elle ne sert à rien. Posez la.

5) et là, tatataratatataaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!!!

Vous avez plein de choix :

A, B, C, O, double OO, I, E, X, Y, Z. ( Z, c’est surtout quand on est à genoux)

Ceci dit, toutes les lettres sont belles ! (comme dit Lung Ta qui, bien que déjanté  lévité, n’en garde pas moins les yeux grand ouverts les pieds sur terre).

Surtout qu’en général, les femmes sont plutôt féminines et gracieuses comme le roseau qui vient de naître.

Alors, mesdames, à votre stylo !

Quelle lettre êtes vous ????

29 octobre 2007

mon nouveau Maître à Penser

(moi) tu ne trouveras pas mauvaise, s'il te plaît, la curiosité que j'ai de t'entendre, car ta réputation, qui s'étend partout, peut excuser la liberté que j'en ai.

(Lung Ta) Ambre, tu me fais trop d’honneur.

(Diane) oui mais à toutes les fois qu'vous allez jaser comme çà je risque d'n’pas tout comprindre!!

(moi) c’est tsu just’min dins sste lingue, heu pardon, je reprends : c’est justement dans la langue que tu veux à tout prix conserver qu’on converse, Diane !

(Clo, à Diane) oui en somme elle veut le rencontrer parce que c’est un gourou !

(Lung Ta): chui pas un gourou !!!!!!

chui pas un gourou !!!!!!

chui pas un gourou !!!!!!

chui pas un gourou !!!!!!

chui pas un gourou !!!!!!

(Isa) bon, on va dire qu’on a compris, là.

(moi) de toutes façons si je dois avoir un gourou, c’est Clo ! Elle a tous ses chakras ouverts, c’est un signe de grande sagesse !

(Lung Ta) ... et cette grande sagesse vient du cerveau ! c’est dans sa partie néocorticale et en particulier, la partie préfrontale de ce néocortex, que se développe l’aptitude à raisonner, à calculer, à dessiner ....

(Dicky)  .... à faire de la poésie, à chercher sa destinée ....

(Brie) ...ou des escargots ...

(Diane) ooooooh j'sins qu’j’vais avouaère la migraine !

(Lung Ta) avez-vous la moindre idée de la capacité d’analyse du néocortex ????

(Diane) ... ça y est, j'sins qu'ça vient ....vète eune aspèrène !!!

(Lung Ta) ... ceci dit on est toujours seul et étant et agissant dans le moment présent, puisqu’il n’y a pas de "moi"permanent qui le remplit.

(Dicky) ah non ! Je m’insurge ! Un passé, oui ! Un futur oui ! Mais pas de présent ! Car si nous avons la perception d’un passé, d’un présent et d’un futur séparés c’est uniquement parce que notre cerveau-calculateur ne peut pas assimiler en temps réel toutes les informations qu’il reçoit ....

(Brie) oh dis donc, il est grave, lui aussi …

(Lung Ta) .....dès qu’on prend conscience du moment présent, il n’est déjà plus là ...

(Dicky, agitant un index) .. le cerveau est obligé de traiter séquentiellement, information après information, par petits lots ..

(Sylvie) oui, en même temps, ya pire, comme information..

(Dicky, les bras en croix) .... mais s’il le pouvait, il tirerait toutes les conséquences incalculables de chaque fait et VERRAIT le futur !!!

(Isa) pas possiiiiiiiiiiiiiiiible ??????????????

(Dicky) En fait il ne le verrait pas puisque la notion même de futur n’existerait plus !!!!

(Fazou) et dire que tout le monde nous a caché ça !

(Dicky, brandissant son ongle vert) tenez-vous bien : la succession du temps est une illusion !!!!!

(Diane) misère !!!!!!

(Sylvie) je sais pas si on va s’en remettre  !!

(Fazou) l’herbe est-elle plus verte ailleurs ?

(Dicky) .... Tout est maintenant : la graine, la plante, le fruit !!

(Isa) OUF!! Tu nous as fait une de ces frayeurs !!

(Clo) On l’a échappé belle, imagine, une graine et pas de fruit !

(Dicky, pratiquement en transes) Demain est déjà arrivé, hier reviendra!

(moi) purée, ils sont aussi atteints l’un que l’autre..

(Brie) on va essayer de les départager (à Lung Ta) allonges-toi et dis moi tout..

(Lung Ta) eh bien justement ! J’ai souvent mal à la tête !

(Clo) c’est classique quant on réfléchit trop!

(moi) .... sans compter qu’en réfléchissant, il lévite trop haut.

(Isa) illlévitroho ?

(moi) mais non, ilréfléchitro. Oui parce qu’en zen, on a un parler spécial. Par exemple, on va obulto.

(Diane) obulto ??? Misère t’sais tsu qu’mouaè aussi j’ai tsu des douleurs de tèèèèète ??

(Brie) et pourtant Jia est un cerveau lent.

(Isa) un cerf-volant ?

(Clo, à Lung Ta) tu prends pas assez l’air !!! va promener tes chiens tous les jours, comme moi !!

(moi) oui, écoute la Voix de la Sagesse !

(Lung Ta, déprimé) j’ai pas de chiens ...

(Sylvie) alors vis sous une yourte, comme moi !

(Dicky, s‘allongeant à côté de Lung Ta ) oui ben moi c’est pire : je suis victime de phénomènes paranormaux !!! .....bruits de pas, de voix, présences inexpliquées alors que je suis seul ...

(Isa) seul, c’est vite dit, vous êtes à combien sous ton scalp ?

(Fazou) tu joues des bambous debout ??

(Dicky, d’une voix presque inaudible) … même le chat ne comprend pas …

(Isa) t‘es peut être allergique aux chats ???

(Clo) prends des chiens, comme moi !!

(Brie) c’est un cas désespéré !!! et si on buvait un coup ???

(moi) oui ! Un bon jus d’orties !!!!

(Lung Ta) t’aurais pas plutôt un petit St Nicolas de Bourgueil ???

(Isa) pour un léviteur t’es bien terre-à-terre !

(Sylvie) peu importe l’ivresse pourvu qu’on ait le pot !

(Clo) d’ailleurs c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures bouillies.

(Diane) tint va la cruche au jouin qu’à la toute fin elle se cââââasse !!!

14 septembre 2007

des champs d'orties pour toujours

"qu’est-ce qu’elles viennent faire là, les orties???" me demande ma sœur en lisant ici mon histoire de baignoire qui déborde.

Oui, parce que maintenant, je pleure, je pleure, je pleure.

Matin midi et soir.

Comme un médicament.

Ben en fait, ptite sœur, les orties, çà veut dire ce qui pique dans la vie… tu vois genre, t’es là à admirer la beauté d’un lac, tu rêvasses devant un coucher de soleil, tu t’attardes au pied d‘une cascade, et t’es tellement désarmée devant tant de beauté, tellement charmée par tout ce que tu ressens, que tu te dis ah que ouais que elle est trop belle la life.

Ben pas du tout.

La life elle est pas belle.

C ’est rien que des ronces et des orties.

La beauté du lac : piège !!

La nichée de perdrix : traquenard !!

De joyeuses princesses poussant des bébés sur de riants gazons couverts de pâquerettes: n’importe nawak!!

Les soucis, les rendements, l’argent, les champs d’orties, çà c’est d’la vie. Les orties ont de la grâce et les ronces de la nécessité. Mais je comprends que çà te fasse un choc, toi qui a une tendresse toute particulière pour les orties. Comme pour les escargots (mais c’est une autre histoire)

Oui, bon, pour rester dans le jardinage, j’ai l’honneur et l’avantage de vous montrer des fusettes de lavande réussies. ( le seul problème c’est que c’est pas les miennes. D’ailleurs, je ne m’explique pas pourquoi l’autre jour je me suis retrouvée avec des tiges sans fleur. Çà m’a fait l’effet d’un boomerang en pleine figure, alors que je m’étais appliquée avec la patience que tout le monde me connaît. Alors pourquoi mes lavandes n’avaient plus de fleurs?? Hein ??? Pourquoi ???? ce phénomène reste totalement incompréhensible !! Aussi incompréhensible que la tronche de mes coussins le jour où j’ai décidé d’en confectionner. D’ailleurs tout le monde vous le dira : mes coussins sont résolument quelque chose, oui mais quoi ?????? J’ai entendu un ricanement là. Évidemment, c’est Diane ! Pour elle, la confection est un moyen d’épanouissement personnel. Franchement çà m’avait pas marquée. En plus, la dernière fois qu’elle a écouté son CD de méditation en cousant, elle s’est endormie sur son ouvrage ! Remarque, çà prouve qu’elle était bien relaxée !)

12 août 2007

mourir vivante

Le grand cri de colère lancé par ma sœur se termine par "quand l’homme va-t-il se réveiller?"

Mais pour se réveiller, ne faudrait-il pas que l’homme prenne conscience qu’il est endormi ?! Or, des études scientifiques ont prouvé qu’un homme qui utilise sa pensée choisit toujours la solution la moins compliquée, jetant ainsi sa jointe dans un abîme de perplexité. (alors que les femmes, elles, réfléchissent, comme l’ont montré ces mêmes études scientifiques) (enfin, la plupart. Le professeur Yapalfeu nous signale que l’étude concernant les nounounes n’est pas terminée, l’une d’entre elle ayant été aspirée par son aspirateur).

Oui, donc, où en étais-je ? L’homme, mû par son inné souci d’efficacité, va tout de suite à l’essentiel.

Ce qui le fait passer pour une brute (de décoffrage).

C’est vraiment injuste.

Il est simple et pur, voilà tout !

Écartelé entre ses différents instincts, les idéaux de son enfance, sa part de féminité qu’on lui somme de développer, il se perd dans des interrogations sans fond et sans fin qui finissent par l’endormir.

Surtout s’il est devant la télé en train de siroter une bonne bière fraîche.

Alors, je vous en prie, un peu de tolérance !

Cette petite mise au point étant faite, revenons sur le conflit extérieur qui se manifeste autour de nous, tel que Brie le décrit.

Mais alors là, je me pose la question :

le conflit extérieur n’est-il pas le reflet du conflit qui est en nous ? Ce conflit qui nous sépare, qui nous oppose en notre intérieur à une partie de nous-mêmes?

ne nous mentons pas !! toute personne de moins de 40 ans qui dit spontanément " s’il te plaît" ou s’exprime avec le sourire est une personne en souffrance, totalement inadaptée au monde de violence moderne dans lequel nous vivons.

Chaque jour sur la planète les conséquences dramatiques que des conflits internes projetés vers d’autres êtres, nations, religions, provoquent s‘étalent devant nos yeux terrifiés.

Ne faudrait-il donc pas que chacun commence par se rassembler en lui-même? (hineinhorchen, dit Etty)

n’est-ce pas ce sentiment de n’être pas unifiés (un !) qui nous rend malheureux ?? et pour certains nous poussent vers une boulimie de consommation pour combler des insatisfactions insatisfactiables ?

Nous avons créé une société consumériste (je dis bien : nous ! On a le droit de voter, non ?) dans laquelle nous refusons la frustration. Tout, tout de suite. Comme un petit bébé qui hurle après le sein de sa mère.

Nous sommes une nation de bébés-hurleurs qui exigeons notre joujou immédiatement : joujou/mac Do, joujou/portable, joujou/fringue de marque, j’en connais même une qui devient folle si elle n’a pas son joujou/sexe, (par discrétion je ne citerai pas de nom)

Bon, ceci dit, comme disait je ne sais plus qui, les problèmes n’existent pas, ya que des solutions .

Si vous ne supportez plus votre boulimique qui a toujours la bouche pleine et le menton plein de ketchup, au bout d’une demi-heure enlevez les assiettes !

quand aux Nutella et Sundae fraise : autorisés seulement dans la chambre des parents.

Et encore : dans un contexte érotiq pendant la méditation tantrique.

Et les droits ?? Comme si on avait le droit à tout ! droits ! On entend plus que çà ! Mais la vie elle aussi ne subit-elle pas des lois mathématiques ? Là où il y a droits n’y-a-t-il pas devoirs ?

Devoir de voir ?

De voir les cadeaux offerts par la Vie ?

À commencer par la Vie elle-même ?

Rien n’est dû, tout est cadeau.

Et mon cadeau, ce sera de vous donner cette grande et profonde règle de vie que m’a confié un vieux lama nantais égaré (il avait demandé son chemin à une nounoune, ceci explique cela)

Ce secret c’est :

Il faut commencer (peu commencent)

faire (rares sont ceux qui font)

Et finir (qui réellement finit ce qu’il a commencé?)

Faire la vaisselle c’est finir le repas

Alors, ne soyez pas égoïste. Permettez à vos hommes d’atteindre, eux aussi, la sérénité :

laissez leur faire la vaisselle !!!

12_aout

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