transparente
on va être morts
au pays des bisounours
Quant on consulte un psy, c’est qu’on est malheureux. Je connais absolument personne qui va consulter alors qu’il vogue sur une mer de félicités.
C’est peut-être de là que vient le problème .. Si on allait consulter pour cause de trop de bonheur (par exemple au début d’une histoire d’amour), cela permettrait de fixer dans notre mémoire (et sur le dossier du psy) tous ces instants fabuleux, de les « graver » quelque part, vu que quand on va mal, ces moments-là on a sérieusement tendance à les occulter complètement.
Bilan, quant on se pointe pour consulter, le thérapeute se retrouve avec une petite chose qui ne lui envoie que des trucs négatifs et souffrants. Il cherche à tâtons avec nous où on pourrait bien aller puiser des ressources, qu’on ne se rappelle même pas avoir eues tellement on a mal.
Mais lui alors, il saurait. Parce qu’il aurait consigné dans son petit dossier tout notre immense bonheur.
Quant on lui dirait « j’ai tout raté » il saurait bien que c’est pas vrai, exemples à l’appui.
On gagnerait du temps pour trouver la sortie, des millions d’années sûrement.
Mais bon .. <<<<<<< soupir >>>>>>>>>>
comme dit ma psy, je dois vivre au pays des bisounours ....
Des moments
Il y a certains moments où j’ai l’impression que je ne m’en sortirai jamais, que tous les choix dans ma vie étaient l’exact contraire de ceux que je voulais faire.
Il y a certains moments où je ne sais plus qui je suis. Je ne sais qu’une chose : je ne suis pas qui je suis.
Il y a certains moments où c’est si insupportable que je pars n‘importe où.
Creil, Beauvais, Lamorlaye.
Comme maintenant.
Je pars.
pas forcément les bons
Ce qu’il découvre devant ces types perdus, écrabouillés, c’est que plus ce qu’on lui dit est difficile à entendre, plus il est calme. Devant les souffrances d’autrui, il retrouve instinctivement la posture qui lui a permis de supporter les siennes lorsqu’il était cancéreux. S’ancrer au fond de lui-même, dans son ventre. Ne pas se révolter, ne pas lutter, laisser faire : le médicament, le cours de la maladie, celui de la vie. Ne pas chercher quoi dire d’intelligent, laisser venir les mots qui sortent de sa bouche : ce ne sont pas forcément les bons, mais c‘est seulement comme cela que les bons ont une chance de sortir. Emmanuel Carrère, "D' autres vies que la mienne" 
Monsieur Flexible
Aujourd’hui je vais vous parler d’un petit personnage que ma fille a introduit dans la vie de ses enfants de 2, 5 et 6 ans, il s’agit de Monsieur Flexible. Monsieur Flexible est un petit bonhomme qui se laisse tripoter, et quand je dis tripoter, je suis gentille : en fait, mes petits-fils l’étirent, le plient, le malaxent sans aucun égard, car ils savent (leur maman le leur a expliqué) que Monsieur Flexible reviendra toujours à sa forme initiale. Et avec le sourire en plus ! Et non seulement il revient comme avant, mais il ne se brise pas ! Eh bien moi, je voudrais un cœur comme ça. Un cœur qu’on pourrait triturer à loisir, étirer dans tous les sens jusqu’à l’extrême imaginable - et même au-delà. Je voudrais un cœur qui n’ait pas d’inconscient (l’inconscient, c’est complètement idiot moi je vous le dis - l’inconscient vous attire systématiquement vers les seuls trucs qu'il connait, même si c’est des trucs archi-nuls, des bons trucs bien lourds qui vont bien vous gâcher la vie, ben lui il y fonce tête baissée sans réfléchir. Parce que l’inconscient, non seulement il est idiot, mais il a une force d’inertie incroyable ! je vous prie de croire que question inflexibilité c’est un champion !) Alors je me suis dit ça : pour ma Saint Valentin, je vais m’offrir un petit cœur qui peut encaisser tout ce qu’on veut sans se briser. Un petit cœur flexible.
faire la paix (intro)
Le truc que je viens de livrer à vos yeux ébahis, juste avant (c'est à dire après) (ici), je l’avais écrit sur mon premier blog en 2006, blog qui n’existe plus puisque comme le savent mes fidèles (misère, déjà quatre ans que vous me supportez !) je souffrais de suppressite de blogs aigüe, - pour reprendre le bien joli qualificatif dont m’a affublé Fazounette une fois, j’étais une blog-trotteuse.
Je me suis un peu calmée. En tout cas, au niveau des blogs.
Tant mieux, parce que je commençais à me fatiguer sérieux.
Ceci dit, n’allez pas croire qu’être calme c’est de tout repos !
Pour moi ça veut dire aussi, entre autre :
- ne plus chanter à tue-tête (bon, OK, personne s’en plaint !)
- ne plus danser en faisant la vaisselle .. ou quasi plus :-(
Remarquez yen a au moins un qui est content, c’est mon fils (soi disant je lui fichais la te-hon de sa vie quand ses te-po voyaient sa reum "danser bizarrement, dans ton style vraiment à part, un mélange de valse et de hip-hop")
-
mais surtout, ô mon Dieu surtout.. j’ai perdu mon humour. J’arrive plus comme avant à voir les choses comme si j’en étais une.
C’est grave docteur ?
Parce que franchement, pas avoir le moral, ça me déprime !
elles
Ça commence par une prise de pouvoir.
Elle n’y voit que du feu. Il la contrôle, petit à petit, sur sa façon de s’habiller, de ne pas plaire, as tu besoin de te dandiner comme ça lorsque tu danses ? devant cet homme en plus, qui ne te quittait pas des yeux ? et ce rouge à lèvres, enlève-le, frotte, j’ai pas envie qu’on croit que je sors avec une pétasse ! et c’est quoi cette façon de t’habiller ? ta jupe est trop courte, c’est pas de ton âge, et puis tu vas attraper froid, maintenant pour sortir tu mettras un manteau long. Mon dieu, comme il est attentionné !
Elle avait bien quelques amis, quelquefois même elle les voyait, mais à quoi rime de lui mentir ? que dire ? que taire ? pour qu'il se mette encore en colère !!! " Fais couler le bain que je ne t’entende pas téléphoner à ta copine !! d'ailleurs quel besoin t'as de lui téléphoner, je ne te suffis pas ? " Allez, plus de téléphone, coup de ciseau sur le cordon. Il veut me protéger, c’est sûr, il m’aime tellement ! De toutes façons les amis à quoi ça sert ? Elle les croyait indispensables, elle en faisait toute une affaire, mais il a bien raison, on peut bien vivre sans.
c’est comme sa vie d’avant, qu’est-ce que ça peut faire sa vie d’avant puisqu’elle était sans lui ? rien que pour lui, maintenant, la douceur de sa peau entre ses mains. Regarde, on n’est pas plus heureux comme ça ?
Privée de soleils elle se desséche, de toutes façons il a raison, elle est tellement nulle,
et même, ce qui t’arrive c‘est bien ta faute, regarde ce que tu fais de lui, tu le détruis, tu le rends fou, tu crois qu‘il fait ça pour son plaisir ? T’as pas honte de le persécuter ainsi ? Après tout ce qu’il a fait pour toi !!!!
Regarde ce que t’étais quand il t’a rencontrée, une moins que rien, plus bas que terre..
C‘est TOI qui le rends à cette extrêmité ! Assume un peu le choix que tu n‘as jamais fait !
Mais toi bien sûr tu ne dis rien.
Qu’est-ce que tu dis ? il est violent ? Mais tu es folle ! As-tu perdu tout discernement ? Il est pas violent il est charmant.
CHAR-MANT. C’est ce que diront tous les gens.
Mais toi tu n’es qu’une pauvre folle. Une hystérique. Bien sûr, c’est pas vraiment ta faute, avec le père que tu as eu ..
Ah oui vraiment, il a raison, je mérite bien ce qui m’arrive. Et puis j’aime ça je suis maso. C’est formaté depuis longtemps.
Heureusement que les autres sont là, pour m’aider à y voir clair. "t’as jamais eu de caractère. T’as qu’à partir, c’est quand même pas dur. Mais t'es trop faible ma pauvre fille. Tu t’es toujours laissée trop faire. Tu n’as que ce que tu mérites."
Et puis ya ceux qui n’écoutent pas, ceux qu’elle dérange,
mais qu’est-ce que tu racontes ? Cet homme là, c’est une crème d’homme. Ma pauvre fille, t’es vraiment traumatisée, arrête de vivre dans le passé !
Et puis ya le médecin, qui hésite à faire des certificats, ou alors il le fait du bout des doigts,
un crime, ça ? Vous plaisantez, c’est juste un bleu ça va passer
Et puis ya les gendarmes,
anormal ?
inadmissible ?!
inacceptable ?!!!
Comme vous y allez !!! est-ce que vous ne l’auriez pas un peu cherché ?
Et puis ya les enfants, qui ont peur, mais après tout c’est mon papa ..
Et puis ya toi, ta pire ennemie, qui adhère à tout ce qu’il dit.
Et c’est comme ça
que les femmes battues ne partent pas.
3 avril 2008
Quelqu'un d'autre
tant de désespoir
Dans quoi s’enracinait tant de désespoir ? Était-il d’origine psychologique ? La faute incombait-elle à papa et maman ? Était-il simplement temporaire, une mauvaise passe dans ma vie ? Était-il d’ordre génétique ? Était-il culturel ? Était-il lié aux astres ? Était-il artistique ? (Les créateurs ne souffrent-ils pas de dépression parce qu’ils sont ultra sensibles et tellement spéciaux ?) Avait-il partie liée avec l’évolution ? (Se peut il que je porte en moi la panique résiduelle qui fait valoir ses droits après que, des millénaires durant, mon espèce a tenté de survivre à un monde brutal ?) Était-il karmique ? (Tous ces spasmes de chagrin ne sont-ils la conséquence de mauvaises conduites dans des vies antérieures ?) Était-il le fait d’un dérèglement hormonal ? Alimentaire ? Philosophique ? Saisonnier ? Environnemental ? Accédais-je à une aspiration universelle pour Dieu ? Souffrais-je d’un déséquilibre chimique ?
Ou avais-je tout simplement besoin de m’envoyer en l’air ?
Elizabeth Gilbert, "Mange, prie, aime"
;-))))

rassemblement
mais qu’est-ce que j’écris ? comme d’habitude, je m’égare. Je voulais juste vous parler de ce pauvre Osiris, dont le corps a été découpé en morceaux par son ingrat de frère. Je vous assure, on ne peut pas faire confiance aux hommes. Regardez Isis, qu’est-ce qu’elle fait, aussitôt, elle ? Eh bien elle se met en quête de tous les morceaux de son homme/frère/bien-aimé (on ne peut pas faire plus dévouée, franchement), - sauf le morceau principal, puisque damned ! elle ne l’a pas retrouvé !!! Ensuite avec tout son amour (et avec une de ses sœurs aussi)(les sœurs c’est bien, bien mieux que les frères j'vous l’dis) elle a reconstitué le corps d’Osiris, et même la partie manquante, qui il faut bien le dire était la seule indispensable puisqu’Isis, comme toute nana normalement constituée avait une idée derrière la tête, enfin plutôt un peu plus bas : lui faire des petits mamours et accessoirement un enfant. Pourquoi vous raconte-je tout ça ? Déjà parce que c’est hyper intéressant et que je ne vois pas comment vous auriez pu continuer à vivre sans le savoir. Et ensuite parce qu’à une certaine période de ma vie, qui n’est pas si ancienne non plus mais qui est quand même et malgré tout passée vu qu’elle n’est plus présente, je me sentais comme Osiris : a pezzi (en miettes). J’étais en train de faire mes courses, et au milieu des légumes (qui entre nous soit dit, semblaient me regarder comme si j’étais des leurs), en sortant la liste de ma poche, tiens qu’est-ce que je trouvais ? un petit morceau de moi. J’astiquais les sols (et Dieu sait que je suis une experte es-astiquage de sol, et comme en plus à cette époque je dansais encore en faisant le ménage, on aurait pu dire que j’étais le rat de l’astiquage des sols) et que voyais-je sous un meuble ?? un autre petit morceau de moi. Et ainsi de suite. Tout cela était donc fort inconfortable, vous en conviendrez, car je me sentais disséminée et profondément minée. Or, je n’avais pas d’Isis sous la main pour me recoller ! Et non seulement je n’avais pas d’Isis, mais j’avais croisé une personne qui était son exact contraire et qui prenait un malin plaisir à m’appuyer sur la tête alors que je me noyais. Oh bien sûr, comme je le disais plus haut, c’est du passé. Néanmoins, je sais pas pourquoi, cette émotion de souffrance, elle me cueille par moments et elle me fait encore mal. Alors j’essaie de me vider la tête, et là c’est un truc de dingue les conversations que je peux avoir avec mon esprit dans ces moments là : (moi) tiens toi tranquille et écoute le silence ! (lui) tu te rappelles quant elle t'a dit ça ? (moi) tais toi ! écoute le silence ! (lui) et le jour où elle t'a fait ça ? (moi) si tu t'imagines que je vais me mettre en colère ! (lui) tu vas tout de même pas rester assise là à rien faire et à respirer bêtement ? (moi) est-ce que tu pourrais fermer ton clapet ? (lui) et cette phrase là, cette phrase, me dis pas que tu l'as oubliée ? Alors je me dis que je dois être une mauvaise femme. Oui, je devrais oublier. Ou pardonner. Ou les deux. Après tout, c’est du passé. Et le passé ça compte pour du beurre, non ?
Quand j’étais jeune et belle (comme dirait mon fils) j’avais lu ce livre avec délectation. Il y a d’ailleurs une scène divine où l’auteur décrit l’abandon du Pharaon (qui n’en est pas moins homme) aux mains de toutes ses petites reines. Mmmhh .. 





anti-dépression
Clo disait ici que l’homme idéal n’existe pas. Comme d’habitude, elle exagère .. il existe ! C’est juste qu’on s’attend à le trouver en un seul homme. C’est évidemment complètement utopique !! il faut juste le chercher en kit (contrairement à la Femme Idéale qui elle, existe)(ya juste à me regarder)(enfin si on fait abstraction de mon gros nez rouge) (et de mes yeux qui coulent)
Ben oui parce que figurez vous que chui balade !
Ma fille aînée (la spécialiste en trucs naturels) m‘a suggéré un truc épatant pour me soigner (dixit elle): une bouillie d’oignons écrasés dans du miel.
Allez savoir pourquoi jme suis pas ruée sur cette recette soi disant miracle.
Elle m’en a filé une autre : du lait à l’ail. En ajoutant que "c’est aussi super bon pour les gens anti-dépressifs !"
Eeeeeeh, ma fille, ..
c’est pas parce que j’ai tout qui coule que chui anti-dépressive !
La dent enkystée
Je suis une faiseuse de kystes, de nodules, d’adénomes en tout genre. Ce qui prouve, peut être, le pouvoir pernicieux des mots, ceux que je ne dis pas, qui se cadenassent, s’enveniment, se nourrissent en silence et m’empoisonnent inexorablement.
Je me fais donc régulièrement extraire des boules de maux.
La dernière était in a tooth.
Me voilà donc au cabinet dentaire.
Alors là surprise : c’est pas la même assistante dentaire que d’hab. Et non seulement c’est pas la même, mais c’est une que je connais bien vu qu’on a habité longtemps dans le même coin.. On commence donc par se taper une petite causette, on se donne des news de nos fils. Elle me sert l’apéro (comme elle dit)(le gobelet infâme que tous les dentistes proposent quels que soient les soins, avec juste de l’eau). La dentiste arrive sur ces entrefaites et demande si elle nous dérange pas trop. C’est qu’elle a une anesthésie à me faire, elle !
Oh lala, quel rabat joie ! Je sais pas si je vais la garder dans mes relations celle-ci..
Bon alors je sais pas pour vous, mais moi, les piqûres, j’aime pas ! et alors les piqûres d’anesthésie in ze gencive,
j’aime encore moins que pas !
J’essaie de l’amadouer, mais rien n’y fait. Elle arrive avec sa grosse seringue, et le pire de tout, c’est qu’elle commente.
(la dentiste) alors là voyez j’enfonce bien pour que ce soit parfaitement insensibilisé..
(moi) hhhhhhhhhhh..
(la dentiste) allez encore un petit coup ici..
(moi) rrrrrhhhhhhhhhhhhhhhh..
(la dentiste) ah oui je sais dans la gencive c’est très très sensible ..
(moi) rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrhhhhhhhhhhh..
(la dentiste) eh hop ! Un ptit dernier pour la route !
(moi) rrrrrrrrrrhhhhhhhhhhh..
Bon.
L’anesthésie est faite.
(la dentiste) Bien. Maintenant vous vous reposez. Pourquoi vous êtes tendue comme ça aujourd’hui ? d‘habitude vous êtes pas comme ça ?
(me rappeler que j'ai choisi cette dentiste à cause de son humour)
(la dentiste) Vous voulez de la lecture ?
(moi) Vous auriez pas du thé plutôt ?
Bref.
L’assistante vaque.
La dentiste surfe.
Cinq minutes s’écoulent..
(moi) C’est normal que je ne me sens pas du tout ankylosée ?
(la dentiste) Absolument. C’est une toute nouvelle anesthésie composée uniquement avec des plantes. Il n’y a pratiquement pas d’effets secondaires parce qu’elle est toute douce. Vous voyez on n’a plus la bouche déformée comme avec les anciennes anesthésies. D'ailleurs je la teste sur vous.
(moi) oh joie !!!!
(la dentiste) c’est pour ça, dites-moi bien comment vous vous sentez ?
(moi) Oh bah j'me sens de rentrer chez moi là tout de suite ?
(la dentiste) Ahahah !! Toujours le mot pour rire, je vous reconnais bien là !
Quinze minutes..
Je compte les carreaux au plafond, de toutes façons ya rien de mieux à faire et puis j’avoue que je commence à somnoler sérieux. Jme demande si c’est déjà arrivé qu’une de ses patientes s’endorme pendant qu’elle lui arrache une dent ? Ce serait une première ! Quelle gloire pour son produit anesthésiant à bases de plantes douces ! Allez tiens, je vais piquer un ptit roupillon..
Raté.
Voilà la dentiste qui rapplique juste au moment où je commençais à fermer les yeux. On peut jamais être tranquille, c’est insensé ça !
(la dentiste) bon je teste, je vais vous donner quelques coups vous me dites si vous sentez quelque chose ?
(moi, la bouche grande ouverte) hhhhhhhhhhhhhh..
(la dentiste) (BAMBAMBAM) je vous fais mal ??
(moi, la bouche grande ouverte) hhhhhhhhhhhhhhhh..
(la dentiste) Paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarfait. Alors on y va. Je prends ma pince.
(moi, la bouche grande ouverte) hhhhhhhhhhhhhhhh..
(l’assistante, à la dentiste) vous croyez que cette pince est assez solide ? (puis se tournant vers moi) vous comprenez, avant j’étais coiffeuse alors j’ai pas l’habitude ..
(moi, la bouche grande ouverte) hhhhhhhhhhhhhhhh..
(la dentiste) Bon, on va le faire en plusieurs fois, elle est grosse..
(l’assistante, à moi) La dent, pas vous, ahahahahahah !
(moi, la bouche grande ouverte) hhhhhhhhhhhhhhhh..
CRRRRRRRRRRRRRRRRR CRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR !!!
(l’assistante) ça fait du bruit hein ??? C’est horrible hein ?????? Ça fait pas mal mais qu’est-ce que ça fait comme bruit !!!
(la dentiste) et d’un !!!!!
(l’assistante, à la dentiste) Au fait vous êtes sûre que c’est la bonne ?
(la dentiste) Arrêtez, j’ai un doute maintenant ..
(l’assistante, à la dentiste) ça saigne beaucoup ..(puis se tournant vers moi) vous comprenez, je débute, j’ai pas l’habitude ..
(la dentiste) Et de deux !
(l’assistante, à la dentiste) Le morceau qui reste il a l’air coton ! On va être obligé de le casser à coups de pioche ahahahahhahaha !
CRRRRRRRRRRRRRRR CRRRRRRRRRRRRRR BAMBAMBAM !!!!
(la dentiste) Et voilà !!!!!!!!!!! C’est fini ! Bon je vous mets un coton hémostatique, appuyez bien dessus !
(l’assistante, à moi) Oui, serrez bien le coton. Je reste à côté de vous ! je vais vous faire la conversation, vous êtes contente ? Vous comprenez, j’ai l’habitude de parler aux gens, rapport à mon métier d’avant.. d'ailleurs c’est pour ça que la dentiste m’a choisie.. Le seul truc c’est qu’ici les gens peuvent pas me répondre, vu qu’ils ont tout le temps la bouche ouverte ! c’est bête !
Ah bah ça, pour être bête,
c’est bête !!
la porte vitrée
"J’ai une nouvelle appétissante à t’annoncer !"
me dit ma fille cadette au téléphone. "Adeline est rentrée dans une baie vitrée et elle s’est éclaté le nez !"
Quelques minutes après, version de la victime (ma fille aînée) ..
"Maman c'est absolument frénétique comment j’marche sur les nerfs ! Je suis tellement sur le bord des larmes que j'suis rentrée dans une porte vitrée !!! mais je te jure jetejurejetejure qu’elle est toujours ouverte d’habitude !!!!!!! À croire que même les portes se liguent contre moi !!!
Bilan : j’ai l’nez dévié et j’ai mal à une gencive-dent ! Ya vraiment pas d’quoi se pavaner de rire ! Chui une comédienne torturée .."
N.B. La façon qu’ont mes filles de s’exprimer surprendra peut être le visiteur non averti. Je ne sais pas quoi vous dire. Je ne vois vraiment pas de qui elles peuvent bien tenir ça..
Non.
Vraiment pas.
Histoire d'un sein (2e épisode)
Mercredi 9 juillet 2008 (veille de mon anniv)
Aujourd’hui je vais chercher les résultats de la biopsie. J’ai mis une bouteille d’eau dans le frigo (je vous rappelle que je ne bois pas d‘alcool) : si c‘est bon je fais la fête, si c‘est mauvais je noie mon chagrin.
Dans les deux cas faut que la bouteille soit au frais.
Salle d’attente. Pensées toxiques. Allons, pas de panique. Reviens à ton centre. Ici et maintenant. Rappelle toi, tous les trucs de ZPLN. C’est le moment ou jamais de mettre en application.
Ici ! au pied les pensées ! Je suis ce que je suis aujourd’hui.
(Deux heures plus tard ...)
Me voilà devant la sénologue.
(elle) la biopsie n’a rien montré de malin.
(moi) yeeeeeeeeeeeepeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !
(elle, souriante comme une porte de prison) va falloir passer à l’IRM maintenant.
(moi) ben pourquoi ?
(elle) ya une masse et je ne sais pas ce que c’est.
(moi) ah bah oui mais ça va pas être possible, là.
(elle) moi j’ai fait tout ce que j’ai pu. Ça fait 28 euros.
Durée de la consulte : 3 minutes.
Jeudi 10 juillet
Les endroits où on fait des IRM mammaires, ça court pas les rues. C’est pas la peine d’habiter si près de Paris, j'vous le dis !
Je trouve un radiologue qui n’est pas parti en vacances, mais il n’est disponible pour regarder les clichés que le 22 juillet.
Encore un mauvais pressentiment, parce que le 22 juillet, c’est l’anniv de mon ex. Bon, c’est stupide !! ça ne peut pas me porter malchance, puisque c’est grâce à mon ex que j’ai deux filles merveilleuses. On va quand même pas chipoter parce qu’il m’a bouzillée l’existence pendant dix ans !!
Allez zou ! Le 22 juillet , le radiologue va me dire que la masse a disparu.
Ça va être un grand jour, je l'sens.
Jeudi 17 juillet
Par les transports en commun ce n’est pas facile de se rendre à l’hôpital où on fait les IRM. Ya des trains que toutes les heures, avec un changement au beau milieu du trajet (avec attente d‘½ heure) et l’hôpital est loin de la gare. Bon c’est pas que je sois paresseuse à marcher, mais allez savoir pourquoi, je me laisse aller à m’inquiéter un peu. Je ne suis qu’une faible femme, ne l’oublions pas.
Bref, je demande à Macho Man de prendre une matinée pour m’accompagner (je sais qu’il peut le faire facilement, il a un chef vraiment cool, compréhensif, compatissant, un chef comme on en voudrait tous, et je le sais d’autant plus que mon joint vient de se prendre une journée pour un rendez vous qu’il avait, LUI)
Pas de bol : Macho Man refuse. Il prétend qu’il peut pas.
Mardi 22 juillet
Je fais donc appel à ma taxi. (Mais non, Diaaaaaane ! En Frince, on appelle pas les taxis "ma taxi" ! C’est juste que mon taxi est une taxi, et qu’en +, c’est ma côôôpine, une fois je lui racontais que lorsque je suis avec ma sœur on se tape des crises de fou rire épouvantables, et joignant le rire à l’explication, me voilà partie à rire, mais à rire ! et ma taxi qui se met à rire à son tour à gorge déployée, sauf que elle, elle était en train de conduire !!! Et puis vraiment elle est sympa. Moi je l’èèèèème.)
Tout ça pour dire : j’y vais avec ma taxi.
J’entre dans l’hôpital. Je demande à l’accueil où ça se passe, les IRM.
Surprise : à l’accueil, la dame est accueillante !
Elle m’indique le chemin.
Centre de radiologie : là aussi, la dame de l’accueil est souriante. A mon avis, ya pas que les malades qu’on shoote, ici. Je sens que je vais m’y plaire (ceci dit, l’un dans l’autre, c’est pas plus mal, rapport au pressentiment ..)
Ah. Voilà le grand manitou.
Il observe, il observe.
Suspense.
(Ouais, c’est sûr, le machin n’est plus là. Je croise les doigts, j’implore Dieu, Jésus, Bouddha, et quelques autres divinités pour faire bonne mesure.Grand Manitou me sourit. C’est bon signe ça, non ?)
(Grand Manitou) bon. C’est OK !
(moi) quoi qui est OK ?
(Grand Manitou) on la fait, cette IRM
Quel rabat joie celui là.
Je ne sais pas si je vais le garder dans mes relations.
(Oui parce que pour ceux qui savent pas encore, je suis claustrophobe. De chez claustro. C’est de famille. Ma sœur aussi. On préfère se taper 17 étages que monter dans un ascenceur) (fin de la parenthèse)
La secrétaire, justement :
Êtes vous claustrophobe ?
(moi) absolument ! Alors je veux qu’on m’endorme ! Je veux qu’on m’endooooooooorme !!!!
(elle, toujours aussi souriante) (penser à lui amener des bonbons la prochaine fois, pour sa gentillesse) désolée mais on ne peut pas vous endormir. Par contre vous pouvez vous faire accompagner.
(moi) ah ? quelqu’un peut rentrer avec moi dans la petite pièce ?
(elle) oui, je vais vous donner deux questionnaires, un pour vous et un pour la personne accompagnante.
Mardi 22 juillet, le soir
La nounoune (moi), qui est conne, qui n’a toujours rien compris demande à son joint s’il peut prendre une journée pour l’accompagner la semaine prochaine. Après tout, on se marie pour le meilleur et pour le pire. Le truc, c’est que lui il a dû imprimer que la première partie(et à sens unique).
Donc, Macho Man : toujours non.
Moi (faisant des grands gestes avec mes bras et mes jambes) moi j’ai toujours été là pour toi, j’ai partagé tout ton pire ! Et toi tu ne partages que mon meilleur !!!!!!
Macho Man : arrêtes ton cinéma, tu es complètement folle, c’est ton père qui t’a traumatisée.
Fin du dialogue. Il a épuisé toutes ses batteries pour un mois (comme dirait notre fils)
Bonjour le soutien. Diane dit que le soutien c’est comme la cerise sur le sundae. Bon, ben j’ai pas de cerise et pas de gâteau non plus. On va faire avec.
Allez, haut les cœurs.
Je rappelle ma taxi.
(elle) Bien sûr que je vais vous accompagner.
(moi) et rentrer dans l’hôpital avec moi ?
(elle) mais bien sûr, j’ai bien vu ce matin au retour que vous étiez angoissée
(moi) et, heu.. rentrer dans la petite pièce d’IRM ?
(elle) mais oui. Mais oui. Bien sûr que je ferai ça pour vous.
Ah purée ! Ma taxi m‘èèèèèèèème !
Comme dit ma sœur quand je lui ai raconté ça, "eh bien elle est drôlement sympa ta taxiwoman !! En fait non, elle est normale, c’est-à-dire HUMAINE !! Ce qui est triste c’est que tout le monde devrait agir ainsi mais que quand ça arrive, on trouve ça extraordinaire .. Ya vraiment plus beaucoup d’humanité dans ce monde .."
Samedi 26 juillet
Coup de fil à Diane du Québec :
(Diane) oh Nadèèèèèèèèèège, ya deux jours j’ai pensé à toi !
(moi, émue) ah ?
(Diane) oui figures toi que je suis allée manger une crêpe !
(moi) ah ? Tu penses à moi quand tu vois une crêpe ?
Sympa, les copines.
(à suivre)
histoire d'un sein (3e épisode)
28 juillet 2008
Je vous remercie infiniment de votre soutien, de votre réconfort, de vos mots, de vos bisous, à mon tour je vous en fais plein (des bisous, pas des réconforts) enfin je vous fais des réconforts aussi si vous voulez
de toutes façons, comme j'ai dit à Clo tout à l'heure, enfin plutôt comme j'ai dit à Madone de la Source (hein que Madone de la Source c'est autre chose que Guern de Bé ? hein ? hein Fazounette? hein Mollie Jolie ? hein Isanoune? hein Bridgeoune ? hein Dianouille ?) oui donc, j'ai décidé de chanter à tue tête à l'hôpital pour penser à rien !
VOI-LA ! (on verra si l'accueil reste accueillant..)
bonne soirée et à bientôt !
29 juillet
Ma taxi et moi, on arrive donc ce matin à l’hôpital avec chacune notre petit questionnaire (ya pas mal de conditions pour rentrer dans la petite pièce d’IRM, et entre autre de ne pas porter de soutien gorge. Bon je ne vais pas commencer par vous faire esclaffer de rire en vous disant que pour moi ya pas de problème. Ma taxi par contre avait mis une jolie petite tunique sans rien dessous. <<<>>>> ma taxi m’èèèèèèèèème !, oui et donc aussi, par exemple, pas de maquillage, ce qui m’a déprimée car je voulais justement leur faire une très forte impression en plus de leur chanter quelque chose)
Et nous voilà à l’accueil.
Ce n’était pas la même secrétaire que l’autre fois.
Elle, c’était plutôt genre "chui bonne pour un contrôle fiscal "
Je lui présente nos beaux questionnaires et elle me fait :
" Madame ne rentrera pas avec vous"
" ah ? " réponds-je, démontrant une fois encore mon extradinaire capacité de répartie
" personne ne va rentrer avec vous, même pas le docteur" (quel dommage .. il est pas mal)
Puis, de sa voix aussi douce que du papier de verre elle ajoute :
" on vous a dit qu’elle allait pouvoir rentrer avec vous ? "
Moi : " ben oui"
La secrétaire marque une pause pour augmenter l’effet dramatique puis lâche : " eh ben non"
Moi :" ah "
Bon, j’ai été un peu déstabilisée sur le moment, mais finalement je remercie la gentille secrétaire qui m’avait laissé croire cela possible, car je ne me suis pas angoissée là-dessus inutilement !
Après relativement peu d’attente nous voilà dans le " vestiaire" où ma taxi a le droit de venir. Je lui fais donc un beau streap tease (le questionnaire servait à rien, en fait faut tout enlever !) après quoi le médecin est venu poser un cathéter pour mettre la potion magique, enfin plus exactement il a cherché un endroit sur mon bras qui n’avait pas brûlé.
Oui parce que la veille, pour me remonter le moral, je me suis fait un gâteau. Comme le moral était très bas, le gâteau était énorme. Et comme je suis aussi adroite que bonne cuisinière, jme suis brûlée à chaque fois que j’ai testé la cuisson, qui n’en finissait pas ..
Oui alors donc, me voilà avec un seyant truc bleu transparent, la petite culotte que j’ai eu le droit de garder et l’aiguille plantée dans mon bras.
Puis une dame, à qui je ne manque pas de redire que j’ai peur, m’emmène dans la fameuse petite pièce qui me terrorise depuis 8 jours. Finalement vu qu’on m’a fait enlever mes lunettes, j'ai rien vu. Je n’ai aucune idée de ses dimensions (je parle de la pièce, pas de la dame)
La dame me demande alors de m’allonger sur un lit qui m’a l’air plutôt confortable, ma foi, et de placer mes seins dans deux trous qui en auraient contenu 4 comme les miens.
Ah.
Comme je vous l’ai déjà dit, allongée je suis plate (que ce soit recto ou verso). Alors pour faire rentrer les seins dans les trous, encore eut il fallu qu’ils y pendassent. On a dû creuser sévère. C’est là qu’on prend la mesure des bienfaits du yoga, je me suis contorsionnée, la dame a poussé. Han ! Han !
Bon, ça y est.
Après quoi, elle me met un casque sur les oreilles. Hm, ça s’annonçe bien ! c’est sûrement de la musique douce pour accompagner la chansonnette que j’ai décidé de leur pousser !
Ben pas du tout.
C’est pour atténuer le barouf que paraît-il, l’appareil ne va pas tarder à faire.
Bon, me voilà en place.
Ya plus qu’à faxer.
Là, j’avoue, je suis pas trop tranquille.
Je lui demande si elle va venir me rechercher après.
" non non, je vous laisse là une semaine "
Misère.
Ça bouge.
Le lit sur lequel je gis rentre dans l’anneau.
Lelisurlekeljegirentrdenlano !!!!
Bon, que fais-je ? Chante-je tout de suite?
Au lieu de ça je lui demande si au bout, c’est OUVERT (nonobstant le fait que de toutes façons je vois pas le bout puisque je suis à plat ventre, la tête posée sur le côté). Toutefois, cette adorable personne se place de l‘autre côté de l‘anneau et me fait youyouh ! pour me montrer que c’est pas fermé. Après quoi elle sort de la pièce en me disant de me détendre.
Je ne suis pas quelqu’un de contrariant, moi, non, vraiment pas. Jme suis tellement détendue que çà m‘a réveillée quand l‘appareil s‘est mis en marche (c’est en effet très bruyant). Bon, j’aurais peut être pas dû reprendre un xanax à l’hôpital, alors que j’en avais pris un ce matin et un cette nuit.
Et un hier soir.
Conclusion : dans ce truc, pour se détendre c’est zéro. Ya qu’un truc à faire : rien. Çà s’est très bien passé car rien, je sais particulièrement bien le faire.
La même gentille dame est venue me réveiller quand c’était fini, elle me retire le cathéter.
(moi) vous voyez que fallait pas être inquiète !
(elle) ??
(moi) .. je n’ai pas bougé pendant l’IRM !
Et voilà qu‘à l’aide d’un coton imbibé de je ne sais quoi, elle se met à frotter avec vigueur toutes mes traces de brûlure. Je dis rien (le quadruple xanax a dû aider) mais misère ! elle me fait mal !
Bon, quand elle a fini de me peler le bras elle me fait :
" oh ! mais c'est des brûlures ! Je croyais que c’était des traces de sang séché !" (et une nounoune de +, une !)
Bilan : Clo avait raison, passer un IRM c’est de la gnognote et ça fait pas mal.
Par contre faut pas espérer s’y détendre ou chanter.
Bon, je vous raconte la suite demain car là j’ai sommeil, je me demande si je fais pas une surdose de xanax..
Histoire d'un sein (fin)
fin de mes aventures médicales :-)
Bien alors je vous fais un résumé de mes pitites misères (à lire accessoirement ici ) :
au cours de ma dernière mammo de contrôle, la sénologue découvrit des petites bouboules, qu’elle se mit en devoir de ponctionner avec une application qui frise l’admiration. Elle m’avait recommandé par ailleurs d‘aller passer un IRM. La peur m‘avait mise dans un tel état d’altération que je m’étais mise à ahaner : chuijmalade?

Doajvrémanpassécettihéreme ?
ochkour, jeune séplusskejdoafère !
Heureusement, Clo sur son cheval blanc m’avait dit :
(Clo) t’as pas à avoir peur. C’est dla gnognote et ça fait pas mal.
(moi) mouais. Ben c’est pas parce que ça fait pas mal que j’ai pas peur.
(Clo) s’apitoyer sur soi-même, c’est bien la pire des choses à faire !
Finalement, Clo avait raison sur (presque) tout :
c’est dla gnognote et ça fait pas mal !
(Molinia) si je dois passer un IRM un jour, ton témoignage m'évitera de flipper ....trop. Je te fais pas une confiance aveugle quand même. Je pense néanmoins que tu es très bien comme cobaye. Dis, si on me prescrit un petit examen, tu voudras bien passer le même un peu avant ? juste pour me rassurer.
(celui qui a inventé le concept de la solidarité fémininine, j‘aurais deux mots à lui redemander de définir..)
(moi) l’IRM n'est pas douloureux mais c'est impressionnant, surtout cet horrible boucan des ondes qui se choquent..

(Clo) Mon joint ne m'a jamais dit que ça faisait du bruit...Peut-être qu'il est sourd...Je viens de le lui demander (pour le bruit) et il me dit qu'il parle...! Il t'a pas parlé à toi ? ça a l'air vraiment très amusant l‘IRM...
(moi) oui, absolument, ça parle. J’ai pas pensé à te le dire parce qu’à côté de mon joint, même un mur est bavard.
(Boutoucoat) vaut mieux un joint qui dit rien qu’un joint comme le mien que quand il dit non , c' est oui ...heureusement car 9 fois sur 10 il dit non, conclusion : il dit toujours oui !!!!
(Clo) Mon joint à moi, il dit non tout le temps et ça finit toujours par être oui. Quant à moi, quand je dis non, c'est non...Et oui, c'est oui. Mais peut-être que c'est moi le joint et mon joint est ma jointe.
(moi) ah c’est très intéressant ça. Ça veut dire que pour savoir si tu es une jointe, il ne suffit pas que tu aies un joint.
(Fazou) absolument. Il peut arriver de nos jours qu’un joint vive avec un autre joint. Donc toute la démonstration tombe par terre !
(Mifa) oui, surtout que notre génération n'a pas appris à cerner les hommes, par exemple on en attend trop. Ce doit être nous les égoïstes.
(Mamalilou) égoïstes ? vous plaisantez les filles ! Nous, on est normales : on veut que les joints soient tendres, riches, démonstratifs, qu’ils aient une voiture, une grande maison, de l’humour, de l’intuition, de l’intelligence, de la compréhension, et qu’ils soient sincères et gentils ! C’est pas le bout du monde quand même !
(Diane) oui enfin pas trop trop de choses gentilles parce que les beaux parleurs juste intéressés par la chôôse, on n’en veut pas !
(Fazou) ben oui quoi, on leur demande pas la lune quand même ?
(moi) c’est pas compliqué d’être doux et câlin non ?
(Mamalilou) .. et de deviner tous nos désirs ??
(Mifa) tu parles !! en plus faut tout leur dire !!
(Fazou) et eux, oui à chaque fois qu’est-ce qu’ils veulent hein, qu’est-ce qu’ils veulent ?
(Molinia) Pour rire un peu : le mien a dû faire une prise de sang (de routine) la semaine dernière, il était mourant ! J'aurais dû sourire et le cajoler mais ça m'a énervée, au lieu de ça je lui ai dit "appelle ta mère" mais il n'a pas osé (devant elle il doit être digne).
(Fazou) eh oui les filles.... ya plus de joints ....
(Clo) à propos de prise de sang on t'a pas fait la piqûre qui brûle ? (en fait, je m'étais trompée, c'est pas froid qu'elle fait, c'est chaud...)
(moi) si bien sûr que j’ai eu la piqûre. On sent rien du tout. Faut dire que j’avais le bras tellement brûlé que ça aide.
(Molinia, inquiète) BRÛLÉ ??? ah ?
(moi) t’inquiètes. C'était pas la piqûre, c’était le gâteau.
(Clo) comment tu fais pour te brûler le bras avec un gâteau ???
(moi) ben la veille, pour me remonter le moral, je me suis fait un gâteau. Comme le moral était très bas, le gâteau était énorme. Et comme je suis aussi adroite que bonne cuisinière, jme suis brûlée à chaque fois que j’ai testé la cuisson, qui n’en finissait pas
(Clo) ouuuuuuuuuuuuuuuuuuf. Tu me rassures !
(moi) merci de ta compassion, Clo..
(Fazou) et donc, finalement, le résultat de cet IRM ?
(moi) ben justement, j’ai failli pas l’avoir. Après avoir passé l’examen, il y a eu soudain une espèce d’agitation fébrile régner au sein de l’accueil (qui n’était plus du tout accueillant entre nous soit dit) le médecin qui avait pratiqué l’IRM allait, venait, la salle d’attente se remplissait de personnes que la secrétaire affolée renvoyait au fur et à mesure, si bien qu’au bout de vingt minutes, je suis allée la voir pour lui demander si j’allais avoir mes résultats bientôt. Et là, j'ai vu dans ses yeux.. comment dire .. comme une lueur d'angoisse. Quelque chose du genre " il fallait que ça tombe sur moi!''
(elle) ben, ....c’est-à-dire que l’IRM est tombé en panne ..
(moi) ah ? J’ai pas chanté, pourtant.
(elle) Regardez, je suis en train de demander à toutes les personnes qui avaient rendez vous de rentrer chez elles..
(moi) ah.
(elle) ....il faudrait que vous repassiez plus tard ...
(moi) ah. .. et je dois repasser quand ?
(elle) aucune idée. Les voies de l’IRM sont impénétrables. Mais dès que c’est dépanné je vous appelle pour que vous veniez chercher le compte rendu..
(moi) mais je m’en fiche du compte rendu moi ! Ce que je voudrais c’est que le docteur me dise ce qu’il a vu à l’examen !
(elle) ben oui, mais il peut pas vous le dire parce que vos clichés sont coincés dans l’imprimante.
(moi) coincés ?? ah bon ???
(elle) oui. C’est la première fois qu’il nous arrive un truc pareil.
(moi) et vous pouvez pas tirer dessus ????
(le docteur, alerté par mes cris) ah, madame Nounoune, ma secrétaire vous a expliqué ! Vous êtes coincée dans l‘imprimante !
(moi) oui, ben justement, je suggérais à votre secrétaire que vous me tiriez !
(le docteur) désolé, c’est contraire à la déontologie médicale de tirer les patientes.
(moi) bon. Souaaaaaaate. Quand dois je revenir, alors ?
(la secrétaire) en fin de journée.
Et juste au moment où je m’apprêtais à quitter le service radiologie, je pose la main sur la poignée, et là, alléluïa, miracle, j’entends le barouf de l’IRM, la machine avait craché mes clichés !
En plus, tous super rassurants!

Je vous avoue, je m’étais demandé si j’aurais continué à écrire sur ce blog si j’avais appris que j’étais malade, mais comment n’aurais je pas relevé le défi, bien entourée de toutes mes nounounes comme je le suis ????



















