la porte vitrée
"J’ai une nouvelle appétissante à t’annoncer !"
me dit ma fille cadette au téléphone. "Adeline est rentrée dans une baie vitrée et elle s’est éclaté le nez !"
Quelques minutes après, version de la victime (ma fille aînée) ..
"Maman c'est absolument frénétique comment j’marche sur les nerfs ! Je suis tellement sur le bord des larmes que j'suis rentrée dans une porte vitrée !!! mais je te jure jetejurejetejure qu’elle est toujours ouverte d’habitude !!!!!!! À croire que même les portes se liguent contre moi !!!
Bilan : j’ai l’nez dévié et j’ai mal à une gencive-dent ! Ya vraiment pas d’quoi se pavaner de rire ! Chui une comédienne torturée .."
N.B. La façon qu’ont mes filles de s’exprimer surprendra peut être le visiteur non averti. Je ne sais pas quoi vous dire. Je ne vois vraiment pas de qui elles peuvent bien tenir ça..
Non.
Vraiment pas.
ça commence bien ..
la plus mortelle des armes
© photo Frédéric Pavot
La certitude est la plus mortelle des armes.
On ne tue jamais dans le doute.
© Dicky
rien
Chers lecteurs, chères Nounounes, et vous tous, amis de la Science, bonjour ! Je tiens d’abord à remercier Clo sans qui le texte qui suit n’aurait pu naître scientifiquement à partir de recherches scientifiques. J‘attire votre attention sur la qualité de l‘ensemble, qui constitue une œuvre rare et précieuse, pour ne pas dire unique, de taille à élucider définitivement une des plus grandes énigmes de l’univers connu : à quoi pense-t-on quand on ne pense à rien ? Rappelons tout d’abord qu’au premier temps de l’Univers, il n’y avait rien. Pas d’atomes, pas de molécules, pas de galaxie, rien. On pourrait donc affirmer sans craindre de se tromper que puisqu’il n’y avait rien, on ne risquait pas de penser à quelque chose. Grossièèèèèèèèèèère errrrrreur !!!! Prenons par exemple un chou à la crème. Au premier temps de l’Univers, yavait pas de chou à la crème. Plus exactement y avait zéro chou à la crème. Là déjà, ça se corse. Car zéro est une abstraction. Ce qui veut dire qu’il faut bien que quelqu’un ait créé ce truc abstrait - le zéro - pour pouvoir ensuite parler du temps où il n’y avait que des trucs abstraits. Sans compter que pour parler du temps, il faut qu’il y ait un temps. Or, comment peut-il y avoir un temps où il n’y avait rien, puisque la Création du temps date du Temps où il y avait quelqu’un pour créer la notion du temps ? La réponse coule de source : le rien, c’est pas rien. Je vous vois déjà lancer ici et là des regards estomaqués. Vous avez bien raison, car vous allez dans quelques instants assister à la féérique démonstration de ce qui précède. Qu’il me soit permis pour commencer de jeter d’abord quelques généralités : le chameau aboie. La vache rumine. La caravane passe et l’homme pense (on pourrait cependant regretter son manque de discernement affligeant en matières de pensées, comparé à celui des femmes)(et notamment des nounounes qui ne cherchent qu‘à se cultiver en lisant des trucs sur la complétude du rien. Mais bon. Revenons à nos chameaux) Nous voilà donc avec zéro chou à la crème (pour la clarté de la démonstration, je garde le même exemple. Mais, comme je l’ai souligné plus haut, je vous rappelle qu’yavait pas plus de chou à la crème que de zéro, puisqu’il n’y avait rien). Tout cela est loin d’être évident, j’en conviens. D’autant qu’à l’époque où il n’y avait rien les chous à la crème avaient tendance à revêtir un indéniable caractère d’invisibilité. C’est pourquoi je vous suggère d’être particulièrement attentifs, en tentant de visualiser ce chou à la crème qui n’existe pas à une période qui n’a pas encore été inventée. Or, s’il y a bien une chose qui ne changera jamais, c’est que tout est toujours en train de changer. Par conséquent, à l’instant même où le chou à la crème n’est pas encore né, il a déjà évolué vers son contraire, à savoir un chou à la crème. On peut donc affirmer en toute logique que la réciproque est vraie (d’autant que la démonstration de cette dernière affirmation est particulièrement édifiante : posez un chou à la crème devant vous et revenez me dire s’il ne disparaît pas en deux minutes trente cinq, pour voir ..) Donc, que ce soit dans le rien ou dans le tout nous y trouvons la même chose : rien. Enfin je veux dire tout. Donc, quand on pense à rien, ya fort à parier qu’on pense à tout. Mais bon.. le but n‘est-il pas de n‘atteindre rien ? 


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Professeur Algernon
Lung Ta un joursur son zafou perché,
me tînt à peu près ce langage :
"je me demande si tous ces écrits « bloguesques » (dont principalement les miens) ne sont pas confusants plus qu’éclairants ? "
Si je me réfère à mon propre cheminement (ok, ok, c‘est peut être pas une référence !)(quoique)(une référence de nounoune vaut bien une réflexion de nono, hmmm ?!)donc, je disais.
Misère.
Je suis déjà paumée et j’ai même pas fini la première phrase.
Donc, lorsqu’on vient lire tes écrits bloguesques, il y a deux explications :
1) on est maso.
C’est en tout cas ce que je me disais lorsque je te lisais au début.
"Mais ma pauvre fille, t‘es tombée sur la tête."
"Tu vas encore te choper une migraine d’enfer."
"Et pourquoi tu viens lire ça ? De toutes façons t’y comprends que couic !regarde, tous les mots écrits ont beau être dans ta langue natale, ils sont assemblés de manière à être totalement incompréhensibles pour toi !!!!"
Et pourtant.
Ce que je lisais me faisait une résonnance. Enfin, quand jdis résonnance, chui gentille.
Ça faisait plutôt genre
sonnements de cloches dans le ciboulot !!
2) la deuxième explication est qu’on est en demande de quelque chose, on est prêts pour ça donc si on le trouve pas sur ton blog, on le trouvera (cherchera) ailleurs.
Personnellement c’est ce que je fais.
Je peux donc témoigner : t’es le moins pire !!
Personne ne sait comme toi me dévaster !!
heu pardon, jveux dire : présenter les choses !!
Meuuuuuuuuuh non.
Je plaisante.
Tu es d’une patience exemplaire.
Jamais tu t’énerves.
Pas un mot plus haut que l’autre.
Jamais de NDDDBDMDPDTALC !
3) et puis alors surtout, mais alors surtout, mais alors surtout surtout surtout tu n’as pas ton pareil pour nous faire nous poser des questions que tout le monde vit très bien sans se les poser !
En fait, jme suis demandé souvent si tu ne serais pas une réincarnation de Algernon (la petite souris de Charlie) parce que tu n’as pas ton pareil pour explorer tout ce que tu découvres dans les moindres recoins, avec une minutie qui me laisse pantoise. Je te vois très bien courir comme un petit fou (genre Professeur Tournesol absorbé dans tes équations intérieures) dans le moindre méandre du labyrinthe de ton cerveau jusqu’à ce que tu aies analysé toutes les petites miettes de tous les couloirs.
Tu fais le ménage chez toi ? Parce que si tu fais le ménage comme tu te poses des questions, t’as raté ta vocation ! Tu devrais être technicien de surface !
Mais bon, je m’égare encore.
Revenons à tes écrits bloguesques.
Je terminerai sur une note optimiste, qui fait que jamais, jamais, je m’arrêterai de lire un blog pareil, ce qui est super chouette sur LungTaZen, le plus chouette de tout, ce qui en fait la bonne vieille cerise sur le gâteau,
c’est pas que tu te poses tant de questions ..
c’est que tu donnes jamais les réponses !!!
ma ptite-nièce a presque 5 mois
logique
les bras ballants
Est-ce possible que cette femme m’ait câlinée ?
C’est curieux, je n’en ai aucun souvenir. Pourtant, elle était "mère au foyer", Papa travaillait à l’extérieur, mais c’est lui que je vois s'occuper de nous, omniprésent. Pas tendre, certes, mais là.
Là.
De Maman, quels souvenirs ?
Je ne la vois pas..
Rien, rien. Une ombre.
Une ombre que je serre dans mes bras. Qui garde les siens ballants.
Une ombre qui m’abandonne à l’école maternelle. Je cogne contre la porte fermée. Mes cris, mes larmes. Et rien.
De Maman, rien.
Ah si peut-être .. elle tricotait.
Les yeux, les mains, le cerveau occupés, anesthésiés,
que voulais tu donc fuir, ma maman tricoteuse, rang après rang, bien protégée ?
la mort de ton père ? mais tu ne t’en souviens pas, tu n’avais que quinze mois..
Que ta mère t‘ait laissée partir sans même te regarder ?
Tes sœurs, elle les a gardées près d’elle, mais toi.. toi tu as grandi au loin pendant seize années ..
T’as toujours fait comme si ..
Avec ton boulet au cœur, sans rien dire, rien.Jamais.
Ramassée sur toi, cadenassée.
Rang après rang, bien protégée.
Nirvâna
Notre vie
aussi belle la vie
© photo Regard Coquelicot
*
Embellir la réalité pour qu’elle soit aussi belle que la vie.
Oui.
(un de ses comm' sur le blog de Lung Ta)
naïve nounoune
L’autre fois, pour me distraire de mes méditations, j’ai fait un test dont le thème était : êtes-vous naïve ? Évidemment, vous qui commencez à bien me connaître, vous allez arguer que vous connaissez déjà la réponse. Errrrrrreur! Grossièèèèèère erreur ! Nous le savons maintenant, tout fluctue, la naïveté comme le reste.
Et la mienne sûrement plus que le reste.
En effet depuis quelques mois, mon existence a pris une dimension incroyablementspirituelle.
Ma force intérieure s’affirme. Mes choix de vie se rebellent et mon moi profond s’interroge. Or, mon moi profond est un moi posé.
J’irais même jusqu’à dire qu’il est superposé.
Oui donc, j’ai fait le test.
Je vous livre le résultat.
Au début, votre crédulité amusait votre entourage. Malheureusement, à force de toujours tomber des nues, vous avez fini par agacer vos proches.
"agacer mes proches" ? Ça commence très fort. Certes, mes éclairs de lucidité, quoique impressionnants, sont rares. C’est pourtant ce qui fait de moi une compagne universellement appréciée. Non pas parce que j’ai des éclairs de lucidité (quoique) mais parce qu’ils sont beaux. D’une beauté quasi exceptionnelle. De l’avis général de mon fils, il a jamais vu ça. Du reste, ya pas mal de choses chez moi qu’il n’a jamais vues nulle part ailleurs (je me demande comment je dois le prendre..)
Ces derniers tentent en vain de vous faire comprendre que la vie n’est pas un conte de fées mais vous n’êtes pas prête à vous confronter au monde réel.
Là j’avoue, ya un petit quelque chose de vrai. A toutes les étapes de ma vie, bébé, moyenne, ado, femme, mûre femme (tiens je vais m’appeler comme ça maintenant, Mûre Femme)(ya pas de quoi rire, faut bien que je m’adapte à la réalité), bon où en étais je ? Oui, donc, depuis toute petite on me disait qu’un jour je deviendrais grande, responsable, adulte, tout ça. Qu’un jour je verrai la frontière entre mon imaginaire (amour, châteaux très forts, paix dans le monde, amour, justice, amour) et la réalité (guerres, télécommande, impôts, vivisection, bouillie d’orties)
Un jour, me disait-on, tu regarderas les choses en face, t’arrêt'ras de te laisser faire, sur quelle planète vis-tu,
faut pas être pleine d’élans comme ça !ça s’fait pas !
ça agresse, ça pèse,
t’as pas les pieds sur terre,
et patati patata,
un jour, tu finiras par t’adapter, espérons pour toi que ton cœur va rétrécir et que plus rien ne te surprendra.
Un jour, tu verras, ton prince viendra tu accepteras la tristesse, la laideur, la violence, la haine, les guerres,
la mesquinerie, l’hypocrisie, l’agressivité, l’individualisme, tu trouveras ça normal, tout ce qui fait la réalité de cette drôle de chouette de vraie vie.
On n’est pas là pour rigoler.
Certains peuvent en profiter pour vous jouer des tours ou pire, vous tromper et vous abuser. Il serait temps d’apprendre des expériences du passé pour ne plus tomber dans les pièges que l’on vous tend.
Eh oui, le temps.
Le temps a passé.
Mes chevaliers en quête de nobles quêtes itou. (méchevaliéenkètttdeneubleukétitou)
(en québécois : minchvaliéinkéttdnoblkéttcoudon)
Vous garderez ainsi votre naturel rafraîchissant tout en faisant preuve de plus de réalisme.
Bien. Faisons preuve de réalisme.
La vraie vie, si je comprends, c’est :
a) ne pas courir avec les bras levés à hurler oouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!! (genre, Zidane marque son dernier but) en virant toutes mes fringues par-dessus la tête,
b) c’est se contraindre,
omettre, tricher,
ne pas dire,
faut pas dire
ouh la la faut pas dire tout ça !
Ça fragilise ça implique ça expose ça fissure ! Et après nad tu t’étonnes d’en prendre plein la tronche.
Tènounounecommenana.
Eh bien moi je veux.
Être nounoune m’exposer et dire ça.
Moi pas peur.
Pas peur de prendre, de comprendre, de toucher ce quelque chose en toi que même toi tu ne sais même pas.
Qu’est-ce qui peut arriver, dis moi ?
Qu’est-ce qui peut t’arriver de mieux, j'veux dire !!?
ma femme ..
C’est ma femme qui m’a enseigné la non-violence lorsque j’ai essayé de la plier à ma volonté. Sa résistance obstinée à ma volonté d‘une part, et sa tranquille soumission à la souffrance que lui infligeait ma stupidité d’autre part ont fait que finalement j’ai eu honte, et que j’ai été guéri de ma stupidité à croire que j’avais de naissance le droit de la dominer. Et finalement elle est devenue mon professeur de non-violence.
Mohandas Karamchand GANDHI (1869-1948)
on prend les mêmes et on recommence
(petit-fils 6 ans) Mamy ?
(moi) oui ?
(petit-fils 6 ans) non Mamy ! Tu dis : quoi ? !!.. Mamy ?
(moi) oui ?
(petit-fils 6 ans) noooon Mamy !!!
Tu dis : quoi ?? !!.. Mamy ?
(moi) oui ?
(petit-fils 6 ans, limite déprimé) mèèèèèèèèèènoooon Mamy !!!

Tu dis : quoi ?? !!!!!..
Mamy ?
(moi) quoi ?
(petit-fils 6 ans, ravi) FEUR !!!!
(petit-fils 4ans) Mamy ?
(moi) oui ?
(petit-fils 4ans) feur !



































