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le blog de Ambreneige
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rire
28 décembre 2011

comédie

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Je ne suis pas franchement téléphile (je préfère lire), il m’arrive néanmoins d’avoir envie de me mettre devant le petit écran (comme on disait dans les temps préhistoriques, c’est-à-dire "à mon époque", dixit mes enfants) pour regarder un film qui est susceptible de me faire rire. C’est en tout cas ce que j’espère. C’est pour ça que l’autre soir, après avoir repéré sur le programme télé du net une comédie, 20h40, j’allume la télé.

Un couple dans une voiture déambule lentement dans une ruelle louche, il fait nuit et il pleut, une fille en mini-jupe surgit de nulle part, elle court en hurlant, poursuivie par plusieurs types aussi louches que la ruelle, elle cogne à la vitre de la voiture dans l’espoir que les occupants vont la secourir, tu parles Charles : les types à l’extérieur lui éclatent la tête à coups de pied, ya du sang partout une horreur, j’ai beau savoir que c’est de la peinture rouge, je trouve que pour une comédie, ça commence très fort. Là-dessus, le conducteur (qui s’était barricadé dans sa voiture pendant que la pauvre fille prenait sa râclée) réclame un Kleenex à sa femme, je me dis que c’est pour essuyer le visage de la nana ensanglantée, ben non, c’est parce que le sang a giclé sur son pare-brise. Tout s’explique, c’est de l’humour noir.

J’ai quand même regardé le film parce que  les scènes s'enchaînent et donnent envie de connaître l’histoire de cette fille, même si là aussi, niveau humour, y aurait beaucoup à redire, jugez plutôt : lorsqu'elle avait 16 ans, son père a voulu l’obliger à épouser un vieux de 50 à qui il l’a vendue, alors elle s’enfuit mais évidemment elle se retrouve sans rien. Heureusement, un prince charmant qui n’en est pas vraiment un lui accorde le gîte et le couvert, le temps de la ferrer et c’est comme ça qu’en toute confiance elle le suit dans une baraque où on va la violer, la battre et la rendre accro à l’héro. Là aussi question humour j’ai dû rater quelque chose, m’enfin bref. Après un mois de ce régime pur club Méd, on la met sur le trottoir en échange de sa dose de came. Bref, tous les ingrédients d’une comédie classique.

Alors là je m’interroge : si ça c’est classé comédie, qu’est-ce qu’on case dans "violence" ??

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18 novembre 2011

on n'est pas rendus

1338369_3249298Ma sœur m’a fait cadeau d’un livre, enfin de plusieurs, dont un que je trouve particulièrement intéressant. L’auteur y explique que lorsque nous sommes malades, c’est que notre corps – notre meilleur ami et le plus fidèle, selon lui – exprime à travers les différentes pathologies (que ce soit une sinusite ou un cancer) que nous avons posé des gestes faux, que nous avons fait des choix allant à l’encontre de nous-mêmes, que nous ne nous sommes pas suffisamment aimés et respectés pour nous autoriser à privilégier notre propre personne au lieu de faire passer le bien-être ou les demandes des autres avant les nôtres.

Il se trouve que quelques jours avant d’ouvrir le bouquin, je me suis mise à souffrir d’une "douleur de paroi" (dixit mon médecin) (en fait, c’est une déchirure intercostale, si j’ai bien compris). C’est marrant cette expression, non, "douleur de paroi" ? C’est marrant mais c’est pas drôle du tout. Ça fait mal chaque fois que je respire (or, je n'arrête pas de respirer), que je tousse (je traîne une vieille bronchite, ce qui fait que pour avoir moins mal je tousse très timidement, si bien que mon fils me sort des trucs aussi sympas que "alors là, on dirait plus une petite vieille, on dirait carrément un fossile !") mais alors le pire de tout, c’est quand je me marre. Qui y cru qu’un jour, je supplierai que l’on ne me fasse surtout pas rigoler ?

Enfin bref. Cette "douleur de paroi" est survenue comme par hasard lors d’un épisode (contexte familial) mettant en scène ce que je me sens obligée de faire par loyauté envers mes parents, et ce que je ressens profondément en moi. D’où un tiraillement douloureux.. une déchirure !

Bon, ceci dit, j’ai compris le comment du pourquoi, je suis drôlement fortiche !! alors pourquoi la douleur ne disparaît pas ?

Eh bien parce que, comme me l’avait expliqué ma psy une fois, il y a tout un monde entre la compréhension intellectuelle et la prise de conscience. Le corps, lui, il en a rien à fiche de ce que lui raconte la tête, vu le nombre d’âneries qu’elle passe son temps à lui sortir depuis toujours et que c’est même à cause de ça qu’il est dans un tel état.

Prenons l’exemple de la violence, puisqu’il se trouve que c’est un contexte que j’ai connu vécu. Eh bien j’en ai toujours eu une compréhension intellectuelle. Je me rappelle de tout, j’ai bien intégré que enfant, j’ai été agressée physiquement par mon père, et d’une certaine façon, par ma mère (qui n’intervenait pas). Comme je vous l’ai déjà dit, j’ai cherché au travers de mon histoire familiale des explications à cette attitude parentale, et ô joie, j’en ai trouvé (puisque j’en cherchais). Tout ça m’a satisfait intellectuellement et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Alors pourquoi ces crises d’angoisse lorsque mes enfants (et petits-enfants) étaient petits (à partir de leurs deux ans, c’est-à-dire quand mon père a commencé à "s’occuper" de moi) ?? Pourquoi ces pathologies pulmonaires et cardiaque à répétition (ah mais oui c'est vrai, dans notre famille on est tous fragiles des poumons !!) ?? Et ma mère à chaque fois qui me disait " T'as toujours des maladies bizarres, comme c’est bizarre !" ..

Eh oui, mon intellect était satisfait, mais pas moi. Je n'ai jamais compris ce qu’essayait de me dire ma psy quant elle me bassinait avec sa "prise de conscience".

9782761920674Or, qu'est-ce que c'est que la prise de conscience ? eh bien c’est le fait de se reconnecter avec la violence subie (aglagla moi peur) au lieu de la regarder de loin comme je l’ai toujours fait (la petite Nad battue par son papa), ceci afin d’admettre que cette dernière a bel et bien été vécue et qu’elle n’appartient pas à qui que ce soit d’autre que soi-même.

J’ai aussi découvert grâce à ces livres, que moi qui me croyais la plus grande des coléreuses devant l’Éternel, eh bien c'est tout le contraire !!! je ne suis pas fichue d’exprimer mes colères !! La preuve, les crises de rage que je piquais il y a seulement encore quatre ans (chez nous toutes les portes sont dégondées), qui sont, non pas la marque saine d’une colère exprimée, mais la souffrance de toutes mes colères rentrées !! (bon, faut pas que je m’énerve, sinon je vais encore avoir bobo !)

Alors vous voyez les amis, comme on dit en Suisse : on n’est pas rendus !!

9 novembre 2011

A comme Ambre

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Ambre est née il y a 27 ans. C’était une période de ma vie où j’étais encore jeune et belle, enfin, surtout jeune. (Ceci dit, assez bizarrement, je ne sens pas vraiment de différence entre avant et maintenant. Pourtant, de l’avis général, je ne suis plus particulièrement jeune. Et de l’avis de mes descendants mâles, je suis même carrément des temps préhistoriques. Mais bref.)

Or donc, j’étais jeune. Et belle. Et patiente, et tout et tout, enfin quasi comme maintenant, mais en moins vieille.

Je vivais encore avec le père de mes filles, qui, à l’occasion, savait se dévouer pour aller travailler. Oui, il pouvait le faire. On sait depuis longtemps que c’est un truc de ouf, cette histoire de travail, qu’on ne dira jamais assez tout ce que les hommes endurent, tout ce qu’ils continuent d’endurer à cause du travail, le réveil inhumain dans l’aube glacée du petit matin, la tartine qui se coince dans le grille-pain, appareil complexe s’il en est, alors que les femmes sont tellement rôdées pour abattre un boulot de dingue que c’est à se demander pourquoi elles ne bossent pas toutes, elles, pendant que les mecs resteraient tranquilles chez eux ! enfin bref. Ne revenons pas sur cette inhumaine injustice, mais plutôt sur le fait que mon ex avait super bien intégré la chose et qu’il était plus souvent à la maison avec ses potes qu’au boulot où, dixit, rien n’était prévu pour son épanouissement personnel (tu parles Charles).

Oui alors donc, pour dire à quel point je suis une mauvaise langue, justement à ce moment-là il bossait. Il était "animatrice sur minitel" (rien qu’en écrivant le mot minitel , je me dis, oui purée je suis du temps des dinosaures ! ;-))

Que je vous narre le truc : il s’était fait pistonner par une copine qui travaillait dans une super grande boîte parisienne que je ne nommerai pas, et cette grande boîte avait plusieurs "serveurs" (je crois qu’on disait comme ça) dont un, "rose". Le boulot de mon époux consistait à se connecter sur le site en se faisant passer pour une nana et à amadouer les mecs pour les faire rester branchés le plus longtemps possible. Je suppose qu’il avait trouvé là moyen d’épanouir sa part féminine, à défaut d’épanouir les autres.

Bref.

Un jour, il ramène du travail à la maison : un minitel marron, gros truc lourd, avec un clavier qui se rabat en faisant un gros clac. Et il me dit : "Nad, ça va pas du tout, je me débrouille comme un pied, va falloir que tu m’aides. Ça va être un jeu d’enfant pour toi, avec ton imagination délirante ! "

"Non mais ? c’est quoi ces insinuations ?" que je fais en relevant le menton, digne, avant de disparaître dans ma cuisine en dansant.

Mais bon, je ne suis qu’une faible femme, toute friable, un morceau de craie, que dis-je, de la craie : de la terre glaise. On me façonne, et je fais. Or donc trois secondes plus tard je suis connectée sur le machin, prête à me dévouer corps et âme.

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Pour commencer, on me demande un pseudo. Un PSEU-DO ? Quid ? Veni vedi pseudi ?

"Il faut que tu t’inventes un nom", m’explique mon ex, vautré sur le canapé, tirant sur le gros pétard qu’il vient de s’allumer, "tu t’inventes un nom, tu t’inventes une vie, longue et bien remplie de préférence. Et tu leur racontes, avec les détails".

Bon.

J'avais choisi Aïcha comme nom, celui que voulait me donner mon père. Du coup, on me prenait pour une gazelle à la peau dorée comme le miel et on me parlait à l’occasion dans un charabia que je ne maîtrisais pas. Mais bon.

Quelques jours plus tard, mon ex a été promu chef du service des anims. Faut croire que ma "longue vie bien remplie" avait plu ..

Le changement d’herbage réjouit les veaux, comme disait ma grand-mère, et là-dessus, mon ex devenu chef est parti voir ailleurs si j’y étais, me laissant comme cadeau d’adieu toutes les factures à payer, y compris celle du minitel, qui faisait quatre fois le SMIC. C’est vous dire si ça m’a déprimé grave. Grave mais pas longtemps. Car dans sa mansuétude, mon futur ex m’avait aussi laissé le moyen de les régler (les factures) (il avait un bon fond, quand même), à savoir les coordonnées d’une toute petite "messagerie" qui débutait et qui cherchait une animatrice pour lancer leur site convivial.

Je me suis pointée un soir, parce que la journée, je donnais des cours. C’était en décembre il m’en souvient, et en trois minutes c’était plié : je commençais le lendemain. Du coup, je faisais des journées doubles, parce qu’en rentrant, fallait que je donne les cours que je ne donnais plus la journée.

C'est là que je me suis cherché un autre pseudo que Aïcha. Il se trouve qu'à cette période je me parfumais avec de la noix de coco, ou encore de la vanille, ou bien de l'ambre. Mon surnom est venu de là. 

Au début, j’ai été très déçue par le job. Je l’avais découvert par le serveur sur lequel bossait mon mari, très connu (je parle du serveur) et où il y avait plein de monde. Alors que là, je me retrouvais sur un truc où il n’y avait pas un chat (ce qui était normal vous allez me dire, vu que mon boulot consistait à les faire venir (les chats)).

Petit à petit, il y a eu des fidèles, plein, beaucoup ! C’était la fête, et la boîte a embauché une deuxième animatrice. On s’est tout de suite entendues comme larronnes en foire, la secrétaire qui travaillait dans la même pièce que nous disait que jamais de sa longue vie de secrétaire dans cette boîte elle n’avait connu d’animatrices aussi joyeuses.

Peu après j'ai rencontré l’amie qui m’appelait Neige. Et c'est comme ça que Ambre est devenue Ambreneige, surtout que je trouvais que ça traduisait bien mon humaine dualité tout/rien, chaud/froid.

Et voilà ! vous savez tout ! enfin .. presque ;-)

31 octobre 2011

tout finit toujours par s'arranger

Tous et toutes, nous connaissons parfois des périodes de tourmente, des moments où on a l’impression que la vie s’écroule, qu’il n’y a plus d’issue, et qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire des morceaux de notre vie brisée ? Le tsunami est de plus ou moins grande intensité, suivant la façon dont il ébranle le cocon qu’on a mis tant de soin à confectionner. Ça dépend de notre résistance aussi, et de la manière dont on a appris à nager .. et puis enfin, il y a les autres. Nos autres.

Assez curieusement, dans mes périodes de détresse, c’est mon père qui était là. Mon père : celui-là même qui a bouzillé ma vie en ne sachant pas m’aimer ou en m’aimant si mal. Oh bien sûr, il ne me tenait pas la main ni ne me prenais dans ses bras, c’était pas franchement le genre. Il était juste là, présent, rassurant, souriant. Oui, parce qu’avec tout ce que j’ai écrit à son sujet, vous l’imaginez peut-être comme une espèce d’ogre.

Bah pas du tout. Mon père souriait beaucoup, il était ce qu’on appelle chez nous un "bon vivant", et croyez-moi qu’il n’a pas mis long feu à adopter les usages de ma famille maternelle (suisse), usages particulièrement contraignants puisqu’ils consistaient à faire la fête en famille toutes les fins de semaine : on se réunissait, on dansait, on chantait et on riait.

Ceci dit, mon père était une personne sur qui l’on pouvait compter. C’était un homme fiable, et Dieu sait si j’en ai manqué tout au long de ma vie ! et c’est là tout le paradoxe : il m’a toujours inspiré une telle peur, pour ne pas dire terreur, que j’ai fui systématiquement tout ce qui pouvait me rappeler le genre d’homme qu’il était : quelqu’un sur lequel on pouvait s’appuyer, mais aussi qu’il ne fallait surtout pas contrarier ;-)

Bref. Comme d’hab, je me suis éloignée de mon sujet. Après on va s’étonner que j’avais toujours des notes nulles en rédac !

Oui alors donc, c’était un jour comme ça, ma vie s’était positivement effondrée. J’avais appelé mon père au secours, de toutes façons ya que lui qui venait. Sans se départir de ce curieux sourire qu’il arborait systématiquement sur la fin de sa vie (la soixantaine), un sourire qui faisait comme une petite lumière, mon père, disais-je, a prononcé ces mots : "Ne t’inquiète pas. Tu vas voir, tout finit toujours par s’arranger".

Je ne le savais pas encore, mais avec cette petite phrase, c'est un merveilleux cadeau qu’il m’a fait ce jour-là, même si, et c'est le moins qu’on puisse dire, je ne l’ai pas, mais alors pas cru du tout !!

Pourtant, ça fait plus de dix ans et j’ai eu l’occasion de le vérifier maintes fois : croyez-moi, il avait raison : Tout finit toujours par s’arranger..

 

Pa Man 17 nov90

31 août 2011

concentration

pieds

 

Il m’arrive parfois de nager en osmose parfaite avec l’élément eau. Cela n’a rien à voir avec rien : même s’il y a plein de jeunes dans la piscine, et par conséquent plein de bruit, même s’il fait froid, je nage, dans un état de quiétude et de sérénité quasi irréel. Je suis dans l’eau, je suis dans les mouvements qui me portent, je ne sens plus mon corps, je suis bien, je suis là.

Mais la plupart du temps, ça ne se passe pas du tout comme ça. Parce que la plupart du temps, je pense.

Je pense à ce que j’ai fait avant, à ce que je vais faire après. Je pense à mes amis, à ceux qui me font du bien, à ceux qui ont des soucis. Je pense à ma vie, je pense à mon fils. Bref ! Je pense, donc je ne suis pas. Je nage sans nager. Je ne suis plus dans l’élément eau, je suis dans mes pensées.

Pour l’instant, le seul truc que j’ai trouvé pour essayer d’arrêter de penser, c’est de répéter quelques mots aux syllabes courtes, les répéter inlassablement comme un mantra. Si je me fixe suffisamment sur ces mots, j’arrive à revenir à ce que je fais (nager).

Mais le bien-être n’est pas le même.

Evidemment, je pourrais aussi comme ma sœur me l’a suggéré tenter une petite séance de rigolothérapie. J’imagine bien l’effet de mes éclats de rire qui résonneraient dans toute la piscine .. ça serait d’un chic ! bon ceci dit c’est arrivé une fois. Enfin, pas des éclats de rire, mais un anniversaire. Je nageais tranquillement, avec concentration (comme tout ce que je fais n’est-ce pas) quand j’entends soudain : "joyeux anni-ver-sèèèèèèèèèèèèèèère !" 

Dans une piscine ça surprend ! l’air a été repris par tous et a résonné dans toute la piscine ! c’était bôôôo ! c’était chouette !

Mais bon, ya pas toujours des anniversaires pour vous distraire de vos pensées ..

Vous, vous faites comment pour penser à rien ?

PS J’ai bien conscience que je mets ma vie en péril à dévoiler ainsi cette part intime de ma cervelle. Quand Clo va lire ça, sûr qu’elle va me fusiller, avec le mal qu'elle s'est donné pour m’apprendre à penser à rien ..

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29 janvier 2011

assume !!!!

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Toutes les petites filles font des jeux de rôles. Je n‘ai donc pas été étonnée que la mienne soit particulièrement douée dès son plus jeune âge pour se mettre en scène (j'ai mis ça sur le compte de gênes exceptionnels)(maternels, il va se soi).

Pour ses huit ans, je l'ai inscrite aux cours de théâtre en me disant que bon. Comme tous les enfants l’année prochaine elle va vouloir faire autre chose, de la danse africaine ou du paint-ball.

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Ben pas du tout. Nous en sommes restés au théâtre, et ça fait vingt-six ans que ça dure.

Adeline est fâchée avec l’orthographe. Elle ne sait pas où est Bordeaux et mélange toutes les périodes de l’histoire de France. Mais elle a toujours su parler parfaitement le théâtre.

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Le théâtre est sa respiration, son évasion, son exutoire, le théâtre est sa passion.

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Elle déroule avec un léger humour qui lui vient de je ne sais qui toutes sortes de scénettes avec un naturel qui fait regretter de ne pas pouvoir la filmer de manière permanente.

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Et pourquoi vous raconte-je ça ?

Eh bien parce que.

La semaine dernière, alors que nous devisions gaiement autour d’un thé, ma fille aînée mon fils unique et moi, me voilà partie dans une de mes crises de fou rire inextinguible autant qu’incongrue (le genre de crise de rire déclenchée par un truc qui n’a aucun rapport avec la choucroute) (bon ceci dit, vaut mieux ne pas attendre d’avoir une raison de rire de peur de mourir sans avoir ri, comme dirait l'autre).

Et Adeline (qui comme moi, "rigole tout le temps") super sérieuse me fait :

" Tu sais pas Maman, ce que m’a imposé mon prof de théâtre sur scène la dernière fois ???!! que je ne devais absolument pas rire !!!!

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... même pas sourire !!!!!!!

Ben oui" a-t-elle poursuivi, " parce que quand on rit, c’est souvent pour cacher les choses douloureuses que l’on ressent. Alors mon prof m’a dit " Adeline, assume ! ..

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.. assume tes ressentis !!!!"

Franchement, ça m’a fait comme une douche froide. Du coup, j’me suis mise à pleurer.. (c’est aussi une spécialité de famille de passer du rire aux larmes..).

Finalement, en y repensant le lendemain (autant dire à la vitesse de l’éclair) j‘me suis dit comme ça que son prof n’avait peut-être pas tort. Rire ne permet-il pas, souvent, de masquer une émotion désagréable ou douloureuse pour faire bonne figure ?

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Hein ??

Z’en pensez quoi ?

4e, 7e et 8e photos : extraites du One Whoman Show de ma fille, il y a deux ans.

1 janvier 2011

VIVE 2011 !!!!

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Bonne année à vous mes amis ! 

que 2011 vous apporte trop de plaisirs, 

trop de joies, trop de rires ! 

Que 2011 fasse exploser les bornes de vos désirs !

Soyez aimants, aimés, heureux ! 

Vive 2011 !!!

champagne !!!!

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HIPS .. aime

9 décembre 2010

inexorablement

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Je voudrais pas dire, mais mes filles ont A-DO-RÉ mon dernier livre. À en p .. de rire dans la culotte, dixit ma fille aînée.

Quant à la cadette, malgré un emploi du temps surblindé avec cher et tendre, enfants scolarisés, activités les mercredi, week-end et jours fériés, chats et poissons d’appartement, elle n’a pas pu ne serait-ce qu’une seconde s’arracher à la lecture dudit ouvrage. Et ça, c’est un signe qui ne (me) trompe pas.

Je pourrais encore vous citer Monsieur Gendre qui milite pour qu’on en fasse un film tellement c‘est marrant ;-)

Alors je vais vous dire un truc : je suis sur un petit nuage et je suis pas près d‘atterrir. Parce que si j’apprécie de réussir, à l'occasion, à vous toucher le cœur en partageant avec vous mes émotions, mon but dans la vie (je viens de le découvrir en fait), c’est de vous faire rire, ou plus exactement, de partager avec vous ce merveilleux cadeau qu’est le rire, parce que le rire, si on y regarde bien, c’est la seule chose vraiment sérieuse qu’il nous est donné de vivre.

Ben oui, suivez mon raisonnement : vous êtes avec votre fille, votre soeur, votre ami (rayez la mention inutile). En plein milieu de votre conversation, pas spécialement drôle du reste, vous le sentez qui monte, inexorablement .. votre cerveau tente en vain de juguler ce que vous projetez de dire à votre interlocuteur, il jongle avec ce que vous supputez qu’il va penser alors que vous n’avez encore rien dit - vous le sentez, ce qui point n’a aucun, mais alors aucun rapport avec la choucroute -, vous tremblez de ce qu’il risque de vous rétorquer compte-tenu de l’incongruité de ce que vous êtes sur le point de sortir. Donc, vous vous retenez.

Et c’est là que le rire explose. Ce qui, immanquablement, fait exploser de rire votre partenaire, qui ne sait absolument pas pourquoi vous riez, et encore moins pourquoi il rit. Mais ni lui ni vous n’avez le loisir de vous poser la question, tout occupés que vous êtes à ameuter tout le quartier avec vos rugissements.

Alors vous essayez de retrouver une attitude digne et noble (c’est foutu, tout le monde vous regarde), mais plus vous essayez d’être sérieux, plus vous riez fort.

Eh bien c’est de cela dont je vous parle : ce moment magique où vous êtes simplement ce que vous êtes, complètement et intimement ce que vous êtes, bien que ne sachant pas comment vous y êtes et encore moins pourquoi vous y êtes (c’est d’ailleurs pour ça que vous y êtes).

Alors, est-ce que vous aussi, vous avez envie d'y être ??

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si oui,

clic clic sur l'image

18 juin 2010

demi-fille

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Ma nouvelle esthéticienne est vraiment cool. D’abord, elle n’est pas du tout comme ce à quoi on s’attend. Elle, c’est plutôt jean (troué), T-shirt débraillé et grosses godasses. En fait, elle se dit "demi-fille". C’est marrant demi-fille comme expression, mais dans sa bouche, ça veut dire garçon manqué. Donc le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle est atypique, et du coup, elle me plaît bien.

L’autre jour, je venais me faire vernir les ongles.

Mon esthèt, elle aime pas vernir les ongles. Elle dit qu’elle est fâchée avec les couleurs. Du coup, elle a attrapé son présentoir de vernis pour que je les choisisse moi-même, et dans son mouvement ultra féminin et super svelte elle a tout envoyé valser par terre. Vlaaaaaaaaaf ! Deux flacons cassés. Heureusement c’était des nacrés, mais fallait quand même essuyer avant que ça sèche, sinon walou ! C’est donc à quatre pattes toutes les deux qu’on a commencé la séance (ben quoi, j’allais pas non plus la laisser frotter toute seule) (après tout, si j’étais pas venue me faire faire les ongles rien de tout cela ne serait arrivé).

Ceci dit, on s’est bien marré. C’est là qu’elle m’a dit qu’elle était fâchée avec les couleurs (ce qui est quand même super gênant dans ce métier, faut bien reconnaître) mais je suis tellement rigolote (paraît-il), à pousser mes petits cris dès que je trouve une couleur qui me plaît, à lui demander des trucs bizarres (et encore, j’ai pas osé lui parler de ma dernière trouvaille : deux couleurs sur le même ongle), oui donc paraît-il que je suis en train de la réconcilier avec les couleurs.

Ça m'étonne pas : je suis une réconcilieuse née.

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6 mars 2010

quand le soir ..

Chères amies,

Lorsque j’étais encore jeune et belle, c’est-à-dire pas plus tard que ya pas si longtemps, il m’arrivait d’écrire de superbes poèmes.

C’est en souvenir de ce bon vieux temps que je vous en ai écrit un d’une rare beauté.

Je le dédie à vous toutes qui comme moi vous tuez aux tâches ménagères (sauf Mifa évidemment, puisqu’elle ne croise que des zhommes exceptionnels) (j’espère que le prochain, elle le prêtera aux copines).

dansecuisine

Quand le soir, fatiguée, t’as fini ton ouvrage,

que le mal se répand, flinguant tes cartilages,

quand ta joie est enclose, que je la fasse renaître

avec l’idée, au moment où la nuit va paraître

de mes lèvres s’étirant dans un rire majuscule

ce qui rend à chaque fois mon fils incrédule,

et qu’alors il me sort dans son langage châtié :

" Pitiéééééééé Môman !! Arrête de te marrer !!

Pour toi un dépresseur * il faudrait inventer !! "

.

* remède contre la bonne humeur, of course !

rigoler

26 janvier 2010

ce que disent les photos

Deauville_aout_61rec

J’ai toujours aimé les photos. Elles peuvent restituer des instants de joie pure que la vie, parfois, est gourmande de nous faire oublier.

On est heureux. On est tellement heureux tous les quatre sur ce cliché !

Deauville_aout_61nad

Je porte au cou le joli collier de coquillages que je me suis empressée de confectionner, parce que je suis une petite fille, ben oui, une fille ! j’aime tellement être une fille.. et même si je n’ose pas mettre mon haut de maillot pour te plaire Maman ben voilà, tu vois, je me suis parée d'un collier.

Deauville_aout_61BRIE

Toi ma soeurette, avec tes cheveux si blonds qu’ils en sont presque blancs, ton bel éclat de rire est un cadeau éblouissant !

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Notre petit frère,

le tant attendu, tant aimé.

Et toi Papa ..

Deauville_aout_61PAPA

si fier de tout ton petit monde !

car tes enfants..

Er

c’était "toute ta vie", n'est-ce pas ?

Oui, j'aime les photos !

15 décembre 2009

desperate yoga course

Depuis quelques temps, j’ai des cours de yoga à rebondissements. Tout a commencé le jour où, sur la respiration profonde, je me suis mise à verser des torrents de larmes. La chose m’ayant pris de court, je me suis tout d’abord contentée d’éponger. Les fois suivantes, j’ai essayé de faire ce que je faisais pendant les cours de yoga avant, c’est-à-dire résoudre de tête des exercices d’algèbre. Je voulais rembobiner le temps, revenir au moment de mes croyances sécurisantes (mais limitantes), de mes convictions Superrempart Antibobos.

Mais en moins de trois équations, je me suis fait mourir d’ennui. En plus j’étais aussi détendue qu’une pizza surgelée.

Il y a peu, quelqu'un en qui j’ai confiance m’a dit "les adversaires c’est ce qui nous déchire de nous-mêmes et des autres, ce qui nous fait vivre renfermés au lieu de nous permettre d’être spacieux".

"déchire" est un terme tout à fait approprié.

En ce moment j’ai l’impression de me craqueler, ce qui est très moyennement fabuleux.

Pour en revenir à mon cours, après le départ des autres élèves ma prof est venue me demander pourquoi mon visage avait cette couleur bleue si seyante ? Aurais-je par hasard un problème avec la respiration ?? A ces mots les miens ne se sentent plus de joie et se mettent à jaillir, entraînant les siens, elle me conte un peu son parcours, un peu sa vie, et voilà qu’elle prononce le mot " émotion". Non pitiéééé ! pas les émotions ! Pas ces saletés d’impulsivité, impatience, colère !!! pas d’engouement, de folie, d’affinité, de sympathie, de confiance !!! pas de curiosité, d’émerveillement, de bouillonnement intérieur, d’allégresse !!!! pas d‘explosion de joie ! pas d‘explosion de tristesse !

Pitiééééééééé non !!

Interloquée elle me regarde avec son doux sourire, " quelle chance tu as !!" ( ma prof a une notion très personnelle de la chance) (point de vue humour j‘en vois un avec qui elle s’entendrait bien)

" Puisque tu te mets en colère.." poursuit-elle " cela t’évite d’être furieuse contre toi d’avoir contenu ta colère, penses au nombre de gens qui n’extériorisent pas, qui ne bougent pas, jamais ! Toi, tu évacues tes émotions et cela t’empêche de les subir."

Ah non, je ne suis pas d’accord ! je ne maîtrise rien ! je ne gère pas ! je fais n’importe quoi ! " bien sûr que non tu ne fais pas n’importe quoi, tout ce qui nous arrive nous l’avons choisi."

Choisi ? Tu crois vraiment que j’ai choisi de passer mon temps à commettre des maladresses ou à exploser de rire comme une demeurée ????? " Même si tu exploses de rire comme une demeurée, comme tu dis, c’est ton moi émotionnel, c’est-à-dire ton moi le plus profond qui s’exprime." Rire comme une demeurée c’est mon moi le plus profond ? waouh, comment ça me réconforte !

"Nos émotions sont ce qu’il y a de plus vrai, de plus authentique en nous. Il ne faut pas retenir ses émotions, il faut vivre ce que l’on a à vivre "

Qui peut m’expliquer pourquoi le mot " vivre" m’a déclenché un fou rire ????

"je préfère que tu pleures pendant mes cours ça fait moins de bruit "

Plus compréhensive, comme prof, tu meurs.

yoga_1

et après, on se demande pourquoi chui bleue

1er février 2007

8 novembre 2009

devinette suitesuite

Chères amies nounounes,

chers lecteurs nonos

et vous qui passez par là sans me voir,

bonjour !

‘’quand on compare l’homme à ses collègues mammifères, il apparaît un peu dégénéré, d’une fragilité hors du commun. Sur le plan physique, il est désespérément faible et nu : il n‘a quasiment pas de poils, sa musculature est chétive, il est dépourvu de dentition. Sa tête et le cerveau qu’elle contient sont disproportionnés par rapport au corps. Sur le plan psychique il se trouve handicapé car son système nerveux n’est pas achevé : il est dépourvu d’instincts, c’est-à-dire de schémas de comportements réflexes lui permettant de vivre et survivre. Il ne termine pas son développement animal normal, c’est un’’animal raté’’ qui, par une lubie des hasardeuses évolutions de la nature, a néanmoins la capacité de se reproduire, et donc de transmettre ses caractères - on pourrait dire son manque de caractères‘’.

Ainsi parlait Jean-Claude Liaudet, un jour de grande désespérance, ou plutôt de grande lucidité puisqu’il a su ne pas mêler la femme à ses conclusions navrantes, sauf pour lui reconnaître toutes ses qualités (mais par égard pour mon lectorat mâle je vous en parlerai un autre jour).

Il n’empêche.

Il n’empêche que pour ce qui concerne ma devinette simplissime, vous vous êtes pas foulés.

Bon, bien sûr, ya quand même Lung Ta qui dit comme ça : " rencontre avec une personne dont j'ai justement l'image à gauche juste à côté du commentaire que j'écris ?"

Or, à gauche, ya (vous me croyez sur parole, parce que je sais toujours pas faire les copies d'écran) (et c'est pas la peine de vous bidonner comme des hyènes) :

- Fazou

- Yog

- Khayaa

Alors comme réponse, c'est vague.

C'est même trèstrès vague, vous en conviendrez !!

Surtout pour quelqu'un qui était présent dans l'instant.

Absolumint.

Il était incognito, sans un cheveu sur la tête pour pas qu'on reconnaisse sa coiffure,

3meditant

mais on l'a vu !!!!

Enfin, pas moi (j'étais éblouie de rencontrer une nounoune nana qui m'comprenne si bien) mais ma compagne, ouiouioui! c'est la première chose qu'elle m'a dite : j'ai vu Lung Ta, j'ai vu Lung Ta, Lung Ta est là !

Or, de Lung Ta, point.

La joie de me voir lui aurait-elle montée at zi head sous forme de Lung Ta's hallu ? (bon, dans le doute, on va mettre Lung Ta hors jeu)(ben oui quoi après tout, il était ptêtre là et il a pas supporté tant de splendeur en me voyant arriver ??? alors il s'est dématérialisé ??)

Donc c'est Mutti qui se rapproche le plus de la bonne réponse.

Sauf évidemment quand elle suppute qu'on était MDR. Quid MDR ?? comme si c'était notre genre d'exploser de rire comme ça pour rien ??

ou alors ça voudrait dire que tu y étais aussi ??? oooooooooh noooooooooon Mutti m'dis pas ça tu m'fais trop mal !!!!!  tu nous as pas vues, si ??

Purée rassures moi tu nous as pas vues ??

4mocinha

oh pitiépitiépitié tu ne répèteras rien à personne dis ??

.. que j'reste crédible ???? (qui a dit : trop tard !!!! ?)

Heu bon.

Où en étais-je ?

Ah oui, la devinette.

Bon aujourd'hui je vous mets une charade.

PICT3163

ya du vent..

PICT3165

.. in ze voiles..

PICT3170

mais c'est pas un ptit escalier de rien du tout

PICT3171

qui va nous arrêter !

Bon, tout compte fait ..

PICT3172

c'était pas par là que je voulais l'emmener !

Faut remonter !!!!

(jme demande encore pourquoi elle a ronchonné tout le long des marches ??

ah jvous jure ces jeunes !)

Voilà.

La réponse demain (si vous êtes sages)

18 octobre 2009

A star is born !

21 juin 2009

Une fête

aout 13 W Jezequel

 

il y a un homme

aux joues toute lisses très bien rasé

il y a un homme

à la voix tendre inachevée

il y a un homme

vêtu de charme pour rêver

il y a un homme

aux gestes baignant l’horizon

il y a un homme

dont la voix est une petite chanson

il y a un homme

qui a des yeux ensoleillés

il y a un homme

qui sait conjuguer le mot amitié

 

 

Rajout de la photo en août 2013

http://www.williamjezequel.com/photographie/projet-blogueurs-nantais/

 

 

11 juin 2009

avec un rire et une larme

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Lorsque le premier convoi est passé entre nos mains, nous avons cru un moment ne plus pouvoir jamais rire ou être gai, nous nous sommes sentis changés en d'autres êtres, soudain vieillis, étrangers à toutes nos anciennes amitiés.

Mais ensuite, lorsquon revient parmi les hommes, il y a de la vie et la vie est toujours là dans ses innombrables nuances,

" avec un rire et une larme"

Etty

15 mai 2009

la théorie du mouton

Je suis heureuse.

Je suis la plus heureuse du monde entier de tout l’univers intersidéral.

La plupart de nous, on cherche sans arrêt du bonheur. A force de le chercher, on voit même pas qu’on en a.

C’est incroyable. Ya un peu plus de deux ans, j’étais dans des délires de comment faire pour être zen, comment devenir moi-même et accessoirement tous les autres moi, et des trucs comme ça. J’en profite pour vous dire que c’est une escroquerie : le sens de la vie est un sens interdit.

Un sens sans issue.

Faut pas chercher de sens.

Et quand on le cherche pas, il vient tout seul. Un peu comme le Prince Charmant.

Chaque matin que Dieu fait - chui pas spécialement croyante, mais j‘aime bien dire "chaque matin que Dieu fait "- or donc, chaque matin que Dieu fait, j‘ouvre les yeux et j‘ai le sourire.

Même, même, quand je nage à la piscine ou quand je marche, dehors (j’ai repris mes grandes marches de malade mentale) des fois jme mets à rire. Je sais que ça ne se fait pas, de rire toute seule dehors pendant qu’on marche, et que les gens que je croise me prennent pour une cinglée.

Je m‘en fous.

De toutes façons quand je pleure (l’autre matin dans le train je pleurais, puisque j’étais triste) (logique) - oui donc de toutes façons quand je pleure, ça ne leur convient pas plus. Ils retournent leur nez comme si que quoi. Qu’ils allaient attraper ma tristesse ?

Oui, parce que c’est pas parce qu’on est heureux qu’on n’est jamais triste.

La preuve.

Oui alors donc, je suis heureuse. Je me sens mal, purée qu’est-ce que je me sens mal ! Mais je n’ai jamais été aussi bien de toute ma vie.

J’ai une pêche comme jamais j’ai eue. Je sais ce que je veux, peut être même que c’est la première fois de toute mon existence, il était temps, j’avoue, mais c’est pas grave, ça aussi je m’en fous.

Je suis tellement heureuse que j’y crois à mort, et que plus j’y crois, plus je suis heureuse. C’est magique. Le soir je suis heureuse et le lendemain je suis encore plus heureuse que la veille.

Et puis j'ai décidé que je suis la plus belle du monde entier de tout l'univers. Bon j‘avoue, là c‘est n‘importe quoi. Mais je m‘en fous aussi.

Je vous jure de jure de jure que j‘ai rien fumé comme substance illicite. Je ne me suis même pas remis à boire, pour la bonne raison que j‘ai jamais commencé.

En fait, c’est à cause des moutons.

Oui, parce que figurez-vous que les moutons, ça ne se déplace qu’à la vitesse du mouton le plus lent. Ce qui veut dire que quand ils sont pourchassés, ce sont les plus lents et les plus faibles qui sont attaqués les premiers. Autrement dit, au fur et à mesure que les plus lents sont éliminés, la vitesse du troupeau augmente.

C’est mathématique.

C’est pareil pour le cerveau humain. Il ne peut fonctionner plus vite que ses cellules les plus lentes.

Or, on le sait maintenant, l’alcool (par exemple) détruit les cellules du cerveau. Ce sont donc les plus lentes qui sont bousillées en premier (c’est d’ailleurs pour ça qu’on se sent plus intelligent au bout de 4 ou 5 apéros).

Seulement moi je ne bois pas.

Donc rien ne me détruit les cellules de la cervelle. Je sais pas si ya de quoi se réjouir, mais les faits sont là.

Par conséquent, mes cellules lentes restent aux premières loges, mon cerveau rame et moi je plane.

16_mars

18 avril 2009

Message d'accueil

nadzenn

Bonjour à vous et bienvenue sur ce blog,

 

Il y a quelques jours, je me languissais fort des incroyables crises de délire et de rires qu’il y avait sur le blog Zen pour les Nulles que j'avais commencé en 2007, et je me disais qu’il était bien dommage tout de même que je l’aie supprimé.

Néanmoins, si ce défi formidable d’une nounoune (moi) n’a jamais permis à quiconque d’atteindre la zénitude, il m’a au moins apporté un minimum de sagesse puisqu’avant de supprimer le blog, j’avais pris le temps de sauvegarder les textes et les commentaires. Je les relisais de temps en temps, en essuyant une larme ou plutôt en m'esclaffant de rire, mais ce n'était pas du tout pareil que de les lire sur l'écran, et surtout de les partager.

C'est pourquoi finalement je me décide à tous les re-poster petit à petit avec leur date dorigine sans chercher à les adapter à aujourdhui (j'ai déjà essayé de le faire et je me suis rendue compte que cela le faisait pas du tout).

Voilà, j'espère que vous trouverez autant de plaisir que moi dans ce partage.

 

Gros bisous à tous et bonne lecture !

24 mars 2008

j'ai 1000 ans !

Depuis quelques temps, je marche.

Quand je ne marche pas, je fais comme Clo, je range mon PC (d‘ailleurs, je voudrais bien savoir pourquoi plus je range, plus c’est la pagaille ?)

c’est comme ça que j’ai retrouvé un commentaire que j’avais écrit sur le blog de Lung Ta, ici.

Je vous le livrillico (le comm, pas Lung Ta)

(Ambre): Vous ne trouverez pas mauvaise, s'il vous plaît, la curiosité que j'ai eue de vous rencontrer, car votre réputation, qui s'étend partout, peut excuser la liberté que j'ai prise.
(Lung Ta) : Madame, je suis votre serviteur.
(Ambre): Je vois, Monsieur, que vous me regardez fixement. Quel âge croyez-vous bien que j'aie?
(Lung Ta): Je crois que tout au plus vous pouvez avoir 50 ou 51 ans.
(Ambre): Aahahahahhahahha!!! j'en ai 1000!!!
(Lung Ta): MILLE ?????
(Ambre): Oui. Vous voyez un effet des secrets de mon art, de me conserver ainsi fraîche et vigoureuse.
(Lung Ta) : Par ma foi ! voilà une belle jeune mamy pour 1000 ans !!
(Ambre): (belle et jeune? C’est tout? T’aurais pu trouver mieux! Bon enfin. Continuons) Pour exercer mon grand et beau secret, je cherche un individu digne de m’occuper. Et je voudrais, Monsieur, que vous fussiez encore plus vieux que vous n’y paraissez, désespéré, à l’agonie, pour vous montrer l’excellence de mon remède, et l’envie que j’ai de vous rendre service.
(Lung Ta) eh bien précisément j’ai des douleurs de tête
(Ambre) ne serait-ce pas que vous réfléchissez trop ?
(Lung Ta) il me semble parfois que j’ai un voile devant les yeux.
(Ambre) vous réfléchissez trop, vous dis-je !
(Lung Ta) J’ai quelquefois des maux de cœur.
(Ambre) et en réfléchissant, vous lévitez trop haut.
(Lung Ta) je me sens parfois des lassitudes.
(Ambre) quand je vois les titres de vos livres j’en suis pas étonnée.
(Lung Ta) et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre.
(Ambre). Appuyez sur pause, çà urge. Choisissez un lieu calme et fermez les yeux s’il y a trop de lumière. Si c’est impossible, fixez un objet posé sur votre bureau. Respirez amplement quelques secondes, puis répétez les paroles magiques que vous avez l’habitude de dire lorsque vous méditez (par exemple : Ambre n‘est pas une nounoune). Votre esprit va automatiquement se laisser aller et se vider.Vous aimez à boire un peu de vin ?
(Lung Ta) Un ptit St Nico, c’est pas de refus.
(Ambre) çà embrouille les pensées ! Détoxifiez ! Un jus de citron ou du thé vert serait mieux ! Que prenez-vous pour votre nourriture ?
(Lung Ta) un repas bien équilibré, avec des légumes et des fruits frais.
(Ambre) que diantre faites-vous de ce régime là ? Il vous faut de la bouillie d’orties. En plus çà vous fera pas de mal vu que vous n’avez plus un seul cheveu. Et n’oubliez pas la vitamine du zen, le seul légume qui fait sourire : la carotte ! Et puis pour faire couler tout çà, chantez ! Riez ! Faites la danse du ventre ! Déhanchez-vous au son du houla-hop ! Ya rien de meilleur pour la circulation de l’énergie et l’ouverture des chakras !
(Lung Ta) je vous suis obligé, Madame, des bontés que vous avez pour moi.
(Ambre) adieu ! Croyez bien que j’m’ennuie point, mais la sérénité n’attend pas le nombre des années !

24_mars08

(comme vous constatez, la photo n’a aucun rapport avec le texte. Je voulais photographier le métro à Barbès, seulement voilà, j’avais le soleil dans l’œil, alors forcément, jvoyais rien! Pff)

24_mars_2008_2

26 décembre 2007

le rire est le propre de l'homme

Ne faites pas attention au titre, parce qu’au contraire, le rire n’est pas le propre de l’Homme.

C‘est le propre de la Femme, et en particulier de la Nounoune.

C’était l’heure où ils sont venus ils sont tous là elle va mourir la mamma. L’heure où, dès l’aube, blanchit la campagne. Mes enfants et les leurs se préparaient à rentrer chez eux selon un rituel immuable qui défie toutes les lois de la physique et de la logique réunies. C’est dire s’il est impressionnant.

Jugez-en par vous-mêmes.

Étape 1- fin de jouage avec jouets.

En cette merveilleuse période de profusion de jouets, on s’imagine être en droit d’attendre des enfants un moment de paix joie sans mélange, une trêve entre deux catastrophes, un cessez-le-feu provisoire. Las !

La réalité est toute autre.

Comme le dit Lung Ta qui a eu quatre filles qui furent petites en leur temps, "tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse ".

Il faut le savoir.

A l’instar de l’Indien Cherokee qui attaque toujours là où on s’y attend le moins, les enfants qui jouent chutent et lorsqu’ils ne chutent pas, brisent.

Dans les deux cas, ils crient.

Quant à l’enfant qui est trop jeune pour jouer, il crie aussi (il veut téter) (de toutes façons, il n’a rien d’autre à faire).

C’est la raison pour laquelle il est toujours terriblement enthousiasmant de mettre fin au jouage et de passer à l’ ..

étape 2- rangeage des jouets.

C’est bien connu, les enfants n’ont aucun principe.

Si on les écoutait, on vivrait dans un désordre inommable. Bon, évidemment, le principe du rangement qui est absolument ridicule lorsque nous sommes nous-mêmes enfants prend tout son sens lorsque nous devenons parents. D‘ailleurs, si on y réfléchit bien, c’est un principe épatant. Le genre de chouette vieux principe qui permet de clouer le bec à votre enfant à qui vous pouvez dire, lorsqu’il ne retrouve plus son camion rouge, " bien fait ! T’avais qu’à le ranger !! " selon le principe d’éducation bien connu Tavéka.

Principe qui peut éventuellement se transformer en Tavékapa.

De plus, le rangeage de jouets prépare l’enfant aux dures réalités de la vie, en lui apprenant à faire de notre son quotidien une compétition de chaque instant. Ranger ses jouets l’amène à se dépasser et à repousser les limites de notre patience, qu’est-ce que je raconte encore, cela l’aide à repousser ses limites !

Oui, n‘ayons pas peur de le dire :

un enfant qui range, c’est BEAU !

Regardez avec moi le spectacle exceptionnel de ces petits êtres, chair de notre chair (enfin presque), pénétrés au plus profond d’eux-mêmes de la sublime majesté de voir leurs jouets triés par taille et par couleur par Maman à quatre pattes qui selon un (autre) principe d’éducation qui a déjà fait ses preuves, montre l’exemple en rangeant et en criant presque aussi fort que ses fils Killiaaaaaaaan ! Nollaaaaaaaaaan ! On range ! pendant que Kérian hurle en attendant la tétée (il n’a rien d’autre à faire).

3- rassemblage des paquets.

Alors là, c’est quelque chose que je vais avoir du mal à décrire, tant cette scène qui quoique répétitive, est magique, belle et majestueuse.

Je vais quand même essayer.

Mes enfants arrivent régulièrement chez nous avec, au bas mot, quatre sacs bourrés de choses diverses et hétéroclites.

Les jours fastes, on peut même aller jusqu’à six sacs.

Lorsqu’ils repartent, par un phénomène resté inexpliqué à ce jour, le nombre de sacs a doublé.

Voire triplé.

Si bien que nos yeux ébahis n’en croient pas leurs oreilles lorsque se déroule la conversation suivante :

(Gendre, devant le spectacle de tous les sacs à emmener) tu me prends pour un déménageur ?

(Fille Cadette) ya un sac pour le change de chacun des petits + les couches, exactement comme à l‘aller !!

(Gendre) tu te fiches de moi ?? yen a deux fois plus ! je te préviens Elodie on monte pas tout çà à la maison ce soir !

(Fille Cadette) comment çà on monte pas tout çà à la maison ? Mais j’en ai besoin !

(Gendre) t’as besoin du linge sale des petits ? Et c’est quoi cette râpe à fromage ? Et ces bouquins??? C’est quoi tous ces bouquins ??? 

(Fille Cadette) c’est les livres que Maman me prête !

(Gendre, les yeux au ciel) c’est bien la peine qu’on les ait rendus à ta mère pour en reprendre le double !!

(mon joint secoue la tête sans un mot, plein de compassion)

(Fille Cadette, avec un geste d‘humeur) je vois pas ce que çà t’embête que je prenne quelques livres !!!!!

(Gendre) quelques livres ????? Deux grands sacs blindés à mort t’appelles çà quelques livres ???

(Fille Cadette, qui commence à s’énerver) bon, bon, çà va !!!! je vais trier ceux que tu monteras ce soir mais jte préviens tu les mets dans l’ordre que je te dis dans le coffre de la voiture !

(mon joint secoue la tête sans un mot, plein de compassion)

(Gendre, les yeux au ciel) c’est pas la peine de te faire passer pour une martyre ! Tu vas pas lire tous ces bouquins dans la nuit non ? Ils peuvent bien passer la nuit dans le coffre ?

(pendant que ma fille s’agite autour de ses paquets, Gendre déballe son petit sac personnel, qui est au nombre de un) (surpris, il demande à sa femme) c’est quoi ces bons de réduction ? En plus ils sont périmés, regarde !!!! 2005 !!!!

(Fille Cadette) montre ? (elle prend les bons que son joint a posés sur la table) ah bah d’accord !!!! Tu pouvais pas les passer en caisse en faisant les courses ???? Regarde moi çà tout ce que tu nous fais perdre comme argent !

(mon joint secoue la tête sans un mot, plein de compassion)

(Gendre, continuant de fouiller dans son sac) et des rasoirs ? Un sachet tout neuf de rasoirs ! T’as peur que ma barbe pousse en une nuit ? Pourquoi tu m’as mis autant de rasoirs ?

(Fille Cadette) ) tu ferais mieux d’habiller les petits au lieu de poser des questions idiotes !

(mon joint secoue la tête sans un mot, plein de compassion)

(Gendre, secouant la tête) je suis las las si las.

(JB) qu’est-ce que çà veut dire : je suis lalasila ?

26_dec

Maintenant,

vous savez pourquoi je pique des crises de fou rire depuis l’âge de deux mois.

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