Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le blog de Ambreneige
Publicité
maman
25 août 2010

back to the past

A défaut de pouvoir aller aux Sables d'Olonne (une crise de nostalgie peut-être ?) (à moins que ce soit simplement une envie) (après tout pourquoi faudrait-il toujours une raison, hmmm ?), je suis retournée dans la ville où j'ai vécu jusqu'à mes 14 ans..

PICT9275

(après, j'étais en internat à l'EN de St Germain-en-Laye).

Ci dessous,

PICT9256

"mon" école maternelle

PICT9118

(qui n'a pas changé).

Un seul souvenir : je tambourine comme une malade sur la porte derrière laquelle Maman vient de disparaître, je hurle et je pleure toutes les larmes de mon corps, et rien, absolument rien ni personne ne peut me faire arrêter de pleurer ! Maman vient de m'abandonner, jamais je ne la reverrai !!!!

Dans la même rue que cette école,

PICT9142

l'endroit où on a habité, de mes 4 ans - la crise du logement sévissait déjà sérieux, et avant ça mes parents ont dû loger chez les leurs ... :-( - oui, donc, de mes 4 ans jusqu'à mes 14 ans puisqu'en fait, assez curieusement c'est aussi l'année où j'ai été reçue au Concours de l'EN que mes parents ont déménagé (pour un super pavillon avec 4 chambres, alors que l'apparte qu'on occupait n'en avait qu'une, bref c'était le bonheur total).

Bon où j'en étais ? ah oui, la cité :

PICT9137

Bon là, encore une bonne surprise

rien n'a changé.

PICT9136

On habitait au 4e, et à l'étage inférieur la famille de mon ami Jean-Paul (eux aussi ont déménagé la mm année - amusant comme coïncidence)

PICT9138

.

PICT9141

oui donc,

mai_59

.. comme je disais..

PICT9135

.. rien n'a changé.

A quelques mètres de cette cité, la rue dans laquelle habitaient mes grands-parents paternels. Ma grand-mère y tenait une teinturerie, et comme elle ne comptait pas ses heures à la table à repasser, dès toute petite, j'allais acheter le pain, ou chez l'épicier, et dans mon souvenir la rue ressemblait sensiblement à ça :

rue_de_Sannois

.

Papa_11_nov_1944

mon père à 10 ans, dans la rue en question

Or, lorsqu'on y est arrivés (j'étais avec ma fille et les enfants), on a découvert ça :

PICT9104

ze supra choc !

m'enfin bon ! c'est la vie ..

Ensuite, direction l'école primaire. Une grande place avec un Monument aux Morts qui trône au milieu,

Monumt_Morts_carte_papa_1948

avec, en juin, la fête foraine et les flonflons ..

D'un côté de la place, l'École des Garçons,

ecole_J_Ferry_Ermt

et de l'autre, celle des Filles,

celle-là même où ma grand-mère était allée

classe_Mamy

(bonjour le nombre d'élèves !!! vous avez vu ???)

.. oh, Mamy n'est pas allée beaucoup à l'école, certes, c'était plus important qu'elle donne un coup de main à sa mère pour élever la huitaine d'enfants !

cette école, disais-je, que l'on aperçoit

aout_59_Place_J_Ferry_1

derrière nous,

aout_59_pl_J

sur ces photos

J'ai donc cherché, cherché cette fameuse place qui ne pouvait pas avoir disparu tout de même !

Des jeunes filles qui passaient par là me demandent ce que je cherche, je narre, et elles me disent..

c'est là.

PICT9148

Comment ça, c'est là ?

c'est quoi ça ?

Publicité
22 août 2010

trop n'est jamais assez

picture_couple_orangeacid_5448175b25

Je ne l'ai jamais caché, je suis une amoureuse exclusive (pas vous ?). Or, des ressentis comme la jalousie, la possessivité, c’est plutôt mal perçu. Le vrai amour est désintéressé (ce qui compte c‘est le bonheur de l’autre, même si c'est sans moi). Quand on aime vraiment on ne compte pas (les amants ?). La jalousie c’est pas de l’amour.

Oui mais.

Imaginez une seconde : vous êtes amoureuse (de lui). Il est amoureux (de vous).

Supposons maintenant qu’il flashe sur une autre. Ou bien vous, sur un autre. Ne vous poseriez-vous pas de question sur la réalité de votre amour ??? Imaginons maintenant que votre aimé fasse des gouzis gouzis avec l’autre femme, et que ça ne vous blesse pas; pire, vous en êtes enchantée. Ne remettriez-vous pas alors carrément en cause votre sentiment d'aimer ?

En fait, j'ai l'impression que notre manière d'appréhender l'amour est programmée dès le départ par un certain nombre de critères,

premièrement, l'inconscient collectif (aimer c'est souffrir - le poète ne chante-t-il pas : "il n'y a pas d'amour heureux"..)

deuxièmement, ce que l'on nous transmet dans notre histoire familiale.

Par exemple, Maman :

Luc_sur_Mer_1957

" Lorsque j’étais jeune, j’avais toute une bande de copains. Mais des copains-copains, hein. Je ne couchais pas ! Ton père a été le seul, l’unique".

Ma grand-mère maternelle :

Mamy_et_Achille

(clic clic sur l'image)

qui ayant hélas perdu son époux très vite, n’a aimé que lui jusqu’à la fin de ses jours (et pourtant, elle s’était remariée)..

Ma grand-mère paternelle,

Mamy

tombée à 15 ans folle amoureuse de mon grand-père (Don Juan qui a passé sa vie à culbuter toutes les filles de France et de Navarre)..

Et puis bien sûr, mon ancêtre Julie qui s’est consumée d’amour (au sens propre) pour un homme marié (avec une autre) qui lui a quand même fait trois enfants ..

(j'ai pas de photo de Julie alors je vous mets ma fille, lors du tournage de "Coco Chanel"

Adeline 

Alors voilà, possessive, exclusive, oui,

mais, en amour ...

" Trop n'est jamais assez,

tous les amoureux le savent"  *

* Patrick Sébastien, "Tu m'appelles en arrivant"

10 août 2010

seul dans le noir

2 juillet 2010

Nadège

carte_Nadege

Je m’appelle Nadège. Mon deuxième prénom est celui de ma Marraine, Josette - celle-là même qui depuis la mort de Maman m’a rayée de sa vie, mais ceci est une autre histoire .. ;-) (tout de même, comment voulez-vous qu’on échappe aux croyances toxiques quand tout le monde s’acharne à les faire perdurer ? ;-))

Maman m‘avait dit que j’étais "une enfant de l’amour". J’ai été conçue paraît-il par une épouvantable nuit d’orage, sous une petite tente que mes deux tourtereaux de futurs parents avaient plantée près du Trou du Puits d’Enfer (Sables d‘Olonne) - déjà, pour ceux qui connaissent, vous serez d’accord avec moi que ce n’était pas banal quand on voit comment ce coin est sauvage. En même temps, c’est trop romantique !

puit_d_enfercath_blogspot

photo empruntée ici 

Bref. Si la nuit avait commencé avec de chaleureuses étreintes, elle s’est terminée à tenir les piquets de la tente pour pas qu’elle s’envole. Bilan : que ce soit au début ou à la fin, ils avaient pas fermé l’œil.

Or donc, quelques mois plus tard, Maman s’est rendue compte que j’étais dans les parages. Seulement mon père n’avait que vingt ans mais surtout, beaucoup plus grave pour les siens, il était encore étudiant, et aucun moyen de subvenir aux besoins d’une famille.

Faut dire qu’en plus, le jour où Papa a présenté Maman à ses parents, il leur a appris dans la foulée qu’ils allaient être grand-parents et qu’il allait plaquer le lycée. Ça faisait un peu beaucoup et paraît-il que celle qui allait devenir ma grand-mère a toisé Maman de bas en haut avec dans le regard un mépris sans nom, ce qui avait, comme qui dirait, jeté un froid.

Maman en me racontant ça bougonnait que de toutes façons il était hoooooors de question qu’elle avorte, qu’elle garderait SON bébé et que la grand-mère ne le verrait JAMAIS. Na ! (au final Maman a été avec sa belle-mère la plus délicieuse des brus).

Oui alors donc, ya eu d'abord cette angoisse pour ma mère de ne pas savoir si elle allait être acceptée par la famille de mon père, ce qui laissât encore une fois bien des occasions à Papa de faire valser ses touches de piano à force de taper dessus avec rage pour se défouler (sûr que le yoga lui aurait fait grand bien mais c’était pas encore à la mode).

Par là-dessus, Papa avait dû partir pour l’Algérie. Finalement, le mariage a eu lieu, même s'il s’est fait un peu dans l’urgence on va dire, (pendant une perme) un peu bâclé et sans robe blanche, le 12 février 1955 (pour la petite histoire les parents de mon père se sont mariés aussi un 12 février, ainsi que les parents de mon grand-père et aussi ceux de mon arrière-grand-père ;-))

Est-ce parce que mon père était en Algérie, et ce prénom était-il porteur de sens pour lui ? toujours est-il qu'il voulait m’appeler Aïcha. Enfin, lui, parce que pour ce qui est de Maman, c’était absolument hors de question ! (elle en a d’ailleurs nourri ensuite une aversion pour tous les prénoms se terminant en -a).

Pour ceux qui ont des enfants, vous savez bien comment ça se passe généralement en ce qui concerne le choix des prénoms.. ;-) au final c’est souvent la femme qui décide au moment où son petit sort de son ventre ..

Nad_et_maman_ao_t_1955

C’est en tout cas ce qu'il s’est passé lorsque je suis née, d’autant plus que Papa était toujours en Algérie (il n’est rentré en France que pour défiler le 14 juillet sur les Champs- Élysées) et c’est comme ça que Maman a choisi mon prénom, qu’elle voulait rare *: Nadège, porteur sûrement de tout ce qu’elle ne disait pas mais qu’elle attendait quand même puisque Nadège, cela vient du russe nadejda qui veut dire espérance.

carte_texte

 

* Maman ne supportait pas l’idée qu’il y ait d’autres "Nadège" contemporaines de sa fille ;-)

Raté ! La mère de mon ami d’enfance Jean-Paul, qui est Polonaise, a appelé une de ses filles comme moi ("Nadiezkha" en polonais) .. Maman était furieuse !

1956_Sables_dOlonne

moi, les Sables 1956

Papa_14_ans_Sables_d_Olonne_sept_48

mon père, les Sables, 1948

 

Et vous,

quelle est l’histoire du choix de votre prénom ?

21 juin 2010

un petit pois dans la tête

poi4s221

Dans une situation où j’ai mal, j’ai souvent tendance à fuir. Je fuis en écrivant, je fuis en faisant semblant ("même pas mal"), je fuis en tournant ma souffrance en dérision. Tout cela m’a plutôt bien réussi jusqu’à aujourd’hui.

Or, ya quelques jours, je me suis aperçue d’un truc vraiment bizarre. J’avais le moton (je dis moton depuis que mon amie québécoise m’a fait connaître ce mot mais en fait je parle du chagrin, une sorte de boule enkystée entre les seins que je trimballe depuis toujours). Bon ceci dit je sais que je ne suis pas la seule. La souffrance hélas fait partie de la condition humaine, même si on fait comme si, parce que qu’est-ce qu’on découvrirait, hein, si on tendait vraiment l’oreille à ce que nous dit notre corps souffrant ? serait-on en mesure d’accepter ce qu’on apprendrait ? Guérir de sa souffrance, ça demande du courage.

Oui alors donc, un matin comme tous les matins je me réveille avec mon moton. Et que sens-je, qu’ouïs-je, que constate-je ? J’ai rien à y associer, pas de contexte particulier qui aurait pu me permettre d‘accuser quelqu’un ou quelque chose. C’est comme si ce matin-là, mes incessants pourquoi pourquoi pourquoi s’étaient épuisés par leur propre futilité. Comme si je m’étais aperçue de l’insignifiance de mon ego bataillant comme un fou pour retrouver sa suprématie, à échafauder des histoires porteuses de sens pour essayer de parvenir à l’acceptation. Ce qui paradoxalement m’en tenait toujours éloignée !

Alors ça !

Si ça tombe, ça fait des années que j’accuse mes parents alors qu’ils n’y sont pour rien !

Le pire de tout, c’est que cette prise de conscience (comme tous les éclairs de génie qui ont jalonné mon existence) s'est évaporée comme un rien ! Trois secondes trente cinq plus tard, j’étais repartie dans mon chant de lamentations.

En tout cas, maintenant je vais me méfier de mon "cerveau affectif" : intuitif, impulsif, illogique*, à démarrer au quart de tour sans me demander mon avis, m’étonnerait pas que ce soit lui qui m’ait pourri l’existence !

Comme dirait Daniel Goleman :

"L’intelligence est inutile quand nous sommes sous l’emprise de nos émotions".

* ma mère disait que j’avais un petit pois dans la tête.

Mais au fait .. parlait-elle d’un pois ou d'un .. poids ? ;-)

Publicité
27 mai 2010

Les yeux plein d'extase

jeunes

 

Je me suis intéressée toute petite à la seule chose qui vaille la peine en ce bas monde, en tout cas à mon sens : l’amour. Et plus précisément, l’amour entre un garçon et une fille, parce que j‘avais cru comprendre qu’on pouvait faire ensemble des trucs super chouettes qui nous assuraient le bonheur pour toute la vie, comme se marier et avoir beaucoup d’enfants (enfin .. surtout, les faire).

Tout naturellement, je me suis d’abord tournée vers ma maman pour avoir de plus amples précisions.

C’est comme ça que j’ai appris que l’amour, c’est beau et pur. Tellement pur que quand Papa voulait lui prouver le sien, Maman esquivait (en tout cas au début. Je ne savais pas encore que c‘est une stratégie féminine, ah ! ah !) oui donc chaque fois que Maman le repoussait, Papa rentrait chez ses parents super contrarié et jouait du piano avec de grands gestes désordonnés si bien que toutes les touches volaient en éclat. Ce qui, il faut bien le reconnaître, ne mettait pas ma grand-mère dans les meilleures dispositions possibles au sujet de celle qui deviendrait un jour sa bru : qui pouvait bien mettre son fils habituellement si calme et si docile dans un état pareil ?? Sans compter que les rendez-vous de mes parents finissaient par lui coûter cher en touches de piano.

Or, donc, disait Maman, l’amour c’est bôôôô et pûûûûr.

"J’avais plein de copains", disait encore Maman, "j’étais un vrai garçon manqué, je me suis jamais entendue avec les filles - les filles beurk !! c’est faux-jeton et compagnie !! - mes copains, je partais camper avec !" (Ah chouette, me disais-je, on va rentrer dans le vif du sujet !) "Ton père ça le rendait fou !", continuait Maman, "Mais bon, on cam-pait, hein. Je couchais pas !! " (Oh non !! flûte !!)

- Ton père, ça a été le seul ! (aaah, tout de même !!!! et alors ?????)

- Et alors quoi ? Ben j'me suis retrouvée avec toi !

Quatre lettres. Pas mieux : BIDE.

47998021

Bon, me suis-je dit la mort dans l’âme. Va falloir chercher ailleurs.

Il s’appelait Jean-Paul. En plus j'me disais que c’était forcément un bon filon parce que ses parents avaient cinq enfants. C‘est dire s’ils devaient connaître le mode d’emploi !!!!

Las !! Jean-Paul était super timide. Pourtant, il y avait eu des exercices d’investigation très prometteurs dans les caves de l’immeuble où nous habitions, mais ils n’ont jamais abouti à ce qu’il était censé m’enseigner pour la bonne raison qu’il devait chercher lui-même ce que j’espérais qu’il m’apprenne.. Comme quoi, hein ! Faut jamais se fier à un garçon à qui on est obligée d'apprendre à faire du patin à roulettes ! (Jean-Paul, pitié si par extraordinaire tu tombes sur ce blog : JE PLAISANTE !!!!)

Alors sinon, il y a eu Dominique. Le problème c’est qu’il était très grand (ou alors c’est moi qui étais très p'tite, c‘est selon)(enfin, en âge, je veux dire). En plus, Dominique ne jurait que par le cochon. Le jeu du "cochon qui rit", vous connaissez ? Il devait se dire que c’était bien le seul truc potable qu’il pouvait faire avec une minote comme moi.

Or donc, imaginez ze scène :

La moi petite, assise par terre, en face d’un Dominique super concentré sur son (-« (« ç_è_èàçç-(-ç( de purée de jeu de cochon.

Je l’observais du coin de l’œil, mon Dominique au corps de braise, - oui, je sais, j’étais précoce - en train de taper ses viriles cuisses chaque fois qu’il jetait un 6 aux dés. On peut pas m’enlever que j’ai toujours su très jeune ce que je voulais (même quand j‘arrive pas à l‘avoir, mais c‘est une autre histoire). Et puis comme disait ma grand-mère, "Si tu décides pas qu’un homme est un homme, espère pas t'en servir un jour".

Or donc, j'observais mon Dominique dans un but totalely désintéressé, seulement voilà, j’avais beau mettre et remettre le contact à coups d’œillades appuyées qui ont largement fait leurs preuves depuis, tout ce que j’ai réussi à allumer c’est mes nerfs chaque fois qu’il s’esclaffait en vissant une queue à son cochon.

Finalement, c’est mon cousin.. Pas celui que je rêvais d’épouser, mais son frère, l’aîné de la cousinade. Un espèce de grand ténébreux tout timide, taciturne et solitaire, .. toujours seul dans son coin. C’était le seul de mes cousins avec qui je n’avais pas tellement de relations rapport aux traits de caractère que je viens de mentionner ci-dessus.

Or, à l’époque où il a fait son service militaire, on s’est mis à s’écrire assidûment, moi parce que j’ai toujours aimé ça, lui parce qu’il s’ennuyait ferme. Du coup, quand il avait des perms, il venait me chercher - normalement j'avais pas le droit de sortir, mais là, c'était pas pareil, mon père avait toute confiance, puisque c'était avec mon cousin ..

C’est comme ça qu’un jour, il m’a emmenée aux Vingt-Quatre Heures du Mans. On avait dormi chez un pote à lui, avec tout un tas d‘autres potes à lui, tous plus vieux que moi, évidemment, puisqu’ils avaient l’âge de mon cousin.

Le soir, ils discutaient sans accorder la moindre attention à l’insignifiante gamine que j’étais pour eux. Et bien sûr ils parlaient des filles.. et de tout ce qu’on peut leur faire avec un brin d’imagination ..

Et voilà comment j'ai su.

Bon, le truc, c’est qu’à les entendre j’ai cru longtemps que le .. enfin, le .. le "machin" des garçons était comme qui dirait, téléguidé, qu’il trouvait le chemin tout seul, et qu’en plus, ça faisait direct crier et se tordre les filles de plaisir, qu‘elles en mouraient de volupté avec les yeux plein d’extase, si bien que j’ai été un peu surprise lorsque pour moi la chose fut venue..

Mais ceci est une autre histoire ..

22 mai 2010

Inch'Allah

Zegla_fev57

mon père (au milieu, avec sa pipe)

Comme tant d'autres avec lui, quand il a été obligé de partir en Algérie il n'a même pas eu le droit d'aller dire au revoir aux siens. Il avait une vingtaine d'années, quasiment l'âge qu'a mon fils .. Mon Dieu ! Maman disait qu'il pleurait au téléphone quant il lui avait annoncé son départ .. (j'ai jamais vu mon père pleurer !)

ça veut dire aussi qu'il ne m'a vue que quand j'avais 4 jours (et encore, parce que j'ai eu la bonne idée de naître le 10 juillet et que le 14, il défilait sur les Champs Élysées) mais pour voir ma soeur, il avait dû attendre deux semaines pour avoir sa perm'..

1

.

2

.

4

mon père, au milieu

et que tient-il dans ses mains ? sa pipe ..

3r

mon père à gauche

carte_Algerie

une carte postale qu'il a envoyée à Maman

carte_Algerie_mot_de_Papa_r

(Maman était enceinte de ma soeur, et mes parents s'attendaient tous les deux à avoir un fils après moi - on se demande bien pourquoi d'ailleurs vu qu'ils m'avaient déjà et qu'ils étaient comblés ahahahahah)

guerre

"Quand je pense que la guerre n'épargne même pas les enfants !

Enfin on n'y peut rien. Mais je chercherai une solution pour préserver les nôtres. Et peut-être la trouverais-je.

Inch'Allah !"

13 mai 2010

journée de la biodiversité, dimanche dernier

1PICT5811

mais oui ce sont des plantes !

surprenantes, non ?

bonne_nuit

2PICT5781rr

mioummioum !

comme disent mes petits-fils :-)

(pour ceux qui ont raté l'épisode,

il s'agit d'un amalgamme entre le miam-miam français et le yummy-yummy anglais :-))

bonne_nuit

3PICT5780rr

glop glop ! rien que le nom est déjà une gourmandise :-)

bonne_nuit

4PICT5810r

bon, malgré tout, je préfère "le vrai" (mimosa)

cambessedes_39

c'était aussi la fleur préférée de ma maman

bonne_nuit

5PICT5798r

Byebye les amis !

a_bientot1

Bonne journée !

23 avril 2010

elle avait de tout petits petons

tenue_de_soiree_1900

(photo du net)

Ce qui m’avait le plus frappée lorsque j‘étais enfant, c’est la dichotomie de caractère entre ma grand-mère Fernande et sa propre mère, Valentine.

Mamy Fernande était une femme très belle et très douce, mais d’une grande pudeur et extrêmement réservée. J‘ai envie de dire qu‘elle semblait rester à l‘orée de sa vie, comme si elle n‘osait pas l‘investir. D’ailleurs, l’image que j’en ai est ma Mamy assise devant la fenêtre de sa salle à manger, dans son chalet, elle regarde ses roses tout en me parlant de son enfance ou de son amour (Achille, son mari décédé), mais à aucun moment elle ne me regarde, en fait je n’existe pas, personne n’existe plus depuis qu’Achille l’a quittée.

Il m’est donc impossible de vous dire le genre de jeune femme que fut ma grand-mère, puisque cette jeune femme s’est éteinte un jour de septembre 1935.

La Mamy que j’ai connue n’était donc ni chaleureuse ni câline, elle se laissait embrasser sans embrasser elle même, elle ne prenait jamais dans les bras.. elle n’était pas actrice de sa vie.

D’ailleurs, lorsque ma Marraine, plus jeune, demandait à sa mère "pourquoi nous arrive-t-il tant de malheurs ??" Mamy lui répondait "que veux tu ma fille .. quand on est née sous une mauvaise étoile.."

Savoir que cette Mamy n’a jamais pu faire le deuil de son premier époux permet de mieux comprendre comment ma Maman, ensuite, n’a pas su choyer ni défendre ses propres enfants (notamment ses filles) des adversités de la vie, pour la simple raison que carencée de père, Maman n‘avait pas non plus eu de mère.

Mon arrière-grand-mère Valentine, elle, était totalement différente.

Physiquement, elle était aussi très belle, mais au contraire de sa fille elle était brune aux yeux noirs. Je n’ai vu qu’une seule photo d’elle jeune femme, photo qui a hélas disparu je ne sais où.. Elle était vraiment magnifique, elle avait un corps svelte, une taille très fine, soulignée par les robes que l‘on portait en 1900 (elle était née le 12 juin 1879)

Alors, pour ces deux femmes qui ont subi le même type d’épreuves, perdre leur mari jeune après avoir grandi sans père, qu’est-ce qui a fait la différence ? Pourquoi l’une est-elle restée à terre là où l’autre a pu puiser de la force en elle et se relever ?

Eh bien pour le comprendre il nous faut retourner à Auvers, la ville natale de mon arrière grand-mère.

Nous sommes en 1857 et il y a là Armand, un petit garçon de neuf ans et demi dont toute la vie va changer : en effet, sa mère Angélique se marie avec Jean-Baptiste-Bernard, un militaire originaire de Seine-et-Marne. Par ce mariage, Jean-Baptiste fait à Armand, qui est un enfant de la honte, un fils sans père, un "bâtard", il lui fait le plus somptueux des cadeaux : il lui donne son nom.

Il faut dire que Jean-Baptiste, il ne la connait que trop, cette souffrance de croître au sein d’une femme qui se meurt d’aimer un homme qu’elle n’aura jamais, la souffrance de venir au monde dans la clandestinité ..

Alors oui, quand il rencontre Angélique, une femme perdue, il lui semble revoir sa propre mère, il lui semble surtout revoir en Armand le petit garçon brisé qu‘il a été, ayant grandi sous les méchancetés et les railleries de ceux qui n’ont pas connu ces affres. Et il veut introduire enfin de la douceur et de la générosité dans la vie de ce petit garçon qui n‘en a jamais connu.

Voilà ce qu’il fait, Jean-Baptiste, "le père Bernard" comme on l’appelait, Celui par qui la bonté arrive.

Dans cette histoire, il y a Jean-Baptiste et Armand qui sont des enfants naturels, plus précisément des fils naturels.

Est-ce pour cela que Valentin, le fils aîné d’Armand, lui est arraché ? comme si la vie était frileuse, n’osait pas prendre le risque que Valentin vive, en tant que fils, avec ce patrimoine inconscient si lourd de souffrances ?

Mon arrière grand-mère Valentine, née exactement 5 ans après (son frère était aussi du mois de juin) grandira dans l’ombre de ce frère disparu, dont on ne parlera jamais, mais qui laissera une empreinte indélébile dans la trame familiale : l’urgence terrible d’avoir un fils à tout prix. Et il faudra attendre trois générations, il faudra attendre notre Maman, ma Maman, qui décidément avait un lourd tribut à payer, pour qu’enfin soit réparée la souffrance de la disparition de ce(s) fils.

Valentine a une enfance et une jeunesse heureuses. Ses parents l’aiment tendrement, autant que leur fille Alice qu’ils auront dix ans après, en 1889 (c’est cette Tante Alice qui épousera Henri, le demi-frère de Mémère Nini).

Ensuite, comme je l’ai déjà raconté, le 24 juin 1900 Valentine a le coup de foudre pour un jeune Suisse qui travaille comme jardinier au Château de Montebello. Ils vivent un amour si passionnel et si fou que neuf mois très précisément après, le 5 avril 1901, naît ma grand-mère Fernande, une belle petite blonde aux yeux bleus comme son papa.

Joseph est toujours brouillé avec sa mère et ne manifeste pas le désir de retourner en Suisse.. D’ailleurs, ils achètent un petit appartement ici, et y auraient sans doute coulé des jours heureux si seulement le destin n’avait pas rappelé Joseph dans son pays natal ..

Mais c’est comme ça. Un jour de 1906, il regagne la Suisse, avec sa femme que les parents de Joseph ne connaissent même pas, et leur petite fille qui a déjà 5 ans..

robe1900r

(photo du net)

genre de robe que portait mon arrière grand-mère Valentine, sur la photo dont je me rappelle..

(mais elle n'avait pas cette posture figée) (on aurait plutôt dit qu'elle dansait)

jupon1900r

(photo du net)

... et le jupon qu'elle devait porter dessous

(et encore en dessous, un corset ..)

22 avril 2010

tous les garçons et les filles

Mamy_Fernande

Ils s’aimèrent comme tous les garçons et les filles de cet âge s’aiment depuis la nuit des temps. Sauf que c’était en 1874 et que la pilule n’existait pas .. Elle, Adèle, a vingt ans lorsqu’elle se retrouve enceinte de François qui n’en a que dix-neuf..

Le 21 décembre 1874, une petite fille naît : Eugénie. Son jeune père daigne la reconnaître puis disparaît dans la nature .. c’est cette petite fille qui deviendra mon arrière grand-mère mais je ne l‘ai pas connue car elle est morte en 1950 (bon ceci dit ça ne me contrariait pas car j’ai toujours entendu dire par ma mère que Mémère Nini - puisque c’est d’elle dont il s’agit - était méchante). Elle a fini sa vie avec une congestion cérébrale, cela veut dire qu’elle est devenue totalement paralysée, sauf des yeux dont Maman voyait des larmes sourdre à longueur de journée ..

Mais revenons en 1874 : François disparu dans la nature, que va faire Adèle de l’indésirable petite Eugénie ? Elle la met à l’Assistance Publique .. (on est au XIXe siècle !)

C’est là que je vois apparaître pour la première fois cette émotion d'"abandon", mais ce sentiment, cette souffrance, je vais vite me rendre compte qu’il se retrouve comme un petit poison subtil dans les diverses ramifications de l’histoire familiale ..

Deux ans après, Adèle épouse Louis dont elle aura un fils (Henri).

Mémère Nini grandit tant bien que mal, puisque ma foi, la vie passe même quant on n’est pas très heureuse, et quant elle se marie à son tour, à 26 ans, elle se dit qu’elle a bien le droit au bonheur maintenant, après avoir passé une bien triste jeunesse avec une mère indifférente et un demi-frère qui, LUI, avait la chance d’avoir son père avec lui..

Le 7 juillet 1900, Eugénie épouse mon arrière grand-père que l’on appelait Pépère Bibi. D’ailleurs la mère d’Eugénie, Adèle, ne reconnaîtra sa fille qu’à cette occasion (pour les formalités de mariage), ce qui prouve s’il en était encore besoin le peu de cas qu’elle en faisait ..

Le 18 avril 1904, joie dans le cœur de Mémère Nini : son premier enfant naît et c’est une petite fille ! Une petite fille à choyer comme elle-même ne l’a jamais été !! Elle l’appelle Andrée. Et elle se met à aimer inconditionnellement cette petite fille.. au détriment du fils qui vient ensuite le 25 septembre 1905 : Achille (mon grand-père) parce que lui c’est un garçon.. or Mémère Nini a dans son âme un sérieux contentieux à régler par procuration avec son demi-frère qui a eu toute la place dans le cœur de leur mère ..

Achille, mon grand-père, est un homme pas très grand (1m64), blond aux yeux bleus. Il est super doux et gentil mais très réservé, timide, manquant de confiance en lui, sentiment qui a peut être été majoré par le fait qu’il a été élevé sans que sa mère fasse cas de lui, avec cette préférence très marquée pour sa sœur..

Alors comment vont-ils se rencontrer, mon grand père Achille qui vit en région parisienne et ma grand-mère Fernande qui est en Suisse ??

Eh bien comme ceci (attention, c’est un petit peu compliqué à suivre, mais le destin a des chemins sinueux parfois !) :

Henri, le demi-frère de Mémère Nini, a épousé une certaine Alice qui n’est autre que la sœur de mon arrière grand-mère (enfin elle n’est pas encore mon arrière grand-mère mais va le devenir !) et donc, lorsque ma grand-mère Fernande, alors jeune fille, vient rendre visite à sa famille de France, elle va avec sa tante Alice voir la belle-sœur de Tante Alice c’est-à-dire mémère Nini (ça va ? Pas trop confus ..?)

C’est donc ainsi que ma grand-mère Fernande et mon grand père Achille font connaissance .. Mon grand-père fait sa cour pendant plusieurs années, très respectueux (en plus, ma grand-mère était très prude) (heu, oui, je sais, je ne tiens pas d’elle ;-)) ..

Enfin toujours est-il que ces deux là se marient le 11 octobre 1930. Mamy a 29 ans et Achille 25. Ils s’aiment très profondément.

Ils ont rapidement deux petites filles, ma Marraine, puis ma Maman.

Ils achètent une petite maison en région parisienne, ma grand-mère qui travaillait depuis l’âge de 16 ans avait une belle dote.

Achille travaille aux Chemins de Fer.

C’est en 1935 que survient l‘accident (Mamy Fernande est enceinte de sa troisième fille) : Achille reçoit un coup de poutre sur la tête. Il ne s’en ressent pas immédiatement, mais finit par être hospitalisé à l'hôpital Thonon à Paris où il meurt subitement le 9 septembre 1935 à l’âge de 30 ans. Ma Marraine a 3 ans, ma maman 22 mois, et ma plus jeune tante 7 mois.

La mère de Mamy Fernande vient de Suisse pour soutenir sa fille, elle va d’abord aux Chemins de Fer pour voir quelle aide on peut leur apporter. On lui répond que les trois filles peuvent être placées à l’orphelinat...

Alors mon arrière-grand-mère, qui avait un caractère très trempé, répond qu'il n'en est pas question et finit par obtenir pour sa fille (qui n'avait donc plus aucune ressource pour vivre) un poste de garde-barrière.

Puis elle repart en Suisse avec Maman sous le bras..

J’avais une dizaine d’années lorsque j’ai commencé à questionner ma grand-mère Fernande sur son enfance, sa vie, son amour, et régulièrement, Mamy pleurait..

Jusqu’à la fin de ses jours, elle a pleuré son aimé..

Son immense chagrin l‘occupait toute entière, occultant tout, même la place que ses filles auraient dû avoir dans sa vie ..

Bon, maintenant je vous emmène en Suisse, à Murist où nous faisons la connaissance d’un beau jeune homme blond aux yeux bleus. Il s’appelle Joseph, et nous sommes en 1897.

Joseph est né à Aumont en 1877, le 10 mai, (c’est-à-dire le même jour que le mari de chacune de mes tantes - sans compter que mon père était du mois de mai aussi : autres petits clins d’œil !)

Le père de Joseph était d’Aumont aussi, y né le 5 juin 1845. Il avait une sœur prénommée Rose et un frère prénommé Joseph, c’est donc le prénom de ce frère qu’il a donné à son fils.

Mais c’est pas avec son père que Joseph en a à découdre mais avec sa mère, Joséphine (on l’appelait la Finette) : un caractère terrible !

Elle n’hésite pas, par exemple, à briser le cœur de sa propre fille (Bertha) en l’empêchant d’épouser un homme dont elle la savait fort éprise (et un petit peu enceinte) parce qu’elle ne le trouve pas assez bien pour elle …

Finalement Bertha a vécu avec un autre homme (on ne s’opposait pas à la Finette !) qui lui a fait une ribambelle d’enfants .. sur le dos desquels le père passait ses nerfs à coups de bâton..

Mais revenons à mon arrière-grand-père Joseph.

Sa mère et lui ont le même type de caractère très fort, ça fait des étincelles ! et un jour, la coupe déborde. Suite à une brouille violente (après on va se demander pourquoi je suis très légèrement emportée), Joseph s’expatrie. Et pas la porte à côté : il part pour la France !!

Le voilà à Paris…seul, seul, ô si seul .. Heureusement, un concours de circonstances heureux lui permet de trouver rapidement du travail comme jardinier chez la Comtesse de Montebello, au château d’Auvers (château qui existe toujours, mais qui s’appelle Château de Stors maintenant)

C’est comme ça que le destin malicieux a rapproché mon arrière grand-père, qui était Suisse de mon arrière grand-mère, qui habitait près de Paris .. D’autant plus malicieux qu’ils se sont rencontrés à un feu de la saint Jean, autrement dit le 24 juin 1900 (jour anniversaire de la Finette ! Si ça, c’est pas un beau pied de nez du destin !) ...

Marraine_Taty_Maman

ma mère (à droite) et ses deux soeurs

13 avril 2010

soi, soi, ô mon soi

vatican_aout_1963_2

Lorsque j’étais petite, j’avais besoin, comme n’importe quelle petite fille je suppose, d’être nourrie "d’amour". Comme ça le faisait pas de la part de Maman, elle me qualifiait de pot dcolle, de sangsue, de miclette.

v_suve_1964

Si ma maman n’avait pas eu ce contentieux familial à régler avec ses (les) filles, elle m’aurait donné les marques de tendresse que j’attendais sans me culpabiliser et je n’aurais peut-être jamais été un pot dcolle pour qui que ce soit.

vevey_suisse_1962

Ce qui a joué aussi certainement, c’est le contexte de pudeur émotionnelle et affective à laquelle on se contraignait plus fortement à cette époque, pudeur qui obligeait à (se) taire et à faire taire - même si on a l’impression que cela s’assouplit un peu sociologiquement et psychologiquement parlant, dans la réalité on se rend compte que ces règles et ces contraintes de vie, reprises consciemment ou non, voire renforcées par la famille, font que l’on finit par s’éloigner sans s’en rendre compte de "soi" et de ses besoins.

ste_marie_de_la_mer

Ce qui est paradoxal c’est que justement, si on se conforme à ces règles, c’est pour être reconnu et accepté par les autres !

PICT4610il_deserto_1964

Quoi d’étonnant alors qu’il semble si compliqué de faire une chose aussi simple que d’être soi puisqu’on passe notre vie à ne pas l’être ?

tournesol_F_Pavot

26 mars 2010

routrouiller

C’est Fazounette à présent qui voudrait bien savoir ce que veut dire routrouiller.

Alors comment expliquer cela.. voyons.

Je vais décrire une situation avec ma mère qui était sans conteste la reine des routrouillons.

Je vais avec elle faire les courses. On arrive sur le parking du Leclerc. Maman coupe le contact. Elle a oublié de remonter les vitres. Elle remet le contact. Elle remonte les vitres. Elle met sa "canne" (antivol au volant). Elle sort de la voiture. Elle s'aperçoit qu'elle a oublié de fermer la canne à clé. Elle se rassoit dans la voiture, elle donne un coup de clé dans la canne, elle re-sort.

Donc là ça fait déjà 5 bonnes minutes de routrouillage.

Elle attrape son sac, à l'arrière. Elle cherche où elle a bien pu mettre sa liste de courses. Bon, j'ai largement le temps d'aller chercher mon caddie. Quand je reviens, elle a la tête plongée dans son coffre. Elle ne retrouve pas ses sacs Leclerc. elle m'accuse de tous les lui piquer...elle refait le tour de la voiture. Bon ça y est elle a son sac, sa liste, ses sacs Leclerc. Elle ferme sa voiture.

Ah ! elle a oublié le jeton pour son caddie. Elle rouvre. Heureusement le jeton est posé à l'avant de la voiture, ya pas à le chercher. Donc elle le prend, elle referme...

3

là on est pratiquement à 12 minutes de routrouillage.

Oh, elle voit son reflet dans le rétro. Elle a un épi sur la tête, dit-elle. Elle rouvre la voiture.

4

Elle farfouille pour retrouver son peigne (le peigne urgence-épi), elle se mire dans le rétro, elle se recoiffe, elle dit, "bof de toutes façons ça va rebiquer", elle repose le peigne,

5

elle referme la voiture, elle re-cherche son jeton.

Là, on frôle les 25 mn de routrouillage.

Elle n’a pas encore son Caddie et on n’est toujours pas dans le magasin !

6

Voilà Fazou, c’est-y assez clair ?

Pour ma part, ma spécialité à moi c’était de faire la meule ..

25 mars 2010

y-a-t-il un Suisse dans l'avion ?

Bérangère se demande ce que c'est : "faire schmolitz" ..

Ben c'est une coutume suisse qui consiste à vider son verre Q sec avec quelqu’un qui n’est pas encore notre intime mais qui, après ça, le devient forcément (quoi de plus intime que de boire un verre ensemble, je vous le demande ?).

Du coup, après, on n’peut pas faire autrement que se tutoyer !

Chez nous, on faisait schmolitz en se donnant le bras, comme ma Môman le fait ici :

Man_Mireille_dec1990

des fois, on avait beaucoup d’invités pas intimes avec lesquels, évidemment, on était obligés de faire schmolitz..

Bilan :

Maman_pieds

on finissait complètement schlass..

25 mars 2010

une bonne cuisinière

Commentant ici l’article de mon amie Clo, je disais que oui, absolument, ma maman était une vraie bonne cuisinière, elle tenait ça de sa maman qui elle, en plus, était très gourmande (moi je suis gourmande aussi mais pas bonne cuisinière)(oui ben comme j’dis toujours, on peut pas être performante en tout !)

Faut dire qu’elles ont été "élevées" à la mode suisse,

Maman_en_petite_suisse

genre, on mange bien gras, bien gras, et encore un peu gras. Pis on en reprend un peu, sans oublier de faire couler avec une bonne rasade de Suze. Ah c’est sûr, on raperchait toujours les assiettes !!

Du reste jme rappelle d’un truc que mes parents disaient de notre famille suisse,

" ah ça, c’était des bons vivants ! d'ailleurs, ils en sont morts !"

Bon, ceci dit, c’est vraiment des bons souvenirs. Certains d’entre vous connaissez la saga des Jalna ? Ben mon arrière-grand-mère, c’était comme qui dirait la matriarche. Elle avait un de ces caract du caractère ! ensuite  nous avions ses deux filles avec les "pièces rapportées", qui avaient eu l’honneur et l’avantage d’être intégrés au clan après avoir fait schmolitz ... nous les enfants et petits-enfants, y baignions dans une ambiance conviviale et joyeuse, rythmée par les verres qui se choquaient au son des "santéééé" dans une indécente bonne humeur..

Et ça routrouillait, ça routrouillait ..

M_m_re_Titine_et_nous_3_1962

ma soeur, mon pitit frère, notre arrière-grand-mère

and me

Yverdon

26 janvier 2010

ce que disent les photos

Deauville_aout_61rec

J’ai toujours aimé les photos. Elles peuvent restituer des instants de joie pure que la vie, parfois, est gourmande de nous faire oublier.

On est heureux. On est tellement heureux tous les quatre sur ce cliché !

Deauville_aout_61nad

Je porte au cou le joli collier de coquillages que je me suis empressée de confectionner, parce que je suis une petite fille, ben oui, une fille ! j’aime tellement être une fille.. et même si je n’ose pas mettre mon haut de maillot pour te plaire Maman ben voilà, tu vois, je me suis parée d'un collier.

Deauville_aout_61BRIE

Toi ma soeurette, avec tes cheveux si blonds qu’ils en sont presque blancs, ton bel éclat de rire est un cadeau éblouissant !

Deauville_aout_61GAETE

Notre petit frère,

le tant attendu, tant aimé.

Et toi Papa ..

Deauville_aout_61PAPA

si fier de tout ton petit monde !

car tes enfants..

Er

c’était "toute ta vie", n'est-ce pas ?

Oui, j'aime les photos !

27 septembre 2009

les bras ballants

1noel_56

Est-ce possible que cette femme m’ait câlinée ?

C’est curieux, je n’en ai aucun souvenir. Pourtant, elle était "mère au foyer", Papa travaillait à l’extérieur, mais c’est lui que je vois s'occuper de nous, omniprésent. Pas tendre, certes, mais là.

Là.

De Maman, quels souvenirs ?

Je ne la vois pas..

Rien, rien. Une ombre.

 

Une ombre que je serre dans mes bras. Qui garde les siens ballants.

 

Une ombre qui m’abandonne à l’école maternelle. Je cogne contre la porte fermée. Mes cris, mes larmes. Et rien.

De Maman, rien.

Ah si peut-être .. elle tricotait.

 

Les yeux, les mains, le cerveau occupés, anesthésiés,

que voulais tu donc fuir, ma maman tricoteuse, rang après rang, bien protégée ?

la mort de ton père ? mais tu ne t’en souviens pas, tu n’avais que quinze mois..

Que ta mère t‘ait laissée partir sans même te regarder ?

 

Tes sœurs, elle les a gardées près d’elle, mais toi.. toi tu as grandi au loin pendant seize années ..

T’as toujours fait comme si ..

Avec ton boulet au cœur, sans rien dire, rien.Jamais.

Ramassée sur toi, cadenassée.

Rang après rang, bien protégée.

 

2 août 2009

le pied intégral

Seule,

toute seule

dans le grand bassin à la piscine sous le regard ébaubi de quatre beaux maîtres-nageurs

c’est pas le pied intégral ça ?

51

Alors moi j’dis :

vive les nuages gris qui s’amoncellent au ciel !

Et ce pur moment de bonheur a duré quarante-cinq minutes (jusqu’à l’arrivée de sept nains Italiens parfumés, bronzés, plongeant profond, crawlant large, parlant fort, bref : des Italiens quoi !)(ben oui, rien n’est parfait en ce bas monde ! ;-)

Bon à défaut de photos à la piscine en voilà à la mer ;-)

1956_Sables_dOlonne

1956 les Sables d'Olonne

Nad_et_maman_1957

avec ma Moman (super belle non ?)

1967_Landes

quelque part sur la côte landaise, (j'avais encore des cheveux)

avec my brother

baignade

on ze côte landaise encore

le ptit poisson derrière c'est ma soeur

vevey_suisse_1962

heu, les lacs suisses, pas mes meilleurs souvenirs (l'eau est froide et trèstrèstrès profonde)

PICT4575rimini1963

l'Adriatique, yeeeeeeeeeeeeeeeeeeh !!! 1963

PICT4940Nad_Bri_Santander

Santander la superbe

avec ma soeur

PICT4574italie1963

l'Adriatique toujours - elle nous a beaucoup vus ;-)

Bonne journée à tous !

24 mai 2009

tendresse

L'aîné de mes petits fils est un petit garçon tendre et affectueux. Plus d'une fois je le vois passer son bras autour des épaules de son petit frère, lui caresser les cheveux, poser sa main sur son crâne juste pour en sentir le contact, et souvent je lui réclame un bizou en ouvrant les bras, pas un bisou de bonjour ou un bisou de merci ! non, un bizou "pour rien", alors il laisse tout en l'état, son coloriage, son livre, son jeu, pour accourir me faire un bizou, puisque je le lui réclame ! (j'ai déjà essayé avec le cadet.. ça ne marche pas !)

Et puis en feuilletant l'album familial je me suis aperçue de quelque chose ...

1

là, au "bain", je tiens la main de ma petite soeur qui n'a que quatorze mois

2

du haut de mes trois ans et demi, un bras protecteur sur les épaules de ma petite soeur de 22 mois

3

4

et sur cette photo là Brie, avec ton costume de petit alsacien, tu allais sur tes 4 ans, tu n'as pas l'impression de voir ton propre fils ????

il_deserto_aout_1964

quelque part dans le nord de l'Italie

ma main droite est sur l'épaule de Brie

PICT4579vesuve_1964_1

assis au bord du cratère du Vésuve

une main sur le genou de Maman, l'autre sur le genou de ma soeur

(nota bene pour Clo : un bisou pour rien, chez moi ça s'écrit biZou)(pluriel bizouX)  ;-)

20 mai 2009

Le pouvoir des maux

Je vous racontais ici que je devais baisser les yeux quand mon père me parlait.

Mais mon père ne m’a pas appris que ça. Lorsqu’il demandait quelque chose, il n’y avait pas d’autre alternative que d’obéir sans délai, sinon la sanction tombait immédiatement. Ce qui fait que la demande de l’autre, et notamment, de l’homme s’est imprimée très tôt dans mon esprit comme étant une commande.

J’ai donc appris très tôt à monopoliser l’énergie qui n’était pas bouffée par la peur au service de ce qui était autorisé et reconnu par mon père, et qui tient en quelques mots : "tu n’as qu’un droit, celui de te taire"

J’ai toujours vécu en fonction des autres, de leurs réactions, de leurs exigences, de leurs sentiments, de leurs valeurs. Je me suis soumise pour survivre, j’ai subi la domination et l’humiliation sans rien dire, rencontrant à l’âge adulte le délicieux paradoxe que ma mère sape le peu d’estime de moi que j’arrivais à glaner en me croyant utile à ceux dont je "m‘occupais".

Je suis d’un naturel plutôt optimiste, quoique pas toujours réaliste il est vrai. Faut dire à ma décharge que la réalité n’a pas toujours été sympa avec moi ;-)

Je vous raconte cela sans amertume. Je ne me torture pas avec mon passé, c’est quelque chose qui a eu lieu, c’est mon histoire, c’est tout.

Mon souci aujourd’hui, c’est de savoir si je me déferai un jour des croyances désastreuses qui m’entraînent inlassablement dans des relations mortifères.

Car ce qu’il y a de terrible avec les croyances, c’est qu’on y croit.

Pff.

Décidément, c’est pas mon jour.

Nad_et_Maman_juil_57

ma moman et moi

j'avais deux ans (c'est à cet âge là que mon père m'a appris à lire et à écrire)

Maman_et_ns_3_Mt_St_Michel_1961

Maman, mon petit frère, ma pitite soeur Brie

et le petit soldat au garde-à-vous, c'est moi

sur fond de Mont Saint Michel :-)

9 mai 2009

petite chinoise

1

Maman m'appelait "petite chinoise"

 

Et maintenant

(roulements de tambour..)

8_mai_09re

je vous présente Éva, deux jours, la petite-fille de ma soeur !

Je vous souhaite une bonne journée à tous et à toutes  !

Publicité
<< < 1 2 3 4 > >>
le blog de Ambreneige
Publicité
Newsletter
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 118 359
Publicité