bandha, kundhalini, etc
Chers amis nonos et nounounes,
j’évoquais hier une amie qui me surnommait Neige. Elle ajoutait même que sa Neige était givrée. C’est vous dire si elle était lucide affectueuse. D’ailleurs, ça me rappelle un truc : un jour, (quand j’étais encore jeune et belle) je lisais un ouvrage dont le titre vous dira sans doute quelque chose : les Kâma Soutrâ.
Les Kâma Soutrâ, tout le monde le sait, sont une œuvre à vocation éducative.
Sauf que d’après l’auteur, les femmes n‘ont pas à les étudier (faut dire qu‘elles ont déjà fort à faire avec l’apprentissage des soixante quatre arts qui feront d’elles d’exemplaires épouses - et je vous cite au hasard et dans le désordre : la calligraphie, la numismatique, les tours de magie et la stratégie militaire).
J’avais décidé ce jour là de tester un morceau de Kâma Soutrâ. J‘en avais donc pris un au hasard :
"Il existe quatre étreintes de l’union sexuelle : la première, l‘enlacement de la liane, consiste pour une femme à étreindre l’homme ainsi qu’une liane s’enroule autour d’un shâl, à approcher sa bouche de la sienne pour lui donner un baiser en prononçant le petit son "sît" et à l’embrasser en le regardant amoureusement."
Je m’étais donc mise en position : debout, les pieds fermement posés sur le sol, écartés à la hauteur des hanches. J’avais placé mes mains l’une contre l’autre dans la position de prière, les pouces touchant mon sternum au milieu de ma divine poitrine.
Après quoi j’avais puraka (inspiré), ensuite antar-kumbhaka (retenu ma respiration), puis recaka (expiré) et enfin bahya-kumbhaka (re-retenu ma respiration).
Pff, allez vous dire, ça se voit que c’est pas des trucs de chez nous !
Que je vous explique : le diaphragme ressemble comme qui dirait à un couvercle sous lequel on emmagasine les émotions. Bilan : au lieu d’être super cool pour faire des papouilles à notre homme, si on purakait pas on se contracterait et on racrapoterait.
Ce qui serait navrant, vous en conviendrez.
Donc cette respiration aide à restaurer la souplesse du diaphragme et supprime les obstacles à la circulation de l’énergie.
C’est cette force vitale circulant enfin qui permet qu’en plein ananda on puisse s’écrier :
encore encore encoooooooooreeeeee !!
ouiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!
Heu.
Pardon.
Je voulais dire, c’est cette énergie vitale qui permet de s’écrier : sîîît !! et même, dans certains cas extrêmes : Doïïïïng Doïïïïng Doïïïïng Doïïïïng !!

C’est marrant comme jeu, isn’t it ?
Bien.
Poursuivons.
"..la femme pose un pied sur les pieds de son amant, le deuxième sur une de ses cuisses, enroule les deux bras, l’un dans son dos, l’autre autour de ses épaules, se penche en roucoulant et murmure le son " sît" comme si elle désirait grimper à lui pour recevoir un baiser."
Alors là, je vous l’avoue sans détour, une question m’avait taraudée :
doit-on aller jusqu’à roucouler ?
Après tout, nous le savons de source sûre, rien ne s’arrête. Chaque moment est unique, avec ou sans roucoulement. Notre mental est en fluctuation continuelle (je ne rentrerai pas aujourd’hui dans le détail de la fluctuation continuelle du mental des nounounes, voire des nounounes en manque (N.E.M.) qui est une situation bien spécifique).
Donc, qu’avions nous en ce merveilleux jour de testage de Kâma Sûtra ?
une femme debout (moi), les mains jointes, les pieds écartés, les paupières délicieusement baissées, les émotions relâchées, ce qui permettait à cette femme de se laisser aller à émettre quelques soupirs d’anticipation, suscitant aussitôt chez son homme qui venait de rentrer de sa dure journée de labeur, le même à qui elle prévoyait de faire des papouilles qui ne figuraient même pas encore dans les Kâma Sûtra parce qu‘elle avait bien l‘intention de les inaugurer, oui cet homme donc, attiré par des Doïïïïng Doïïïïng Doïïïïng Doïïïïng !! extrêmement prometteurs, son hooooooomme, son chou à la crème - chou à la crème étant utilisé ici de manière représentative toute relative puisque n’ayant que peu de rapport avec la réalité (quoique même la réalité soit relative puisque tout l’est) (purée, toulèèèèèèèèèè, alors là je suis définitivement perdue ! où est le début de la phrase ??) enfin bref, le cher chou, comme saisi d’une mini-attaque, était resté accroché à la poignée de la porte, les yeux écarquillés et la bouche itou.
Sans pouvoir bouger.
De stupeur.
Que dis-je, de stupeur :
d’émerveillement.
L’espace d’une seconde, il m’avait semblé lire dans ses yeux ..
Elle. Est. Complètement.
Givrée.
La nounoune enfin dévoilée (first part)
Chers amis, chères nounounes,
et vous qui êtes ici avec le secret espoir d’atteindre la zénitude,
mille pardons bonjour !
Depuis environ trois ans que je blog trotte, force m’est de constater que je croise régulièrement des nounounes mais que - tenez vous bien - elles ne savent pas qu’elles en sont !
C’est pourquoi il m’a paru urgent et même quasiment indispensable de partager avec vous une étude hautement scientifique (le sujet étudié c’est moi-même, c’est vous dire si l’étude est fiable !) que certaines d’entre vous connaissent déjà pour y avoir activement participé (je dirais même qu’elles y ont donné le meilleur d’elles mêmes, et Dieu sait que le meilleur de la nounoune, c’est pas rien !)
Bien.
Alors avant tout, je tiens à rappeler à l’intention des sceptiques et des persifleurs que l’homme est le produit le plus abouti de l’évolution, et que ce qui fait l’homme, c’est la femme. C’est comme ça, c’est une vérité qu’il convient d’admettre, même si c’est vrai.
En même temps, c’est un peu le principe de la vérité.
Bon maintenant je lève le voile sur les innombrables mystères de la nounoune, qui partage indiscutablement avec la femme des similitudes troublantes. Faut dire qu’à la base, la nounoune est une femme. Ceci explique cela.
1) comment reconnaît-on la nounoune ?
On la reconnaît, parait il,
.. à son allure vaguement abandonnée, comme si elle était appuyée sur quelqu’un ou comme si, plutôt, elle pouvait prendre n’importe quelle position (attention, cette particularité ne s’applique pas à son cerveau, qui au-delà d’une certaine dilatation, fait splash ! )
.. à son allure, disais je, de "bab cool" des années 2000, de "post soixante huitarde" très très post (voire de Whiskas en gelée quand elle vient de lire un truc sur la vacuité)
.. à son visage qui a l’air crétin gentil, d’ailleurs elle sourit tout le temps, à tout le monde, les femmes trouvent ça louche et les hommes se méprennent, trop bonne trop .. heu, enfin, nounoune quoi !
.. à son regard rêveur, un peu absent, oui enfin bon, en ce qui me concerne disons les choses comme elles sont : carrément barré ailleurs, d’où des insinuations aussi injustes qu’inexplicables, il va vraiment falloir que t’arrêtes de boire, qu’est-ce que t’as encore fumé ? et patati patata alors que je ne bois jamais d’alcool, rien, que couic, je ne fume jamais d’orties séchées, tout chez moi est naturel, on pourrait même dire, inné, méminé ! ceci dit, pas la peine d’en faire tout un plat ! que la méchanceté et la laideur restent dans le flou !!! que mon regard reste tourné vers l’intérieur !!!!! (faut dire aussi qu’à l’intérieur ya vraiment de quoi faire)
2) vacuité, impermanence et lungtisme : la nounoune à la limite de l’extrême.
La particularité de la nounoune est de ne rien comprendre. Ou de comprendre, mais on ne sait pas quoi. Et pas tout de suite. Et on ne sait pas pourquoi. En tout cas ça n’a aucun rapport. Elle-même ne sait pas ce qu’elle a compris. Les autres non plus. À vrai dire, c’est l’ampleur du décalage entre vision, interprétation et compréhension qui fait la nounoune. Chez moi, ce décalage relève du gouffre et dans certains cas, il empire.
Oui, c’est possible !
Avec la nounoune, tout est possible !! c’est ça qui est beau !!!
3) la nounoune et la vacuité : une complicité de longue date.
La nounoune a un autre signe distinctif : personne ne la comprend. Même pas elle. Normal, puisqu’elle ne comprend rien. Cela génère un sentiment de solitude absolu (pourquoi moi ?? pourquoi maintenant ??? pourquoi la vacuité est elle si vacui ?? pourquoi, ôôôôô pourquoi ?????)
Ce qui fait que les nounounes ont tendance à se rassembler.
On pourrait aussi dire qu’elles s’attirent, comme la puce vers le chien.
***
Dans le post suivant (c’est-à-dire le précédent) quelques illustrations issues de mon album personnel.
La nounoune, etc .. (illustrations)
(moi)
Là sur cette photo on m’a parlé de rien de spécial, donc je suis zen de chez zen. Cool. On voit d‘ailleurs bien mon air enjoué mais néanmoins paisible, dans l’innocence totale de ce qu’est la vacuité, et mes superbes cheveux. N’est-ce pas fabuleux ?

(encore moi)
Alors sur celle là, Lung Ta vient de me parler de l’impermanence. Du coup, ça m’ ébranle, évidemment. Je soupçonne un fond de cruauté qui sommeille en lui.
(Diane du Québec)
Portrait réalisé par son joint, un jour qu’il a essayé de lui expliquer la vacuité. D’ailleurs, on voit bien le questionnement qui l’agite :"la vacuité ? C’est tsu résolumint tellmint kèkchoèz, mais kouaèè ?? "
(Brie)
Par solidarité sororale parce qu’en vrai ma sœur n’en est pas une ! (nounoune, pas sœur). Elle est même l’exact contraire (pas sœur, nounoune) ! Mais on lui pardonne (elle amène la bière)
(Clo)
Je la suppute d’avoir profité de la débandade générale qui sévit par ici pour s’être glissée parmi les nounounes, l’air de rien. Jvoudrais bien être une nounoune aussi fine qu’elle !!
Mais bon, admettons.
Alors, nous avons aussi :
la nounoune à ses heures
Sylvie, nounoune de yourte
Isanoune
Fazounette
Youyou
Ariaga
N.B. il peut arriver que la nounoune ne soit pas une femme !!!!! C’est assez exceptionnel, mais ça s’trouve !
Dans ce cas, la plupart du temps, c’est un homme (finement qualifié de "nono").
J’en ai trouvé un exemplaire :
(quoique jme demande s’il ne joue pas les nonos uniquement pour s’immiscer (arf arf) entre les nounounes ?)
Bon, je plaisante ! Faudrait vraiment être nono pour faire ça !!
En fait il veut juste appréhender la nounoune de façon ludique. À moins qu’il ait décidé de tester définitivement son aptitude à rester zen ????
PS du NB : maintenant que cet article vous a ouvert les yeux, mes amies, je sais que vous vous languissez de figurer in my personal alboum, et je vois trépigner plus particulièrement Mifa, Mutti, Mamalilou, Isanoune (sans le masque de plongée), Ariaga (de face), Fazou (sans paraplou)..
et maintenant : Édith et Éléna !!!
alors, ôôôôô mes sœurs en nounounisme, sachez que cet espace est le vôtre !!! vous pouvez donc sans craindre de faillir m’envoyer vos images !
notre vie
Notre vie, c’est la Tour de Pise. Nous la commençons avec audace et certitude, nous la voulons droite et haute; mais tout à coup, le terrain sur lequel nous bâtissons vient à s’effondrer. Notre volonté fait défaut, nous croyons que tout est perdu.
Souvenons-nous alors de Bonanno Pisano; imitons-le; étayons d’abord notre âme, puis faisons la part de nos fautes. Mais continuons, continuons; ne craignons pas la peine; achevons notre vie penchée, et qu’on puisse au moins douter, en nous jugeant, s’il n’eut pas mieux valu qu’il en fut ainsi, et si une perfection plus complète n’eût pas été, peut-être, moins considérable.
Marie d’Agoult *
*amante du compositeur Franz Liszt, dont elle eut Cosima (qui deviendrait la femme de Wagner)
le début de la fin
(mon fils) c’est bizarre comme expression, le début de la fin ..
(moi) ben c‘est parce que la fin aussi, faut bien qu‘elle débute..
(mon fils) alors pourquoi on l’appelle pas le début ?
(moi) ben parce que c’est la fin ..
(mon fils) dans ce cas on devrait juste dire : la fin !
(moi) ben non puisque c’est l’début ..
rien
Chers lecteurs, chères Nounounes, et vous tous, amis de la Science, bonjour ! Je tiens d’abord à remercier Clo sans qui le texte qui suit n’aurait pu naître scientifiquement à partir de recherches scientifiques. J‘attire votre attention sur la qualité de l‘ensemble, qui constitue une œuvre rare et précieuse, pour ne pas dire unique, de taille à élucider définitivement une des plus grandes énigmes de l’univers connu : à quoi pense-t-on quand on ne pense à rien ? Rappelons tout d’abord qu’au premier temps de l’Univers, il n’y avait rien. Pas d’atomes, pas de molécules, pas de galaxie, rien. On pourrait donc affirmer sans craindre de se tromper que puisqu’il n’y avait rien, on ne risquait pas de penser à quelque chose. Grossièèèèèèèèèèère errrrrreur !!!! Prenons par exemple un chou à la crème. Au premier temps de l’Univers, yavait pas de chou à la crème. Plus exactement y avait zéro chou à la crème. Là déjà, ça se corse. Car zéro est une abstraction. Ce qui veut dire qu’il faut bien que quelqu’un ait créé ce truc abstrait - le zéro - pour pouvoir ensuite parler du temps où il n’y avait que des trucs abstraits. Sans compter que pour parler du temps, il faut qu’il y ait un temps. Or, comment peut-il y avoir un temps où il n’y avait rien, puisque la Création du temps date du Temps où il y avait quelqu’un pour créer la notion du temps ? La réponse coule de source : le rien, c’est pas rien. Je vous vois déjà lancer ici et là des regards estomaqués. Vous avez bien raison, car vous allez dans quelques instants assister à la féérique démonstration de ce qui précède. Qu’il me soit permis pour commencer de jeter d’abord quelques généralités : le chameau aboie. La vache rumine. La caravane passe et l’homme pense (on pourrait cependant regretter son manque de discernement affligeant en matières de pensées, comparé à celui des femmes)(et notamment des nounounes qui ne cherchent qu‘à se cultiver en lisant des trucs sur la complétude du rien. Mais bon. Revenons à nos chameaux) Nous voilà donc avec zéro chou à la crème (pour la clarté de la démonstration, je garde le même exemple. Mais, comme je l’ai souligné plus haut, je vous rappelle qu’yavait pas plus de chou à la crème que de zéro, puisqu’il n’y avait rien). Tout cela est loin d’être évident, j’en conviens. D’autant qu’à l’époque où il n’y avait rien les chous à la crème avaient tendance à revêtir un indéniable caractère d’invisibilité. C’est pourquoi je vous suggère d’être particulièrement attentifs, en tentant de visualiser ce chou à la crème qui n’existe pas à une période qui n’a pas encore été inventée. Or, s’il y a bien une chose qui ne changera jamais, c’est que tout est toujours en train de changer. Par conséquent, à l’instant même où le chou à la crème n’est pas encore né, il a déjà évolué vers son contraire, à savoir un chou à la crème. On peut donc affirmer en toute logique que la réciproque est vraie (d’autant que la démonstration de cette dernière affirmation est particulièrement édifiante : posez un chou à la crème devant vous et revenez me dire s’il ne disparaît pas en deux minutes trente cinq, pour voir ..) Donc, que ce soit dans le rien ou dans le tout nous y trouvons la même chose : rien. Enfin je veux dire tout. Donc, quand on pense à rien, ya fort à parier qu’on pense à tout. Mais bon.. le but n‘est-il pas de n‘atteindre rien ? 


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naïve nounoune
L’autre fois, pour me distraire de mes méditations, j’ai fait un test dont le thème était : êtes-vous naïve ? Évidemment, vous qui commencez à bien me connaître, vous allez arguer que vous connaissez déjà la réponse. Errrrrrreur! Grossièèèèèère erreur ! Nous le savons maintenant, tout fluctue, la naïveté comme le reste.
Et la mienne sûrement plus que le reste.
En effet depuis quelques mois, mon existence a pris une dimension incroyablementspirituelle.
Ma force intérieure s’affirme. Mes choix de vie se rebellent et mon moi profond s’interroge. Or, mon moi profond est un moi posé.
J’irais même jusqu’à dire qu’il est superposé.
Oui donc, j’ai fait le test.
Je vous livre le résultat.
Au début, votre crédulité amusait votre entourage. Malheureusement, à force de toujours tomber des nues, vous avez fini par agacer vos proches.
"agacer mes proches" ? Ça commence très fort. Certes, mes éclairs de lucidité, quoique impressionnants, sont rares. C’est pourtant ce qui fait de moi une compagne universellement appréciée. Non pas parce que j’ai des éclairs de lucidité (quoique) mais parce qu’ils sont beaux. D’une beauté quasi exceptionnelle. De l’avis général de mon fils, il a jamais vu ça. Du reste, ya pas mal de choses chez moi qu’il n’a jamais vues nulle part ailleurs (je me demande comment je dois le prendre..)
Ces derniers tentent en vain de vous faire comprendre que la vie n’est pas un conte de fées mais vous n’êtes pas prête à vous confronter au monde réel.
Là j’avoue, ya un petit quelque chose de vrai. A toutes les étapes de ma vie, bébé, moyenne, ado, femme, mûre femme (tiens je vais m’appeler comme ça maintenant, Mûre Femme)(ya pas de quoi rire, faut bien que je m’adapte à la réalité), bon où en étais je ? Oui, donc, depuis toute petite on me disait qu’un jour je deviendrais grande, responsable, adulte, tout ça. Qu’un jour je verrai la frontière entre mon imaginaire (amour, châteaux très forts, paix dans le monde, amour, justice, amour) et la réalité (guerres, télécommande, impôts, vivisection, bouillie d’orties)
Un jour, me disait-on, tu regarderas les choses en face, t’arrêt'ras de te laisser faire, sur quelle planète vis-tu,
faut pas être pleine d’élans comme ça !ça s’fait pas !
ça agresse, ça pèse,
t’as pas les pieds sur terre,
et patati patata,
un jour, tu finiras par t’adapter, espérons pour toi que ton cœur va rétrécir et que plus rien ne te surprendra.
Un jour, tu verras, ton prince viendra tu accepteras la tristesse, la laideur, la violence, la haine, les guerres,
la mesquinerie, l’hypocrisie, l’agressivité, l’individualisme, tu trouveras ça normal, tout ce qui fait la réalité de cette drôle de chouette de vraie vie.
On n’est pas là pour rigoler.
Certains peuvent en profiter pour vous jouer des tours ou pire, vous tromper et vous abuser. Il serait temps d’apprendre des expériences du passé pour ne plus tomber dans les pièges que l’on vous tend.
Eh oui, le temps.
Le temps a passé.
Mes chevaliers en quête de nobles quêtes itou. (méchevaliéenkètttdeneubleukétitou)
(en québécois : minchvaliéinkéttdnoblkéttcoudon)
Vous garderez ainsi votre naturel rafraîchissant tout en faisant preuve de plus de réalisme.
Bien. Faisons preuve de réalisme.
La vraie vie, si je comprends, c’est :
a) ne pas courir avec les bras levés à hurler oouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!! (genre, Zidane marque son dernier but) en virant toutes mes fringues par-dessus la tête,
b) c’est se contraindre,
omettre, tricher,
ne pas dire,
faut pas dire
ouh la la faut pas dire tout ça !
Ça fragilise ça implique ça expose ça fissure ! Et après nad tu t’étonnes d’en prendre plein la tronche.
Tènounounecommenana.
Eh bien moi je veux.
Être nounoune m’exposer et dire ça.
Moi pas peur.
Pas peur de prendre, de comprendre, de toucher ce quelque chose en toi que même toi tu ne sais même pas.
Qu’est-ce qui peut arriver, dis moi ?
Qu’est-ce qui peut t’arriver de mieux, j'veux dire !!?
départ
fidèle or not fidèle ? a very big question
L’autre fois, mon maître zen (qui n‘aime pas que je l‘appelle mon maître zen) (et c'est pour ça que je l'appelle ainsi quand même, ça lui permet de travailler sur sa patience) (on a toujours besoin de travailler sa patience, même quand on est zen) (qui plus est maître) (bon de toutes façons c’est pas moi qui l’appelle comme ça, c'est Sylvie), je disais donc que l’autre fois, mon maître zen sur son zafou perché tint à peu près ce langage :
"Si on ne passe pas à l'acte de l’infidélité, c’est parce qu'on croit sait que c'est pas bien de coucher avec qqn d'autre que son joint (mais d'où ça vient ces pareilles idées ?), parce qu'on culpabiliserait de le faire si lui est marié, parce que c'est au boulot et que cela serait plus compliqué, enfin bref toutes ces mauvaises bonnes raisons qu'on peut trouver "
Eh oui.
Les maîtres zen, aussi, se posent des questions existentielles entre deux lévitations.
Moi ce qui m’a secoué le neurone c’est quand il a dit "c’est pas bien".
Oui, peut être que "c’est pas bien", mais par rapport à quoi ?? L’infidélité ne serait-elle pas une mauvaise réponse à une bonne question ?
Quand on pense fidélité, on pense preuve d’amour. Mais on pense à l’envers !
Le but, c’est pas d’être fidèle, c’est d’aimer. C’est l’amour qui compte, avec ses élans, ses désirs, ses failles, et du coup la fidélité est la conséquence logique de l’amour, pas la condition. Ceci dit c’est mon humble point de vue. C‘est aussi mon humble point de vie. Aimer (c’est-à-dire de tout mon cœur, de toute mon âme, de tout mon corps, donner le maximum de mon temps et de mon énergie) ça m‘occupe à temps complet pour UN homme !! alors deux ... ! J‘imagine même pas ! Point de vue énergétique, je tiendrai pas le coup. Mais bon.
Ça n’empêche pas d’en parler (surtout que là je parle d‘amour ! Je parle pas de "la chose " ! ahahahahha!)(Oui, bon. Je reprends)(ici c’est un blog sérieux)
Bon alors la fidélité c’est quoi ? Prenons par exemple la fidélité conjugale.
C’est un engagement sur l’avenir.
Enfin, quand je dis sur l’avenir, je suis gentille :
c’est un engagement pour la vie ! (AAAAAARRGGG)
Prenons par exemple, un sujet au hasard : l’homme. A chaque éjaculation ce sont des millions de spermatozoïdes plus ou moins guillerets qui se lancent fièrement à l’assaut du monde. N’est-ce pas un clin d’œil de la nature ? hein ? est-ce que Madame a besoin d’autant de spermatozoïdes pour elle toute seule ? Et alors, tous ceux qui servent pas, hein ? Quel gâchis !
Oui, seulement voilà. On n’est pas chez les Na (ethnie chinoise particulièrement évoluée régie par la polyandrie. D’ailleurs dans ma prochaine vie je veux aller chez les Na. Na !) hélas on n’est pas chez les Na, disais-je, mais plutôt tenus à une certaine forme de fidélité. Seulement, ce qui est contraignant avec la fidélité, c’est pas tant qu’il faut ÊTRE fidèle (on est tous fidèles à un moment ou à un autre, ça, c’est facile !) mais c’est qu’il faut le RESTER !!!!
Vous vous rendez compte !! c’est un comble !!!! la fidélité n’EST jamais, mais est toujours EN DEVENIR, puisqu’elle peut à tout moment être "trahie" (un seul coup de canif dans le contrat, et oups, plus de fidélité qui tienne ! Pff on veut bien être sympa, mais les règles sont dures quand même !)
Je voudrais pas vous démoraliser mais il faut bien regarder la réalité en face :
la caractéristique majeure de la fidélité,
c’est sa permanence.
ça veut dire, au cas où on croise un beau blond (et/ou une belle blonde) ben... renoncer à sa liberté de changer d’avis puisque si on veut rester fidèle quoiqu‘il arrive, on se doit d‘être constant dans ses valeurs, autrement dit constant dans ce à quoi on s‘est engagé hier, aujourd‘hui et demain qui devrait être en principe exactement la même chose aujourd’hui qu‘hier et que demain.
Vous me suivez ? Seulement voilà, être fidèle c’est bien joli, mais comment être cohérent avec ce que l’on pense, au fur et à mesure où on le pense, comment accepter de changer de pensées (vu que les pensées changent au rythme des jours qui passent, des situations dans notre vie, etc..), comment, en un mot, être fidèle à soi puisqu’on subit des fluctuations tout le temps, et être fidèle à l’autre, c’est-à-dire rester toujours le même, sans évoluer, sans changer, et en faisant comme si les circonstances autour de soi ne changeaient pas non plus ??
Bon.
Je résume :
mon être fluctuant plein des changements introduits dans ma vie par le temps doit-il rester fidèle à son compagnon et du coup devenir infidèle à moi ? enfin à lui ? c’est-à-dire moi ? (la réciproque est vraie aussi) (non seulement elle est vraie mais elle est plus agréable profitable vraie).
On pourrait donc dire que c’est en restant fidèle à tout prix qu’on devient infidèle.
Moralité :
l’infidélité est la véritable fidélité.
21 décemb 2007
Néoréalisme Abstrait
(mon Maître à Penser) J'arrête la peinture, ma vocation ayant été étouffée dans l'œuf ..
(Fazou) c‘ est ce qui arrive à trop d‘artistes ! Tiens, moi par exemple ..
(mon MAP) .. mais je continue la photographie et même je crée le mouvement photographique qui fera parler de lui très bientôt : le Néoréalisme Abstrait. Mais qu'est-ce que le Néoréalisme Abstrait ? C'est un concept très simple qui consiste à photographier quelque chose de réel mais dont le résultat final ne ressemble à rien de concret mais en fait l'est complètement, concret.
(moi, à Clo) oui bah à propos de concret, il me semble comprendre que ton Néoréalisme Abstrait provient directement du NTC (Néoréalisme Tout Court). En effet, le NTC ne constitue pas la création du réel, mais il est lié au réel, comme, pourrions nous dire, la photo l’est à ton APN. Certes, tu viens de lancer un mot d’ordre : "le Néoréalisme Abstrait descendra dans la rue !" Toutefois, nous autres humbles membres de ta non-élite, posons un regard innocent sur cette photo terrifiante et nous interrogeons : où commence le réel ? où finit la création ? Est-il essentiel que le concret prenne conscience qu’il n’est plus concret, mais bien Objet Néoréaliste Abstrait ? Comprend il la situation ? le photographe est-il le seul à en avoir conscience ? Il me semble que la question mérite d’être posée. Que ce soit à ton élite ou à tous ceux qui comme moi se prennent la non-ouverture des fenêtres de commentaires en pleine face.
(mon MAP) je reconnais que mon blog est particulièrement fermé. Y'a que l'élite qui vient chez moi !
(Dicky) c’est parce que nous attachons de l’importance à ton blog, plus exactement à la Réalité de ton blog, qui entre parenthèse ne l’est pas, réel. Nous devons ré-apprendre le chaos, le hasard, la contingence. Nous perdre pour enfin émerger !!!
(moi) émerger ? Le mot n’est pas trop fort !!! Je voudrais bien connaître les critères de sélection pour faire partie de l’élite !!?
(Dicky) je ne sais pas si je vais réussir à te faire toucher du doigt ..
(moi) réussir ? C’est quoi ces insinuations ?
(Dicky) je n’insinue pas, j’essaie de rééquilibrer en toi la pression de l’extérieur et la frustration de l’intérieur dont je sens le combat ardent.
(Isa, à Dick) moi ce que je sens comme combat ardent, c’est plutôt ta consommation massive de fumage de loukoums et le résultat sur ton pauvre cerveau !
(Dicky) je m’insurge ! Je ne mange que du chocolat ! Les légumes, je ne dis pas. Hier, j’ai abusé du chou-fleur. J’adore le chou-fleur ! Mais je me méfie de certains légumes. Par exemple les choux de Bruxelles. Ils sont petits, sournois, ils vous regardent en coin avec leur petit visage fermé et malingre. Rien à voir avec l’allure franche, débonnaire, et amicale d’un bon chou-fleur.
(Fazou) Isa n’a pas tort, t’as dû abuser de quelque chose ...
(Dicky) je disais donc qu’il faut s’ouvrir. Toute faille, toute rupture offre la possibilité d’une recomposition de sa perception. Face à une "faille" du réel, c’est alors la possibilité pour l’observateur d’exprimer, expulser, projeter son paysage intérieur. Ce phénomène naturel est le plus souvent nié et réprimé par l’observateur.
(Ariaga) et c’est bien normal, puisque notre paysage intérieur est le résultat d'une intuition et non la conclusion d'une pensée raisonnante, et que c'est afin de lui donner un fondement logique que les prémisses sont puisées dans la relativité. Mais en stricte logique, il y a un fossé entre notre paysage intérieur et l’Extérieur.
(mon MAP) eh bien c’est exactement ça que je viens de vous dire ! Et je vous ai même donné le nom : le Néoréalisme Abstrait !
(moi, complètement abasourdie) et, heu ..c’est quoi le rapport exact avec le fait que parfois je n’arrive à accéder aux commentaires sur OB ?
(mon MAP) Ce que Ambre vient de déclarer donne un certain poids aux dires des membres de ma non-élite depuis un certain temps...en effet, il se passe de drôles de choses sur les blogs, les phénomènes paranormaux s'étendent un peu partout.
(Dicky) les phénomènes paranormaux ne s’étendent pas, ils sont ! Tout comme les Soucoupes Volantes, les Chupacabras, les maisons hantées, le monstre du Loch Ness, les enlèvements extraterrestres et les Poltergeist !
(Sylvie) c’est évident ! Il faut savoir reconnaître que nous sommes dans un cercle, et que, par conséquent, en sortir pour en voir son aspect tout entier, présuppose que nous l'ayons dépassé !
(Isa) c’est à se demander si ça vaut le coup de prévoir ce qu’on va faire demain. Tout est tellement fluctuant..
(Dicky) tout à fait. C’ est ce que je me tue à dire à Ambre : dès que nous nous immergeons dans le futur, notre regard sur aujourd'hui change, enfin sur hier, sur le passé, sur le futur du passé. Le Paléo-Futur est un monde étrange car il raconte ce que hier ne sera pas.
(moi) en gros, au moment où je veux accéder aux comm, j’accède en fait au futur du passé ?
(Dicky) ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! C’est cela !!!!!!!!!!!!!!!!! Car devant ce "ajouter un commentaire" qui semble connu et reconnu, ta tentation est grande de ne pas voir, pas regarder, pas expérimenter. A ceux qui osent cliquer, le bonheur d’Etre un membre de l’élite s'offre spontanément. Le corps se détend. L’esprit se met à babiller. Le "ajouter un commentaire" devient alors magie sous l’influence combinée d’une "zone" instable et d’un monde intérieur qui coule enfin à la lumière. J’insiste sur le fait que l’expérimentation du cliquage est une brève thérapie du Réel car c’est enfin le moment où l’individu devient l’égal des conditions dans lesquelles il baigne !!!!
(moi, complètement déprimée) bah mazette ! Si j’avais pensé une seule seconde que ce serait aussi compliqué d‘écrire un comm !
(mon MAP, à moi) c’est d’ailleurs pour ça que l’autre fois, mon commentaire sur ton blog a disparu...Mais il a été remplacé par neuf autres ! Il se passe des choses bizarres aussi sur ton blog. Ce qui ne m'étonne guère étant donné la teneur de tes articles, et particulièrement celui ci. On ne prend pas à partie les tables de cette façon sans craindre des manifestations paranormales. Tu sais que les esprits les apprécient particulièrement, les font tourner (en bourrique) et sont leur moyen de communication privilégié .. Donc, il faut s'attendre à tout maintenant et même à n'importe quoi !!!
Pour tout savoir sur le Néoréalisme Abstrait, je vous invite à vous rendre ici (n’oubliez pas votre masque de plongée, et un tube d’aspirine)
illustrations
Mon portrait réalisé par Clo (je ne m‘en lasse pas) (je ne parle pas de Clo mais de ses photos) (enfin je ne me lasse pas de Clo non plus mais je ne voudrais pas que cela fût mal interprété)( Diane a tellement l’esprit mal tourné). Oui donc, où en étais-je ? Là sur cette photo on m’a parlé de rien de spécial, donc je suis zen de chez zen. Cool. On voit d’ailleurs bien mon œil vif et enjoué (le seul qui est ouvert), mon air paisible et mes superbes cheveux. C’EST FABULEUX !!!!! Nounoune1(encore moi) Lung Ta vient de me parler d’impermanence. Jme demande si ya pas un fond de cruauté qui sommeille en lui. Nounoune2 (Diane)
Portrait réalisé par son joint, un jour qu’il a essayé de lui expliquer la vacuité. A vrai dire, il n’a pas réussi. Il a trouvé plus rapide de la prendre en photo. D’ailleurs, on voit bien le questionnement qui agite Diane: " la vacuité? C’est-tsu résolumint tell’mint kékchôz, mais kwouaèè ????" Nounoune2(encore Diane) Lung Ta a testé l’impermanence sur Diane. Même supplice, même résultat. Nounoune3 (Brie)
Par solidarité sororale parce qu’en vrai ma sœur n’en est pas une ! (nounoune, pas sœur) Elle est même l’exact contraire (pas d’une sœur, d’une nounoune) ! Mais on lui pardonne (elle amène la bière) Nounoune4 (Gredine)
Je la suppute d’avoir profité de la débandade générale qui sévit par ici pour s’être glissée parmi les nounounes, l’air de rien. Jvoudrais bien être une nounoune aussi fine qu’elle !! Mais bon, admettons. N.B.IL PEUT ARRIVER QUE LA NOUNOUNE NE SOIT PAS UNE FEMME !!!!! C’est assez exceptionnel, mais çà s’trouve. Dans ce cas, la plupart du temps c’est un homme. Finement qualifié de "nono". J’en ai trouvé un exemplaire
quoique jme demande s’il ne joue pas les nonos uniquement pour s’immiscer (arf arf !!) entre les nounounes..? Bon j’plaisante. Il veut juste appréhender la nounoune de façon ludique. A moins qu’il ait décidé de tester définitivement son aptitude à rester zen.






























