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le blog de Ambreneige
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danse
2 juin 2010

les yeux d'Isa

Avertissement :

ceci est une création artistique dédiée à Isa. L’acuité de ma perception de la couleur des yeux d’Isa risque de choquer les personnes sensibles.

Du coup, j’ai voulu mettre une petite vidéo de moi en train de chanter pour adoucir le choc que vous risquez d’avoir - la musique adoucit les mœurs, paraît-il - avec, à mes côtés, mon fils compatissant en train de se boucher les oreilles, mais canalblog a pas voulu.

Je suis donc au regret de vous livrer l’œuvre en l’état, dans toute sa brutalité.

Je compte sur votre compréhension.

(sur l’air de : Isabelle a les yeux bleus)

femme_10

Contrairement à c’que l’on croit

Verts les yeux Isabelle a

Oui car bleus ils ne sont pas

Pas plus qu’ils sont caca d’oie

Dans la nuit noire

Dans la nuit noire et obscure

Obscure et sombre

Isabelle s’est cognée contre les murs

Les muuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurs

C’est depuis, vous comprenez

Qu’niveau luminosité

Les yeux d’Isa faut chercher

Dans les verts dégradés

(the same, in english)

Isabelle has the green eyes

Isabelle has the green eyes

Isabelle’s eyes are green flou

Flou eyes Isabelle green eyes

C’était trop tard

Quand j’ai vu qu’ils étaient verts

Beaucoup trop tard

Quand j’ai vu qu’ils étaient veeeeeeeerts

Ouiiiiiiiii trop tard trop tard trop taaaaaaaaaaaaaaaaaaard

Hoooo les filles ! Jviens d’trouver

L’exact vert des yeux d’Isa

Sans déc c’est trop zen trop zen

Regardez vert, oui, vert comme ça

Là vous voyez c’est zenzenzen

Ouais ouais ouais

Oh lala, comme ça des verts

Mais c’est complètement d’enfer !!!

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17 mai 2010

les amoureux

PICT5964

Ya que ceux qui connaissent déjà qui pourront reconnaître où je suis allée hier ;-)

Au retour, à Gare du Nord j’ai manqué le train d’une minute.. Le suivant était une demi-heure après, j‘étais folle de joie !

Heureusement il était à quai, ce qui fait que j’ai pu aller m’asseoir au chaud (j’avais décrété ce jour-là que je sortirai en robe et sandalettes, c’était une très mauvaise idée, j’ai eu super froid !)

Il y avait peu de monde dans le waggon, et le peu qui était là était pendu à son portable. Autant j’adore observer les gens autour de moi, autant cette manie qu’ont certaines personnes de téléphoner en public comme si elles étaient seules me laisse perplexe. Pour passer le temps, j’ai tenté de faire l’exercice préconisé par Jon Kabat-Zinn qui consiste à laisser venir à soi tous les sons et de rester focalisé sur celui qui domine. Je me suis retrouvée avec un brouhaha épouvantable dans les oreilles lorsque mon regard a été attiré par un couple qui, sur le quai, s’était placé négligemment et bien involontairement dans ma ligne de vue.

Ils étaient jeunes. Lui, pas très grand, la même coupe que mon fils (crâne rasé). Elle, Sophie Marceau à l’époque de la boum.

Ils sont heureux, ils éclatent de rire. Malgré les passants qui passent et les dépassent, ils sont seuls au monde.

Ils se parlent - naturellement je ne peux pas entendre ce qu’ils se disent mais je vois leurs lèvres s’ouvrir sur des déclarations muettes.. Il lui glisse quelque chose à l’oreille et elle rit. Ils se serrent l’un contre l’autre, elle rejette la tête en arrière. À d’autres moments, c’est lui. Ils n’arrêtent pas de danser, de virevolter, tantôt c’est elle que je vois de dos, tantôt c’est lui.

Brusquement, leur joie se dissout.

Je regarde la pendule : plus que dix minutes d’attente.. Ils le savent. Dans dix minutes, l’un des deux va monter dans le train, l’autre repartira..

Il la serre contre lui, lui caresse le dos. Elle enfouit sa tête contre son cou. Ils ne rient plus. Elle l’enlace comme une folle. Leurs corps s’abandonnent l’un à l’autre, on peut presque sentir la chaleur enchanteresse qu’irradie leur chair à travers les vêtements, on les sent vivre ces corps, palpiter ! et son haleine à elle qui soulève sa poitrine, gonfle son ventre, pour finalement envelopper le cou de son compagnon d’une écharpe tiède et parfumée, endormant toute velléité - si toutefois il en avait encore - de lui résister .. elle noue ses bras autour de lui, câline, désarmante, on a l’impression de sentir tous les minuscules changements intervenant au cours de cette étreinte, insupportables presque d’intensité et pourtant tangibles, ces petites choses qui vont se cristalliser dans un message plus primitif encore que les mots pour le dire : "comme tu vas me manquer .."

H moins neuf minutes. Il l’attire contre lui, ils s’embrassent longtemps, appuyés contre un pilier.

H moins une seconde. L’annonce du départ sonne. Ils s’embrassent une dernière fois, rapidement. C’est elle qui monte dans le train.

Il part à grandes enjambées sans se retourner.

7 mai 2010

au pays des bisounours

Sylvie_danse

© Sylvie

Quant on consulte un psy, c’est qu’on est malheureux. Je connais absolument personne qui va consulter alors qu’il vogue sur une mer de félicités.

C’est peut-être de là que vient le problème .. Si on allait consulter pour cause de trop de bonheur (par exemple au début d’une histoire d’amour), cela permettrait de fixer dans notre mémoire (et sur le dossier du psy) tous ces instants fabuleux, de les « graver » quelque part, vu que quand on va mal, ces moments-là on a sérieusement tendance à les occulter complètement.

Bilan, quant on se pointe pour consulter, le thérapeute se retrouve avec une petite chose qui ne lui envoie que des trucs négatifs et souffrants. Il cherche à tâtons avec nous où on pourrait bien aller puiser des ressources, qu’on ne se rappelle même pas avoir eues tellement on a mal.

Mais lui alors, il saurait. Parce qu’il aurait consigné dans son petit dossier tout notre immense bonheur.

Quant on lui dirait « j’ai tout raté » il saurait bien que c’est pas vrai, exemples à l’appui.

On gagnerait du temps pour trouver la sortie, des millions d’années sûrement.

Mais bon .. <<<<<<< soupir >>>>>>>>>>

comme dit ma psy, je dois vivre au pays des bisounours ....

9 février 2010

faire la paix (intro)

Le truc que je viens de livrer à vos yeux ébahis, juste avant (c'est à dire après) (ici), je l’avais écrit sur mon premier blog en 2006, blog qui n’existe plus puisque comme le savent mes fidèles (misère, déjà quatre ans que vous me supportez !) je souffrais de suppressite de blogs aigüe, - pour reprendre le bien joli qualificatif dont m’a affublé Fazounette une fois, j’étais une blog-trotteuse.

Je me suis un peu calmée. En tout cas, au niveau des blogs.

histoire

Tant mieux, parce que je commençais à me fatiguer sérieux.

Ceci dit, n’allez pas croire qu’être calme c’est de tout repos !

Pour moi ça veut dire aussi, entre autre :

- ne plus chanter à tue-tête (bon, OK, personne s’en plaint !)

- ne plus danser en faisant la vaisselle .. ou quasi plus :-(

dansecuisine

Remarquez yen a au moins un qui est content, c’est mon fils (soi disant je lui fichais la te-hon de sa vie quand ses te-po voyaient sa reum "danser bizarrement, dans ton style vraiment à part, un mélange de valse et de hip-hop")

- 3d_msn_pleuremais surtout, ô mon Dieu surtout.. j’ai perdu mon humour. J’arrive plus comme avant à voir les choses comme si j’en étais une.

C’est grave docteur ?

Parce que franchement, pas avoir le moral, ça me déprime !

fatiguee

7 janvier 2010

rassemblement

nuit_des_tempsQuand j’étais jeune et belle (comme dirait mon fils) j’avais lu ce livre avec délectation. Il y a d’ailleurs une scène divine où l’auteur décrit l’abandon du Pharaon (qui n’en est pas moins homme) aux mains de toutes ses petites reines. Mmmhh ..

mais qu’est-ce que j’écris ? comme d’habitude, je m’égare. Je voulais juste vous parler de ce pauvre Osiris, dont le corps a été découpé en morceaux par son ingrat de frère. Je vous assure, on ne peut pas faire confiance aux hommes. Regardez Isis, qu’est-ce qu’elle fait, aussitôt, elle ? Eh bien elle se met en quête de tous les morceaux de son homme/frère/bien-aimé (on ne peut pas faire plus dévouée, franchement), - sauf le morceau principal, puisque damned ! elle ne l’a pas retrouvé !!!

Ensuite avec tout son amour (et avec une de ses sœurs aussi)(les sœurs c’est bien, bien mieux que les frères j'vous l’dis) elle a reconstitué le corps d’Osiris, et même la partie manquante, qui il faut bien le dire était la seule indispensable puisqu’Isis, comme toute nana normalement constituée avait une idée derrière la tête, enfin plutôt un peu plus bas : lui faire des petits mamours et accessoirement un enfant.

Pourquoi vous raconte-je tout ça ? Déjà parce que c’est hyper intéressant et que je ne vois pas comment vous auriez pu continuer à vivre sans le savoir.

Et ensuite parce qu’à une certaine période de ma vie, qui n’est pas si ancienne non plus mais qui est quand même et malgré tout passée vu qu’elle n’est plus présente, je me sentais comme Osiris : a pezzi (en miettes).

J’étais en train de faire mes courses, et au milieu des légumes (qui entre nous soit dit, semblaient me regarder comme si j’étais des leurs), en sortant la liste de ma poche, tiens qu’est-ce que je trouvais ? un petit morceau de moi.

J’astiquais les sols (et Dieu sait que je suis une experte es-astiquage de sol, et comme en plus à cette époque je dansais encore en faisant le ménage, on aurait pu dire que j’étais le rat de l’astiquage des sols) et que voyais-je sous un meuble ?? un autre petit morceau de moi.

Et ainsi de suite.

Tout cela était donc fort inconfortable, vous en conviendrez, car je me sentais disséminée et profondément minée.

Or, je n’avais pas d’Isis sous la main pour me recoller ! Et non seulement je n’avais pas d’Isis, mais j’avais croisé une personne qui était son exact contraire et qui prenait un malin plaisir à m’appuyer sur la tête alors que je me noyais.

Oh bien sûr, comme je le disais plus haut, c’est du passé.

Néanmoins, je sais pas pourquoi, cette émotion de souffrance, elle me cueille par moments et elle me fait encore mal. Alors j’essaie de me vider la tête, et là c’est un truc de dingue les conversations que je peux avoir avec mon esprit dans ces moments là :

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(moi) tiens toi tranquille et écoute le silence !

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(lui) tu te rappelles quant elle t'a dit ça ?

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(moi) tais toi ! écoute le silence !

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(lui) et le jour où elle t'a fait ça ?

monstre_vert

(moi) si tu t'imagines que je vais me mettre en colère !

monstre_vert

(lui) tu vas tout de même pas rester assise là à rien faire

et à respirer bêtement ?

monstre_vert

(moi) est-ce que tu pourrais fermer ton clapet ?

monstre_vert

(lui) et cette phrase là, cette phrase,

me dis pas que tu l'as oubliée ?

(moi)47998021

Alors je me dis que je dois être une mauvaise femme.

Oui, je devrais oublier. Ou pardonner.

Ou les deux.

Après tout, c’est du passé. Et le passé ça compte pour du beurre, non ?

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27 juillet 2009

symphonie d'amour

Comme le savent celles zé ceux qui blog-trottent avec moi depuis le début,

j'aimej'aimej'aime danser !

En ce moment, je danse (dans ma cuisine, oui oui, toujours) en écoutant cela..

Pourquoi est-ce si difficile d'admettre que la seule chose pour laquelle nous sommes faits,  c'est d' aimer, infiniment ??

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