attirer l'attention
Quand bien même elle chercherait parfois à attirer l’attention, ne serait-ce pas une bonne chose que de la lui donner ?
© MIFA
nuages
Elle dit toujours : " pourquoi serait-il indispensable de penser ? nous autres Occidentaux, nous ne savons pas laisser défiler les pensées sans nous y attacher, sans jugement, comme des nuages légers et vaporeux".
Ainsi, depuis que je la fréquente, sache-je que :
1) le moine bouddhiste est rieur parce qu'il médite;

2) il médite = il vide son cerveau de toute pensée;
3) il ne pense pas donc il suit - pardon, il est. Heu, je veux dire : il rit;
4) il rit parce qu'il laisse libre cours à son cerveau droit qui ne parle pas;
5) il prend conscience de l'univers tout entier ce qui le rend euphorique sans aucune substance illicite.
Moralité : celui qu'illicite n'y est pas forcément !
les chaînes, le vide et la source
Un long travail vous fatigue, une veille prolongée émousse votre intelligence, eh bien quittez tout ! respirez l'air du dehors quelques instants, et à pas de loup approchez vous donc de la Source..
Votre tête soudain se dégage, votre coeur bat plus librement, même la lassitude des membres se dissipe ! et plus vous vous en rapprochez, plus le mystère se complique : les influences de cet agent occulte et bienfaiteur se multiplient ! ce n'est plus seulement un malaise passager que cette Source dissipe, c'est votre être tout entier qu'elle renouvelle ! la nourriture restaure davantage, direz-vous. Las ! elle vous alourdit !! le vin réveille ? que nenni, il ennivre !!
La Source au contraire, est tout ensemble douce et forte. Il semble même qu'elle agisse sur l'âme. Mais oui, approchez-vous.. ne sentez-vous pas votre coeur plus disposé à s'ouvrir aux sentiments affectueux ? (pour preuve le nombre de bisous que Madone de la Source distribue sans compter depuis qu'elle y fréquente) (depuis qu'elle me fréquente aussi, il est vrai .. !)
Comme arrachée à la terre elle même, voilà notre Madone qui secoue ses chaînes matérielles, toute à la joie de cette vie nouvelle. La voilà qui embrasse le pêcheur étonné ! elle court deci delà, sautille, enlace le chêne et le roseau, plus rien ne peut l'arrêter !
Envoûtée, elle se prend à rêver d'un monde nouveau où l'Homme ne se nourrirait plus que de Vide et de Source ..
le seul
Sur le blog de Lung Ta, j'ai lu cela.. Christine Orban : "Le premier ennemi à combattre est à l'intérieur de soi. Souvent, c'est le seul. " À ces mots, ceux de Lise "n’oublie pas d’aimer l’être exceptionnel que tu es" sont venus se superposer et cela m’a donné : Le premier ami à qui donner la main est à l’intérieur de soi. Souvent, c’est le seul.
Une fête
il y a un homme
aux joues toute lisses très bien rasé
il y a un homme
à la voix tendre inachevée
il y a un homme
vêtu de charme pour rêver
il y a un homme
aux gestes baignant l’horizon
il y a un homme
dont la voix est une petite chanson
il y a un homme
qui a des yeux ensoleillés
il y a un homme
qui sait conjuguer le mot amitié
Rajout de la photo en août 2013
http://www.williamjezequel.com/photographie/projet-blogueurs-nantais/
La solitude, ça n'existe pas
C’est l’histoire d’une meuf qui se sent seule. Pas seule-seule, mais seule à plusieurs, une seule très entourée, en somme. La solitude n’attend pas le nombre des années, et il peut arriver qu’on se la prenne dans la tronche à un âge très avancé. On s’y attend pas, on avance guilleret sur la corde de la vie, et vlaf ! La solitude déboule sans prévenir. Faut dire que c’est pas le genre de truc qui fait des grands signaux, en général.
Donc, la meuf, elle se sent seule. Faut dire qu‘elle a pas de mec. Déjà, c’est pas marrant. Un mec, c’est top comme compagnon de jeu. On peut dire ce qu’on veut, mais faut bien reconnaître qu’on a encore rien inventé de mieux pour remplacer les outils divers dont Dame Nature a doté les mâles pour nous distraire la nuit (et accessoirement le jour).
En plus, ils peuvent nous réchauffer les pieds.
Mais bon.
Quand c’est comme ça, faut faire avec.
Non, le pire, dans ce genre de situation, c’est que c’est vrai. Enfin je veux dire, c’est vrai qu’on est seul. Seul quand on naît, seul quand on souffre, seul quand on meurt. Le tout, c’est qu’on s’en rend pas compte, on ne veut pas le savoir, on fait comme si.
Ça commence tout petit, avec les jeux "on dirait que tu serais mon Prince Charmant et qu’on s’aimerait toute la vie". Ado, des fois, ça s’aggrave. On se met à parler dans notre tête à des gens imaginaires, comme Anne Frank qui écrivait dans son Journal à son amie Kitty qui n’existait pas.
Perso ça fait un bail que j‘ai des discussions dans ma tête avec des gens, - d’ailleurs mon fils me le dit souvent que chui pas toute seule sous mon scalp, j’en conclus que chez moi la notion de solitude a dû naître relativement tôt.
Oui car en fait, la solitude, c’est comme le bonheur : un concept, une idée, ça s’en va et ça revient c’est fait de tout petits riens, comme dans la chanson. On se sent seul mais il suffit qu’on croise quelqu’un dans la rue qui répond à notre sourire et ça y est, on n’est plus seul.
Je suis tentée aussi de rapprocher la solitude de l’amitié et de l’amour.
Des fois quand on est en couple, la solitude est quasi insupportable :
genre :
- je me sens seule.
- ben chui là
- justement.
Quant aux amis .. ahla. Je me demande si dans les moments où notre sensation de solitude est exacerbée, on n'attend pas encore plus de nos amis. Je pourrais même dire : trop.
Du coup, on n’ose pas, on a peur de gêner, d’empiéter sur la solitude de l’autre.
Alors des fois, quand on se sent très seul, ben on reste dans son coin. Même si on sait que le pire de tout, c'est la fermeture des ouvertures.
Et on se retrouve encore plus seul.
Message d'accueil
Bonjour à vous et bienvenue sur ce blog,
Il y a quelques jours, je me languissais fort des incroyables crises de délire et de rires qu’il y avait sur le blog Zen pour les Nulles que j'avais commencé en 2007, et je me disais qu’il était bien dommage tout de même que je l’aie supprimé.
Néanmoins, si ce défi formidable d’une nounoune (moi) n’a jamais permis à quiconque d’atteindre la zénitude, il m’a au moins apporté un minimum de sagesse puisqu’avant de supprimer le blog, j’avais pris le temps de sauvegarder les textes et les commentaires. Je les relisais de temps en temps, en essuyant une larme ou plutôt en m'esclaffant de rire, mais ce n'était pas du tout pareil que de les lire sur l'écran, et surtout de les partager.
C'est pourquoi finalement je me décide à tous les re-poster petit à petit avec leur date d’origine sans chercher à les adapter à aujourd’hui (j'ai déjà essayé de le faire et je me suis rendue compte que cela le faisait pas du tout).
Voilà, j'espère que vous trouverez autant de plaisir que moi dans ce partage.
Gros bisous à tous et bonne lecture !
les Trois Grâces (moins une)
La photo de Madone de la Source que je vous présente ci-dessous, je l'ai découverte comme ça (<== CLIC) et c'est MANU qui m'a fait l'honneur et l'avantage de supprimer les horribles modernes machins qui gâchaient tout donnaient un contraste certain.
De fait, je vous invite à aller boire sur Clo's blog de grands bols de sérénité : ses photos sont superbes !
© Madone de la Source
" Il ne faut rien demander aux gens, en règle générale. Ne rien attendre de personne. Et quand ça vient, c'est encore mieux. "Rien ne m'est dû"..."
© Madone de la Source " L'idéal est de ne rien attendre et de prendre le meilleur quand il arrive et de donner quand on en a envie ou quand on peut.. Pourquoi toujours se poser des questions sur l'amitié ?!? ne peut-on pas seulement la vivre et la laisser partir quand elle n'est plus ?!?" © Isanoune à ses heures
Histoire d'un sein (2e épisode)
Mercredi 9 juillet 2008 (veille de mon anniv)
Aujourd’hui je vais chercher les résultats de la biopsie. J’ai mis une bouteille d’eau dans le frigo (je vous rappelle que je ne bois pas d‘alcool) : si c‘est bon je fais la fête, si c‘est mauvais je noie mon chagrin.
Dans les deux cas faut que la bouteille soit au frais.
Salle d’attente. Pensées toxiques. Allons, pas de panique. Reviens à ton centre. Ici et maintenant. Rappelle toi, tous les trucs de ZPLN. C’est le moment ou jamais de mettre en application.
Ici ! au pied les pensées ! Je suis ce que je suis aujourd’hui.
(Deux heures plus tard ...)
Me voilà devant la sénologue.
(elle) la biopsie n’a rien montré de malin.
(moi) yeeeeeeeeeeeepeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !
(elle, souriante comme une porte de prison) va falloir passer à l’IRM maintenant.
(moi) ben pourquoi ?
(elle) ya une masse et je ne sais pas ce que c’est.
(moi) ah bah oui mais ça va pas être possible, là.
(elle) moi j’ai fait tout ce que j’ai pu. Ça fait 28 euros.
Durée de la consulte : 3 minutes.
Jeudi 10 juillet
Les endroits où on fait des IRM mammaires, ça court pas les rues. C’est pas la peine d’habiter si près de Paris, j'vous le dis !
Je trouve un radiologue qui n’est pas parti en vacances, mais il n’est disponible pour regarder les clichés que le 22 juillet.
Encore un mauvais pressentiment, parce que le 22 juillet, c’est l’anniv de mon ex. Bon, c’est stupide !! ça ne peut pas me porter malchance, puisque c’est grâce à mon ex que j’ai deux filles merveilleuses. On va quand même pas chipoter parce qu’il m’a bouzillée l’existence pendant dix ans !!
Allez zou ! Le 22 juillet , le radiologue va me dire que la masse a disparu.
Ça va être un grand jour, je l'sens.
Jeudi 17 juillet
Par les transports en commun ce n’est pas facile de se rendre à l’hôpital où on fait les IRM. Ya des trains que toutes les heures, avec un changement au beau milieu du trajet (avec attente d‘½ heure) et l’hôpital est loin de la gare. Bon c’est pas que je sois paresseuse à marcher, mais allez savoir pourquoi, je me laisse aller à m’inquiéter un peu. Je ne suis qu’une faible femme, ne l’oublions pas.
Bref, je demande à Macho Man de prendre une matinée pour m’accompagner (je sais qu’il peut le faire facilement, il a un chef vraiment cool, compréhensif, compatissant, un chef comme on en voudrait tous, et je le sais d’autant plus que mon joint vient de se prendre une journée pour un rendez vous qu’il avait, LUI)
Pas de bol : Macho Man refuse. Il prétend qu’il peut pas.
Mardi 22 juillet
Je fais donc appel à ma taxi. (Mais non, Diaaaaaane ! En Frince, on appelle pas les taxis "ma taxi" ! C’est juste que mon taxi est une taxi, et qu’en +, c’est ma côôôpine, une fois je lui racontais que lorsque je suis avec ma sœur on se tape des crises de fou rire épouvantables, et joignant le rire à l’explication, me voilà partie à rire, mais à rire ! et ma taxi qui se met à rire à son tour à gorge déployée, sauf que elle, elle était en train de conduire !!! Et puis vraiment elle est sympa. Moi je l’èèèèème.)
Tout ça pour dire : j’y vais avec ma taxi.
J’entre dans l’hôpital. Je demande à l’accueil où ça se passe, les IRM.
Surprise : à l’accueil, la dame est accueillante !
Elle m’indique le chemin.
Centre de radiologie : là aussi, la dame de l’accueil est souriante. A mon avis, ya pas que les malades qu’on shoote, ici. Je sens que je vais m’y plaire (ceci dit, l’un dans l’autre, c’est pas plus mal, rapport au pressentiment ..)
Ah. Voilà le grand manitou.
Il observe, il observe.
Suspense.
(Ouais, c’est sûr, le machin n’est plus là. Je croise les doigts, j’implore Dieu, Jésus, Bouddha, et quelques autres divinités pour faire bonne mesure.Grand Manitou me sourit. C’est bon signe ça, non ?)
(Grand Manitou) bon. C’est OK !
(moi) quoi qui est OK ?
(Grand Manitou) on la fait, cette IRM
Quel rabat joie celui là.
Je ne sais pas si je vais le garder dans mes relations.
(Oui parce que pour ceux qui savent pas encore, je suis claustrophobe. De chez claustro. C’est de famille. Ma sœur aussi. On préfère se taper 17 étages que monter dans un ascenceur) (fin de la parenthèse)
La secrétaire, justement :
Êtes vous claustrophobe ?
(moi) absolument ! Alors je veux qu’on m’endorme ! Je veux qu’on m’endooooooooorme !!!!
(elle, toujours aussi souriante) (penser à lui amener des bonbons la prochaine fois, pour sa gentillesse) désolée mais on ne peut pas vous endormir. Par contre vous pouvez vous faire accompagner.
(moi) ah ? quelqu’un peut rentrer avec moi dans la petite pièce ?
(elle) oui, je vais vous donner deux questionnaires, un pour vous et un pour la personne accompagnante.
Mardi 22 juillet, le soir
La nounoune (moi), qui est conne, qui n’a toujours rien compris demande à son joint s’il peut prendre une journée pour l’accompagner la semaine prochaine. Après tout, on se marie pour le meilleur et pour le pire. Le truc, c’est que lui il a dû imprimer que la première partie(et à sens unique).
Donc, Macho Man : toujours non.
Moi (faisant des grands gestes avec mes bras et mes jambes) moi j’ai toujours été là pour toi, j’ai partagé tout ton pire ! Et toi tu ne partages que mon meilleur !!!!!!
Macho Man : arrêtes ton cinéma, tu es complètement folle, c’est ton père qui t’a traumatisée.
Fin du dialogue. Il a épuisé toutes ses batteries pour un mois (comme dirait notre fils)
Bonjour le soutien. Diane dit que le soutien c’est comme la cerise sur le sundae. Bon, ben j’ai pas de cerise et pas de gâteau non plus. On va faire avec.
Allez, haut les cœurs.
Je rappelle ma taxi.
(elle) Bien sûr que je vais vous accompagner.
(moi) et rentrer dans l’hôpital avec moi ?
(elle) mais bien sûr, j’ai bien vu ce matin au retour que vous étiez angoissée
(moi) et, heu.. rentrer dans la petite pièce d’IRM ?
(elle) mais oui. Mais oui. Bien sûr que je ferai ça pour vous.
Ah purée ! Ma taxi m‘èèèèèèèème !
Comme dit ma sœur quand je lui ai raconté ça, "eh bien elle est drôlement sympa ta taxiwoman !! En fait non, elle est normale, c’est-à-dire HUMAINE !! Ce qui est triste c’est que tout le monde devrait agir ainsi mais que quand ça arrive, on trouve ça extraordinaire .. Ya vraiment plus beaucoup d’humanité dans ce monde .."
Samedi 26 juillet
Coup de fil à Diane du Québec :
(Diane) oh Nadèèèèèèèèèège, ya deux jours j’ai pensé à toi !
(moi, émue) ah ?
(Diane) oui figures toi que je suis allée manger une crêpe !
(moi) ah ? Tu penses à moi quand tu vois une crêpe ?
Sympa, les copines.
(à suivre)
histoire d'un sein (3e épisode)
28 juillet 2008
Je vous remercie infiniment de votre soutien, de votre réconfort, de vos mots, de vos bisous, à mon tour je vous en fais plein (des bisous, pas des réconforts) enfin je vous fais des réconforts aussi si vous voulez
de toutes façons, comme j'ai dit à Clo tout à l'heure, enfin plutôt comme j'ai dit à Madone de la Source (hein que Madone de la Source c'est autre chose que Guern de Bé ? hein ? hein Fazounette? hein Mollie Jolie ? hein Isanoune? hein Bridgeoune ? hein Dianouille ?) oui donc, j'ai décidé de chanter à tue tête à l'hôpital pour penser à rien !
VOI-LA ! (on verra si l'accueil reste accueillant..)
bonne soirée et à bientôt !
29 juillet
Ma taxi et moi, on arrive donc ce matin à l’hôpital avec chacune notre petit questionnaire (ya pas mal de conditions pour rentrer dans la petite pièce d’IRM, et entre autre de ne pas porter de soutien gorge. Bon je ne vais pas commencer par vous faire esclaffer de rire en vous disant que pour moi ya pas de problème. Ma taxi par contre avait mis une jolie petite tunique sans rien dessous. <<<>>>> ma taxi m’èèèèèèèèème !, oui et donc aussi, par exemple, pas de maquillage, ce qui m’a déprimée car je voulais justement leur faire une très forte impression en plus de leur chanter quelque chose)
Et nous voilà à l’accueil.
Ce n’était pas la même secrétaire que l’autre fois.
Elle, c’était plutôt genre "chui bonne pour un contrôle fiscal "
Je lui présente nos beaux questionnaires et elle me fait :
" Madame ne rentrera pas avec vous"
" ah ? " réponds-je, démontrant une fois encore mon extradinaire capacité de répartie
" personne ne va rentrer avec vous, même pas le docteur" (quel dommage .. il est pas mal)
Puis, de sa voix aussi douce que du papier de verre elle ajoute :
" on vous a dit qu’elle allait pouvoir rentrer avec vous ? "
Moi : " ben oui"
La secrétaire marque une pause pour augmenter l’effet dramatique puis lâche : " eh ben non"
Moi :" ah "
Bon, j’ai été un peu déstabilisée sur le moment, mais finalement je remercie la gentille secrétaire qui m’avait laissé croire cela possible, car je ne me suis pas angoissée là-dessus inutilement !
Après relativement peu d’attente nous voilà dans le " vestiaire" où ma taxi a le droit de venir. Je lui fais donc un beau streap tease (le questionnaire servait à rien, en fait faut tout enlever !) après quoi le médecin est venu poser un cathéter pour mettre la potion magique, enfin plus exactement il a cherché un endroit sur mon bras qui n’avait pas brûlé.
Oui parce que la veille, pour me remonter le moral, je me suis fait un gâteau. Comme le moral était très bas, le gâteau était énorme. Et comme je suis aussi adroite que bonne cuisinière, jme suis brûlée à chaque fois que j’ai testé la cuisson, qui n’en finissait pas ..
Oui alors donc, me voilà avec un seyant truc bleu transparent, la petite culotte que j’ai eu le droit de garder et l’aiguille plantée dans mon bras.
Puis une dame, à qui je ne manque pas de redire que j’ai peur, m’emmène dans la fameuse petite pièce qui me terrorise depuis 8 jours. Finalement vu qu’on m’a fait enlever mes lunettes, j'ai rien vu. Je n’ai aucune idée de ses dimensions (je parle de la pièce, pas de la dame)
La dame me demande alors de m’allonger sur un lit qui m’a l’air plutôt confortable, ma foi, et de placer mes seins dans deux trous qui en auraient contenu 4 comme les miens.
Ah.
Comme je vous l’ai déjà dit, allongée je suis plate (que ce soit recto ou verso). Alors pour faire rentrer les seins dans les trous, encore eut il fallu qu’ils y pendassent. On a dû creuser sévère. C’est là qu’on prend la mesure des bienfaits du yoga, je me suis contorsionnée, la dame a poussé. Han ! Han !
Bon, ça y est.
Après quoi, elle me met un casque sur les oreilles. Hm, ça s’annonçe bien ! c’est sûrement de la musique douce pour accompagner la chansonnette que j’ai décidé de leur pousser !
Ben pas du tout.
C’est pour atténuer le barouf que paraît-il, l’appareil ne va pas tarder à faire.
Bon, me voilà en place.
Ya plus qu’à faxer.
Là, j’avoue, je suis pas trop tranquille.
Je lui demande si elle va venir me rechercher après.
" non non, je vous laisse là une semaine "
Misère.
Ça bouge.
Le lit sur lequel je gis rentre dans l’anneau.
Lelisurlekeljegirentrdenlano !!!!
Bon, que fais-je ? Chante-je tout de suite?
Au lieu de ça je lui demande si au bout, c’est OUVERT (nonobstant le fait que de toutes façons je vois pas le bout puisque je suis à plat ventre, la tête posée sur le côté). Toutefois, cette adorable personne se place de l‘autre côté de l‘anneau et me fait youyouh ! pour me montrer que c’est pas fermé. Après quoi elle sort de la pièce en me disant de me détendre.
Je ne suis pas quelqu’un de contrariant, moi, non, vraiment pas. Jme suis tellement détendue que çà m‘a réveillée quand l‘appareil s‘est mis en marche (c’est en effet très bruyant). Bon, j’aurais peut être pas dû reprendre un xanax à l’hôpital, alors que j’en avais pris un ce matin et un cette nuit.
Et un hier soir.
Conclusion : dans ce truc, pour se détendre c’est zéro. Ya qu’un truc à faire : rien. Çà s’est très bien passé car rien, je sais particulièrement bien le faire.
La même gentille dame est venue me réveiller quand c’était fini, elle me retire le cathéter.
(moi) vous voyez que fallait pas être inquiète !
(elle) ??
(moi) .. je n’ai pas bougé pendant l’IRM !
Et voilà qu‘à l’aide d’un coton imbibé de je ne sais quoi, elle se met à frotter avec vigueur toutes mes traces de brûlure. Je dis rien (le quadruple xanax a dû aider) mais misère ! elle me fait mal !
Bon, quand elle a fini de me peler le bras elle me fait :
" oh ! mais c'est des brûlures ! Je croyais que c’était des traces de sang séché !" (et une nounoune de +, une !)
Bilan : Clo avait raison, passer un IRM c’est de la gnognote et ça fait pas mal.
Par contre faut pas espérer s’y détendre ou chanter.
Bon, je vous raconte la suite demain car là j’ai sommeil, je me demande si je fais pas une surdose de xanax..
Histoire d'un sein (fin)
fin de mes aventures médicales :-)
Bien alors je vous fais un résumé de mes pitites misères (à lire accessoirement ici ) :
au cours de ma dernière mammo de contrôle, la sénologue découvrit des petites bouboules, qu’elle se mit en devoir de ponctionner avec une application qui frise l’admiration. Elle m’avait recommandé par ailleurs d‘aller passer un IRM. La peur m‘avait mise dans un tel état d’altération que je m’étais mise à ahaner : chuijmalade?

Doajvrémanpassécettihéreme ?
ochkour, jeune séplusskejdoafère !
Heureusement, Clo sur son cheval blanc m’avait dit :
(Clo) t’as pas à avoir peur. C’est dla gnognote et ça fait pas mal.
(moi) mouais. Ben c’est pas parce que ça fait pas mal que j’ai pas peur.
(Clo) s’apitoyer sur soi-même, c’est bien la pire des choses à faire !
Finalement, Clo avait raison sur (presque) tout :
c’est dla gnognote et ça fait pas mal !
(Molinia) si je dois passer un IRM un jour, ton témoignage m'évitera de flipper ....trop. Je te fais pas une confiance aveugle quand même. Je pense néanmoins que tu es très bien comme cobaye. Dis, si on me prescrit un petit examen, tu voudras bien passer le même un peu avant ? juste pour me rassurer.
(celui qui a inventé le concept de la solidarité fémininine, j‘aurais deux mots à lui redemander de définir..)
(moi) l’IRM n'est pas douloureux mais c'est impressionnant, surtout cet horrible boucan des ondes qui se choquent..

(Clo) Mon joint ne m'a jamais dit que ça faisait du bruit...Peut-être qu'il est sourd...Je viens de le lui demander (pour le bruit) et il me dit qu'il parle...! Il t'a pas parlé à toi ? ça a l'air vraiment très amusant l‘IRM...
(moi) oui, absolument, ça parle. J’ai pas pensé à te le dire parce qu’à côté de mon joint, même un mur est bavard.
(Boutoucoat) vaut mieux un joint qui dit rien qu’un joint comme le mien que quand il dit non , c' est oui ...heureusement car 9 fois sur 10 il dit non, conclusion : il dit toujours oui !!!!
(Clo) Mon joint à moi, il dit non tout le temps et ça finit toujours par être oui. Quant à moi, quand je dis non, c'est non...Et oui, c'est oui. Mais peut-être que c'est moi le joint et mon joint est ma jointe.
(moi) ah c’est très intéressant ça. Ça veut dire que pour savoir si tu es une jointe, il ne suffit pas que tu aies un joint.
(Fazou) absolument. Il peut arriver de nos jours qu’un joint vive avec un autre joint. Donc toute la démonstration tombe par terre !
(Mifa) oui, surtout que notre génération n'a pas appris à cerner les hommes, par exemple on en attend trop. Ce doit être nous les égoïstes.
(Mamalilou) égoïstes ? vous plaisantez les filles ! Nous, on est normales : on veut que les joints soient tendres, riches, démonstratifs, qu’ils aient une voiture, une grande maison, de l’humour, de l’intuition, de l’intelligence, de la compréhension, et qu’ils soient sincères et gentils ! C’est pas le bout du monde quand même !
(Diane) oui enfin pas trop trop de choses gentilles parce que les beaux parleurs juste intéressés par la chôôse, on n’en veut pas !
(Fazou) ben oui quoi, on leur demande pas la lune quand même ?
(moi) c’est pas compliqué d’être doux et câlin non ?
(Mamalilou) .. et de deviner tous nos désirs ??
(Mifa) tu parles !! en plus faut tout leur dire !!
(Fazou) et eux, oui à chaque fois qu’est-ce qu’ils veulent hein, qu’est-ce qu’ils veulent ?
(Molinia) Pour rire un peu : le mien a dû faire une prise de sang (de routine) la semaine dernière, il était mourant ! J'aurais dû sourire et le cajoler mais ça m'a énervée, au lieu de ça je lui ai dit "appelle ta mère" mais il n'a pas osé (devant elle il doit être digne).
(Fazou) eh oui les filles.... ya plus de joints ....
(Clo) à propos de prise de sang on t'a pas fait la piqûre qui brûle ? (en fait, je m'étais trompée, c'est pas froid qu'elle fait, c'est chaud...)
(moi) si bien sûr que j’ai eu la piqûre. On sent rien du tout. Faut dire que j’avais le bras tellement brûlé que ça aide.
(Molinia, inquiète) BRÛLÉ ??? ah ?
(moi) t’inquiètes. C'était pas la piqûre, c’était le gâteau.
(Clo) comment tu fais pour te brûler le bras avec un gâteau ???
(moi) ben la veille, pour me remonter le moral, je me suis fait un gâteau. Comme le moral était très bas, le gâteau était énorme. Et comme je suis aussi adroite que bonne cuisinière, jme suis brûlée à chaque fois que j’ai testé la cuisson, qui n’en finissait pas
(Clo) ouuuuuuuuuuuuuuuuuuf. Tu me rassures !
(moi) merci de ta compassion, Clo..
(Fazou) et donc, finalement, le résultat de cet IRM ?
(moi) ben justement, j’ai failli pas l’avoir. Après avoir passé l’examen, il y a eu soudain une espèce d’agitation fébrile régner au sein de l’accueil (qui n’était plus du tout accueillant entre nous soit dit) le médecin qui avait pratiqué l’IRM allait, venait, la salle d’attente se remplissait de personnes que la secrétaire affolée renvoyait au fur et à mesure, si bien qu’au bout de vingt minutes, je suis allée la voir pour lui demander si j’allais avoir mes résultats bientôt. Et là, j'ai vu dans ses yeux.. comment dire .. comme une lueur d'angoisse. Quelque chose du genre " il fallait que ça tombe sur moi!''
(elle) ben, ....c’est-à-dire que l’IRM est tombé en panne ..
(moi) ah ? J’ai pas chanté, pourtant.
(elle) Regardez, je suis en train de demander à toutes les personnes qui avaient rendez vous de rentrer chez elles..
(moi) ah.
(elle) ....il faudrait que vous repassiez plus tard ...
(moi) ah. .. et je dois repasser quand ?
(elle) aucune idée. Les voies de l’IRM sont impénétrables. Mais dès que c’est dépanné je vous appelle pour que vous veniez chercher le compte rendu..
(moi) mais je m’en fiche du compte rendu moi ! Ce que je voudrais c’est que le docteur me dise ce qu’il a vu à l’examen !
(elle) ben oui, mais il peut pas vous le dire parce que vos clichés sont coincés dans l’imprimante.
(moi) coincés ?? ah bon ???
(elle) oui. C’est la première fois qu’il nous arrive un truc pareil.
(moi) et vous pouvez pas tirer dessus ????
(le docteur, alerté par mes cris) ah, madame Nounoune, ma secrétaire vous a expliqué ! Vous êtes coincée dans l‘imprimante !
(moi) oui, ben justement, je suggérais à votre secrétaire que vous me tiriez !
(le docteur) désolé, c’est contraire à la déontologie médicale de tirer les patientes.
(moi) bon. Souaaaaaaate. Quand dois je revenir, alors ?
(la secrétaire) en fin de journée.
Et juste au moment où je m’apprêtais à quitter le service radiologie, je pose la main sur la poignée, et là, alléluïa, miracle, j’entends le barouf de l’IRM, la machine avait craché mes clichés !
En plus, tous super rassurants!

Je vous avoue, je m’étais demandé si j’aurais continué à écrire sur ce blog si j’avais appris que j’étais malade, mais comment n’aurais je pas relevé le défi, bien entourée de toutes mes nounounes comme je le suis ????

Je vous écris
Depuis des mois, je me réveille avec ce que moi j’appelle le "chagrin", (je crois que Diane dirait "moton"), quelque chose d’ankysté que je portais en moi depuis toujours sans le savoir, un espèce de poison lent mais sûr, qui progressait inexorablement, et d’autant plus inexorablement que je le croyais mon allié.
Or le poison a quelque chose de très embêtant. Il empoisonne. Comme le non-dit d’ailleurs. On se tait toujours trop vite, on a peur d’ennuyer, on a honte de souffrir.
Ce matin, c’est le chant des oiseaux qui m’a réveillée.
Et ce chant, c’était le votre. A vous qui depuis des semaines et des semaines, écoutez mes doléances, partagez mes souffrances, vous qui me faites éclater de rire là où je n’éclate plus que de pleurer.
Alors ce chant, je vous le donne.
Oh bien sûr, j’aurais pu vous écrire en messagerie. Vous n‘êtes pas si nombreux, et quand bien même vous le seriez, je vous aurais écrit à l’un, et à l’autre, puis à l’une, puis à l’autre.
Parce qu’il faut que je vous dise quelque chose : j’ai un petit cœur.
Et même un petit cœur qui bat.
Il bat et se débat depuis ma naissance. Il se débattait déjà avec les motons de ma famille qui parlait pas.
Je suis allée rechercher les motons. Loin. Très loin. Sur plusieurs générations. J’ai voulu partager. Mais vous savez comment sont les gens, surtout les proches. Ils m’en ont fait cadeau. Tiens nad, nous on en veut pas, prends les. Cadeau.
Alors je me suis mise à ramer.
Dans une barque sans rames.
Et à écrire.
J’écris beaucoup. J’écris partout. J’écris tout le temps.
Vous, vous m’avez lue. Mais surtout, vous continuez à me lire. Même maintenant que je suis devenue lisible.
Alors votre présence qui donne à mon présent l’épaisseur simple d’un présent de plénitude, cette émotion je ne veux pas qu’elle se perde, je veux qu‘elle vous revienne puisque vous l‘avez provoquée,
votre chant, je vous le donne.
Voilà.
anniversaire
Comme je le disais à Clo hier, chez moi, ya des bouquins partout.
Les trois bibliothèques sont blindées, donc j’en mets un peu sur les autres étagères, au pied de mon lit, en haut de l’escalier, en bas aussi.
En plus, je suis allée récupérer tous ceux de ma mère parce que mon frère voulait s’en débarrasser.
Sans compter ceux que Brie m’a amenés la dernière fois qu’elle est venue.
Alors voyez-vous, mes bouquins c’est devenu comme une foule pleine de monde.
Hier, j’ai donc eu l’idée de ranger mes bouquins.
J’ai fait un peu de chambardement, déplacé les K7 et les DVD pour faire de la place pour mes chers livres, en attendant que Isa me fasse une méga étagère.
Je suis vraiment contente, ils sont tous rangés.
Maintenant c’est les K7 et les DVD qui sont empilés par terre.
Mais comme dirait mon fils
"quand tu as une idée çà finit toujours mal "
Bon de toutes façons c’est pas çà que je voulais vous dire.
Aujourd’hui c’est l’anniv de ma rencontre avec Etty.
Un an déjà !
Mais la Vie, pas avare de surprises, m’a réservé quelque chose qui m’émeut encore bien plus,
une chose qui rien que d‘y penser,
me donne des frissons partout partout.
Et pas seulement parce que Sylvie a pensé à moi en écrivant ce beau message,
"une sorte de réponse, " dit elle,
" pour te dire que quand on se sent seule à plusieurs,(même à des kilomètres, même sans s'être serré la main), ben en fait, on est plus tellement seule! Même qu'on pourrait créer une communauté de solitaires et ça s'appellerait société.... ou blog..."
Aujourd’hui, 14 janvier 2008, la Joie met un peu de douceur sur le petit cœur tremblant de Sylvie.

Eh oui.
On ne peut pas empêcher un petit cœur qui aime de trembler.
Et çà,
c’est le plus beau des cadeaux d’anniversaire.














