Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le blog de Ambreneige
Publicité
7 juin 2012

Pléonasme

epaule


Il paraît qu’on recherche inconsciemment notre père dans l’homme avec qui l'on vit.

Mon père, si je devais choisir un seul qualificatif pour le définir, ce serait : froid. Il ne l'était pourtant pas (c'était une façade) mais malheureusement je ne m’en suis rendu compte qu’après sa mort. D’ailleurs, pour tout vous dire, quand mon père est mort j’ai ressenti une douleur incommensurable, chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout ! je fais partie des personnes qui ne retrouvent pas leurs morts devant une tombe, et pourtant quand mon père est mort j’avais sans arrêt le besoin d’y aller, mais dès que je quittais le cimetière je me sentais comme perforée, c’était horrible ce qu’il me manquait ! je le cherchais partout, vous savez un peu comme un chien qui n’a plus son maître mais qui ne comprend pas où il est passé parce que personne ne peut lui expliquer, eh bien voilà je ressentais ça, quelque chose d'intuitif, de viscéral, alors je retournais devant la tombe, je savais que c’était là qu’il était alors j’y allais, mais je ne le trouvais pas, nulle part, et je repartais en larmes avec le même gouffre intersidéral au niveau du plexus que ce que j’avais en arrivant.

Mais bref, comme d’habitude j’ai fait une digression.

Mon père, disais-je. Heureusement qu’il avait son piano pour s’exprimer, même s’il démolissait les touches quand il était en colère .. heureusement aussi qu’il savait siffler, il sifflait beaucoup, il sifflait d’ailleurs très juste. Parce que mon père parlait très peu. Et puis d’ailleurs, il ne parlait pas, il "aboyait", comme disait ma mère. Il n’ouvrait la bouche que pour gu.. râler.

Est-ce pour ça que je n’ai aimé que des râleurs ?

A moins que ..

Si je vous dis, Messieurs, que vous passez votre temps à critiquer tout ce qui bouge avec force grossièretés, les autres conducteurs, les collègues au boulot, les hommes politiques, et bien sûr votre sujet préféré, la femme qui vit à vos côtés, vous reconnaissez-vous ? si je vous dis, Mesdames, qu’ils ne sont jamais contents, vous abreuvent de mélopées incessantes là où on préfèrerait ne serait-ce qu’un compliment, qu'ils font toute une histoire parce qu’on a oublié d’éteindre la lumière avant de quitter une pièce (ou autre drame du genre), qu'ils ne voient que ce qui aurait dû être fait plutôt que ce qui l’a été, ça vous dit quelque chose ?

Si homme et râleur était un pléonasme ? 

Publicité
Commentaires
L
"Je voudrais bien que tu me présentes tous ces hommes que tu as croisés depuis que tu as vu le jour "<br /> <br /> Les juges tu exceptionnels..?<br /> <br /> Tout dépendra pourtant dans quel état d'esprit tu es en les croisant..<br /> <br /> C'est pourquoi je dis : " Mais pourtant, chaque fois qu'en moi je n'étais pas dans cette paix, cette beauté, cette délicatesse que porte l'Amour j'ai pu les percevoir comme "râleurs" et il me semblait effectivement alors , dans l'instant de de vécu, que, comme tu le dit " homme et râleur était un pléonasme"<br /> <br /> <br /> <br /> L'inverse d'ailleurs est tout aussi vrai"
Répondre
A
Bonjour Bettina (très joli prénom !)<br /> <br /> <br /> <br /> merci beaucoup.. je transmets à ma soeur car c'est elle qui est née le 9 juin ! ;-)<br /> <br /> Je suis du 10 juillet (1 jour 1 mois plus tard ;-))<br /> <br /> <br /> <br /> Très bon dimanche à vous !
Répondre
A
Tu sembles avoir enfin rencontré un compagnon avec qui tu te sens bien et j'en suis heureuse pour toi, la vie est courte et il n'est jamais trop tard, tu en es une preuve vivante ! :-)<br /> <br /> Gros bisous Édith et bon dimanche !
Répondre
A
A lire vos commentaires et particulièrement le tien, je réalise que dans mon post j'ai fait un hors-sujet.. j'ai parlé des "râleurs" pour ne pas parler de "caractères" d'hommes beaucoup moins sympathiques ..<br /> <br /> La seule chose sur laquelle je ne te suis pas, c'est quand tu dis de mon père :<br /> <br /> "Mais après avoir tant distribué de taloches et provoqué de larmes sans avoir fait amende honorable, méritait-il tant de chagrin pour lui-même? Sa mort met un point final à ce que tu espérais trouver comme image du père, et c'est très probablement encore plus difficile à vivre. Plus difficile encore que de ne pas avoir connu son père, car il ne reste même pas d'illusions à se faire."<br /> <br /> <br /> <br /> Le chagrin ne s'encombre pas de détails comme "merite-t-il ou non que je le pleure", ce n'est pas comme ça que ça marche ! <br /> <br /> Mon père était le seul de mes parents qui s'est occupé de moi, et sûrement que pour moi, vaut mieux avoir une relation telle que celle que j'avais plutôt que RIEN. C'est impossible de savoir si j'aurais été moins déglinguée avec pas de père du tout (bien que petite fille crois moi que je l'ai souhaité souvent).<br /> <br /> Mais le problème c'est qu'en ne parlant que de ce qui m'a fait souffrir dans cette relation, je donne une image de mon père qui est forcément faussée. Ma soeur, elle, n'en parle jamais, croirait-on qu'elle a eu le même père que moi ?<br /> <br /> <br /> <br /> Ce que j'essaie de dire, c'est que oui, malgré tout mon père méritait le chagrin que j'ai eu. C'est le seul homme sur lequel j'ai pu m'appuyer de toute ma longue vie d'un demi-siècle. C'était le seul homme FIABLE. C'était un homme rassurant donc, car il faisait toujours ce qu'il disait. Et si je n'ai jamais digéré mon complexe d'Oedipe, c'est parce que pour cet homme qui maltraitait ses filles, sa femme était toute sa vie et qu'il a bien pris soin d'elle.<br /> <br /> <br /> <br /> Un jour, ma psy m'a dit que mon père "savait très bien ce qu'il faisait" quand il nous tapait dessus. Je reste persuadée que non. Pour lui, c'était la seule méthode possible, la méthode que sa vie d'enfant non désiré, délaissé et solitaire lui a apprise. Il voulait que ses filles aient un bon niveau scolaire et un métier "pour ne dépendre d'aucun d'homme". Il ne savait pas que pour "ne dépendre d'aucun homme" le point de vue matériel est une goutte d'eau dans l'océan et que tout se forge dans la tête. Et comme souvent dans la vie quand on veut à toute force quelque chose on obtient exactement le contraire. Toujours est-il que dès l'instant où ma soeur et moi on a été lancées chacune dans notre voie professionnelle, il ne nous a plus jamais filé de baffes.<br /> <br /> Je l'ai déjà dit, mon père n'était pas que cette part de violence et de souffrance. Adulte je somatisais beaucoup et c'est toujours mon père (seul) qui acceptait de m'accompagner chez les médecins et autres chirurgiens là où ma mère me disait systématiquement non et refusait même de garder mes enfants (je me rappelle d'une fois notamment où j'avais fait garder JB par ma voisine alors que ma mère était chez elle ! désolée Maman mais je n'ai toujours pas digéré ..)<br /> <br /> <br /> <br /> Désolée pour cette réponse un peu longue mais j'avais besoin de préciser ces choses.<br /> <br /> <br /> <br /> Pour finir, je ne suis pas du genre à ressortir des histoires de paires de chaussettes 10 ans plus tard, et je te prie de croire que j'aimerais bien n'avoir que de simples histoires de chaussettes à balancer dans la tronche de l'autre! mais bon, on a toujours le choix, n'est-ce pas. <br /> <br /> <br /> <br /> Bon dimanche à toi Reynald !
Répondre
A
T'essaies de me faire ingurgiter que j'ai réussi à ne me coltiner que des râleurs qui en + n'étaient même pas gentils :-(:-(:-(<br /> <br /> et en + tu n'aurais même pas tort ..<br /> <br /> <br /> <br /> Bon dimanche Karleman !
Répondre
le blog de Ambreneige
Publicité
Newsletter
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 118 359
Publicité
Publicité