Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le blog de Ambreneige
Publicité
zen
29 juin 2009

paysage intérieur

gandhi

Notre pouvoir ne réside pas dans notre capacité à refaire le monde, mais dans notre habileté à nous recréer nous mêmes.

Gandhi

ou, redit autrement : il n'y a pas de situations désespérées, il n'y a que des gens qui désespèrent :-)

paysages_int_rieursJ'en profite pour vous parler de l'ouvrage de Sylvie Tenenbaum, "Nos paysages intérieurs", que j'ai lu il y a deux ans (c'est ma soeur qui m'en avait parlé au moment où j'avais commencé à disséquer nos "croyances" familiales).

C'est un compagnon de réflexion vraiment intéressant sur ces "modelages" qui nous façonnent, notamment des visions limitantes que l'on peut avoir sur soi (et sur le monde !) - et du coup sur notre aptitude à changer de certitudes donc pouvoir agir au quotidien.

Publicité
27 juin 2009

aimer

Quelque chose de nouveau est né en moi lorsque je suis devenue maman,

un sentiment ingénieux, imaginatif,

comme si mon cœur,

après la naissance de chacun de mes enfants,

devenait de plus en plus éminent, voluptueux,

de plus en plus vivant,

je déborde tellement de cet amour qu’il se glisse dans chaque tâche, chaque geste quotidien, dans le linge que je lave, que je plie après y avoir mis des bisous,

le matin j’ouvre la fenêtre, je me laisse interpeller par la lumière du jour qui va caresser la vie de mes filles, de mon fils, et un dialogue muet s’établit entre mon cœur gonflé d’amour et le vaste ciel,

PICT9460

j’aime embrasser mes enfants, les serrer contre moi, (je vous dis pas ce que j’endure de mon fils qui me sèvre de ses bisous) ;(

mais tout autant j’ai envie d’aimer plus fort, plus large, plus loin, comme si la ' moi intérieure ' s’était dissoute pour laisser tout doucement une ‘moi extérieure’ se renouveller et se recharger d’amour (l’inverse est vrai aussi ;-))

..étant mère et grand-mère,

 

j’en ai tant et tant, de cet amour à donner,

et dans cette délicieuse nécessité,

je réalise que plus je donne, plus il me reste à donner :-)

 

L'amour se répand autour de moi

me façonne, me montre comment vivre,

indépendamment de moi le contenu de mon cœur devient utile à tout, m’élève et me nourrit,

d’une nourriture suffisante,

il ne saurait en être autrement, puisque ce que j’éprouve pour mes enfants et pour mes petits-fils est un amour inconditionnel

et pourtant, - pourtant, est-ce que, parfois, je ne les juge pas ?

mais qui me permet de juger ?

(comme dit Lilou : qui l’a dit ? ;-))

Ne m’arrive-t-il pas d’éprouver de la rancœur ? de la jalousie (snif...) ? est-ce que je les aime encore lorsqu’ils ne sont plus aimables ? car la seule condition d’aimer n’est-ce pas, est d’aimer sans condition !

Bon allez, une petite phrase d’Etty que je trouve infiniment juste :

"Il n’existe aucun lien de causalité entre le comportement des gens et l’amour que l’on éprouve pour eux. L’amour du prochain est comme une prière élémentaire qui vous aide à vivre"

© Etty Hillesum, (Lettres de Westerbork)

a_2_ans

25 juin 2009

centre

SoleilEtOiseaux

"Si un être humain a un centre, toutes les impressions reçues de l’extérieur y trouvent un havre (elles sont obligées d‘y faire halte). Si l’on n’a pas de centre, si l’on n’est pas sûr de soi, on se laisse déséquilibrer par la moindre impression, l’on est de moins en moins sûr de soi, alors que dans le cas précédent le centre se renforce de chaque nouvelle impression." -

Si toutes ces formulations, sorties pour ainsi dire du fond de mon cœur, me touchent tant, c’est que j’ai l’impression que S. s’adresse à moi personnellement.

Oh, S., comme je serai heureuse demain de voler une fois de plus à ta rencontre, et quelles richesses l’après-midi va m’apporter !

© Etty Hillesum

21 juin 2009

Une fête

aout 13 W Jezequel

 

il y a un homme

aux joues toute lisses très bien rasé

il y a un homme

à la voix tendre inachevée

il y a un homme

vêtu de charme pour rêver

il y a un homme

aux gestes baignant l’horizon

il y a un homme

dont la voix est une petite chanson

il y a un homme

qui a des yeux ensoleillés

il y a un homme

qui sait conjuguer le mot amitié

 

 

Rajout de la photo en août 2013

http://www.williamjezequel.com/photographie/projet-blogueurs-nantais/

 

 

13 juin 2009

délivrance

PICT3010Il est possible de détruire quelqu’un avec des mots, avec des regards, avec des sous-entendus. Il est possible de détruire quelqu’un en lui faisant croire qu’on l’aime. Il suffit de le dénigrer de manière permanente, de l’humilier, y compris devant les proches, par des remarques incessantes et d‘autant plus perverses qu‘elles ne seront perçues que comme d‘affectueuses boutades, de tendres moqueries. Le tout dissimulé derrière des conduites affectives qui tentent à nous désorienter totalement. Comment se méfier en effet d’un homme qui vous assène des taquineries qui semblent sans importance, mais qui vous assure du matin au soir qu’il ne peut pas vivre sans vous ? PICT3017qui instaure progressivement autour de vous un isolement total, vous coupant peu à peu de vos amis, des membres de votre famille qui ne pensent pas comme lui ? Isolement subtil qui fait de vous la coupable, puisqu'il vous fait croire que c’est vous qui le contraignez à agir ainsi, que c’est "pour votre bien" . Est-il dans le déni ? est-il pervers ? comment savoir ? Toujours est-il que ce déni paralyse la victime, comme sont paralysés les enfants battus puisqu’on leur fait croire que la violence n’existe pas.

La violence, en effet, est une perception de la réalité. Or quoi de plus facile que de persuader une femme, amoureuse de surcroît - je rappelle que l’amour rend complètement stupide, en tout cas au début, et qu’on va jusqu’à aimer les petits travers de l’autre sur lesquels on s’attendrit benoîtement - PICT3035quoi de plus facile, disais je, que de faire croire que sa perception des événements est erronée ? Il suffit de nier purement et simplement que les faits aient eu lieu, de convaincre la personne qu’elle a dit et fait ce qu’elle n’a pas dit et fait, qu’elle s’invente des problèmes, qu’elle interprète les événements, qu’elle déforme tout ! Et accessoirement, de lui rappeler ses traumatismes d’enfance qui donnent du sens à tout ce qui précède, renforçant encore la culpabilité de la victime.

PICT3060Il est difficilement concevable d’accepter que quelqu’un qui vous aime ou qui est censé vous aimer vous fasse subir une telle violence sans raison alors on apprend à intellectualiser la maltraitance en justifiant l’attitude de l’agresseur. (Ma mère par exemple, lorsque mon père était particulièrement violent, nous disait de ne pas "le provoquer" car "il avait de la tension"), c’est ainsi qu’insidieusement, nous allons chercher les motifs de la maltraitance, non pas dans le comportement du manipulateur, mais en nous ! Trop fragile, trop sensible, pas assez intéressante, pas intelligente, etc., toutes ces croyances étant renforcées par l’attitude incohérente du manipulateur qui consiste à nous embrouiller, à nous faire perdre tous nos repères, ne plus savoir ce qui est acceptable ou non, et qui détruit lentement et inexorablement notre estime de soi et oblige à vivre dans un sentiment permanent d’insécurité. Or l’angoisse est un frein puissant à la prise de conscience car elle génère des mécanismes psychologiques visant à nier la réalité pour la rendre plus supportable.

C’est pourtant de cette prise de conscience que naît la liberté.

Qu'est née ma liberté.

PICT3063

La délivrance, comme dit ma sœur.

Publicité
12 juin 2009

Une question de point de vue

1195_pr_le

Les barbelés ne sont quune question de point de vue.

"nous, derrière des barbelés ?" disait un jour un vieux monsieur, avec un geste mélancolique de la main, "et eux là bas ils ne vivent pas derrière des barbelés peut être ?". Et il pointait du doigt dans la direction des hautes villas qui se dressent tels des geôliers de l'autre côté de la clôture.

Etty, Lettres de Westerbork.

11 juin 2009

avec un rire et une larme

_22434324__m

Lorsque le premier convoi est passé entre nos mains, nous avons cru un moment ne plus pouvoir jamais rire ou être gai, nous nous sommes sentis changés en d'autres êtres, soudain vieillis, étrangers à toutes nos anciennes amitiés.

Mais ensuite, lorsquon revient parmi les hommes, il y a de la vie et la vie est toujours là dans ses innombrables nuances,

" avec un rire et une larme"

Etty

10 juin 2009

le canal paisible

Je suis assise au bord d'un canal paisible, mes jambes pendent le long du mur de pierre, et je me demande si, un jour, mon coeur ne sera pas trop las et trop usé pour continuer à voler à son gré avec la liberté de l'oiseau.

Etty

7 juin 2009

le fils du bûcheron

Il était une fois le fils d’un bûcheron.

Il coupait des troncs d’arbre.

tronc_17_d_c_06DCP_4454

À la vue de l’un des fûts complètement tordu, le père, tout pas content, dit à son fils :

PICT0460_arbre

"Ô monsieur mon fils, comme vous êtes bête ! Comme vous me semblez niais ! Si votre ramage se rapporte à ce tronc d’arbre, vous n’êtes certainement pas le phénix de ces lieux !"

arbreDCP_5242

- Papou," rétorqua le fils sans se démonter, "nous en trouverons l’utilisation, car aucun arbre ne pousse en vain."

Peu après, des artisans devaient construire un charmant petit chalet, mi-suisse mi-belge, tout truffé de niches et de petits bidules tordus.

Or, une courbure particulière leur posa problème. Le bûcheron père se souvînt alors du vilain petit canard tronc, apparemment si difficile à utiliser, mais qui conviendrait parfaitement pour cet usage.

C’est ainsi que ce tronc d’arbre tordu, qui avait échappé de justesse au débitage en allumettes,

tronc_d_truit_Bailleul_2006_2770

a trouvé toute son utilité.

Si le tronc avait envié les autres canards, s’il avait tenu à être bien droit comme les autres, il n’aurait pas pu occuper cette place particulière dans le chalet. Voilà ce qui l’a néanmoins élevé au rang de fût d’honneur.

Tout comme ce tronc déformé, ne pourrait-on pas laisser à chacun le droit qu’il a à occuper sa place, unique, parfaitement adaptée à ses dons et à sa personnalité ?

27173747

4 juin 2009

l'amour

27971463_p

Mutti écrit :

Tant d’amours en absence d’Amour
Cela ne peut-il faire réfléchir ?

"cela ne peut-il faire réfléchir" ..Mutti me semble avoir tout dit en ces mots, car aimer l'autre, n'est-ce pas "réfléchir", "avoir un reflet de soi" ?

Mais l'amour, "le vrai" amour qu'est-ce ?
Celui que chante Jacques Brel, l'inaccessible amour ?
ou celui de tous les jours, maladroit et imparfait ?
celui qui donne tout sans contrepartie
ou celui qui nous permet de nous remettre en question jour après jour ?

l'amour EST-il ?

ou se construit-il jour après jour ?

Peut-on parler d’amour inconditionnel ? si c’est de l’amour, ya pas besoin du qualificatif "inconditionnel " après, n'est-ce pas ?

C’est drôle car les mots de Mutti me font un écho de la question que je me pose depuis quelques temps : pourquoi la majorité des femmes rêvent-elles de vivre avec un homme, et si possible avec un homme qui les aime, mais bon, sinon elles font avec ! Les hommes se "passent la corde au cou", "enterrent leur vie de garçon" mais ce sont les femmes qui sont prêtes à se dévouer corps et âme à leur homme, et d’ailleurs, c’est ce qu’elles font .. pourquoi ? pour ne pas se sentir seule ?

23360649_p

Mais la solitude à deux n’est-elle pas plus douloureuse que la solitude choisie et consentie ? alors pourquoi ? Est-ce simplement parce que la solitude, notamment féminine, est mal vue ? Qu‘elle suggère un manque, le fait que "seul" on ne vaut rien ?!

je me rappelle qu‘à la période où je vivais seule (= sans compagnon à la maison, alors que je vivais avec mes filles et que j'avais beaucoup d’amis), je sortais beaucoup, j’allais danser en boîte ou voir des concerts le soir, bref, je me sentais libre et heureuse, mais ma famille et mes copains n’avaient de cesse de me trouver quelqu’un, persuadés que j’avais forcément un problème ! Ma propre mère s’était fait entremetteuse !!

Il y a donc bien une notion d’incomplétude que l’on projette sur l’autre, (dans le langage courant ne dit on pas "ma moitié" lorsqu’on parle du conjoint, quand ce n’est pas "mon tout" ?!)

or n'est-ce pas un paradoxe terrible que de vouloir être entier, de se sentir "soi" en "se mettant en couple" ???

foutue_routePICT0031

3 juin 2009

c'est la vie

J'ai envie de partir ..

bon, mais là, jpeux pas.

C‘est la vie.

Oui, mes amis : s’il existe un puissant koan, c’est bien "c’est la vie".

Souvent on essaie d’éviter le choc frontal qui empêche de penser en rond. Mais la vie n’est jamais aussi idéale qu’on le voudrait, parsemée de sarkoptères et de spaghettis pas cuits. Le sujet, pour abrupt qu’il soit, mérite d’être soulevé. Car enfin, il n’y a pas si longtemps, personne ne s’inquiétait de rien : yavait du soleil en été, de la neige en hiver et les cochons paissaient tranquillement dans de riants champs de blé. Ah c’était l’bon temps !

Il n'empêche que ce soir, je partirai bien pour éviter de me confronter à la réalité. Même si profiter de la vie, c’est profiter aussi totalement des mauvais moments !!

en plus, franchement, pourquoi veux je partir, hein ?

ze sky iznot blou, peut être ?

PICT9879

very very blou !

PICT9880

27 mai 2009

la gomme

Mamy16_ansLe passé a toujours beaucoup compté pour moi. Je n’étais encore qu’une petite fille que je me languissais déjà devant les photos jaunies, essayant de leur faire livrer leurs secrets.

Je sais, ça peut paraître saugrenu de chercher des informations sur des situations qui se sont déroulées tellement d’années avant que je naisse. Mais appréhender l’histoire de l’autre permet de rentrer en contact avec lui, même (surtout ?) quand "rien n’est dit". 1DSCN5589Cela génère des émotions, et les émotions sont un langage universel qui nous relie soit de manière superficielle (par exemple, une naissance a lieu et on se réjouit) soit de façon beaucoup plus intime (on est "rentré" dans la personnalité de l’autre et l’on sent tout ce que cette naissance recouvre, comme si on était "à sa place" ).

Tout ce qui nous arrive, on a besoin de l’expliquer, de le contrôler, que ce soit de manière consciente ou inconsciente. Et parce qu'on a ce besoin, on ne peut pas concevoir un développement purement individuel. On est toujours pris dans des relations avec les autres, quelque soit le contexte dans lequel on vit.

Par exemple, la violence dont ma sœur et moi avons été l’objet n’était pas qu’une simple perception des sens. Il y a eu production d’images, d’émotions, d’expressions non verbales. En lien avec cette violence et avec le sens que nous lui avons donné s'est mise en place toute une symbolisation qui a généré des croyances (je prends l'exemple de la violence mais c’est pareil dans n’importe quelle autre situation, donc aussi dans les situations où l’on ressent du plaisir).

Par ailleurs, je suis intimement persuadée que nous venons au monde avec une "mémoire" de situations vécues à une autre époque dans les générations précédentes. D’ailleurs je pense que c’est cette conviction intime qui m’a poussée très jeune à me pencher sur mon histoire généalogique. J’en suis d’autant plus persuadée que la naissance de chacun de mes enfants a réveillé des symptômes corporels et des comportements en relation avec des situations que mes recherches généalogiques avaient révélées (malgré les non-dits et les secrets de famille) et qui pourtant s'étaient déroulées parfois trois ou quatre générations avant.

Aujourd’hui néanmoins, je m’interroge sur la place qu’a toujours occupé le passé dans ma vie.

Je me demande si pour moi ne serait pas venu le moment d’ouvrir un "cahier neuf" ?

ecrire

N.B. première photo : ma grand mère

       deuxième photo : ma fille

24 mai 2009

tendresse

L'aîné de mes petits fils est un petit garçon tendre et affectueux. Plus d'une fois je le vois passer son bras autour des épaules de son petit frère, lui caresser les cheveux, poser sa main sur son crâne juste pour en sentir le contact, et souvent je lui réclame un bizou en ouvrant les bras, pas un bisou de bonjour ou un bisou de merci ! non, un bizou "pour rien", alors il laisse tout en l'état, son coloriage, son livre, son jeu, pour accourir me faire un bizou, puisque je le lui réclame ! (j'ai déjà essayé avec le cadet.. ça ne marche pas !)

Et puis en feuilletant l'album familial je me suis aperçue de quelque chose ...

1

là, au "bain", je tiens la main de ma petite soeur qui n'a que quatorze mois

2

du haut de mes trois ans et demi, un bras protecteur sur les épaules de ma petite soeur de 22 mois

3

4

et sur cette photo là Brie, avec ton costume de petit alsacien, tu allais sur tes 4 ans, tu n'as pas l'impression de voir ton propre fils ????

il_deserto_aout_1964

quelque part dans le nord de l'Italie

ma main droite est sur l'épaule de Brie

PICT4579vesuve_1964_1

assis au bord du cratère du Vésuve

une main sur le genou de Maman, l'autre sur le genou de ma soeur

(nota bene pour Clo : un bisou pour rien, chez moi ça s'écrit biZou)(pluriel bizouX)  ;-)

21 mai 2009

la face cachée de Brie

Elle est arrivée ..

1Brie_et_papa_sept_57

.. comme arriverait en plein hiver un pimpant rayon de soleil. Gaie, heureuse de vivre et douée d'une immense curiosité, elle était toujours en mouvement et crapahutait dans tous les sens.

1

Dans la ville où nous habitions, il y avait peu de circulation à lépoque, voire pas du tout, et Maman nous a raconté quà peine stable sur ses jambes potelées, elle partait vivre sa vie sans rien demander à personne. Si bien que haute comme trois pommes, elle avait déjà la vedette : quand Maman courait partout pour la retrouver, la boulangère ou lépicier disait : "ah vous cherchez votre petite ? Elle est partie par là"

2

Facétieuse, joueuse, malicieuse, elle adorait nous faire rire, être entourée de bruits divers qui sont le symbole de cette vie quelle aime tant sentir vibrer autour delle.

3

Tous les sens en alerte, ma soeur captait les messages et les décodait à toute vitesse. Son éveil et son développement étaient si rapides quon sest longtemps demandé si elle nétait pas le fruit du facteur (qui n était pas Suisse).

4Brie

En perpétuel devenir, en constante évolution, elle ne cesse de vouloir tout voir et de tout expérimenter. Ca fait belle lurette que jai renoncé à ahaner derrière elle : je nai jamais réussi à la suivre. Je ne note plus non plus sa nouvelle adresse - il maurait fallu un calepin rien que pour elle.

Aucune attache, aucun lien pesant, aucune lourde tutelle ne lui ont jamais convenus. Elle a toujours eu besoin dair, au propre et au figuré.

PICT5559Bri_juin_1975

Pendant plusieurs années, elle a travaillé dans une entreprise où lurgence était devenue un art de vivre. Il lui fallait se cloner en trois exemplaires pour ne pas céder à l'hystérie.

PICT4985bri_grimace

Après sa journée de travail, sa délicieuse petite famille navait quune idée : se reposer sur elle pour se détendre de sa rude journée.

Un jour, elle a commencé à manifester une tendance inquiétante à se poser des questions métaphysiques du genre :

en quoi la mauvaise herbe est-elle une mauvaise herbe et qui a décidé ça ? Du coup, elle a décidé d’aller planter elle-même ses légumes dans lair vivifiant du Gard.

Cétait il y a dix sept ans.

HPIM1282

Depuis, elle est aussi heureuse qu'un escargot qui ne serait né quavec des cornes et qui découvrirait lusage de la coquille. Elle vit sa vision de la vie, hors habitudes et hors horaires, jalonnée dune succession de bulles de bonheur. Et même si daucuns, perplexes, appellent cette façon de vivre du "nimporte quoi",

BRIE_mas_de_Bouzigues_12_07_07

ça lui est bien égal !

20 mai 2009

Le pouvoir des maux

Je vous racontais ici que je devais baisser les yeux quand mon père me parlait.

Mais mon père ne m’a pas appris que ça. Lorsqu’il demandait quelque chose, il n’y avait pas d’autre alternative que d’obéir sans délai, sinon la sanction tombait immédiatement. Ce qui fait que la demande de l’autre, et notamment, de l’homme s’est imprimée très tôt dans mon esprit comme étant une commande.

J’ai donc appris très tôt à monopoliser l’énergie qui n’était pas bouffée par la peur au service de ce qui était autorisé et reconnu par mon père, et qui tient en quelques mots : "tu n’as qu’un droit, celui de te taire"

J’ai toujours vécu en fonction des autres, de leurs réactions, de leurs exigences, de leurs sentiments, de leurs valeurs. Je me suis soumise pour survivre, j’ai subi la domination et l’humiliation sans rien dire, rencontrant à l’âge adulte le délicieux paradoxe que ma mère sape le peu d’estime de moi que j’arrivais à glaner en me croyant utile à ceux dont je "m‘occupais".

Je suis d’un naturel plutôt optimiste, quoique pas toujours réaliste il est vrai. Faut dire à ma décharge que la réalité n’a pas toujours été sympa avec moi ;-)

Je vous raconte cela sans amertume. Je ne me torture pas avec mon passé, c’est quelque chose qui a eu lieu, c’est mon histoire, c’est tout.

Mon souci aujourd’hui, c’est de savoir si je me déferai un jour des croyances désastreuses qui m’entraînent inlassablement dans des relations mortifères.

Car ce qu’il y a de terrible avec les croyances, c’est qu’on y croit.

Pff.

Décidément, c’est pas mon jour.

Nad_et_Maman_juil_57

ma moman et moi

j'avais deux ans (c'est à cet âge là que mon père m'a appris à lire et à écrire)

Maman_et_ns_3_Mt_St_Michel_1961

Maman, mon petit frère, ma pitite soeur Brie

et le petit soldat au garde-à-vous, c'est moi

sur fond de Mont Saint Michel :-)

18 mai 2009

qui va sano va charmento

Mes proches ont pu le constater : mon existence a pris depuis quelques temps une dimension étonnamment spirituelle. Spiritualité qui est diversement appréciée par mes proches.

Auxquels je propose du kéfir à la place du Coca.

Et du tofu (je retrouve mon fils caché dans la cuisine en train de lancer des regards éplorés au sachet de frites surgelées).

Ah ça, ils ne sont pas contents.

Malgré tout, je m’efforce d’affirmer ma force intérieure (et mes formes extérieures).

Depuis quelques mois, mon humeur connaît des bonds et des plongeons qui ne sont pas sans entraîner au sein du foyer une très légère tension. Dans cette quête de la conscience de ma corporalité, j’apprends à réactiver l’énergie qui circule en moi (phénomène diversement apprécié comme déjà mentionné plus haut). Comme je débute dans cet exercice de présence à moi, toutes mes émotions sortent en vrac, me mettant dans un état quasi permanent de symptôme pré-menstruel aigü.

Autant dire qu’à la maison, on s’ennuie encore moins qu’avant.

Tant pis pour l’industrie des frites. Il y a des moments où il faut savoir affirmer ses choix d’envie. Pardon, de vie.

Je suis, ici et maintenant, plus attentive à mon intériorité, à ma présence dans l’espace et parmi les Autres.

Je participe au Présent du Monde !!!!

( eeeeeeeh, on se calme !)

heu..oui, pardon.

Où en étais-je ?

Je disais donc que l’harmonie entre le corps et l’esprit commence par la recherche du plaisir de s’occuper de soi. C’est ainsi que me sont revenus les secrets de beauté que m’avait confié ma fille aînée.

Je les partage derechef avec vous :

1- pour que la peau de son visage reste douce, ma fille la badigeonne de banane écrasée. Pour privilégier la texture bien lisse de sa peau, elle s’applique un masque fait avec de la laitue cuite.

1PICT3704

==> mon conseil : évitez d’appliquer les deux masques le même jour.

2- pour conserver son regard brun et velouté, Adeline s‘applique sur les yeux un sachet de thé infusé.

2_1353

==> mon conseil : éviter la menthe poivrée qui pulse un peu trop.

Variante : elle pose sur chaque paupière une cuillère qui sort du frigo.

==> mon conseil : cette variante est à utiliser de préférence avec le masque à la salade; ça fait bien ressortir la couleur de la laitue.

3- pendant que la laitue séche et que les cuillères collent, ma fille s’étale un masque d’argile sur les cheveux, pour en enlever tout le sébum. Cette méthode est à privilégier le jour du masque à la salade (toujours pour l‘harmonie des couleurs).

PICT3747lavande_pas_n_e

ma fille regarde si ma lavande "est née"

Variante : quand le tube d’argile est vide, Adeline se frotte le cuir chevelu avec une gousse d’ail.

==> mon conseil : à prévoir le jour où on a décidé de changer les draps.

4- ma fille n’aime pas avoir les coudes rugueux. Pour éviter ce désagrément, elle se badigeonne les coudes avec le café qui vient de passer.

4PICT3740

Elle en profite pour refaire du café pour 12 personnes et mélanger le marc ainsi obtenu avec de la crème hydratante. Épatant pour la culotte de cheval ! À appliquer à l’endroit sus-mentionné, bien faire tenir avec du film alimentaire et garder une demi-journée !

5PICT3696

==> mon conseil : profiter de l’occasion pour réviser toutes ses postures de relaxation de yoga, vu qu’avec des cuillères sur les yeux, de la laitue sur les joues et du café sur les cuisses, les activités restent assez limitées.

PICT3735Adeline_arbre

Ma fille faisant un câlin à un arbre

(ben oui quoi.. c’est ma fille ..)

PS pour Marie Claire : si avec tout ça, ton Prince Charmant, c’est pas dans la poche .. !

15 mai 2009

la théorie du mouton

Je suis heureuse.

Je suis la plus heureuse du monde entier de tout l’univers intersidéral.

La plupart de nous, on cherche sans arrêt du bonheur. A force de le chercher, on voit même pas qu’on en a.

C’est incroyable. Ya un peu plus de deux ans, j’étais dans des délires de comment faire pour être zen, comment devenir moi-même et accessoirement tous les autres moi, et des trucs comme ça. J’en profite pour vous dire que c’est une escroquerie : le sens de la vie est un sens interdit.

Un sens sans issue.

Faut pas chercher de sens.

Et quand on le cherche pas, il vient tout seul. Un peu comme le Prince Charmant.

Chaque matin que Dieu fait - chui pas spécialement croyante, mais j‘aime bien dire "chaque matin que Dieu fait "- or donc, chaque matin que Dieu fait, j‘ouvre les yeux et j‘ai le sourire.

Même, même, quand je nage à la piscine ou quand je marche, dehors (j’ai repris mes grandes marches de malade mentale) des fois jme mets à rire. Je sais que ça ne se fait pas, de rire toute seule dehors pendant qu’on marche, et que les gens que je croise me prennent pour une cinglée.

Je m‘en fous.

De toutes façons quand je pleure (l’autre matin dans le train je pleurais, puisque j’étais triste) (logique) - oui donc de toutes façons quand je pleure, ça ne leur convient pas plus. Ils retournent leur nez comme si que quoi. Qu’ils allaient attraper ma tristesse ?

Oui, parce que c’est pas parce qu’on est heureux qu’on n’est jamais triste.

La preuve.

Oui alors donc, je suis heureuse. Je me sens mal, purée qu’est-ce que je me sens mal ! Mais je n’ai jamais été aussi bien de toute ma vie.

J’ai une pêche comme jamais j’ai eue. Je sais ce que je veux, peut être même que c’est la première fois de toute mon existence, il était temps, j’avoue, mais c’est pas grave, ça aussi je m’en fous.

Je suis tellement heureuse que j’y crois à mort, et que plus j’y crois, plus je suis heureuse. C’est magique. Le soir je suis heureuse et le lendemain je suis encore plus heureuse que la veille.

Et puis j'ai décidé que je suis la plus belle du monde entier de tout l'univers. Bon j‘avoue, là c‘est n‘importe quoi. Mais je m‘en fous aussi.

Je vous jure de jure de jure que j‘ai rien fumé comme substance illicite. Je ne me suis même pas remis à boire, pour la bonne raison que j‘ai jamais commencé.

En fait, c’est à cause des moutons.

Oui, parce que figurez-vous que les moutons, ça ne se déplace qu’à la vitesse du mouton le plus lent. Ce qui veut dire que quand ils sont pourchassés, ce sont les plus lents et les plus faibles qui sont attaqués les premiers. Autrement dit, au fur et à mesure que les plus lents sont éliminés, la vitesse du troupeau augmente.

C’est mathématique.

C’est pareil pour le cerveau humain. Il ne peut fonctionner plus vite que ses cellules les plus lentes.

Or, on le sait maintenant, l’alcool (par exemple) détruit les cellules du cerveau. Ce sont donc les plus lentes qui sont bousillées en premier (c’est d’ailleurs pour ça qu’on se sent plus intelligent au bout de 4 ou 5 apéros).

Seulement moi je ne bois pas.

Donc rien ne me détruit les cellules de la cervelle. Je sais pas si ya de quoi se réjouir, mais les faits sont là.

Par conséquent, mes cellules lentes restent aux premières loges, mon cerveau rame et moi je plane.

16_mars

14 mai 2009

le goûter des garçons

JB et Mehdi entrent dans la cuisine. Ouvrent le frigo. Méditent devant la porte grande ouverte. Qu’est-ce qui pourrait bien assouvir leur faim? (c’est vrai que ça ne fait que deux heures qu’ils sont sortis de table)

Une petite compote ? Non.. Pas assez consistant.

Un yaourt bien crémeux? C’est mieux.

Se servent. Veulent le parfum que l’autre a (n’ont QUE 14 ans, quand même. Faut pas trop en demander)

S’affalent sur les tabourets de la cuisine. D’un mouvement lent enlèvent l’opercule de leur yaourt (jouer au ballon les a tués, ils sont morts) et portent la petite cuillère à leur bouche dans le geste du malade en phase terminale.

Mettent leur CD de rap sur MA chaîne.

A fond. (heu, ça va, j’vous dérange pas?)

Se traînent péniblement de la cuisine à la salle. Allument la télé sans le son pour suivre le match de foot tout en écoutant leur musique.(surtout, si je vous gêne, je monte à l’étage)

Se répandent sur les chaises de manière à être à mi-chemin de la télé et de la chaîne.(même assis, ne tiennent pas debout).

" Mamaaaaaaaaaaaan????????? Tu nous fais des tartines?? "

Oui parce que, prendre une cuillère et ouvrir un yaourt, ça va encore, mais préparer une tartine ! Vous n’y pensez pas ! !

Sur la table de la cuisine, les pots de yaourt et les cuillères font la distance du Paris Dakar.

J’essaie d’expliquer à mon fils avec tendresse et un zest de pédagogie que, puisque ici, tout est nul (à commencer par ses parents), il me parait opportun qu’il acquiert tout de suite un minumum d’autonomie.

Et que "autonomie" ça s’appelle "préparer ses tartines soi-même".

JB me demande ce que veut dire "opportun".

Et me ressert son laïus sur la mère de Mehdi qui elle, est COOL. Jeune. Belle. Compréhensive. Généreuse.

Qui leur paie le Mac Do, elle.

Qui laisse Mehdi sortir autant qu’il veut.

Faire ce qu’il veut.

Elle.

Loin de moi l’idée d’étouffer l’épanouissement de la personnalité de mon fils bien-aîmé.

Inspire. Expire. Beurre les tartines.

M’inscrire à un groupe de Respiration par le Ventre à la rentrée.

gouter_des_garcons

quand JB savait encore lire et écrire ..

13 mai 2009

l'amour

L'amour,

c'est la seule chose au monde avec laquelle

plus on en donne,

plus on en a.

PICT2046

voilà !

(ya pas que Clo qui a une belle lune)

11 mai 2009

mon MADF

Depuis que Fazou l’y a posé s’élève des profondeurs de mon blog une plainte lancinante et sourde : qu’est-ce qu’un MAP ? (et subsidiairement, qui est mon MAP ?)

Oui, Fazou s’interroge, et elle a raison ! Que se passe-t-il ici ? Où vous entraîne-je ? Comment tout cela finira-t-il ?

C’est sur ces cruciales questions que j’ai décidé de lever enfin le voile pour vous, chers amis nonos et nounounes de Frince et de Québec.

Alors voilà, un MAP peut être un Maître à Peindre. C‘est le cas de Fazou.

Il peut être aussi un Monet à Photographier. C‘est le Carré Ciproque.

Enfin, pour le Kaki Nouzintéresse, c’est un Maître à Penser, et je vais même vous dévoiler l’identité du mien : c‘est G de B.

Bien.

Je vois que personne ne suit, c’est parfait.

Je reprends donc.

Alors pour commencer, il faut que vous sachiez que je suis anti maître, anti gourous et anti tout ça. Quand j’ai ouvert ce blog, succursale de LungTaZen, c’était uniquement par compassion pour nous tous et surtout pour moi devant la stratégie diabolique que Lung Ta déploie à nous emmêler les pinceaux avec sa vacuité pas vide et son présent qui passe. Bon ceci dit, chacun a le droit de s’exprimer. L’expression est formidable. Si si c’est formidable. Et cela, bien que Lung Ta soit un homme ! C’est même encore plus formidable ! Car les mots d’un homme sont par définition les mots d’un homme. Ils veulent donc dire ce qu’un homme veut dire, qui n’est absolument pas ce qu’une femme veut dire. D’où quelques menues difficultés de communication.

Prenons par exemple un mot tout simple : " NON".

Un homme qui dit " non", est-ce qu’il veut dire " non" ? Eh bien oui, il veut dire non ! contrairement à nous les femmes, qui sommes normales et voulons dire "oui" en disant "non" ! Alors si déjà, ya un léger malentendu au sujet d’un mot aussi petit et simple que "non", faut pas s’étonner d’avoir le sentiment que quelque chose de lourd nous est tombé sur le crâne quand on découvre que plus on cherche à être zen, moins on y arrive !!! et que de toutes façons, si par le plus grand des hasards on y arrive, c’est même pas le but recherché !!!

Et après ça faut rester zen.

Alors imaginez ma joie, mon euphorie, lorsqu’un beau jour de janvier (c’était le 3, il m’en souvient, les cieux se sont mis à chanter et les oiseaux rayonnaient) Clo que je connaissais à peine de sa voix douce me dit " il faut arrêter les pensées en se concentrant sur sa respiration" 

Cela m’avait laissée perplexe.

Et je pèse mes mots.

Arrêter de respirer, je veux bien.

Me concentrer sur mes pensées, passe encore.

Mais arrêter de penser ???

Comment cela se peut-ce ??

Quid ??

Veni vedi vici ?

Bon.

Ceci dit, comme le souligne Diane, je n‘hésite pas à m'garocher dins l'vide avec ferveur (en français nous dirions : me jeter de manière très légèrement inconsciente du haut d‘un building de trente étages sans avoir auparavant vérifié qu'il y avait un filet en bas pour me réceptionner).

Donc, depuis vingt huit mois mois, (soit vingt mille cent soixante heures trois minutes dix sept secondes), je m’entraîne au petit exercice proposé par mon MAP.

C’est trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès douloureux.

Oui, douloureux.

Parce que maintenant, je sais.

Je sais que je suis l’otage de mes pensées, et plus particulièrement de ce que j’appelle mes pensées toxiques. J’ai réalisé, (avec effroi je l’avoue) la place démesurée qu’occupent toutes les croyances qui me permett(ai)ent de filtrer la réalité, m’apportant ainsi une illusion d’équilibre et de sécurité.

Vous doutez de la puissance des croyances dans notre vie ?

Voyez ce qu’on peut lire dans le Nouveau Testament :

Deux aveugles se mirent à suivre Jésus en criant : "Fils de David, aie pitié de nous ! "

Jésus leur dit :

- Croyez vous que j’ai le pouvoir de faire ce que vous me demandez ?

- oui, Seigneur," répondirent-ils.

Alors Jésus leur toucha les yeux en disant:

- qu’il soit fait selon ce que vous avez cru ! "

Et aussitôt, leurs yeux s’ouvrirent.

Voilà. A aucun moment Jésus ne dit qu’il a le pouvoir de guérir. Mais bon, Jésus était capable de méditer trente jours de suite !!

alors les pensées toxiques, pour lui pffff c’est d'la gnognote !

Oui alors donc, comment en suis-je arrivée là ? pourquoi ai-je perdu le goût des choses simples ? Où en étais je ?

Ah oui, mon maître à penser.

Qui dit maître à penser dit " expert en la transmission de pensée".

Il s’agirait donc bien pour le MAP d’apprendre à quelqu’un à penser.

Or, le principe de la pensée, c’est de penser.

Alors là, je m’interroge.

La pensée transmise est-elle toujours pensée pensée?

Ne deviendrait-elle pas plutôt pensée dépensée ?

Si je reprends la pensée d’une autre, quand bien même ce serait une nounoune comme elle et moi, pense-je toujours ?

La conscience de la pensée dépensée est-elle réellement l ‘abandon de la pensée ? Une telle pensée, qui se rapporte à elle-même, ne peut elle avoir été pensée que par mon MAP ? Si je me détache de cette pensée, ce détachement est-il pensé ? Ne serait-ce pas plutôt une fuite de la pensée ?

Mais si je fuis ma pensée, même si elle est dépensée, ne risque-je pas de tomber dans le désespoir ? Or si je désespère, puis-je encore penser ? Ne voudrais-je pas plutôt me débarrasser de moi, quoique dépensée ??

Arg.

Dépensée, je réaliserai que je dépends de mes pensées, donc que j’y suis attachée. Sans compter que je me demande ce que je dois penser d’un Maître à Penser qui enseignerait à ne pas penser ?

Bon.

Il semblerait que je vienne de vous faire une contre-démonstration.

Clo n’est pas mon maître à penser : je plaisantais !!

A partir de maintenant, je vais l’appeler mon MADF (Maître à Devenir Folle).

Publicité
<< < 10 11 12 > >>
le blog de Ambreneige
Publicité
Newsletter
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 118 359
Publicité