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le blog de Ambreneige
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nad
27 juillet 2009

symphonie d'amour

Comme le savent celles zé ceux qui blog-trottent avec moi depuis le début,

j'aimej'aimej'aime danser !

En ce moment, je danse (dans ma cuisine, oui oui, toujours) en écoutant cela..

Pourquoi est-ce si difficile d'admettre que la seule chose pour laquelle nous sommes faits,  c'est d' aimer, infiniment ??

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9 juillet 2009

les deux soeurs

1_les_deux_soeurs

En qualité d'aînée m'échut l'avantage de montrer le droit chemin à ma tite soeur trottant comme une tortue sur un trottoir très étroit..

2_les_deux_soeurs

... mais tous ceux qui ont des ptites soeurs savent bien qu'elles ne cherchent toujours qu'une chose : s'éloigner du droit chemin. "tu t'entêtes à tout tenter, tu t'uses et tu te tues à tant t'entêter" lui disais-je sans me lasser .. las !elle s'éloignait du chemin pourtant tracé..

3_les_deux_soeurs

Et maintenant, me direz-vous, où niche Nounoune ?

Nounoune niche haut. et où niche la soeur de Nounoune ?

la soeur de Nounoune niche bas.

Et oui, maintenant on est deux à plus savoir où nicher..

24 mai 2009

tendresse

L'aîné de mes petits fils est un petit garçon tendre et affectueux. Plus d'une fois je le vois passer son bras autour des épaules de son petit frère, lui caresser les cheveux, poser sa main sur son crâne juste pour en sentir le contact, et souvent je lui réclame un bizou en ouvrant les bras, pas un bisou de bonjour ou un bisou de merci ! non, un bizou "pour rien", alors il laisse tout en l'état, son coloriage, son livre, son jeu, pour accourir me faire un bizou, puisque je le lui réclame ! (j'ai déjà essayé avec le cadet.. ça ne marche pas !)

Et puis en feuilletant l'album familial je me suis aperçue de quelque chose ...

1

là, au "bain", je tiens la main de ma petite soeur qui n'a que quatorze mois

2

du haut de mes trois ans et demi, un bras protecteur sur les épaules de ma petite soeur de 22 mois

3

4

et sur cette photo là Brie, avec ton costume de petit alsacien, tu allais sur tes 4 ans, tu n'as pas l'impression de voir ton propre fils ????

il_deserto_aout_1964

quelque part dans le nord de l'Italie

ma main droite est sur l'épaule de Brie

PICT4579vesuve_1964_1

assis au bord du cratère du Vésuve

une main sur le genou de Maman, l'autre sur le genou de ma soeur

(nota bene pour Clo : un bisou pour rien, chez moi ça s'écrit biZou)(pluriel bizouX)  ;-)

20 mai 2009

Le pouvoir des maux

Je vous racontais ici que je devais baisser les yeux quand mon père me parlait.

Mais mon père ne m’a pas appris que ça. Lorsqu’il demandait quelque chose, il n’y avait pas d’autre alternative que d’obéir sans délai, sinon la sanction tombait immédiatement. Ce qui fait que la demande de l’autre, et notamment, de l’homme s’est imprimée très tôt dans mon esprit comme étant une commande.

J’ai donc appris très tôt à monopoliser l’énergie qui n’était pas bouffée par la peur au service de ce qui était autorisé et reconnu par mon père, et qui tient en quelques mots : "tu n’as qu’un droit, celui de te taire"

J’ai toujours vécu en fonction des autres, de leurs réactions, de leurs exigences, de leurs sentiments, de leurs valeurs. Je me suis soumise pour survivre, j’ai subi la domination et l’humiliation sans rien dire, rencontrant à l’âge adulte le délicieux paradoxe que ma mère sape le peu d’estime de moi que j’arrivais à glaner en me croyant utile à ceux dont je "m‘occupais".

Je suis d’un naturel plutôt optimiste, quoique pas toujours réaliste il est vrai. Faut dire à ma décharge que la réalité n’a pas toujours été sympa avec moi ;-)

Je vous raconte cela sans amertume. Je ne me torture pas avec mon passé, c’est quelque chose qui a eu lieu, c’est mon histoire, c’est tout.

Mon souci aujourd’hui, c’est de savoir si je me déferai un jour des croyances désastreuses qui m’entraînent inlassablement dans des relations mortifères.

Car ce qu’il y a de terrible avec les croyances, c’est qu’on y croit.

Pff.

Décidément, c’est pas mon jour.

Nad_et_Maman_juil_57

ma moman et moi

j'avais deux ans (c'est à cet âge là que mon père m'a appris à lire et à écrire)

Maman_et_ns_3_Mt_St_Michel_1961

Maman, mon petit frère, ma pitite soeur Brie

et le petit soldat au garde-à-vous, c'est moi

sur fond de Mont Saint Michel :-)

9 mai 2009

petite chinoise

1

Maman m'appelait "petite chinoise"

 

Et maintenant

(roulements de tambour..)

8_mai_09re

je vous présente Éva, deux jours, la petite-fille de ma soeur !

Je vous souhaite une bonne journée à tous et à toutes  !

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4 mai 2009

Baisser les yeux

lesreves350

Lorsque j’étais enfant, mon père exigeait qu’on garde les yeux baissés lorsqu’on s’adressait à lui. Ma sœur, qui a toujours été rebelle, le tançait parfois du regard, ce qui générait des représailles immédiates car ça le rendait fou de colère. Malgré ça, et bien qu’elle était très jeune, autant qu’il m’en souvienne elle ne "cédait" pas.

Je me suis toujours dit que notre père se servait de cela dans un but plus ou moins conscient de nous "dominer", de nous "humilier", d‘autant que le contexte "éducatif" dont nous étions l’objet entérine tout à fait cette hypothèse. (je mets sciemment entre guillemets les mots domination, humiliation, éducation)

Il n’y avait qu’un seul cas où mon père exigeait qu’on le regarde droit dans les yeux : quand on avait fait quelque chose de mal et qu’on allait être punies ("regarde moi quand je te parle !").

Or, le regard est un outil de communication très subtil.

Que se serait il passé si, n’exigeant pas que je baisse les yeux, il avait lu dans mon regard toute la terreur qu’il inspirait à la petite fille que j’étais ?

Et si, plutôt que "tu ne vaux rien", cet ordre disait "je ne veux pas que tu saches ce que je ressens" ? ou encore : " j’ai peur de ce que ton regard va me dire sur moi " ?

Qui, alors, de la fille ou du père, détenait le plus de pouvoir ?

Sables_d_Olonne_1956_Nad_et_Papa

avec mon père aux Sables d'Olonne,

quand j'avais encore le droit de garder ouverts mes yeux de ptite chinoise ;-)

18 avril 2009

Message d'accueil

nadzenn

Bonjour à vous et bienvenue sur ce blog,

 

Il y a quelques jours, je me languissais fort des incroyables crises de délire et de rires qu’il y avait sur le blog Zen pour les Nulles que j'avais commencé en 2007, et je me disais qu’il était bien dommage tout de même que je l’aie supprimé.

Néanmoins, si ce défi formidable d’une nounoune (moi) n’a jamais permis à quiconque d’atteindre la zénitude, il m’a au moins apporté un minimum de sagesse puisqu’avant de supprimer le blog, j’avais pris le temps de sauvegarder les textes et les commentaires. Je les relisais de temps en temps, en essuyant une larme ou plutôt en m'esclaffant de rire, mais ce n'était pas du tout pareil que de les lire sur l'écran, et surtout de les partager.

C'est pourquoi finalement je me décide à tous les re-poster petit à petit avec leur date dorigine sans chercher à les adapter à aujourdhui (j'ai déjà essayé de le faire et je me suis rendue compte que cela le faisait pas du tout).

Voilà, j'espère que vous trouverez autant de plaisir que moi dans ce partage.

 

Gros bisous à tous et bonne lecture !

22 mars 2008

Daleth (3)

Helen était sourde, muette et aveugle. Dans la prison dans laquelle était enfermé son esprit, elle sentait confusément que quelque chose de fantastique était à sa portée mais elle ne pouvait ni se le demander à elle-même ni communiquer avec les autres.

Avant, je vivais comme Helen : sourde, muette et aveugle. C’est une illusion de croire qu’il suffit d’avoir des yeux pour voir. Je restais dans le familier, quand bien même c’était de la souffrance, car çà me rassurait. Parfois, il est vrai, une sensation fugitive m’indiquait que je passais à côté de quelque chose d’important. Dans ces moments là, je rentrais dans des colères terribles. Mais elles étaient stériles, puisque j’étais d‘une certaine manière handicapée de la communication.

La chose la plus importante que je viens de comprendre, c’est que çà ne sert à rien de pouvoir parler si on ne sait pas PARLER AUX AUTRES ET FORMULER DES DEMANDES.

La deuxième chose (paradoxale) qui m’est apparue c’est que

si on ne peut se rencontrer soi que seul on ne peut pas toutefois se rencontrer soi tout seul.

Et là je ne veux certainement pas parler d’un gourou ou d’un truc comme çà.

Je parle de l’Autre, ou pour mieux dire, d’une altérité comme le fut Julius Spier pour Etty ou Ann lorsqu’elle donna à Helen Keller les outils qui lui permettraient de sortir de l’obscurité. Car de la même manière que les mollusques bâtissent leur coquille à l’aide d’ éléments qu’ils puisent dans la mer, de même l’esprit prend sa nourriture autour de lui, dans le partage et grâce à la communication et c’ est ce qui lui permet de se transformer.

Bon, pour changer un peu, aujourd’hui je ne vous citerai pas Etty, mais Helen Keller.

Lorsqu’une porte du bonheur se ferme, une autre s’ouvre, mais parfois on observe si longtemps celle qui est fermée qu’on ne voit pas celle qui vient de s’ouvrir à nous.

HELEN KELLER

Bon, jme suis demandée si j’allais écrire ici tout ce que je viens d’écrire, vu que c’est pas franchement rigolo, comme en témoigne Mollie, et que je voulais garder à mon blog son caractère extrêmement ludique instructif.

Finalement comme vous voyez, j’ai écrit.

Pas sans mal, car un blog de nounoune n’est pas un blog de nounoune pour rien.

Ainsi, le billet est long. Fort long.

Mon blog n’aime pas les billets longs, çà le déstabilise, il m’a mis une pagaille pas possible, je sais bien que je suis pleine d’incohérences mais quand même, bref, tout çà pour vous expliquer que j’ai dû poster en plusieurs fois pour que ce soit dans l‘ordre.

L’autre problème que j’ai eu, c’est qu’il n'a pas voulu me mettre les photos que j'avais prévues (des blogs de Sylvie, Clo, Ariaga, ..)

Il a juste daigné mettre le caillou à Isa. (Isa, t’as la côte !)

 

caillou d'Isa

Bon.

Je vous en rajoute quand mm une (enfin j’essaie)..

 

Nad le Luech

Et si vous vous demandez pourquoi je vous mets cette photo, c’est parce que j’étais en train de relire la vie d’Helen Keller, la tête dans les étoiles et les pieds dans le Luech.

20 mars 2008

Démasquée

où que je sois

j'y suis

20_mars

Je suis la reine du moOOOonde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Commentaires

Je suis bien d'accord....mais...si tu montes à pied, as-tu toujours l'air d'une reine arrivée en haut ?
Je pose simplement la question.

Posté par Molinia, 20 mars 2008 à 19:56

20_mars_2

 

Purée, Mollie, comment t'as deviné ?????

9 mars 2008

un air de famille

Papa_10_mois

mon popa à 10 mois

28884063_p

là, c'est moi

(Clo en découvrant la photo de ma maman me trouvait un air de ressemblance)

Bon ceci dit on a 50% du père et 50% de la mère, non ? ;D

16 février 2008

only you

Je viens d’entendre Only You à la radio.

C’est fou comme certaines chansons peuvent vous propulser des milliers d’années en arrière.

On est dans le petit appartement que mes parents viennent d’obtenir, grâce à la ténacité de ma grand-mère qui a fait le siège du service Logement de la mairie pendant quatre ans (ben oui, je sais, ce problème ne date pas d’aujourd'hui).

J’ai quoi .. quatre ans ? six ans ? ma soeur fait le pitre à côté de moi (ce qui n'a pas changé), on se dispute parce que je n’arrive pas à écouter la chanson, comment fait-on pour faire tenir tranquille une Brie ? Moi, j‘ai toujours pas la solution.

C’est un soixante-dix-huit tours sur l’électrophone de Papa que l’on referme comme une petite valise.

Hmmmmmmmmmm… comme ces images sentent bon !!

J’entends même Papa qui siffle, il ne chantait pas, mais il sifflait toujours l’air, il avait un sifflement très juste, eh Papa c’est qu’il jouait du piano !

 

1

nad sur le piano paternel

(les photos sont parfois menteuses : je ne sais pas jouer du piano, mais ma soeur, si !)

 

2

 

Sur cette photo, Maman vient d'apprendre à son mari qu'elle est enceinte pour la seconde fois, autrement dit, de BRIE (remarquez elle avait raison de s'inquiéter par anticipation, ahahahah !! )(oui bon, comme elle m'avait déjà, elle était comblée, c'est pour ça qu'elle fait la tête !!).

Mes parents écoutaient aussi Amsterdam (Brel), Tu t’laisses aller (Aznavour) et la liste est déjà finie, parce que les disques étaient un grand luxe à cette époque. Je me rappelle de leur texture épaisse, les trente-trois tours étaient déjà bien plus fins.

Et puis, n’y avait-il pas de quoi siffloter ? Papa était rentré VIVANT de la guerre d’Algérie !!!!

 

Elle était pas belle la vie ?

14 janvier 2008

les clous

Cher Papa,

Je t’ai pleuré longtemps lorsque tu nous as quittés.

Tu as su m’apprendre l’obéissance inconditionnelle, l’amour sans réserve, et quand je m’égarai du droit chemin, le tien, Maman était là pour m’y ramener.

Je me rappelle encore de tes formidables leçons de vie,

comme "ce qui arrive aux autres est toujours de TA faute", "tu n’as qu’un droit, celui de te taire" ou encore "il n’y a pas de demande, il n’y a que des commandes".

Pardonne-moi si je n’ai pas toujours été docile.

Mais je n’étais qu’une petite fille.

Je ne comprenais pas tes règles de vie simples et cohérentes, comme te regarder en baissant les yeux et obéir dès la première injonction.

Heureusement, Maman était là pour me dire que c’est pour mon bien. Et que je te faisais tellement de mal quand je désobéissais !

Toute ma vie j’ai essayé d’appliquer tes principes.

Oh, je l’avoue, çà n’a pas été facile. J’avais énormément de désirs !

Heureusement, tu m’as expliqué que çà ne compte pas.

Au début, c’était très difficile.

Alors quand j'avais envie de quelque chose, j’allais planter un clou dans un volet de ma maison.

Rageusement, il est vrai.

Mais je voulais tellement que tu sois content !

Alors j’ai vite progressé.

Si bien qu’ensuite j’ai pu enlever un clou chaque fois que je réussissais ce que tu m'as appris.

Tu peux être fier de moi, Papa.

Il n’y a plus aucun clou dans mon volet.

Et c’est pas grave, n’est-ce pas, si les clous ont laissé des trous dans le volet et qu’il ne sera plus jamais comme avant ?

nad_s_en_va

3 novembre 2007

3_nov

2 novembre 2007

real eyes

Puisque j’ai les mots au bout de la plume, je t’en prie, ne romps pas ce fil qui nous lie.

Je me sens si petite parfois, que dans ces moments, la vie ne me porte plus, elle m‘emporte comme si j’étais une bulle. Maintenant que je ne te vois plus, maintenant que je ne te touche plus, j‘ai tellement besoin de t‘imaginer.

Alors je te re-crée, je t’entends et je me sens heureuse, paisible et rassasiée. Tu sais, il y a encore tant et tant de contradictions, d’inachèvement, de vanité en moi !!!! pourquoi faut-il toujours que je fasse ce que je sais que je ne dois surtout pas faire ???

Alors je me mets à te parler au plus profond de mon cœur.

C’est le matin, le ciel avec ses couleurs si tendres, et les arbres Maman, tellement vivants, ces arbres qui en cette saison où tu étais née ont des couleurs flamboyantes ! C’est tellement beau que ça me fait mal ... Alors je m’assieds tranquillement, et ainsi blottie dans un sentiment de vie qui se dilate, je te prends la main. Tu avais de toutes petites mains, Maman, avec des doigts très fins, des doigts de petite fille. Je ferme les yeux sur cette sensation tiède, et cela me rassemble.

J’entends les pulsations de ton cœur lorsque j’étais dans ton ventre, ces pulsations qui ont été ma première musique. Ma première musique : le langage du cœur.

Cette musique m’ancre à toi, cette musique m’ancre à moi. Je me recentre. Je me retrouve. J’entends le son du monde.

Maman, approche-toi, je ne suis pas sûre de te l‘avoir assez dit :

merci de m‘avoir donné la vie.

2_nov_1

2_nov_2

ao_t_1955

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