Helen était sourde, muette et aveugle. Dans la prison dans laquelle était enfermé son esprit, elle sentait confusément que quelque chose de fantastique était à sa portée mais elle ne pouvait ni se le demander à elle-même ni communiquer avec les autres.
Avant, je vivais comme Helen : sourde, muette et aveugle. C’est une illusion de croire qu’il suffit d’avoir des yeux pour voir. Je restais dans le familier, quand bien même c’était de la souffrance, car çà me rassurait. Parfois, il est vrai, une sensation fugitive m’indiquait que je passais à côté de quelque chose d’important. Dans ces moments là, je rentrais dans des colères terribles. Mais elles étaient stériles, puisque j’étais d‘une certaine manière handicapée de la communication.
La chose la plus importante que je viens de comprendre, c’est que çà ne sert à rien de pouvoir parler si on ne sait pas PARLER AUX AUTRES ET FORMULER DES DEMANDES.
La deuxième chose (paradoxale) qui m’est apparue c’est que
si on ne peut se rencontrer soi que seul on ne peut pas toutefois se rencontrer soi tout seul.
Et là je ne veux certainement pas parler d’un gourou ou d’un truc comme çà.
Je parle de l’Autre, ou pour mieux dire, d’une altérité comme le fut Julius Spier pour Etty ou Ann lorsqu’elle donna à Helen Keller les outils qui lui permettraient de sortir de l’obscurité. Car de la même manière que les mollusques bâtissent leur coquille à l’aide d’ éléments qu’ils puisent dans la mer, de même l’esprit prend sa nourriture autour de lui, dans le partage et grâce à la communication et c’ est ce qui lui permet de se transformer.
Bon, pour changer un peu, aujourd’hui je ne vous citerai pas Etty, mais Helen Keller.
Lorsqu’une porte du bonheur se ferme, une autre s’ouvre, mais parfois on observe si longtemps celle qui est fermée qu’on ne voit pas celle qui vient de s’ouvrir à nous.
HELEN KELLER
Bon, jme suis demandée si j’allais écrire ici tout ce que je viens d’écrire, vu que c’est pas franchement rigolo, comme en témoigne Mollie, et que je voulais garder à mon blog son caractère extrêmement ludique instructif.
Finalement comme vous voyez, j’ai écrit.
Pas sans mal, car un blog de nounoune n’est pas un blog de nounoune pour rien.
Ainsi, le billet est long. Fort long.
Mon blog n’aime pas les billets longs, çà le déstabilise, il m’a mis une pagaille pas possible, je sais bien que je suis pleine d’incohérences mais quand même, bref, tout çà pour vous expliquer que j’ai dû poster en plusieurs fois pour que ce soit dans l‘ordre.
L’autre problème que j’ai eu, c’est qu’il n'a pas voulu me mettre les photos que j'avais prévues (des blogs de Sylvie, Clo, Ariaga, ..)
Il a juste daigné mettre le caillou à Isa. (Isa, t’as la côte !)

Bon.
Je vous en rajoute quand mm une (enfin j’essaie)..

Et si vous vous demandez pourquoi je vous mets cette photo, c’est parce que j’étais en train de relire la vie d’Helen Keller, la tête dans les étoiles et les pieds dans le Luech.