attirer l'attention
Quand bien même elle chercherait parfois à attirer l’attention, ne serait-ce pas une bonne chose que de la lui donner ?
© MIFA
Quand bien même elle chercherait parfois à attirer l’attention, ne serait-ce pas une bonne chose que de la lui donner ?
© MIFA
La solitude ne vient pas de l'absence de gens autour de nous, mais de notre incapacité à communiquer les choses qui nous semblent importantes.
Jung
À quoi bon soulever des montagnes
quand il est si simple de passer par-dessus ?
Boris Vian
Quand j'écris, entre les mots
il y a un petit espace
lorsque trop de mots se bousculent
pour exprimer une souffrance
il est temps que j'efface chaque mot
pour ne garder que le petit espace
car ce "rien" contient tout le reste.
Sur le blog de Lung Ta, j'ai lu cela.. Christine Orban : "Le premier ennemi à combattre est à l'intérieur de soi. Souvent, c'est le seul. " À ces mots, ceux de Lise "n’oublie pas d’aimer l’être exceptionnel que tu es" sont venus se superposer et cela m’a donné : Le premier ami à qui donner la main est à l’intérieur de soi. Souvent, c’est le seul.
La somme de souffrance humaine qui s’est présentée à nos yeux durant les six derniers mois dépasse largement la dose assimilable par un individu durant la même période. C’est pourquoi l’on entend répéter autour de soi "nous ne voulons pas penser, nous ne voulons pas sentir, nous voulons oublier aussi vite que possible". Il me semble qu’il y a là un grave danger.
C’est vrai, il se passe des choses que notre raison, autrefois, n’aurait pas cru possibles. Mais peut-être y-a-t-il en nous d’autres organes que la raison, inconnus de nous autrefois et qui nous permettent de concevoir ces choses stupéfiantes. Je crois qu’à chaque événement correspond chez l’homme un organe qui lui permet d’assimiler cet événement. Si nous ne sauvons des camps que notre peau et rien d’autre, ce sera trop peu. Ce qui importe en effet, ce n’est pas de rester en vie coûte que coûte, mais comment l’on reste en vie. Toute situation nouvelle, qu’elle soit meilleure ou pire, comporte la possibilité d’enrichir l’homme de nouvelles intuitions (...) mais la souffrance, sous quelque forme qu’elle nous touche, n’appartient-elle pas elle aussi à l’existence humaine ?
© Etty Hillesum, Lettres de WesterborkNotre pouvoir ne réside pas dans notre capacité à refaire le monde, mais dans notre habileté à nous recréer nous mêmes.
Gandhi
ou, redit autrement : il n'y a pas de situations désespérées, il n'y a que des gens qui désespèrent :-)
J'en profite pour vous parler de l'ouvrage de Sylvie Tenenbaum, "Nos paysages intérieurs", que j'ai lu il y a deux ans (c'est ma soeur qui m'en avait parlé au moment où j'avais commencé à disséquer nos "croyances" familiales).
C'est un compagnon de réflexion vraiment intéressant sur ces "modelages" qui nous façonnent, notamment des visions limitantes que l'on peut avoir sur soi (et sur le monde !) - et du coup sur notre aptitude à changer de certitudes donc pouvoir agir au quotidien.
Quelque chose de nouveau est né en moi lorsque je suis devenue maman,
un sentiment ingénieux, imaginatif,
comme si mon cœur,
après la naissance de chacun de mes enfants,
devenait de plus en plus éminent, voluptueux,
de plus en plus vivant,
je déborde tellement de cet amour qu’il se glisse dans chaque tâche, chaque geste quotidien, dans le linge que je lave, que je plie après y avoir mis des bisous,
le matin j’ouvre la fenêtre, je me laisse interpeller par la lumière du jour qui va caresser la vie de mes filles, de mon fils, et un dialogue muet s’établit entre mon cœur gonflé d’amour et le vaste ciel,
j’aime embrasser mes enfants, les serrer contre moi, (je vous dis pas ce que j’endure de mon fils qui me sèvre de ses bisous) ;(
mais tout autant j’ai envie d’aimer plus fort, plus large, plus loin, comme si la ' moi intérieure ' s’était dissoute pour laisser tout doucement une ‘moi extérieure’ se renouveller et se recharger d’amour (l’inverse est vrai aussi ;-))
..étant mère et grand-mère,
j’en ai tant et tant, de cet amour à donner,
et dans cette délicieuse nécessité,
je réalise que plus je donne, plus il me reste à donner :-)
L'amour se répand autour de moi
me façonne, me montre comment vivre,
indépendamment de moi le contenu de mon cœur devient utile à tout, m’élève et me nourrit,
d’une nourriture suffisante,
il ne saurait en être autrement, puisque ce que j’éprouve pour mes enfants et pour mes petits-fils est un amour inconditionnel
et pourtant, - pourtant, est-ce que, parfois, je ne les juge pas ?
mais qui me permet de juger ?
(comme dit Lilou : qui l’a dit ? ;-))
Ne m’arrive-t-il pas d’éprouver de la rancœur ? de la jalousie (snif...) ? est-ce que je les aime encore lorsqu’ils ne sont plus aimables ? car la seule condition d’aimer n’est-ce pas, est d’aimer sans condition !
Bon allez, une petite phrase d’Etty que je trouve infiniment juste :
"Il n’existe aucun lien de causalité entre le comportement des gens et l’amour que l’on éprouve pour eux. L’amour du prochain est comme une prière élémentaire qui vous aide à vivre"
© Etty Hillesum, (Lettres de Westerbork)
"Si un être humain a un centre, toutes les impressions reçues de l’extérieur y trouvent un havre (elles sont obligées d‘y faire halte). Si l’on n’a pas de centre, si l’on n’est pas sûr de soi, on se laisse déséquilibrer par la moindre impression, l’on est de moins en moins sûr de soi, alors que dans le cas précédent le centre se renforce de chaque nouvelle impression." - Si toutes ces formulations, sorties pour ainsi dire du fond de mon cœur, me touchent tant, c’est que j’ai l’impression que S. s’adresse à moi personnellement. Oh, S., comme je serai heureuse demain de voler une fois de plus à ta rencontre, et quelles richesses l’après-midi va m’apporter ! 
© Etty Hillesum
Les barbelés ne sont qu’une question de point de vue.
"nous, derrière des barbelés ?" disait un jour un vieux monsieur, avec un geste mélancolique de la main, "et eux là bas ils ne vivent pas derrière des barbelés peut être ?". Et il pointait du doigt dans la direction des hautes villas qui se dressent tels des geôliers de l'autre côté de la clôture.
Etty, Lettres de Westerbork.
Lorsque le premier convoi est passé entre nos mains, nous avons cru un moment ne plus pouvoir jamais rire ou être gai, nous nous sommes sentis changés en d'autres êtres, soudain vieillis, étrangers à toutes nos anciennes amitiés.
Mais ensuite, lorsqu’on revient parmi les hommes, il y a de la vie et la vie est toujours là dans ses innombrables nuances,
" avec un rire et une larme"
Etty
L'amour,
c'est la seule chose au monde avec laquelle
plus on en donne,
plus on en a.
voilà !
(ya pas que Clo qui a une belle lune)
La photo de Madone de la Source que je vous présente ci-dessous, je l'ai découverte comme ça (<== CLIC) et c'est MANU qui m'a fait l'honneur et l'avantage de supprimer les horribles modernes machins qui gâchaient tout donnaient un contraste certain.
De fait, je vous invite à aller boire sur Clo's blog de grands bols de sérénité : ses photos sont superbes !
© Madone de la Source
" Il ne faut rien demander aux gens, en règle générale. Ne rien attendre de personne. Et quand ça vient, c'est encore mieux. "Rien ne m'est dû"..."
© Madone de la Source " L'idéal est de ne rien attendre et de prendre le meilleur quand il arrive et de donner quand on en a envie ou quand on peut.. Pourquoi toujours se poser des questions sur l'amitié ?!? ne peut-on pas seulement la vivre et la laisser partir quand elle n'est plus ?!?" © Isanoune à ses heures
le Che a dit :
"Mieux vaut mourir debout
que vivre à genoux"
.. oui, ben ..
.. on fait ce qu'on peut !!!!!
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.. Et des fois il vous prend
Une envie de partir
Sentir d’autres odeurs
Ecouter d’autres mélopées et puis
Passer
Comme une barque qui s’en va
L'écriture, le dessin, toute création, est une alchimie pour transmuter des états intérieurs en quelque chose de visible voire de vivable.