Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le blog de Ambreneige
Publicité
choix
15 juillet 2010

le pouvoir de choisir

PICT3914

Il est trompeur de dire que quelqu’un choisit une situation dysfonctionnelle ou toute autre situation négative. Personne ne choisit le conflit ou la douleur. Le choix sous-entend de la conscience, un degré élevé de conscience. Sans elle, vous n’avez pas le choix. Le choix existe à partir du moment où vous vous désidentifiez du mental et de ses shèmes de conditionnement, à partir du moment où vous devenez présent. Et avant d’atteindre ce moment, vous êtes contraint de penser, de sentir et d‘agir en fonction du conditionnement de votre mental.

Eckhart Tolle, "Le pouvoir du moment présent".

Publicité
20 juin 2010

NON

fleur_rouge

 

Les souffrances liées aux histoires se ressemblent chaque fois que notre mental fait le lien entre elles. Mais dans la réalité c'est nous seuls qui faisons ce lien et donc qui avons la possibilité de ne pas le faire.. C'est une forme de lâcher-prise qui dit : NON je ne veux pas revivre cette souffrance donc je m'attache à tout sauf à ce qui parle en moi de cette souffrance dans la situation actuelle.

Lise

5 juin 2010

prendre le large

4 juin 2010

ce qui importe

DSCN4854

photo perso Amsterdam 2008

J’ai découvert Etty grâce à Frédéric.

Je m’étais d’ailleurs fait la réflexion que c’était absolument surprenant que je n‘aie jamais entendu parler d’elle alors que toute jeune - j’avais 11 ans à peu près - j’ai commencé à m’intéresser à tout ce qui touchait aux victimes de l’Holocauste.

Plus exactement, je n’arrivais pas (je n’y arrive pas plus aujourd’hui) à appréhender l’idée qu’on puisse anéantir une population, des êtres humains, sous quelque prétexte que ce soit. Je suis tout simplement dans l’incapacité de le concevoir. Pourtant je sais que cela existe, que c’est la réalité, je vois les images, je lis les témoignages, mais c’est comme si je ne pouvais pas le comprendre ("comprendre" n’est pas vraiment adapté mais je ne sais pas quel autre mot utiliser).

Pour en revenir à Etty, vous vous demandez peut-être pourquoi je vous serine avec elle depuis qu’elle est entrée dans ma vie.

Eh bien déjà je voudrais vous parler des petits "hasards". Par exemple ses jours de naissance, de déportation et de mort sont les mêmes que ceux d’événement significatif et d‘anniv de personnes qui comptent (beaucoup) pour moi, - personnes que comme par hasard je venais tout juste de rencontrer quand j‘ai découvert Etty -

Ensuite, c’est au moment où les croûtes commençaient à me tomber des yeux que j‘ai rencontré Etty. Je me suis tout naturellement tournée vers elle pour m’accompagner (enfin plutôt l’inverse, c’est elle qui m’accompagnait, bien sagement enfouie dans mon sac pendant que je faisais mes grandes marches de malade mentale)(je ne peux vous dire le nombre de fois que je l’ai lue, et à chaque fois, ce qu’elle disait me "parlait juste" ).

eETTY

En fait, c’est pas du tout ça que je voulais vous dire.. Comme d’hab je suis partie dans tous les sens.

Je voulais réagir sur un truc que Frédéric a répondu sur son blog de Zem, je le cite :

"Etty Hillesum est un bel exemple de personne zen (elle qui pourtant a fini dans un four crématoire parce que simplement elle était juive)".

Si on lit ça alors qu’on ne connaît pas Etty, on peut se dire qu’elle a été déportée comme tous ses autres frères et sœurs en humanité.

Or ça ne s’est pas passé tout à fait comme cela.

Pendant la guerre, les Allemands avaient suscité aux Pays-Bas (Etty était néerlandaise, comme Anne Frank) la création de "conseils juifs" présidés par les notables de la ville.

Au moment où commencèrent les déportations massives en juillet 42, le Conseil juif recruta un grand nombre de nouveaux employés (ce poste leur assurait une protection - tout au moins temporaire). C’est sous l’instance d’un de ses frères qu’Etty a accepté de postuler (à Amsterdam, où elle habitait et où elle a été engagée comme "aide sociale" en juillet 42). Or, elle détestait sa position de privilégiée et en ressentait un profond malaise. C’est pourquoi, lorsque le Conseil décida de détacher une partie de son personnel au camp de Westerbork, elle demanda aussitôt son transfert.

Elle n’y était donc pas en tant que déportée mais de sa propre initiative en qualité de "fonctionnaire". Elle fut affectée à la "Registratur" (où étaient enregistrés les nouveaux arrivants) mais elle faisait en outre office d’assistante sociale.

etty_Hillesum

Elle pouvait donc entrer et sortir librement de Westerbork, d’ailleurs elle est retournée plusieurs fois à Amsterdam, son plus long séjour hors du camp a duré six mois.

À chaque fois, ses amis la pressaient de fuir, de se cacher. À chaque fois, elle refusait.

"Ce qui importe en effet, ce n’est pas de rester en vie coûte que coûte, mais comment l’on reste en vie. (..) Si, au dénuement général du monde d’après-guerre, nous n’avons à offrir que nos corps sauvés au sacrifice de tout le reste et non ce nouveau sens jailli des plus profonds abîmes de notre détresse et de notre désespoir, ce sera trop peu."

Finalement, tout a basculé lors de la rafle des 20-21 juin 43, lorsque ses parents et son frère Misha se sont fait arrêter à leur tour.

Etty_et_Misha

Etty et Misha, qui était pianiste

Etty était (en principe) du côté des "protégés" de la déportation, sa famille était de l'autre côté ..

Qui peut dire la manière dont il aurait réagi dans une telle situation ?

"En apparence, nous étions condamnés à une passivité totale, mais qui pouvait nous empêcher de mobiliser nos forces intérieures ?"

DSCN4836

photo perso Amsterdam 2008

D’autres choses au sujet d’Etty ici. 

2 mai 2010

Des moments

vall13Il y a certains moments où j’ai l’impression que je ne m’en sortirai jamais, que tous les choix dans ma vie étaient l’exact contraire de ceux que je voulais faire.

Il y a certains moments où je ne sais plus qui je suis. Je ne sais qu’une chose : je ne suis pas qui je suis.

Il y a certains moments où c’est si insupportable que je pars n‘importe où.

Creil, Beauvais, Lamorlaye.

Comme maintenant.

Je pars.

Publicité
30 avril 2010

rester vivant

contente

Des parents immatures et violents, mais qui sont néanmoins le seul ancrage solide dont on dispose.

On souffre d’un manque majeur de structure, d’absence de limites, de déficiences dans la relation à la réalité extérieure, et pourtant.

Pourtant, adulte, on part en quête de la seule stabilité qu’on ait jamais connue, celle qui se paie de maltraitance.

On ne connaît pas d’autre solution pour grandir.

La maltraitance alors, paradoxalement, nous sauve la vie. Parce qu‘il n’y a qu’elle qui peut nous permettre de rester en contact avec nos parts souffrantes pour travailler dessus et nous pousser ainsi toujours plus dans le sens de la guérison, de la liberté, de la vie.

Rester vivant est un critère plus essentiel que d’être libre, en tout cas il est prioritaire !

4 mars 2010

on peut toujours choisir

chat_roux

Il paraît qu’on peut toujours choisir, qu’à chaque polarité correspond son opposé.

Il paraît que les mauvaises habitudes ne sont qu’une construction mentale.

Possible.

En attendant, les situations que je rencontre dans ma réalité ne sont jamais carrément noires ou carrément blanches. À vrai dire, elles seraient même plutôt grises. Et encore.

Suivant les jours et mes émotions du moment, elles peuvent être grises-grises, grises-blanches .. voire grises-noires.

On me dit : "il suffit de .."

Ben parfois,

pingouin_bebe

"il suffit de .." est la chose la plus difficile à faire au monde.

24 janvier 2010

libre

danse1

Libre,

je suis liiibre !

Ainsi m'exclame-je ce matin en jetant un oeil sur le monde, et même les deux, car j'ai un tempérament particulièrement généreux.

Ça, c'était avant de me zazen.

Enfin, pour me mettre en train, je me suis d'abord essayée à de menus exercices ** dont m'avait parlé ma soeur : ça consiste, au réveil, à s'étirer puis à tourner "la tête de droite à gauche et inversement".

Bon, tourner la tête de droite à gauche, je sais super bien faire (surtout inversement).

Ensuite, il s'agissait de se lever et de se "planter tout de suite devant la glace, se regarder à la racine du nez et rire de bon coeur."

Là encore, pas de problème, même si ma tronche laissait croire que je sortais d'un exercice d'entraînement dans une centrifugeuse de la NASA et me donnait plutôt envie de pleurer.

_cid_3264an_IN6580117002118710_ZVR175UZB4T21XV

C'est seulement après que les choses se sont corsées.

Lorsque je me suis zazen en pleine conscience.

Ben oui, au fur et à mesure que "la poussière retombait", je me suis aperçue d'une chose terrifiante : toute ma vie je me suis conformée au rôle auquel mon histoire familiale, sociale, personnelle, mon nounoun ma vulnérabilité - ben oui, je suis une petite chose fragile - etc, etc, me prédestinaient. J'ai toujours suivi les injonctions sans me poser de questions.

Or maintenant que je suis libre, c'est-à-dire face à ma solitude seule à moi toute seule, je réalise un truc moyen agréable : je croyais avoir hérité d'une identité, la mienne. Ben pas du tout : je suis sommée de la choisir.

Je suis sommée d'être libre, épanouie, développée (qui a dit : ya du boulot ?), en harmonie avec mon moi profond qui, entre nous soit dit, atteint les jours fastes des profondeurs particulièrement profondes.

Je dois faire des choix.

Tout le temps.

Sans arrêt.

Pour tout.

Et, tenez-vous bien : je dois les a-ssu-mer.

Or, si je suis obligée d'être libre,

libre

est-ce que je suis libre ???

PS pour Lung Ta : non Môssieu, je ne me pose pas des questions compliquées. Je suis la simplicité personnifiée.

** " Les hauts pouvoirs psychiques par la pratique du yoga" - Jean Varagnat

14 août 2009

le choix

L’autre fois, la mère de mes petits-fils me disait : "tu sais Maman, malgré tous les gens qui te critiquent en te traitant de "laxiste", moi je trouve que tu nous as bien élevés. Bon c’est vrai que tu es vraiment cool mais je t’avoue que ça m’arrangeait bien que tu m’obliges pas à faire mon lit .. (d’ailleurs c’est bizarre que je ne réagis pas du tout pareil avec mes enfants ?) mais même sans autorité comme tu dis, tu nous as appris tout ce qu‘il fallait, et surtout le respect".

Et là, ben oui là, je lui ai dit, à ma fille.Je lui ai dit qu’à l’âge qu’a le dernier de ses fils (deux ans) mon père s‘était mis en tête de m‘apprendre à lire et à écrire. Bon, il a réussi, je savais lire et écrire en entrant à la maternelle (j’en garde une mauvaise latéralisation, ce qui arrive parfois, paraît il (ce n’est pas systématique) lorsqu’on apprend à lire avant trois ans). Mais comme il manquait passablement de pédagogie (il rêvait de faire carrière dans l’armée, c’est vous dire !) cela m’a laissé.. comment dire.

Des traces.Surtout qu’en fait il s’était mis en tête un certain nombre de choses à mon sujet, et mon père était pas le genre d’homme qu’on pouvait se permettre de contrarier, surtout quand on n‘est pas très haute, ce qui est souvent le cas quand on est une petite fille.

Bon cela n’est pas grave en soi. Je veux dire, c’est passé maintenant.Par contre bien que ce soit passé, c’est toujours pas passé. Pourtant, depuis, j’ai "intellectualisé" le truc. J’ai malaxé tout ça, exploré, mis en mots. Recherché les motons sur plusieurs générations, comme le savent ceux qui me suivent depuis que je fais du blog (comme jdis à ma sœur).

L’intellect est dompté. Une bonne chose de faite.

Mais l’affect, lui, pas du tout. Il me fait n’importe quoi, mais alors vraiment n’importe quoi. Et le corps suit bien sûr, puisque le corps sait (corset .. oui j’avoue, celle là elle était tentante ;-)).

Alors moi je pose la question :

nad_s_en_va

dans quelle mesure a-t-on vraiment toujours le choix ??

Publicité
<< < 1 2
le blog de Ambreneige
Publicité
Newsletter
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 118 359
Publicité